Catégorie : Région lémanique

  • Le réaménagement d’une ancienne place d’armes prend forme

    Le réaménagement d’une ancienne place d’armes prend forme

    Avec la signature d’une déclaration d’intention pour la cession de la place d’armes de Moudon, le canton de Vaud peut lancer son processus de planification pour sa future utilisation. Comme le confirme la Confédération dans un communiqué, l’armée quittera le site à partir de fin 2027 pour faire place à l’Académie vaudoise de police. Le canton, armasuisse Immobilier en tant que centre de compétences immobilières du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports(DDPS) et le Secrétariat d’Etat aux migrations(SEM) participent à la déclaration d’intention. La décision prise en mai 2022 par le Conseil d’État vaudois de transférer l’Académie de police de son site actuel de Savatan à Moudon constitue la base de cette démarche.

    Selon le communiqué, la surface et l’infrastructure de la place d’armes de Moudon offrent un grand potentiel pour la mise en place d’un centre de formation interdisciplinaire. Aujourd’hui déjà, le canton examine si le site pourrait être utilisé non seulement par l’Académie de police, mais aussi par d’autres partenaires du domaine de la sécurité. Il est notamment question de services dits de « gyrophares », de prestations dans le domaine de la protection de l’environnement ou de l’exécution des peines. Un crédit d’étude doit permettre d’explorer toutes les options.

    Il est d’ores et déjà clair que la surface sera progressivement réaménagée après le départ de l’armée. Le commandement des écoles d’hôpital 41, stationné à Moudon, déménagera de manière échelonnée sur la place d’armes de Chamblon à partir du deuxième semestre 2027. Les capacités d’urgence du SEM à Moudon seront maintenues. Ainsi, des places d’hébergement pourront être occupées dans la salle polyvalente de ce lieu en cas d’augmentation du nombre de requérants d’asile. « Si le projet avance comme prévu, les premières formations pourraient débuter entre 2030 et 2032 », indique-t-on du côté de la Confédération.

  • Un centre commercial modernisé renforce l’utilisation et l’efficacité énergétique

    Un centre commercial modernisé renforce l’utilisation et l’efficacité énergétique

    Halter AG, dont le siège est à Schlieren, a terminé la modernisation et le réaménagement du Signy Centre à Signy-Avenex. La rénovation comprenait deux bâtiments avec des surfaces administratives et commerciales, trois étages avec une cinquantaine de magasins ainsi que cinq niveaux de parking avec un total d’environ 1100 places. Comme l ‘indique Halter, le projet a débuté en 2023 et vient de s’achever avec la remise officielle aux clients.

    Dans le cadre de la rénovation, les installations techniques et les dispositifs de sécurité du Signy Centre ont été modernisés. De plus, Halter a réaménagé le centre commercial et ses espaces extérieurs. Selon l’entreprise, les transformations achevées améliorent le confort et la sécurité des employés ainsi que des clients du centre commercial. De plus, le bilan énergétique et environnemental du site a pu être amélioré.

    Les entreprises Burckhardt et ARFOLIA, qui se sont chargées respectivement de l’architecture et de l’aménagement paysager, ont également participé au projet. Alors que sd ingénierie a participé en tant qu’ingénieur civil, Caeli Ingénierie a joué le rôle d’ingénieur technique. L’ingénieur en protection incendie était en dernier lieu srg engineering.

  • La restauration remet le pont d’Eaumorte dans le paysage local

    La restauration remet le pont d’Eaumorte dans le paysage local

    L’entreprise de construction MAULINI SA, basée à Satigny, informe dans un article sur LinkedIn de l’achèvement de la restauration du pont de l’Eaumorte. Le pont entre Avully et Cartigny a été construit au milieu du 19ème siècle et est considéré comme l’un des plus anciens du canton de Genève. Les travaux ont débuté le 2 juin 2025 et se sont achevés fin octobre. Avant le début de la restauration, la commune d’Avully décrivait le pont comme étant dans un « état de destruction avancé ».

    MAULINI a réalisé l’ensemble des travaux, dont la remise en état, l’enlèvement de la végétation, la reconstitution des pierres selon l’original et l’aménagement de l’accès au pont. Selon l’entreprise, « les travaux ont consisté à refaire les joints des pierres avec du mortier d’époque, à créer une nouvelle superstructure et à installer un parapet en bois local afin de redonner au pont sa stabilité et son charme d’origine ». L’objectif de la restauration était de rendre le pont à nouveau accessible aux piétons, aux vélos et aux chevaux. Pour ce projet, MAULINI a collaboré avec le bureau d’ingénieurs EDMS du Petit-Lancy GE.

    Fondée en 1910, MAULINI SA est spécialisée dans le bâtiment et le génie civil. Cela comprend notamment des projets de construction de logements collectifs, de bâtiments industriels et administratifs, ainsi que des projets de restauration comme celui du Conservatoire de Musique de Genève. L’entreprise est l’un des cinq finalistes du Prix SVC Genève 2025, qui sera remis le 27 novembre 2025 au Bâtiment des Forces Motrices à Genève.

  • La Rasude Lausanne

    La Rasude Lausanne

    La Rasude fait partie des six pôles de transformation urbaine de Lausanne et se situe directement à la gare ainsi qu’à l’un des principaux nœuds de transports publics de Suisse romande. Du point de vue de la ville, c’est l’endroit idéal pour une densification qui combine des trajets courts, une forte densité d’utilisation et une meilleure qualité de vie. Le plan d’affectation définit à cet effet les utilisations autorisées, les volumes des bâtiments et les exigences en matière d’environnement, de mobilité et de protection du patrimoine

    Poursuivre la construction dans l’existant au lieu de la tabula rasa
    Environ 70% des bâtiments existants seront conservés, dont le bâtiment marquant de l’avenue de la Gare conçu par Alphonse Laverrière, dont la protection a été expressément assurée dans un projet révisé suite aux critiques de la Confédération et des experts. Certains bâtiments comme « Gare 45 » et « Horizon » peuvent être surélevés de deux étages, auxquels s’ajoutent deux nouveaux corps de bâtiment. L’un le long des voies, l’autre au centre du quartier, dont les hauteurs sont définies de manière à respecter la ligne d’horizon et les références visuelles existantes et à ne pas dépasser la tour Edipresse

    Habitat, travail et mixité sociale
    Environ 30 % des surfaces de plancher sont prévues pour l’habitat, dont au moins 20 % de logements d’utilité publique. Au total, près de 500 personnes devraient ainsi pouvoir vivre dans un quartier aujourd’hui inoccupé. Parallèlement, une mixité d’usages sera créée avec des bureaux, un hôtel, des commerces, des structures d’accueil pour la petite enfance, des espaces culturels et de loisirs ainsi que des services de proximité. Environ 500 mètres carrés seront réservés à des acteurs culturels et à des usages publics, à des loyers contrôlés et modérés

    Espace public, végétalisation et mobilité
    Le complexe aujourd’hui fermé et fortement imperméabilisé sera transformé en un quartier ouvert, orienté vers les piétons. Environ la moitié du site sera à l’avenir disponible en tant qu’espace public, dont une grande partie avec des arbres et des espaces verts, complétée par des toitures végétalisées, des installations photovoltaïques et le raccordement à des sources de chaleur renouvelables, afin d’améliorer sensiblement le bilan CO₂. L’accès en surface se fera principalement à pied et à vélo, tandis qu’un parking souterrain d’environ 275 places de stationnement pour voitures et environ 1200 places pour vélos regroupera les offres de mobilité nécessaires en sous-sol

    Processus politique et perspectives
    Le plan est ouvert à la consultation publique jusqu’au 18 décembre. Les objections et les recours seront pris en compte dans la suite de la révision, avant que la voie décisionnelle ne passe par le conseil municipal et le canton. Des concours d’architecture et d’espaces publics sont prévus en parallèle, avec des formats participatifs, afin d’assurer la qualité de la réalisation. Le début des travaux est actuellement envisagé à partir de 2029 environ, avec une mise en service échelonnée du nouveau quartier entre 2031 et 2033. A condition que d’éventuels référendums politiques ne modifient pas le calendrier.

  • Le jumeau numérique rend l’invisible visible

    Le jumeau numérique rend l’invisible visible

    Au cœur du projet se trouve un copilote numérique qui agit comme un assistant intelligent et aide à la prise de décision en matière de restauration. Grâce à des scans laser et des relevés photogrammétriques, un jumeau 3D précis de la cathédrale est créé, complété par des données détaillées sur chaque pierre. L’âge, la composition des matériaux et l’état sont documentés de manière scientifique

    Parallèlement, les charges mécaniques dans la structure sont simulées à l’aide de méthodes telles que Thrust Network Analysis. Les dommages ne sont pas seulement visibles, ils sont également localisés dans l’espace et leur évolution est compréhensible. Les technologies XR présentent aux restaurateurs, aux ingénieurs et aux architectes des hologrammes interactifs directement sur l’ouvrage original

    Le climat comme défi
    L’équipe de l’ETH Zurich met en corrélation les extrêmes météorologiques locaux, comme la pluie provoquée par le vent, avec les images réelles des dégâts sur les grès. Des capteurs mesurent l’humidité et le microclimat ; les données ainsi obtenues sont intégrées dans des modèles qui prévoient les évolutions futures en cas de changement climatique croissant. Il en résulte des stratégies pour la conservation à long terme de la structure des bâtiments, adaptées aux contraintes climatiques individuelles du site

    Nouvelles normes pour les bâtiments dans le monde entier
    Le projet « Heritage  » est un modèle de numérisation pour la protection du patrimoine. La combinaison du jumeau numérique, de la XR et de l’IA est transposable aux ponts, châteaux et autres monuments historiques. L’application publique pour l’anniversaire de la cathédrale communique la restauration de manière transparente et participative aux visiteurs. La protection du patrimoine n’est pas seulement plus efficace, elle devient accessible à tous.

  • La politique du logement à Genève sous pression

    La politique du logement à Genève sous pression

    Depuis 1983, la loi sur la démolition, la transformation et la rénovation des immeubles d’habitation à Genève contrôle rigoureusement le marché du logement. Avec pour objectif de protéger les locataires, de garantir la qualité de vie et d’endiguer la spéculation. Les loyers après transformation et rénovation sont plafonnés par décret et les projets soumis à autorisation sont étroitement réglementés

    L’étude de Ters (FHNW) et Kholodilin (DIW Berlin) analyse pour la première fois de manière dynamique l’impact de ces interventions. Le résultat montre que le rationnement des logements et le contrôle des loyers freinent significativement la construction de nouveaux logements. Les investisseurs privés et institutionnels déplacent davantage de capitaux vers la rénovation. À court terme, les dépenses de modernisation augmentent, alors que les véritables augmentations de la surface habitable ne se produisent pas. Parallèlement, les logements vacants continuent de diminuer, le taux d’occupation augmente et le marché devient encore plus étroit. Les coûts d’entrée augmentent, en particulier pour les nouveaux locataires, tandis que les locataires existants bénéficient de loyers stables, souvent bon marché, et d’une longue durée de location

    Une nouvelle dynamique dans le parc existant
    Les investisseurs institutionnels sont particulièrement touchés. Les retards dans les projets, la baisse des valeurs résiduelles et la complexité des procédures d’autorisation rendent la construction de nouveaux bâtiments peu attrayante. L’étude montre qu’un choc réglementaire réduit le volume des nouveaux investissements jusqu’à 600 millions de CHF. Cela représente environ 1% du PIB total de Genève. Pour le parc immobilier urbain, cela signifie en premier lieu que les investissements vont principalement dans des mises à niveau à court terme, dictées par la conformité, plutôt que dans des rénovations en profondeur ou de nouvelles unités

    Le contrôle des loyers agit en premier lieu par le biais du canal des prix. Il protège les locataires existants contre les augmentations, mais fait baisser le rendement pour les propriétaires et freine les nouveaux projets. Les rénovations deviennent plus attractives que les nouvelles constructions, ce qui encourage la modernisation mais ne crée guère de nouveaux logements

    Effet de verrouillage et inégalité des chances
    Un effet secondaire inattendu de la réglementation est ce que l’on appelle l’effet de verrouillage. Les locataires restent beaucoup plus longtemps dans leur logement pour des raisons de coût, ce qui limite la mobilité et renforce la mauvaise répartition des logements. Parallèlement, les différences de loyers sur le marché s’accentuent. Les nouveaux arrivants paient des loyers élevés sur le marché, tandis que les locataires de longue durée en profitent. La qualité et l’état des logements restent souvent à un niveau bas, car les rénovations en profondeur sont difficiles à envisager d’un point de vue économique

    Recherche d’un équilibre entre protection et offre
    L’étude montre que les réglementations genevoises protègent les locataires contre les flambées de prix, mais qu’elles pèsent sur les nouvelles constructions, aggravant ainsi la pénurie de logements à moyen terme. Les investisseurs se tournent vers le maintien du parc immobilier et les modernisations ponctuelles, tandis que les impulsions de croissance par de nouvelles constructions font défaut. Pour la politique, cela signifie qu’il est indispensable de trouver un équilibre durable entre protection et renouvellement du marché. De nouveaux permis de densification et une réglementation différenciée des loyers pourraient y remédier.

  • Le site de Genève sous pression

    Le site de Genève sous pression

    Genève est considérée comme un symbole de la coopération internationale. 36’000 emplois dans les organisations internationales, environ 250’000 nuitées par an et une forte empreinte locale. Ces chiffres illustrent la pertinence de la présence internationale. Mais les tensions géopolitiques et le retrait potentiel de grands acteurs comme les Etats-Unis mettent ce système sous pression.

    Les conséquences sont des coupes budgétaires, des changements structurels et des questions de localisation qui vont bien au-delà de l’échiquier politique. Les marchés immobiliers, les prestataires de services locaux et le développement urbain sont également directement touchés. Ce qui était considéré comme stable jusqu’à présent doit désormais être repensé.

    Quand la demande est redistribuée
    Les employés internationaux caractérisent le marché du logement de Genève avec environ 9 500 unités occupées, une forte propension à payer et une focalisation sur les grands appartements meublés. Une diminution de seulement 20 % des employés pourrait augmenter sensiblement le taux d’offre. Mais le taux de vacance ne devrait guère augmenter. La situation tendue en matière de logement fait que les logements qui se libèrent sont rapidement occupés par des ménages locaux.

    L’évolution de la composition de l’offre, en particulier dans le segment des prix élevés, sera déterminante. Le marché pourrait sembler plus détendu à court terme, mais à moyen terme, il pourrait connaître un décalage dans la dynamique des loyers.

    Stabilité à lépreuve
    Environ 650 000 m² de bureaux sont aujourd’hui occupés par des organisations internationales. Une baisse de 20 % porterait le taux de vacance à plus de 10 %, avec un impact particulièrement marqué au Grand-Saconnex, à Pregny-Chambésy et dans la zone du Jardin des Nations. Un retrait complet laisserait plus de 140 000 m² de surfaces vacantes, une dimension équivalente à environ deux fois le projet PAV.

    Bien que le marché se soit montré robuste jusqu’à présent, la baisse de la demande internationale pourrait accentuer les déséquilibres existants. Des stratégies différenciées pour une utilisation flexible et centrée sur l’utilisateur sont nécessaires.

    Une dépendance visible et vulnérable
    Chaque année, Genève accueille environ 2 500 conférences. Le tourisme qui y est associé soutient une grande partie du marché hôtelier. La suppression de ces événements pourrait réduire le taux d’occupation des hôtels jusqu’à 10 %. Avec des effets domino sur les fournisseurs, la gastronomie et la réputation internationale de la ville.

    Ce domaine en particulier montre à quel point les intérêts économiques, urbanistiques et diplomatiques sont étroitement liés et combien ce carrefour est vulnérable.

    Du danger à l’opportunité
    Le retrait éventuel d’organisations internationales n’est pas une crise isolée, mais l’expression d’un changement structurel mondial. Le défi pour Genève est de considérer la résilience non seulement comme une résistance, mais aussi comme un changement.

    Stratégies d’avenir pour Genève
    Un écosystème unique d’organisations internationales, une qualité de vie élevée et une stabilité institutionnelle continuent de plaider en faveur de Genève. Parallèlement, il convient de répondre de manière stratégique à des défis tels que la rareté des sols, le prix élevé des terrains et le coût élevé de la vie.

    Poursuivre la transformation avec deux leviers
    Développer de nouveaux modèles commerciaux en diversifiant les financements et les services, les formats hybrides, les plateformes numériques et les partenariats ancrés localement.

    Utiliser l’immobilier de manière intelligente et flexible
    Repenser les espaces sous-utilisés de manière modulaire, centrée sur l’utilisateur et adaptable. La condition préalable est non seulement l’agilité spatiale, mais aussi organisationnelle.

    Utiliser de manière ciblée les synergies dans l’espace
    Passer des bureaux classiques à des lieux de savoir, de rencontre et d’innovation. Les infrastructures de conférence, d’hôtellerie et de coworking devraient être planifiées et utilisées de manière plus intégrée.

    Assouplir la planification
    Le développement urbain doit être réactif et adaptable. Avec des concepts visionnaires qui permettent la réversibilité et l’orientation des utilisateurs, plutôt que des directives rigides.

  • Le Parlement approuve la construction du nouveau siège de l’OIM à Genève

    Le Parlement approuve la construction du nouveau siège de l’OIM à Genève

    Par 166 voix contre 2, le Conseil national a approuvé le 14 juin 2025 un prêt fédéral sans intérêt pour la rénovation du siège de l’Organisation internationale pour les migrations. Cette décision fait suite à un vote positif du Conseil des Etats en mars dernier. L’OIM, qui fait partie du système des Nations Unies, joue un rôle de premier plan dans la politique migratoire mondiale. Le site actuel dans le quartier des Morillons à Genève date du début des années 1980 et ne répond pas aux normes énergétiques, fonctionnelles et de sécurité.

    Investissement d’importance stratégique
    L’approbation du Parlement est intervenue malgré l’annonce récente par l’OIM de la suppression d’environ 20% de ses quelque 1000 postes à Genève. Cette décision est motivée par l’arrêt de l’aide des Etats-Unis, l’un des principaux donateurs de l’organisation. Le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a toutefois souligné devant le Conseil que le projet de construction était raisonnablement dimensionné, même avec un effectif réduit, soit environ 600 collaborateurs à l’avenir. Par cet engagement, la Suisse poursuit une stratégie claire de politique d’accueil visant à renforcer la Genève internationale à long terme.

    Structure de financement et calendrier
    Le prêt de 44,7 millions de francs accordé par la Confédération ne porte pas d’intérêts et doit être remboursé en l’espace de 50 ans. Les fonds sont versés à la FIPOI (Fondation des immeubles pour les organisations internationales), qui est responsable du projet. Le canton de Genève participe également à hauteur de 21,6 millions de francs. La Confédération et le canton assument ainsi environ deux tiers du coût total. En 2022 déjà, le Parlement avait soutenu un avant-projet à hauteur de 5,7 millions de francs pour les travaux de planification. Le début des travaux est prévu pour janvier 2026 et l’emménagement pour 2029.

    Genève, un site stratégique pour les organisations internationales
    Le soutien de la Confédération doit être compris comme faisant partie de la politique d’accueil supérieure. Genève accueille aujourd’hui plus de 40 organisations internationales et est considérée comme l’un des principaux sites multilatéraux au monde. La Suisse a pour objectif de consolider ce rôle. Notamment dans un contexte de plus en plus concurrentiel pour les sièges internationaux. La modernisation de l’infrastructure est un moyen essentiel de fidéliser durablement des organisations comme l’OIM à Genève.

    Signal de continuité malgré les incertitudes
    En approuvant clairement la construction du nouveau siège de l’OIM, la Suisse affirme une fois de plus son rôle d’Etat hôte des organisations internationales. Malgré les incertitudes géopolitiques et les réductions internes à l’OIM, le projet envoie un signal fort quant à l’attractivité de la place économique suisse et à sa fiabilité. Un aspect qui revêt une importance égale pour les spécialistes et les cadres de la diplomatie, des organisations internationales et de la construction.

  • Plus d’arrivées en Valais, pertes à Zurich et dans le canton de Vaud

    Plus d’arrivées en Valais, pertes à Zurich et dans le canton de Vaud

    L’année dernière, 37 816 entreprises au total ont déménagé en Suisse, informe CRIF AG dans un communiqué. L’agence de renseignements économiques a étudié les mouvements correspondants des entreprises en Suisse. Selon ses enquêtes, 80,6% des entreprises ont transféré leur siège à l’intérieur du canton. Seules 7470 entreprises ont déménagé dans un autre canton.

    En ce qui concerne les arrivées en provenance d’autres cantons, le Valais occupe la première place avec une immigration nette de 88 entreprises. Le canton du Valais a surtout pu attirer des entreprises des cantons de Vaud et de Genève. Les cantons d’Appenzell Rhodes-Extérieures et de Fribourg ont également enregistré des flux migratoires nets élevés, avec respectivement 65 et 39 entreprises. Le canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures a surtout attiré des entreprises de Saint-Gall, Zurich et Zoug. A Fribourg, ce sont les entreprises des cantons de Vaud, Berne et Genève qui se sont installées en priorité.

    A l’autre bout de l’échelle, on trouve les cantons de Zurich, Vaud et Lucerne. Le canton de Zurich a perdu 133 entreprises nettes au profit d’autres cantons suisses. Les cantons de Vaud et de Lucerne ont respectivement perdu 87 et 61 entreprises au profit d’autres cantons.

    Les cantons de Zoug, d’Argovie et de Schwyz ont été les principaux bénéficiaires des départs du canton de Zurich. De nombreuses entreprises vaudoises se sont installées dans les cantons de Genève, du Valais et de Fribourg. Les entreprises de Lucerne se sont principalement installées dans les cantons de Zoug, de Zurich et d’Argovie.

  • Rénovation durable de maisons de cure historiques dans le canton de Vaud

    Rénovation durable de maisons de cure historiques dans le canton de Vaud

    Les bâtiments rénovés à Bière, Dommartin, Romainmôtier, Rougemont et Vufflens-le-Château datent du 17e au 19e siècle. La restauration a été effectuée avec le plus grand soin afin de préserver la substance historique. Parallèlement, les façades, les toitures, les fenêtres, l’isolation et les installations techniques ont été modernisées afin d’améliorer l’efficacité énergétique tout en conservant le caractère original des bâtiments.

    « Chaque pierre restaurée, chaque toit rénové transmet un message aux générations futures, celui d’un canton soucieux de préserver son patrimoine. En modernisant ces cinq cures, nous associons conservation du patrimoine et développement durable », a souligné Isabelle Moret, directrice du département du patrimoine culturel, lors de sa visite sur place.

    Renforcer l’économie locale grâce à l’artisanat traditionnel
    Les rénovations ont été réalisées en étroite collaboration avec des artisans régionaux. Ainsi, le canton ne renforce pas seulement l’économie locale, mais préserve également un précieux savoir-faire artisanal. Ce projet montre que la protection du patrimoine et la durabilité ne sont pas antinomiques, mais forment ensemble une stratégie d’avenir pour la culture du bâti.

  • Le nouveau centre de données de Genève alimente le réseau de chauffage urbain en chaleur résiduelle

    Le nouveau centre de données de Genève alimente le réseau de chauffage urbain en chaleur résiduelle

    INFOMANIAK, fournisseur paneuropéen de cloud et développeur de technologies web, a inauguré un nouveau centre de données sur son site de Genève, en présence de représentants des autorités et de partenaires du projet. Selon un communiqué de presse, l’électricité consommée par les 10’000 serveurs installés sous terre peut être réutilisée comme énergie de chauffage via le réseau de chauffage urbain. Bien qu’il s’agisse d’une installation à forte consommation d’énergie, le centre de données est ainsi considéré comme un « acteur actif de la récupération d’énergie ».

    Dès novembre 2024, l’électricité consommée dans ce centre de données a commencé à être convertie à 100 % en chaleur et injectée dans le réseau de chauffage urbain du canton. Actuellement, le parc de serveurs utilise 25 pour cent de sa capacité, et d’ici 2028, l’installation devrait fonctionner à plein régime. Le réseau de chauffage urbain devrait alors atteindre une puissance de 1,7 mégawatt. « Cette quantité d’énergie permet de chauffer 6000 foyers Minergie-A par an ou de doucher 20 000 personnes pendant cinq minutes par jour », indique le communiqué.

    Le nouveau centre de données doit modifier la perte actuelle de chaleur résiduelle grâce à un nouveau principe de fonctionnement. Il transmet la chaleur obtenue à partir de l’électricité à une température de 40 à 45 degrés à un échangeur thermique air-eau qui réchauffe un circuit d’eau chaude. Des pompes à chaleur permettent ensuite d’augmenter la température de l’eau afin d’acheminer la chaleur perdue vers le réseau de chauffage urbain.

    Le fait qu’il soit situé sous une zone résidentielle contribue également à l’effet positif sur le climat. Ainsi, aucun impact sur le paysage urbain n’est à craindre. Le projet permettra de relever plusieurs défis importants dans le secteur du cloud et de renforcer l’indépendance technologique de l’Europe.

  • L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    Les tensions économiques mondiales se sont accrues au cours des derniers mois. L’OCDE et le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO) évoquent les risques, notamment ceux liés à la nouvelle administration américaine et aux relations ambiguës entre la Suisse et l’UE. Alors que la croissance de l’économie américaine est plus forte que prévu, l’économie européenne reste affaiblie par des défis structurels. La force du franc suisse freine les secteurs orientés vers l’exportation, tandis que la demande intérieure reste un pilier stable de l’économie.

    Le secteur de la construction profite de la baisse des taux d’intérêt
    La Banque nationale suisse (BNS) a assoupli sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 1,75% à 0,5%. Cette mesure crée un climat d’investissement favorable, notamment dans le secteur de la construction qui bénéficie d’une baisse des coûts de financement. Les prévisions pour l’ensemble du pays tablent sur une croissance de 1,5 % cette année et une accélération à 1,7 % l’année prochaine.

    Evolution sectorielle image contrastée
    Alors que l’économie industrielle continue d’être mise au défi, d’autres secteurs présentent des évolutions mitigées. Le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration luttent contre un climat des affaires morose, tandis que le secteur des services enregistre des impulsions positives. Une croissance particulièrement forte est prévue pour l’industrie chimique et pharmaceutique, les services aux entreprises et le secteur financier. L’industrie des machines et l’horlogerie pourraient également profiter de la reprise économique à moyen terme.

    Stabilisation avec des incertitudes
    L’économie vaudoise s’apprête à vivre une année d’opportunités, mais aussi de défis. Alors que des secteurs clés devraient bénéficier d’une reprise soutenue, les incertitudes géopolitiques et monétaires demeurent des facteurs de risque. L’évolution des relations commerciales internationales et de la conjoncture intérieure sera déterminante, de même que la capacité des entreprises à réagir avec souplesse aux changements.

  • La centrale électrique de Saas Almagell doit produire toute l’électricité en hiver grâce à un barrage plus haut

    La centrale électrique de Saas Almagell doit produire toute l’électricité en hiver grâce à un barrage plus haut

    Selon un communiqué, Kraftwerke Mattmark AG a fait étudier la faisabilité d’un rehaussement de 3 et 10 mètres de son barrage. Selon une étude préliminaire, une surélévation de 10 mètres permettrait de transférer la totalité de la production d’électricité actuelle de 60 gigawattheures en hiver. Le volume de retenue du lac augmente alors de 18 pour cent. Aucune nouvelle prise d’eau ou conduite d’alimentation n’est nécessaire. L’investissement s’élève à 83 millions de francs. Les travaux dureraient quatre ans.

    Le coactionnaire Axpo de Baden a réalisé l’étude préliminaire pour le compte de l’entreprise exploitante. Axpo élabore maintenant également l’avant-projet technique et le rapport d’impact sur l’environnement. Parallèlement, des représentants des parties prenantes de la population, de la protection de l’environnement et du tourisme seront impliqués dans des groupes d’accompagnement.

    Outre Axpo, qui détient 38,88% des parts de la société, CKW, filiale d’Axpo, en détient 27,78%, FMB et la ville de Sion 11,11% chacune, ainsi que ewl et la ville de Sierre 5,56% chacune. L’exploitation complète de la centrale construite dans la vallée de Saas à partir de 1958 a débuté en 1969.

    Actuellement, elle produit environ 33 gigawattheures d’électricité pendant le semestre d’hiver et 28 gigawattheures pendant le semestre d’été.

  • De nouveaux projets de décarbonisation du secteur gazier lancés en 2025

    De nouveaux projets de décarbonisation du secteur gazier lancés en 2025

    L’EPFL et le fournisseur de gaz romand Gaznat ont signé un accord-cadre pour développer leur collaboration, selon un communiqué. Celui-ci prévoit trois appels d’offres pour des projets de recherche et développement susceptibles de contribuer de manière significative à un approvisionnement en gaz propre. Le premier appel d’offres est prévu pour début 2025.

    Les projets gagnants seront sélectionnés par un conseil scientifique composé de quatre représentants de chaque partie. Il s’agit notamment de Gilles Verdan, CEO de Gaznat, Wendy Lee Queen et Yasmine Calisesi de l’Energy Center de l’EPFL, ainsi que d’Edouard Bugnion, vice-président de l’EPFL. Un gestionnaire de programme coordonnera les appels d’offres et assurera le suivi des projets sélectionnés.

    L’EPFL et Gaznat ont déjà cofinancé 17 projets dans le cadre de trois appels d’offres. Gaznat a ouvert son laboratoire d’innovation à Aigle en 2023.

    Gaznat, dont le siège est à Lausanne, achète et transporte du gaz pour des entreprises partenaires en Suisse romande. L’entreprise souhaite que son offre soit climatiquement neutre d’ici 2050. « Grâce à notre collaboration en matière de recherche et développement avec l’EPFL, nous nous rapprochons de notre objectif de neutralité climatique et pouvons décarboniser notre industrie », ont déclaré René Bautz, président du conseil d’administration de Gaznat, et Gilles Verdan, CEO, cités dans le communiqué.

  • Économies d’énergie grâce à l’IA

    Économies d’énergie grâce à l’IA

    Romande Energie renforce son positionnement dans l’immobilier. Selon un communiqué, le fournisseur d’énergie vaudois prend une participation dans la société yord GmbH. Cette société basée à Fribourg a développé une application qui permet d’optimiser la consommation de chaleur dans les bâtiments.

    Des capteurs placés dans tout le bâtiment mesurent la température, l’humidité, la luminosité et la qualité de l’air. Les données sont analysées par l’intelligence artificielle et utilisées pour adapter l’approvisionnement en chaleur aux besoins réels des utilisateurs. La solution peut s’arrimer à tous les systèmes de chauffage existants. L’optimisation de la consommation de chaleur permet de réaliser jusqu’à 40% d’économies d’énergie.

    Yord attend de la participation de Romande Energie une accélération de son développement technique et commercial. « En tant qu’acteur engagé dans le domaine des cleantech, Romande Energie constitue un partenaire stratégique pour notre croissance », déclare Sébastien Bron, CEO et l’un des quatre cofondateurs de l’entreprise créée en 2021, cité dans le communiqué.

    Romande Energie entend apporter une valeur ajoutée à ses clients grâce à la solution de yord. « L’approche de yord, qui consiste à optimiser la consommation d’énergie tout en préservant, voire en augmentant le confort, correspond à notre vision d’une transition énergétique positive qui place les utilisateurs au centre des préoccupations », explique Thibaud Weick, responsable de RE Ventures, le bras armé de Romande Energie.

  • Enerdrape remporte le prix de la durabilité d’AMAG

    Enerdrape remporte le prix de la durabilité d’AMAG

    Enerdrape a reçu une confirmation pour son projet pilote d’efficacité énergétique dans les bâtiments. Selon un communiqué de presse, la jeune entreprise basée à Renens a été désignée gagnante du premier AMAG Sustainability Challenge par le groupe de concessionnaires automobiles AMAG pour une solution de panneaux innovante.

    Le jury d’experts a été convaincu par le premier panneau géothermique au monde qui transforme des espaces souterrains tels que des garages ou des tunnels en sources de chaleur et de froid renouvelables. La chaleur résiduelle qui s’y dégage peut être utilisée pour chauffer et climatiser les locaux situés au-dessus, sans qu’il soit nécessaire de forer et sans contact direct avec le sol, peut-on lire dans l’exposé des motifs.

    Les start-ups 8inks et Exnaton sont arrivées en deuxième et troisième position. Les autres finalistes étaient CarDust et Grensol.

    Helmut Ruhl, CEO du groupe AMAG, n’a pas tari d’éloges sur les solutions présentées. « Sur notre chemin vers la décarbonisation de notre modèle d’entreprise d’ici 2040, nous misons sur l’électromobilité et le photovoltaïque ainsi que sur l’entrepreneuriat et l’innovation. Pour cela, nous avons besoin de nouvelles technologies et de nouveaux modèles commerciaux. c’est pourquoi nous avons organisé pour la première fois en 2024 l’AMAG Sustainability Challenge. Je suis submergé par la résonance et inspiré et enthousiasmé par les idées », est-il cité.

    Pour sa contribution à la réduction des émissions de CO2, Enerdrape reçoit 50 000 francs de l’AMAG Climate Fund ainsi qu’une VW ID.3 brandée pour un an.

  • Une nouvelle plateforme de réseau facilite l’autoconsommation d’énergie solaire et le stockage sur batterie

    Une nouvelle plateforme de réseau facilite l’autoconsommation d’énergie solaire et le stockage sur batterie

    Evaarist lance une plateforme en réseau « pour démocratiser l’autosuffisance énergétique », selon un communiqué. La start-up basée à Sion veut permettre à davantage de propriétaires d’installations solaires existantes de consommer davantage leur production solaire. Pour ce faire, Evaarist propose, outre la plateforme autarcie.ch qui permet de gérer l’électricité solaire produite par le toit, des kits de batteries faciles à installer.

    « L’autosuffisance énergétique, c’est ce qui nous tient à cœur », explique Loïc Viret, cité dans le communiqué. Il a fondé Evaarist 2023 avec Julien Morard et Stéphane Curchod. Spécialisé dans les énergies renouvelables et l’autosuffisance énergétique, le bureau d’études a lancé la plateforme autarcie.ch dans le cadre de l’Espace Innothèque de la Foire du Valais 2024, précise le communiqué.

    La réflexion d’Evaarist s’est basée sur le constat que près de 98% des quelque 240’000 installations solaires existantes en Suisse ne sont pas équipées de batteries. Evaarist propose des systèmes de batteries universelles pour les toits solaires. Un ensemble de batteries est installé parallèlement au réseau électrique, aux panneaux solaires et aux onduleurs existants. « Cela permettra de stocker et d’utiliser de l’énergie supplémentaire. Et surtout, le taux d’autosuffisance pourra être porté à 65-85%, alors qu’il est de 20-30% sans batteries », selon Viret.

    Par ailleurs, Evaarist entend acheminer le matériel directement du fabricant au client et l’installation se fera en grande partie en « do it yourself ». Grâce à un accord avec un importateur allemand, autarcie.ch propose des kits de batteries à partir de 5800 francs pour 10 kilowattheures.

    Autarcie.ch n’est pas un système anti-black-out. « Mais nos systèmes peuvent être équipés pour fonctionner en cas de panne du réseau », selon Viret.

  • La première turbine basse pression de Suisse mise en service à Martigny-Bourg

    La première turbine basse pression de Suisse mise en service à Martigny-Bourg

    Les Forces Motrices de Martigny-Bourg (FMMB) ont mis en service la première turbine basse pression de Suisse. Comme l’indique Alpiq dans un communiqué, elle permet de produire 850’000 kilowattheures d’électricité par an dans le canal submersible de la centrale au fil de l’eau sur la Dranse. Les trois unités de production actuelles de la centrale produisent 89 millions de kilowattheures par an.

    La turbine basse pression peut turbiner entre 1,25 et 10,2 mètres cubes d’eau par seconde, selon le débit. Elle est conçue pour une hauteur de chute allant jusqu’à 2,5 mètres. Elle ne constitue pas une charge supplémentaire pour l’environnement et n’affecte pas la production d’électricité existante. « L’installation de cette nouvelle turbine basse pression permet d’utiliser au mieux les ressources en eau disponibles tout en respectant l’environnement », explique Georges-Alain Zuber, directeur de la centrale, cité dans le communiqué.

    La conception de la centrale a débuté en 2011. Elle est soutenue par des fonds issus de la rétribution à prix coûtant du courant injecté.

    La centrale a été construite en 1908 pour produire l’électricité de l’Electro-Chimie de Paris. Aujourd’hui, les FMMB sont détenues par les communes de Bovernier (23,04%), Sembrancher (18,72%), Martigny (17,22%), Martigny-Combe (15,58%) et Vollèges (1,64%), ainsi que par Alpiq (18%) et le distributeur d’énergie valaisan FMV ( 5,8%).

  • Procimmo développe son fonds immobilier

    Procimmo développe son fonds immobilier

    Procimmo prévoit d’acquérir plusieurs immeubles pour son Residential Lemanic Fund. La société de Renens, spécialisée dans le développement et la gestion de produits d’investissement immobilier, prévoit donc de lancer une augmentation de capital de 30 millions à 40 millions de francs fin septembre. Le montant exact ainsi que la période de souscription seront communiqués ultérieurement, informe Procimmo dans un communiqué à ce sujet.

    Le Procimmo Residential Lemanic Fund comprend actuellement un actif brut d’environ 510 millions de francs. Les trois quarts du capital sont investis dans des immeubles à Lausanne et à Genève. Procimmo veut faire croître le fonds « tout en préservant ses qualités intrinsèques », écrit la société.

    Fondée en 2007, Procimmo SA est active en tant que Real Estate Asset Manager au siège de Renens ainsi qu’à Zurich et Genève. Depuis 2017, l’entreprise fait partie de Procimmo Group SA. Coté à la BX Swiss, ce groupe d’entreprises basé à Zoug propose des investissements et des services dans le domaine de l’immobilier.

  • ZIMEYSAVER – un avenir pour Meyrin, Satigny, Vernier

    ZIMEYSAVER – un avenir pour Meyrin, Satigny, Vernier

    Cet important projet de développement est mené en étroite collaboration entre les communes concernées, la Fondation pour les terrains industriels ainsi que diverses associations, entrepreneurs et habitants de la région. Ce partenariat garantit la prise en compte d’intérêts multiples et la création d’une cohabitation harmonieuse entre espaces commerciaux et résidentiels.

    Des espaces attrayants et abordables
    L’un des principaux défis du projet est de créer des disponibilités foncières et immobilières attrayantes et diversifiées à des prix abordables pour les activités productives. L’accent est également mis sur l’intégration habile des espaces commerciaux et résidentiels afin de créer un environnement cohérent et agréable pour toutes les parties concernées.

    Optimisation de l’infrastructure de transport
    L’amélioration du transport de marchandises et de la mobilité des personnes est un autre aspect important. Les voies de circulation prévues et les nouveaux embranchements autoroutiers amélioreront considérablement l’accessibilité de la zone. Deux lignes de bus à haut niveau de service permettront de mieux relier le nord et le sud de la région dès 2024.

    Qualité de l’environnement et habitat
    L’accent sera mis sur l’amélioration de la qualité de l’environnement par la création d’espaces ouverts et qualifiés et la mise à disposition de nouveaux équipements pour les entreprises et les employés, tels que des crèches, des restaurants et des petits commerces.
    Les prochaines étapes
    En 2024, la poursuite du développement du plan directeur pour les activités mixtes et le dépôt du permis de construire pour le «bar de Montfleury» ainsi que le nouvel échangeur autoroutier. L’année prochaine, il est prévu de faire un tour d’horizon public des modifications de zones et du plan directeur de la zone industrielle de Tuilire et de commencer les travaux sur le chemin d’agglomération de la rive droite. D’ici 2031, la mise en œuvre de la «barre de Montfleury» et l’échangeur autoroutier devraient être réalisés.

    Réalisations antérieures
    Le projet a déjà réussi à mettre en œuvre de nombreuses étapes importantes, notamment l’adoption de plusieurs plans directeurs et de crédits d’investissement, ainsi que la préparation des futures phases de développement. Ainsi, le plan directeur pour les zones industrielles et artisanales a déjà été adopté par le Conseil d’État en mai 2022.

  • Nouvelle gare souterraine à Genève le plus grand chantier ferroviaire du 21e siècle

    Nouvelle gare souterraine à Genève le plus grand chantier ferroviaire du 21e siècle

    La conception définitive de la gare souterraine de Genève a été récemment arrêtée. Après de longues consultations, les partenaires impliqués – l’Office fédéral des transports (OFT), le canton de Genève, la ville de Genève et les CFF – se sont mis d’accord sur les derniers détails qui permettront d’augmenter considérablement les capacités. La nouvelle gare comprendra non seulement deux passages souterrains supplémentaires pour les passagers, mais aussi un tunnel à deux voies en direction de l’aéroport, ce qui représente une nette amélioration par rapport au projet initial.

    La gare de Genève-Cornavin, troisième gare de Suisse, joue un rôle crucial dans le trafic pendulaire quotidien, tant à l’intérieur du pays qu’au niveau international. Chaque jour, 156 000 voyageurs et passagers la fréquentent. La nouvelle partie souterraine, qui s’inscrit dans le cadre du programme «Léman 2030», permettra d’améliorer considérablement l’efficacité des transports dans le bassin lémanique et l’agglomération genevoise. Il est prévu de faire circuler au moins trois trains grandes lignes supplémentaires par heure et par direction et d’étoffer la cadence sur la ligne La Plaine – Genève pour atteindre une cadence au quart d’heure.

    Outre les nouvelles zones de passage qui facilitent le transit en gare et simplifient l’accès aux quais, des études complémentaires ont été menées à la demande des commanditaires. Ces études ont a-bouti à des solutions permettant d’augmenter la capacité de la gare existante après la mise en service de la gare souterraine. Un nouveau passage souterrain central et un passage à l’est le long de la rue des Alpes seront créés. La planification de la modernisation du quai de surface existant reste toutefois prévue pour un projet ultérieur indépendant.

    Les coûts et le calendrier de la nouvelle gare souterraine sont encore en cours de finalisation et devraient être annoncés dans le courant de l’année 2024, l’appel d’offres public pouvant vraisemblablement être lancé fin 2027. La durée des travaux pour la gare souterraine est estimée à environ neuf ans, avec un budget d’environ 1,9 milliard de francs, financé par la Confédération, le canton de Genève et la ville de Genève. La mise en service visée est prévue pour 2038.

    Les partenaires se réjouissent de l’avancement de la planification et reconnaissent les progrès réalisés dans le cadre de leur coopération. En même temps, ils sont conscients des nombreux défis qui doivent encore être relevés pour assurer le succès du projet. Une présentation détaillée du projet est prévue pour le second semestre 2024 afin de fournir un aperçu détaillé des progrès et des tâches à accomplir.

  • Grand projet Bernex un carrefour urbain avec des logements et des emplois

    Grand projet Bernex un carrefour urbain avec des logements et des emplois

    Le grand projet Bernex s’étend le long du prolongement du tramway et couvre près de 120 hectares. La première phase, qui devrait s’achever en 2030, prévoit la construction de 1600 logements et 1600 emplois à Bernex et de 200 logements à Confignon.La planification et la mise en œuvre de ce projet se déroulent en plusieurs secteurs et étapes visant à créer un environnement urbain dynamique et intégré.

    Secteurs et domaines du projet
    Les principaux secteurs du projet sont le secteur Bernex-Est avec les quartiers Saint-Mathieu et Grouet, le parc agro-urbain des Molliers, les équipements publics de la Goutte de Saint-Mathieu et la zone industrielle des Rouettes. D’autres secteurs sont Vailly et Vuillonnex. Ces secteurs seront structurés par deux boulevards urbains, le «Boulevard de Chancy» et le «Boulevard des Abarois», qui desserviront les futurs quartiers parallèlement au développement des transports en commun.
    Objectifs en matière de logement et d’emploi
    Le plan prévoit de planifier environ 2800 nouvelles unités de logement et 2550 nouveaux emplois dans le secteur Est et Vailly. Le plan directeur cantonal vise à faire de Bernex un carrefour régional totalisant 5700 unités de logement et emplois. Outre les logements, des places pour la formation et la culture seront créées afin de répondre aux besoins des futurs habitants et travailleurs.

    Préservation de l’identité agricole
    Le projet s’étendra également aux terres agricoles afin de préserver et de promouvoir l’activité agricole locale et régionale. Le parc agro-urbain des Molliers joue à cet égard un rôle central en préservant et en améliorant l’identité agricole de la région.

    Concept de mobilité
    Plusieurs mesures sont mises en œuvre pour promouvoir la mobilité durable. Il s’agit notamment d’une voie verte pour la mobilité douce et de deux parkings relais pour encourager le transfert modal de la voiture vers les transports en commun, le vélo et la marche. Ces mesures sont essentielles pour réduire le trafic de transit et améliorer l’accessibilité des nouveaux quartiers.

    Mesures environnementales et espaces publics
    Une grande partie des nouveaux quartiers sera publique et dotée de vastes espaces verts. Une attention particulière sera accordée aux mesures environnementales telles que la gestion de l’énergie en réseau, la récupération des eaux de pluie et le développement de la biodiversité. Un réseau de chemins piétonniers sera créé par la commune de Bernex afin de rendre les espaces ouverts et publics accessibles à tous.
    Prochaines étapes et calendrier
    Les étapes importantes du projet comprennent le vote communal sur le plan local de voisinage à Vailly le 9 juin 2024, la poursuite de la procédure de projet pour la zone d’activité des Rouettes et la livraison des dernières unités d’habitation dans le quartier Saint-Mathieu en 2024. L’autorisation de construire le boulevard des Abarois et l’usine Caran d’Ache est également prévue pour 2024. D’ici 2030, les différentes phases du projet devraient être achevées, y compris les premières maisons à Vailly et l’achèvement des équipements publics du centre de formation de la Goutte de Saint-Mathieu.
    Le grand projet Bernex est un projet d’urbanisme intégral qui vise à faire de la région un carrefour urbain dynamique et durable. En créant de nouveaux logements et emplois, en favorisant la mobilité durable et en préservant l’identité agricole, le projet contribuera de manière significative au développement économique et social de la région.

  • Lauréat du concours d’architecture pour l’école de Confignon

    Lauréat du concours d’architecture pour l’école de Confignon

    Le projet gagnant «Cé Qu’É Lainô» se distingue par une stratégie innovante de fragmentation du vaste programme scolaire. Cette approche permet une grande flexibilité dans les phases d’utilisation future des salles de classe, des gymnases et de l’espace jeunesse. La disposition astucieuse des bâtiments facilite l’accès aux différentes activités prévues dans cette école et contribue à l’animation de la future place centrale du quartier, qui servira de lieu de rencontre social.

    Intégration et conditions d’implantation
    Le projet intègre de manière optimale les différentes contraintes du site, y compris la nécessité de créer une présence architecturale marquante au cœur du quartier. Les bureaux participants ont dû prendre en compte des aspects tels que l’organisation interne du programme, les choix de construction, l’intégration dans le futur quartier des Cherpines et le dialogue avec les principaux espaces publics. La gestion de la mobilité et l’aménagement paysager étaient également particulièrement importants. En outre, il s’agissait d’accueillir un grand nombre d’élèves et d’enseignants et de leur offrir un cadre de vie favorisant la transmission des connaissances.

    Des objectifs énergétiques ambitieux et la durabilité
    Le programme de la nouvelle école s’inscrit dans un concept énergétique ambitieux, qui mise sur le raccordement au chauffage urbain, alimenté par des sources d’énergie renouvelables. La ventilation naturelle et une installation solaire photovoltaïque à grande échelle sur le toit, combinée à la végétalisation, doivent permettre de répondre à la norme de très haute performance énergétique (THPE). Ces mesures soutiennent le développement durable de l’ensemble du projet.

    Un concours complet
    Conformément à la norme SIA 142, le concours d’architecture a été organisé dans le cadre d’une procédure ouverte en deux étapes. Lors de la première étape, l’accent a été mis sur le concept d’aménagement du périmètre, notamment sur la définition des espaces extérieurs, les principes de durabilité et l’organisation fonctionnelle des composantes du programme. La deuxième étape a permis de définir le projet architectural pour le programme éducatif et sportif ainsi que pour les aménagements extérieurs. Au total, 46 projets ont été présentés.

    Perspectives d’avenir pour le quartier des Cherpines
    Après la première phase de construction au Rolliet et l’arrivée des premières entreprises dans l’écoparc des Cherpines, l’école secondaire II de Confignon posera la première pierre de la deuxième phase du projet des Cherpines. L’école donnera corps à la Place des Cherpines et fera vivre l’espace dès son ouverture en accueillant 1 400 élèves et enseignants. La construction de l’école constituera le premier front bâti de cet espace public, tandis que les autres îlots du quartier résidentiel seront construits au fur et à mesure.

    Un développement continu
    Le concours s’est déroulé parallèlement à l’élaboration du projet de Plan localisé de quartier, situé entre l’écoparc industriel et les terrains de sport. Le PLQ devrait être présenté au Conseil d’État d’ici début 2025.

  • Projet Grands Esserts à Veyrier

    Projet Grands Esserts à Veyrier

    Au cœur du projet se trouve l’esplanade Jean-Piaget qui, avec la Promenade des Cirses, caractérise les espaces verts et libres du site. Cette disposition bien pensée souligne la valeur des normes environnementales élevées et sert la stratégie municipale de lutte contre le changement climatique. La planification tient strictement compte des principes de durabilité écologique afin de créer un espace de vie bénéfique à la fois pour les habitants et pour l’environnement.

    Approche participative de la planification
    Une large consultation des acteurs locaux et cantonaux ainsi que des futurs utilisateurs permet de poser les jalons de l’urbanisation, de la mobilité et de l’aménagement environnemental du nouveau quartier. Ces processus de planification collaboratifs garantissent l’implication de toutes les parties prenantes dans la prise de décision et contribuent à l’acceptation du projet.

    Promotion de la mobilité douce et accessibilité optimale
    La promotion de la mobilité douce est au cœur de la planification des transports des Grands Esserts. Un réseau de pistes cyclables et de chemins piétonniers attrayants relie le nouveau quartier à des points importants tels que le centre-ville de Genève, Carouge et Veyrier. Cette infrastructure est complétée par une meilleure connexion au réseau de transports publics, notamment au Léman Express, ce qui facilite la mobilité sans voiture au sein de la zone.

    Préserver et valoriser l’environnement naturel
    Une attention particulière est portée à la préservation et à la valorisation des ressources naturelles telles que la lisière forestière et l’aménagement paysager de la Promenade des Cirses. Ces mesures permettent non seulement de préserver la biodiversité, mais aussi d’offrir aux habitants des espaces de détente de qualité.

    Le projet des Grands Esserts pose de nouveaux jalons en matière de développement résidentiel et commercial grâce à l’intégration complète de principes écologiques et à la création d’une communauté inclusive et durable. Avec l’achèvement de la première phase de construction d’ici 2030, les Grands Esserts deviendront un modèle de vie urbaine en harmonie avec l’environnement.

  • Patinoire de Tréfle Blanc par les architectes de l’agence Chabanne

    Patinoire de Tréfle Blanc par les architectes de l’agence Chabanne

    La patinoire du Tréfle Blanc a été sélectionnée comme projet exceptionnel par le concours international d’architecture. Les architectes de Chabanne ont travaillé sur ce projet ambitieux en collaboration avec des partenaires tels qu’Architech SA, WSP-BG Ingénieurs Conseils, Ingeni, Oxalis et RR-A.
    Le projet «Tréfle Blanc» comprend une multitude d’attractions, dont une piste principale de plus de 8 600 places assises, une patinoire supplémentaire et de vastes espaces pour les VIP, la restauration et les expositions, sur une surface totale de 2 700 m². L’aménagement des espaces extérieurs et des zones environnantes a également été soigneusement planifié afin de garantir une intégration sans faille.

    Une attention particulière a été accordée à l’esthétique du bâtiment, notamment aux façades sculpturales qui soulignent le volume dynamique de la construction. L’architecture du projet reflète également l’identité du Geneva-Servette Hockey Club, qui a été symboliquement inclus en tant que club du Nid des Aigles.

    La durabilité joue également un rôle crucial. Le projet mise sur l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement, comme le bois, qui est utilisé non seulement pour la construction de la piste principale, mais aussi pour les cadres des patinoires. De plus, l’énergie est produite à partir de sources renouvelables, comme l’utilisation de l’énergie du sol et des panneaux photovoltaïques, afin de couvrir une grande partie des besoins énergétiques du projet.

    Le projet a également été enrichi par l’intégration d’espaces verts et de 150 arbres plantés, qui non seulement améliorent l’atmosphère, mais contribuent également à la promotion de la biodiversité et à la création d’espaces publics agréables autour de la patinoire.
    Avec «Trèfle blanc», les architectes de Chabanne posent un jalon impressionnant dans le monde des patinoires et offrent une expérience exceptionnelle tant aux sportifs qu’aux visiteurs.

  • Nouvel hôpital pédiatrique à Genève

    Nouvel hôpital pédiatrique à Genève

    L’intégration des familles des jeunes patients est une préoccupation centrale du nouvel hôpital pédiatrique. Il y aura des espaces spéciaux adaptés aux besoins des familles, comme des chambres individuelles avec salles de bains intégrées pour les patients et des espaces jour et nuit séparés pour les parents. Un autre espace pour les parents ou les accompagnants avec des salles de séjour, des cuisines et des salles de bains. De même, des chambres pour les parents dont les enfants viennent de loin à l’hôpital et qui ne peuvent donc pas s’y rendre tous les jours.

    Promotion de la recherche et de la formation
    Le nouvel hôpital répondra également aux besoins du personnel médical et de la formation. Il améliorera les conditions de travail du personnel médical et incitera les étudiants en médecine à se spécialiser en pédiatrie. En outre, l’hôpital offrira un espace pour les activités de recherche.

    Bases démographiques et économiques
    Ce projet de construction s’inscrit dans le cadre de la planification hospitalière cantonale et repose sur des prévisions démographiques et des considérations économiques. L’objectif est de permettre aux Hôpitaux Universitaires de Genève d’offrir aux enfants et à leurs familles des soins complets et de qualité dans un environnement moderne et fonctionnel.

    Architecture et phases de construction
    L’architecture du nouvel hôpital pédiatrique allie confort et fonctionnalité afin de créer un environnement propice à la guérison. Le concours d’architectes a été organisé conformément au règlement SIA 142 dans le cadre d’une procédure sélective pour une équipe pluridisciplinaire. Architecturestudio, une agence internationale avec des bureaux à Paris, Shanghai et Zoug, a remporté le concours.

    Construction durable et moderne
    Le nouveau bâtiment répondra aux normes énergétiques et fonctionnelles les plus élevées. Outre les installations conviviales pour les patients, la durabilité sera également au centre des préoccupations. La construction se déroulera en plusieurs phases. La partie stationnaire du bâtiment devrait être mise en service fin 2030, tandis que le bâtiment ambulatoire devrait être achevé au milieu de l’année 2035.

  • Développement urbain du grand projet des Communaux d’Ambilly

    Développement urbain du grand projet des Communaux d’Ambilly

    Le grand projet Communaux d’Ambilly, désormais connu sous le nom de quartier Belle-Terre, comprend l’urbanisation d’une zone de 36 hectares dans la commune de Thônex. Environ 2400 nouveaux logements devraient y être construits d’ici 2030.
    Cette opération d’urbanisation offre l’une des rares opportunités foncières importantes de la première couronne de la rive gauche de l’agglomération genevoise. Grâce à la proximité des gares du Léman Express de Chêne-Bourg et d’Annemasse, la zone sera parfaitement connectée à l’ensemble de l’agglomération et de la région.

    Les étapes du développement
    La première étape du projet, basée sur un Plan localisé de quartier (PLQ) adopté en 2011, a permis la construction d’environ 670 logements ainsi que des commerces, des services de proximité, un groupe scolaire et de vastes espaces publics. Cette phase comprenait également la création d’un alignement central de 180 arbres de haute tige. L’accès au site est assuré par deux nouvelles rues : la Chaussée des Cornouillers et l’Allée Belle-Terre.
    Actuellement, la deuxième phase est en préparation et prévoit le développement de 1000 logements supplémentaires et de nouveaux services d’ici 2028. La troisième phase devrait permettre la construction de 1000 logements supplémentaires d’ici 2030. Ces développements seront soutenus par le développement des transports en commun, notamment d’une ligne de BHNS (bus à haut niveau de service), et par l’extension des infrastructures scolaires.

    Une planification participative
    Un aspect central du projet Belle-Terre est le processus de planification participative. Celui-ci permet aux habitants et aux usagers actuels et futurs du quartier de faire part de leurs expériences et de leurs idées dans le développement du projet. Cette approche participative favorise le bien vivre ensemble et le développement durable du quartier.

    Une approche respectueuse de l’environnement
    Le quartier de Belle-Terre accorde une grande importance à la durabilité et à la protection de l’environnement. 50 % des surfaces sont dédiées à la nature, plus de 450 nouveaux arbres sont plantés et une forêt participative est mise en place. La géothermie et les panneaux solaires couvrent 90 % des besoins en énergie, tandis que les fossés, les toitures végétalisées et les surfaces perméables optimisent le cycle de l’eau. Un impressionnant 95 % des matériaux d’excavation ont été réutilisés sur place, ce qui réduit considérablement l’impact environnemental.
    L’aménagement du quartier comprend un mélange harmonieux de cours rurales et de promenades plantées qui créent des continuités paysagères et relient le quartier à la rivière Seymaz et à la lisière de la forêt de Belle-Idée.

  • Campus Pictet de Rochemont

    Campus Pictet de Rochemont

    Le projet PAV s’étend sur trois quartiers centraux de la ville et couvre 230 hectares – une surface qui correspond à peu près à la distance entre la Bürkliplatz et le Letten à Zurich. D’ici 2050, 12 400 logements et 6200 emplois devraient y être créés. La construction du nouveau siège de Pictet débutera à l’automne 2021 et l’inauguration est prévue pour 2025. Le nouveau bâtiment comprendra 2500 postes de travail et 100 logements.

    Un design innovant et durable
    Le nouveau siège de Pictet sera construit selon les normes les plus modernes. La conception du projet «Feng Shui» met l’accent sur le lien avec la nature, avec des éléments tels que l’eau, l’air, la lumière et la verdure. Le bâtiment comptera 23 étages, y compris une terrasse de restaurant panoramique et de vastes espaces verts. Un parc public et le dégagement de la rivière Drize font également partie du projet.

    Une construction respectueuse de l’environnement
    Un aspect central du projet est le respect de l’environnement. La construction sera conçue de manière à minimiser la consommation d’énergie et à maximiser l’utilisation des énergies renouvelables. Une approche innovante est également adoptée pour l’élimination des sols. 80.000 m³ de terre seront transportés par train afin de réduire considérablement l’empreinte carbone.

    Intégration et développement du quartier
    Le projet PAV vise à transformer le passé industriel de la zone en un quartier vivant à usage mixte. Outre les nouveaux logements et emplois, de nombreux espaces verts et zones de rencontre seront créés.
    Engagement envers la ville de Genève
    Renaud de Planta, associé senior de la banque privée, souligne que le nouveau campus est une profession de foi claire en faveur de la ville de Genève. Malgré la concurrence de métropoles financières comme Londres et New York, Genève reste le site central de Pictet. La population genevoise a également contribué à cette décision d’implantation par le biais de décisions politiques.

    Un regard sur l’avenir
    Avec l’achèvement du Campus Pictet de Rochemont, Genève ne disposera pas seulement d’un nouveau symbole architectural, mais aussi d’un important centre de travail et de vie au cœur de la ville. Ce projet est le symbole d’un développement urbain tourné vers l’avenir, qui met l’accent sur la durabilité et la modernité et qui améliorera la qualité de vie des habitants et des travailleurs de Genève.

  • Le Muséum d’histoire naturelle de Genève dévoile sa vision énergétique

    Le Muséum d’histoire naturelle de Genève dévoile sa vision énergétique

    La nouvelle extension pour les collections, conçue par MAK Architecture, viendra compléter les ailes existantes datant des années 1960. Avec plus de 15 millions d’objets exposés, dont des animaux, des roches et des minéraux du monde entier, le MHNG est le plus grand musée d’histoire naturelle de Suisse et l’un des dix plus importants d’Europe. Cet agrandissement permettra non seulement de mieux organiser et présenter les collections, mais aussi de créer de nouveaux espaces de travail, d’améliorer les zones d’accueil des visiteurs et d’aménager un nouvel espace pour les expositions temporaires.

    L’efficacité énergétique comme élément central
    L’un des objectifs centraux du projet est d’améliorer l’efficacité énergétique du musée. La partie historique du bâtiment a déjà fait l’objet d’une rénovation énergétique en 2012 et la nouvelle extension sera construite selon la norme de très haute efficacité énergétique. Cela correspond à la stratégie de la ville de Genève d’utiliser 100% d’énergies renouvelables et d’éliminer les émissions de CO² d’ici 2050.

    Installation photovoltaïque et éclairage durable
    L’un des points forts de la rénovation est l’installation du deuxième plus grand système photovoltaïque de la ville de Genève. En outre, l’ensemble du bâtiment sera équipé de luminaires LED à haute efficacité et utilisera l’éclairage naturel pour réduire encore la consommation d’énergie.

    Systèmes de chauffage et de climatisation
    Les besoins en chauffage de la nouvelle extension seront entièrement couverts par des énergies renouvelables et, au total, la part des énergies renouvelables sur l’ensemble du site sera progressivement portée à 80 %. Une pompe à chaleur sera la principale source d’énergie de chauffage et permettra d’économiser 70 tonnes d’émissions de CO² par an par rapport aux systèmes conventionnels. En cas d’urgence, un chauffage au gaz sera disponible en tant que solution de secours.

    Ventilation et climatisation optimisées
    Une attention particulière a été accordée à la ventilation et à la climatisation afin de protéger les collections fragiles des variations néfastes de l’humidité. Cela permettra au musée de recevoir des prêts précieux d’autres institutions qui exigent des conditions de conservation élevées.

  • Green Village Genève : un modèle de développement urbain durable

    Green Village Genève : un modèle de développement urbain durable

    Le Green Village est un projet impres sionnant qui concrétise la vision d’un développement urbain durable. Situé au centre de l’Europe, dans la ville internationale de Genève, le Green Village combine différents types de bâtiments tels que des appartements, des bureaux, un hôtel et un centre de conférence. Cette utilisation polyvalente favorise une forte interaction entre les résidents, les travailleurs et les visiteurs. Les innovations technologiques et les espaces intégrés offrent une qualité de vie élevée et favorisent la mobilité douce grâce à un accès facile aux transports publics.

    Intégration historique et utilisation moderne
    Le Green Village entoure le Centre œcuménique mondial existant du Conseil œcuménique des Églises, construit dans les années 1960 par les frères Honegger, architectes genevois renommés, et classé monument historique par le canton. Le COE, qui donne depuis plus de 70 ans des impulsions pour la paix et la justice dans le monde entier, encourage le dialogue et les échanges entre les différentes cultures. Cet héritage se reflète dans le concept architectural du Green Village, qui soutient activement la diversité et les échanges significatifs.

    Des bâtiments symboliques et des concepts innovants
    Les bâtiments du Green Village portent le nom de villes qui ont accueilli d’importantes conférences sur le climat, comme Montréal, Kyoto et Stockholm. Ce choix de nom renforce le sentiment de communauté et souligne l’orientation écologique du projet. Au total, le Green Village se compose de sept bâtiments qui s’articulent autour du centre œcuménique central et créent un réseau bien pensé d’espaces de travail et de vie.

    Durabilité et protection de l’environnement
    Un élément central du Green Village est la mise en œuvre de la philosophie «One Planet Living», qui repose sur une gestion durable des ressources et la promotion de la biodiversité. Le projet intègre des mesures environnementales globales telles que la gestion du réseau énergétique,, la récupération des eaux de pluie et le développement de jardins naturels. Ces mesures contribuent non seulement à la performance environnementale du projet, mais créent également un environnement sain et agréable à vivre pour tous les utilisateurs.

    Des solutions de mobilité d’avenir
    L’emplacement du Green Village est idéal pour une mobilité respectueuse de l’environnement. Il se trouve à proximité immédiate de l’aéroport de Genève, de l’autoroute, de la gare et des arrêts de transports publics. Deux boulevards urbains, le «Boulevard de Chancy» et le «Boulevard des Abarois», structureront les nouveaux quartiers et en faciliteront l’accès. Ils seront complétés par des voies vertes pour la mobilité douce et des parkings relais qui encourageront le transfert vers les transports en commun.

    Rénovation et préservation des bâtiments historiques
    Le centre œcuménique, classé monument historique, sera rénové et agrandi dans le cadre du projet afin de créer des installations de conférence et des espaces de travail ultramodernes. La rénovation est prévue pour la période 2023-2027 et permettra de préserver l’importance historique du bâtiment tout en l’adaptant aux exigences futures.