Catégorie : Trends

  • La promotion économique fait l’objet d’une réorientation stratégique

    La promotion économique fait l’objet d’une réorientation stratégique

    Le Grand Conseil lucernois soutient le développement de la promotion économique. Selon un communiqué, il a adopté le projet correspondant lors de sa session de janvier et adapté la loi sur la promotion économique et la politique régionale. Celle-ci prévoit désormais un train de mesures pour la promotion économique d’un montant annuel d’environ 300 millions de francs.

    Le canton réagit ainsi à l’imposition minimale de l’OCDE, qui obligera les grandes entreprises internationales à payer davantage d’impôts à l’avenir. Le canton perdrait ainsi son avantage concurrentiel lié à la faiblesse de l’impôt sur les bénéfices des entreprises et craint une perte de recettes fiscales et d’emplois, selon un communiqué précédent expliquant les motivations du train de mesures et son contenu.

    Les mesures désormais approuvées en faveur de l’économie mettent donc l’accent sur la promotion de l’innovation, l’amélioration de la charge fiscale et des conditions-cadres en matière de numérisation, le développement de zones économiques, la disponibilité de surfaces économiques et résidentielles et une administration « orientée vers le client ». Les mesures en faveur de la population se concentrent sur l’amélioration de la charge fiscale, la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, la culture et la numérisation.

    En outre, le Grand Conseil a décidé que les magasins en libre-service sans personnel de vente d’une superficie maximale de 30 mètres carrés peuvent être ouverts tous les jours de 5 h à 22 h. Une restriction aux magasins à la ferme a été rejetée à une très faible majorité. Les magasins disposant d’au moins quatre stations de recharge pour véhicules électriques d’une puissance minimale de 150 kilowatts chacune, avec une puissance de recharge totale minimale simultanée de 300 kilowatts, sont assimilés à des magasins de stations-service. L’UDC et le PS ont annoncé un référendum contre le projet.

  • Une nouvelle technologie ouvre la voie à un ciment quasi sans CO2

    Une nouvelle technologie ouvre la voie à un ciment quasi sans CO2

    Holcim a conclu un accord de participation stratégique dans Capsol Technologies, une entreprise spécialisée dans les solutions de capture du carbone post-combustion basée à Oslo. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par le fournisseur de matériaux de construction. L’accent est mis sur la technologie HPC (Hot Potassium Carbonate), un procédé d’absorption chimique économe en énergie permettant de séparer le CO2 des flux gazeux, combiné à un système intégré de récupération de chaleur. Grâce à cette technologie, Holcim souhaite promouvoir la production à grande échelle de ciment quasi sans CO2 et répondre à la demande croissante des clients en matériaux de construction respectueux du climat.

    « En combinant le savoir-faire de Holcim dans la production de ciment et la séparation du CO2 sur site avec la technologie sûre et efficace de Capsol, nous disposons d’un levier supplémentaire pour faire progresser la décarbonisation et réaliser une croissance rentable », déclare Ram Muthu, responsable de l’excellence opérationnelle chez Holcim. « Grâce à cet investissement stratégique, nous avons fait un pas de plus vers la production à grande échelle de ciment quasi sans CO2. »

    Cet investissement fait suite à un projet de démonstration CapsolGo mené en 2025 dans l’usine Holcim de Dotternhausen, en Allemagne, au cours duquel Capsol a testé avec succès sa technologie dans un environnement industriel. Cette participation élargit le portefeuille de technologies de décarbonisation de Holcim au sein de son écosystème d’innovation ouvert. Par l’intermédiaire de Holcim MAQER Ventures, l’unité de capital-risque du groupe, Holcim a réalisé 19 investissements à ce jour et examine chaque année plus de 500 start-ups dans le domaine des solutions de construction durables.

  • Le classement mondial confirme la stratégie climatique à long terme

    Le classement mondial confirme la stratégie climatique à long terme

    KONE occupe la 54e place du classement Global 100 Most Sustainable Corporations in the World (les 100 entreprises les plus durables au monde) établi cette année par Corporate Knights, une organisation basée à Toronto, dans la province canadienne de l’Ontario. Dans la catégorie « Machinery » (machines), le fabricant d’ascenseurs et d’escaliers mécaniques occupe même la 2e place parmi 397 entreprises du monde entier. En Finlande, où KONE a son siège social à Espoo depuis 1910, c’est l’entreprise de construction mécanique la mieux classée, tout comme en Suisse, où KONE (Suisse) AG est active depuis 1996. L’entreprise emploie plus de 60 000 personnes dans plus de 70 pays.

    En 2024, KONE avait déjà reçu le Prix allemand de la durabilité en tant qu’entreprise la plus durable dans la catégorie des technologies de levage et de convoyage. KONE est la première entreprise de son secteur à avoir défini des objectifs climatiques ambitieux et scientifiquement fondés pour 2030, selon un communiqué. « Pour KONE, être leader dans son secteur signifie toujours être leader en matière de durabilité », déclare Kirsi Simola-Laaksonen, vice-présidente senior chargée de la durabilité et de l’environnement. « Ce classement est une preuve claire et indépendante des progrès que nous réalisons. »

    L’entreprise s’est engagée à orienter ses activités vers l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. « Nous avons compris qu’une gestion durable est une bonne gestion, pour nos clients, leurs clients et pour nous », explique Mme Simola-Laaksonen. « Nous suivons en permanence l’impact des solutions durables sur notre activité et augmentons la part de notre chiffre d’affaires réalisée avec des produits et services qui contribuent à la protection du climat. En collaboration avec nos clients, nous développons des bâtiments intelligents et durables, permettant ainsi une meilleure vie urbaine. »

  • La coopération doit mettre en valeur le potentiel de la zone industrielle Silbern

    La coopération doit mettre en valeur le potentiel de la zone industrielle Silbern

    Silbern est aujourd’hui un site important pour la production, le commerce et les achats et contribue largement à la force économique de la région. Dans le même temps, la zone n’a guère évolué pendant des années sur le plan de l’urbanisme et de l’espace urbain et reste en deçà du potentiel d’autres sites économiques de la région. C’est précisément là que la nouvelle alliance intervient. Elle veut initier un développement qualitatif au lieu de se contenter de gérer l’utilisation existante.

    Une approche intégrative plutôt que des intérêts individuels
    Dans l’alliance Zukunft Silbern, IG Silbern, Limeco, BirdLife, la ville de Dietikon et le canton de Zurich travaillent ensemble dans un cadre collaboratif à long terme. L’approche est claire, l’économie, la mobilité, l’environnement et la nature sont planifiés et gérés ensemble. Les conflits d’objectifs doivent ainsi être identifiés à un stade précoce et les solutions développées sur la base des intérêts, de manière coordonnée et transparente.

    Image d’objectif et charte comme cadre contraignant
    Le résultat d’un processus de médiation de deux ans sous la direction de Joris Van Wezemael est une image d’objectif commune, complétée par une charte contraignante. Ces deux éléments créent une orientation, définissent des garde-fous et renforcent la fiabilité de la collaboration. Les entreprises et les propriétaires fonciers disposent ainsi d’un cadre dans lequel ils peuvent participer activement au développement. Avec une plus grande sécurité de planification et des attentes claires en matière de conciliation des intérêts économiques, écologiques et sociaux.

    Un espace économique et de vie porteur d’avenir
    L’alliance se veut une coopération à long terme avec une ambition claire. Silbern doit devenir un site qui offre des conditions-cadres attrayantes aux entreprises, améliore l’accessibilité et renforce en même temps les espaces naturels et de vie. L’infrastructure est considérée comme une clé, une partie de la solution, par exemple en transformant les résidus en énergie et en nouvelles ressources.

    La volonté commune comme facteur de réussite
    Pour passer à l’étape suivante, il faut des projets concrets et la volonté constante de tous les participants d’assumer ensemble leurs responsabilités. Les entrepreneurs, les propriétaires immobiliers, les pouvoirs publics, les gestionnaires d’infrastructures et les organisations de protection de la nature ont déjà développé une meilleure compréhension mutuelle et un respect mutuel grâce au dialogue mené jusqu’à présent. Cette base de confiance est décisive pour que l’image d’objectif commune se transforme en projets réalisés et que Silbern passe d’une zone de travail sous-estimée à un espace économique et de vie orienté vers l’avenir.

  • Les entreprises suisses commencent l’année avec plus d’optimisme

    Les entreprises suisses commencent l’année avec plus d’optimisme

    L’indicateur KOF de la marche des affaires a augmenté en janvier pour le deuxième mois consécutif et signale une situation de départ nettement plus favorable qu’il y a un an. La situation des affaires s’est nettement améliorée, en particulier dans l’industrie manufacturière, ce qui indique une reprise de la demande et de l’utilisation des capacités.

    les services financiers et d’assurance, le commerce de gros, l’hôtellerie-restauration et la construction enregistrent également des indicateurs de la marche des affaires en hausse, tandis que le commerce de détail connaît au moins une légère progression. Dans les autres services, la situation reste largement stable, seul le secteur de la conception de projets signale un léger ralentissement. Dans l’ensemble, on constate donc une amélioration largement étayée dans toute l’économie suisse.

    l’industrie en tant qu’ancre du moral
    L’optimisme prévaut dans de nombreuses branches en ce qui concerne les six prochains mois. L’industrie manufacturière, en particulier, s’attend à une nouvelle amélioration de l’activité et confirme ainsi son rôle d’ancre du moral en début d’année.

    en outre, les attentes se sont éclaircies dans le commerce de détail, la construction, les services financiers et d’assurance ainsi que dans le domaine des projets. En revanche, l’hôtellerie-restauration, le commerce de gros et les autres services se montrent un peu plus réservés quant aux mois à venir, tout en restant majoritairement dans un cadre d’attentes modérément positives.

    plus de recrutements
    De nombreuses entreprises prévoient d’embaucher du personnel supplémentaire. C’est particulièrement visible dans l’hôtellerie-restauration, qui souhaite étoffer ses effectifs, mais qui a de plus en plus de mal à trouver des collaborateurs adéquats.

    les secteurs de la construction et de l’étude de projets sont ceux qui font le plus souvent état d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, ce qui met davantage l’accent sur les goulets d’étranglement existants. Pour les cadres et les responsables RH, cela signifie que la concurrence pour la main-d’œuvre qualifiée continue de s’intensifier dans plusieurs secteurs clés.

    une dynamique modérée sans nouveaux signaux inflationnistes
    Malgré l’embellie conjoncturelle, les attentes salariales restent stables. Comme lors de l’enquête d’octobre, les entreprises tablent en moyenne sur une hausse des salaires bruts de 1,3% pour les douze prochains mois, avec des augmentations supérieures à la moyenne dans l’hôtellerie-restauration, les projets et la construction.

    les entreprises ne s’attendent pas non plus à un renversement de tendance pour les prix à la consommation. Le taux d’inflation attendu est désormais de 0,9%, ce qui correspond pratiquement au niveau de l’enquête d’octobre (1,0%). Pour la politique monétaire et salariale, il en résulte une image d’évolution modérée et bien ancrée des prix et des salaires.

    large base dans l’économie réelle
    L’enquête s’appuie sur quelque 4500 entreprises des secteurs de l’industrie manufacturière, de la construction et des services centraux, ce qui correspond à un taux de réponse d’environ 56%.

    pour les cadres, l’indicateur KOF de la marche des affaires fournit ainsi une image robuste du climat. L’économie privée suisse aborde l’année 2026 avec une large assise, une confiance prudente et sans dynamique inflationniste apparente, tout en subissant une pression croissante sur le marché du travail dans les secteurs importants de la construction et des services.

  • Group of 15 : Plaidoyer commun pour un secteur immobilier unifié

    Group of 15 : Plaidoyer commun pour un secteur immobilier unifié

    Le secteur immobilier suisse est parfois observé d’un œil suspicieux – surtout lorsqu’il s’agit de savoir ce qu’il en est du marché du logement. Y a-t-il suffisamment de logements dans les endroits centraux ? Pourquoi les loyers augmentent-ils fortement et constamment dans les régions métropolitaines ? Quelle est l’influence des communes, des cantons et de la Berne fédérale sur les activités du secteur immobilier institutionnel ? Et quelle est la voix du secteur dans tout le pays ?

    Le secteur immobilier professionnel, institutionnel et commercial, est sans aucun doute sous surveillance. Elle se trouve incontestablement dans un grand champ de tensions : entre une réglementation croissante, des changements sociaux simultanés et, en de nombreux endroits, un appel à l’innovation, au renouvellement et à la justice. Les têtes pensantes et les planificateurs du 25e symposium du Group of 15, le groupe de réflexion de l’économie immobilière suisse fondé en 2001, ont posé en amont de l’événement les questions auxquelles il fallait répondre : que signifie la pérennité dans un marché qui fait l’objet d’une controverse croissante ? Comment concilier les incitations économiques avec la responsabilité sociale et le développement urbain durable ? Et : quelle est l’intervention de l’État nécessaire – ou trop importante ?

    « Endiguer la folie des règlements »
    Pour le professeur Christoph A. Schaltegger, né à Bâle, une chose est claire : l’influence de l’État sur le secteur de la construction et de l’immobilier est énorme – et doit être endiguée. Le professeur d’économie politique, directeur et fondateur de l’Institut de politique économique suisse (IWP) à l’Université de Lucerne et ancien membre de la direction d’economiesuisse a critiqué Berne et ses autorités. Selon lui, le subventionnisme et le clientélisme à l’état pur y sévissent. « La Confédération est deux fois plus grande que ce qu’implique la quote-part de l’État », a-t-il déclaré devant les quelque 300 invités du symposium organisé au Kunsthaus de Zurich.

    L’Etat suisse croît plus de deux fois plus vite que la productivité de l’économie et accumule entre-temps « des dettes implicites de plus de 300 pour cent de la performance économique », a poursuivi Schaltegger. Sa revendication : l’ »approche Sturzenegger », un nettoyage en profondeur des finances publiques à la manière de l’Argentine. Parallèlement, il a plaidé pour une forte réduction de l’activité de régulation de la Confédération. Il a fait référence à la forte augmentation du nombre d’ordonnances et de décrets depuis les années 1970. Parmi ces décisions fédérales, beaucoup concernent bien sûr aussi le secteur de la construction et de l’immobilier local.

    Le remède de l’intelligence artificielle ?
    Christian Kraft, directeur du centre de compétences immobilières de la Haute école de Lucerne, s’est ensuite penché sur le thème du (dés)ordre dans la construction et s’est demandé si l’intelligence artificielle pouvait éventuellement favoriser la sécurité des investissements dans le « chaos des lois sur la construction en Suisse alémanique ». Sa réponse est clairement négative : l’insécurité actuelle, en partie liée à l’emplacement, est surtout liée à l’allongement de la durée d’autorisation des projets immobiliers au niveau du règlement d’urbanisme. Ainsi, entre 2011 et 2024, la durée moyenne d’autorisation est passée de moins de 100 jours à près de 200 jours en moyenne. A cela s’ajoute le fait que ces derniers temps (depuis 2020), on constate une forte augmentation de 20 à 30 pour cent des coûts de planification et de construction d’immeubles d’habitation, selon Kraft.

    Un mélange de quartiers réussi et des oppositions fatales
    Ensuite, le Dr Sibylle Wälty, chargée de cours à l’EPF de Zurich et fondatrice de Resilientsy, a montré quelles valeurs ajoutées le concept des « voisinages de 10 minutes » peut créer dans les plans d’affectation. Ses recherches et ses conseils se concentrent sur un mélange équilibré de population résidente et de population active ainsi que sur d’autres facteurs importants pour des quartiers urbains agréables à vivre. Wolfgang Müller, Partner & Head Real Estate de la société MLL Legal Ltd., a ensuite mis en lumière « l’espace de contradiction ». Il a expliqué où la jurisprudence actuelle donne la main aux opposants et aux « empêcheurs de tourner en rond » et quelles conclusions pourraient et devraient en être tirées par la politique et le secteur immobilier.

    Décence et considération dans la construction de logements
    Après la pause-café, l’exposé de Paolo Di Stefano, intitulé « Plus de liberté et de responsabilité », a expliqué de manière impressionnante comment les investisseurs immobiliers peuvent passer « du problème à la perspective » et rendre l’immobilier résidentiel « durable ». Le responsable expérimenté de l’immobilier en Suisse chez Swiss Life Asset Managers (avec environ 37 000 logements en portefeuille dans toute la Suisse) a notamment montré un exemple réussi d’assainissement du parc immobilier sans licenciement à la Schmiede à Zurich-Wiedikon. Il a également présenté un grand projet de construction presque achevé, le Au-Park à Wädenswil, dans lequel Swiss Life Asset Managers réalise non seulement environ 200 logements locatifs, mais aussi de nombreuses unités en propriété par étage.

    Il a plaidé et lancé un appel pressant aux représentants du secteur immobilier lors du symposium pour qu’ils parlent d’une seule voix avec la politique et la population. Il a également fait preuve d’autocritique en soulignant que la représentation actuelle de la paysannerie au Conseil national et au Conseil des États était bien plus importante et influente que celle du secteur de la construction et de l’immobilier. M. Di Stefano a mis en garde contre le fait que, dans le « powerplay politique », les investisseurs spéculatifs dans le bâtiment et les investisseurs institutionnels orientés vers le long terme sont parfois mis dans le même panier. Il s’agit de s’y opposer ensemble en argumentant et en montrant que « construire correctement signifie aussi tenir compte des autres ».

    « Réaliser simplement de bons projets convaincants »
    La grande manifestation du Group-of-15 au Kunsthaus de Zurich s’est achevée par un débat sur l’avenir, légèrement pimenté, mené par l’animateur de la conférence Rainer Maria Salzgeber avec le conseiller national Beat Walti (PLR) et la conseillère d’État vert libérale Esther Keller (canton de Bâle-Ville). Ils se sont mis d’accord sur le fait que les réglementations dans le secteur de la construction ne devaient pas continuer à se développer de manière sauvage et qu’il fallait avant tout permettre une marge d’appréciation dans les projets immobiliers. Tous deux ont mis en garde contre une « alliance politique contre nature entre la gauche et la droite », qui pourrait avoir des conséquences tout à fait contre-productives sur le secteur immobilier.

    Beat Walti, président depuis 2023 de l’association VIS Verband Immobilien Schweiz, qui représente les intérêts des investisseurs institutionnels tels que les caisses de pension, les assureurs ainsi que les entreprises immobilières privées dans la Berne fédérale, a demandé au secteur immobilier, auquel il a adressé un « carton jaune » en guise d’avertissement, de « montrer ce qu’il construit et ce qu’il fait, afin de susciter également la confiance – auprès des politiques et de la population en général ». Esther Keller, cheffe du département de la construction et des transports de la ville de Bâle, a abondé dans ce sens et a résumé brièvement sa demande dans sa déclaration finale : « Faites simplement de bons projets convaincants ».

  • Construire une maison à partir de déchets plastiques

    Construire une maison à partir de déchets plastiques

    La bouteille en PET d’aujourd’hui pourrait demain faire partie d’une poutre de plancher, en tant qu’élément porteur. Au Massachusetts Institute of Technology, une équipe de recherche étudie comment le plastique recyclé peut être transformé en éléments de construction solides par impression 3D à grande échelle. L’accent est mis sur un système de poutres qui a été spécialement développé et testé pour une utilisation dans la construction de logements.

    Colombage en plastique au lieu du bois
    Les nouvelles poutres semblent familières au premier coup d’œil, car elles s’inspirent de la géométrie des colombages classiques en bois. Un cadre avec des entretoises diagonales absorbe et répartit les forces, une méthode de construction éprouvée depuis des décennies. Ce qui est nouveau, c’est le matériau et la fabrication. L’impression est réalisée avec un composite de PET recyclé et de fibres de verre, qui assure la rigidité et stabilise le comportement d’impression. Chaque poutre mesure environ 2,4 m de long, environ 30 cm de haut et un peu plus de 2,5 cm de large, pour un poids de seulement 6 kg environ, soit une masse nettement inférieure à celle d’une poutre en bois comparable. Le temps de fabrication est court, moins de 13 minutes par élément suffisent pour l’impression.

    Test de résistance dans des conditions pratiques
    Pour tester l’aptitude à l’utilisation quotidienne, l’équipe a monté quatre poutres en parallèle et les a vissées à un panneau en matériau dérivé du bois pour former un cadre de sol d’environ 1,2 m sur 2,4 m, une dimension modulaire courante aux États-Unis. La surface a ensuite été progressivement chargée avec des sacs de sable et des poids en béton, tandis que la flexion était mesurée en continu. Jusqu’à une charge d’environ 140 kg, la déformation est restée bien en deçà des valeurs limites autorisées par les réglementations américaines en matière de construction. Ce n’est qu’à partir d’une charge totale de plus de 1 800 kg que la construction a lâché, que les poutres se sont pliées et se sont rompues. Cela indique que la rigidité est en principe suffisante pour répondre aux exigences pertinentes en matière de construction résidentielle.

    Léger, modulaire, montage rapide
    Outre la capacité de charge, le faible poids est un avantage décisif du système. Les poutres en plastique peuvent être transportées à l’aide d’un pick-up, ce qui simplifie la logistique et la manipulation sur le chantier. Le montage suit le principe des cadres en bois classiques. Les éléments sont vissés sur place et assemblés pour former un squelette porteur. En perspective, le concept vise des cadres de maison modulaires, dans lesquels le sol, les murs et le toit sont constitués d’éléments imprimés standardisés. Cette approche est particulièrement intéressante pour les régions où le bois est rare ou cher.

    Des déchets plastiques comme matière première pour un milliard de maisons
    L’énorme demande mondiale de logements est à l’origine du projet. AJ Perez, de la MIT School of Engineering, indique qu’un milliard de nouvelles maisons seront nécessaires d’ici 2050. Un besoin qui ne peut guère être couvert par le bois seul, sans défricher de gigantesques surfaces forestières. Au lieu de cela, les flux de déchets existants doivent être utilisés. Les plastiques à usage unique comme les bouteilles ou les emballages alimentaires auront une seconde vie en tant que produits de construction. L’objectif est de créer des éléments de construction plus légers, plus durables et plus résistants que les alternatives conventionnelles.

    Coûts, normes, comportement à long terme
    Malgré les résultats prometteurs, la technologie n’en est qu’à ses débuts. Les coûts réels à l’échelle industrielle, l’adaptation des normes et des processus d’autorisation ainsi que le comportement à long terme des éléments de construction sous l’effet des intempéries, des rayons UV et des charges variables ne sont pas encore clairs. Le projet ouvre néanmoins des perspectives passionnantes pour la planification, le développement et l’industrie du bâtiment. les structures porteuses imprimées en 3D à partir de plastique recyclé pourraient changer le mix de matériaux dans la construction de bâtiments. À condition que la rentabilité et la durabilité puissent être démontrées de manière convaincante.

  • Du patrimoine industriel au campus d’innovation

    Du patrimoine industriel au campus d’innovation

    Là où les machines textiles et la production industrielle donnaient autrefois le rythme, un nouveau pôle de technologie, de commerce et de développement entrepreneurial voit aujourd’hui le jour. Le site d’environ 75 000 mètres carrés n’est pas conçu comme un parc d’affaires isolé, mais comme un lieu d’innovation en réseau en lien direct avec le quartier de Töss. Les bâtiments, les chemins et les espaces existants constituent l’épine dorsale de la transformation.

    La substance historique reste là où elle donne du caractère et de l’identité. Parallèlement, les structures sont ouvertes, les voies rendues plus perméables et de nouveaux lieux de rencontre, de collaboration et d’échange sont créés. Le Vitus-Areal doit ainsi devenir un moteur visible du développement économique de Winterthour.

    Modèle et stratégie de site
    L’idée directrice est à la fois simple et ambitieuse. Il s’agit d’un cluster de la technologie et de l’innovation qui regroupe en un seul lieu les entreprises, les start-up, la formation et la recherche. L’accent est mis sur le travail et non sur l’habitat. Des bureaux et des surfaces commerciales sont prévus pour les entreprises axées sur la technologie, les entreprises liées à la recherche, les prestataires de services et les acteurs créatifs. Des offres de co-working, des surfaces flexibles et de l’espace pour les jeunes entreprises viendront compléter le tout.

    Parallèlement, le développement de la zone mise sur l’atmosphère. Des zones de rencontre urbaines, de la gastronomie, des offres culturelles et des espaces extérieurs accessibles au public doivent faire en sorte que le site vive également en dehors des heures de bureau classiques. La Vitus-Promenade prévue relie en perspective le site à la Töss et crée un axe d’espace libre porteur d’identité qui permet le mouvement, la détente et l’échange.

    Développement par étapes
    La transformation se fait volontairement en plusieurs étapes. Dans une première phase, les bâtiments existants sont activés, rénovés ou revalorisés par des transformations ciblées. Des utilisations intermédiaires, du co-working, des événements et des formats culturels permettent au site de gagner en rayonnement dès la phase de planification. Les premières entreprises des secteurs de la technologie, de la durabilité et de la mobilité future utilisent déjà le Vitus-Areal comme lieu de travail et de développement.

    Parallèlement, des bases structurelles sont posées pour les prochaines étapes, comme l’amélioration de la desserte, des concepts d’utilisation plus pointus, des approches de mobilité et de durabilité. Certains projets de construction, comme le nouveau site LANDI, s’intègrent dans cette image et renforcent le caractère commercial du site. Dans une étape ultérieure, la partie est du site fera l’objet d’un développement approfondi. Des surfaces supplémentaires et modernes y seront créées pour la production, les laboratoires, les bureaux et les services, en fonction des besoins du marché et de la demande.

    Perspective pour Töss et Winterthur
    Avec le Vitus-Areal, Winterthur-Töss dispose d’un point d’ancrage économique fort. Le site offre un potentiel de plusieurs milliers d’emplois et renforce ainsi le rôle du quartier en tant que site à la fois productif et intégré dans la ville. Des espaces ouverts, des voies perméables et des coopérations avec des acteurs locaux doivent empêcher la création d’un corps de métier isolé.

  • Lucerne investit 300 millions dans son site

    Lucerne investit 300 millions dans son site

    Le point de départ du projet est la crainte de voir disparaître l’avantage dont bénéficiait jusqu’à présent la place économique suisse, à savoir un faible taux d’imposition des bénéfices des entreprises, en raison de l’imposition minimale de l’OCDE. Les groupes internationaux devront à l’avenir payer plus d’impôts, ce qui risque d’entraîner la délocalisation des meilleurs contribuables et des emplois. Le paquet adopté doit atténuer ces effets et maintenir l’attractivité du site de Lucerne par d’autres leviers.

    Le Grand Conseil a adapté à cet effet la loi sur la promotion économique et la politique régionale. Un volume annuel de mesures d’environ 300 millions de francs en faveur de la promotion économique est désormais ancré dans la loi. Le canton crée ainsi un cadre planifiable permettant de financer de manière ciblée des projets stratégiques et des améliorations structurelles.

    Innovation, fiscalité, surfaces, administration
    Les mesures en faveur de l’économie se concentrent sur plusieurs axes. La promotion de l’innovation est au centre de ces mesures. Autrement dit, le soutien aux entreprises, aux projets et aux structures qui augmentent la création de valeur et la viabilité. Cela est complété par une amélioration de la charge fiscale dans d’autres domaines, afin de compenser partiellement la perte de l’avantage de l’impôt sur le bénéfice.

    L’accent est également mis sur la viabilisation et la disponibilité de surfaces économiques et résidentielles. Lucerne veut s’assurer qu’il y a suffisamment de surfaces appropriées pour les entreprises, les services et les logements. Une administration « orientée client » est tout aussi importante. Les processus doivent être plus rapides, plus transparents et plus proches de l’économie, afin que les investissements ne soient pas bloqués par des obstacles bureaucratiques. Pour la population, des mesures supplémentaires visent à alléger la charge fiscale, à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale ainsi qu’à favoriser la culture et la numérisation.

    Nouvelles règles pour les petits commerces et les boutiques de chargement
    Des adaptations dans le commerce de détail font également partie du projet. Les magasins en libre-service sans personnel de vente d’une surface maximale de 30 mètres carrés pourront à l’avenir ouvrir tous les jours de 5 à 22 heures. Une limitation aux magasins à la ferme a été rejetée de justesse. La réglementation s’applique ainsi plus largement et facilite les nouveaux concepts de magasins automatisés.

    En outre, les boutiques des stations de recharge rapide sont en partie assimilées aux boutiques des stations-service. Ceux qui exploitent au moins quatre stations de recharge de 150 kilowatts chacune et une puissance de recharge totale simultanée d’au moins 300 kilowatts peuvent profiter d’horaires d’ouverture étendus. Le canton soutient ainsi le développement de l’e-mobilité et associe l’infrastructure de recharge à des offres de service sur place.

    Débat politique programmé
    Le projet est politiquement controversé. L’UDC et le PS ont annoncé un référendum. Aussi bien en raison de l’orientation fondamentale du paquet que de l’extension des heures d’ouverture des magasins et de la politique d’implantation en faveur des grandes entreprises. L’orientation de la stratégie d’implantation de Lucerne devrait ainsi être portée dans un débat public.

    Dans la pratique, cela signifie que les entreprises, les investisseurs et les communes recevront un signal clair indiquant que le canton est prêt à investir des moyens substantiels dans le développement du site. L’entrée en vigueur définitive du paquet de mesures et la forme qu’il prendra dépendront toutefois aussi du débat politique et d’une éventuelle votation.

  • Une décision politique qui renforce la promotion internationale du site

    Une décision politique qui renforce la promotion internationale du site

    Le canton d’Argovie réintégrera la Greater Zurich Area (GZA) au 1er janvier 2027. C’est ce qu’a décidé le Grand Conseil lors de sa séance du 13 janvier. Il met à disposition 5,5 millions de francs pour les quatre premières années d’adhésion à l’organisme de promotion économique. Dans son projet, le Conseil d’État avait demandé 8,5 millions de francs pour six ans.

    Lors de ses délibérations en novembre, la commission consultative avait souligné que, par rapport à la moyenne suisse, la population du canton était supérieure à la moyenne, mais que la croissance économique était inférieure à la moyenne. L’adhésion à l’organisme de promotion économique serait une « opportunité évidente de créer de nouveaux emplois à forte valeur ajoutée dans le canton », avait-elle alors écrit dans un communiqué. Elle avait justifié sa demande de réduction de six à quatre ans pour la première période par des craintes de concurrence entre les cantons membres. La période plus courte permettrait d’examiner attentivement l’efficacité d’une adhésion.

    La Greater Zurich Area comprend les cantons de Glaris, des Grisons, de Schaffhouse, de Schwyz, de Soleure, du Tessin, d’Uri, de Zoug et de Zurich. Elle fait notamment la promotion aux États-Unis et en Chine de l’implantation d’entreprises à forte valeur ajoutée dans la zone économique de Zurich. L’Argovie a fait partie de la GZA entre 2007 et 2010.

    Le 13 janvier, le Grand Conseil a également approuvé la promotion économique dans les zones à potentiel. Des groupes de communes ayant un potentiel économique peuvent ainsi se regrouper afin de mener une promotion professionnelle de leur site. Il s’agit notamment d’établir des contacts avec des entreprises et de mettre à disposition des terrains et des surfaces. Le canton prend en charge 50 % des coûts. Le Grand Conseil a alloué 4,5 millions de francs à cet effet.

  • Vivre et habiter au vert à Bâle Dreispitz Nord

    Vivre et habiter au vert à Bâle Dreispitz Nord

    Dreispitz Nord transforme une ancienne zone à usage unique d’environ huit terrains de football en un quartier intégratif. Environ 800 appartements sont en cours de construction, dont un tiers sont des logements sociaux à prix modéré. Trois tours rondes caractéristiques offrent non seulement des appartements attrayants, mais aussi des bureaux, une bibliothèque et un centre de remise en forme. L’accent est mis sur un quartier où tout est à proximité. Habiter, travailler, faire ses courses et se détendre se fondent en un tout urbain. Les piétons et les cyclistes ont la priorité, l’espace public est presque entièrement interdit aux voitures. Au total, 4000 places de stationnement pour vélos sont prévues, les places de stationnement pour voitures sont regroupées et séparées de la zone résidentielle afin de minimiser le trafic dans le quartier.

    Un lieu verdoyant pour le climat urbain et la communauté
    Deux nouveaux parcs urbains avec de grands arbres ombragés transforment la zone en poumons verts de Bâle et améliorent durablement le microclimat. Les sols perméables et les toits végétalisés répondent aux principes de la ville-éponge et contribuent à atténuer les effets de la chaleur. L’école secondaire pouvant accueillir environ 600 élèves sera construite sur le toit du MParc modernisé et ouvrira de nouvelles perspectives en matière d’utilisation de l’espace. L’offre est complétée par des terrains de basket et de sport, une triple salle de sport et un centre de jeunesse, qui peuvent également être utilisés en dehors des heures de cours. L’accès direct depuis Gundeldingen via une rampe végétalisée relie Dreispitz Nord de manière fluide au quartier voisin et crée des espaces publics qui forgent l’identité.

    Une planification partenariale et visionnaire
    La Fondation Christoph Merian, propriétaire foncier, la coopérative Migros Bâle, titulaire du droit de superficie, et le canton de Bâle-Ville, autorité de planification, font avancer le projet ensemble. Après une consultation publique intensive qui a donné lieu à sept oppositions, toutes rejetées, le Conseil d’État a confirmé le plan d’aménagement le 14 octobre 2025 et l’a transmis au Grand Conseil pour examen. Outre le plan d’aménagement, des adaptations du plan de zone, des niveaux de sensibilité au bruit et des prescriptions en matière de construction sont prévues. L’étude d’impact sur l’environnement confirme que toutes les exigences sont remplies.

    Durabilité et équilibre social
    Dreispitz Nord est un exemple de développement durable d’un quartier. Les parkings gris font place à des espaces verts, et la diversité des logements favorise la mixité sociale. Le bâtiment existant est intégré dans le nouveau complexe dans le respect des ressources. De larges espaces entre les immeubles garantissent une bonne ventilation, des éléments ombragés réduisent la chaleur et des surfaces perméables renforcent l’adaptation au climat. Avec 1 400 nouveaux habitants, soit 7 % de la population totale de Gundeldingen, et 1 600 emplois, le quartier devient un moteur économique important.

    Vie urbaine et économie en harmonie
    Le nouveau quartier intègre les surfaces commerciales modernisées actuelles, complétées par des cafés, des restaurants et des petits magasins, facilement accessibles grâce à la prolongation de la ligne de tramway. La mise en réseau des lieux de vie, de travail, de shopping et de loisirs crée une atmosphère inspirante et favorise la mobilité durable sur de courtes distances.

    Dreispitz Nord se caractérise par sa compacité urbaine, sa sensibilité écologique et sa diversité sociale. Le projet montre de manière exemplaire comment un développement urbain global peut concilier innovation, durabilité et qualité de vie, et renforcer l’attractivité de Bâle pour aujourd’hui et demain.

  • De la gare de marchandises au quartier urbain

    De la gare de marchandises au quartier urbain

    La transformation débutera en 2027 avec la première phase d’extension à l’ouest du site. Environ 600 appartements seront construits, dont un tiers seront des logements coopératifs à prix abordable. L’objectif est d’attirer une population diversifiée et de combiner densité urbaine et mixité sociale. L’Urban Hub deviendra le centre animé du quartier. Il réunira gastronomie, sport, culture et services et fera le lien entre les immeubles résidentiels et les zones commerciales.

    La deuxième phase de développement débutera en 2031 à l’est du site. Des bâtiments modernes destinés aux services et aux commerces créeront environ 1 000 emplois et exploiteront le potentiel du site en matière d’économie, d’innovation et de logistique urbaine. La situation centrale près de la gare et la connexion au réseau de transport régional renforcent son rôle de plaque tournante urbaine à Bâle.

    Priorité à l’architecture, à la durabilité et à la flexibilité d’utilisation
    Le plan directeur suit systématiquement les principes d’un développement urbain écologique et durable. Le nouveau lotissement en bordure de bloc s’inspire du principe de la ville-éponge et intègre des bâtiments ferroviaires historiques dans le concept d’espace cour. Cela garantit un microclimat agréable, favorise la biodiversité et améliore la gestion des eaux pluviales. Des bâtiments tels que Janus et Binaria séduisent par leurs composants réutilisés, leurs éléments modulaires en bois et en métal, leurs toits végétalisés et accessibles ainsi que leurs surfaces photovoltaïques. La conception flexible garantit la réparabilité, la facilité d’entretien et la réutilisation ultérieure.

    Les impulsions culturelles et sociales renforcent l’identité du quartier
    Avant même le début des travaux, le site est activement animé par des utilisations intermédiaires innovantes. Les CFF ouvrent des entrepôts historiques à la culture, à la gastronomie et au sport. Par exemple, le pickleball, qui offre 2 000 mètres carrés d’espace et intègre de nouveaux acteurs. Des surfaces locatives sont également disponibles pour des initiatives créatives et sociales. Ces utilisations pionnières créent une proximité avec la population du quartier et encouragent la participation créative. Le large processus de participation, dans lequel le public, les associations et les organisations sont impliqués dès le début, garantit notamment l’acceptation et l’innovation.

    Mobilité, ville intelligente et qualité de vie comme modèle
    L’être humain est au centre des préoccupations, la technologie et la durabilité en sont les piliers. Un centre logistique urbain situé dans la partie est du site assure une distribution des marchandises respectueuse des ressources à Bâle et dans ses environs. Des offres de mobilité modernes et une connexion aux transports publics font partie intégrante de la stratégie du quartier. Le modèle de qualité de vie des CFF, développé en collaboration avec l’université de Bâle et accompagné scientifiquement, fait de Wolf Basel un laboratoire pour des solutions innovantes en matière d’énergie, d’économie circulaire et de cohésion sociale.

    Wolf Basel est un quartier inspirant qui allie densification urbaine, durabilité, interconnexion intelligente et diversité sociale. Bâle se développe ainsi non seulement sur le plan spatial, mais aussi sur le plan social et technologique.

  • Poursuite d’un partenariat industriel de longue date

    Poursuite d’un partenariat industriel de longue date

    Le fournisseur de systèmes en acier Jansen, basé dans la région de Saint-Gall et du lac de Constance, a convenu avec la société allemande Schüco International KG, située à Bielefeld, de prolonger leur partenariat existant depuis 1978. Selon un communiqué, Jansen continuera à assurer la distribution exclusive des systèmes en aluminium Schüco en Suisse et au Liechtenstein. L’entreprise allemande continuera à distribuer les systèmes en acier Jansen en exclusivité en Allemagne, au Luxembourg, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Scandinavie, en Finlande, en Grèce et dans les pays baltes.

    Depuis le 1er janvier 2026, Schüco International S.C.S, dont le siège est à Le Perray-en-Yvelines, distribue les systèmes en acier de la société RP Technik Profilsysteme GmbH, rachetée par Jansen, en France et dans les territoires français d’outre-mer. Les systèmes en acier sont utilisés pour les fenêtres, les portes, les constructions coupe-feu et les façades, selon le communiqué.

    « Avec Jansen, une entreprise familiale comme Schüco, nous partageons ces valeurs communes depuis plus de 45 ans. Je me réjouis que nous poursuivions et développions notre partenariat de confiance à l’avenir », déclare Andreas Engelhardt, associé personnellement responsable de Schüco International KG, dans le communiqué. Christoph Jansen, directeur général et membre du conseil d’administration de Jansen AG, considère que ce partenariat stable de longue date est extrêmement important, en particulier en « période de grands changements et d’incertitudes » : « Notre partenariat repose sur des objectifs et des valeurs communs, toujours axés sur nos clients communs. »

  • La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    Les immeubles plus hauts dans les villes pourraient atténuer la pénurie de logements, mais ils sont impopulaires auprès de la population. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par le portail de comparaison Comparis. Selon ce sondage, 50 % des personnes interrogées par Comparis se sont prononcées contre la construction d’immeubles de plus de six étages. En revanche, 45 % des 1 039 adultes interrogés dans toute la Suisse en novembre 2025 y étaient favorables.

    Selon l’expert immobilier Harry Büsser de Comparis, la construction d’immeubles plus hauts dans les zones urbaines pourrait être « une voie politique vers plus d’espace habitable ». « Laissons les citadins prendre l’ascenseur plutôt que la voiture », déclare-t-il dans un communiqué sur l’étude. Celle-ci met en évidence un dilemme : la hausse des loyers touche tout le monde, mais les mesures possibles pour y remédier sont majoritairement rejetées. Ainsi, 68 % des personnes interrogées sont opposées à une densification impliquant moins d’espaces verts et des distances plus courtes. 66 % rejettent la création de nouvelles zones constructibles au détriment des terres agricoles ou des espaces verts. Seule la limitation des recours a obtenu une majorité relative : 47 % y sont favorables, 43 % y sont opposés.

    L’étude montre également que les mesures visant à créer des logements supplémentaires sont évaluées différemment selon le sexe et l’âge. Alors que 54 % des hommes sont favorables à des bâtiments plus hauts, la proportion de femmes est de 36 %. Les constructions plus denses ont été approuvées par 33 % des hommes contre 22 % des femmes. 39 % des hommes interrogés se sont prononcés en faveur de nouvelles zones à bâtir, contre 21 % des femmes. Büsser suppose que cela s’explique par la différence des rôles et des activités. Les femmes assument souvent la majeure partie des tâches familiales et de voisinage. Les changements dans leur environnement résidentiel seraient donc « davantage perçus comme une perte de qualité de vie ».

    La pénurie croissante de logements touche particulièrement les 18-35 ans (65 %) et les citadins (66 %). Selon Comparis, cela explique pourquoi l’approche consistant à construire en hauteur a reçu le plus grand soutien parmi eux : 52 % des personnes interrogées dans le groupe de population jeune seraient d’accord avec une construction de plus de six étages. L’enquête a également révélé que les immeubles plus hauts ne sont acceptés qu’en ville (54 %). Dans les agglomérations, seuls 39 % y sont favorables.

  • Les robots apportent une nouvelle efficacité dans la construction de conduites souterraines

    Les robots apportent une nouvelle efficacité dans la construction de conduites souterraines

    Venture Kick, l’accélérateur de start-up basé à Schlieren, soutient la jeune entreprise DeepTech Under Industries, située à Dübendorf, à hauteur de 150 000 francs. Ce financement servira à soutenir le développement des Micro Tunnel Boring Robots (MTBR) d’Under Industries, selon un communiqué. Les MTBR doivent permettre une pose plus rapide et plus propre des conduites d’alimentation souterraines tout en réduisant les fermetures de routes, les émissions sonores et les dommages à la surface.

    Under Industries a été fondée en tant que spin-off de Swissloop Tunneling, une initiative d’étudiants en ingénierie de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH). Les MTBR d’Under Industries sont conçus pour être utilisés dans des conditions de sol très variées. Par rapport aux méthodes traditionnelles de fonçage de tuyaux, ils minimisent les perturbations de surface, raccourcissent les délais de construction et améliorent la capacité d’adaptation. Cela permettrait de promouvoir un développement plus durable et plus flexible des infrastructures urbaines.

    Le financement de Venture Kick soutient la finalisation du produit minimum viable (MVP) d’Under Industries. Il s’agit d’un « MTBR adapté à l’industrie, qui sera utilisé pour le premier démonstrateur et des projets pilotes commerciaux et qui renforcera la confiance de l’industrie dans cette technologie », indique le communiqué.

    La start-up se concentre dans un premier temps sur le marché suisse de la distribution d’électricité. Elle collabore à cet effet avec des gestionnaires de réseaux de distribution chargés de l’extension des réseaux électriques et du passage des lignes aériennes aux câbles souterrains. L’expansion en Europe et le développement d’autres lignes d’alimentation devraient suivre. Selon Venture Kick, le marché réaliste pour Under Industries en Suisse et en Europe s’élève à environ 150 millions de francs par an pour les seuls réseaux électriques.

  • L’ouverture d’un nouvel hôtel renforce la présence en Europe centrale

    L’ouverture d’un nouvel hôtel renforce la présence en Europe centrale

    La chaîne hôtelière Swissôtel a annoncé en janvier l’ouverture d’un nouvel hôtel dans la station thermale tchèque de Mariánské Lázně. Selon l’UNESCO, Mariánské Lázně est l’une des villes thermales les plus importantes d’Europe. Avec les hôtels récemment ouverts au Monténégro et en Roumanie, ce nouvel établissement devrait consolider la forte présence de Swissôtel en Europe, indique un communiqué. Swissôtel fait partie du groupe français Accor.

    « Le Swissôtel Mariánské Lázně est une ouverture historique pour notre marque en Europe centrale », explique Jean Wendling, vice-président des opérations chez Accor, dans le communiqué. « Nous présentons un hôtel qui allie la joie de vivre suisse au caractère unique de la ville et offre aux vacanciers comme aux voyageurs d’affaires une expérience de premier ordre, basée sur le bien-être et l’équilibre. »

    Le Swissôtel Mariánské Lázně dispose de 102 chambres, 22 suites et une suite présidentielle. L’hôtel propose également une large gamme d’offres culinaires. Parmi celles-ci, on trouve notamment le 105 Dining Lounge, le Swiss Café et le bar Pod Oblaky sur le toit-terrasse. Les clients peuvent également profiter du spa et de l’espace sportif de l’hôtel. Pour les voyageurs d’affaires et les événements, l’hôtel dispose de quatre salles polyvalentes, d’une salle de conférence et d’un espace pour les cocktails et les présentations.

  • Le canton de Nidwald triple ses subventions pour la rénovation énergétique des bâtiments

    Le canton de Nidwald triple ses subventions pour la rénovation énergétique des bâtiments

    Dans son programme de promotion énergétique 2026, le Conseil d’État du canton de Nidwald a décidé d’augmenter de 300 % les subventions accordées pour la rénovation énergétique des bâtiments, pour les porter à 2,9 millions de francs. Selon un communiqué, cela représente, avec les fonds fédéraux, un budget annuel record de 6,3 millions de francs. Ce programme cantonal de promotion soutient les propriétaires qui optimisent l’enveloppe de leur bâtiment, remplacent les systèmes de chauffage fossiles ou électriques par des systèmes utilisant des énergies renouvelables ou construisent de nouveaux bâtiments à haute efficacité énergétique.

    Selon les informations disponibles, la demande de subventions a été « exceptionnellement élevée » en 2025. En raison notamment de l’extension des réseaux de chauffage urbain, le canton s’attend à une nouvelle forte augmentation des demandes en 2026. De plus, les allégements fiscaux seront supprimés à l’avenir, ce qui devrait également faire augmenter la demande cette année.

    Selon les informations disponibles, la rénovation énergétique des bâtiments – un pilier central pour atteindre les objectifs cantonaux en matière d’émissions d’ici 2035 – ne peut réussir que si les propriétaires sont prêts à investir dans leurs biens immobiliers. « Ils contribuent ainsi de manière significative à la réduction des gaz à effet de serre et aux économies d’énergie », déclare Joe Christen, directeur de l’environnement.

    Certes, la subvention ne couvre qu’une petite partie des investissements. Mais combinés aux économies d’impôts et à la baisse des frais de chauffage, ces investissements sont rentables à long terme. « En moyenne, un franc de subvention génère près de dix fois plus d’investissements, explique M. Christen. Cette valeur ajoutée reste en grande partie dans le canton, renforce l’économie locale et contribue, grâce aux énergies renouvelables, à réduire les sorties de capitaux vers l’étranger. »

    Le canton de Nidwald est l’un des exposants du pavillon SWISS au Singapore Airshow. Le salon international de l’aéronautique se tiendra du 3 au 8 février.

  • Un projet d’infrastructure remplace les lignes aériennes par des réseaux modernes

    Un projet d’infrastructure remplace les lignes aériennes par des réseaux modernes

    Les communes argoviennes de Bellikon, Remetschwil et certaines parties d’Oberrohrdorf ne sont plus alimentées par des lignes électriques aériennes en bois depuis la vallée, mais par un nouveau câble. Selon un communiqué, AEW Energie AG a ainsi achevé et mis en service un projet d’infrastructure central à Rohrdorferberg. Dans le cadre de ce projet, 1,6 kilomètre de lignes électriques sur poteaux en bois ont pu être démantelées, « contribuant ainsi à un réseau plus robuste, nécessitant moins d’entretien et améliorant l’aspect du paysage », selon le fournisseur d’énergie argovien.

    La ligne dite « Rohrdorferberg » entre Künten et Fislisbach a une longueur totale de 11,2 kilomètres. Au total, huit postes de transformation ont été raccordés à la nouvelle ligne. Selon les informations disponibles, cela profite en particulier aux entreprises « ayant des exigences élevées en matière de sécurité d’approvisionnement ».

    Au total, AEW a investi 3 millions de francs dans le projet. « Grâce à l’extension et au câblage systématiques de notre infrastructure de réseau, nous augmentons non seulement la sécurité d’approvisionnement pour la population, mais nous créons également les conditions nécessaires à un système énergétique flexible et durable », explique Christoph Fischer, responsable du département Réseaux chez AEW.

  • L’intelligence artificielle facilite la publication d’annonces immobilières

    L’intelligence artificielle facilite la publication d’annonces immobilières

    Le Swiss Marketplace Group (SMG) lance sur ses plateformes immobilières ImmoScout24 et Homegatedenouvelles options permettant aux particuliers de proposer leur logement sur Internet. Selon un communiqué, ces outils sont basés sur l’intelligence artificielle (IA) et facilitent la publication d’annonces en ligne pour les annonceurs non professionnels.

    Pour créer une annonce, il suffit de saisir les principales caractéristiques du logement, telles que l’adresse, la taille et l’équipement. Les plateformes immobilières créent ensuite, à l’aide de l’IA, le titre complet de l’annonce ainsi que la description du bien. Cela inclut des descriptions de l’emplacement et de l’environnement du bien immobilier, selon le communiqué. Enfin, les utilisateurs peuvent télécharger des photos et finaliser l’annonce.

    « De nombreux bailleurs privés ne s’occupent que rarement de la création d’une annonce. Grâce à l’aide de l’IA, ils reçoivent désormais en quelques secondes une proposition structurée et de grande qualité, qui correspond au standard des agents immobiliers professionnels », explique Martin Waeber, directeur général de SMG Real Estate, dans le communiqué. « Cela profite également à tous les chercheurs, car plus une annonce est décrite avec précision et mise en ligne rapidement, plus les gens trouvent rapidement leur nouveau logement. »

    Les modules sont déjà disponibles depuis environ un an pour les prestataires professionnels. Avec cette offre désormais élargie aux prestataires privés, SMG souhaite poursuivre la numérisation du secteur immobilier suisse.

    SMG Swiss Marketplace Group AG regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et Mobiliar.

  • Le passeport produit numérique apporte de la transparence dans l’économie circulaire

    Le passeport produit numérique apporte de la transparence dans l’économie circulaire

    La société Sky-Frame AG, dont le siège se trouve à Frauenfeld, propose à ses clients des fenêtres coulissantes sans cadre fabriquées en Suisse. La recyclabilité des produits joue ici un rôle important. L’entreprise a désormais lancé un passeport produit numérique avec Cradle to Cradle Compass afin d’informer sur la conformité des produits utilisés au principe strict de l’économie circulaire Cradle to Cradle.

    Le Digital Product Passport Compass Cradle to Cradle (DPPCCC) a été développé par epeaswitzerland, une entreprise basée à Widnau. Il s’appuie sur les passeports numériques des produits qui, selon un règlement européen, doivent être progressivement introduits pour tous les produits vendus dans l’Union européenne. Il évalue les produits Sky-Frame selon une série de critères, tels que leurs performances, leur recyclabilité et leur consommation d’énergie. Il rend les chaînes d’approvisionnement de l’entreprise transparentes et prouve la recyclabilité des produits de l’entreprise.

    « Les fenêtres et portes coulissantes sans cadre fabriquées en Suisse créent une expérience architecturale exceptionnelle, sans limites, avec des vues spectaculaires. Avec l’outil « Digital Product Passport Compass Cradle to Cradle » d’epeaswitzerland, nous nous engageons en faveur d’un nouveau niveau de transparence, d’identité, d’orientation et de conformité avec la future législation européenne », déclare Michael Fuchsberger, responsable QM & Durabilité chez Sky-Frame AG, à propos d’autres aspects du DPPCCC. Celui-ci fournit par exemple des informations sur la chaîne d’approvisionnement ou les possibilités de retour des produits Sky-Frame. En outre, les informations peuvent être classées et affichées en détail selon des aspects tels que la santé des matériaux ou différents domaines d’adéquation pour l’économie circulaire.

    « En tant qu’entreprise active à l’échelle mondiale, Sky-Frame a une nouvelle fois démontré son rôle de pionnier avec l’introduction du Digital Product Passport Compass Cradle to Cradle d’epeaswitzerland », déclare Albin Kälin, fondateur et directeur général d’epeaswitzerland.

  • Des décisions fondées sur des données pour des stratégies immobilières écologiques

    Des décisions fondées sur des données pour des stratégies immobilières écologiques

    Empirasouhaite utiliser la Real Estate Decision Intelligence (REDI) de la société zurichoiseOptimIafin de renforcer la prise de décision basée sur les données dans les domaines des investissements, des fonds, de la gestion de fortune et de la gestion durable. Selon un communiqué, l’objectif est de mettre en place une approche intégrée qui combine de manière holistique la performance financière, l’impact climatique et les exigences réglementaires. La plateforme REDI d’OptimI aide Empira à prendre des décisions d’investissement éclairées, à développer des stratégies de décarbonisation scientifiquement fondées au niveau des fonds et des actifs, et à planifier des stratégies d’investissement et de rénovation efficaces en termes de capital.

    Empira utilise notamment cette plateforme dans le cadre de son fonds Transition to Green, qui cible les biens immobiliers énergivores présentant un potentiel de repositionnement et tire parti des incitations gouvernementales en faveur des rénovations écologiques et d’une gestion complète des actifs afin de créer des biens immobiliers résidentiels et commerciaux durables et de grande qualité.

    « L’intelligence décisionnelle numérique est aujourd’hui indispensable pour obtenir à la fois des rendements stables et une décarbonisation crédible, et ce dès la réception d’un premier mémorandum d’investissement », déclare Torsten Bergmann, vice-président Investment Advisory chez Empira. « Optiml nous offre la profondeur analytique dont nous avons besoin pour obtenir un impact cohérent et évolutif sur l’ensemble de nos fonds et soutient notre stratégie de transition vers le vert grâce à des processus décisionnels fiables. »

    Selon le communiqué, l’introduction de la solution OptimI souligne la tendance du secteur à l’optimisation des actifs basée sur les données, dans laquelle la durabilité et la performance financière sont évaluées de manière holistique. Le secteur immobilier est responsable d’environ 40 % des émissions totales de CO2 liées à l’énergie dans le monde. Les acteurs du secteur sont donc de plus en plus tenus de présenter des stratégies de décarbonisation crédibles et financièrement solides.

  • Les logements en droit de superficie créent de nouveaux espaces habitables à Altstätten

    Les logements en droit de superficie créent de nouveaux espaces habitables à Altstätten

    Halter AG réalise leprojet TresTerrä en collaboration avec la communauté catholique du canton de Saint-Gall, propriétaire du projet, et SchlieremerTend AG, partenaire en communication et marketing. Dans ce cadre, Halter se chargera de la construction de dix immeubles d’habitation sur le site Guter Hirte à Altstätten, qui offrira à l’avenir des logements abordables, selon un communiqué. Le premier coup de pioche et le lancement officiel du projet ont désormais eu lieu.

    « Tres Terrae est un lieu où se côtoient habitat, espace libre et voisinage », indique Halter dans un communiqué. « L’objectif est de créer une qualité de vie durable qui offre aux gens un foyer à long terme. »

    Trois ensembles de bâtiments sont prévus, placés autour d’une place commune centrale et reliés entre eux par un réseau de chemins. Les bâtiments abriteront au total 37 appartements en copropriété, allant de 2,5 à 5,5 pièces. Des zones de rencontre centrales offriront un espace d’échange et de convivialité, selon la description du projet.

    Afin de réduire les dépenses en fonds propres et de faciliter le financement, les appartements seront vendus en droit de superficie. Les appartements devraient être prêts à être emménagés en 2028.

  • Le début des travaux d’extension de la double voie à Dietikon est reporté à 2028

    Le début des travaux d’extension de la double voie à Dietikon est reporté à 2028

    Il y a un retard dans la construction de la double voie ferroviaire Bremgarten-Dietikon et dans la rénovation de la Bremgartnerstrasse. Selon un communiqué de la société Aargau Verkehr AG, le permis de construire prévu pour fin 2025 par l’Office fédéral des transports (OFT) n’a pas pu être délivré en raison de négociations en cours concernant des recours et d’une nouvelle suspension partielle du projet liée à des demandes d’indemnisation.

    La société de transport prévoit désormais que le début des travaux, initialement prévu pour l’été 2026, sera reporté à l’été 2028. D’ici là, certaines modifications devront être apportées au projet. Cela nécessitera des contrôles techniques et une consultation des autorités.

    Selon Aargau Verkehr, l’extension vise à améliorer la sécurité, la ponctualité et la capacité du réseau ferroviaire : « La construction d’une double voie centrale permettra d’intégrer le train de manière sûre dans le trafic routier, ce qui augmentera la sécurité routière et réduira les embouteillages. »

    L’approbation des plans devrait être finalisée d’ici le deuxième trimestre 2027. Aargau Verkehr AG est en contact avec le service des travaux publics du canton de Zurich, maître d’ouvrage du projet routier, l’OFT, la ville de Dietikon et les riverains concernés afin de clarifier les points en suspens et de faire avancer le développement du projet.

  • Le directeur financier prend temporairement la direction opérationnelle

    Le directeur financier prend temporairement la direction opérationnelle

    Un changement est intervenu à la tête de la marque Griesser : Stefan Leitner a pris la direction par intérim. L’ancien directeur financier du groupe Griesser, spécialisé dans les solutions de protection solaire, succède à Urs Neuhauser, qui quittera l’entreprise d’un commun accord le 12 janvier 2026, comme l’indique le groupe Griesser dans un communiqué. « Urs Neuhauser a accompagné l’entreprise au cours des sept dernières années et a contribué à divers développements. Nous l’en remercions », a déclaré Walter Strässle, président du conseil d’administration. Stefan Leitner bénéficie du soutien de M. Strässle et des représentants de la famille propriétaire. Cela garantit la continuité et la stabilité au sein de la direction, selon le communiqué.

    Cette solution provisoire marque le début du processus de succession. La procédure de recrutement d’un nouveau directeur général a déjà été lancée. Dans l’intervalle, Griesser poursuit le développement de solutions de protection solaire, la proximité avec ses clients et la croissance durable sur les marchés existants et nouveaux dans le domaine de la production de solutions de protection solaire.

    Selon l’entreprise, ses 140 ans d’histoire sont le résultat d’un esprit pionnier, d’une qualité irréprochable et d’une vision à long terme. Forte de ces atouts, l’entreprise familiale envisage l’avenir avec confiance.

  • L’intelligence numérique dans la construction

    L’intelligence numérique dans la construction

    « La planification est déjà fortement numérisée, la construction l’est moins et l’exploitation l’est à nouveau davantage », a expliqué Alex Walzer de la FHNW. Aujourd’hui encore, de nombreuses informations se dispersent entre les phases du projet. Un problème notamment dans l’optique de l’économie circulaire. Walzer voit un grand potentiel dans l’utilisation conséquente des données. Tirer des enseignements des projets, concevoir des ouvrages sur la base de données, standardiser les processus. Mais sans bases de données propres et sans questions précises, même l’intelligence artificielle reste inefficace.

    Données de bout en bout avec Lakeup
    Michal Rzinski de Bond BIM a présenté la plateforme Lakeup, un système de gestion des données du cycle de vie. Elle doit permettre aux maîtres d’ouvrage et aux organisations immobilières d’utiliser les données de manière structurée tout au long du cycle de vie d’un bâtiment. De la définition des besoins à l’évaluation en passant par la commande, Lakeup assure la continuité et la transparence des données.

    Selon Rzinski, l’être humain est au centre des préoccupations. « Nous voulons aller chercher les planificateurs spécialisés, les ingénieurs et les décideurs de la même manière » Un exemple est fourni par l’hôpital universitaire de Bâle, où des agents IA ont classé automatiquement 25’000 jeux de données, la base pour des applications ultérieures. La plateforme est conçue de manière modulaire, des outils de planification spécialisés à la solution d’entreprise.

    Bains virtuels et décisions réelles
    Les choses sont devenues pratiques avec Patrick Marti de Hegias Vision. Sa plateforme associe la visualisation 3D aux données en temps réel dans la transformation des salles de bains. L’iPhone permet de scanner les pièces, de reconnaître automatiquement les objets et de les aménager dans un environnement numérique. Les clients voient immédiatement à quoi pourrait ressembler leur salle de bains, y compris les matériaux, l’ambiance lumineuse et les données réelles des produits.

    En collaboration avec BMS, Hegias permet un nouveau processus de conseil interactif. « Auparavant, les gens quittaient l’exposition avec un bloc de noms de produits, aujourd’hui avec un lien vers la salle de bains de leurs rêves », explique Ilona Lupart de BMS. Le Roomscanner simplifie l’entrée en matière, accélère les décisions et augmente la satisfaction.

    L’homme au centre de la numérisation
    Lors de la table ronde finale, tous étaient d’accord pour dire que l’automatisation ne remplace pas l’homme. « L’IA doit soulager les conseillers et conseillères, pas les supplanter », a souligné Marti. Walzer a souligné que l’IA était particulièrement forte là où de grandes quantités de données sont analysées ou des chaînes d’approvisionnement optimisées. Néanmoins, des connaissances spécialisées, une réflexion et une formation continue restent nécessaires.

    Rzinski a ajouté que Lakeup avait été délibérément conçu pour couvrir différents niveaux de compétences, du spécialiste des données à la direction. Lupart a ajouté que la formation, l’implication et la communication étaient essentielles pour réduire le scepticisme. L’ouverture d’esprit est plus importante que l’âge : même des personnes de 90 ans ont utilisé les lunettes VR avec enthousiasme.

    Nouvelles compétences et perspectives
    Walzer voit un changement à la FHNW. « Les étudiants travaillent aujourd’hui de manière plus collaborative et critique avec la technologie » Outre les compétences techniques, les soft skills sont de plus en plus demandées, la communication, la compréhension des interfaces et le travail en équipe.

    Pour l’avenir, Marti et Rzinski ont annoncé qu’ils allaient continuer à développer leurs plates-formes. Plus d’automatisation, un meilleur guidage des utilisateurs et une intégration plus profonde de l’IA dans les processus existants. Walzer ose regarder vers l’avenir « Dans dix ans, l’IA fonctionnera aussi naturellement en arrière-plan que l’électricité à la prise. L’objectif sera atteint lorsque la construction redeviendra un plaisir grâce à la technologie »

  • Le droit des cartels laisse une marge de manœuvre pour les coopérations

    Le droit des cartels laisse une marge de manœuvre pour les coopérations

    L’économie suisse soutient une législation stricte en matière de cartels. Il s’agit d’empêcher les restrictions à la concurrence et de garantir une concurrence loyale. Dans la pratique, cependant, les autorités de la concurrence se sont progressivement éloignées de ce principe. Au lieu d’examiner les effets réels sur le marché, elles ont principalement évalué la forme d’un accord. Certains accords ont ainsi été automatiquement considérés comme illicites, même s’il était prouvé qu’ils n’avaient aucun effet néfaste.

    Cela a entraîné une grande insécurité juridique, en particulier pour les PME, les bureaux d’études et les entreprises du secteur de la construction. Les groupements d’achat, les projets de recherche communs ou les pools d’assurance ont été pris pour cible, alors qu’ils permettaient souvent des gains d’efficacité et de meilleures performances sur le marché. Avec la révision qui vient d’être adoptée, le Parlement réagit à cette situation déplorable et demande un retour à la volonté initiale du législateur.

    Nouvelle logique d’examen à l’art. 5 de la loi sur les cartels
    La précision apportée à l’art. 5, al. 1 bis, de la loi sur les cartels est au cœur de la révision. À l’avenir, il ne suffira plus de qualifier un accord d’« entente dure ». Il faudra toujours procéder à une évaluation globale de l’importance, qui tiendra compte d’éléments qualitatifs et quantitatifs . Tels que la structure du marché, les parts de marché et les conditions-cadres concrètes dans chaque cas particulier.

    La nature de l’accord reste importante, car elle donne des indications sur un potentiel de nuisance typique. Cependant, il est désormais clairement établi qu’il faut vérifier si ce potentiel se concrétise réellement dans l’environnement de marché réel. Dans la pratique, cela signifie que les autorités de la concurrence ne peuvent plus sanctionner les coopérations uniquement en raison de leur forme, mais doivent justifier pourquoi et où elles affectent réellement la concurrence. L’entrée en vigueur des modifications matérielles est prévue pour le 1er janvier 2027.

    Plus de marge de manœuvre pour les coopérations
    La révision permet d’atteindre un équilibre délicat. Les coopérations qui ne posent pas de problème en matière de concurrence, voire qui sont bénéfiques, sont retirées de la ligne de mire sans affaiblir le pouvoir de la COMCO. Pour les bureaux d’études, les sociétés d’ingénierie et les autres acteurs du secteur de la construction, cela apporte plus de clarté. En particulier lorsque la coopération est autorisée, dans le cas d’achats groupés, de projets de normalisation ou de partage de ressources.

    Dans le même temps, la mission fondamentale du droit des cartels reste inchangée. Les cartels durs, les ententes sur les prix ou les ententes sur les marchés continueront d’être sévèrement poursuivis. La révision ne détourne pas l’attention de la protection de la concurrence, mais la recentre sur son essence même. L’effet plutôt que la forme, les comportements abusifs plutôt que les soupçons généraux.

    Réforme institutionnelle des autorités de concurrence
    La révision matérielle ne marque pas la fin du processus. En 2026 et 2027, la réforme institutionnelle passera au premier plan. Il s’agit ici de déterminer comment les procédures antitrust sont menées et dans quelle mesure elles sont conformes à l’État de droit.

    Plusieurs éléments sont au centre de cette question. Premièrement, la séparation institutionnelle entre l’enquête et la décision doit être renforcée. La Commission de la concurrence sera transformée en une instance plus proche d’un tribunal, dotée de ses propres ressources spécialisées, tandis que le secrétariat agira en tant qu’autorité de poursuite indépendante.

    Deuxièmement, il est prévu de créer une instance de recours spécialisée qui regroupera les affaires de cartels, garantira l’expertise et accélérera les procédures. Troisièmement, un conseiller-auditeur indépendant (« hearing officer ») sera nommé pour veiller au respect des droits procéduraux et servir de point de contact neutre pour les parties, sans intervenir lui-même dans les décisions matérielles.

    Quatrièmement, il convient d’accroître la transparence en publiant les opinions dissidentes et en rendant visibles les divergences d’opinion, ce qui rendra l’évolution du droit plus compréhensible. Selon la CEDH, les procédures antitrust sont considérées comme des procédures pénales, elles portent profondément atteinte aux droits des entreprises concernées et sont donc soumises à des exigences élevées en matière d’État de droit. C’est précisément dans ce domaine que Bauenschweiz continue de voir un besoin considérable de réforme.

    Bauenschweiz insiste sur le renforcement de l’État de droit
    Construction Suisse salue le fait que le Conseil fédéral reconnaisse la nécessité d’une réforme dans l’application de la loi, mais rejette le projet actuel de réforme institutionnelle. Du point de vue de l’association faîtière, celui-ci ne comble pas suffisamment les lacunes essentielles. En particulier, l’indépendance de l’instance décisionnelle, la séparation claire entre l’enquête et le jugement ainsi que la protection des garanties procédurales ne sont pas encore suffisamment assurées.

    Un cadre juridique en matière de cartels qui empiète fortement sur les libertés entrepreneuriales nécessite des institutions solides, des procédures compréhensibles et une confiance dans l’équité. C’est la seule façon de sanctionner systématiquement les infractions à la concurrence sans freiner inutilement la propension à investir et les coopérations judicieuses.

    Le message du Conseil fédéral sur la réforme institutionnelle est attendu pour l’été 2026, et les débats parlementaires devraient débuter au troisième ou quatrième trimestre. Construction Suisse souhaite à nouveau s’impliquer, en collaboration avec une alliance économique. L’objectif est d’ancrer un droit des cartels qui protège la concurrence, évalue les coopérations de manière différenciée et satisfait systématiquement aux exigences de l’État de droit.

  • Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Parmi les cantons présentant les plus grands risques démographiques figurent le Tessin, Berne, Neuchâtel, le Jura, Appenzell Rhodes-Extérieures, Nidwald, Obwald, les Grisons, Glaris et Schaffhouse. Ils réunissent environ 23 pour cent du volume total des hypothèques en Suisse et sont donc tout sauf des régions périphériques. En même temps, elles sont structurellement moins bien équipées pour affronter l’avenir.

    Le cœur du problème réside dans la structure d’âge. La croissance démographique se joue surtout dans les groupes de plus de 65 ans. Des personnes qui déménagent rarement et qui ne demandent guère d’espace de logement supplémentaire. Parallèlement, le nombre d’actifs, c’est-à-dire les ménages qui acquièrent typiquement un logement ou qui concluent de nouveaux baux, diminue. Il en résulte une baisse de la demande, une plus grande patience lors de la vente et des baisses de prix croissantes. Ce phénomène est particulièrement sensible sur les marchés où l’on trouve beaucoup de maisons individuelles et d’objets de vacances, comme dans certaines régions du Tessin, des Grisons ou du Jura.

    La démographie bat l’imagination en matière de prix
    L’étude esquisse un marché qui devrait se différencier nettement au cours des 20 prochaines années. Alors que les propriétaires des cantons concernés s’attendent encore en de nombreux endroits à une poursuite de la hausse des prix, la démographie dessine une autre image. Si peu de jeunes ménages prennent la relève et que l’immigration reste faible, la poussée de la demande qui justifie les évaluations actuelles fera défaut.

    Pour les propriétaires, cela signifie une durée de détention plus longue, des risques de vente plus élevés et, selon la situation, des baisses de prix plus marquées. Les maisons individuelles anciennes situées dans des communes périphériques, qui ne répondent plus aux attentes des nouvelles générations d’acheteurs en termes d’énergie et de qualité, sont particulièrement exposées. Là où une offre importante arrive simultanément sur le marché, par exemple à la suite d’une succession, la pression sur les prix peut rapidement augmenter.

    Les cantons en plein essor comme contrepoids
    De l’autre côté, on trouve les cantons en pleine croissance que sont Zurich, Vaud, Lucerne, Genève, Thurgovie, Argovie, Saint-Gall, le Valais, Fribourg, Zoug et Bâle-Ville. Selon l’analyse, ils devraient absorber près de 86 pour cent de la future croissance démographique. Les deux tiers du volume des hypothèques se concentrent déjà dans ces cantons, et la tendance est à la hausse.

    L’immigration y rencontre le dynamisme économique, des centres urbains et des marchés du travail forts. Pour le marché immobilier, cela signifie une demande toujours élevée, des prix qui ont tendance à rester stables, voire à augmenter, et des risques structurels moindres, malgré la numérisation, le retournement des taux d’intérêt et l’augmentation des réglementations. La polarisation entre cantons « perdants » et « gagnants » devrait donc encore s’accentuer.

    Conséquences pour les banques et les investisseurs
    Pour les banques, les assurances et les caisses de pension, la perspective démographique est plus qu’une note en bas de page. Jusqu’à présent, les risques régionaux ne sont pas suffisamment représentés dans de nombreux portefeuilles. Les établissements régionaux qui se concentrent fortement sur leur canton d’origine sont particulièrement exposés à des risques accrus dans les régions en déclin. Surtout lorsqu’une grande partie du portefeuille est constituée de maisons individuelles situées à la campagne.

    Ce ne sont pas seulement la situation, l’état et la capacité financière qui comptent, mais aussi la question de savoir combien d’acheteurs potentiels seront encore sur place dans 10, 15 ou 20 ans. Si l’on veut gérer les hypothèques et les placements immobiliers à long terme, il faut systématiquement penser ensemble la démographie, la demande de logements et la structure économique locale.

    Ce que les propriétaires peuvent faire maintenant
    Pour les propriétaires des cantons concernés, il vaut la peine de jeter un regard lucide sur leur propre bien, comme l’emplacement, le groupe cible, l’état énergétique, une éventuelle réaffectation. Ceux qui gèrent activement, modernisent et réfléchissent à temps à des alternatives, ont un net avantage sur ceux qui espèrent seulement que les prix continueront à augmenter.

    Le marché ne bascule pas partout. Dans de nombreuses villes des cantons « perdants », les logements resteront rares, tandis que les zones rurales seront soumises à une pression plus forte. La précision avec laquelle les acteurs du marché comprennent les différences au sein d’un même canton et la rapidité avec laquelle ils adaptent leurs stratégies à la nouvelle réalité démographique seront décisives.

  • Élections municipales zurichoises 2026

    Élections municipales zurichoises 2026

    Avec le jeu « Built&Rent » du SVIT Zurich, découvrez la politique en jouant !
    Dans la ville de Zurich, le premier tour des élections aura lieu le 8 mars 2026. En vue de cette élection importante dans la plus grande commune de notre canton (dont les effets dépassent les frontières cantonales), le SVIT Zurich recommande sept candidats à l’élection. Ils sont membres des commissions spécialisées HBD/SE (département des bâtiments, développement urbain) et FD (département des finances) ou occupent des postes importants dans leur parti. Sont également pris en compte les nouveaux venus qui ne siègent pas encore au conseil municipal.

    Les sept candidats partagent toutefois un intérêt commun : Faire avancer une politique libérale en matière de logement et d’immobilier pour Zurich, qui relève rapidement et efficacement les défis actuels sur le marché du logement.

    Le jeu « Built&Rent » permet de se rendre compte de la pression à laquelle sont soumis les professionnels de l’immobilier – et de la manière dont les décisions politiques influencent le secteur. Il est possible de gagner de superbes prix pédagogiques et matériels. De nombreux bons Apple à des participations gratuites à des stages et des cours du SVIT Zurich. La participation est gratuite pour tous. Il n’est pas nécessaire d’être membre du SVIT. L’éducation politique devient ainsi une expérience interactive ! On y joue comme à « Tetris ».
    (Durée du jeu : du 28 janvier au 15 février 2026)

    Lien du concours : https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/politik

  • Le site de l’hôpital de Sursee : de nouvelles perspectives à partir de 2034

    Le site de l’hôpital de Sursee : de nouvelles perspectives à partir de 2034

    La construction du nouveau LUKS Sursee et du centre de soins Seeblick sur la Schwyzermatt à Schenkon libère un terrain d’environ 47’000 mètres carrés à la Spitalstrasse à Sursee. Environ sept terrains de football, une situation centrale, une bonne desserte et une vue jusqu’aux Alpes. Là où se trouvent encore aujourd’hui des bâtiments hospitaliers, un nouvel élément urbain pourra voir le jour à partir de 2034, qui marquera Sursee à long terme. Le canton de Lucerne est le principal propriétaire du site, les surfaces adjacentes appartiennent également au canton et en partie à la ville et sont intégrées dans la planification.

    Le LUKS Sursee, vieux de presque 50 ans, ne répond plus aux exigences d’une exploitation hospitalière moderne. Avec la décision du Conseil d’État de réaliser un nouvel hôpital et un centre de soins à Schenkon d’ici 2033, l’infrastructure de santé se déplace et ouvre à Sursee un potentiel de développement urbanistique d’une valeur rare.

    Habiter, vivre, se rencontrer
    Le canton de Lucerne et la ville de Sursee poursuivent un objectif commun, celui d’un quartier à usage mixte et vivant, alliant habitat, services et qualité de vie. Une planification test à partir de 2026 permettra de déterminer quelles utilisations et structures d’aménagement sont possibles et judicieuses sur le site. Les résultats serviront de base au changement de zonage, aux concours d’architecture et aux premières étapes de construction qui devraient démarrer après le départ de l’hôpital et de l’établissement de soins, avec l’ambition d’éviter autant que possible les locaux vacants.

    Il est d’ores et déjà clair que le site se prête particulièrement bien à une utilisation résidentielle, pour les familles, les couples, les célibataires et les seniors. En complément, on peut imaginer des services, des commerces et des restaurants qui donneront vie au quartier. L’objectif est de créer un environnement socialement mixte avec un mélange de logements de haut standing et de logements à prix modérés, qui renforce Sursee en tant que lieu de résidence et crée en même temps de nouvelles offres pour les différentes phases de la vie.

    Sursee en pleine croissance
    Sursee connaît une croissance dynamique et, avec un taux de logements vacants de 0,26%, le marché du logement est extrêmement tendu. La nouvelle offre sur le site de l’hôpital doit contribuer à réduire la pression et à créer une qualité de logement supplémentaire dans une situation centrale. La proximité de la vieille ville, la desserte existante par les transports et la vue sur le lac font de ce site un lieu clé pour le développement futur de la ville.

    C’est une chance de former un nouveau quartier à l’identité forte. Le site peut donner des impulsions pour le développement économique de la région, permettre la création de nouveaux emplois dans le secteur des services et continuer à profiler Sursee comme centre régional.

    Développement du quartier en tant que tâche commune
    La planification du site de l’hôpital est délibérément conçue comme un processus ouvert. Dès le printemps 2026, des ateliers sont prévus avec la population du quartier et différents groupes d’intérêt. Les besoins, les idées et les attentes doivent être intégrés à un stade précoce afin de créer un quartier non seulement convaincant du point de vue de la planification, mais également soutenu par la population.

    L’assemblée communale décidera de la modification nécessaire du plan de zone partiel. Il est donc clair que l’avenir du site de l’hôpital ne sera pas dessiné en vase clos, mais dans le cadre d’un processus transparent qui associe planification spécialisée et perspectives locales.

    Un nouvel élément urbain avec une histoire et un avenir
    A long terme, un espace de vie et d’habitat diversifié, avec des espaces verts, des aires de jeux et de détente, pourrait voir le jour là où l’hôpital fonctionne encore aujourd’hui. Des lieux de rencontre en plein air, des trajets courts et une bonne connexion avec la structure urbaine existante devraient faire de ce site une partie intégrante de Sursee.

    Le canton de Lucerne veut exploiter de manière ciblée le potentiel de cette situation privilégiée avec vue sur le lac et utilisation historique. Dès 2034, l’occasion se présente de réaliser un quartier qui respecte l’histoire du site tout en apportant des réponses aux besoins en matière d’habitat et de vie des décennies à venir. Un nouveau chapitre pour le site de l’hôpital et pour Sursee.

  • Penser circulairement, réimprimer le bois

    Penser circulairement, réimprimer le bois

    Des directives plus strictes concernant l’utilisation énergétique du bois usagé ont pour conséquence que de grandes quantités de déchets de bois ne peuvent plus être simplement brûlées, mais restent utilisables comme matériau. Le département « Experimentelles und Digitales Entwerfen und Konstruieren » (conception et construction expérimentales et numériques) de l’université de Kassel développe, en collaboration avec Buro Happold, un procédé d’impression 3D qui transforme les particules de bois résiduel en éléments de mur porteurs. Le projet est soutenu dans le cadre du programme « Zukunft Bau » de l’Institut fédéral de recherche sur la construction, les villes et l’espace.

    l’accent est mis sur un matériau d’impression biosourcé composé de particules de bois usagé broyées, provenant principalement de flux de matières secondaires de l’industrie du bois, c’est-à-dire de bois post-consommation. Des partenaires industriels préparent le matériau et le mélangent à des liants biogènes pour obtenir une masse pâteuse qui peut être extrudée par des robots.

    composants légers issus de l’imprimante 3D
    Le résultat se distingue clairement de l’impression 3D en béton connue. La masse de particules de bois et de liant est appliquée par couches à l’échelle 1:1 et forme des éléments de construction légers mais solides. Des structures murales planes sont possibles, tout comme des géométries librement courbées, qui peuvent être adaptées avec précision sur le plan constructif et architectural.

    la phase actuelle du projet Rafa 2.0 s’étend sur 18 mois et se base sur le projet précédent Rafa, dans le cadre duquel les chercheurs ont étudié de manière fondamentale l’aptitude des particules de bois usagé à la fabrication additive. Les formules des matériaux sont maintenant affinées, le processus d’extrusion optimisé et les éléments de construction testés dans des conditions de laboratoire, avec pour objectif un processus de fabrication numérique de bout en bout jusqu’au prototype à l’échelle réelle.

    portant, résistant au feu et circulaire
    Pour que le concept soit viable dans la pratique, les éléments imprimés doivent faire plus que simplement montrer leur forme. Il faut une capacité portante, une rigidité et un comportement au feu qui correspondent aux exigences de l’aménagement intérieur. Les partenaires du projet voient un premier champ d’application dans les systèmes de cloisons modulaires qui peuvent être facilement montés, démontés et réutilisés ailleurs.

    ce principe s’inscrit dans les approches circulaires de la construction, dans lesquelles les éléments de construction ne sont pas éliminés à la fin de leur cycle de vie, mais transférés vers de nouvelles utilisations. Les éléments de construction peuvent être déconstruits sans être triés, car on renonce aux composants contenant des substances nocives. Une condition préalable pour des cycles de matériaux fermés dans la construction en bois.

    la planification numérique, une technologie clé
    La planification numérique joue un rôle central. Buro Happold est responsable de la conception informatique et de la planification de la structure et utilise des simulations pour prévoir le comportement structurel des éléments de construction. Les géométries sont optimisées de manière à ce que le matériau ne soit utilisé que là où il est nécessaire d’un point de vue statique – l’efficacité des ressources devient une tâche de conception.

    « Nous faisons des déchets une opportunité, le bois récupéré devient des éléments de construction performants grâce au design numérique et à la fabrication additive », explique Shibo Ren de Buro Happold pour décrire l’approche. Fini la consommation linéaire, place à une pratique de construction circulaire, basée sur les données, qui associe étroitement la robotique, l’ingénierie et la conception.

    perspectives pour la pratique
    À court terme, le procédé vise à utiliser moins de matériaux et à réduire les émissions par rapport aux technologies d’impression 3D basées sur le béton. A long terme, il pourrait ouvrir de nouveaux marchés pour les constructions additives biosourcées. En particulier là où la légèreté, la déconstruction et la liberté architecturale sont requises.

    la mise à l’échelle, les normes et l’acceptation dans la pratique de la construction détermineront si l’approche s’impose économiquement et à quelle vitesse. D’un point de vue technique, le projet montre déjà que la construction circulaire ne commence pas seulement par le recyclage, mais aussi par la conception. C’est là que les matériaux, les processus et les cycles de vie sont repensés.