Catégorie : Trends

  • Réorientation stratégique axée sur l’énergie et la technologie

    Réorientation stratégique axée sur l’énergie et la technologie

    FMB annonce un changement au sein de sa direction du groupe : Le 1er avril prochain, Margarita Aleksieva succédera à Philipp Hänggi à la tête du secteur d’activité Energy Production, informe l’entreprise d’approvisionnement en énergie bernoise dans un communiqué. Parallèlement, Aleksieva fera son entrée à la direction du groupe FMB. Actuellement, la responsable désignée du secteur d’activité est à la tête de l’unité opérationnelle Eolien & Solaire de FMB.

    « La production d’énergie renouvelable me tient particulièrement à cœur », déclare Aleksieva, citée dans le communiqué. « Je me réjouis d’autant plus de pouvoir participer activement à la transition énergétique au sein de la direction du groupe FMB » Avant de rejoindre FMB, Aleksieva a occupé, selon le communiqué, « différents postes de direction dans des entreprises énergétiques internationales », dont Alpiq.

    Philipp Hänggi, qui a rejoint FMB en 2014, se retire de la direction du groupe après avoir dirigé pendant six ans le secteur d’activité Energy Production. Il souhaite se concentrer à l’avenir sur des tâches stratégiques, notamment dans le domaine de l’énergie nucléaire et de la gestion des déchets radioactifs, et se consacrer « davantage à des thèmes liés à l’intelligence artificielle », précise le communiqué. Durant son activité au sein de la direction du groupe, Hänggi s’était déjà engagé dans la conception et l’utilisation de l’intelligence artificielle au sein de FMB.

  • Une nouvelle fondation pour faire avancer les PME

    Une nouvelle fondation pour faire avancer les PME

    Dans les classements nationaux sur la compétitivité, Lucerne obtient de bons résultats. Mais en ce qui concerne la force d’innovation, le canton occupe le bas du classement. Ne pas combler ce retard, c’est s’exposer à des pertes à long terme dans la concurrence entre les sites. Ce constat est à l’origine du projet de fondation Luzern Innovation et du crédit spécial que le Conseil d’État propose maintenant.

    La fondation comme pivot
    La nouvelle fondation ne doit pas créer de structure parallèle, mais coordonner les organisations partenaires existantes et mieux mettre en réseau leurs offres. L’accent est mis sur les entreprises dans les premières phases de développement. C’est-à-dire là où les besoins sont les plus importants et les ressources les plus limitées. Outre la coordination, la fondation peut également cofinancer des projets de mise en œuvre concrets tels que des études de faisabilité. Le conseil de fondation doit être composé d’au moins cinq membres, un contrat de prestations sur quatre ans assure la sécurité de la planification.

    24 millions avec une affectation claire
    Sur les 24 millions de francs demandés, un million sera versé au capital de la fondation. Les 23 millions de francs restants sont destinés aux prestations de la fondation pour les années 2026 à 2029. Lucerne se positionne ainsi comme un canton qui n’attend pas le soutien de la Confédération, mais qui agit lui-même. En complément des programmes nationaux comme ceux d’Innosuisse, qui soutiennent l’innovation des PME dans toute la Suisse.

    Partie d’une restructuration plus large
    La fondation est intégrée dans le paquet plus large de promotion du site du canton. En janvier 2026, le Grand Conseil a adopté un train de mesures d’environ 300 millions de francs par an. Ceci en réaction à l’imposition minimale de l’OCDE, qui affaiblit les avantages fiscaux existants. La contribution lucernoise à l’innovation comprend à elle seule 110 à 160 millions de francs par an pour les entreprises qui investissent dans la recherche et le développement. La Fondation Lucerne Innovation n’est donc pas une mesure isolée, mais fait partie d’une offensive coordonnée.

    Votation populaire en septembre
    La loi supérieure sur la promotion économique a déjà été approuvée par le Grand Conseil. Le dernier mot revient toutefois aux électeurs. Le vote est prévu pour septembre 2026, l’entrée en vigueur pour octobre 2026. La fondation peut toutefois déjà être créée sur la base des bases juridiques actuellement en vigueur. Le coup d’envoi ne doit pas attendre le vote populaire.

  • Les PropTech restent invisibles et indispensables

    Les PropTech restent invisibles et indispensables

    Monsieur Schwyter, vous comptez parmi les pionniers de la scène PropTech suisse. Comment a commencé votre parcours sur le marché immobilier numérique ?
    Après mon passage chez Homegate, la question s’est posée de savoir comment j’allais continuer à utiliser mes connaissances. La numérisation du secteur immobilier s’est imposée comme une évidence. Mais avant la pandémie, ce sujet n’intéressait pas grand monde. Ce n’est que Covid-19 qui a donné une énorme impulsion. C’est à partir de là que la numérisation a été largement acceptée et que j’ai trouvé ma place dans le milieu des PropTech.

    Quelles sont les premières expériences chez Homegate qui marquent encore aujourd’hui votre vision des PropTech ?
    Avant tout, le plaisir d’expérimenter et de développer ensemble de nouvelles approches. Nous voulions créer des solutions qui feraient avancer le secteur dans son ensemble. Cette attitude m’accompagne encore aujourd’hui. Être ouvert, travailler de manière interdisciplinaire et tester avec courage.

    Si l’on fait abstraction du langage marketing, à quel point le secteur immobilier suisse est-il réellement numérique ?
    Depuis des années, le Digital Real Estate Index de Pom est inférieur à cinq sur une échelle de zéro à dix. Cela montre clairement que le secteur a un grand potentiel de progression. Il y a des progrès, mais pas de poussée continue de la numérisation. Dans l’ensemble, nous sommes plutôt au début d’une transformation numérique professionnelle.

    Où se situe la Suisse en comparaison internationale ? Précurseur ou retardataire ?
    La Suisse compte environ 480 entreprises PropTech, de petite taille mais de qualité et très diversifiées. L’Allemagne se situe nettement au-dessus avec plus de 1 200 entreprises. Nous avons des domaines dans lesquels nous sommes très bons et d’autres dans lesquels il existe un potentiel de développement. Globalement, je nous qualifierais d’écosystème solide et bien développé.

    Quels sont, selon vous, les segments de PropTech les plus avancés ?
    Solutions de plateforme au sens large, c’est-à-dire pas seulement les places de marché, comme les plateformes de données, les plateformes de services, les écosystèmes. C’est là que nous voyons la professionnalisation et la maturité les plus fortes.

    Selon vous, quel type de startups va disparaître en premier et pourquoi ?
    Les startups qui ne couvrent qu’une étape de processus isolée et qui ne sont pas intégrables. Les entreprises immobilières ont besoin de solutions qui relient plusieurs étapes de processus ou qui s’intègrent sans peine dans des systèmes existants. Les produits en silo ne seront guère viables à l’avenir, ni sur le plan technique ni sur le plan économique.

    Où voyez-vous des obstacles à la numérisation dans les entreprises immobilières suisses ?
    Le secteur est fortement organisé en petites structures. Une entreprise de 20 ou 30 collaborateurs est déjà considérée comme grande. Beaucoup n’ont ni compétences informatiques internes ni budget pour des projets de numérisation de grande envergure. Pour les fournisseurs, cela signifie en outre une charge de travail élevée. Au lieu de s’occuper de cinq gros clients, ils en gèrent des centaines de petits. Cette structure freine la numérisation.

    Quelles sont les trois mégatendances qui marqueront le paysage PropTech dans les prochaines années et pourquoi ?
    Très clairement, les données, la durabilité et l’intelligence artificielle. Les données sont la base de toute décision fondée. La durabilité n’est pas possible sans données, notamment en matière d’ESG, et l’IA est une tendance qui polarise fortement. Mais l’impact ne se produit que lorsque la qualité des données et l’organisation sont bonnes.

    Y a-t-il des technologies qui sont prêtes à être commercialisées depuis longtemps au niveau international mais qui ne sont pas encore arrivées en Suisse ?
    Non. Tout ce qui est pertinent au niveau international est en principe disponible en Suisse avec une qualité élevée. Le défi ne réside pas dans la technologie, mais dans son application et son intégration cohérentes.

    Que faut-il pour que les administrations soient plus ouvertes à la technologie et plus audacieuses ?
    Une stratégie de numérisation claire, car sans image cible, toute introduction d’outil n’est que pur activisme. Les entreprises doivent comprendre que la numérisation est un processus de culture et de transformation et non un projet informatique. Les collaborateurs doivent être accompagnés et motivés, surtout dans un environnement où le taux de fluctuation est élevé.

    À quoi reconnaît-on la qualité d’une entreprise PropTech ?
    À l’équipe. La question décisive est la suivante : les personnes ont-elles les capacités, la persévérance et l’ouverture d’esprit nécessaires pour mettre réellement en œuvre une idée ? Les marchés tournent, les produits changent et seule une équipe forte peut porter ce changement. L’équipe est donc au-dessus de l’idée.

    Quelles approches parviennent à représenter l’ensemble du cycle de vie ?
    Pas de produits tout-en-un isolés, mais des cycles intégrés. Si l’analyse de l’état, la planification de la rénovation et le Facility Management sont reliés par des flux de données propres, on obtient un véritable cycle de vie. L’intégration est la clé.

    Dans quelles phases voyez-vous le plus grand potentiel inexploité ?
    Très clairement dans le domaine Construction Technology. La manière dont nous construisons, les matériaux que nous utilisons, le fonctionnement des processus de planification et de construction, tout cela va connaître de grands changements. Dans l’exploitation et la commercialisation, nous sommes déjà bien plus avancés.

    Le cadre réglementaire est-il plutôt un moteur ou un frein ?
    Les startups souhaitent moins d’obstacles et certaines choses ont été améliorées. Mais des thèmes comme le traitement fiscal des parts de fondateurs restent complexes. Dans l’ensemble, nous devrions plutôt réduire la réglementation. L’innovation ne naît pas de nouvelles directives, mais de la marge de manœuvre entrepreneuriale.

    Quelles mesures politiques seraient nécessaires pour que le secteur se numérise plus rapidement ?
    Je suis clairement favorable à moins d’État. Le secteur immobilier se numérisera de lui-même pour des raisons économiques. Si les entreprises peuvent gagner plus de mandats et améliorer la qualité avec les mêmes collaborateurs, elles utiliseront des solutions numériques. Sans aucune nouvelle directive politique.

    Quelles sont les pierres d’achoppement culturelles et organisationnelles que vous rencontrez le plus souvent ?
    L’idée fausse que la numérisation est un sujet d’outils. En réalité, il s’agit de processus, de collaboration et de rôles. Beaucoup sous-estiment le changement culturel. Un taux de fluctuation élevé rend en outre difficile l’établissement d’une culture numérique.

    Quelles sont les évolutions qui changeront irrémédiablement le secteur ?
    Tout ce qui simplifie ou automatise les tâches répétitives et génère ainsi des gains de productivité. Que l’on appelle cela numérisation ou augmentation de l’efficacité n’a que peu d’importance. L’IA est une composante, mais pas la seule.

    Si vous deviez créer une nouvelle PropTech aujourd’hui, ce serait dans quel domaine ?
    Probablement dans le domaine de la commercialisation, car il y a là un grand potentiel créatif. En même temps, je souhaite que les solutions existantes puissent se développer davantage. Nous avons suffisamment de bons prestataires, il n’est pas nécessaire d’en ajouter d’autres.

    Où se situera PropTech Suisse en 2030 ?
    PropTech sera indispensable, mais pas sous les feux de la rampe. Ce n’est pas « sexy » comme les thèmes du climat ou de l’énergie. Les PropTech ne font pas les gros titres, mais elles permettent au secteur de fonctionner de manière numérique, basée sur les données et efficace. C’est précisément pour cette raison que les PropTech joueront un rôle central à long terme.

  • Comment les systèmes numériques réorganisent le développement urbain

    Comment les systèmes numériques réorganisent le développement urbain

    Les villes modernes doivent gérer simultanément le transport, l’approvisionnement en énergie, le logement, l’infrastructure, l’administration et l’adaptation au climat. Et ce, alors que la population augmente et que les ressources se raréfient. Les approches « smart city » considèrent la ville comme un écosystème dans lequel la mobilité, l’énergie, les bâtiments, le climat et la gouvernance sont interdépendants. Les capteurs, les espaces de données et les plateformes numériques créent de la transparence, fournissent des informations en temps réel et améliorent la base des décisions à long terme. Ce qui est décisif, ce n’est pas la numérisation de silos individuels, mais l’interaction des systèmes.

    La Suisse dans le groupe de tête international
    Dans l’IMD Smart City Index, Zurich occupe depuis des années une place de choix et se trouve à nouveau en tête du classement mondial en 2025. Genève et Lausanne se classent également dans le top 10, ce qui souligne la force de l’approche suisse avec une qualité de données élevée, une infrastructure bien développée et un environnement de recherche solide. Parallèlement, des villes de taille moyenne comme Saint-Gall, Winterthour ou Lugano développent leurs propres stratégies de villes intelligentes, plateformes de données et projets pilotes. Souvent en se concentrant sur la mobilité, l’administration et l’énergie.

    Modèles internationaux et voies différentes
    Singapour est considérée comme une référence en matière de stratégies numériques nationales intégrées, dans lesquelles la mobilité, l’énergie, l’administration et la santé sont reliées par des données et des plateformes. Copenhague combine les technologies de la smart city avec une politique de durabilité cohérente et une mobilité à faibles émissions, tandis qu’Helsinki marque des points avec des approches de données ouvertes étendues et une administration numérique. Des villes comme Dubaï, Londres ou Amsterdam mettent l’accent sur des aspects différents. Des grands programmes d’infrastructure à la gouvernance éthique des données en passant par la mobilité axée sur les données. Elles ont toutefois en commun une volonté politique claire et des stratégies à long terme.

    Gouvernance, données et réalité fédérale
    La smart city n’est qu’en partie une question technique. Sans espaces de données solides, sans compétences clarifiées, sans règles de protection des données et sans processus décisionnels transparents, les projets restent fragmentaires. Dans la Suisse fédérale, s’ajoute le fait que les communes, les villes, les cantons et la Confédération doivent coordonner leurs rôles. Pour de nombreuses communes, Smart City est donc avant tout synonyme de modernisation des processus, de collaboration interministérielle et de nouvelle conception du développement urbain. Les UrbanTech et PropTech relient ici l’administration, le secteur immobilier, les systèmes d’énergie et de mobilité. Plus ces systèmes sont étroitement couplés, plus le levier pour un développement urbain durable est important.

    La technologie comme moyen, pas comme objectif
    Les smart cities les plus performantes du monde ne se distinguent pas par le nombre de leurs capteurs, mais par leur gestion de la complexité. Elles utilisent la technologie de manière ciblée pour améliorer la qualité de vie, la résilience et l’efficacité. Elles intègrent des solutions numériques dans des objectifs sociaux et écologiques. La Smart City est donc moins un projet informatique qu’un projet de développement urbain dans lequel la technologie reste un outil. Ce qui est décisif, c’est la manière dont les villes prennent des décisions plus intelligentes, plus inclusives et plus durables à l’aide de données et de systèmes numériques.

    Qu’est-ce qu’une Smart City exactement ?
    Smart City – définition précise :

    Une Smart City est une ville qui utilise les technologies numériques, les données et les systèmes en réseau pour améliorer la qualité de vie, la durabilité, l’efficacité et la participation. Elle intègre l’énergie, la mobilité, les bâtiments, l’administration et l’environnement dans un modèle commun de données et d’organisation et utilise ces informations pour gérer intelligemment les services, l’infrastructure et la planification urbaine.
    Ce qui est décisif, ce n’est pas la technologie elle-même, mais la capacité à l’utiliser de manière responsable, sûre et ciblée, dans l’intérêt de l’ensemble de la population.

    Les smart cities promettent efficacité, durabilité et de meilleurs services urbains. En même temps, elles comportent des risques qui doivent être soigneusement abordés. Les domaines suivants sont particulièrement critiques :
    Protection des données et surveillance

    Les capteurs, les caméras, les données de mobilité et les infrastructures en réseau génèrent d’énormes quantités de données sur le comportement, les mouvements et l’utilisation de la population. Sans règles claires, il peut en résulter un risque de surveillance, que ce soit par l’État ou le secteur privé.

    Le pouvoir des algorithmes
    Lorsque des systèmes basés sur des données dirigent des décisions, par exemple dans le domaine des transports, de l’administration ou de l’utilisation de l’énergie, le risque de processus opaques ou difficilement compréhensibles apparaît. Le manque d’explications ou des modèles invérifiables peuvent affaiblir la confiance de la population.

    Contrôle démocratique
    Les décisions relatives aux villes intelligentes se situent souvent à l’interface entre l’administration, les fournisseurs de technologies et les exploitants d’infrastructures. Les critiques mettent en garde contre le fait que les décisions importantes en matière de développement urbain pourraient être de plus en plus influencées par des systèmes techniques ou des entreprises privées.

    Inégalités sociales
    La numérisation est coûteuse. Les villes disposant de moins de ressources risquent de prendre du retard. Une « fracture numérique » peut également apparaître au sein d’une ville. Entre ceux qui peuvent utiliser tous les services et ceux qui en sont exclus. Que ce soit pour des raisons financières, techniques ou sociales.

    Complexité et dépendance
    Plus une ville est intelligente, plus elle est dépendante de systèmes numériques, de plateformes et de partenaires technologiques externes. Les pannes, les cyberattaques ou les défaillances techniques peuvent avoir des conséquences importantes sur l’infrastructure, la sécurité ou l’approvisionnement.

    Absence de normes et de gouvernance
    En l’absence de modèles de gouvernance clairs, des solutions isolées, des systèmes incompatibles et des responsabilités mal définies apparaissent. Cela peut réduire à néant les gains d’efficacité et compliquer les investissements à long terme.

    Gadgets urbains intelligents internationaux qui ont fait les gros titres
    Smart Lamp Posts, lampadaires connectés (Barcelone, Los Angeles, Londres)
    Lampadaires intelligents équipés de capteurs pour le trafic, le bruit, la météo, la qualité de l’air et la détection des places de parking.
    Ils ont fait sensation parce qu’ils sont déguisés en infrastructure inoffensive, mais collectent de grandes quantités de données.
    – Symbole de la technologie « visible invisible » des villes intelligentes.

    « Quayside Project » Sidewalk Labs Mâts à capteurs (Toronto)
    Alphabet/Google a planifié un quartier avec un environnement entièrement sensoriel.
    Température, mouvement, mobilité, déchets, énergie, tout devait être mesuré en temps réel.
    – A été stoppé suite à des critiques sur la protection des données. Discuté dans le monde entier.

    « Lampposts-as-a-Platform » (Singapour)
    Singapour a équipé des lampadaires de caméras, de microphones et de modules IoT, en tant qu’infrastructure pour la conduite autonome et les systèmes de sécurité.
    – Connu internationalement pour sa surveillance et son efficacité basées sur l’IA.

    Smart Waste Bins, poubelles solaires (Bigbelly, New York, Berlin, Vienne)
    Compacter les déchets, signaler les niveaux de remplissage et servir en partie de points d’accès WLAN.
    – A fait la une des journaux parce que certains modèles pouvaient collecter secrètement des données (« WLAN Tracking »).

    Parkings intelligents, parkings à capteurs (San Francisco, Amsterdam)
    Des capteurs au sol signalent les places de parking libres en temps réel.
    – Connu grâce au projet SFpark, qui a permis de réduire le trafic de manière mesurable.

    Autonomous Delivery Robots (Londres, Tallinn, San Francisco)
    Robots transportant des denrées alimentaires et des colis.
    – Médiatiques, car ils sont considérés comme de « nouveaux usagers de la route » sur les trottoirs.

    Feux de circulation basés sur l’IA (Hangzhou, Tel Aviv, Los Angeles)
    Les caméras et l’IA contrôlent les feux de circulation de manière dynamique, réduisant les temps d’embouteillage jusqu’à 30 %.
    – Le système « City Brain » d’Alibaba à Hangzhou est particulièrement connu.

    Programmes de drones pour le sauvetage et la logistique (Rwanda, Dubaï, Zurich)
    Des drones livrent des médicaments, des défibrillateurs et du matériel médical.
    – Connu pour Zipline (Rwanda) et la logistique médicale par drone en Suisse.

    Smart Benches avec fonction de charge et capteurs (Prague, New York, Dubaï)
    Des modules solaires chargent les smartphones, des capteurs intégrés mesurent les valeurs environnementales.
    – Viral, car ils allient design, énergie et technologie.

    Informations citoyennes holographiques et cartes AR (Séoul, Tokyo, Shanghai)
    Écrans AR interactifs pour la navigation, la participation ou l’administration.
    – Les premiers prototypes ont été célébrés lors de salons et partagés à l’échelle mondiale.

    Sound Traffic Light, systèmes radars pour le bruit (Paris)
    Des caméras et des microphones mesurent les véhicules trop bruyants et déclenchent automatiquement des amendes.
    – Grand écho médiatique grâce au respect de la vie privée contre la lutte contre le bruit.

    Police robotisée et véhicules de sécurité autonomes (Dubaï)
    Dubaï a été l’une des premières villes à présenter des robots de surveillance de type « Robocop ».
    – Sujet médiatique mondial, à la fois futuriste et controversé.

    Top 20 Smart Cities 2025 – Classement international

    1.Zurich (Suisse)
    Combinaison supérieure de qualité de vie, de gestion numérique, de mobilité et d’efficacité énergétique.

    2.Oslo (Norvège)
    Leader en matière de protection du climat, de solutions de mobilité autonome et de gouvernance numérique.

    3.Singapour (Singapour)
    Smart Nation comme principe directeur de l’État, mobilité & administration totalement intégrées.

    4.Genève (Suisse)
    Gouvernance internationale, gestion intelligente de la mobilité, haute qualité de service urbain.

    5.Copenhague (Danemark)
    Leader mondial du développement urbain durable et de la planification de la mobilité en réseau.

    6.Lausanne (Suisse)
    Forte recherche (EPFL), planification urbaine innovante, espaces de données sur la mobilité et l’énergie.

    7.Helsinki (Finlande)
    Données ouvertes, administration numérique et normes de transparence parmi les plus élevées au monde.

    8.Londres (Royaume-Uni)
    Données de mobilité, zones pilotes d’IA, économie de partage et première scène mondiale de GovTech.

    9.Abu Dhabi (EAU)
    Numérisation massive de l’administration, mobilité intelligente & infrastructure automatisée.

    10.Amsterdam (Pays-Bas)
    Pionnier en matière d’éthique des données, d’économie circulaire et de projets de villes intelligentes axés sur les citoyens.

    11.Stockholm (Suède)
    Forte infrastructure IoT, efficacité énergétique, accès numérique aux services publics.

    12.Séoul (Corée du Sud)
    Gouvernance intelligente, systèmes de feux de signalisation à IA, infrastructure urbaine hautement connectée.

    13.Dubaï (EAU)
    L’une des villes les plus axées sur la technologie au monde : transport autonome, impression 3D, GovTech.

    14.Vienne (Autriche)
    Excellence administrative, smart living, innovation sociale et résilience urbaine.

    15.Barcelone (Espagne)
    Capteurs urbains, plates-formes de mobilité, mouvement Open Data et Civic Tech.

    16.Prague (République tchèque)
    Montée en puissance en Europe : mobilité intelligente, administration numérique, initiatives open data.

    17.Tokyo (Japon)
    Mobilité autonome, robotique, infrastructure intelligente à l’échelle d’une mégapole.

    18.Tallinn (Estonie)
    Champion du monde de l’e-gouvernement, administration basée sur la blockchain, identité numérique.

    19.Canberra (Australie)
    Administration numérique et systèmes de mobilité de très haut niveau.

    20.Vancouver (Canada)
    Urbanisme durable, mobilité intelligente, forte scène de la technologie et de l’innovation.

  • L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    Dans le cadre d’une méta-analyse des faits, l’institut Fraunhofer ISI a analysé 774 affirmations individuelles et les a condensées en 77 affirmations clés. Il n’en est pas résulté un nouveau document d’opinion, mais une synthèse de l’état actuel des connaissances. Le résultat est nuancé, mais sans équivoque sur les points essentiels. L’auteur principal, Nils Bittner, le résume ainsi : l’hydrogène peut avoir un impact énorme là où il n’existe pas d’alternatives équivalentes. Là où de telles alternatives existent, son utilisation coûte de précieuses ressources et du temps.

    Le goulot d’étranglement de l’efficacité
    Le problème fondamental réside dans la physique. L’hydrogène vert est produit par électrolyse. Selon le procédé, il faut environ 50 à 60 kWh d’électricité par kilogramme. La compression, le transport et la reconversion consomment encore plus d’énergie. Au final, il ne reste souvent qu’une fraction des kilowattheures utilisés au départ. Les pompes à chaleur et les véhicules à batterie utilisent donc la même électricité de manière beaucoup plus efficace.

    Là où H₂ reste indispensable
    Malgré tout, il existe des domaines où l’hydrogène n’a pas d’alternative valable. L’industrie sidérurgique en a besoin pour réduire le minerai de fer, l’industrie chimique comme matière première pour l’ammoniac et le méthanol. L’aviation, la navigation et le transport lourd ne peuvent guère être électrifiés directement. L’hydrogène est ici le moyen de choix. Il n’existe pas non plus actuellement d’alternative comparable pour le stockage saisonnier d’énergie à long terme, sur plusieurs semaines ou mois. En Suisse, cette évaluation coïncide avec la stratégie de la Confédération en matière d’hydrogène, qui prévoit H₂ en premier lieu pour la chaleur industrielle à haute température et les secteurs des transports difficilement décarbonisables.

    Le problème de l’œuf et de la poule freine la montée en puissance
    Une économie de l’hydrogène qui fonctionne a besoin d’infrastructures, comme des pipelines, des réservoirs en caverne, des installations d’électrolyse. Mais les entreprises n’investissent que lorsque l’approvisionnement est assuré et les exploitants de réseaux ne construisent que lorsque la demande est suffisante. Ce problème de la poule et de l’œuf ralentit considérablement le démarrage du marché. C’est pourquoi le Fraunhofer ISI recommande de se concentrer sur les clusters industriels plutôt que de construire un réseau couvrant tout le territoire jusque dans les zones résidentielles.

    Les importations ne résolvent le problème qu’à moitié
    L’Allemagne devra importer jusqu’à 80 pour cent de ses besoins en hydrogène. Le transport sur de grandes distances nécessite généralement une transformation en ammoniac ou en hydrogène liquide, avec des pertes d’énergie supplémentaires. Au lieu de dépendances fossiles, de nouvelles chaînes d’approvisionnement mondiales voient ainsi le jour. La Suisse ne deviendra pas non plus autosuffisante en hydrogène. Les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont adopté pour la première fois en février 2026 une stratégie commune pour l’hydrogène et calculent pour 2050 un besoin de 0,4 à 3,4 pour cent du besoin énergétique total, concentré sur l’industrie et le trafic lourd.

  • Trois exceptions à la sécurité de planification pour Bremgarten

    Trois exceptions à la sécurité de planification pour Bremgarten

    Il y a plus de sept ans, Bremgarten a lancé la révision complète de son plan d’affectation. Les règlements et documents ont été révisés en plusieurs étapes, toujours avec la participation de la population. En octobre 2024, l’assemblée communale a approuvé la révision, suivie en décembre 2025 par l’approbation du Conseil d’Etat. Deux recours déposés contre cette décision ont tous deux été rejetés.

    Changement de zonage comme pièce maîtresse
    La mesure la plus importante dans la zone d’habitation est le changement de zonage du secteur Oberebene, de la simple zone de travail en une nouvelle zone d’habitation et de travail. Parallèlement, une zone centrale est définie pour le développement du secteur de la gare et la zone de travail Oberebene est renforcée en tant que pôle économique d’importance régionale. Cela crée une marge de manœuvre pour les investissements et le développement urbain.

    Terres cultivées et vieille ville nouvellement réglementées
    Le plan des terres cultivées prévoit l’inscription obligatoire de zones de libre accès et d’espaces réservés aux eaux d’ordre supérieur. La réserve d’oiseaux d’eau et de migrateurs d’importance nationale en fait partie. Le règlement pour la construction dans la vieille ville a également été revu et précisé. Un signal important pour les propriétaires et les investisseurs qui ont besoin d’une sécurité de planification.

    Trois points encore en suspens
    Le Conseil d’État a renvoyé trois propositions d’amendement. La non-protection de deux immeubles situés à la Birrenbergstrasse 10 et au Glärnischweg 5/7 ainsi que la demande de suppression sans remplacement d’un paragraphe sur les percements de toitures dans le règlement de construction et d’utilisation. Dès novembre 2025, le conseil municipal avait anticipé en garantissant un crédit de 200’000 francs pour le nouveau traitement.

    La commune se prononce en juin
    Le 11 juin 2026, l’assemblée des habitants se réunira à nouveau. Il s’agira alors de régler définitivement les trois points rejetés. Bremgarten est sur le point d’arriver au terme d’un long processus de planification et d’entamer une nouvelle phase de développement urbain.

  • 80 centimètres ralentissent un projet de 63 millions de dollars

    80 centimètres ralentissent un projet de 63 millions de dollars

    La commune de l’école secondaire d’Arbon a demandé une autorisation exceptionnelle pour le centre scolaire prévu au Mélèze. Concrètement, il s’agit de l’étage en attique, avec 4 mètres au lieu des 3,2 mètres fixés par le règlement de construction. Avec 15,5 mètres, la hauteur totale maximale autorisée de 16 mètres n’est malgré tout pas atteinte. Un cas limite technique, pas un problème de principe.

    Un homme, une opposition
    L’architecte Gustav Maurer a fait opposition à la demande de dérogation. Il qualifie le projet issu d’un concours de « mauvaise planification avérée » et le considère comme irresponsable au vu de la situation économique mondiale. Maurer affirme que le volume de construction demandé pourrait être réalisé pour 43 millions de francs. C’est environ 20 millions de moins que le crédit de 62,9 millions de francs approuvé par le peuple.

    Le calendrier vacille
    L’autorité de l’école secondaire voulait déposer la demande de permis de construire en novembre. En raison de l’opposition et de l’insécurité juridique qui en découle, ce délai est en train de vaciller. Si la procédure est retardée, les coûts consécutifs risquent de se chiffrer en millions, en raison de la hausse des prix de la construction, de la prolongation des travaux de planification et du report de l’autorisation de construire.

    Paroles claires du président de l’école
    Le président de l’école secondaire Robert Schwarzer a des mots clairs. Selon lui, Maurer s’oppose depuis des années à presque tout ce qui doit être construit à Arbon. Le droit d’opposition est un droit fondamental incontesté, mais ce qui est pratiqué ici est « l’expression de la chicane et de l’arbitraire ». Les éventuels coûts consécutifs, qui se chiffrent en millions, semblent indifférents à l’opposant.

    Soutien de la population
    Le projet a une légitimité démocratique. Près de 60% des votants se sont prononcés en septembre 2025 en faveur du crédit de 62,9 millions. Le premier coup de pioche était prévu pour septembre 2026, l’emménagement pour l’année scolaire 2028/29. C’est maintenant devant le service juridique que se décide si ce calendrier tient la route. Pas dans les urnes.

  • Ce qui était considéré comme une aubaine devient un projet de plusieurs milliards de dollars

    Ce qui était considéré comme une aubaine devient un projet de plusieurs milliards de dollars

    Lorsque la ville de Zurich a annoncé la rénovation des arsenaux sur le site des casernes à Zurich-Aussersihl, cela semblait encore être un projet gérable. La première estimation des coûts s’élevait à environ 55 millions de francs. Aujourd’hui, on parle d’un chiffre qui fait bondir même les parlementaires municipaux les plus aguerris : près de 200 millions de francs. Une multiplication qui doit être expliquée.

    La substance délabrée fait grimper les coûts
    Le principal moteur est la substance même du bâtiment. Les arsenaux historiques sont en bien plus mauvais état qu’on ne le pensait à l’origine. L’assainissement des substances nocives, les interventions statiques et les exigences en matière de protection des monuments s’additionnent pour donner lieu à des dépenses qui ont tout simplement été sous-estimées en amont. A cela s’ajoutent l’augmentation des coûts de construction et un concept d’utilisation élargi qui exige des normes techniques plus élevées.

    Culture, commerce et communauté
    Ce qui doit être créé après la rénovation a de la substance. Le conseil municipal prévoit un mélange d’utilisation culturelle, de petits commerces et d’espaces accessibles au public. Un lieu de rencontre vivant en plein cœur de Zurich-Aussersihl. La mixité sociale fait explicitement partie du concept. Le site de la caserne doit ainsi être revalorisé dans son ensemble, et pas seulement les arsenaux eux-mêmes.

    Longue route jusqu’à l’ouverture
    Le calendrier est ambitieux et l’histoire du projet incite à la prudence. Les arsenaux rénovés devraient être prêts à être occupés au plus tôt en 2034. D’ici là, il faut une décision de crédit du conseil municipal, un projet de construction approuvé et un déroulement sans faille des travaux. Trois facteurs qui, par expérience, fonctionnent rarement tous en même temps sans problème à Zurich.

    Monument oblige
    Les arsenaux font partie du site protégé de la caserne. Un ensemble qui rend visible l’histoire de la ville. Il n’est pas question de les démolir. Si l’on veut préserver la substance historique des bâtiments, il faut être prêt à payer pour cela. La question n’est pas de savoir si, mais comment la ville financera cette mission et la communiquera de manière transparente, compréhensible et avec une valeur ajoutée claire pour tous les Zurichois.

  • Valeur locative seulement en 2029

    Valeur locative seulement en 2029

    En automne 2025, la population suisse a clairement approuvé l’abolition de la valeur locative. Le revenu locatif fictif que les propriétaires doivent déclarer comme revenu imposable depuis des décennies, même si aucun franc n’en sort, a donc politiquement fait son temps. Mais le Conseil fédéral a mis jusqu’à fin mars 2026 pour fixer la date d’entrée en vigueur et s’est retrouvé en 2029.

    Les cantons de montagne freinent
    Après la votation, la conseillère fédérale et ministre des finances Karin Keller-Sutter avait encore cité 2028 comme date la plus proche possible. Les cantons de montagne, dont le Valais, ont fait pression pour 2030. Ils ont besoin de temps pour introduire un nouvel impôt sur les résidences secondaires qui compenserait leurs pertes fiscales. L’année 2029 est le résultat de cette épreuve de force.

    70 millions de francs de trou
    Le canton du Valais à lui seul s’attend à des pertes fiscales de plus de 70 millions de francs en raison de la réforme. Le nouvel impôt foncier pour les résidences secondaires doit combler ce trou. Mais sa mise en œuvre est complexe. Les valeurs cadastrales sont obsolètes, la définition des résidences secondaires à usage privé n’est pas claire. La question de savoir si les communes ou le canton percevront le nouvel impôt n’est pas encore résolue.

    Les propriétaires s’indignent
    L’Association valaisanne des propriétaires fonciers s’était fortement engagée en faveur de l’abolition lors de la campagne de votation. Le directeur de l’association, Reinhard Meichtry, a commenté la décision du Conseil fédéral en disant qu’il avait d’abord cru à un poisson d’avril et que cette décision était « absolument inacceptable ». Meichtry a annoncé qu’il allait demander un renvoi au Conseil fédéral et doute en outre du sérieux des chiffres communiqués concernant les pertes fiscales.

    Ce qui est valable maintenant
    Jusqu’à fin 2028, le système actuel reste inchangé. Les propriétaires continuent à déclarer la valeur locative et peuvent déduire les intérêts hypothécaires ainsi que les frais d’entretien. Ceux qui prévoient des rénovations importantes ou des adaptations hypothécaires devraient profiter stratégiquement de cette phase de transition, car le changement de système en 2029 entraînera la suppression de la plupart de ces possibilités de déduction.

  • Cinq pierres, 220 logements, un avenir

    Cinq pierres, 220 logements, un avenir

    Le Brisgi a des racines. Dans les années 1940, le site abritait un bidonville pour jusqu’à 1500 collaborateurs du groupe industriel BBC de l’époque. Beaucoup d’entre eux étaient des travailleurs immigrés avec leurs familles. Dans les années 1960, une tour et deux immeubles ont suivi, qui existent encore aujourd’hui et sont soigneusement intégrés dans le nouveau lotissement. Ce qui était autrefois un quartier d’habitation ouvrier devient désormais un élément urbain moderne.

    Trois promoteurs, un objectif
    Derrière le projet se trouvent trois organisations d’utilité publique qui développent ensemble le site de 6,5 hectares : la fondation pour la construction de logements de Baden, Logis Suisse SA et la coopérative de construction et d’habitation Graphis. Chacune prend en charge l’une des trois constructions et l’aménage sous sa propre responsabilité. Les loyers sont calculés de manière à couvrir les frais. Le profit n’est pas l’objectif, l’habitat abordable oui.

    Bois, béton et soleil
    Neuf bâtiments de cinq à six étages, des coursives, des cours intérieures végétalisées et une place centrale de quartier caractérisent le futur Brisgi. La construction hybride combine le bois et le béton. Le béton uniquement là où il est vraiment nécessaire. Des installations solaires produisent de l’électricité sur environ la moitié des toits, et le site sera raccordé au réseau de chauffage urbain des Regionalwerke Baden. L’objectif est d’obtenir le certificat or du standard Construction durable Suisse.

    Des valeurs gravées dans la pierre
    Cinq pierres, trouvées lors du creusement de la fouille et gravées par un tailleur de pierre, représentent l’identité du lotissement. Les points communs, l’avenir, la durabilité, la possibilité de payer et l’habitat. Le maire Markus Schneider, qui portait la pierre portant l’inscription « Avenir », a résumé après 14 ans de travail de planification : « Maintenant, le quartier animé de Kappi sera encore plus animé. Un quartier dans le quartier est en train de naître ici » Les cinq pierres seront à l’avenir intégrées de manière bien visible dans le lotissement.

    Etapes importantes dans le calendrier
    Après des années d’oppositions et un processus de planification depuis 2012, les choses prennent maintenant leur envol. Le permis de construire pour les trois bâtiments de la cour a été délivré en avril 2025, le début des travaux a eu lieu comme prévu à l’automne 2025. La location débutera au second semestre 2027 et l’emménagement est prévu pour le premier semestre 2028. Les architectes concepteurs sont le bureau Meier Leder Architekten de Baden et le bureau Müller Sigrist de Zurich, dont le projet « Kandalama » a été désigné vainqueur en 2016.

  • La plus grande installation solaire du canton de Zurich entre en service

    La plus grande installation solaire du canton de Zurich entre en service

    Selon EKZ, la plus grande installation solaire du canton de Zurich a été mise en service sur les toits du centre logistique Embraport. Sur une surface de toiture d’environ 20 000 mètres carrés, 9 500 panneaux solaires produisent de l’électricité depuis la mi-mars, avec une puissance totale pouvant atteindre 4,5 mégawatts, indique EKZ dans un communiqué. L’installation devrait produire environ 4 gigawattheures d’électricité solaire par an.

    « Nous sommes fiers d’avoir transformé en quelques mois seulement ces toitures inutilisées en la plus grande installation solaire du canton de Zurich », déclare Paul Sidler, responsable des énergies renouvelables chez EKZ, dans le communiqué. « Nous renforçons ainsi la sécurité d’approvisionnement grâce à une électricité locale et durable. » EKZ a réalisé cette installation dans le cadre de son modèle de contrat solaire. À ce titre, la société zurichoise Freilager AG, propriétaire et exploitante de l’Embraport, met simplement à disposition les toitures. EKZ est responsable de la planification, du financement, de la construction, de l’exploitation et de l’entretien.

    Environ la moitié de l’électricité solaire produite à l’Embraport sera directement consommée au sein même du centre logistique. « Nos locataires bénéficient d’une énergie sans CO2 qu’ils peuvent se procurer à des conditions attractives et qui leur permet de rendre leurs activités plus durables », explique Jean-Claude Maissen, PDG de Zürcher Freilager AG, dans le communiqué. L’autre moitié sera proposée par EKZ à ses propres clients.

    L’installation devrait en outre être agrandie dès cette année. EKZ prévoit d’installer des modules supplémentaires d’une capacité totale d’environ 1 mégawatt sur les bâtiments actuellement en construction sur le site. Une grande batterie d’une capacité de 2 mégawattheures est également prévue.

  • Le nouveau PDG doit faire avancer le développement stratégique

    Le nouveau PDG doit faire avancer le développement stratégique

    Le conseil d’administration de la société grisonne Repower AG, dont le siège se trouve à Brusio, a nommé Michael Roth au poste de nouveau PDG. Selon un communiqué, il prendra ses fonctions le 1er juin 2026 et succédera à Roland Leuenberger, qui rejoint le producteur d’énergie Axpo.

    M. Roth dirige depuis 2022 la division Production & Réseau chez Repower. Auparavant, cet homme de 51 ans a occupé pendant neuf ans le poste de directeur des Engadiner Kraftwerke et a travaillé pendant dix ans à l’Elektrizitätswerk der Stadt Zürich (ewz). « Au cours des dernières années, il a fait preuve chez Repower de qualités de dirigeant, d’une vision stratégique et d’une grande compétence opérationnelle », a déclaré Barbara Janom Steiner, présidente du conseil d’administration.

    Le CEO désigné réside en Engadine, est ingénieur électricien diplômé de l’ETH et titulaire d’un master en droit des affaires de l’Université de Saint-Gall. « Je me réjouis de poursuivre le développement de Repower aux côtés de nos collaborateurs dans une phase importante », a-t-il déclaré.

    La recherche d’un successeur à la tête de la division Production & Réseau est en cours, le processus ayant déjà été lancé.

  • Aargau Verkehr mise sur sa propre production d’électricité pour ses bus électriques

    Aargau Verkehr mise sur sa propre production d’électricité pour ses bus électriques

    La société Aargau Verkehr AG (AVA) a installé, en collaboration avec le prestataire de services énergétiques AEW Energie AG (AEW), une installation photovoltaïque sur le site du dépôt de bus de Fahrwangen. Selon un communiqué, l’installation a été mise en service en mars. À partir d’octobre, elle devrait fonctionner à plein régime et produire elle-même une partie de l’électricité nécessaire à la recharge des bus électriques qui y seront stationnés à l’avenir.

    L’investissement dans l’installation solaire elle-même s’élève à environ 100 000 francs. Le raccordement électrique et le raccordement au réseau pour l’installation solaire et l’infrastructure de recharge coûtent 60 000 francs supplémentaires.

    « Cette installation constitue une étape importante vers l’autosuffisance énergétique », déclare Mathias Grünenfelder dans le communiqué. « Même si nous n’utiliserons pleinement l’électricité solaire qu’avec les nouveaux véhicules à partir de 2026, la décision était claire : les besoins en électricité augmentent – et nous voulons les couvrir de la manière la plus durable possible », explique le directeur général adjoint et responsable des grands projets chez Aargau Verkehr AG.

  • Le lac de Zurich devrait alimenter en chaleur le campus universitaire

    Le lac de Zurich devrait alimenter en chaleur le campus universitaire

    Energie 360° mettra en place le réseau énergétique du campus universitaire. À partir de 2037, l’hôpital universitaire de Zurich, l’université de Zurich, l’École polytechnique fédérale de Zurich ainsi que la gare de Zurich Stadelhofen seront chauffés et climatisés grâce à l’énergie provenant du lac de Zurich, indique le fournisseur d’énergie zurichois dans un communiqué. Selon ce dernier, Energie 360° investit environ 40 millions de francs dans ce réseau énergétique.

    Le projet prévoit la construction d’une centrale d’eau du lac dans la zone de Tiefenbrunnen. Le début des travaux de la centrale est prévu pour l’été 2034. De là, l’eau du lac sera acheminée vers la gare de Zurich Stadelhofen et le campus universitaire via le deuxième tunnel du Riesbach des CFF, actuellement en projet. L’eau s’écoulera ensuite dans la Limmat.

    « Le lac, en tant que source d’énergie, sert à la climatisation et au chauffage respectueux du climat dans le quartier universitaire », déclare Romeo Deplazes, PDG d’Energie 360°, dans le communiqué. « Nous apportons ainsi une contribution importante à la transition de la ville de Zurich des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. »

  • Le développement du chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Baden et Ennetbaden

    Le développement du chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Baden et Ennetbaden

    Selon un communiqué, la société Regionalwerke AG Baden s’apprête à développer son réseau de chauffage urbain. Les travaux de construction devraient débuter dans les mois à venir. Grâce à un raccordement ciblé entre la Sonnenbergstrasse, la Postplatz et la Schlösslistrasse, une nouvelle étape vers un approvisionnement en chaleur respectueux du climat sera franchie. Le fournisseur d’énergie et la commune souhaitent remplacer progressivement les énergies fossiles et améliorer durablement l’efficacité énergétique, renforçant ainsi les infrastructures locales et rendant Ennetbaden plus attractive en tant que lieu de vie tourné vers l’avenir.

    Le raccordement de la commune se fera en deux phases de construction. La première phase est prévue du 20 avril au 7 juin et concerne le pont Schiefe Brücke et les têtes de pont à Baden et Ennetbaden. La deuxième phase, prévue du 8 juin au 31 octobre, s’étendra le long de la Sonnenbergstrasse. Pendant la durée des travaux, des modifications temporaires de la circulation et des déviations pour les bus sont à prévoir.

    La commune d’Ennetbaden, la société Regionalwerke AG Baden, les transports publics régionaux de Baden-Wettingen ainsi que les services spécialisés de la ville de Baden et du canton d’Argovie ont collaboré à la planification des travaux et du plan de circulation. La fourniture de chaleur devrait débuter l’hiver prochain.

  • Le magasin d’usine de Landquart va être considérablement agrandi

    Le magasin d’usine de Landquart va être considérablement agrandi

    La société Walo Bertschinger AG, basée à Dietikon, participe à l’extension du Landquart Fashion Outlet. Selon un communiqué, ce centre commercial au charme de village sera agrandi de 5 000 mètres carrés, sur lesquels seront construits 14 nouveaux magasins, un nouveau restaurant ainsi qu’un parking à quatre étages. Walo se chargera des différents travaux de pavage et de revêtement. La nouvelle partie du Fashion Outlet devrait ouvrir ses portes en avril 2026.

    Selon les informations fournies par Walo, 12 900 mètres carrés de dallage et 2 600 tonnes de revêtement seront utilisés dans le parking souterrain et à l’extérieur. À l’extérieur, 900 mètres de bordures seront également posés et 67 couvercles de regards installés. L’arrêt de bus sera en outre pavé de dalles pour charges lourdes sur une surface de 630 mètres carrés.

    L’élément central de l’aménagement est « le pavage haut de gamme de la zone piétonne dans la partie centre commercial, qui caractérise le design de village alpin du centre », indique le communiqué de Walo. L’entreprise y pose 150 mètres carrés de pavés en rangées, 200 mètres carrés de dalles de bordure en granit d’Onsernone ainsi que 1 500 mètres carrés de dalles en porphyre.

  • Un nouveau concept d’habitat alliant autonomie et services

    Un nouveau concept d’habitat alliant autonomie et services

    La société bonacasa AG met en œuvre pour la première fois en Suisse romande l’une de ses solutions d’exploitation pour immeubles résidentiels, en collaboration avec la fondation de prévoyance vaudoise vitems et l’entrepreneur général bernois Losinger Marazzi. À Crissier, les trois partenaires ont développé le quartier Arbora, qui comprend 63 appartements accessibles aux personnes âgées ; celui-ci est actuellement en construction et sera prêt à accueillir ses occupants en septembre 2026.

    Selon un communiqué de bonacasa, aucun complexe résidentiel n’était initialement prévu sur ce terrain. Mais grâce au concept bonacasa living, « une solution contractuelle satisfaisante a pu être trouvée en collaboration avec les autorités et le propriétaire ». Bonacasa living est l’une des cinq solutions d’exploitation proposées par l’entreprise d’Oensingen. Chacune d’entre elles comprend une offre de base avec un service d’appel d’urgence 24 heures sur 24, l’accès à une centrale de services et à une application.

    Sur cette base, il est possible de réserver des offres et des services issus des quatre autres modules, tels qu’un concierge social sur place tous les jours de la semaine, des animations et activités hebdomadaires, des offres sportives et de bien-être ainsi que des services à la carte, tout comme des adaptations architecturales conformes aux « Smart Building Standards » de bonacasa.

    Selon les informations disponibles, le nouveau concept bonacasa living est déjà mis en œuvre sur d’autres sites en Suisse et montre que le logement adapté aux personnes âgées ne passe pas nécessairement par des établissements de soins, mais peut également fonctionner sur le marché immobilier classique. « Beaucoup de personnes souhaitent continuer à vivre de manière autonome dans leur propre logement même à un âge avancé », déclare Ivo Bracher, président du conseil d’administration. « Notre approche allie un mode de vie moderne à des services réservables de manière flexible, créant ainsi une solution qui fonctionne aussi bien pour les résidents que pour les partenaires immobiliers et les communes. »

    Bonacasa est l’un des cinq finalistes du Prix SVC Aargau Solothurn, organisé pour la première fois cette année. La neuvième région économique du pays dispose ainsi de sa propre cérémonie de remise de prix. Le réseau de PME Swiss Venture Club (SVC) de Stettlen (BE) remettra ce prix à des entreprises exceptionnelles et tournées vers l’avenir le 6 avril 2026 à l’Emil Frey Classic Center de Safenwil (AG).

  • Un projet de chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Adligenswil

    Un projet de chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Adligenswil

    Le 17 mars, EBL Energie Rigi a donné le coup d’envoi de la première phase de construction du réseau de chauffage urbain élargi. Une nouvelle conduite principale reliera à l’avenir la centrale énergétique de Haltikon au réseau de chauffage urbain existant à Adligenswil (LU). Elle permettra de remplacer la centrale de chauffage obsolète d’Adligenswil. L’EBL Energie Rigi pose ainsi les bases d’un approvisionnement en chaleur renouvelable et fiable à long terme dans la région, indique un communiqué. Parallèlement, cela permettra de répondre à la demande croissante de nouveaux raccordements au réseau de chauffage urbain à Adligenswil et de garantir la sécurité d’approvisionnement pour tous les clients à long terme. Selon le calendrier actuel, la durée des travaux est d’environ deux ans.

    La vice-présidente du conseil communal, Felicitas Marbach, ainsi que des membres du conseil d’administration d’EBL Fernwärme Rigi AG ont notamment participé au coup d’envoi des travaux. « Le coup d’envoi donné aujourd’hui est bien plus que le début d’un projet de construction : c’est un signe tangible d’un avenir énergétique commun. Avec la nouvelle conduite principale entre Haltikon et Adligenswil, nous posons les bases d’un approvisionnement en chaleur fiable, renouvelable et ancré dans la région », a déclaré Philipp Zgraggen, directeur général d’EBL Energie Rigi, selon le communiqué.

    EBL Energie Rigi regroupe les compétences de trois filiales de l’EBL (coopérative Elektra Baselland), dont le siège est à Liestal : EBL Fernwärme Rigi AG alimente Küssnacht am Rigi, Greppen et Adligenswil en chauffage urbain neutre en CO2. EBL Energiezentrum Rigi AG produit de l’électricité et de la chaleur à partir de bois usagé et de résidus de bois régionaux. EBL Pellets Rigi AG fabrique des granulés de bois à partir de résidus de bois régionaux.

  • Changement à la tête d’un important réseau économique

    Changement à la tête d’un important réseau économique

    Selon un communiqué, Hansjörg Brunner démissionne de son poste de président du WirtschaftsPortalOst (WPO). Propriétaire et PDG de Fairdruck AG, dont le siège se trouve à Sirnach (TG), il présidait l’association économique et régionale de l’agglomération de Wil depuis sa création en mai 2019. Auparavant, M. Brunner avait présidé tant l’association des PME de Hinterthurgau que l’Union des arts et métiers de Thurgovie. Il a siégé au Grand Conseil de Thurgovie et au Conseil national pour le PLR.

    Le comité directeur propose à l’assemblée des délégués du 23 avril de nommer Marc Flückiger comme nouveau président. Âgé de 44 ans, il a grandi en Thurgovie et vit à Wil. Fromager de formation, il a travaillé chez Züger Frischkäse AG, où il occupait dernièrement un poste au sein de la direction élargie. Depuis 2014, il est copropriétaire et directeur général de SYGMA AG Liegenschaftenbetreuung à Wil, qui compte environ 170 collaborateurs. Il a été membre du parlement municipal de Wil pour le PLR et siège au Grand Conseil de Saint-Gall depuis 2024.

    « En tant que président de la WPO, je souhaiterais mettre à profit mon expérience et mon réseau dans les domaines de l’économie, de la politique et du travail associatif, et m’engager de toutes mes forces pour notre région », déclare M. Flückiger dans le communiqué.

  • Le marché suisse du stockage par batterie connaît une croissance rapide

    Le marché suisse du stockage par batterie connaît une croissance rapide

    Le déploiement des systèmes de stockage par batterie s’accélère. C’est ce qui ressort du rapport «Batteriemonitor 2026» publié par Swissolar. Selon ce rapport, 896 systèmes de stockage étaient installés en Suisse à la fin de l’année 2024. L’association professionnelle pour l’énergie solaire estime que 555 systèmes supplémentaires ont été raccordés au réseau en 2025. Ainsi, 1 451 systèmes de stockage devraient déjà être raccordés au réseau à la fin de l’année 2025.

    Pour l’année en cours, Swissolar table même sur un doublement des installations, avec 1 010 nouveaux systèmes de stockage. Le nombre total de systèmes installés passerait ainsi à 2 461.

    Actuellement, c’est notamment la capacité de stockage en aval du point de raccordement au réseau qui augmente, c’est-à-dire chez les ménages et dans les exploitations agricoles et les entreprises commerciales. Celle-ci devrait atteindre 2,5 gigawattheures d’ici fin 2026. Fin 2025, elle n’était encore que de 1,5 gigawattheure.

    L’expansion des systèmes de stockage par batterie au sein du réseau électrique s’accélère également. Les entreprises ont d’ores et déjà annoncé une expansion de plus de 4 gigawattheures d’ici 2030.

    Matthias Egli souligne l’importance de cette évolution pour la transition énergétique. « Les systèmes de stockage par batterie apportent une contribution importante à un système électrique à forte part d’énergies renouvelables », déclare le directeur général de Swissolar dans le communiqué consacré au Batteriemonitor. « Ils permettent d’utiliser efficacement l’électricité solaire, de soulager les réseaux électriques et de réduire les coûts globaux. »

  • Le secteur de l’énergie reste stable malgré les changements structurels

    Le secteur de l’énergie reste stable malgré les changements structurels

    Selon un communiqué, Primeo Energie AG a réalisé un bon résultat global en 2025. Le fournisseur d’énergie de Bâle-Campagne, dont le siège se trouve à Münchenstein, a réalisé un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de francs, soit 392 millions de moins que l’année précédente. Le bénéfice est passé de 91 millions à 109 millions de francs.

    Le secteur des solutions énergétiques a notamment contribué à la croissance du bénéfice. En France, Primeo Energie a acquis 120 000 nouveaux clients privés. Pour la première fois depuis des années, l’activité suisse dans le domaine de l’électricité a renoué avec une légère rentabilité.

    Dans le domaine des réseaux et des services, Primeo Energie ressent les effets de la baisse de la consommation d’électricité dans l’industrie et les ménages, ainsi que de l’augmentation de la production décentralisée. En conséquence, les volumes d’électricité transportés ont diminué.

    Le secteur Chauffage et solutions industrielles s’est développé grâce à la création et à l’extension de réseaux de chauffage, notamment dans la basse vallée du Wiggertal, à Muttenz, à Aesch et dans la vallée de la Birstal. En revanche, la douceur du climat a pesé sur les ventes.

    Le secteur de la production est resté stable grâce à la diversification dans l’hydroélectricité, le solaire et l’éolien, ainsi qu’à la répartition sur six pays.

    En 2025, Primeo Energie s’est séparée des activités ne présentant pas une taille critique ou à faible rentabilité. Il s’agissait notamment des parcs éoliens en Norvège et de la division mobilité électrique en Suisse.

    Au cours de l’année en cours, l’entreprise entend développer ses activités dans le secteur de l’électricité en Suisse et à l’étranger.

  • De gros contrats dynamisent le secteur du bâtiment en Suisse et à l’étranger

    De gros contrats dynamisent le secteur du bâtiment en Suisse et à l’étranger

    Le prestataire de services immobiliers et de construction Implenia annonce dans un communiqué avoir remporté de nombreux contrats de construction de bâtiments en Suisse et en Allemagne. Ceux-ci représentent un volume total de 310 millions de francs et seront réalisés entre 2026 et 2028.

    À Vevey (VD), au bord du lac Léman, Implenia construit, en tant qu’entrepreneur total, 182 appartements en copropriété pour le nouveau quartier Jardins en Ville. Le projet est complété par des surfaces commerciales, un parking à deux étages ainsi qu’un espace vert central. La construction en bois certifiée PEFC/FSC doit répondre aux normes Minergie-Eco et CECB A/B. Toujours en Suisse, à Payerne (VD), Implenia réalise huit immeubles collectifs certifiés Minergie comprenant 107 appartements alimentés en énergie respectueuse du climat. Le projet a d’abord été développé par Implenia, puis vendu à des investisseurs.

    En Allemagne aussi, Implenia crée des logements durables : à Francfort, douze immeubles résidentiels à haute efficacité énergétique comprenant environ 160 logements de type « maison passive » voient le jour dans le « premier quartier climatique » de la ville. À Munich, après une phase de pré-construction réussie, l’entreprise construit, au sein d’un groupement, un immeuble collectif de 186 appartements avec des espaces commerciaux complémentaires. À Nuremberg, trois bâtiments en construction hybride bois comprenant 76 appartements locatifs ainsi que des espaces destinés à une crèche, à des activités commerciales et à un parking souterrain sont en cours de réalisation. À Iéna, un autre quartier résidentiel en construction bois est également en cours de construction. À Mannheim, Implenia construit clé en main un complexe résidentiel en construction hybride bois près du parc BUGA, comprenant au total 225 logements.

    D’autres contrats concernent la justice ainsi que l’éducation, la recherche et l’industrie pharmaceutique : Implenia construit des bâtiments d’exploitation et de production pour l’établissement pénitentiaire de Siegburg. De plus, le gros œuvre agrandi d’un bâtiment administratif en bois est en cours de réalisation pour l’université de Flensburg. En Suisse alémanique, Implenia prend en charge des travaux de maçonnerie supplémentaires, notamment le réaménagement d’un ancien site industriel ainsi que des projets pour l’industrie pharmaceutique.

  • La sciure de bois est censée empêcher le feu de se propager

    La sciure de bois est censée empêcher le feu de se propager

    Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) et du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) ont mis au point un matériau isolant à base de sciure de bois pouvant être utilisé pour l’aménagement intérieur ignifuge, selon un communiqué.

    Ce composite est composé de sciure de bois et de struvite, un phosphate d’ammonium et de magnésium cristallin et incolore. Au cours de leurs travaux, les chercheurs ont dû surmonter la difficulté de lier les matériaux aux particules de sciure de bois lors du processus de cristallisation de la struvite. Ils y sont parvenus grâce à une enzyme extraite de pépins de pastèque. Le minéral cristallisé comble les vides de la sciure de bois. Le matériau ainsi obtenu est pressé en panneaux et séché à température ambiante.

    D’après les premiers tests, ce composite présente des propriétés de résistance au feu similaires à celles des panneaux de particules liés au ciment classiques. Les tests menés en collaboration avec l’École polytechnique de Turin ont montré que les panneaux de sciure de bois à base de struvite mettent trois fois plus de temps à s’enflammer que le bois d’épicéa. De plus, ce processus entraîne la formation d’un matériau inorganique qui limite la propagation des flammes.

    Pour permettre la mise à l’échelle du procédé et l’utilisation de ce nouveau matériau, il est important de réduire les coûts de fabrication. Actuellement, la production du liant à partir de ce minéral est plus coûteuse que celle des liants polymères ou du ciment. Cela pourrait changer avec la mise en place d’un nouveau circuit de recyclage : la struvite est produite en grandes quantités dans les stations d’épuration. « Nous pourrions utiliser ces dépôts comme matière première pour notre matériau de construction », déclare Ronny Kürsteiner, chercheur dans le domaine des matériaux à base de bois à l’ETH, cité dans le communiqué.

    L’étude est publiée dans la revue spécialisée Chem Circularity.

  • Le réseau « Standort Schweiz » élit de nouveaux membres au sein de son comité directeur

    Le réseau « Standort Schweiz » élit de nouveaux membres au sein de son comité directeur

    Selon un communiqué, le réseau « Standort Schweiz » a renouvelé son comité directeur. Christina Doll et Andreas Zettel ont été élus au sein de cet organe le 18 mars. Christina Doll est chargée de la promotion économique de la ville de Schlieren depuis 2025. Auparavant, elle a notamment contribué au développement de la région aéroportuaire de Zurich pendant une dizaine d’années. Andreas Zettel est responsable du développement d’entreprise depuis 2015 et directeur adjoint de la promotion économique de Lucerne depuis 2020.

    Les deux nouveaux membres remplacent Albert Schweizer et Jasmina Ritz. Albert Schweizer a été le premier promoteur de la ville de Schlieren et a cofondé en 1998 le réseau « Standort Schweiz » – qui s’appelait alors encore l’Association suisse pour la gestion des sites. Il faisait également partie de son comité directeur depuis 2007. Jasmina Ritz a été la première directrice générale de Limmatstadt AG, l’organisme de promotion économique transcantonal de la vallée de la Limmat. Depuis 2022, elle siégeait également au comité de Netzwerk Standort Schweiz. Depuis début mars, elle est directrice générale de SwissFoundations, l’association des fondations de soutien suisses.

    La manifestation de printemps de Netzwerk Standort Schweiz a également abordé la question de l’évolution de la concurrence entre les sites. « Alors que les grands blocs économiques se mettent mutuellement sous pression avec des droits de douane, des programmes de soutien massifs et des courses technologiques, et que les conflits militaires créent de nouvelles incertitudes, la concurrence entre les sites entre également dans une nouvelle phase », déclare Remo Daguati, président de Netzwerk Standort Schweiz, dans le communiqué.

    Vassiliki Riesen, responsable de la promotion économique et de la promotion de la place économique de Köniz, a mis en évidence les conséquences pour la plus grande commune d’agglomération de Suisse. Elle a montré comment les organismes de promotion économique peuvent répondre aux différents groupes d’intérêt tout en collaborant avec de nombreux partenaires au sein de la commune et du canton.

    André Guedel, directeur du développement commercial international chez KPMG, a montré comment cette nouvelle concurrence affecte la place économique suisse tant au niveau fiscal que par le biais des subventions, et comment les entreprises y réagissent.

    Réseau Site Suisse est l’association faîtière des organismes de promotion économique et de promotion de la place économique. Ses quelque 110 membres actuels sont actifs dans la promotion de la place économique, le marketing régional, la promotion économique, le développement territorial, l’aménagement du territoire et le secteur immobilier.

  • Ce projet de rénovation mise sur l’économie circulaire et la réduction des émissions de CO2

    Ce projet de rénovation mise sur l’économie circulaire et la réduction des émissions de CO2

    Selon son communiqué, Sika participe en tant que partenaire de financement au Living Lab HIL de l’ETH dans le cadre des trois phases du projet : Exploration (2026), Synthèse (2027) et Transfert (2028). Ces étapes visent à préparer la rénovation, la mise aux normes énergétiques et l’agrandissement du bâtiment dédié à l’enseignement et à la recherche en architecture et en génie civil (HIL) sur le campus de Hönggerberg. Ce projet d’envergure devrait être achevé d’ici 2035.

    Selon l’ETH, les besoins de rénovation et l’évolution des exigences en matière d’espace auraient clairement justifié une rénovation en profondeur avec démolition jusqu’à la structure porteuse. Au lieu de cela, l’université souhaite traiter le bâti existant avec plus de précaution et mettre l’accent sur la réduction des émissions de CO2, la numérisation et l’économie circulaire. Elle développe le projet de construction en interne, en s’appuyant sur les connaissances et les enseignements tirés de ses propres activités d’enseignement et de recherche, ainsi qu’avec des partenaires industriels.

    Dans ce « projet phare unique au monde », selon Sika, l’entreprise de chimie de spécialité pour la construction et l’industrie, basée à Baar, n’apporte pas seulement un soutien financier. Le soutien au projet comprend également un échange technique actif et étroit entre Sika et les équipes de projet de l’ETH. Il est assuré par la Fondation ETH.

    Sika souhaite contribuer à « faire avancer la transition vers des méthodes de construction durables », déclare Patricia Heidtman, responsable de l’innovation et du développement durable chez Sika. « Le Living Lab HIL offre une plateforme unique qui relie activement la recherche et la pratique et accélère sensiblement les innovations. »

    L’industrie et la science doivent agir ensemble pour atteindre les objectifs climatiques, selon Mathias Kohler, professeur d’architecture et de fabrication numérique à l’ETH. « En coopération avec Sika, nous testons au Living Lab HIL de nouvelles solutions qui seront mises en œuvre à partir de 2030 lors de la phase de rénovation du bâtiment de l’ETH. »

  • Un groupe d’assurance développe stratégiquement ses activités immobilières

    Un groupe d’assurance développe stratégiquement ses activités immobilières

    Selon un communiqué de presse, le groupe Vaudoise Assurances, dont le siège est à Lausanne, a acquis la majorité de Procimmo Group AG, basée à Renens, et détient désormais 92,27 % des droits de vote. Depuis 2021, Vaudoise Assurances détient une participation de 20 % dans le groupe Procimmo par l’intermédiaire de sa filiale Vaudoise Asset Management AG.

    Grâce à l’acquisition de Procimmo et à celle de Berninvest AG en 2017, la Vaudoise peut continuer à développer ses activités immobilières et, selon Jean-Daniel Laffely, CEO du groupe Vaudoise, devenir l’un des principaux acteurs dans le domaine des solutions de placement. « Cela nous permet de renforcer encore un axe de croissance déjà solide : la gestion immobilière pour le compte de tiers », déclare Jean-Daniel Laffely.

    Procimmo voit dans le « soutien d’un investisseur institutionnel qui partage ses valeurs » un potentiel de développement pour le groupe ; la filiale Procimmo SA, en particulier, pourrait bénéficier de la « solidité et de la vision à long terme » de la Vaudoise. Selon Arno Kneubühler, CEO de Procimmo SA, la Vaudoise est considérée comme « le meilleur propriétaire » après près de cinq ans de partenariat. L’ancrage social et les valeurs de la Vaudoise garantissent stabilité et vision durable. Dans le même temps, Procimmo dispose de la liberté de se développer « en tant que plateforme externe dotée de sa propre philosophie et de sa propre direction ».

    La finalisation de la vente (closing) est prévue pour début juillet 2026, sous réserve de l’accord préalable des autorités compétentes.

  • Un panorama de l’immobilier numérique

    Un panorama de l’immobilier numérique

    PropTech désigne des solutions numériques, technologiques et basées sur les données qui améliorent, automatisent ou transforment les processus, les produits ou les modèles commerciaux du secteur immobilier. Il s’agit notamment de plateformes logicielles, d’analyses IA, de systèmes de construction intelligents, de modèles de transaction numériques, d’outils de rénovation et d’évaluation basés sur les données, de solutions d’optimisation énergétique ainsi que de technologies immersives telles que les visualisations 3D, la réalité augmentée et les jumeaux numériques. Les PropTech s’étendent ainsi à l’ensemble du cycle de vie d’un bien immobilier. De la planification et du développement à la rénovation et à la transaction, en passant par la gestion.

    Frontières floues du terme
    La notoriété croissante des PropTech s’accompagne d’un désir croissant de nombreuses start-ups de faire partie de ce domaine. Des entreprises de domaines voisins comme les FinTech, les GreenTech, les Bau-Tech, les InsurTech ou des fournisseurs de logiciels génériques se positionnent de plus en plus comme PropTech, même si l’immobilier n’est qu’un thème marginal. Cela a pour conséquence que des outils sont encadrés a posteriori comme des solutions immobilières et que le secteur apparaît plus grand sur les cartes, les rapports et les classements qu’il ne l’est au sens strict. La PropTech Map Switzerland montre ainsi non seulement la force de l’écosystème, mais aussi son flou conceptuel.

    Clusters, catégories et hotspots régionaux
    La carte révèle une nette concentration géographique. Les entreprises PropTech sont particulièrement bien représentées dans les régions de Zurich, Zoug, Lausanne et Bâle. Tous ces lieux sont dotés de hautes écoles, de parcs technologiques et d’une forte densité économique. De nombreuses entreprises sont des spin-offs de l’ETH et de l’EPFL, ce qui souligne la forte concentration de la scène suisse sur la recherche et la technologie. En termes de contenu, la map couvre un large éventail allant de la gestion des actifs, de la construction et du développement aux outils énergétiques et climatiques, aux applications blockchain, aux plateformes financières et aux services logiciels spécialisés, en passant par les places de marché numériques, les plateformes de location et de vente et les technologies 3D et de smart building.

    Croissance, internationalisation et professionnalisme accru
    L’augmentation continue du nombre d’inscriptions montre que des dizaines de nouvelles entreprises viennent s’ajouter chaque année, complétées par des acteurs du marché établis qui élargissent leur modèle d’affaires au numérique, ainsi que par des fournisseurs internationaux qui s’ouvrent au marché suisse. De nombreuses PropTechs opèrent depuis longtemps au-delà des frontières nationales et étendent leurs solutions aux marchés européens et mondiaux. Parallèlement, l’écosystème se professionnalise. La PropTech Map ne reproduit pas seulement les logos, mais aussi l’orientation thématique et le positionnement des entreprises. La Map devient ainsi un point de repère central pour les investisseurs, les entreprises immobilières, les administrations et les universités.

    Vous trouverez ici la PropTech Map Switzerland

  • Proptech dans le cycle de vie

    Proptech dans le cycle de vie

    Planification, développement et financement
    Au cours de cette phase, les terrains et les idées de bâtiments sont examinés, évalués et financés. Les proptechs fournissent des données sur le marché et le site, des évaluations automatisées et des analyses ESG pour permettre aux investisseurs et aux propriétaires de prendre des décisions plus rapides et mieux informées. Les plateformes numériques relient les développeurs de projets, les financiers et les conseillers, réduisent les ruptures de médias et rendent les risques, le rendement et l’impact carbone visibles à un stade précoce.

    Construction et réalisation
    Il s’agit ici de la réalisation efficace du projet. Les solutions Proptech apportent leur soutien avec des modèles BIM, une planification numérique des travaux, un contrôle des délais et des coûts ainsi qu’un suivi des chantiers. Cela permet de réduire les erreurs de planification, de rendre les avenants plus transparents et d’optimiser l’utilisation des matériaux. Les outils de collaboration numériques relient les architectes, les entrepreneurs et les maîtres d’ouvrage en temps réel et créent une base de données propre pour l’exploitation ultérieure.

    Exploitation et services
    C’est dans l’exploitation que se décide la rentabilité et l’attrait réels d’un objet. Les Proptechs fournissent des plateformes pour la location, l’exploitation, le facility management et les services aux utilisateurs. Les capteurs et l’IoT rendent la consommation visible et permettent une maintenance prédictive. Pour les propriétaires, les gérants et les utilisateurs, de nouveaux services voient le jour, des portails de location numériques aux fonctions intelligentes des bâtiments, en passant par les systèmes de réservation, qui augmentent le confort et l’efficacité.

    Rénovation et changement d’affectation
    C’est dans l’existant que se trouve le plus grand levier. Les outils Proptech aident à analyser l’état, à calculer des scénarios et à établir des priorités pour les rénovations. Ils montrent quelles mesures sont les plus avantageuses en termes d’énergie, de finances et de réglementation. Les feuilles de route de rénovation basées sur des données aident les propriétaires à planifier leurs investissements sur plusieurs années et à utiliser les subventions de manière optimale. Parallèlement, les modèles numériques permettent de mieux planifier les changements d’affectation et les densifications.

    Décarbonisation et déconstruction
    La décarbonisation traverse certes toutes les phases, mais elle a besoin de ses propres instruments. Les solutions Proptech enregistrent les émissions de carbone sur l’ensemble du cycle de vie, simulent le chemin net-zéro, comparent les portefeuilles de bâtiments et fournissent des rapports pour la taxonomie, le climat et les rapports ESG. Lors de la déconstruction, les passeports numériques des matériaux et les données sur le cycle de vie aident à préserver les matériaux plutôt que de les éliminer. Ainsi, le cycle de vie se transforme de plus en plus en un cycle de valorisation.

    Tout au long du cycle de vie d’un bien immobilier, Proptech déplace l’attention. Loin des décisions individuelles, on passe à une gestion continue basée sur les données. Les solutions numériques relient des phases et des acteurs distincts. Elles permettent de visualiser rapidement les coûts, les risques et les émissions. Les investissements peuvent ainsi être mieux planifiés et classés par ordre de priorité. La réflexion sur le cycle de vie se transforme en un processus d’optimisation permanent pour la rentabilité, l’expérience utilisateur et les objectifs climatiques. Le secteur de la construction et de l’immobilier pense depuis des années en termes de cycles de vie. Proptech rend désormais ces concepts basés sur les données et évolutifs.

  • Zurich porte, mais pour combien de temps encore ?

    Zurich porte, mais pour combien de temps encore ?

    Fin 2024, la place financière zurichoise emploie plus de 102 000 personnes à temps plein, dont 44 000 pour les seules banques. Avec une valeur ajoutée brute de 32,8 milliards de francs, le secteur génère plus d’un sixième de la performance économique totale de Zurich. Les banques couvrent en outre près de 30 pour cent des besoins de financement des entreprises et des ménages dans toute la Suisse. Ce ne sont pas des chiffres abstraits, c’est la base économique de toute une région métropolitaine.

    La moitié du budget de la ville provenant d’une branche
    L’étude réalisée par le cabinet de conseil en management Oliver Wyman pour le compte de l’Association des banques zurichoises met en évidence un chiffre particulier. Près de la moitié des impôts sur les entreprises de la ville de Zurich provient des banques et des assurances. Avec 10 pour cent des emplois, 16 pour cent de la valeur ajoutée est générée, avec une productivité largement supérieure à la moyenne. La Banque cantonale de Zurich a également versé une somme record au canton et aux communes pour 2025.

    Moins de banques, plus d’emplois
    Depuis 2015, le nombre de banques actives dans la région de Zurich est passé de 94 à 78 établissements. Malgré cela, l’emploi n’a cessé d’évoluer à la hausse, à un rythme supérieur à la moyenne depuis 2017. Les prestataires de services proches des banques, tels que les fintechs, les sociétés de gestion de fortune et les entreprises de conseil, ont créé des postes là où les structures classiques des établissements ont été supprimées. Le secteur se consolide, mais ne se contracte pas.

    La réglementation, un casse-tête
    Christian Bretscher, directeur de la ZBV, pose la question cruciale. Que se passe-t-il lorsque les conditions-cadres se dégradent insidieusement ? Il qualifie d’ »incompréhensibles » les exigences accrues en matière de capital prévues pour l’UBS. L’association demande une réglementation bancaire ciblée et mesurée, et non un durcissement généralisé qui pourrait évincer de Zurich les établissements actifs au niveau international. Les banques suisses contribuent déjà aujourd’hui à 5 pour cent du PIB national et emploient directement quelque 158.000 personnes.

    Ce qui est en jeu
    La place financière de Zurich est en concurrence directe avec Londres, Singapour et Francfort. Les charges réglementaires spéciales ou les détériorations fiscales ne touchent pas seulement les banques, mais l’ensemble de l’économie de la ville. Celui qui tire 50 pour cent des impôts des entreprises d’une seule branche a intérêt à ce que cette branche reste, se développe et investisse. Ce n’est pas une déclaration de lobby, c’est de l’arithmétique.

  • UBS suspend les versements, les investisseurs doivent attendre jusqu’à trois ans

    UBS suspend les versements, les investisseurs doivent attendre jusqu’à trois ans

    Depuis le 25 mars 2026, UBS Real Estate a suspendu le rachat et l’émission de parts du fonds UBS Euroinvest Immobilien. Les liquidités ne sont plus suffisantes pour répondre aux demandes de rachat des investisseurs. Le fonds gère un actif net d’environ 400 millions d’euros, investit principalement dans l’immobilier de bureau européen et avait déjà plusieurs biens en cours de vente. Selon le code allemand des investissements, la suspension est valable jusqu’à 36 mois.

    Trois fermetures en trois mois
    Le fonds UBS est le premier fonds d’immobilier commercial à fermer ses portes depuis la grande crise des fonds de 2008 jusqu’en 2012. Auparavant, deux fonds spécialisés dans l’immobilier résidentiel avaient déjà mis la clé sous la porte. Wertgrund WohnSelect D en janvier et Fokus Wohnen Deutschland en février 2026, en raison de demandes de rachat élevées, de ventes d’objets qui piétinent et d’un manque de liquidités.

    Dix milliards retirés
    Depuis janvier 2025, les investisseurs ont retiré en solde environ dix milliards d’euros des fonds immobiliers ouverts allemands. La hausse des taux d’intérêt, la faiblesse des marchés des transactions et la dévalorisation continue des objets ont érodé la confiance. Les ventes immobilières durent souvent plus de six mois en raison du financement bancaire restrictif, ce qui pèse structurellement sur les liquidités. L’agence de notation Scope prévoit de nouvelles sorties de fonds pour 2026.

    Bafin doute de la classe de risque
    Le chef de Bafin Mark Branson a lancé un avertissement public en mars 2026. Les petits fonds en particulier ne pourraient pas exclure de nouvelles fermetures. L’autorité de surveillance doute en outre fondamentalement de la classification de risque actuelle de ces produits. Ce qui a été vendu pendant des années aux investisseuses et investisseurs comme un placement conservateur et liquide se révèle être nettement plus lourd qu’on ne le pensait en temps de crise.

    Ce que les investisseurs doivent vérifier maintenant
    Ceux qui sont engagés dans de tels fonds devraient suivre de près les rapports de liquidité et les processus de vente des objets détenus. Un arrêt des rachats touche particulièrement ceux qui ont besoin de leur capital à court terme. Ceux qui souhaitent investir à nouveau devraient examiner attentivement la taille du fonds, la qualité des objets et les délais de détention. La crise montre clairement une chose : l’ouverture n’est pas un gage de qualité si le marché reste fermé pour les objets qui se trouvent derrière.