Catégorie : Genf

  • La restauration remet le pont d’Eaumorte dans le paysage local

    La restauration remet le pont d’Eaumorte dans le paysage local

    L’entreprise de construction MAULINI SA, basée à Satigny, informe dans un article sur LinkedIn de l’achèvement de la restauration du pont de l’Eaumorte. Le pont entre Avully et Cartigny a été construit au milieu du 19ème siècle et est considéré comme l’un des plus anciens du canton de Genève. Les travaux ont débuté le 2 juin 2025 et se sont achevés fin octobre. Avant le début de la restauration, la commune d’Avully décrivait le pont comme étant dans un « état de destruction avancé ».

    MAULINI a réalisé l’ensemble des travaux, dont la remise en état, l’enlèvement de la végétation, la reconstitution des pierres selon l’original et l’aménagement de l’accès au pont. Selon l’entreprise, « les travaux ont consisté à refaire les joints des pierres avec du mortier d’époque, à créer une nouvelle superstructure et à installer un parapet en bois local afin de redonner au pont sa stabilité et son charme d’origine ». L’objectif de la restauration était de rendre le pont à nouveau accessible aux piétons, aux vélos et aux chevaux. Pour ce projet, MAULINI a collaboré avec le bureau d’ingénieurs EDMS du Petit-Lancy GE.

    Fondée en 1910, MAULINI SA est spécialisée dans le bâtiment et le génie civil. Cela comprend notamment des projets de construction de logements collectifs, de bâtiments industriels et administratifs, ainsi que des projets de restauration comme celui du Conservatoire de Musique de Genève. L’entreprise est l’un des cinq finalistes du Prix SVC Genève 2025, qui sera remis le 27 novembre 2025 au Bâtiment des Forces Motrices à Genève.

  • La politique du logement à Genève sous pression

    La politique du logement à Genève sous pression

    Depuis 1983, la loi sur la démolition, la transformation et la rénovation des immeubles d’habitation à Genève contrôle rigoureusement le marché du logement. Avec pour objectif de protéger les locataires, de garantir la qualité de vie et d’endiguer la spéculation. Les loyers après transformation et rénovation sont plafonnés par décret et les projets soumis à autorisation sont étroitement réglementés

    L’étude de Ters (FHNW) et Kholodilin (DIW Berlin) analyse pour la première fois de manière dynamique l’impact de ces interventions. Le résultat montre que le rationnement des logements et le contrôle des loyers freinent significativement la construction de nouveaux logements. Les investisseurs privés et institutionnels déplacent davantage de capitaux vers la rénovation. À court terme, les dépenses de modernisation augmentent, alors que les véritables augmentations de la surface habitable ne se produisent pas. Parallèlement, les logements vacants continuent de diminuer, le taux d’occupation augmente et le marché devient encore plus étroit. Les coûts d’entrée augmentent, en particulier pour les nouveaux locataires, tandis que les locataires existants bénéficient de loyers stables, souvent bon marché, et d’une longue durée de location

    Une nouvelle dynamique dans le parc existant
    Les investisseurs institutionnels sont particulièrement touchés. Les retards dans les projets, la baisse des valeurs résiduelles et la complexité des procédures d’autorisation rendent la construction de nouveaux bâtiments peu attrayante. L’étude montre qu’un choc réglementaire réduit le volume des nouveaux investissements jusqu’à 600 millions de CHF. Cela représente environ 1% du PIB total de Genève. Pour le parc immobilier urbain, cela signifie en premier lieu que les investissements vont principalement dans des mises à niveau à court terme, dictées par la conformité, plutôt que dans des rénovations en profondeur ou de nouvelles unités

    Le contrôle des loyers agit en premier lieu par le biais du canal des prix. Il protège les locataires existants contre les augmentations, mais fait baisser le rendement pour les propriétaires et freine les nouveaux projets. Les rénovations deviennent plus attractives que les nouvelles constructions, ce qui encourage la modernisation mais ne crée guère de nouveaux logements

    Effet de verrouillage et inégalité des chances
    Un effet secondaire inattendu de la réglementation est ce que l’on appelle l’effet de verrouillage. Les locataires restent beaucoup plus longtemps dans leur logement pour des raisons de coût, ce qui limite la mobilité et renforce la mauvaise répartition des logements. Parallèlement, les différences de loyers sur le marché s’accentuent. Les nouveaux arrivants paient des loyers élevés sur le marché, tandis que les locataires de longue durée en profitent. La qualité et l’état des logements restent souvent à un niveau bas, car les rénovations en profondeur sont difficiles à envisager d’un point de vue économique

    Recherche d’un équilibre entre protection et offre
    L’étude montre que les réglementations genevoises protègent les locataires contre les flambées de prix, mais qu’elles pèsent sur les nouvelles constructions, aggravant ainsi la pénurie de logements à moyen terme. Les investisseurs se tournent vers le maintien du parc immobilier et les modernisations ponctuelles, tandis que les impulsions de croissance par de nouvelles constructions font défaut. Pour la politique, cela signifie qu’il est indispensable de trouver un équilibre durable entre protection et renouvellement du marché. De nouveaux permis de densification et une réglementation différenciée des loyers pourraient y remédier.

  • Le site de Genève sous pression

    Le site de Genève sous pression

    Genève est considérée comme un symbole de la coopération internationale. 36’000 emplois dans les organisations internationales, environ 250’000 nuitées par an et une forte empreinte locale. Ces chiffres illustrent la pertinence de la présence internationale. Mais les tensions géopolitiques et le retrait potentiel de grands acteurs comme les Etats-Unis mettent ce système sous pression.

    Les conséquences sont des coupes budgétaires, des changements structurels et des questions de localisation qui vont bien au-delà de l’échiquier politique. Les marchés immobiliers, les prestataires de services locaux et le développement urbain sont également directement touchés. Ce qui était considéré comme stable jusqu’à présent doit désormais être repensé.

    Quand la demande est redistribuée
    Les employés internationaux caractérisent le marché du logement de Genève avec environ 9 500 unités occupées, une forte propension à payer et une focalisation sur les grands appartements meublés. Une diminution de seulement 20 % des employés pourrait augmenter sensiblement le taux d’offre. Mais le taux de vacance ne devrait guère augmenter. La situation tendue en matière de logement fait que les logements qui se libèrent sont rapidement occupés par des ménages locaux.

    L’évolution de la composition de l’offre, en particulier dans le segment des prix élevés, sera déterminante. Le marché pourrait sembler plus détendu à court terme, mais à moyen terme, il pourrait connaître un décalage dans la dynamique des loyers.

    Stabilité à lépreuve
    Environ 650 000 m² de bureaux sont aujourd’hui occupés par des organisations internationales. Une baisse de 20 % porterait le taux de vacance à plus de 10 %, avec un impact particulièrement marqué au Grand-Saconnex, à Pregny-Chambésy et dans la zone du Jardin des Nations. Un retrait complet laisserait plus de 140 000 m² de surfaces vacantes, une dimension équivalente à environ deux fois le projet PAV.

    Bien que le marché se soit montré robuste jusqu’à présent, la baisse de la demande internationale pourrait accentuer les déséquilibres existants. Des stratégies différenciées pour une utilisation flexible et centrée sur l’utilisateur sont nécessaires.

    Une dépendance visible et vulnérable
    Chaque année, Genève accueille environ 2 500 conférences. Le tourisme qui y est associé soutient une grande partie du marché hôtelier. La suppression de ces événements pourrait réduire le taux d’occupation des hôtels jusqu’à 10 %. Avec des effets domino sur les fournisseurs, la gastronomie et la réputation internationale de la ville.

    Ce domaine en particulier montre à quel point les intérêts économiques, urbanistiques et diplomatiques sont étroitement liés et combien ce carrefour est vulnérable.

    Du danger à l’opportunité
    Le retrait éventuel d’organisations internationales n’est pas une crise isolée, mais l’expression d’un changement structurel mondial. Le défi pour Genève est de considérer la résilience non seulement comme une résistance, mais aussi comme un changement.

    Stratégies d’avenir pour Genève
    Un écosystème unique d’organisations internationales, une qualité de vie élevée et une stabilité institutionnelle continuent de plaider en faveur de Genève. Parallèlement, il convient de répondre de manière stratégique à des défis tels que la rareté des sols, le prix élevé des terrains et le coût élevé de la vie.

    Poursuivre la transformation avec deux leviers
    Développer de nouveaux modèles commerciaux en diversifiant les financements et les services, les formats hybrides, les plateformes numériques et les partenariats ancrés localement.

    Utiliser l’immobilier de manière intelligente et flexible
    Repenser les espaces sous-utilisés de manière modulaire, centrée sur l’utilisateur et adaptable. La condition préalable est non seulement l’agilité spatiale, mais aussi organisationnelle.

    Utiliser de manière ciblée les synergies dans l’espace
    Passer des bureaux classiques à des lieux de savoir, de rencontre et d’innovation. Les infrastructures de conférence, d’hôtellerie et de coworking devraient être planifiées et utilisées de manière plus intégrée.

    Assouplir la planification
    Le développement urbain doit être réactif et adaptable. Avec des concepts visionnaires qui permettent la réversibilité et l’orientation des utilisateurs, plutôt que des directives rigides.

  • Le Parlement approuve la construction du nouveau siège de l’OIM à Genève

    Le Parlement approuve la construction du nouveau siège de l’OIM à Genève

    Par 166 voix contre 2, le Conseil national a approuvé le 14 juin 2025 un prêt fédéral sans intérêt pour la rénovation du siège de l’Organisation internationale pour les migrations. Cette décision fait suite à un vote positif du Conseil des Etats en mars dernier. L’OIM, qui fait partie du système des Nations Unies, joue un rôle de premier plan dans la politique migratoire mondiale. Le site actuel dans le quartier des Morillons à Genève date du début des années 1980 et ne répond pas aux normes énergétiques, fonctionnelles et de sécurité.

    Investissement d’importance stratégique
    L’approbation du Parlement est intervenue malgré l’annonce récente par l’OIM de la suppression d’environ 20% de ses quelque 1000 postes à Genève. Cette décision est motivée par l’arrêt de l’aide des Etats-Unis, l’un des principaux donateurs de l’organisation. Le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a toutefois souligné devant le Conseil que le projet de construction était raisonnablement dimensionné, même avec un effectif réduit, soit environ 600 collaborateurs à l’avenir. Par cet engagement, la Suisse poursuit une stratégie claire de politique d’accueil visant à renforcer la Genève internationale à long terme.

    Structure de financement et calendrier
    Le prêt de 44,7 millions de francs accordé par la Confédération ne porte pas d’intérêts et doit être remboursé en l’espace de 50 ans. Les fonds sont versés à la FIPOI (Fondation des immeubles pour les organisations internationales), qui est responsable du projet. Le canton de Genève participe également à hauteur de 21,6 millions de francs. La Confédération et le canton assument ainsi environ deux tiers du coût total. En 2022 déjà, le Parlement avait soutenu un avant-projet à hauteur de 5,7 millions de francs pour les travaux de planification. Le début des travaux est prévu pour janvier 2026 et l’emménagement pour 2029.

    Genève, un site stratégique pour les organisations internationales
    Le soutien de la Confédération doit être compris comme faisant partie de la politique d’accueil supérieure. Genève accueille aujourd’hui plus de 40 organisations internationales et est considérée comme l’un des principaux sites multilatéraux au monde. La Suisse a pour objectif de consolider ce rôle. Notamment dans un contexte de plus en plus concurrentiel pour les sièges internationaux. La modernisation de l’infrastructure est un moyen essentiel de fidéliser durablement des organisations comme l’OIM à Genève.

    Signal de continuité malgré les incertitudes
    En approuvant clairement la construction du nouveau siège de l’OIM, la Suisse affirme une fois de plus son rôle d’Etat hôte des organisations internationales. Malgré les incertitudes géopolitiques et les réductions internes à l’OIM, le projet envoie un signal fort quant à l’attractivité de la place économique suisse et à sa fiabilité. Un aspect qui revêt une importance égale pour les spécialistes et les cadres de la diplomatie, des organisations internationales et de la construction.

  • Le nouveau centre de données de Genève alimente le réseau de chauffage urbain en chaleur résiduelle

    Le nouveau centre de données de Genève alimente le réseau de chauffage urbain en chaleur résiduelle

    INFOMANIAK, fournisseur paneuropéen de cloud et développeur de technologies web, a inauguré un nouveau centre de données sur son site de Genève, en présence de représentants des autorités et de partenaires du projet. Selon un communiqué de presse, l’électricité consommée par les 10’000 serveurs installés sous terre peut être réutilisée comme énergie de chauffage via le réseau de chauffage urbain. Bien qu’il s’agisse d’une installation à forte consommation d’énergie, le centre de données est ainsi considéré comme un « acteur actif de la récupération d’énergie ».

    Dès novembre 2024, l’électricité consommée dans ce centre de données a commencé à être convertie à 100 % en chaleur et injectée dans le réseau de chauffage urbain du canton. Actuellement, le parc de serveurs utilise 25 pour cent de sa capacité, et d’ici 2028, l’installation devrait fonctionner à plein régime. Le réseau de chauffage urbain devrait alors atteindre une puissance de 1,7 mégawatt. « Cette quantité d’énergie permet de chauffer 6000 foyers Minergie-A par an ou de doucher 20 000 personnes pendant cinq minutes par jour », indique le communiqué.

    Le nouveau centre de données doit modifier la perte actuelle de chaleur résiduelle grâce à un nouveau principe de fonctionnement. Il transmet la chaleur obtenue à partir de l’électricité à une température de 40 à 45 degrés à un échangeur thermique air-eau qui réchauffe un circuit d’eau chaude. Des pompes à chaleur permettent ensuite d’augmenter la température de l’eau afin d’acheminer la chaleur perdue vers le réseau de chauffage urbain.

    Le fait qu’il soit situé sous une zone résidentielle contribue également à l’effet positif sur le climat. Ainsi, aucun impact sur le paysage urbain n’est à craindre. Le projet permettra de relever plusieurs défis importants dans le secteur du cloud et de renforcer l’indépendance technologique de l’Europe.

  • ZIMEYSAVER – un avenir pour Meyrin, Satigny, Vernier

    ZIMEYSAVER – un avenir pour Meyrin, Satigny, Vernier

    Cet important projet de développement est mené en étroite collaboration entre les communes concernées, la Fondation pour les terrains industriels ainsi que diverses associations, entrepreneurs et habitants de la région. Ce partenariat garantit la prise en compte d’intérêts multiples et la création d’une cohabitation harmonieuse entre espaces commerciaux et résidentiels.

    Des espaces attrayants et abordables
    L’un des principaux défis du projet est de créer des disponibilités foncières et immobilières attrayantes et diversifiées à des prix abordables pour les activités productives. L’accent est également mis sur l’intégration habile des espaces commerciaux et résidentiels afin de créer un environnement cohérent et agréable pour toutes les parties concernées.

    Optimisation de l’infrastructure de transport
    L’amélioration du transport de marchandises et de la mobilité des personnes est un autre aspect important. Les voies de circulation prévues et les nouveaux embranchements autoroutiers amélioreront considérablement l’accessibilité de la zone. Deux lignes de bus à haut niveau de service permettront de mieux relier le nord et le sud de la région dès 2024.

    Qualité de l’environnement et habitat
    L’accent sera mis sur l’amélioration de la qualité de l’environnement par la création d’espaces ouverts et qualifiés et la mise à disposition de nouveaux équipements pour les entreprises et les employés, tels que des crèches, des restaurants et des petits commerces.
    Les prochaines étapes
    En 2024, la poursuite du développement du plan directeur pour les activités mixtes et le dépôt du permis de construire pour le «bar de Montfleury» ainsi que le nouvel échangeur autoroutier. L’année prochaine, il est prévu de faire un tour d’horizon public des modifications de zones et du plan directeur de la zone industrielle de Tuilire et de commencer les travaux sur le chemin d’agglomération de la rive droite. D’ici 2031, la mise en œuvre de la «barre de Montfleury» et l’échangeur autoroutier devraient être réalisés.

    Réalisations antérieures
    Le projet a déjà réussi à mettre en œuvre de nombreuses étapes importantes, notamment l’adoption de plusieurs plans directeurs et de crédits d’investissement, ainsi que la préparation des futures phases de développement. Ainsi, le plan directeur pour les zones industrielles et artisanales a déjà été adopté par le Conseil d’État en mai 2022.

  • Nouvelle gare souterraine à Genève le plus grand chantier ferroviaire du 21e siècle

    Nouvelle gare souterraine à Genève le plus grand chantier ferroviaire du 21e siècle

    La conception définitive de la gare souterraine de Genève a été récemment arrêtée. Après de longues consultations, les partenaires impliqués – l’Office fédéral des transports (OFT), le canton de Genève, la ville de Genève et les CFF – se sont mis d’accord sur les derniers détails qui permettront d’augmenter considérablement les capacités. La nouvelle gare comprendra non seulement deux passages souterrains supplémentaires pour les passagers, mais aussi un tunnel à deux voies en direction de l’aéroport, ce qui représente une nette amélioration par rapport au projet initial.

    La gare de Genève-Cornavin, troisième gare de Suisse, joue un rôle crucial dans le trafic pendulaire quotidien, tant à l’intérieur du pays qu’au niveau international. Chaque jour, 156 000 voyageurs et passagers la fréquentent. La nouvelle partie souterraine, qui s’inscrit dans le cadre du programme «Léman 2030», permettra d’améliorer considérablement l’efficacité des transports dans le bassin lémanique et l’agglomération genevoise. Il est prévu de faire circuler au moins trois trains grandes lignes supplémentaires par heure et par direction et d’étoffer la cadence sur la ligne La Plaine – Genève pour atteindre une cadence au quart d’heure.

    Outre les nouvelles zones de passage qui facilitent le transit en gare et simplifient l’accès aux quais, des études complémentaires ont été menées à la demande des commanditaires. Ces études ont a-bouti à des solutions permettant d’augmenter la capacité de la gare existante après la mise en service de la gare souterraine. Un nouveau passage souterrain central et un passage à l’est le long de la rue des Alpes seront créés. La planification de la modernisation du quai de surface existant reste toutefois prévue pour un projet ultérieur indépendant.

    Les coûts et le calendrier de la nouvelle gare souterraine sont encore en cours de finalisation et devraient être annoncés dans le courant de l’année 2024, l’appel d’offres public pouvant vraisemblablement être lancé fin 2027. La durée des travaux pour la gare souterraine est estimée à environ neuf ans, avec un budget d’environ 1,9 milliard de francs, financé par la Confédération, le canton de Genève et la ville de Genève. La mise en service visée est prévue pour 2038.

    Les partenaires se réjouissent de l’avancement de la planification et reconnaissent les progrès réalisés dans le cadre de leur coopération. En même temps, ils sont conscients des nombreux défis qui doivent encore être relevés pour assurer le succès du projet. Une présentation détaillée du projet est prévue pour le second semestre 2024 afin de fournir un aperçu détaillé des progrès et des tâches à accomplir.

  • Grand projet Bernex un carrefour urbain avec des logements et des emplois

    Grand projet Bernex un carrefour urbain avec des logements et des emplois

    Le grand projet Bernex s’étend le long du prolongement du tramway et couvre près de 120 hectares. La première phase, qui devrait s’achever en 2030, prévoit la construction de 1600 logements et 1600 emplois à Bernex et de 200 logements à Confignon.La planification et la mise en œuvre de ce projet se déroulent en plusieurs secteurs et étapes visant à créer un environnement urbain dynamique et intégré.

    Secteurs et domaines du projet
    Les principaux secteurs du projet sont le secteur Bernex-Est avec les quartiers Saint-Mathieu et Grouet, le parc agro-urbain des Molliers, les équipements publics de la Goutte de Saint-Mathieu et la zone industrielle des Rouettes. D’autres secteurs sont Vailly et Vuillonnex. Ces secteurs seront structurés par deux boulevards urbains, le «Boulevard de Chancy» et le «Boulevard des Abarois», qui desserviront les futurs quartiers parallèlement au développement des transports en commun.
    Objectifs en matière de logement et d’emploi
    Le plan prévoit de planifier environ 2800 nouvelles unités de logement et 2550 nouveaux emplois dans le secteur Est et Vailly. Le plan directeur cantonal vise à faire de Bernex un carrefour régional totalisant 5700 unités de logement et emplois. Outre les logements, des places pour la formation et la culture seront créées afin de répondre aux besoins des futurs habitants et travailleurs.

    Préservation de l’identité agricole
    Le projet s’étendra également aux terres agricoles afin de préserver et de promouvoir l’activité agricole locale et régionale. Le parc agro-urbain des Molliers joue à cet égard un rôle central en préservant et en améliorant l’identité agricole de la région.

    Concept de mobilité
    Plusieurs mesures sont mises en œuvre pour promouvoir la mobilité durable. Il s’agit notamment d’une voie verte pour la mobilité douce et de deux parkings relais pour encourager le transfert modal de la voiture vers les transports en commun, le vélo et la marche. Ces mesures sont essentielles pour réduire le trafic de transit et améliorer l’accessibilité des nouveaux quartiers.

    Mesures environnementales et espaces publics
    Une grande partie des nouveaux quartiers sera publique et dotée de vastes espaces verts. Une attention particulière sera accordée aux mesures environnementales telles que la gestion de l’énergie en réseau, la récupération des eaux de pluie et le développement de la biodiversité. Un réseau de chemins piétonniers sera créé par la commune de Bernex afin de rendre les espaces ouverts et publics accessibles à tous.
    Prochaines étapes et calendrier
    Les étapes importantes du projet comprennent le vote communal sur le plan local de voisinage à Vailly le 9 juin 2024, la poursuite de la procédure de projet pour la zone d’activité des Rouettes et la livraison des dernières unités d’habitation dans le quartier Saint-Mathieu en 2024. L’autorisation de construire le boulevard des Abarois et l’usine Caran d’Ache est également prévue pour 2024. D’ici 2030, les différentes phases du projet devraient être achevées, y compris les premières maisons à Vailly et l’achèvement des équipements publics du centre de formation de la Goutte de Saint-Mathieu.
    Le grand projet Bernex est un projet d’urbanisme intégral qui vise à faire de la région un carrefour urbain dynamique et durable. En créant de nouveaux logements et emplois, en favorisant la mobilité durable et en préservant l’identité agricole, le projet contribuera de manière significative au développement économique et social de la région.

  • Lauréat du concours d’architecture pour l’école de Confignon

    Lauréat du concours d’architecture pour l’école de Confignon

    Le projet gagnant «Cé Qu’É Lainô» se distingue par une stratégie innovante de fragmentation du vaste programme scolaire. Cette approche permet une grande flexibilité dans les phases d’utilisation future des salles de classe, des gymnases et de l’espace jeunesse. La disposition astucieuse des bâtiments facilite l’accès aux différentes activités prévues dans cette école et contribue à l’animation de la future place centrale du quartier, qui servira de lieu de rencontre social.

    Intégration et conditions d’implantation
    Le projet intègre de manière optimale les différentes contraintes du site, y compris la nécessité de créer une présence architecturale marquante au cœur du quartier. Les bureaux participants ont dû prendre en compte des aspects tels que l’organisation interne du programme, les choix de construction, l’intégration dans le futur quartier des Cherpines et le dialogue avec les principaux espaces publics. La gestion de la mobilité et l’aménagement paysager étaient également particulièrement importants. En outre, il s’agissait d’accueillir un grand nombre d’élèves et d’enseignants et de leur offrir un cadre de vie favorisant la transmission des connaissances.

    Des objectifs énergétiques ambitieux et la durabilité
    Le programme de la nouvelle école s’inscrit dans un concept énergétique ambitieux, qui mise sur le raccordement au chauffage urbain, alimenté par des sources d’énergie renouvelables. La ventilation naturelle et une installation solaire photovoltaïque à grande échelle sur le toit, combinée à la végétalisation, doivent permettre de répondre à la norme de très haute performance énergétique (THPE). Ces mesures soutiennent le développement durable de l’ensemble du projet.

    Un concours complet
    Conformément à la norme SIA 142, le concours d’architecture a été organisé dans le cadre d’une procédure ouverte en deux étapes. Lors de la première étape, l’accent a été mis sur le concept d’aménagement du périmètre, notamment sur la définition des espaces extérieurs, les principes de durabilité et l’organisation fonctionnelle des composantes du programme. La deuxième étape a permis de définir le projet architectural pour le programme éducatif et sportif ainsi que pour les aménagements extérieurs. Au total, 46 projets ont été présentés.

    Perspectives d’avenir pour le quartier des Cherpines
    Après la première phase de construction au Rolliet et l’arrivée des premières entreprises dans l’écoparc des Cherpines, l’école secondaire II de Confignon posera la première pierre de la deuxième phase du projet des Cherpines. L’école donnera corps à la Place des Cherpines et fera vivre l’espace dès son ouverture en accueillant 1 400 élèves et enseignants. La construction de l’école constituera le premier front bâti de cet espace public, tandis que les autres îlots du quartier résidentiel seront construits au fur et à mesure.

    Un développement continu
    Le concours s’est déroulé parallèlement à l’élaboration du projet de Plan localisé de quartier, situé entre l’écoparc industriel et les terrains de sport. Le PLQ devrait être présenté au Conseil d’État d’ici début 2025.

  • Projet Grands Esserts à Veyrier

    Projet Grands Esserts à Veyrier

    Au cœur du projet se trouve l’esplanade Jean-Piaget qui, avec la Promenade des Cirses, caractérise les espaces verts et libres du site. Cette disposition bien pensée souligne la valeur des normes environnementales élevées et sert la stratégie municipale de lutte contre le changement climatique. La planification tient strictement compte des principes de durabilité écologique afin de créer un espace de vie bénéfique à la fois pour les habitants et pour l’environnement.

    Approche participative de la planification
    Une large consultation des acteurs locaux et cantonaux ainsi que des futurs utilisateurs permet de poser les jalons de l’urbanisation, de la mobilité et de l’aménagement environnemental du nouveau quartier. Ces processus de planification collaboratifs garantissent l’implication de toutes les parties prenantes dans la prise de décision et contribuent à l’acceptation du projet.

    Promotion de la mobilité douce et accessibilité optimale
    La promotion de la mobilité douce est au cœur de la planification des transports des Grands Esserts. Un réseau de pistes cyclables et de chemins piétonniers attrayants relie le nouveau quartier à des points importants tels que le centre-ville de Genève, Carouge et Veyrier. Cette infrastructure est complétée par une meilleure connexion au réseau de transports publics, notamment au Léman Express, ce qui facilite la mobilité sans voiture au sein de la zone.

    Préserver et valoriser l’environnement naturel
    Une attention particulière est portée à la préservation et à la valorisation des ressources naturelles telles que la lisière forestière et l’aménagement paysager de la Promenade des Cirses. Ces mesures permettent non seulement de préserver la biodiversité, mais aussi d’offrir aux habitants des espaces de détente de qualité.

    Le projet des Grands Esserts pose de nouveaux jalons en matière de développement résidentiel et commercial grâce à l’intégration complète de principes écologiques et à la création d’une communauté inclusive et durable. Avec l’achèvement de la première phase de construction d’ici 2030, les Grands Esserts deviendront un modèle de vie urbaine en harmonie avec l’environnement.

  • Patinoire de Tréfle Blanc par les architectes de l’agence Chabanne

    Patinoire de Tréfle Blanc par les architectes de l’agence Chabanne

    La patinoire du Tréfle Blanc a été sélectionnée comme projet exceptionnel par le concours international d’architecture. Les architectes de Chabanne ont travaillé sur ce projet ambitieux en collaboration avec des partenaires tels qu’Architech SA, WSP-BG Ingénieurs Conseils, Ingeni, Oxalis et RR-A.
    Le projet «Tréfle Blanc» comprend une multitude d’attractions, dont une piste principale de plus de 8 600 places assises, une patinoire supplémentaire et de vastes espaces pour les VIP, la restauration et les expositions, sur une surface totale de 2 700 m². L’aménagement des espaces extérieurs et des zones environnantes a également été soigneusement planifié afin de garantir une intégration sans faille.

    Une attention particulière a été accordée à l’esthétique du bâtiment, notamment aux façades sculpturales qui soulignent le volume dynamique de la construction. L’architecture du projet reflète également l’identité du Geneva-Servette Hockey Club, qui a été symboliquement inclus en tant que club du Nid des Aigles.

    La durabilité joue également un rôle crucial. Le projet mise sur l’utilisation de matériaux respectueux de l’environnement, comme le bois, qui est utilisé non seulement pour la construction de la piste principale, mais aussi pour les cadres des patinoires. De plus, l’énergie est produite à partir de sources renouvelables, comme l’utilisation de l’énergie du sol et des panneaux photovoltaïques, afin de couvrir une grande partie des besoins énergétiques du projet.

    Le projet a également été enrichi par l’intégration d’espaces verts et de 150 arbres plantés, qui non seulement améliorent l’atmosphère, mais contribuent également à la promotion de la biodiversité et à la création d’espaces publics agréables autour de la patinoire.
    Avec «Trèfle blanc», les architectes de Chabanne posent un jalon impressionnant dans le monde des patinoires et offrent une expérience exceptionnelle tant aux sportifs qu’aux visiteurs.

  • Nouvel hôpital pédiatrique à Genève

    Nouvel hôpital pédiatrique à Genève

    L’intégration des familles des jeunes patients est une préoccupation centrale du nouvel hôpital pédiatrique. Il y aura des espaces spéciaux adaptés aux besoins des familles, comme des chambres individuelles avec salles de bains intégrées pour les patients et des espaces jour et nuit séparés pour les parents. Un autre espace pour les parents ou les accompagnants avec des salles de séjour, des cuisines et des salles de bains. De même, des chambres pour les parents dont les enfants viennent de loin à l’hôpital et qui ne peuvent donc pas s’y rendre tous les jours.

    Promotion de la recherche et de la formation
    Le nouvel hôpital répondra également aux besoins du personnel médical et de la formation. Il améliorera les conditions de travail du personnel médical et incitera les étudiants en médecine à se spécialiser en pédiatrie. En outre, l’hôpital offrira un espace pour les activités de recherche.

    Bases démographiques et économiques
    Ce projet de construction s’inscrit dans le cadre de la planification hospitalière cantonale et repose sur des prévisions démographiques et des considérations économiques. L’objectif est de permettre aux Hôpitaux Universitaires de Genève d’offrir aux enfants et à leurs familles des soins complets et de qualité dans un environnement moderne et fonctionnel.

    Architecture et phases de construction
    L’architecture du nouvel hôpital pédiatrique allie confort et fonctionnalité afin de créer un environnement propice à la guérison. Le concours d’architectes a été organisé conformément au règlement SIA 142 dans le cadre d’une procédure sélective pour une équipe pluridisciplinaire. Architecturestudio, une agence internationale avec des bureaux à Paris, Shanghai et Zoug, a remporté le concours.

    Construction durable et moderne
    Le nouveau bâtiment répondra aux normes énergétiques et fonctionnelles les plus élevées. Outre les installations conviviales pour les patients, la durabilité sera également au centre des préoccupations. La construction se déroulera en plusieurs phases. La partie stationnaire du bâtiment devrait être mise en service fin 2030, tandis que le bâtiment ambulatoire devrait être achevé au milieu de l’année 2035.

  • Développement urbain du grand projet des Communaux d’Ambilly

    Développement urbain du grand projet des Communaux d’Ambilly

    Le grand projet Communaux d’Ambilly, désormais connu sous le nom de quartier Belle-Terre, comprend l’urbanisation d’une zone de 36 hectares dans la commune de Thônex. Environ 2400 nouveaux logements devraient y être construits d’ici 2030.
    Cette opération d’urbanisation offre l’une des rares opportunités foncières importantes de la première couronne de la rive gauche de l’agglomération genevoise. Grâce à la proximité des gares du Léman Express de Chêne-Bourg et d’Annemasse, la zone sera parfaitement connectée à l’ensemble de l’agglomération et de la région.

    Les étapes du développement
    La première étape du projet, basée sur un Plan localisé de quartier (PLQ) adopté en 2011, a permis la construction d’environ 670 logements ainsi que des commerces, des services de proximité, un groupe scolaire et de vastes espaces publics. Cette phase comprenait également la création d’un alignement central de 180 arbres de haute tige. L’accès au site est assuré par deux nouvelles rues : la Chaussée des Cornouillers et l’Allée Belle-Terre.
    Actuellement, la deuxième phase est en préparation et prévoit le développement de 1000 logements supplémentaires et de nouveaux services d’ici 2028. La troisième phase devrait permettre la construction de 1000 logements supplémentaires d’ici 2030. Ces développements seront soutenus par le développement des transports en commun, notamment d’une ligne de BHNS (bus à haut niveau de service), et par l’extension des infrastructures scolaires.

    Une planification participative
    Un aspect central du projet Belle-Terre est le processus de planification participative. Celui-ci permet aux habitants et aux usagers actuels et futurs du quartier de faire part de leurs expériences et de leurs idées dans le développement du projet. Cette approche participative favorise le bien vivre ensemble et le développement durable du quartier.

    Une approche respectueuse de l’environnement
    Le quartier de Belle-Terre accorde une grande importance à la durabilité et à la protection de l’environnement. 50 % des surfaces sont dédiées à la nature, plus de 450 nouveaux arbres sont plantés et une forêt participative est mise en place. La géothermie et les panneaux solaires couvrent 90 % des besoins en énergie, tandis que les fossés, les toitures végétalisées et les surfaces perméables optimisent le cycle de l’eau. Un impressionnant 95 % des matériaux d’excavation ont été réutilisés sur place, ce qui réduit considérablement l’impact environnemental.
    L’aménagement du quartier comprend un mélange harmonieux de cours rurales et de promenades plantées qui créent des continuités paysagères et relient le quartier à la rivière Seymaz et à la lisière de la forêt de Belle-Idée.

  • Campus Pictet de Rochemont

    Campus Pictet de Rochemont

    Le projet PAV s’étend sur trois quartiers centraux de la ville et couvre 230 hectares – une surface qui correspond à peu près à la distance entre la Bürkliplatz et le Letten à Zurich. D’ici 2050, 12 400 logements et 6200 emplois devraient y être créés. La construction du nouveau siège de Pictet débutera à l’automne 2021 et l’inauguration est prévue pour 2025. Le nouveau bâtiment comprendra 2500 postes de travail et 100 logements.

    Un design innovant et durable
    Le nouveau siège de Pictet sera construit selon les normes les plus modernes. La conception du projet «Feng Shui» met l’accent sur le lien avec la nature, avec des éléments tels que l’eau, l’air, la lumière et la verdure. Le bâtiment comptera 23 étages, y compris une terrasse de restaurant panoramique et de vastes espaces verts. Un parc public et le dégagement de la rivière Drize font également partie du projet.

    Une construction respectueuse de l’environnement
    Un aspect central du projet est le respect de l’environnement. La construction sera conçue de manière à minimiser la consommation d’énergie et à maximiser l’utilisation des énergies renouvelables. Une approche innovante est également adoptée pour l’élimination des sols. 80.000 m³ de terre seront transportés par train afin de réduire considérablement l’empreinte carbone.

    Intégration et développement du quartier
    Le projet PAV vise à transformer le passé industriel de la zone en un quartier vivant à usage mixte. Outre les nouveaux logements et emplois, de nombreux espaces verts et zones de rencontre seront créés.
    Engagement envers la ville de Genève
    Renaud de Planta, associé senior de la banque privée, souligne que le nouveau campus est une profession de foi claire en faveur de la ville de Genève. Malgré la concurrence de métropoles financières comme Londres et New York, Genève reste le site central de Pictet. La population genevoise a également contribué à cette décision d’implantation par le biais de décisions politiques.

    Un regard sur l’avenir
    Avec l’achèvement du Campus Pictet de Rochemont, Genève ne disposera pas seulement d’un nouveau symbole architectural, mais aussi d’un important centre de travail et de vie au cœur de la ville. Ce projet est le symbole d’un développement urbain tourné vers l’avenir, qui met l’accent sur la durabilité et la modernité et qui améliorera la qualité de vie des habitants et des travailleurs de Genève.

  • Le Muséum d’histoire naturelle de Genève dévoile sa vision énergétique

    Le Muséum d’histoire naturelle de Genève dévoile sa vision énergétique

    La nouvelle extension pour les collections, conçue par MAK Architecture, viendra compléter les ailes existantes datant des années 1960. Avec plus de 15 millions d’objets exposés, dont des animaux, des roches et des minéraux du monde entier, le MHNG est le plus grand musée d’histoire naturelle de Suisse et l’un des dix plus importants d’Europe. Cet agrandissement permettra non seulement de mieux organiser et présenter les collections, mais aussi de créer de nouveaux espaces de travail, d’améliorer les zones d’accueil des visiteurs et d’aménager un nouvel espace pour les expositions temporaires.

    L’efficacité énergétique comme élément central
    L’un des objectifs centraux du projet est d’améliorer l’efficacité énergétique du musée. La partie historique du bâtiment a déjà fait l’objet d’une rénovation énergétique en 2012 et la nouvelle extension sera construite selon la norme de très haute efficacité énergétique. Cela correspond à la stratégie de la ville de Genève d’utiliser 100% d’énergies renouvelables et d’éliminer les émissions de CO² d’ici 2050.

    Installation photovoltaïque et éclairage durable
    L’un des points forts de la rénovation est l’installation du deuxième plus grand système photovoltaïque de la ville de Genève. En outre, l’ensemble du bâtiment sera équipé de luminaires LED à haute efficacité et utilisera l’éclairage naturel pour réduire encore la consommation d’énergie.

    Systèmes de chauffage et de climatisation
    Les besoins en chauffage de la nouvelle extension seront entièrement couverts par des énergies renouvelables et, au total, la part des énergies renouvelables sur l’ensemble du site sera progressivement portée à 80 %. Une pompe à chaleur sera la principale source d’énergie de chauffage et permettra d’économiser 70 tonnes d’émissions de CO² par an par rapport aux systèmes conventionnels. En cas d’urgence, un chauffage au gaz sera disponible en tant que solution de secours.

    Ventilation et climatisation optimisées
    Une attention particulière a été accordée à la ventilation et à la climatisation afin de protéger les collections fragiles des variations néfastes de l’humidité. Cela permettra au musée de recevoir des prêts précieux d’autres institutions qui exigent des conditions de conservation élevées.

  • Green Village Genève : un modèle de développement urbain durable

    Green Village Genève : un modèle de développement urbain durable

    Le Green Village est un projet impres sionnant qui concrétise la vision d’un développement urbain durable. Situé au centre de l’Europe, dans la ville internationale de Genève, le Green Village combine différents types de bâtiments tels que des appartements, des bureaux, un hôtel et un centre de conférence. Cette utilisation polyvalente favorise une forte interaction entre les résidents, les travailleurs et les visiteurs. Les innovations technologiques et les espaces intégrés offrent une qualité de vie élevée et favorisent la mobilité douce grâce à un accès facile aux transports publics.

    Intégration historique et utilisation moderne
    Le Green Village entoure le Centre œcuménique mondial existant du Conseil œcuménique des Églises, construit dans les années 1960 par les frères Honegger, architectes genevois renommés, et classé monument historique par le canton. Le COE, qui donne depuis plus de 70 ans des impulsions pour la paix et la justice dans le monde entier, encourage le dialogue et les échanges entre les différentes cultures. Cet héritage se reflète dans le concept architectural du Green Village, qui soutient activement la diversité et les échanges significatifs.

    Des bâtiments symboliques et des concepts innovants
    Les bâtiments du Green Village portent le nom de villes qui ont accueilli d’importantes conférences sur le climat, comme Montréal, Kyoto et Stockholm. Ce choix de nom renforce le sentiment de communauté et souligne l’orientation écologique du projet. Au total, le Green Village se compose de sept bâtiments qui s’articulent autour du centre œcuménique central et créent un réseau bien pensé d’espaces de travail et de vie.

    Durabilité et protection de l’environnement
    Un élément central du Green Village est la mise en œuvre de la philosophie «One Planet Living», qui repose sur une gestion durable des ressources et la promotion de la biodiversité. Le projet intègre des mesures environnementales globales telles que la gestion du réseau énergétique,, la récupération des eaux de pluie et le développement de jardins naturels. Ces mesures contribuent non seulement à la performance environnementale du projet, mais créent également un environnement sain et agréable à vivre pour tous les utilisateurs.

    Des solutions de mobilité d’avenir
    L’emplacement du Green Village est idéal pour une mobilité respectueuse de l’environnement. Il se trouve à proximité immédiate de l’aéroport de Genève, de l’autoroute, de la gare et des arrêts de transports publics. Deux boulevards urbains, le «Boulevard de Chancy» et le «Boulevard des Abarois», structureront les nouveaux quartiers et en faciliteront l’accès. Ils seront complétés par des voies vertes pour la mobilité douce et des parkings relais qui encourageront le transfert vers les transports en commun.

    Rénovation et préservation des bâtiments historiques
    Le centre œcuménique, classé monument historique, sera rénové et agrandi dans le cadre du projet afin de créer des installations de conférence et des espaces de travail ultramodernes. La rénovation est prévue pour la période 2023-2027 et permettra de préserver l’importance historique du bâtiment tout en l’adaptant aux exigences futures.

  • Le projet Quai Vernets à Genève avec 12’400 logements

    Le projet Quai Vernets à Genève avec 12’400 logements

    Le projet Quai Vernets à Genève est un exemple parfait de développement urbain tourné vers l’avenir et axé sur des espaces de vie durables. Cette diversité d’options de logement contribue à une communauté inclusive basée sur les principes de l’économie sociale et solidaire.

    La collaboration entre les sociétés pilotes Losinger Marazzi et Pillet SA, les huit développeurs de l’équipe ENSEMBLE et les autorités locales donne naissance à un quartier unique, sans équivalent en Suisse, qui se distingue par son caractère innovant et durable. Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme PAV et vise à redéfinir le concept de «vivre en ville».

    D’un point de vue historique, la hauteur des constructions à Genève est d’environ 18 à 24 mètres. Dans le PAV, on commence toutefois à 30 mètres, et un immeuble d’habitation sur le site prévu pour les casernes fera 80 mètres de haut. Malgré tout, cela reste «bas» par rapport aux tours de bureaux qui seront construites dans le quartier d’affaires prévu «Étoile». Celles-ci atteindront jusqu’à 175 mètres de haut et seront donc les plus hauts bâtiments de Genève.

    Dans une ville où le taux de logements vacants est le plus bas de Suisse, il est plus logique, d’un point de vue urbanistique, d’avoir des logements et des entreprises de services à proximité immédiate du centre plutôt que des garages et des usines. On s’attend à ce que la moitié des projets de construction soient achevés au cours des vingt prochaines années. Cela dépendra de la situation économique et de l’évolution de la demande de logements et d’espaces de travail.

    Lors de la mise en œuvre des projets de construction, le canton se trouve dans la chaloupe, à l’exception de l’infrastructure publique. Il met au concours les terrains à bâtir dans le cadre des plans d’affectation, après quoi les investisseurs peuvent s’annoncer pour un projet concret. Les contrats de bail à long terme sont attribués par le gouvernement cantonal. La prochaine étape est la planification sur le terrain de la caserne, qui est actuellement encore utilisé par les soldats. Un quartier comprenant plusieurs blocs d’habitation, un bâtiment scolaire et un complexe de bureaux sont prévus. Il faudra sans doute un demi-siècle pour réaménager l’ensemble de la ville.

    En plus de la création de logements, le projet comprend également des mesures d’infrastructure durables telles que la réhabilitation des berges de l’Arve et la transformation d’un parking en plantation d’arbres. Ces mesures ne favoriseront pas seulement la biodiversité, mais amélioreront également la qualité de vie dans le nouveau quartier. La coopération intensive entre tous les partenaires impliqués permet d’intégrer le projet de manière homogène dans l’environnement urbain existant.

    L’engagement en faveur de la sensibilisation à l’environnement et des méthodes de construction durables est un autre élément clé du projet. Losinger Marazzi démontre par l’exemple comment une utilisation responsable des ressources est pratiquée à travers le recyclage des matériaux et le choix de technologies et parallè de méthodes durables. La mise à disposition de 3.000 places de stationnement pour vélos et l’aménagement de zones piétonnes soulignent en outre l’engagement en faveur de la mobilité douce.

    Dans l’ensemble, le projet Quai Vernets montre comment une planification visionnaire et une collaboration coopérative peuvent donner naissance à un quartier viable et agréable à vivre, qui répond aux exigences d’une urbanité moderne, durable et socialement inclusive.

  • Genève: un modèle qui s’exporte?

    Genève: un modèle qui s’exporte?

    A quoi ressemble votre travail quotidien?
    Quels sont les sujets immobiliers que vous traitez le plus souvent?
    Mon travail est très varié et couvre la plupart des différents domaines du droit immobilier: transactions immobilières, projets de développement, conseils en matière contractuelle (p. ex. contrats d’entreprise ou de bail), négociations en lien avec le foncier (constitution de servitudes, conventions d’usage, etc.), litiges immobiliers civils (p.ex. défauts de construction, problèmes de voisinage) ou administratifs (recours contre des permis de construire notamment).

    Au vu de la taille de l’Etude MLL Legal, nous sommes bien positionnés pour conseiller nos clients sur des projets de grande envergure ou sur des questions complexes impliquant une multitude d’acteurs. Ce sont des sujets qui m’intéressent beaucoup. Pour ma part, je tire le plus de satisfaction de mon travail lorsque je parviens à identifier des solutions constructives qui permettent de mettre d’accord toutes les parties pour qu’elles puissent avancer ensemble dans leur projet commun.

    Est-ce que la situation juridique pour le secteur de la construction et de l’immobilier a changé ces dernières années, si oui, comment?
    Le cadre législatif, notamment en matière de droit public, se densifie et se complexifie rapidement et nous voyons souvent que nos clients peinent à se tenir au courant de l’évolution de la réglementation, surtout s’ils sont actifs sur l’ensemble du territoire suisse.

    Au cours des dernières années, ce sont probablement les restrictions adoptées par la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) en vue d’éviter le mitage du territoire qui ont fait le plus évoluer l’état du droit, de par leur effet sur les planifications locales. Il en va de même des contraintes désormais posées quant à la qualité du bâti (notamment en matière d’efficience énergétique) découlant de la Stratégie énergétique 2050. La législation fiscale, tout comme les règles posées pour l’accès aux subventions, ont également un effet déterminant sur les opportunités à disposition des constructeurs et, par voie de conséquence sur l’ensemble du secteur immobilier.

    A Genève, les dernières années ont été riches en rebondissements, notamment en lien avec des modifications de la Loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (LDTR) et de la Loi générale sur les zones de développement (LGZD), mais aussi en raison de la modification récente du Règlement d’application de la Loi cantonale sur l’énergie.

    Qu’est-ce que le secteur immobilier genevois a que les autres grandes régions économiques suisses n’ont pas?
    Le secteur immobilier genevois peut compter sur une dynamique particulière liée à la situation géographique du canton et à son histoire, notamment aux nombreuses institutions qui y sont établies. L’attractivité du canton a une influence importante sur le taux de vacance des logements, qui demeure encore et toujours historiquement bas, en dépit d’une activité de construction soutenue au cours des dernières années. Dans toutes les catégories de logements ou presque, la demande est supérieure à l’offre. Cette situation de pénurie explique pourquoi certains sujets (comme le logement et le droit du bail) sont plus sensibles à Genève que dans d’autres régions. Le fait que le canton affiche l’un des taux taux de propriétaires les plus bas en Suisse (18.7% en 2021 alors que la moyenne nationale s’élève à 36.3% et que ce taux dépasse 50% dans certains cantons) implique également que certaines thématiques soient abordées différemment à Genève.

    Qu’est-ce qui rend Genève unique?
    Juridiquement parlant, l’un des régimes les plus surprenants pour un investisseur immobilier venant d’outre-Sarine est celui prévu par la LDTR genevoise, qui restreint de façon importante la marge de manœuvre des propriétaires d’immeubles d’habitation (notamment en ce qui concerne les transformations, la vente ou la fixation du loyer après travaux). Il en va de même de la législation relative à la zone de développement, au travers de laquelle l’Etat exerce un fort contrôle sur la production de nouveaux logements dans le canton. Ces réglementations étant en vigueur depuis de nombreuses années à Genève, de nombreuses pratiques se sont développées autour, et elles sont encore en constante évolution. Nous voyons que des réglementations similaires commencent à être adoptées dans d’autres cantons, respectivement parfois au niveau communal. Il y a donc fort à parier que le «cas genevois» pourra servir à l’avenir de référence d’interprétation pour des problématiques similaires pouvant se poser en lien avec ces nouvelles règles.

  • Un habitat modulable pour quatre générations

    Un habitat modulable pour quatre générations

    La société genevoise est confrontée à un défi majeur. Les offres de logement existantes ne sont pas suffisantes pour répondre aux besoins croissants d’une population vieillissante. Le parc de logements actuel est conçu pour une société de trois générations et ne tient pas suffisamment compte des exigences spécifiques d’une société de quatre générations. Ce changement implique de nouvelles exigences en matière d’habitat, telles qu’une répartition flexible des pièces, un accès sans barrière et des espaces temporaires pour les invités ou le personnel d’assistance.

    Un prototype de logement flexible
    Pour répondre à ces exigences, un consortium composé de services publics, d’architectes, de conseillers immobiliers, d’ingénieurs en construction et en énergie, de coopératives de construction et d’experts en logement social et en services socio-médicaux travaille sur un prototype de logement innovant. Ce prototype doit permettre une utilisation flexible et tenir compte des besoins en logement de tous les groupes d’âge. Les éléments adaptatifs du modèle peuvent être appliqués à différents types de bâtiments et doivent mettre en évidence des synergies intersectorielles dans les domaines de la santé, du logement et des coûts.

    Ressources foncières et laboratoire d’innovation
    La recherche de terrains appropriés constitue un défi particulier à Genève, où les ressources foncières sont rares. L’identification et l’utilisation de terrains appropriés constituent donc un élément central du projet. En plus du développement du prototype de logement flexible, un hall temporaire à caractère de laboratoire sera créé. Ce hall servira de plateforme d’expérimentation, de discussion et d’exposition de modèles architecturaux. Elle est à la disposition des participants au projet et du public, et favorise les échanges et la formation d’un consensus dans le cadre du projet.

    Un regard sur l’avenir
    Le projet de Genève montre comment les villes peuvent s’adapter aux changements démographiques et développer des solutions de logement innovantes. Le prototype de logement flexible et le laboratoire d’innovation qui l’accompagne constituent des approches pionnières pour adapter le logement aux besoins d’une société vieillissante tout en utilisant efficacement les ressources foncières limitées. Cette initiative représente une étape importante dans l’amélioration de la qualité de vie de toutes les générations et dans la création de modèles de logement durables et viables.

  • Matériaux transformatifs dans l’industrie du bâtiment

    Matériaux transformatifs dans l’industrie du bâtiment

    En tant que l’une des principales sources d’émissions de CO² en Suisse et au Liechtenstein, le secteur de la construction est soumis à une pression croissante pour introduire des pratiques durables. Mikaël Genty, conseiller de la Fondation Suisse pour le Climat, souligne la nécessité de nouvelles technologies pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris sur le climat. Parmi les développements prometteurs figure l’entreprise Terrabloc, qui transforme les matériaux d’excavation en matériaux de construction écologiques tels que des briques et des cloisons. Cette initiative contribue à réduire les déchets de construction et à les transformer en matériaux de construction précieux.

    Amélioration de l’efficacité grâce à des technologies d’isolation modernes
    Un autre élément clé pour un secteur de la construction durable est une isolation efficace. La start-up FenX, une spin-off de l’ETH Zurich, a développé une technologie qui transforme les déchets industriels en une mousse isolante durable et recyclable. Cette innovation améliore non seulement l’efficacité énergétique des bâtiments, mais favorise également l’économie circulaire dans l’industrie du bâtiment.

    Une révolution dans l’industrie du béton
    La spin-off de l’ETH Oxara présente une alternative d’avenir au béton, qui ne nécessite pas de ciment à forte teneur en CO². Ce béton innovant est fabriqué à partir de matériaux d’excavation et pourrait changer fondamentalement l’industrie du béton. Parallèlement, la PME bernoise neustark travaille sur un procédé qui utilise le béton comme réservoir de CO² en fixant le dioxyde de carbone sous forme de calcaire dans du béton recyclé. Cette technologie n’aborde pas seulement le problème des émissions de CO², mais contribue également au développement de technologies à émissions négatives, qui jouent un rôle de plus en plus important dans la politique climatique de la Confédération.

    En soutenant ces projets et technologies innovants, la Fondation Suisse pour le Climat entend accélérer la transition vers un secteur de la construction plus durable et apporter ainsi une contribution essentielle à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La recherche et le développement continus dans ces domaines promettent non seulement une réduction de la pollution, mais aussi une amélioration de la qualité de vie grâce à des environnements d’habitation et de travail plus durables.

  • Ariane Widmer Pham parle de culture architecturale et de développement urbain durable à Genève

    Ariane Widmer Pham parle de culture architecturale et de développement urbain durable à Genève

    Ariane Widmer Pham est une architecte et urbaniste passionnée qui s’engage depuis des années pour une culture du bâti de qualité en Suisse. Son engagement au sein de la Fondation Culture du bâti en Suisse vise à sensibiliser un large public – des professionnels aux communes, aux milieux de l’économie et de l’immobilier à l’importance de la culture du bâti. Ariane Widmer Pham souligne qu’un bon urbanisme, une architecture soignée et une culture du bâti de haut niveau contribuent de manière déterminante à ce que les gens se sentent bien dans leur environnement de vie et de travail.

    L’importance de la culture du bâti
    La culture du bâti n’est pas une évidence globalement partagée, mais une conscience à acquérir. Ariane Widmer Pham explique que la culture du bâti devrait être intégrée à l’éducation de base afin de favoriser une compréhension et une appréciation plus profondes de notre environnement bâti. Le sens de la communauté, de la simplicité de la construction et de la proximité à l’artisanat, comme cela était le cas autrefois, se sont perdues. Aujourd’hui, il est important de renforcer à nouveau le rapport aux matériaux et à la construction et de promouvoir l’idée collective de la ville comme projet commun.

    Enjeux et objectifs de l’urbanisme à Genève
    Genève se caractérise par un territoire très restreint, ce qui entraîne une forte densité urbaine et un fort besoin de régulation. Ce contexte exige une planification minutieuse et axée sur la qualité. Widmer Pham souligne la nécessité de développer des projets sensibles et en dialogue avec le patrimoine. Genève a été l’une des premières villes à figurer dans l’Inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse (ISOS), ce qui a permis d’y renforcer la qualité et la sensibilité à l’égard du développement urbain.

    Projet d’agglomération et transition écologique
    Le projet d’agglomération du Grand Genève, lancé en 2007, a largement contribué à la coordination du développement des transports et de l’urbanisation. Le développement de secteurs intercommunaux coordonnés avec les des infrastructures de transport a fait ses preuves, mais reste confronté à des défis majeurs. La vision du développement qui oriente les projets d’agglomération est régulièrement révisée afin de répondre aux exigences actuelles, en ce moment par exemple y l’objectif de zéro émission nette.

    Processus participatifs dans la planification urbaine
    Les démarches participatives sont un élément essentiel de la planification urbaine à Genève. Depuis 2015, la loi stipule que les processus de planification doivent être accompagnés de procédures de concertation. Ces procédures permettent à la population de faire part de ses expériences et de ses besoins, ce qui entraîne une meilleure acceptation des projets. Widmer Pham souligne qu’une large participation des citoyens contribue à développer des projets qui répondent aux besoins réels des habitants.

    Perspectives d’avenir et approches innovantes
    Les défis de la densification et du développement urbain durable à Genève nécessitent des approches innovantes et une collaboration étroite entre différents acteurs. Ils passent par des approches nuancées d’identification et de mobilisation des secteurs avec un potentiel de mutation, en particulier dans les espaces périphériques de l’après-guerre. Ce développement passe parfois par une approche qui peut être qualifiée d’ »urbanisme de dentelles », dans lequel les solutions se situent davantage au niveau de l’architecture que de la planification. Ariane Widmer Pham insiste sur la nécessité d’aborder l’existant avec sensibilité afin de reconnaître et de valoriser son potentiel.
    Ariane Widmer Pham montre de manière impressionnante comment la culture du bâti et le développement urbain durable vont de pair. Son engagement et son expertise contribuent à ce que Genève continue à servir d’exemple en matière d’urbanisme de qualité. La promotion de la culture du bâti, des processus participatifs et des approches innovantes en matière de densification sont des éléments essentiels pour une transformation urbaine durable, qui répond aussi bien aux besoins des habitants qu’aux exigences de protection de l’environnement et de durabilité.

  • Genève pose de nouveaux jalons en matière de rénovation énergétique des bâtiments

    Genève pose de nouveaux jalons en matière de rénovation énergétique des bâtiments

    Le Grand Conseil de Genève a approuvé en mars 2024 des crédits d’investissement de 500 millions de francs, financés conjointement par le canton et le programme fédéral de construction. Cet accord historique confirme l’engagement de Genève en faveur de la rénovation du patrimoine bâti afin d’accélérer la transition énergétique. Il comprend des mesures telles que le maintien de l’indice des coûts thermiques et des taux spécifiques pour les propriétaires de maisons individuelles.

    Des subventions plus élevées pour les rénovations énergétiques
    Les propriétaires immobiliers peuvent désormais bénéficier d’un soutien financier supplémentaire pour la rénovation de leurs bâtiments. Les subventions, d’un montant de 500 millions de francs, seront principalement attribuées aux propriétaires privés, tandis que 30% bénéficieront aux communes et aux établissements publics autonomes. Les nouvelles subventions, applicables à partir du 1er juin 2024, couvrent des mesures telles que l’isolation thermique, l’amélioration de la classe d’efficacité énergétique et l’installation de panneaux solaires.

    Nouvelles offres pour l’optimisation énergétique et la planification des travaux
    Les propriétaires immobiliers ont désormais la possibilité d’obtenir les mêmes subventions que pour les normes énergétiques reconnues en combinant des mesures individuelles. Grâce à une collaboration avec l’Office cantonal de l’énergie, des plans échelonnés dans le temps sont élaborés afin de réaliser des projets d’optimisation énergétique. Les propriétaires individuels bénéficient des avantages, y compris un bonus pour la norme énergétique atteinte et des exonérations de taxes supplémentaires.

    Une approche sur mesure pour les propriétaires de maisons individuelles
    Les propriétaires de maisons individuelles disposent de trois années supplémentaires pour répondre aux exigences de rénovation, en tenant compte de leur situation individuelle. Des facteurs tels que l’âge et la situation financière des propriétaires, le potentiel de développement du voisinage et le statut de bien culturel du bâtiment entrent en ligne de compte. En outre, des prêts-relais d’un montant de 50 millions de francs ont été mis à disposition afin de faciliter l’accès au financement de projets de rénovation énergétique.

    Procédure de demande de subventions
    Les propriétaires immobiliers intéressés peuvent soumettre leurs demandes en ligne et, selon le type et les objectifs du projet, des subventions correspondantes peuvent être accordées. Il est important d’introduire les demandes avant le début des travaux et de fournir un dossier complet conformément aux exigences du service cantonal de l’énergie. Cette avancée dans la rénovation énergétique des bâtiments montre l’engagement de Genève à promouvoir la construction énergétiquement efficace et à faire progresser la ville sur la voie de la durabilité et de la transition énergétique.

  • Genève en route vers la Smart City 3.0

    Genève en route vers la Smart City 3.0

    Avec l’initiative «Smart Geneva», le canton de Genève a pour objectif de devenir une Smart City 3.0, à l’instar de ce qui se pratique déjà dans les pays scandinaves. Contrairement aux approches top-down, il s’agit ici de parvenir à un changement durable et intelligent par la mise en réseau et la promotion de projets concrets. Patrick Montier, Smart City Manager du canton de Genève, souligne l’importance d’une approche participative: «Il s’agit de créer un écosystème qui stimule l’innovation en encourageant les projets innovants et en facilitant l’accès aux ressources et au financement».

    Coordination et mise en réseau des projets
    Jusqu’à présent, les projets de smart city à Genève étaient certes prometteurs, mais dispersés et peu coordonnés. Cela doit désormais changer. Les acteurs privés, étatiques et scientifiques seront mis en réseau via une plateforme en ligne et différents événements afin de former une communauté vivante. Une base de données centrale doit rassembler et rendre accessibles les informations sur les expériences de la Smart City et les expériences réalisées.

    Promotion par le canton et intégration de la communauté
    Pour le lancement de l’initiative, le canton de Genève a sélectionné neuf projets qui seront notamment soutenus sur le plan de la communication. On peut citer par exemple un projet d’agriculture urbaine, une plateforme de crowdfunding et un planificateur d’itinéraires pour les pendulaires à vélo. Une plateforme de télémédecine de l’hôpital universitaire HUG et des projets pilotes avec des arrêts de bus en réseau en font également partie.

    La technologie au service de la protection du climat
    La vision de Smart City 3.0 met la technologie au service du territoire pour répondre aux défis de l’urbanisation et du réchauffement climatique. «Notre vision utilise les technologies numériques à bon escient, en veillant par exemple à utiliser les capteurs avec parcimonie, car ils peuvent être très gourmands en énergie», explique Montier. Elle vise à maximiser les bénéfices pour l’environnement, la mobilité, la santé, l’économie circulaire et le bien-être des habitants.

    Perspectives d’avenir et intégration régionale
    L’un des objectifs à long terme de l’initiative est d’intégrer également la zone frontalière française dans la stratégie de la Smart City. Les responsables promettent que Genève sera une Smart City à part entière d’ici 2030. La mise en œuvre de l’initiative «Smart Geneva» représente un pas important vers un développement urbain durable et innovant qui répond aux besoins des habitants tout en relevant les défis du changement climatique.

  • Connaissances sur l’intelligence artificielle et les cyber-risques

    Connaissances sur l’intelligence artificielle et les cyber-risques

    Dans un monde numérique en rapide évolution, il est essentiel pour les cadres d’élargir continuellement leurs connaissances afin de répondre aux exigences du monde des affaires moderne. C’est exactement ce qu’offrent les nouvelles formations en ligne proposées par l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation de Genève.

    Ces cours en ligne, également connus sous le nom de MOOC (Massive Open Online Courses), permettent aux cadres d’en apprendre davantage sur le potentiel, les applications et les limites de l’intelligence artificielle en entreprise. Des thèmes tels que l’analyse de données, la publicité ciblée et la rédaction de textes sont abordés dans trois modules d’apprentissage afin de donner aux participants un aperçu complet des possibilités offertes par l’IA.

    En outre, une autre formation traite de l’impact des cyber-risques sur les entreprises. Les participants apprennent les bases d’une stratégie efficace de gestion des risques de sécurité et peuvent ainsi prendre des mesures préventives pour contrer d’éventuelles attaques. La formation met en lumière les définitions des cyber-risques et explique comment ceux-ci peuvent avoir un impact sur les activités d’une entreprise.

    Ces nouvelles formations leur permettent d’élargir leurs compétences, de renforcer leurs équipes et de protéger leur entreprise de manière optimale. Investir dans l’apprentissage tout au long de la vie et se pencher sur les possibilités offertes par l’IA et les défis posés par les cyber-risques sont des facteurs de réussite essentiels pour une gestion d’entreprise innovante et compétitive.

    En outre, les formations numériques peuvent aider à développer des solutions innovantes et à pérenniser leur entreprise. En actualisant continuellement leurs connaissances et en acquérant de nouvelles compétences, les dirigeants sont mieux armés pour réagir aux changements dans le secteur et pour positionner leur entreprise avec succès.

  • Le CERN ouvre un nouveau centre de visiteurs «Science Gateway»

    Le CERN ouvre un nouveau centre de visiteurs «Science Gateway»

    L’institut de recherche nucléaire CERN à Genève a inauguré son nouveau centre de visiteurs «Science Gateway». Le bâtiment conçu par l’architecte Renzo Piano a été financé par des dons et offre cinq espaces pour des salles d’exposition, des laboratoires, une salle de conférence flexible, une boutique et un restaurant. Avec le Science Gateway, le CERN peut désormais accueillir jusqu’à un demi-million de visiteurs par an, contre 125.000 auparavant. Le centre des visiteurs est ouvert six jours par semaine et l’entrée est gratuite.

    L’objectif principal du Science Gateway est d’éveiller la curiosité et d’encourager la pensée critique. Les visiteurs ont la possibilité de se rendre compte de la dimension de l’accélérateur de particules et de réaliser eux-mêmes des expériences à différents endroits afin d’étudier les propriétés des aimants. Lors de l’i-
    nauguration, le président de la Confédération Alain Berset a souligné l’importance de la science pour un avenir durable.

    En tant que centre européen de recherche nucléaire, le CERN abrite le plus grand accélérateur de particules du monde. L’accélérateur de particules simule la période qui a suivi de peu le big bang et étudie les lois fondamentales de l’univers. Le CERN a également développé des applications pratiques, notamment des panneaux solaires, la technologie des écrans tactiles et l’imagerie par résonance magnétique (IRM). En outre, le World Wide Web a été inventé au CERN.

    Le Science Gateway a été financé par des dons, qui ont permis de réunir un total d’environ 100 millions de francs suisses. Le don individuel le plus important, d’un montant de 45 millions de francs suisses, a été effectué par la Stellantis Foundation. La construction du campus Science Gateway a duré un peu plus de deux ans.

    Le Science Gateway s’adresse aux visiteurs de tous âges et fonctionne comme un centre emblématique d’éducation scientifique et de sensibilisation du public. L’objectif est de faire comprendre à la société l’importance de la recherche fondamentale et de ses applications et d’inciter les jeunes à faire carrière dans les domaines STEM. Cet impressionnant bâtiment est en outre entièrement neutre en termes d’émissions de CO² et alimenté par l’énergie solaire, tout en étant en-touré d’une forêt nouvellement créée.

  • Un centre mondial de l’internationalité et de l’innovation

    Un centre mondial de l’internationalité et de l’innovation

    Genève joue un rôle central sur la scène internationale, non seulement en accueillant les Nations unies et près de 400 ONG, mais aussi en étant le siège de nombreuses multinationales, notamment dans les domaines de la recherche et du développement. Ce positionnement souligne l’importance de Genève en tant que centre mondial de coopération internationale, soutenu par un paysage académique qui compte parmi les meilleurs au monde.

    L’excellence en matière d’infrastructures
    Étant l’une des villes les plus favorables aux affaires en Europe, Genève dispose d’une excellente infrastructure qui attire les congrès internationaux et les voyageurs d’affaires. L’aéroport international de Genève, situé à quelques minutes du centre-ville, propose des vols directs vers quelque 150 destinations dans le monde entier. Le réseau ferroviaire international bien développé, y compris le TGV, qui atteint Paris en seulement trois heures, et le Léman Express, le plus grand réseau ferroviaire régional d’Europe, renforce considérablement l’accessibilité de Genève.

    Promotion des discussions multilatérales
    Genève accueille d’importantes discussions internationales, des Nations unies aux forums économiques mondiaux en passant par le Comité international de la Croix-Rouge. Ces discussions font partie de l’héritage de Genève et reflètent la ville en tant que carrefour de négociations et d’arbitrages internationaux. L’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle documente ici les nombreuses innovations issues des centres de recherche et de développement locaux.

    Développement urbain durable
    En plus de son rôle de centre international, Genève pose de nouveaux jalons en matière de développement urbain durable. Un programme de subventions doté d’un budget de 500 millions de francs vise à accélérer la rénovation énergétique des bâtiments et à atteindre les objectifs climatiques. Cet engagement montre que Genève s’efforce d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 et soutient ainsi les propriétaires privés et publics dans la modernisation de leurs biens immobiliers.
    Genève démontre de manière impressionnante comment une ville peut être à la fois un centre de politique et d’économie internationales et un centre de promotion du développement durable. Grâce à cette dualité, Genève renforce sa position en tant que lieu où les défis mondiaux sont abordés de manière innovante et efficace.

  • Espace économique de Genève – Centre dynamique de coopération internationale et haute qualité de vie

    Espace économique de Genève – Centre dynamique de coopération internationale et haute qualité de vie

    Genève est au cœur de la coopération et de la diplomatie internationales et joue un rôle clé sur la scène mondiale. Siège d’organisations importantes telles que les Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge et le Forum économique mondial, la ville attire les professionnels et constitue un point d’attraction pour les visiteurs et les initiatives commerciales.

    Un paysage économique diversifié
    L’économie de Genève se caractérise par sa diversité, avec des secteurs clés tels que le secteur financier, l’industrie pharmaceutique et la prestigieuse industrie horlogère genevoise. Les montres genevoises sont globalement synonymes de qualité et d’innovation, ce qui fait de la ville un symbole de précision et d’artisanat.

    Un cadre économique compétitif
    Genève s’appuie sur des taux d’imposition compétitifs et une main-d’œuvre hautement qualifiée, complétés par une impressionnante capacité d’innovation, stimulée par la présence de centres de recherche et de développement de multinationales et d’institutions universitaires de premier plan.

    Excellente infrastructure et accessibilité
    La ville est réputée pour sa solide infrastructure et ses excellentes liaisons de transport. L’aéroport international de Genève permet des vols directs dans le monde entier, et le développement du réseau ferroviaire régional facilite les déplacements en Suisse et vers les pays voisins.

    Sites naturels et activités de loisirs
    Située au bord du pittoresque lac Léman et entourée de majestueuses montagnes, Genève offre à ses habitants et à ses visiteurs une multitude d’activités de plein air. De la randonnée au ski en passant par les sports nautiques, l’environnement naturel de Genève est un paradis pour les activités de plein air.

    L’excellence culturelle et éducative
    La qualité de vie élevée à Genève est soulignée par une offre culturelle riche et d’excellents établissements d’enseignement. La ville abrite de nombreux musées, galeries, salles de concert et théâtres qui proposent un large programme culturel. De plus, des établissements d’enseignement renommés tels que l’Université de Genève et des écoles doctorales spécialisées dans les sciences et les relations internationales y sont installés.
    Grâce à ses nombreux atouts, Genève s’est imposée comme un pôle économique de premier plan dans la région, offrant un équilibre parfait entre opportunités professionnelles et qualité de vie exceptionnelle. Les visiteurs et les nouveaux résidents de la ville seront séduits par les nombreuses possibilités et l’ambiance charmante de cette métropole cosmopolite.

  • 101. immoTable – Espace économique de Genève

    101. immoTable – Espace économique de Genève

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    Lors de la 101e immoTable, l’événement renommé pour le secteur de l’immobilier au Signatur Rhône à Genève, l’accent a été mis sur des thèmes importants qui influencent considérablement l’avenir du monde de l’immobilier. Du développement territorial durable à la géothermie dans le cadre de la transition énergétique, en passant par les risques sanitaires dans l’eau et les questions juridiques liées aux rénovations à Genève, l’événement a offert une plateforme complète d’échange sur les défis actuels et les innovations dans le secteur.

    La directrice du département du territoire du canton de Genève, Marta Alonso, a présenté des projets pionniers en matière de développement urbain et d’aménagement du territoire. D’ici 2060, plus de 12 000 nouvelles unités de logement, 6 000 emplois ainsi que des écoles, un grand parc et des zones fluviales revitalisées devraient voir le jour sur une surface de 230 hectares. Les techniques de visualisation modernes et les modèles 3D permettent de présenter les scénarios de développement de manière transparente.

    David Faehndrich, directeur de la division Suisse romande chez EKZ Contracting SA, a souligné le rôle des systèmes d’approvisionnement en énergie durables et économiques. Plusieurs projets importants ont déjà été réalisés, comme l’approvisionnement en énergie géothermique des nouveaux appartements des « Jardins du Bourg » à Châtel-St-Denis. Ces mesures réduisent les émissions de CO₂ et favorisent la transition énergétique.

    Pierre Descloux, PDG de Dipan SA, a souligné dans son intervention l’importance du traitement des systèmes hydrauliques, notamment en ce qui concerne la rouille, le calcaire et la légionellose. Il a souligné l’importance d’assurer l’hygiène et l’efficacité de ces systèmes.

    Cosima Trabichet-Castan, une spécialiste du droit immobilier chez MLL Legal, a abordé dans son exposé les défis liés à l’obtention des permis de construire et au respect des réglementations locales en matière de construction. Elle a également parlé des exigences réglementaires complexes à Genève, où les délais d’attente pour les permis de construire sont les plus longs de Suisse, selon une étude récente d’UBS. Son intervention a mis en lumière l’importance de l’intégration des pratiques durables dans cet environnement réglementaire riche en contextes.

    Fabio Nairi d’IWG Switzerland a parlé des mesures visant à réduire les temps de trajet et les émissions de CO₂, ainsi que de la transition vers des modèles de travail hybrides.

    La 101e immoTable a de nouveau prouvé pourquoi l’événement est l’une des meilleures plateformes pour le secteur de l’immobilier. Les sujets abordés sont d’une importance capitale pour le développement futur du secteur et offrent des solutions précieuses aux défis actuels.

  • La Suisse, pionnière de l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    La Suisse, pionnière de l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    Le secteur suisse de la construction subit une transformation vers une conomie circulaire. Actuellement, environ 21% des entreprises ont intégré
    des activités commerciales circulaires dans leur modèle. Ces mesures visent
    principalement à réduire la consommation de matériaux et l’impact environnemental du processus de production. Une étude approfondie démontre que la Suisse est particulièrement bien placée, en raison de sa capacité d’innovation, pour mettre en oeuvre avec succès des mesures circulaires et s’assurer ainsi des avantages concurrentiels évidents.

    Bien que les progrès en matière d’économie circulaire varient d’un secteur à l’autre, ce sont surtout l’électronique, l’industrie pharmaceutique et l’industrie automobile qui font figure de pionniers en Suisse. Le secteur de la construction est toutefois confronté à des défis spécifiques : La mise en oeuvre est complexe d’un point de vue organisationnel et très
    différente d’une région à l’autre en termes de disponibilité des ressources financières et de la demande. Un autre obstacle est le niveau de sensibilisation souvent faible et les inquiétudes concernant
    la rentabilité de telles mesures.

    Les avantages écologiques de l’économie circulaire dans la construction sont pourtant évidents. En Suisse, ce secteur génère plus de 80 % de tous les
    déchets et est responsable d’environ la moitié des émissions de CO² d’un bâtiment moyen. Des mesures de planification précoces permettent de minimiser considérablement ces effets négatifs. Cela comprend la prise en compte du cycle de vie des matériaux et de leur déconstruction, en utilisant des matériaux recyclables et modulaires.

    Les avantages économiques commencent également à se faire sentir. Malgré
    des coûts initialement plus élevés, la valeur marchande de ces bâtiments dépasse celle des objets comparables. Les initiatives politiques telles que les initiatives parlementaires soutiennent l’économie circulaire dans la conception et la déconstruction des bâtiments. La planification stratégique par les maîtres d’ouvrage, l’utilisation de produits recyclables et les innovations technologiques telles que le béton absorbant le CO² sont essentielles pour promouvoir cette pratique durable. La Circular Building Initiative (CBI) Booster d’Innosuisse joue un rôle clé en réunissant différents acteurs et en encourageant les projets circulaires.

    Cette approche globale sera décisive pour transformer durablement le secteur de la construction et renforcer encore la Suisse en tant que région modèle pour l’économie circulaire dans la construction.

  • L’aménagement à Genève : un exercice délicat

    L’aménagement à Genève : un exercice délicat

    L’office de l’urbanisme est responsable de l’aménagement du territoire dans le canton de Genève. Pouvez-vous nous donner un aperçu de vos compétences?
    L’office de l’urbanisme élabore et met en œuvre une politique d’utilisation du sol visant à promouvoir la construction de logements, le développement
    économique, social et culturel, tout en améliorant le cadre de vie au regard de la transition écologique et en valorisant le patrimoine naturel et bâti. Il est la porte d’entrée pour tous les projets territoriaux et assure un dialogue
    constant et itératif entre les échelles locales et régionales, ainsi qu’entre
    les politiques publiques qui opèrent sur ces projets (nature, paysage,
    mobilité, foncier, social, santé, économie, etc.)

    Les outils comprennent le plan directeur cantonal qui donne une orientation générale sur les grands équilibres territoriaux, notamment en coordination avec les voisins français et vaudois. L’office de l’urbanisme est également en charge des modifications de zone pour adapter les affectations aux besoins du territoire et des planifications directrices tels les plans directeurs de quartier ou les plans localisés de quartier qui précisent l’implantation des bâtiments, organisent les espaces extérieurs et distribuent les droits à bâtir.Depuis 2015, l’office de l’urbanisme s’est doté d’un service de la participation citoyenne qui est un pôle de compétence pour toutes les démarches de concertation qui accompagnent l’ensemble des projets. En effet, la prise en compte de la population et de son expertise d’usage dans les projets s’est encore renforcée au travers des démarches de concertation. En complément des démarches participatives, pour comprendre comment le territoire est habité et permettre une meilleure prise en compte par les projets des aspirations résidentielles des habitants, des études sociologiques sont de plus en plus intégrées aux études de base des projets.

    Pour accompagner la construction des interfaces du Léman Express, l’office de l’urbanisme s’est également doté d’une direction opérationnelle en charge des projets d’espaces publics: places, voies vertes de mobilité douce, préaux d’écoles, parcs…

    Quels sont les défis et les opportunités auxquels est confronté le
    développement urbain à Genève, notamment en comparaison avec d’autres cantons suisses ?

    Avec une dynamique de croissance économique particulièrement forte, propre à un espace métropolitain transfrontalier, soutenue par le rayonnement de la Genève internationale, le plus grand défi est aujourd’hui d’accueillir cette croissance induite de façon qualitative dans un territoire de plus en plus exigu et contraint.

    Depuis des décennies, le territoire genevois a su préserver ses zones agricoles et naturelles ainsi que ses paysages, ce qui lui a permis d’offrir une grande qualité de vie à ses habitants. Cette attention constante entre préservation et développement l’a conduit à être à l’avant-garde dans le processus urbain de croissance vers l’intérieur. Le défi, aujourd’hui, consiste à la fois à accueillir cette croissance dans les tissus bâtis existants, mais également d’entraîner des processus vertueux de régénération et de réhabilitation des territoires déjà urbanisés. En effet, la résilience climatique nous demande de revoir les espaces publics notamment en gérant mieux l’infiltration de l’eau, la désimperméabilisation des sols et l’augmentation de la couverture végétale. Dans le même temps, la rénovation énergétique des bâtiments existants doit permettre des économies substantielles tout en passant à des sources d’énergies

    renouvelables. Ce défi de construire la ville sur des espaces déjà bâtis doit également se confronter à la préservation du patrimoine bâti et arboré et à la prise en compte de la biodiversité dans le milieu urbain.

    Quelles zones de Genève sont particulièrement attractives pour les
    entreprises et pourquoi ?

    Le territoire bâti de Genève est particulièrement dense et compact. Les
    entreprises du secondaire bénéficient des zones industrielles de qualité qui
    visent, via les « Ecoparc », à la fois une dynamisation du tissu économique,
    mais également la prise en compte des enjeux d’adaptation à la transition
    environnementale : meilleure gestion de l’eau, végétalisation, efficience
    énergétique, économie circulaire, etc. Ces zones industrielles sont en règle
    générale bien desservies par des axes de transport et sont pour certaines
    embranchées au rail.

    Les activités tertiaires, plus mobiles, ont connu dernièrement des
    relocalisations importantes pour bénéficier de nouvelles « adresses» mieux
    situées, plus modernes et surtout mieux connectées aux réseaux de mobilités. Dans cette recherche d’optimisation, les nouveaux quartiers d’affaire du PAV ont démontré une grande attractivité, notamment ceux directement situés à proximité des gares du Léman Express. On note en effet que les entreprises sont sensibles à divers paramètres dont, la localisation, la desserte en transport (public et privé), les services de proximité offerts dans le quartier ainsi qu’à la flexibilité des locaux et les performances environnementales des bâtiments.

    Quels sont les projets de construction les plus importants dans le
    canton de Genève et comment contribuent-ils au développement urbain et territorial et quels projets qualifieriez-vous de projet phare et pour quelles raisons ? Où le développement urbain et territorial de Genève voit-il encore un potentiel de développement et comment celui-ci pourrait-il être exploité ?

    Les développements urbains actuels sont principalement constitués de trois
    grandes familles de projets:

    Les « grands projets » en extension urbaine sur la zone agricole. Ces projets
    ont été conçus il y a une dizaine d’années ont suivi tout le processus allant
    de l’inscription dans le plan directeur cantonal, au plan directeur de quartier en passant par la modification de zone. Chacun de ces projets représente plusieurs milliers de logements, des surfaces d’activités économiques, des d’aménités ainsi que des équipements publics. Ils sont tous en phase de construction, celles-ci s’étalant par étapes jusqu’en 2040.
    Les projets de renouvellement urbain sur la zone villa. Ces projets ont un
    potentiel important de nouveaux logements, mais leur planification est délicate en raison de l’impact sur le tissu existant qui, outre la résistance naturelle au changement, possède par endroit des qualités patrimoniales et
    environnementales qui nécessitent des pesées d’intérêt délicates.

    La troisième grande famille concerne la densification de la couronne urbaine dont le secteur « Praille-Acacia-Vernet (PAV) » et les quartiers des gares du Léman Express. Si ces derniers sont en cours de finalisation offrant des logements et des surfaces d’activités extrêmement bien desservies par les transports, le secteur du PAV vise la mutation d’une zone industrielle de plus de 200 hectares pour en faire un nouveau cœur de ville. Bien loin d’une friche, ce secteur dynamique est aujourd’hui en activité et nécessite le relogement des entreprises pour en garantir la pérennité dans le tissu économique genevois.

    Existe-t-il encore des surfaces inutilisées à Genève qui pourraient
    faire l’objet de nouveaux projets de développement ? Si oui, où se
    trouvent-ils ?

    Comme déjà évoqué, le canton de Genève est contraint de se développer vers l’intérieur et de régénérer son territoire urbanisé. Contrairement à d’autres villes, Genève ne connaît pas friches urbaines, celles-ci étant souvent liées à la désindustrialisation. Ainsi, l’urbanisation se poursuit essentiellement par la mutation de la zone à bâtir existante, dans une perspective visant à équiper le territoire pour favoriser les pratiques de proximité.

    La qualité de vie est améliorée par la régénération des quartiers, incluant la
    requalification des espaces publics, la mise à disposition d’équipements et de services de quartier, la conservation du patrimoine bâti et naturel, ainsi
    qu’un accès facilité à des espaces de ressourcement. Dans ce sens, les zones de villas du siècle dernier représentent aujourd’hui le plus fort potentiel à
    terme de mutation pour des projets de développement du canton.

    Il faut également noter que l’ambition genevoise de préserver ses espaces
    naturels et agricoles est soutenue par le plan sectoriel des surfaces d’assolement (SDA) qui vise à préserver un quota de 8400 hectares de terres
    agricoles de très bonne qualité en vue de participer à l’auto approvisionnement genevois. Cette limite étant pratiquement atteinte, de futures grandes extensions urbaines sur la zone agricole ne sont donc plus envisageables.

    La pandémie a-t-elle entraîné des changements à long terme dans la
    planification de Genève ? Si oui, lesquels ?

    La pandémie a été un moment de prise de conscience collective du lien étroit entre modes de vie et production de la ville.

    En effet, le confinement a été pour tous une expérience réelle de résilience
    urbaine dans un contexte de nécessaire adaptation au changement climatique. Il a aussi révélé le besoin d’une ville plurielle, capable d’offrir dans une proximité de quartier des services, des lieux de détente et de ressourcement. La qualité des espaces publics est donc essentielle de même que la mise en réseau des parcs et jardins. Par les temps de canicule, l’accès à l’eau est également important et à conduit à revoir entièrement les usages des bords du lac et des cours d’eau, libérant des promenades et construisant de nouveaux points de détende (berges du Rhône, plage des Eaux Vives, plage du Vengeron, etc.)

    Le besoin de loisir et de détente a aussi mis sous pression les espaces
    agricoles et naturels avec une fréquentation importante durant la pandémie due notamment à la fermeture des frontières. Aujourd’hui, une réflexion sur la gestion « socio-environnementale» de ces espaces à forts enjeux est engagée pour tenter de concilier l’activité agricole, la préservation des écosystèmes tout en permettant un accès raisonné au public

    Comment imaginez-vous le développement idéal du canton de Genève ?
    Quels en seraient les éléments clés ?

    Le développement du canton de Genève passe prioritairement par la préservation et la mise en valeur de ses espaces agricoles et naturels, tant pour des raisons de biodiversité, de production alimentaire que de paysage.
    Les nouveaux potentiels se trouveront donc idéalement dans le tissu déjà bâti, pour partie en renouvellement urbain et pour partie, en densification de la zone villa.La vision qui sous-tend le développement vise à promouvoir une ville dense, verte, offrant des services et des aménités de proximité et localisant les futurs développements dans des secteurs bien desservis par les réseaux de mobilités (mobilités actives et transports publics). Des quartiers offrant des conditions d’accueil diversifiées et soutenant une mixité générationnelle végétalisés et conçus pour tous types de publics, des réseaux de mobilité douce connectant les lieux de vie (habitat, travail, enseignement, loisirs, etc.) Une urbanité assumée d’une ville dense qui sait contextualiser les typologies du bâti et pleinement intégrer les habitantes et habitants dans sa conception et sa réalisation.