Catégorie : immoChronique

  • Des données à l’IA dans le monde de l’immobilier

    Des données à l’IA dans le monde de l’immobilier

    C’est précisément pour cette raison qu’il vaut la peine de regarder en arrière. Car au cours des 30 dernières années, la manière dont les biens immobiliers sont planifiés, exploités et gérés a fondamentalement changé.

    Il y a 30 ans, de nombreux processus étaient encore étonnamment analogiques. Les données étaient rangées dans des classeurs et des documents papier, les décisions étaient fortement basées sur l’expérience et moins sur des analyses systématiques. Bientôt, une phase s’est ouverte au cours de laquelle le secteur a évolué pas à pas : les processus sont devenus plus numériques, les données plus importantes, les bâtiments et les entreprises de plus en plus interconnectés.

    C’est dans ce contexte qu’est né pom, spin-off de l’EPF de Zurich, au milieu des années 1990, avec l’idée d’intégrer davantage les tâches, les données et les processus dans le secteur de la construction et de l’immobilier. Trente ans plus tard, pom fête son anniversaire et la question de base est toujours très actuelle : comment penser ensemble de manière judicieuse l’immobilier, l’organisation et la technologie ?

    Sur le plan technologique, nous sommes aujourd’hui à un nouveau tournant. La numérisation de l’immobilier continue de progresser : les technologies cloud, l’IoT et les modèles numériques permettent de représenter les bâtiments de manière toujours plus précise. Ce que l’on appelle le Digital Twin devient de plus en plus une réalité et crée de nouvelles possibilités d’automatisation des processus.

    Parallèlement, la manière dont les entreprises travaillent évolue. L’intelligence artificielle va modifier de nombreux processus dans les années à venir, notamment là où de grandes quantités d’informations doivent être traitées et où les décisions doivent encore être prises manuellement aujourd’hui. Des données différentes peuvent être analysées plus facilement, des résultats prêts à l’emploi peuvent être générés automatiquement et les décisions peuvent être massivement accélérées, même avec la participation de l’homme. Les systèmes d’assistance, appelés agents, font partie du travail quotidien.

    Parallèlement, un coup d’œil sur le secteur révèle une zone de tension intéressante : le développement technologique progresse rapidement, mais la mise en œuvre dans les entreprises est nettement plus lente.

    Depuis 2016, pom Consulting AG mesure chaque année le degré de maturité numérique du secteur de la construction et de l’immobilier dans le cadre de l’étude Digital Real Estate & Construction. Actuellement, l’indice Digital Real Estate se situe à 4,3 points sur 10 – une légère amélioration par rapport à l’année précédente, mais définitivement pas un saut quantique.

    Sans surprise, l’intelligence artificielle occupe une place de plus en plus importante. Selon l’étude actuelle, Artificial Intelligence & Machine Learning fait à nouveau partie des technologies les plus utilisées, avec Platforms & Portals et Data Analytics. L’évaluation de l’IA est toutefois nettement plus différenciée que les années précédentes : Environ deux tiers des personnes interrogées y voient une grande utilité. Lors de l’enquête de l’année dernière, ils étaient encore 75%. L’utilisation plus fréquente de l’IA rend certes les possibilités de la technologie, mais aussi ses limites, nettement plus visibles et donc les attentes plus réalistes.

    La technologie seule ne décide donc pas du succès. Le facteur décisif reste l’organisation : la qualité des données, la capacité de mise en œuvre, des responsabilités claires – et la volonté de remettre en question les méthodes de travail existantes.

    C’est peut-être là que réside le véritable parallèle avec les 30 dernières années.

    A l’époque aussi, il ne s’agissait pas seulement de nouvelles technologies, mais aussi de nouveaux modes de pensée. L’intelligence artificielle pourrait ainsi devenir la prochaine grande étape de développement de la branche – non pas parce qu’elle change tout, mais parce qu’elle aide à mieux maîtriser la complexité croissante des biens immobiliers et des organisations.

  • Intelligence artificielle : indispensable, mais..

    Intelligence artificielle : indispensable, mais..

    Que ce soit l’anglais « AI » ou l’allemand « KI », l’intelligence artificielle est actuellement omniprésente. L’évaluation de ses effets dépend fortement de la perspective de chacun : Pour certains, les opportunités prédominent, pour d’autres, ce sont les risques qui priment. Il est toutefois indéniable que la technologie est venue pour rester.

    Pour nous, en tant que plateforme immobilière numérique, l’ouverture à l’innovation technologique fait depuis toujours partie de notre ADN. Avec ImmoScout24 et Homegate, nous contribuons activement à façonner le marché immobilier depuis plus de deux décennies. Notre principe est ici aussi valable : L’IA ne doit pas être une fin en soi, mais doit agir comme un « facilitateur » sans précédent. En effet, le véritable potentiel de ces deux lettres réside dans le développement accéléré ainsi que dans l’extension et la valorisation intelligentes de produits innovants, qui peuvent créer une véritable valeur ajoutée et générer des gains d’efficacité au quotidien.

    Dans le secteur de l’immobilier professionnel en particulier, les avantages de l’IA se manifestent par une intégration productive dans des processus existants et bien établis. Alors que cela nous permet, en tant que plates-formes, de développer de manière plus agile des produits proches du marché, cela crée de nouveaux gains d’efficacité pour les courtiers et les gestionnaires dans leur travail quotidien. Ce qui compte, ce n’est pas la technologie en soi, mais sa contribution réelle.

    Deux exemples tirés de l’écosystème SMG Real Estate illustrent ce point :

    • Notre système de création de textes d’annonces basé sur l’IA permet d’économiser en moyenne 14 minutes par annonce. Extrapolé à l’ensemble d’un portefeuille ou d’une offensive de commercialisation, il en résulte un gain de productivité substantiel. Le temps gagné peut être investi de manière ciblée là où il fait la plus grande différence – dans le conseil, la négociation et la relation client. Les personnes qui passent elles-mêmes des annonces sur ImmoScout24 ou Homegate en tant que particuliers peuvent, grâce à cette nouvelle fonction intelligente, compenser en partie leur manque d’expérience en matière de commercialisation.
    • Le nouveau « Insight Hub » pour les professionnels de l’immobilier fournit, grâce à l’IA, des réponses à des questions jusqu’ici difficiles à cerner concernant le potentiel et la performance des annonces. Chaque semaine, les courtiers et les gérants reçoivent un aperçu des annonces présentant le plus grand potentiel d’amélioration, avec des recommandations d’action concrètes et le gain de visibilité escompté.

    Ceci n’est qu’un petit extrait, auquel s’ajoutent de nombreux développements actuels chez SMG Real Estate, dont « Agentic AI », un compagnon numérique pour les professionnels de l’immobilier dans leur travail quotidien – de la transcription de notes d’entretien à la connexion CRM sans faille. Mais nous y reviendrons dans un avenir proche. Parallèlement, l’innovation technologique nécessite des investissements continus – en particulier dans la cybersécurité. Car l’IA ne profite pas seulement aux bons acteurs. Les mécanismes de protection les plus modernes, l’authentification à deux facteurs, les contrôles d’accès intégrés, etc. sont essentiels pour sécuriser les données et empêcher efficacement les tentatives de fraude. La confiance reste la monnaie centrale sur le marché de l’immobilier, et plus particulièrement sur le marché numérique.

    Mais grâce à ces investissements ciblés et continus dans les applications d’intelligence artificielle, nous, SMG Real Estate, continuons à jouer activement notre rôle de « Digital Shaper » du secteur immobilier suisse. Notre objectif est et reste avant tout de rendre les professionnels de l’immobilier non seulement plus efficaces, mais aussi durablement plus performants. C’est aussi notre vision : « Next-Gen Swiss Real Estate – digital and simple »

  • La gestion immobilière en mutation

    La gestion immobilière en mutation

    Nous le constatons tous les jours, la gestion immobilière évolue, de manière rapide, perceptible et parfois même surprenante. Ce qui était autrefois essentiellement de l’administration est aujourd’hui une interaction complexe entre stratégie, technologie et gestion des relations.

    Les exigences de toutes les parties concernées ont énormément augmenté ces dernières années. Les propriétaires attendent des rapports transparents, des reportings complets et un soutien sur les questions de durabilité. Les locataires veulent des services numériques qui fonctionnent à tout moment, des réactions rapides et un haut degré de flexibilité.

    Parallèlement, tout doit devenir plus efficace, durable et basé sur les données. Les outils modernes facilitent beaucoup de choses. Ils permettent d’optimiser les processus et de prendre de meilleures décisions. Mais ils ne remplacent pas ce qui constitue l’essence même de notre travail, le contact humain. L’expérience, l’empathie et le tact ne peuvent pas être facilement remplacés par l’IA, en particulier dans le domaine de la communication, des conflits ou des demandes complexes.

    Ce qui est également frappant, c’est que la pénurie de personnel qualifié touche notre secteur plus durement qu’on ne veut souvent l’admettre. Les personnes disposant d’un savoir-faire en matière de transformation numérique ou de durabilité sont rares. Et ceux qui les trouvent ont du mal à les garder. Trop souvent, les possibilités d’évolution ou les véritables incitations font défaut. Pourtant, des collaborateurs motivés et bien formés seraient la clé pour véritablement façonner le changement au lieu de simplement le suivre.

    Certes, beaucoup parlent de numérisation, mais dans la pratique, il existe encore trop souvent des processus manuels, des tableaux Excel et des interfaces qui ne communiquent pas entre eux. La volonté est là, mais la mise en œuvre demande du temps, de l’argent et parfois du courage. En effet, toutes les solutions numériques n’apportent pas immédiatement les avantages escomptés et tous les processus ne peuvent pas être facilement automatisés.

    Malgré tout, le changement recèle de grandes opportunités. Si nous parvenons à utiliser la technologie de manière ciblée, à promouvoir les talents et à considérer le facteur humain comme un atout, la gestion immobilière peut encore gagner en efficacité, en qualité et en attractivité en tant que domaine professionnel.

    Une chose est sûre : celui qui allie innovation et empathie est prêt à affronter l’avenir. Car au final, ce ne sont pas les systèmes ou les outils qui créent de la valeur, ce sont les personnes qui leur donnent vie.

  • Encourager la propriété plutôt que l’empêcher

    Encourager la propriété plutôt que l’empêcher

    La Suisse est et reste le pays des locataires. Pour beaucoup, le rêve de devenir propriétaire s’éloigne de plus en plus. La hausse des prix, les taux d’intérêt plus élevés et les réglementations hypothécaires plus strictes ont rendu la propriété du logement inaccessible à de larges couches de la population. Les jeunes familles et les personnes aux revenus moyens se heurtent de plus en plus aux obstacles du système. Pourtant, la propriété du logement est bien plus qu’un symbole de statut social. C’est une forme de prévoyance vieillesse, une contribution à la responsabilité personnelle et à la stabilité dans une période de plus en plus incertaine. Vivre dans ses propres murs permet d’économiser des coûts à long terme et de soulager le système de retraite.

    L’abolition de la valeur locative n’est donc pas une rupture de barrage, mais une porte ouverte nécessaire. Elle met fin à une injustice qui consiste à taxer des revenus fictifs qui n’existent pas en réalité. La critique selon laquelle cela créerait des « niches fiscales » est insuffisante. L’essentiel est que la réforme soit mise en œuvre avec des règles claires et équitables.

    La Suisse deviendra-t-elle ainsi le pays des propriétaires privilégiés ? Non, au contraire. Ce n’est qu’en allégeant la valeur locative que nous créerons les conditions permettant à davantage de personnes de franchir le pas de la propriété. L’objectif doit être : la propriété pour le plus grand nombre plutôt que des privilèges pour quelques-uns.

    Oui au soutien, non à l’étatisation
    L’objectif premier d’une politique du logement sensée doit être la création de logements adaptés et abordables. Mais l’État ne peut pas y parvenir seul. Les promoteurs publics sont souvent lourds, peu flexibles et coûteux. Dans des villes comme Zurich, on constate qu’une étatisation croissante du marché du logement conduit à des goulets d’étranglement et à une pénurie artificielle.

    Les promoteurs privés, qui peuvent répondre rapidement et efficacement aux besoins de la population, sont nécessaires. Le rôle de l’État n’est pas de construire en soi, mais de créer les bonnes conditions-cadres : des procédures d’autorisation plus rapides, des changements d’affectation flexibles et une planification qui permette l’innovation au lieu de l’empêcher.

    Un instrument moderne serait de changer le système d’aide publique au logement. Il s’agit d’abandonner les subventions aux bâtiments au profit de bons de logement pour les personnes qui ont réellement besoin d’aide. Cela permettrait de cibler l’aide là où elle est nécessaire sans fausser le marché.

    De combien d’État le monde de l’immobilier a-t-il encore besoin et combien de marché peut-il supporter ? La réponse est simple : l’État doit fixer un cadre, mais pas dresser des murs. Il doit créer des incitations, pas des blocages.

    Regard vers l’avant
    L’abolition de la valeur locative n’est pas une étape isolée, mais fait partie d’une évolution plus large : vers une plus grande responsabilité individuelle, des chances équitables pour les locataires qui souhaitent devenir propriétaires et un marché du logement qui fonctionne, basé sur la confiance et l’innovation, et non sur la bureaucratie.

    C’est la volonté politique qui déterminera si cette mesure sera le premier domino d’autres allégements fiscaux. Mais ce qui est sûr, c’est que si l’on veut renforcer la capacité des gens à vivre dans leur propre logement, on renforce les fondements de notre pays.

  • Courtiers du futur

    Courtiers du futur

    Le monde de l’immobilier est à l’aube d’un bouleversement qui fera date. Alors que les agents immobiliers classiques étaient autrefois des intermédiaires incontestés entre l’offre et la demande, l’équilibre des pouvoirs s’est radicalement modifié ces dernières années. Les places de marché numériques dominent le premier contact, contrôlent la visibilité et commencent de plus en plus à intervenir dans le processus de transaction lui-même.

    L’exemple des grandes plates-formes comme SMG illustre particulièrement bien ce phénomène. En augmentant les prix, en adoptant une politique de données agressive et en intégrant leurs propres outils, elles se transforment d’une simple plateforme d’annonces en une plateforme de transactions globale. Les courtiers, qui agissaient jusqu’à présent en tant que conseillers indépendants et connaisseurs du marché, sont ainsi poussés vers le rôle de simples fournisseurs, dépendants, limités et interchangeables.

    Le problème est plus profond que la simple augmentation des coûts ou la réduction des marges. Il s’agit d’un changement de système, les plateformes accumulent des données, hiérarchisent les contenus selon leurs propres règles et déplacent la relation client de l’agent immobilier vers elles-mêmes. Le secteur immobilier risque ainsi de glisser vers un « modèle Uber ». Les agents immobiliers deviennent des prestataires de services sans accès direct aux clients, tandis que les plateformes captent la valeur ajoutée.

    Cela signifie-t-il que le métier d’agent immobilier a fait son temps ? Non, mais il doit se réinventer. L’avenir du courtier ne réside plus uniquement dans l’accès aux acheteurs et aux vendeurs, mais dans l’établissement de la confiance, la compétence en matière de conseil et l’accompagnement individuel. C’est précisément dans un marché de plus en plus complexe, marqué par des changements réglementaires, des questions fiscales et des volumes d’investissement élevés, que les clients recherchent une expertise personnelle, une fiabilité et une assistance discrète.

    Cependant, le secteur doit agir activement pour ne pas être marginalisé. Cela inclut :

    • Préserver l’indépendance: Diversifier les stratégies d’annonce, encourager les plateformes alternatives et ne pas s’appuyer exclusivement sur des monopoles.
    • Utiliser la technologie au lieu de la craindre: Créer ses propres outils numériques, renforcer la proximité avec le client plutôt que de la confier à des tiers.
    • Créer des réseaux et des coopérations: Les initiatives sectorielles et l’action collective permettent de réduire la dépendance vis-à-vis des plateformes.
    • Centrage sur le client: communiquer clairement la valeur ajoutée du conseil personnalisé – de l’évaluation de la valeur à l’accompagnement émotionnel dans les processus d’achat et de vente.

    Le courtier du futur n’est pas superflu, il est plus nécessaire que jamais s’il passe du statut de simple intermédiaire à celui de conseiller stratégique, d’interprète de données et de partenaire de confiance. Ceux qui ne saisissent pas cette opportunité risquent de ne pas être pertinents dans le monde numérique.

    C’est au secteur lui-même de prendre la décision : se résigner ou se reconstruire.

  • Le métier de promoteur de site nécessite des explications

    Le métier de promoteur de site nécessite des explications

    Il n’est pas encore possible d’apprendre le métier de promoteur de site. Pourtant, depuis le milieu des années 80, il existe au niveau des villes locales, voire des communes, des points de contact pour les questions économiques et commerciales – autrefois appelés « promotion économique ». Dans les années 90, la région de Winterthur était connue pour être pionnière, notamment après le déclin de l’industrie locale.

    C’est ainsi qu’à partir de 1998, j’ai été le premier promoteur et directeur du bâtiment de la ville de Schlieren, aux côtés des villes de Winterthur et de Zurich. Mais le bagage immobilier que j’ai acquis depuis 1981 et mon MAS Real Estate Management, que j’ai également été l’un des premiers à suivre, m’ont permis de faire le grand écart dans le segment de niche de la promotion immobilière. Les classiques du métier de promoteur de site sont l’implantation d’entreprises, le développement de clusters et de sites, le « one stop shop » par l’administration lors de l’octroi de permis de construire, la gestion de l’existant et la promotion de start-up, et bien d’autres choses encore.

    En Suisse, chacun des 26 cantons dispose aujourd’hui d’une promotion économique. Malheureusement, les 172 villes et communes de plus de 10 000 habitants sont loin de disposer toutes d’un service de promotion économique, et encore moins d’une stratégie économique. Dans ce cas, une personne désignée en interne au sein de l’administration est responsable. Dans la plupart des cas, il s’agit du secrétaire municipal ou, au mieux, du président de la ville ou de la commune, plus ou moins volontairement et qui n’a pas suivi de formation spécifique. Mais cela signifie aussi que j’apprécie beaucoup ces organes de direction communaux, comme ceux de la ville de Schlieren, où j’ai maintenant 28 années de service derrière moi. Les chiffres clés de Schlierem montrent une image assez réussie, reconnue par beaucoup. Depuis 1998, le nombre de personnes morales de la ville a augmenté de 100%, passant de 650 à 1’388. Cela signifie également que le nombre d’emplois est passé d’environ 12 000 à 21 000 et que le nombre d’habitants a augmenté de 70%, passant de 12 000 à 20 100. Je défends ici la situation 1:1 (habitants par rapport aux emplois), contrairement à d’autres grandes villes suisses connues.

    Je serais heureux si, après ma retraite, davantage de professionnels de l’immobilier choisissaient le métier de promoteur immobilier et, pour ce faire, s’engageaient dans des associations, entretenaient l’ERFAS et des réseaux. Ce qu’il faut, c’est avoir confiance dans les promoteurs locaux.

  • Mettre fin à un bail : Entre conciliation, prolongation et expulsion

    Mettre fin à un bail : Entre conciliation, prolongation et expulsion

    Audience de conciliation sur la résiliation du bail
    Si le bailleur résilie le logement loué, le locataire peut contester la résiliation auprès de l’autorité de conciliation dans les 30 jours suivant la réception et demander une prolongation. Si les parties ne parviennent pas à s’entendre, l’autorité de conciliation peut proposer une décision ou délivrer au locataire l’autorisation d’agir devant le tribunal des baux et loyers.

    Prolongation du bail
    Si le congé est valable, l’autorité de conciliation propose en général une prolongation du bail, qui est de quatre ans maximum pour les locaux d’habitation. Le droit du bail stipule à l’article 272a CO quand une prolongation est exclue. En outre, le Tribunal fédéral a confirmé à plusieurs reprises que le locataire doit prouver qu’il a entrepris des recherches concrètes pour trouver un logement de remplacement avant l’audience de conciliation. Sans efforts de recherche concrets, il n’y a pas de droit à la prolongation.

    Dans le cas d’une dernière prolongation, le bail prend fin définitivement, une nouvelle prolongation n’est pas possible. En revanche, dans le cas d’une première prolongation, le locataire peut demander une deuxième prolongation jusqu’à 60 jours avant l’expiration de la première prolongation. Si le bailleur souhaite une dernière prolongation, cela doit être explicitement mentionné dans l’accord, sinon une première prolongation s’applique.

    Titre d’expulsion
    Si les parties se mettent d’accord sur une date de départ définitive, le bailleur doit insister pour obtenir un titre d’expulsion dans l’accord. Le bailleur peut ainsi demander l’expulsion directement au maire de la commune si le locataire ne quitte pas les lieux à la date convenue.

    Recommandations pour les bailleurs
    Si une prolongation est exclue, il peut néanmoins être judicieux pour le bailleur, dans certaines circonstances, d’accorder une courte prolongation finale. Cela permet d’éviter une longue procédure judiciaire avec une « prolongation à froid » correspondante. Dans un accord, le bailleur doit veiller à ce que la dernière prolongation soit clairement formulée et doit insister sur la nécessité d’un mandat d’expulsion.

  • Comment l’association des locataires sabote la construction de logements

    Comment l’association des locataires sabote la construction de logements

    L’initiative de l’association des locataires, pour laquelle la collecte de signatures a commencé le 3 juin 2025, sonne à première vue comme un bienfait : des loyers plus bas, plus de protection pour les locataires, plus de droit de regard. Mais si l’on ne se laisse pas aveugler par les titres ronflants, on se rend compte que cette initiative s’attaque aux symptômes – et renforce les causes.

    Bien sûr, la hausse des loyers proposés est une charge réelle, en particulier dans les centres urbains. Mais l’impression qu’il s’agit d’une conspiration des bailleurs n’est pas suffisante. Les chiffres sont clairs : selon l’Office fédéral du logement, il manque jusqu’à 10 000 logements par an – alors que le nombre de ménages augmente d’environ 50 000 unités. Le fait que les loyers proposés augmentent n’est pas surprenant – c’est la conséquence d’un excédent de demande croissant.

    Et c’est précisément là que réside le problème de l’initiative. Elle veut corriger administrativement la formation des prix au lieu de supprimer les goulets d’étranglement structurels sur le marché du logement. Le plafonnement des rendements peut sembler populaire à court terme, mais à long terme, il prive la construction de logements d’importantes incitations à l’investissement. Les investisseurs privés – dont les fonds de pension et les compagnies d’assurance – supportent aujourd’hui une grande partie de la construction de nouveaux logements. Réduire leur rentabilité, c’est effrayer les capitaux et risquer une nouvelle pénurie.

    Le mythe de l’investisseur avide de rendement ne tient pas la route. Plus de la moitié des logements locatifs en Suisse appartiennent à des caisses de pension, des assurances ou des institutions de prévoyance – donc, en fin de compte, à la population elle-même. Ceux qui réduisent leur rendement mettent en danger notre prévoyance vieillesse. Le marché du logement n’est pas un terrain de jeu pour des expériences socio-romantiques, mais un système complexe qui doit faire coïncider l’offre et la demande. Si vous annulez ce mécanisme, vous ne résoudrez pas les problèmes – vous les aggraverez.

    Le droit de préemption pour la construction de logements d’utilité publique est également délicat. Il signifie en fait une expropriation avec un détour bureaucratique – et un pas de plus vers un marché du logement dirigé par l’État. Je vous mets en garde : une telle intervention peut être motivée par des raisons idéologiques, mais dans la pratique, elle entraîne surtout des retards et de l’inefficacité. La construction de logements d’utilité publique a sa raison d’être, mais elle ne remplace pas le volume dirigé par le marché dont nous avons désespérément besoin.

    Au lieu de cela, il faut des solutions réalistes. Avec son Agenda du logement, le SVIT Suisse a formulé 20 exigences concrètes : des procédures d’autorisation plus rapides et coordonnées, la réduction des oppositions, la promotion de la densification et de logements à la surface efficace. Le droit du bail lui-même doit être plus différencié : Il protège trop les locataires en place et pas assez ceux qui cherchent un logement de toute urgence. Ce n’est ni juste ni efficace.

    En bref, la pénurie de logements ne sera pas résolue par plus de réglementation, mais par plus de logements. Ceux qui entravent la construction de nouveaux logements, que ce soit par conviction idéologique ou par un faux sentiment de justice, ne font en fin de compte qu’élargir le fossé entre l’offre et la demande – et nuisent ainsi précisément à ceux qu’ils prétendent protéger.

  • Perspectives et points de vue des leaders de l’industrie immobilière

    Perspectives et points de vue des leaders de l’industrie immobilière

    Le secteur immobilier est confronté à des défis dynamiques : des ajustements réglementaires à la numérisation, en passant par les questions de durabilité et de pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Parallèlement, le besoin d’opinions fondées, d’aperçus pratiques et de conseils d’orientation ne cesse de croître.

    Avec la nouvelle immoColumn sur immo-invest.ch, nous créons un espace d’expertise, d’expérience et de discussion. Dans des articles réguliers, des experts de différents domaines du secteur partagent leurs points de vue et donnent de précieuses impulsions.

    Des thèmes variés pour un secteur interconnecté
    La chronique immo couvre toute la gamme du monde de l’immobilier, notamment :

    • La construction, la gestion et la planification/développement
      Des thèmes centraux comme les processus de construction, la gestion durable ou les nouveaux concepts d’utilisation
    • Finance, technologie du bâtiment et énergie
      Des questions de financement aux technologies du bâtiment d’avenir en passant par l’efficacité énergétique
    • PropTech/numérique et marketing
      Innovations numériques, nouvelles approches de commercialisation et processus intelligents
    • Mobilité/transports et promotion du site
      Impulsion pour les régions et nouvelles possibilités pour la mobilité et l’hébergement
    • Pouvoirs publics, associations et fournisseurs
      Cadre politique, groupes d’intérêt et partenaires tout au long de la chaîne de valeur
    • Vendeurs/agents immobiliers, publicité et fournisseurs
      Acteurs qui façonnent le marché et le soutiennent avec des produits et services innovants

    Grâce à cette diversité thématique, nous souhaitons refléter les perspectives de tous les secteurs de l’immobilier et contribuer à leur développement.

    Qui écrit ?
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