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  • Quatre axes qui réorganisent le secteur immobilier

    Quatre axes qui réorganisent le secteur immobilier

    Données & IA
    Les rapports sectoriels considèrent les décisions axées sur les données et les analyses basées sur l’IA comme l’un des moteurs les plus puissants. De l’analyse prédictive pour les loyers, les taux d’inoccupation et les capex aux évaluations automatisées, en passant par la diligence raisonnable assistée par IA et le traitement des documents.

    Tout au long du cycle de vie, cela commence par l’acquisition de terrains et le développement de projets (scoring de sites, modèles de risques et de scénarios) et s’étend à l’exploitation et à la gestion de portefeuille (maintenance prédictive, optimisation de portefeuille, gestion dynamique des prix et des surfaces).

    Décarbonisation et ESG
    Les objectifs nets zéro, les règles de taxonomie et l’investissement ESG font de la green-proptech un cluster à part entière. Les systèmes de construction intelligents, les capteurs IoT et les plateformes de données ESG mesurent les émissions, l’énergie et les ressources, automatisent les obligations de reporting et soutiennent les décisions de rénovation et d’investissement.

    Sur le plan social, cela se traduit par une réglementation plus stricte et une pression des investisseurs, et sur le plan économique, par une différence de valeur croissante entre les « stranded assets » et les stocks adaptés au climat. Du screening carbone lors de l’achat de terrain à la feuille de route de décarbonisation dans l’exploitation courante.

    Expérience utilisateur et flexibilité
    L’expérience numérique du locataire, les modèles de travail hybrides et les espaces d’habitation et commerciaux flexibles sont considérés comme des tendances clés. On exige des accès mobiles, des portails en libre-service, une communication en temps réel et des surfaces pouvant être réservées de manière dynamique et basées sur l’utilisation.

    Tout au long du cycle de vie, l’accent est mis dès la planification sur des concepts centrés sur l’utilisateur et des utilisations mixtes, et l’exploitation requiert des plateformes de réservation, de création de communautés et de services personnalisés, ce qui modifie directement la logique de création de valeur des objets.

    Plateformes-écosystèmes
    De nombreuses sources considèrent que l’on s’éloigne des solutions isolées et isolées au profit de plateformes en réseau dans lesquelles les données, les processus et les services de différents acteurs convergent. Les interfaces et les intégrations ouvertes sont considérées comme la principale exigence des développeurs et des exploitants.

    Sur le plan économique, de nouveaux exploitants de plateformes voient le jour, tandis que sur le plan social, la transparence, les modèles de pouvoir et les rôles se déplacent. Du CRM pour l’achat de terres aux plateformes d’exploitation et ESG qui relient numériquement l’ensemble du cycle de vie, en passant par les outils de développement.

  • Nouveau centre des sciences de la société

    Nouveau centre des sciences de la société

    L’Alte Gewerbeschule, autrefois construite dans le style néo-Renaissance allemand, reste, après sa rénovation complète, un lieu marquant sur le plan architectural et culturel. Le canton de Bâle-Ville investit environ 63 millions de francs dans la rénovation, qui respecte des directives strictes en matière de protection des monuments et des normes actuelles d’accessibilité et d’efficacité énergétique. Les services spécialisés et les planificateurs généraux travaillent en étroite collaboration avec le service cantonal de conservation des monuments historiques afin de préserver la façade, les espaces intérieurs et les détails historiques.

    Grâce à la rénovation, huit départements universitaires, le décanat et des services centraux seront concentrés sur la place Saint-Pierre, ce qui renforcera le dialogue scientifique et l’utilisation de ressources communes. L’UVB Sciences de la société disposera d’une nouvelle bibliothèque moderne dans la cour intérieure et d’espaces d’apprentissage et de travail attrayants au rez-de-chaussée surélevé. Il en résulte un centre universitaire pour les sciences humaines et culturelles avec une grande qualité de séjour et une infrastructure optimale.

    Une rénovation placée sous le signe de l’avenir
    Les travaux de construction ont débuté en novembre 2025 et dureront jusqu’à l’été 2029. Le bâtiment sera modernisé sur le plan énergétique, mis aux normes antisismiques et les sites contaminés seront éliminés. Le nouvel aménagement des espaces allie fonctionnalité et protection du patrimoine. Les éléments de construction caractéristiques seront restaurés, l’infrastructure technique et la flexibilité d’utilisation seront mises au niveau d’un campus moderne. Elle est réalisée sous la direction du service cantonal de conservation des monuments historiques et d’architectes spécialisés, accompagnés par des comités d’experts fédéraux, afin d’assurer une protection maximale de la substance historique.

    L’ancienne école des arts et métiers de Bâle devient une passerelle innovante entre l’excellence académique et l’identité historique. Un signal fort pour l’avenir de l’apprentissage urbain.

  • Le Klybeckquai et le Westquai, charnières de la ville et de l’avenir

    Le Klybeckquai et le Westquai, charnières de la ville et de l’avenir

    Le Klybeckquai et le Westquai comptent depuis plus de cent ans parmi les lieux les plus animés de Suisse. C’est ici que la ville rencontre le port, le Rhin, le fleuve Wiese et trois pays. La modernisation en cours de l’infrastructure portuaire, notamment le déplacement du chemin de fer portuaire sur le quai sud, ouvre la porte à la transformation urbaine de ce site urbain marquant. Pour les quartiers de Klybeck et Kleinhüningen, il en résulte des opportunités uniques. Ils se rapprochent progressivement du Rhin et de la rivière Wiese et gagnent en qualité de vie et de séjour. Croissance urbaine, diversité sociale et intégration durable.

    Le cœur du nouveau concept de développement est l’extension conséquente du quartier de Klybeck en direction du Rhin. Il est prévu de construire des logements variés à prix modérés, des usages conviviaux pour le quartier et des îlots généreux qui renforcent le climat urbain grâce à des cours verdoyantes. Le parc de quartier marquant, qui se développe à partir de l’Ackermätteli, et une promenade du Rhin prolongée et élargie relient encore plus le quartier au fleuve et offrent un espace de rencontre, de loisirs, de détente et de nature. La barrière que constituait l’ancienne voie ferrée disparaît, mais les traces de l’histoire industrielle sont conservées en tant qu’identité. L’accent mis sur les déplacements à pied et à vélo ainsi qu’une nouvelle ligne de tram favorisent une mobilité de quartier durable et porteuse d’avenir.

    Westquai De l’espace pour l’avenir
    Le Westquai reste dans un premier temps une zone industrielle et commerciale, mais se transforme progressivement en un nouveau hotspot urbain à partir de 2030. L’espace d’innovation entre le port, le Rhin et le triangle des trois pays offre de la place pour le travail, la production urbaine, les loisirs, la gastronomie, la culture et de nombreux espaces verts et libres. L’utilisation future doit rester ouverte afin de pouvoir réagir de manière flexible aux évolutions sociales. Les bâtiments existants seront conservés au mieux dans l’esprit de l’objectif « zéro net » pour 2037.

    Plus de verdure, plus d’opportunités, plus de qualité de vie au bord de l’eau
    Avec l’agrandissement des espaces naturels et libres de 20 000 m², la moitié du site comprend désormais des espaces verts de qualité. Une contribution substantielle au réseau de biotopes et au climat urbain. Le nouveau parc de quartier et la promenade du Rhin, plus longue de deux kilomètres, permettent à la population urbaine de découvrir le fleuve. L’espace libre renforcé répond à des exigences centrales du développement urbain et devient le cœur social du réseau urbain de Bâle.

    Avec le Klybeckquai et le Westquai, la vie urbaine se développe au bord de l’eau. Bâle exploite l’interface entre le passé et l’avenir, entre l’industrie et l’innovation, et donne ainsi à la ville un nouveau visage au bord du Rhin.

  • Énergie grise Une passe décisive pour la protection des locataires

    Énergie grise Une passe décisive pour la protection des locataires

    L’énergie grise dans son contexte
    La force de l’argument provient de l’affirmation absolue selon laquelle « la conservation de l’existant et donc de l’énergie grise est toujours préférable à la démolition ». Selon une enquête menée dans les milieux professionnels, la grande majorité des planificateurs spécialisés, des architectes et des prestataires de services du secteur immobilier sont d’accord avec cette position. Toutefois, près de la moitié des propriétaires immobiliers partagent également cette opinion, même s’ils émettent des réserves.

    Interrogés plus précisément, les personnes interrogées nuancent leur position. Une mauvaise substance du bâtiment ou une mauvaise efficacité énergétique, une structure d’utilisation non moderne, une utilisation non activable pour la réalisation de davantage de logements ou la rentabilité peuvent s’opposer à la conservation. Le secteur souligne à juste titre qu’il n’existe pas de vérité absolue et que le traitement de chaque immeuble doit être pondéré entre les aspects écologiques, économiques et sociaux.

    Une réglementation pour deux préoccupations différentes
    Parallèlement à l’intensification du discours sur la préservation de l’énergie grise, le ton s’est durci sur la protection des locataires. Diverses initiatives au niveau cantonal et fédéral veulent éviter que les locataires ne doivent quitter leur logement en raison de rénovations importantes ou du remplacement de bâtiments. Ces initiatives adoptent elles aussi un point de vue intransigeant : il vaut toujours mieux ne pas expulser de locataires que d’en expulser. Le canton de Bâle-Ville montre à quelle vitesse les réglementations agissent. Trois ans à peine après l’introduction de l’initiative pour la protection du logement, le nombre de démolitions a déjà diminué et, par conséquent, le nombre d’immeubles délogés. La protection du logement agit principalement par le biais de la rentabilité, les prix réglementés pour les nouveaux logements rendant les remplacements et les rénovations moins intéressants financièrement pour les maîtres d’ouvrage. Par conséquent, moins de projets sont réalisés.

    Discussion prudente sur les coûts sociaux et sociétaux
    Si l’affirmation absolue concernant la conservation de l’énergie grise n’est pas correcte, l’affirmation générale selon laquelle il vaut toujours mieux ne pas désencombrer un logement que de le désencombrer n’est pas non plus valable. Si cette affirmation peut être vraie pour le locataire concerné, elle ne l’est pas lorsqu’il s’agit de fournir des logements à l’ensemble de la population. Les extensions et les remplacements peuvent créer davantage de logements pour davantage de personnes, et ce souvent dans des endroits déjà bien desservis et approvisionnés. Sans intervention sur la structure des bâtiments, il n’est pas possible de remédier aux déficits structurels des logements.

    Ce qu’il faudrait, c’est une discussion plus objective sur la manière de résoudre au mieux le conflit d’objectifs entre la protection des individus et l’intérêt de la société. Dans certains cas, il peut être judicieux de retarder le remplacement ou d’améliorer le parc existant pour un cycle de vie supplémentaire, dans d’autres cas, l’utilité sociale d’avoir plus de logements l’emporte. La discussion devrait porter sur la manière d’atténuer au mieux les effets sociaux de l’expulsion. Les réglementations devraient être orientées vers la recherche de solutions pour les cas difficiles.

    Il faut un discours équilibré
    Les considérations absolues occultent le fait que les décisions sont souvent complexes et nécessitent une pesée des intérêts divergents. Les solutions durables s’inscrivent généralement au milieu d’arguments différents.

    Les représentants du secteur devraient être conscients que les déclarations globales réduisent la marge de manœuvre pour les discussions spécifiques au contexte. Si la branche se range sans réfléchir derrière le maintien de l’énergie grise ou contre les déconstructions, la porte se ferme à la discussion sur des réglementations modérées.

  • Une politique d’implantation en mutation

    Une politique d’implantation en mutation

    Bâle-Ville a réagi aux évolutions internationales dans le domaine de la fiscalité et de la promotion de la place économique en révisant la loi sur la promotion de la place économique, qui a été clairement approuvée par le Grand Conseil et les électeurs en 2025. Le cœur du paquet de mesures bâloises en faveur de la place économique est constitué de deux fonds dans lesquels le Conseil d’Etat peut verser entre 150 et 500 millions de francs par an, selon la situation financière du canton. 80 pour cent des fonds sont destinés à la promotion de l’innovation, 20 pour cent aux domaines de la société et de l’environnement. L’encouragement a lieu dès l’année en cours pour un montant maximal de 300 millions de francs.

    Plus-value sociale grâce au congé parental
    L’un des éléments est le soutien du congé parental volontaire au-delà de la mesure légale. Les entreprises qui accordent volontairement à leurs collaborateurs un congé parental allant au-delà de la loi sur les allocations pour perte de gain peuvent se faire rembourser jusqu’à trois semaines de coûts salariaux supplémentaires pour chacune des mères et chacun des pères. Cette réglementation renforce la compatibilité entre travail et famille et favorise une culture du travail moderne et inclusive. Un facteur qui prend de plus en plus d’importance dans la concurrence internationale entre les sites.

    Le tournant énergétique, un avantage pour le site
    Le volet environnemental du programme soutient les entreprises de Bâle-Ville qui investissent de manière ciblée dans la décarbonisation et l’efficacité énergétique dans le canton et en Suisse. Les contributions sont accordées en fonction des économies de carbone réalisées ou de l’énergie économisée. Le canton peut prendre en charge jusqu’à 40% des coûts d’investissement des mesures mises en œuvre. La réduction de l’intensité des émissions directes de gaz à effet de serre au niveau mondial est également éligible. Le paquet de sites bâlois complète et renforce les autres mesures de la stratégie cantonale de protection du climat avec un objectif de zéro net d’ici 2037. Bâle-Ville pose ainsi des jalons dans toute la Suisse pour une politique climatique orientée vers la pratique, qui allie responsabilité et raison économique.

    La force d’innovation de Bâle pour la Suisse
    La partie la plus importante du paquet de sites bâlois est le domaine de l’innovation. Le canton de Bâle-Ville participe aux frais de personnel des entreprises de la ville pour la recherche et le développement. Selon leur taille, les entreprises bénéficient de taux d’aide échelonnés jusqu’à 28 % et de contributions supplémentaires pour les amortissements des installations de recherche et développement et de production de haute technologie. En outre, le canton soutient également les dépenses des entreprises pour les études cliniques en Suisse. Le canton renforce ainsi son profil de site d’innovation de premier plan et de hub des sciences de la vie en Europe.

    Un nouvel équilibre entre économie et société
    Le paquet de sites bâlois est plus qu’un programme de promotion. Il s’agit d’une orientation stratégique visant à concilier compétitivité, durabilité et responsabilité sociale. L’intégration étroite de l’économie et de la politique donne naissance à un modèle qui rayonne au-delà de Bâle – comme exemple d’une promotion économique moderne et orientée vers l’avenir.

  • Chauffage renouvelable avec le chauffage urbain

    Chauffage renouvelable avec le chauffage urbain

    Le chauffage urbain est un élément important de la stratégie climatique de Bâle. Plus de 6500 ménages et entreprises sont approvisionnés en chaleur écologique par 130 kilomètres de conduites de chauffage à distance. Celle-ci provient en grande partie de l’utilisation de la chaleur résiduelle des usines de traitement des ordures ménagères et des centrales à bois, ce qui réduit considérablement les émissions de CO². D’ici 2037, le réseau atteindra 180 kilomètres et alimentera une grande partie de la ville. Le circuit fonctionne efficacement en chauffant l’eau chaude de manière centralisée, en l’acheminant vers les clients, en l’y prélevant et en la réinjectant dans les installations.

    Une production innovante
    Un plan directeur constitue la base pour qu’à partir de 2035, seules des sources renouvelables et des rejets thermiques soient utilisés pour la production de chaleur. Pour faire face à l’augmentation des ventes de chaleur due à l’accroissement de la clientèle, IWB mise sur une grande pompe à chaleur qui utilisera et distinguera autrefois les rejets de chaleur issus du traitement des eaux usées.

    Décarbonisation et développement coordonné
    Le mandat politique est clair. D’ici 2037, le canton de Bâle-Ville doit atteindre la neutralité climatique. IWB investit plus de 450 millions de francs dans l’extension du réseau de chauffage urbain et de l’infrastructure correspondante. Parallèlement, le réseau de gaz sera mis hors service par étapes. Pour les immeubles chauffés au gaz, le changement est planifié suffisamment tôt et de manière transparente. Les propriétaires sont informés au moins trois à quatre ans avant la mise hors service et peuvent demander des subventions pour le remplacement du chauffage. Une solution transitoire peut en outre être mise en place pour assurer la transition jusqu’au raccordement au chauffage urbain.

    La planification de l’extension du réseau est une prouesse logistique et organisationnelle. L’extension du chauffage urbain est coordonnée avec la rénovation des routes, la végétalisation, le renouvellement des conduites d’électricité et d’eau ainsi qu’avec des mesures de planification du trafic. Dans les quartiers densément peuplés, des temps de construction optimisés et des processus de travail efficaces sont décisifs. De la planification à la réalisation, le Département des travaux publics et des transports, IWB et les Transports publics bâlois travaillent en partenariat et en étroite coordination.

    Des solutions de raccordement attrayantes pour les propriétaires
    Qu’il s’agisse d’un raccordement individuel, multiple ou collectif, le chauffage à distance peut être obtenu selon les souhaits du client. Les modèles de raccordement coopératifs gagnent en importance, en particulier dans le centre-ville de Bâle, mais aussi dans les quartiers denses. Dans le cas d’un raccordement multiple, les bâtiments voisins sont reliés par des conduites de porte à porte, tandis que dans le cas d’un raccordement collectif, plusieurs immeubles partagent une station de chauffage centrale, ce qui permet de gagner de la place et de réduire les coûts. Chaque immeuble reste techniquement indépendant, mais profite de conditions intéressantes et d’une exploitation efficace.

    Bâle, modèle de la transition thermique urbaine
    Avec l’extension ambitieuse du chauffage urbain et l’abandon progressif des combustibles fossiles, Bâle-Ville mise sur un approvisionnement en chaleur respectueux du climat dans l’environnement urbain. La combinaison d’une production renouvelable, de réseaux intelligents, d’une extension coordonnée et de modèles de raccordement coopératifs fait de cette transformation un exemple de réussite d’une politique énergétique porteuse d’avenir. Pour Bâle, la région et la Suisse.

  • La cinquième génération du projet d’agglomération de Bâle

    La cinquième génération du projet d’agglomération de Bâle

    Un nouvel élan pour le territoire et les transports
    Le programme marque une étape décisive dans la planification commune du paysage, de l’urbanisation et des transports au-delà des frontières nationales. L’Allemagne, la France et la Suisse tirent à la même corde pour rendre la mobilité dans la région trinationale plus efficace, plus sûre et plus respectueuse du climat. Dans les années à venir, onze nouvelles plates-formes de transport seront construites le long du RER trinational et Bâle-Ville investit dans une flotte de bus entièrement électrifiée. Environ 200 millions de francs sont prévus pour la revalorisation des espaces routiers communaux et la promotion des déplacements à pied et à vélo.

    Une mobilité d’avenir
    Au fond, il s’agit de bien plus que de simples infrastructures. Le projet d’agglomération est une réponse coordonnée aux besoins complexes de mobilité d’une région qui emprunte quotidiennement des axes de transport internationaux très fréquentés. La planification intégrée des transports publics, des transports individuels et des voies piétonnes et cyclables doit permettre de réduire les nuisances du trafic et les émissions de CO². La priorité est donnée au développement d’un système de transport durable qui améliore la qualité de vie et l’attractivité du site.

    Un large soutien politique
    Esther Keller, conseillère d’Etat et présidente d’Agglo Basel, souligne le succès de la coopération transfrontalière, qui existe depuis plus de 15 ans. Isaac Reber, directeur des travaux publics de Bâle-Campagne, voit dans la multitude de petits et moyens projets la colonne vertébrale du progrès. Jean-Marc Deichtmann de Saint-Louis et Marion Dammann de Lörrach soulignent également l’horizon stratégique. Cela va des plateformes multimodales aux participations citoyennes qui renforcent la protection du climat et la qualité du territoire.

    Regard sur la sixième génération
    Les travaux pour le projet d’agglomération de 6e génération ont déjà commencé. Le dépôt auprès de la Confédération est prévu pour 2029, la phase de construction débutera à partir de 2032. L’association Agglo Basel poursuit la coordination et veille à ce que l’espace, les transports et le paysage dans la région des trois frontières ne soient pas pensés séparément, mais comme un projet d’avenir cohérent.

  • Bâle mise sur l’économie circulaire

    Bâle mise sur l’économie circulaire

    BaselCircular n’est pas une initiative de promotion classique, mais constitue la base d’un nouvel écosystème d’innovation dans la région. En tant que partenariat public-privé, l’initiative développe, en collaboration avec l’économie bâloise, des structures qui associent le savoir, la recherche et l’entrepreneuriat. L’accent est mis sur la mise en réseau des entreprises établies, des start-ups et des universités. Elles forment un système qui encourage l’innovation, partage les connaissances et rend les modèles commerciaux circulaires commercialisables – selon le principe « Enabling the Enabler ».

    Connaissance, technologie et coopération
    La création de plateformes numériques pour le partage des connaissances et la coopération constitue un champ d’action central. Des outils pratiques et des systèmes experts sont développés en collaboration avec la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse et d’autres partenaires scientifiques. Des outils basés sur l’IA sont prévus pour faciliter l’adaptation de solutions circulaires par les entreprises. L’échange personnel reste toutefois décisif, car la technologie sert ici à renforcer la collaboration humaine.

    Impulsion pour la prochaine génération
    Le réseau veut encourager les jeunes à devenir des entrepreneurs dans le domaine de l’économie circulaire. Des programmes de soutien aux créateurs d’entreprise sont développés en collaboration avec des établissements d’enseignement. Les organismes de soutien aux start-ups déjà existants sont aidés à intégrer fermement la durabilité dans leurs concours et formations.

    Façonner l’avenir
    Une enquête menée auprès des entreprises bâloises a révélé que les connaissances et les degrés de mise en œuvre de l’économie circulaire varient fortement. BaselCircular y répond par des offres sur mesure et des coopérations étroites, dans un premier temps dans les secteurs de la construction et des sciences de la vie. D’autres domaines thématiques viendront s’y ajouter à partir de 2025. C’est un signal clair que Bâle renforce activement son rôle de pôle d’innovation et poursuit résolument sa transformation vers une économie efficace dans l’utilisation des ressources.

  • Le secteur immobilier est un soutien pour le canton et les citoyens

    Le secteur immobilier est un soutien pour le canton et les citoyens

    Des projets de logement « innovants », durables sur les plans économique, environnemental et social, pourraient contribuer à stimuler l’économie tessinoise.

    Les conditions pour devenir propriétaire sont de plus en plus restrictives et, proportionnellement, moins de familles peuvent se permettre d’acheter un bien immobilier. Au Tessin, les familles appartenant au segment économiquement le plus faible de la population ne sont pas les seules à devoir faire face à des dépenses trop importantes pour payer le loyer et les frais annexes. Inévitablement, de nombreuses familles demandent un soutien financier à l’État. En menant une politique active en faveur des logements à loyer modéré, nous pourrions créer les conditions nécessaires pour réduire les demandes adressées à l’État.

    Les acteurs privés du secteur immobilier pourraient jouer un rôle actif et décisif dans cette direction, comme c’est déjà le cas dans d’autres régions de Suisse, apportant un bénéfice public tout en réduisant le taux de vacance à moyen terme.

    En planifiant la rénovation, l’assainissement et la transformation des bâtiments existants de manière coordonnée et prudente, nous pourrions réduire la consommation de terrains en améliorant le parc immobilier et, en même temps, avoir un meilleur impact social dans le respect de l’environnement.

    Une plus grande attention et un sens de la responsabilité individuelle envers la communauté pourraient conduire à des économies de la part de l’État, qui est actuellement sous pression pour trouver des solutions et répondre aux besoins des citoyens.

    Une meilleure prise de conscience des avantages du partage des espaces et des services entraînerait une augmentation de la qualité de vie et des économies. En optimisant les dépenses liées au logement, les familles pourraient mieux faire face à l’augmentation du coût de la vie, y compris des frais de santé.

    Parmi les nombreuses possibilités, on peut citer le développement de logements d’utilité publique (qui peuvent être des sociétés à but non lucratif, des fondations, des coopératives de logement) avec des loyers basés sur les coûts réels, en profitant du financement de l’Etat fédéral et des cautions
    Du financement fédéral et des cautions. Ces projets devraient principalement se concentrer sur la rénovation des bâtiments existants, la réalisation de projets de qualité, l’optimisation de l’espace afin de réduire, si possible, la consommation d’espace par habitant.

    Pour que les coûts de réalisation des projets de logement, comme mentionné ci-dessus, également à partir de bâtiments existants, soient faibles, il est important que le coût du terrain ne soit pas excessif. Pour être raisonnable, le coût du terrain doit représenter environ 20 %, ou 25 % dans les zones centrales, du coût total. Dans les zones urbaines, c’est souvent l’obstacle le plus important.

    Le parc immobilier du Tessin est ancien. De nombreux propriétaires n’ont pas investi dans des rénovations, même avec des taux hypothécaires bas, et lorsqu’ils décident de vendre, les exigences économiques sont trop élevées pour créer des logements à loyer abordable pour une grande partie de la population. Il ne faut pas oublier que le taux d’effort pour le logement ne doit pas dépasser 33 % du revenu d’une famille appartenant à la classe moyenne supérieure de la population. Ce taux ne devrait pas dépasser 25 % si elle se situe dans la couche sociale inférieure. Les biens immobiliers à vendre sont donc souvent achetés par des promoteurs ayant des objectifs spécifiques qui ne réalisent pas toujours des projets correspondant aux besoins ou aux possibilités économiques des familles, compte tenu du fait que les salaires sont bas par rapport au reste de la Suisse et que la population vieillit plus rapidement.

    L’instrument du droit de superficie, principalement utilisé pour les projets immobiliers commerciaux, est peu utilisé au Tessin pour les projets de logement. Pourtant, il pourrait permettre de trouver des solutions alternatives pour développer des projets « innovants ». Il pourrait être très intéressant à la fois pour le propriétaire du terrain, qui percevrait régulièrement un loyer (droit de superficie) et qui, à la fin du contrat, reviendrait décider de l’utilisation de la propriété, et pour le propriétaire du terrain, qui développerait son projet avec son propre capital en fonction de ses besoins sans avoir à trouver des fonds pour acheter la propriété, qui est peut-être située dans une zone bien desservie. Sans avoir besoin de capitaux pour acheter le terrain, beaucoup plus de familles auraient les moyens d’investir dans un logement pour y vivre.

    Au nord des Alpes, les municipalités ou d’autres acteurs des pouvoirs publics louent leur propriété en y plaçant des obligations pour que des particuliers, y compris des sociétés anonymes, investissent des capitaux dans des projets spécifiques, y compris des logements adéquats et abordables.

    D’autres pistes peuvent être explorées. La Fondation Soliterra pourrait être utile s’il s’agissait d’un projet développé par un promoteur de projets de logement à but non lucratif, en effet, son but est de promouvoir la construction de logements abordables dans toute la Suisse. Cela se fait notamment par l’achat de terrains et l’octroi de droits de superficie. La Fondation Soliterra soutient financièrement des coopératives d’habitation jeunes ou de petite taille, notamment pour l’achat de terrains avec des bâtiments existants ou pour des projets de nouvelles constructions approuvés. Mais qu’est-ce qui fait la spécificité de la Fondation Soliterra ? Le terrain peut être racheté dès que la situation financière est stable et que le capital emprunté a été suffisamment remboursé. Les coûts du droit foncier sont faibles car ils correspondent au taux d’intérêt de référence majoré d’un supplément pour les frais administratifs et d’une adaptation à l’inflation de 50 %.
    La formule est similaire à celle du fonds renouvelable du gouvernement fédéral qui, grâce aux remboursements des prêts, qui ne constituent pas un coût pour l’État puisqu’ils sont rémunérés, permet au fil du temps de disposer à nouveau de fonds pour acheter davantage de biens immobiliers et promouvoir ainsi de nouveaux projets de logement d’utilité publique.

    La restructuration du parc immobilier tessinois pour répondre aux besoins de toutes les générations pourrait offrir de nouvelles opportunités dont les bénéfices s’étendraient à la communauté. L’ensemble de la société en bénéficierait.

  • Dynamique de l’avenir économique au Tessin

    Dynamique de l’avenir économique au Tessin

    L’urbanisation de Pian Faloppia était un projet d’avenir stratégique. Des liaisons de transport modernes, un réseau électrique à haut débit et un approvisionnement en eau avancé créent un cadre optimal qui convainc en particulier les entreprises ayant des exigences en matière d’innovation. La planification spécifique du site de la communauté de communes de Balerna a été élaborée en étroite collaboration avec les propriétaires et les entrepreneurs afin de renforcer durablement l’espace urbain.

    Dynamique d’innovation et compétence en matière de réseau
    Le centre abrite des entreprises actives dans la mécanique de précision, l’industrie horlogère, la technologie solaire et la logistique avancée. L’interaction entre la recherche, l’industrie et l’entrepreneuriat est un facteur de réussite décisif. Les entreprises implantées profitent des liens avec les centres de recherche et les universités ainsi que de l’accès à une main-d’œuvre qualifiée, ce qui crée une dynamique économique performante et orientée vers l’avenir.

    Une gestion clairvoyante et des synergies
    Avec le rôle nouvellement créé d’Area Manager, Pian Faloppia mise sur un suivi actif et le développement de la qualité du site. Ce poste regroupe les structures de développement régional et assure une mise en réseau ciblée entre les entreprises, les autorités et les autres acteurs. Il en résulte des synergies qui renforcent continuellement l’espace économique et garantissent des conditions-cadres attrayantes pour l’implantation d’entreprises.

    La qualité de vie comme argument de localisation
    Le site ne convainc pas seulement par ses avantages économiques, mais aussi par sa qualité de vie élevée. La diversité des offres de loisirs et de culture ainsi que l’environnement naturel garantissent des conditions attrayantes pour les spécialistes et les cadres. Le climat tempéré et la stabilité suisse offrent une sécurité de planification supplémentaire pour les développements à long terme. Le centre de développement de Pian Faloppia est un exemple de développement régional orienté vers l’avenir dans le Tessin. L’orientation conséquente vers l’innovation durable, la mise en réseau et la synergie crée un espace économique attractif qui offre des perspectives aussi bien aux entreprises qu’au personnel qualifié.

  • « Nous investissons en permanence dans notre avenir »

    « Nous investissons en permanence dans notre avenir »

    Monsieur Tamagni, depuis votre entrée en fonction en janvier 2021, vous avez continué à renforcer la position de Schaffhouse en tant que lieu de résidence et d’activité économique attractif. Quelles mesures concrètes avez-vous prises à cet effet ? Qu’est-ce qui a bien fonctionné et qu’est-ce qui a moins bien fonctionné ?
    C’est vrai – le canton de Schaffhouse se développe très bien ! De plus en plus de personnes découvrent les avantages de Schaffhouse en tant qu’alternative agréable à vivre dans l’agglomération de Zurich et viennent s’y installer. Pour les entreprises, c’est vrai depuis longtemps – pour les PME en particulier, le canton est très attractif avec une charge fiscale de 12 à 12,5%. Nos conditions-cadres sont excellentes, les distances sont courtes et nous entretenons une étroite collaboration avec les entreprises afin de donner ensemble de nouvelles impulsions. Le canton de Schaffhouse est une région dont l’environnement et le dynamisme attirent des personnes et des entreprises engagées. C’est une région où l’on s’enracine parce que – malgré l’agitation – elle offre proximité et familiarité.

    Quelles mesures spécifiques de promotion économique prévoyez-vous pour votre prochain mandat afin de rendre Schaffhouse encore plus attractive ?
    L’objectif premier du Conseil d’État reste de continuer à renforcer Schaffhouse en tant que lieu de vie et d’activité économique dans la concurrence nationale et internationale. Des mesures d’allègement fiscal en faveur de la population et des entreprises sont en cours d’élaboration et nous prévoyons des mesures de soutien aux entreprises et aux PME innovantes. La conciliation de la vie familiale et professionnelle reste une priorité. L’achèvement de la liaison ferroviaire directe avec Bâle et le doublement de la voie de l’A4 vers Winterthur à partir de 2027 environ seront très importants pour les investisseurs dans l’immobilier résidentiel et commercial.

    Vous souhaitez accélérer les investissements dans des projets stratégiques tels que la numérisation et la démographie. Pouvez-vous nous en dire plus sur ces projets et leur importance pour Schaffhouse ?
    Nous avons élaboré la première stratégie démographique à Schaffhouse dès 2017 – nous étions l’un des premiers cantons à le faire. Notre stratégie s’articule autour de quatre axes : Des mesures pour maintenir le pool de main-d’œuvre, la garantie de services de soins et de santé de proximité avec des formes d’habitat qui soutiennent l’autonomie des personnes âgées. Par ailleurs, le développement de l’urbanisation et des transports sera axé sur les évolutions démographiques et le système éducatif sera adapté à une population de plus en plus diversifiée.

    En ce qui concerne la numérisation, le Conseil d’État se concentre sur des objectifs généraux : Digital First pour la population et l’économie et une numérisation complète de l’administration. Chaque service et chaque processus doit être optimisé et disponible sous forme numérique – afin d’économiser des ressources et du temps.

    En tant que directeur de l’économie publique de Schaffhouse, comment voyez-vous le marché immobilier actuel dans le canton et quelles sont les tendances que vous prévoyez pour les prochaines années ?
    Schaffhouse dispose encore de logements et de terrains à bâtir abordables et donc d’un potentiel de développement de l’habitat. La région bénéficiera d’une impulsion supplémentaire grâce à l’extension de la liaison ferroviaire directe vers Bâle et à l’élimination des goulets d’étranglement sur l’A4 en direction de Winterthur. Schaffhouse deviendra ainsi une plaque tournante entre Zurich, Winterthur et Bâle, ce qui augmentera encore son attractivité en tant que région économique et résidentielle.

    Comment le canton de Schaffhouse trouve-t-il l’équilibre entre le développement du centre urbain et la préservation des paysages naturels et de l’architecture historique de Schaffhouse ?
    L’espace rural est un élément précieux de la qualité de vie élevée du canton. Avec le développement régional et du site, le parc naturel régional et la promotion du tourisme, Schaffhouse dispose de programmes spécifiques qui tiennent compte de cet équilibre et favorisent le renforcement du paysage. Schaffhouse est synonyme de proximité avec la nature et de diversité des produits d’agrément. Dans la nouvelle stratégie touristique, ces aspects de Schaffhouse sont particulièrement pris en compte.

    Avec votre focalisation sur des services publics efficaces, conviviaux et proches des citoyens, y a-t-il des projets pour améliorer les processus liés aux transactions immobilières ou aux permis de construire ?
    Avec sa stratégie de numérisation, le Conseil d’Etat définit la voie de l’administration cantonale vers un avenir numérique. Avec « l’administration numérique de Schaffhouse », il saisit l’opportunité de la transformation numérique pour développer des services conviviaux pour la population et l’économie. Les processus internes sont structurés de manière encore plus efficace et la collaboration des collaborateurs est restructurée à l’aide de méthodes agiles et de technologies modernes. La numérisation est un thème important dans le canton de Schaffhouse depuis plusieurs années déjà et certaines offres sont bien avancées. C’est le cas par exemple du géoportail, où les données sont disponibles en libre accès. Les propriétaires, les acheteurs et l’administration en profitent.

    Selon vous, quel est le rôle des bâtiments durables et énergétiquement efficaces dans le développement immobilier futur à Schaffhouse, mais aussi dans d’autres secteurs économiques ?
    La politique cantonale d’implantation tient compte des objectifs climatiques mondiaux et poursuit depuis toujours un développement économique durable. Les entreprises schaffhousoises innovent localement, réussissent globalement et apportent une contribution importante à une économie durable grâce à leurs investissements, leurs produits et leurs services. En ce qui concerne la construction énergétiquement efficace et durable, le canton de Schaffhouse s’efforce de jouer un rôle de modèle. Une initiative régionale passionnante sur ce thème est la « Schaffhauser Haus », qui met l’accent sur la construction avec une référence régionale. Cela permet de renforcer l’économie régionale avec l’artisanat, d’encourager la relève et de fermer durablement les cycles de matériaux.

    Face à la croissance de la ville de Schaffhouse, quelles sont les stratégies pour créer des logements adéquats pour toutes les couches de la population ?
    Au cours des dix dernières années, le canton de Schaffhouse a enregistré une croissance démographique modérée et durable de moins d’un pour cent – ce qui n’est pas comparable à d’autres régions. Si nous jetons un coup d’œil sur les chiffres des logements vacants, il est clair que le taux de vacance est également bas, mais que des logements abordables sont disponibles. Nous n’avons pas de files d’attente comme à Zurich. Avec des mesures d’allègement fiscal supplémentaires et des investissements dans la garde d’enfants, le canton améliore encore la situation des familles et des personnes à hauts revenus.

    En tant que chef du département de l’économie, comment voyez-vous votre rôle dans la mise en œuvre des objectifs de politique économique du canton ?
    En tant que directeur de l’économie, je suis le premier interlocuteur direct. Des voies courtes, des décisions rapides, une grande orientation vers les services – tel est notre credo. Je suis représentatif de la promotion économique cantonale, qui fonctionne comme un « guichet unique » en tant que point de contact pour les questions des entreprises ou des personnes intéressées par un lieu de résidence. Les entreprises rencontrent partout des portes ouvertes à Schaffhouse.

    Quels effets à long terme attendez-vous des mesures politiques que vous avez prises jusqu’à présent pour le canton de Schaffhouse ?
    Les effets se voient en regardant en arrière sur les 25 dernières années – le développement économique de la région est une histoire à succès. Le canton a connu une crise économique dans les années 90 en raison des changements structurels. Aujourd’hui, Schaffhouse est un site de sièges sociaux reconnu internationalement, avec une base industrielle forte. Selon UBS, aucun autre canton ne s’est autant amélioré que nous dans la comparaison des facteurs d’implantation. La situation financière, avec des recettes fiscales élevées, parle d’elle-même. Entre-temps, Schaffhouse fait partie du petit cercle des contributeurs à la péréquation financière nationale.

    Schaffhouse est un canton frontalier. Quels sont les avantages et les inconvénients de cette situation pour le canton dans le domaine de l’immobilier ?
    En raison de sa situation particulière entre le Rhin et l’Allemagne, Schaffhouse est longtemps resté à tort dans l’ombre des autres cantons – pour beaucoup, la Suisse s’arrête au Rhin. Cette vision est en train de changer ! Schaffhouse est aujourd’hui sur le radar de nombreuses entreprises et investisseurs qui reconnaissent son potentiel. Pour les habitants, ce développement modéré a du bon : les paysages ouverts et la nature libre ont été préservés dans le canton de Schaffhouse.

    Quelles sont vos visions et vos projets concrets pour le développement futur du lieu de vie et de l’économie de Schaffhouse ?
    L’esprit de pionnier et la tradition industrielle caractérisent le site économique de Schaffhouse. L’objectif premier du Conseil d’État est de renforcer Schaffhouse en tant que lieu de vie et d’activité économique. Il s’agit en outre d’assurer, de consolider et de renforcer la compétitivité nationale et internationale de la place économique de Schaffhouse. Grâce à la très bonne situation financière du canton, des mesures et des projets en faveur de l’attractivité du site et de la population peuvent être élaborés et mis en œuvre. La conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale, l’amélioration des liaisons de transport routier et ferroviaire au sein du canton et notamment vers les régions de Zurich et de Bâle, la réalisation des objectifs dans le domaine de l’énergie et du climat et la construction d’importants projets d’infrastructure sont tout aussi prioritaires.

    Où voyez-vous Schaffhouse dans les 20 prochaines années ?
    En 2022, dans le cadre de la stratégie de développement 2030 « next. », nous avons développé dans le canton, dans le cadre d’un processus participatif, des projets et des mesures pour une voie d’avenir réussie. La vision de Schaffhouse comme région d’essaimage et de nidification constitue désormais notre boussole générale, à partir de laquelle le Conseil d’État a identifié des champs d’action particulièrement centraux pour l’exploitation du potentiel de développement de la région. Pour améliorer le dynamisme de la région d’essaimage, il convient par exemple de créer des écosystèmes de nouvelles technologies et de renforcer la capacité d’innovation. Pour préserver la qualité de la région nid, le Conseil d’État veut garantir d’excellents facteurs d’implantation – de la formation de spécialistes aux conditions-cadres pour les entreprises, en passant par les surfaces de production – et exploiter l’énergie sociale. Par exemple, en proposant une bonne offre de services de base ou en renforçant le tourisme en tant qu’élément de la qualité de vie de la population. Ainsi, Schaffhouse peut encourager l’esprit pionnier, être ouvert et innovant et être un lieu où l’on prend racine et où l’on veut être chez soi. Grâce à cette attitude fondamentale, Schaffhouse est un pôle d’attraction pour les entreprises et les personnes qui souhaitent s’engager dans la société et la vie économique.

  • L’aménagement à Genève : un exercice délicat

    L’aménagement à Genève : un exercice délicat

    L’office de l’urbanisme est responsable de l’aménagement du territoire dans le canton de Genève. Pouvez-vous nous donner un aperçu de vos compétences?
    L’office de l’urbanisme élabore et met en œuvre une politique d’utilisation du sol visant à promouvoir la construction de logements, le développement
    économique, social et culturel, tout en améliorant le cadre de vie au regard de la transition écologique et en valorisant le patrimoine naturel et bâti. Il est la porte d’entrée pour tous les projets territoriaux et assure un dialogue
    constant et itératif entre les échelles locales et régionales, ainsi qu’entre
    les politiques publiques qui opèrent sur ces projets (nature, paysage,
    mobilité, foncier, social, santé, économie, etc.)

    Les outils comprennent le plan directeur cantonal qui donne une orientation générale sur les grands équilibres territoriaux, notamment en coordination avec les voisins français et vaudois. L’office de l’urbanisme est également en charge des modifications de zone pour adapter les affectations aux besoins du territoire et des planifications directrices tels les plans directeurs de quartier ou les plans localisés de quartier qui précisent l’implantation des bâtiments, organisent les espaces extérieurs et distribuent les droits à bâtir.Depuis 2015, l’office de l’urbanisme s’est doté d’un service de la participation citoyenne qui est un pôle de compétence pour toutes les démarches de concertation qui accompagnent l’ensemble des projets. En effet, la prise en compte de la population et de son expertise d’usage dans les projets s’est encore renforcée au travers des démarches de concertation. En complément des démarches participatives, pour comprendre comment le territoire est habité et permettre une meilleure prise en compte par les projets des aspirations résidentielles des habitants, des études sociologiques sont de plus en plus intégrées aux études de base des projets.

    Pour accompagner la construction des interfaces du Léman Express, l’office de l’urbanisme s’est également doté d’une direction opérationnelle en charge des projets d’espaces publics: places, voies vertes de mobilité douce, préaux d’écoles, parcs…

    Quels sont les défis et les opportunités auxquels est confronté le
    développement urbain à Genève, notamment en comparaison avec d’autres cantons suisses ?

    Avec une dynamique de croissance économique particulièrement forte, propre à un espace métropolitain transfrontalier, soutenue par le rayonnement de la Genève internationale, le plus grand défi est aujourd’hui d’accueillir cette croissance induite de façon qualitative dans un territoire de plus en plus exigu et contraint.

    Depuis des décennies, le territoire genevois a su préserver ses zones agricoles et naturelles ainsi que ses paysages, ce qui lui a permis d’offrir une grande qualité de vie à ses habitants. Cette attention constante entre préservation et développement l’a conduit à être à l’avant-garde dans le processus urbain de croissance vers l’intérieur. Le défi, aujourd’hui, consiste à la fois à accueillir cette croissance dans les tissus bâtis existants, mais également d’entraîner des processus vertueux de régénération et de réhabilitation des territoires déjà urbanisés. En effet, la résilience climatique nous demande de revoir les espaces publics notamment en gérant mieux l’infiltration de l’eau, la désimperméabilisation des sols et l’augmentation de la couverture végétale. Dans le même temps, la rénovation énergétique des bâtiments existants doit permettre des économies substantielles tout en passant à des sources d’énergies

    renouvelables. Ce défi de construire la ville sur des espaces déjà bâtis doit également se confronter à la préservation du patrimoine bâti et arboré et à la prise en compte de la biodiversité dans le milieu urbain.

    Quelles zones de Genève sont particulièrement attractives pour les
    entreprises et pourquoi ?

    Le territoire bâti de Genève est particulièrement dense et compact. Les
    entreprises du secondaire bénéficient des zones industrielles de qualité qui
    visent, via les « Ecoparc », à la fois une dynamisation du tissu économique,
    mais également la prise en compte des enjeux d’adaptation à la transition
    environnementale : meilleure gestion de l’eau, végétalisation, efficience
    énergétique, économie circulaire, etc. Ces zones industrielles sont en règle
    générale bien desservies par des axes de transport et sont pour certaines
    embranchées au rail.

    Les activités tertiaires, plus mobiles, ont connu dernièrement des
    relocalisations importantes pour bénéficier de nouvelles « adresses» mieux
    situées, plus modernes et surtout mieux connectées aux réseaux de mobilités. Dans cette recherche d’optimisation, les nouveaux quartiers d’affaire du PAV ont démontré une grande attractivité, notamment ceux directement situés à proximité des gares du Léman Express. On note en effet que les entreprises sont sensibles à divers paramètres dont, la localisation, la desserte en transport (public et privé), les services de proximité offerts dans le quartier ainsi qu’à la flexibilité des locaux et les performances environnementales des bâtiments.

    Quels sont les projets de construction les plus importants dans le
    canton de Genève et comment contribuent-ils au développement urbain et territorial et quels projets qualifieriez-vous de projet phare et pour quelles raisons ? Où le développement urbain et territorial de Genève voit-il encore un potentiel de développement et comment celui-ci pourrait-il être exploité ?

    Les développements urbains actuels sont principalement constitués de trois
    grandes familles de projets:

    Les « grands projets » en extension urbaine sur la zone agricole. Ces projets
    ont été conçus il y a une dizaine d’années ont suivi tout le processus allant
    de l’inscription dans le plan directeur cantonal, au plan directeur de quartier en passant par la modification de zone. Chacun de ces projets représente plusieurs milliers de logements, des surfaces d’activités économiques, des d’aménités ainsi que des équipements publics. Ils sont tous en phase de construction, celles-ci s’étalant par étapes jusqu’en 2040.
    Les projets de renouvellement urbain sur la zone villa. Ces projets ont un
    potentiel important de nouveaux logements, mais leur planification est délicate en raison de l’impact sur le tissu existant qui, outre la résistance naturelle au changement, possède par endroit des qualités patrimoniales et
    environnementales qui nécessitent des pesées d’intérêt délicates.

    La troisième grande famille concerne la densification de la couronne urbaine dont le secteur « Praille-Acacia-Vernet (PAV) » et les quartiers des gares du Léman Express. Si ces derniers sont en cours de finalisation offrant des logements et des surfaces d’activités extrêmement bien desservies par les transports, le secteur du PAV vise la mutation d’une zone industrielle de plus de 200 hectares pour en faire un nouveau cœur de ville. Bien loin d’une friche, ce secteur dynamique est aujourd’hui en activité et nécessite le relogement des entreprises pour en garantir la pérennité dans le tissu économique genevois.

    Existe-t-il encore des surfaces inutilisées à Genève qui pourraient
    faire l’objet de nouveaux projets de développement ? Si oui, où se
    trouvent-ils ?

    Comme déjà évoqué, le canton de Genève est contraint de se développer vers l’intérieur et de régénérer son territoire urbanisé. Contrairement à d’autres villes, Genève ne connaît pas friches urbaines, celles-ci étant souvent liées à la désindustrialisation. Ainsi, l’urbanisation se poursuit essentiellement par la mutation de la zone à bâtir existante, dans une perspective visant à équiper le territoire pour favoriser les pratiques de proximité.

    La qualité de vie est améliorée par la régénération des quartiers, incluant la
    requalification des espaces publics, la mise à disposition d’équipements et de services de quartier, la conservation du patrimoine bâti et naturel, ainsi
    qu’un accès facilité à des espaces de ressourcement. Dans ce sens, les zones de villas du siècle dernier représentent aujourd’hui le plus fort potentiel à
    terme de mutation pour des projets de développement du canton.

    Il faut également noter que l’ambition genevoise de préserver ses espaces
    naturels et agricoles est soutenue par le plan sectoriel des surfaces d’assolement (SDA) qui vise à préserver un quota de 8400 hectares de terres
    agricoles de très bonne qualité en vue de participer à l’auto approvisionnement genevois. Cette limite étant pratiquement atteinte, de futures grandes extensions urbaines sur la zone agricole ne sont donc plus envisageables.

    La pandémie a-t-elle entraîné des changements à long terme dans la
    planification de Genève ? Si oui, lesquels ?

    La pandémie a été un moment de prise de conscience collective du lien étroit entre modes de vie et production de la ville.

    En effet, le confinement a été pour tous une expérience réelle de résilience
    urbaine dans un contexte de nécessaire adaptation au changement climatique. Il a aussi révélé le besoin d’une ville plurielle, capable d’offrir dans une proximité de quartier des services, des lieux de détente et de ressourcement. La qualité des espaces publics est donc essentielle de même que la mise en réseau des parcs et jardins. Par les temps de canicule, l’accès à l’eau est également important et à conduit à revoir entièrement les usages des bords du lac et des cours d’eau, libérant des promenades et construisant de nouveaux points de détende (berges du Rhône, plage des Eaux Vives, plage du Vengeron, etc.)

    Le besoin de loisir et de détente a aussi mis sous pression les espaces
    agricoles et naturels avec une fréquentation importante durant la pandémie due notamment à la fermeture des frontières. Aujourd’hui, une réflexion sur la gestion « socio-environnementale» de ces espaces à forts enjeux est engagée pour tenter de concilier l’activité agricole, la préservation des écosystèmes tout en permettant un accès raisonné au public

    Comment imaginez-vous le développement idéal du canton de Genève ?
    Quels en seraient les éléments clés ?

    Le développement du canton de Genève passe prioritairement par la préservation et la mise en valeur de ses espaces agricoles et naturels, tant pour des raisons de biodiversité, de production alimentaire que de paysage.
    Les nouveaux potentiels se trouveront donc idéalement dans le tissu déjà bâti, pour partie en renouvellement urbain et pour partie, en densification de la zone villa.La vision qui sous-tend le développement vise à promouvoir une ville dense, verte, offrant des services et des aménités de proximité et localisant les futurs développements dans des secteurs bien desservis par les réseaux de mobilités (mobilités actives et transports publics). Des quartiers offrant des conditions d’accueil diversifiées et soutenant une mixité générationnelle végétalisés et conçus pour tous types de publics, des réseaux de mobilité douce connectant les lieux de vie (habitat, travail, enseignement, loisirs, etc.) Une urbanité assumée d’une ville dense qui sait contextualiser les typologies du bâti et pleinement intégrer les habitantes et habitants dans sa conception et sa réalisation.

  • L'UZH veut produire de l'électricité sur un toit vert

    L'UZH veut produire de l'électricité sur un toit vert

    L’ Université de Zurich va avoir un nouveau centre d’enseignement et d’apprentissage, le FORUM UZH, d’ici 2028. Selon un message publié lundi, l’ office cantonal de la construction de bâtiments a soumis la pré-soumission du bâtiment. Ensuite, le bâtiment de sept étages conçu par les architectes bâlois Herzog & de Meuron sera érigé comme une construction hybride en bois avec une structure en béton. L’utilisation du bois est censée économiser autant de CO2 qu’il en faut pour construire 77 maisons unifamiliales.

    Le toit doit être végétalisé de manière intensive, améliorant ainsi le refroidissement en été et l’isolation thermique en hiver. Dans le même temps, le toit dispose d’un système photovoltaïque. Cela devrait générer environ 150 mégawattheures par an, soit suffisamment d’électricité pour 50 ménages.

    Le début des travaux est prévu en 2024. À l’avenir, le bâtiment disposera de 700 postes de travail pour les étudiants et d’espaces de travail pour 6 000 membres de l’université.