Étiquette : Architektur

  • Un projet de construction alliant art, architecture et développement culturel

    Un projet de construction alliant art, architecture et développement culturel

    La société Nüssli Schweiz AG de Hüttwilen a donné le premier coup de pioche pour l’extension de la pyramide Mack à Monheim am Rhein, indique un communiqué. L’entreprise thurgovienne de construction d’événements a obtenu le contrat général au printemps 2025. Il s’agit déjà de la deuxième commande de Monheim pour Nüssli, après la construction d’une salle de sport à huit places.

    La construction est un défi architectural et artistique. Une deuxième pyramide en miroir sera placée au-dessus de la pyramide Mack existante. Cette nouvelle structure double doit permettre de créer d’autres espaces d’exposition et de stockage. En outre, l’espace existant sera rénové et modernisé.

    Les fondations profondes devraient être achevées d’ici fin octobre 2025 et le gros œuvre des cages d’escalier d’ici la fin de l’année. La structure porteuse se compose d’une construction en acier avec des cages d’escalier en béton armé. Dans la mesure du possible, des éléments préfabriqués issus de l’arsenal de Nüssli seront utilisés.

    La cérémonie d’achèvement du gros œuvre devrait avoir lieu en mars 2026, à l’occasion du 95e anniversaire de l’artiste allemand Heinz Mack. L’achèvement complet de la construction est prévu pour l’été 2027.

    « Nous sommes fiers de réaliser la vision de la ville de Monheim am Rhein en collaboration avec nos partenaires », a déclaré Udo Baader, responsable de la gestion de projet Special Projects de Nüssli, cité dans le communiqué. « L’extension de la pyramide Mack n’est pas seulement un point fort architectural, mais aussi une impulsion culturelle pour toute la région »

  • La caserne militaire de Zurich devient un centre de formation

    La caserne militaire de Zurich devient un centre de formation

    Après le départ de la police cantonale en 2022, la prochaine étape de l’histoire de ce bâtiment classé monument historique commence. La caserne militaire de 120 mètres de long deviendra le nouveau foyer du centre de formation pour adultes. Au cœur de la ville de Zurich, un lieu d’apprentissage tout au long de la vie sera créé d’ici 2029, porté par l’école cantonale de maturité pour adultes et l’école professionnelle EB Zurich. L’objectif est d’ouvrir aux adultes de nouvelles voies de formation et de nouvelles perspectives professionnelles, du rattrapage de la maturité au développement des compétences numériques.

    Une architecture respectueuse et tournée vers l’avenir
    Le projet de transformation se base sur le projet gagnant du concours d’architecture de 2019. Le projet du consortium « spillmann echsle / Takt » allie le respect de la substance historique du bâtiment à une architecture éducative tournée vers l’avenir. L’atrium central, une cour intérieure inondée de lumière avec un toit en verre, devient le cœur du nouvel espace d’apprentissage. Parallèlement, un restaurant public sera créé au rez-de-chaussée dans les anciennes cantines de la caserne, y compris d’autres espaces pour des usages orientés vers le public.

    Rénovation durable d’un bien culturel national
    La rénovation technique, énergétique et structurelle du bâtiment est complète. La façade en pierre naturelle de grès de Berne, fortement endommagée, sera restaurée, les fenêtres seront remplacées, des équipements techniques modernes seront installés et une installation photovoltaïque sera installée sur le toit principal. Le chauffage sera désormais assuré par le chauffage urbain. L’ancienne caserne répond ainsi aux normes les plus strictes en matière d’efficacité énergétique et de préservation du patrimoine.

    Investissement dans la formation et la société
    Avec un coût total d’environ 180 millions de francs, le projet est une contribution importante au développement de la formation et de la ville. 122 millions sont engagés pour la remise en état, 58 autres millions sont consacrés à la reconversion en bâtiment de formation. Le Conseil d’État et le Grand Conseil ont déjà approuvé les fonds. L’école devrait être opérationnelle au printemps 2029. Une forte impulsion pour le site de formation de Zurich et un symbole de la transformation des espaces publics.

  • Comment Glaris est devenu un joyau architectural

    Comment Glaris est devenu un joyau architectural

    Lorsqu’en 1942, l’historien de l’art et diplomate Gustav Schneeli était à la recherche d’un lieu pour créer son propre musée, il a trouvé à Glaris un terrain propice. L’association artistique de Glaris, qui réfléchissait depuis des décennies à l’idée d’avoir sa propre maison, a vu l’opportunité de collaborer. Schneeli a mis à disposition ses œuvres influencées par le symbolisme et l’impressionnisme et a promis 250 000 francs pour une fondation. C’est la première pierre de l’actuel Kunsthaus.

    Clarté architecturale et vision à long terme
    Après la mort de Schneeli en 1944, l’architecte Hans Leuzinger a développé un projet d’une cohérence remarquable. Il est passé d’approches classiques à de nombreuses variantes et à une gestion fine de la lumière. Des influences scandinaves, des visites minutieuses des lieux et une vision créatrice ont formé un bâtiment qui se distançait délibérément d’une volonté de représentation monumentale et s’intégrait avec sensibilité dans la vallée glaronnaise.

    Obstacles politiques, négociations patientes
    La mise en œuvre a été loin d’être linéaire. Des litiges sur le site, des retards dus à la guerre, des voix critiques de l’administration et de la communauté des héritiers ainsi que la menace d’un retrait de la fondation ont remis le projet en question à plusieurs reprises. Ce n’est que grâce à l’habileté diplomatique, à la force de persuasion architecturale et à un engagement sans faille que la construction a pu commencer le dernier jour possible, le 15 juillet 1950.

    L’art et l’architecture, signes des temps
    L’ouverture en 1952 n’a pas seulement été une réussite architecturale, mais aussi un signal fort pour le site culturel de Glaris. Dans un bâtiment sobre mais expressif se manifeste une attitude culturelle dont les effets se font encore sentir aujourd’hui. Les recherches de l’architecte Reto Fuchs montrent ce chef-d’œuvre et l’histoire mouvementée de sa construction. Le Kunsthaus Glarus est le symbole d’une architecture magistrale, du courage d’une attitude et de l’idée de penser la culture en grand dans l’espace rural.

  • FORUM UZH Centre de formation et de recherche

    FORUM UZH Centre de formation et de recherche

    Le FORUM UZH est une étape importante dans le développement architectural et académique de l’université de Zurich. Le nouveau bâtiment comprend au total 37 000 m² de surface utile principale et permettra non seulement d’absorber la croissance prévue du nombre d’étudiants, mais aussi de poser de nouveaux jalons en matière d’enseignement, de recherche et de durabilité. Le nouveau centre regroupera les facultés de droit, d’économie et de lettres modernes. Elles seront complétées par des bibliothèques modernes, des installations sportives pour les écoles secondaires et l’association sportive académique, ainsi que des cafétérias et des espaces commerciaux accessibles au public.

    Architecture et conception spatiale
    Le FORUM UZH se compose d’un socle en terrasse pour l’enseignement et la vie universitaire, d’un corps de bâtiment trapézoïdal flottant au-dessus pour la recherche et d’une cour intérieure centrale. Le corps de bâtiment est en retrait de la Rämistrasse afin de créer une vaste esplanade avec des balcons urbains qui s’intègrent dans l’environnement urbain. La conception de la façade, avec des dalles horizontales et des brise-soleil verticaux, confère au bâtiment un effet de profondeur marquant et permet une régulation flexible de la lumière à l’intérieur.

    Au centre du bâtiment se trouve le forum qui lui a donné son nom, un hall inondé de lumière qui est à la fois un espace de détente, de rencontre et de travail. Il relie tous les niveaux et peut accueillir jusqu’à 2 000 personnes pour des événements universitaires ou publics.

    Un environnement d’apprentissage flexible et une infrastructure moderne
    Le FORUM UZH offre une multitude d’espaces d’enseignement et d’apprentissage innovants. Cinq amphithéâtres et plusieurs salles de séminaire peuvent être utilisés de manière flexible et sont équipés des technologies les plus modernes pour permettre des modèles d’enseignement hybrides. En outre, un vaste centre d’enseignement et d’apprentissage avec plus de 700 postes de travail pour les étudiants est en cours de construction. Aux étages supérieurs, la bibliothèque universitaire sera réunie sous un même toit.

    Durabilité et construction innovante
    Le FORUM UZH mise sur une construction hybride bois-béton durable, qui réduit les émissions de CO² tout en offrant une grande qualité de séjour. Le toit intensivement végétalisé sert non seulement de cinquième façade, mais aussi de surface de compensation écologique avec un habitat pour la flore et la faune. Une installation photovoltaïque fournit sa propre électricité, tandis que plus de 50 grands arbres sur la place urbaine réaménagée ont une influence positive sur le microclimat.

    Grâce à la construction modulaire, l’UZH économise autant de CO² que ce qui serait émis par la construction de 77 maisons individuelles. Le bâtiment sera certifié conforme à la norme SGNI Gold et Minergie P.

    Intégration dans l’environnement urbain
    Le FORUM UZH sera ouvert non seulement à la communauté universitaire, mais aussi à la population urbaine. Les bibliothèques, les espaces de restauration et les boutiques de quartier seront accessibles au public et la terrasse Gloria, lieu de rencontre verdoyant, invitera à la détente. L’aménagement urbain créera un lien direct entre le quartier universitaire et les quartiers environnants.

    Calendrier des travaux et prochaines étapes
    Après l’achèvement de l’avant-projet, les travaux de construction ont débuté en août 2024. L’achèvement est prévu pour 2028 et l’emménagement pour 2029. D’ici là, les étudiants et les chercheurs de l’université de Zurich pourront suivre de près le développement de ce projet du siècle.

  • Protection solaire pour l’architecture historique en Espagne

    Protection solaire pour l’architecture historique en Espagne

    Le fabricant de protections solaires Griesser, basé à Aadorf, participe à la reconstruction et à la transformation de l’ancien couvent de San Agustín, classé monument historique, à Badajoz, dans le sud-ouest de l’Espagne. Celui-ci sera transformé en une école d’arts appliqués. Comme l’indique un communiqué, le bâtiment aux lignes droites offre de bonnes conditions pour un établissement d’enseignement. Dans le passé, l’ancien couvent a déjà été utilisé comme caserne, tribunal ou école.

    Dans le cadre de la transformation actuelle, les cloîtres seront également intégrés à l’école. Leurs arcades seront largement vitrées et nécessiteront une protection solaire. Griesser fournit à cet effet son système Solomatic 80. Les stores à lamelles sur mesure offrent d’une part un bon ombrage et permettent d’autre part un bon apport de lumière naturelle. Tant le design classique des lamelles que leur couleur RAL 7022, un ton gris proche de l’anthracite, s’intègrent dans l’image historique du bâtiment.

    De plus, l’entrée de la lumière du jour est contrôlée de manière automatisée. L’ »atmosphère harmonieuse » qui en résulte doit permettre d’augmenter « la capacité de concentration et le bien-être des étudiants ».

  • La première phase de construction de l’Unterfeld Süd à Baar débutera en 2025

    La première phase de construction de l’Unterfeld Süd à Baar débutera en 2025

    Les propriétaires Ina Invest et Estella Invest ainsi que le développeur Implenia ont opté pour un concours de projet numérique, pour lequel un modèle numérique en 3D a été soumis au lieu de maquettes physiques. Cela a considérablement facilité le processus du jury, car différents niveaux et éléments ont pu être combinés et analysés de manière flexible. Le projet gagnant de la première étape de construction, une combinaison des propositions d’Enzmann Fischer Partner AG et d’ORT AG, a convaincu par des plans d’étage innovants et un aménagement bien pensé de l’espace libre, qui combine harmonieusement l’habitat et le travail.

    L’aménagement des espaces libres, clé de l’attractivité du quartier
    Le quartier d’Unterfeld Sud est mis en valeur par de vastes espaces libres qui
    s’étendent le long du Stampfibach. Il s’agit d’un espace vert de grande valeur écologique qui offre de nombreuses possibilités d’utilisation. La place centrale d’arrivée près de la station de RER sera agrémentée de grands arbres et d’îlots de verdure qui en feront un lieu de rencontre et de détente.

    Une tour tournée vers l’avenir
    La tour d’habitation de 60 mètres de haut de la première étape ne séduit pas seulement par sa hauteur, mais surtout par ses plans bien conçus et la flexibilité de l’agencement des pièces. Les fenêtres généreuses offrent une vue impressionnante depuis chaque appartement, tandis que les baies de la façade permettent aux résidents de profiter à la fois de l’extérieur et de l’intérieur de leur propre appartement.

    Bâtiment commercial comme centre d’entreprises dynamiques
    Le bâtiment commercial adjacent mise également sur la flexibilité. Deux cours intérieures vitrées créent des îlots de lumière qui peuvent être utilisés comme espaces de pause. Avec sa structure spatiale flexible, le bâtiment offre de l’espace pour les utilisations les plus diverses – des petits bureaux aux surfaces locatives plus importantes pour les locataires d’ancrage.

    La deuxième étape prévoit des logements à prix modérés et des surfaces commerciales flexibles
    La deuxième étape de construction, dont les plans sont déjà bien avancés, est axée sur des logements locatifs à prix modérés et des appartements en copropriété. La cour intérieure de l’îlot prévu pour la deuxième étape crée à la fois des possibilités de retraite et des espaces de rencontre publics. Les bâtiments le long de la Nordstrasse sont délibérément conçus de manière à minimiser les nuisances sonores. La deuxième étape fera également l’objet d’un vote aux urnes à Baar en 2025.

    Architecture durable et concepts d’utilisation flexibles
    L’architecture des bâtiments reflète la vision d’un quartier tourné vers l’avenir. La combinaison d’un habitat flexible, de surfaces commerciales aux usages multiples et d’espaces libres bien pensés permet de créer un paysage urbain vivant et attrayant. Il convient de souligner en particulier l’association de l’habitat et du travail, soutenue par des concepts spatiaux bien pensés et des espaces extérieurs attrayants.

  • Saint-Gall La zone de la gare de marchandises, un espace de développement sous-estimé

    Saint-Gall La zone de la gare de marchandises, un espace de développement sous-estimé

    Les espaces urbains sont soumis à une pression croissante. L’augmentation de la population et le manque d’espace exigent des solutions innovantes. Les zones situées derrière les gares, en particulier, restent souvent inutilisées alors qu’elles offrent un potentiel précieux pour le développement urbain. L’Europaallee à Zurich est un exemple de reconversion réussie. Mais alors que de nouveaux quartiers urbains voient déjà le jour à de nombreux endroits, l’avenir de la zone de la gare de marchandises de Saint-Gall est encore en suspens.

    Son développement fait l’objet de discussions depuis des années, mais les différents intérêts et perspectives ont jusqu’à présent empêché toute réalisation concrète. C’est là qu’est intervenu le cours « Construire l’avenir – l’importance des secteurs pour le développement urbain », qui a réuni des étudiants en architecture de l’EPFZ et des étudiants en économie et en sociologie de l’université de Saint-Gall.

    La collaboration interdisciplinaire, clé du succès
    Le cours combinait l’architecture, la sociologie urbaine et l’économie afin de créer une nouvelle approche de l’urbanisme. « Les architectes du 21e siècle apprennent des méthodes de construction du 20e siècle pour développer des modèles durables pour l’avenir », explique le professeur Momoyo Kaijima de l’ETH Zurich.

    La collaboration avec des sociologues et des économistes a donné naissance à une recherche axée sur la pratique, qui a pris en compte non seulement les concepts d’urbanisme, mais aussi les aspects sociaux et économiques.

    Découvrir l’urbanisme sous de nouvelles perspectives
    Les étudiants ont commencé leur recherche par des promenades guidées dans le quartier de la gare de marchandises, inspirées par les « sciences de la promenade » du sociologue Lucius Burckhardt. Cette méthode leur a permis d’expérimenter l’espace non seulement comme un objet de planification, mais aussi comme un lieu social vécu.

    « L’enquête a mis en évidence le fait que même des espaces peu visibles ou en friche peuvent jouer un rôle décisif dans la dynamique urbaine », rapporte Livius Schönle, étudiant HSG.

    De l’observation à la conception
    Sur la base d’entretiens, d’observations et d’analyses de données, les participants ont développé des dessins dits « Actor-Network » qui leur ont permis de mettre en évidence des relations complexes entre l’utilisation de l’espace, les groupes sociaux et les intérêts économiques. L’artiste peintre Walter Dick a également joué un rôle en initiant les étudiants aux bases du dessin à la main afin de représenter visuellement leurs analyses.

    « Les expériences concrètes de la collaboration interdisciplinaire montrent à quel point il est important d’être conscient de la diversité des logiques de pensée », souligne le Dr Niklaus Reichle de l’Université de Saint-Gall. « Ce n’est qu’en regardant au-delà de l’horizon disciplinaire que les défis sociaux liés à la gestion de l’espace peuvent être relevés de manière pertinente »

    Visions pour un développement urbain durable
    Les concepts des étudiants allaient de quartiers d’habitation et de travail multifonctionnels à des espaces verts durables intégrant de nouveaux espaces de détente dans la ville. Certaines équipes ont développé des idées pour des bâtiments à usage mixte combinant logements sociaux et espaces commerciaux, tandis que d’autres ont élaboré des stratégies pour une densification prudente grâce à des méthodes de construction innovantes.

    L’intégration sociale était un thème central : comment le site de la gare de marchandises peut-il servir d’élément de liaison entre les quartiers existants ? Comment créer des espaces ouverts qui soient à la fois écologiques et socialement valables ?

    Le développement urbain, une tâche commune
    Les résultats de la recherche soulignent que le développement urbain réussi exige plus que des mesures de construction. Les aspects économiques, sociaux et environnementaux doivent être considérés ensemble. La collaboration entre l’EPF et l’HSG montre comment différentes disciplines peuvent apprendre les unes des autres afin de concevoir des espaces urbains durables et viables.

    La ville de Saint-Gall pourrait bénéficier de ces connaissances : Le site de la gare de marchandises offre un énorme potentiel pour un développement de quartier innovant, à condition de poser les bons jalons.

  • Un projet innovant explore l’économie circulaire avec l’argile

    Un projet innovant explore l’économie circulaire avec l’argile

    Le consortium du projet Erasmus « Crafting Clay – Exploring Circularity with Local Earth » s’est réuni pour sa réunion de lancement à l’Université du Liechtenstein, selon un communiqué. Son école d’architecture ainsi que celles de l’Université catholique de Louvain en Belgique et de l’Université technique et scientifique de Norvège, ainsi que l’Academie von Bouwkunst d’Amsterdam, participent au partenariat. Le projet est coordonné par le Dr Carmen Rist-Stadelmann et le professeur Urs Meister du département Artisanat & Structure de la Liechtenstein School of Architecture.

    Le projet vise à explorer sur trois ans comment l’utilisation de la terre locale peut contribuer à la circularité dans la construction. Il est financé à hauteur de 400 000 euros par l’Agence du Liechtenstein pour les affaires éducatives internationales. Cette institution nationale y gère et coordonne notamment le programme européen Erasmus .

    Étant donné qu’il est désormais possible de produire de l’argile, un matériau de construction largement tombé dans l’oubli, à l’aide de procédés mécaniques modernes et en association avec d’autres matériaux, les nouvelles possibilités qu’il offre seront également analysées en termes d’économie circulaire. Dans le contexte du changement climatique, il s’agit de définir et d’établir des alternatives dans le domaine de la construction.

    En combinant différentes approches avec l’expertise pratique de l’industrie de la construction, le projet fournira « une base unique et enrichissante pour de nouvelles connaissances dans le contexte européen », « à la fois dans le monde universitaire et pour la pratique de la construction ». Les résultats seront présentés lors d’un symposium, sur les sites Internet des universités partenaires participantes et dans une publication de la maison d’édition zurichoise Park Books.

  • Le secteur suisse de la construction en 2025

    Le secteur suisse de la construction en 2025

    En 2025, la durabilité n’est plus une tendance, mais une évidence. Les certificats de construction tels que Minergie ou SNBS, ainsi que la construction circulaire, sont au cœur de l’actualité. Les entreprises qui réutilisent les matériaux de construction et proposent des solutions innovantes s’assurent des avantages concurrentiels décisifs.

    La numérisation passe à la vitesse supérieure
    La transformation numérique prend de nouvelles dimensions. Les technologies telles que l’IoT, les logiciels de planification basés sur l’IA et les outils numériques de gestion des chantiers sont plus largement utilisés. Parallèlement, il est essentiel de développer les compétences numériques des collaborateurs afin qu’ils puissent participer activement au progrès numérique.

    La pénurie de main-d’œuvre qualifiée reste un défi
    La pénurie de main-d’œuvre qualifiée continue de caractériser le secteur. Les entreprises investissent de plus en plus dans des programmes de formation et de perfectionnement, misent sur le recrutement international et font progresser l’automatisation. Des conditions de travail modernes et des valeurs d’entreprise attrayantes deviennent de plus en plus importantes.

    Le développement urbain et la densification en ligne de mire
    L’urbanisation exige des concepts innovants tels que les zones sans voitures, les quartiers à usage mixte et la végétalisation urbaine. Parallèlement, le logement abordable reste l’un des principaux défis. Des solutions créatives sont nécessaires pour répondre aux besoins de la population.

    Énergie et prix des matières premières
    La crise énergétique et le coût des matériaux de construction restent un sujet dominant. Les matériaux de construction locaux et durables gagnent en importance, tandis que les exigences légales poussent au développement des énergies renouvelables. Les installations solaires et les systèmes de chauffage innovants posent de nouveaux jalons dans ce domaine.

    La collaboration, clé du succès
    La complexité croissante des projets de construction exige une coopération plus étroite entre les architectes, les ingénieurs et les fournisseurs de technologies. Les entreprises qui misent sur les partenariats bénéficient de synergies et peuvent mettre en œuvre des projets plus efficacement.

  • Un patrimoine historique remis au goût du jour

    Un patrimoine historique remis au goût du jour

    en 1896, Richard Theiler a posé, avec la construction de la Theilerhaus, la première pierre de l’Institut électrotechnique, qui a ensuite acquis une renommée mondiale sous le nom de Landis Gyr. L’importance de la Theilerhaus pour la population zougoise est indéniable et sa conservation est devenue une priorité en 1989, lorsque le canton de Zoug a acquis le site afin de le préserver pour les générations futures.

    Préservation de la substance historique
    Le canton de Zoug a développé un concept global « La maison Theiler et son esprit ». Cette esquisse d’idées a pour but de préserver « l’esprit » des bâtiments et de réunir les aspects économiques, technologiques, architecturaux et culturels dans un cadre global.

    Rénovation respectueuse du patrimoine
    Les mesures de maintenance s’étendent à tous les bâtiments anciens existants, en mettant l’accent sur la sécurité sismique, la protection contre les incendies et l’accessibilité. Le remplacement des fenêtres, des protections solaires et de la couverture du toit, ainsi que l’isolation du Shedhalle sont des étapes importantes pour répondre aux exigences. La nouvelle construction dans la partie est respecte la substance historique et crée une structure urbaine globale attrayante.

    Un nouvel accent urbain
    Le nouveau bâtiment prévu complète l’ensemble urbain et se compose d’un bâtiment de tête de cinq étages et d’un bâtiment intermédiaire de quatre étages. Cette conception, reliée au bâtiment haut par une tour d’escalier moderne, s’intègre harmonieusement dans l’environnement existant et renforce l’identité du site.

    Le Shedhalle, un espace culturel et créatif
    Une fois les travaux de rénovation terminés, le Shedhalle fonctionnera non seulement comme un lieu de mémoire du passé, mais aussi comme un espace vivant pour des événements culturels et artistiques. Cette utilisation offrira une valeur ajoutée à la population zougoise et soulignera la polyvalence du site et sa pertinence dans le contexte actuel.

    Un projet tourné vers l’avenir
    Dans l’ensemble, ce projet représente une étape importante dans le développement urbain du canton de Zoug et devrait profiter aux générations futures. Les mesures prévues soulignent l’importance de considérer le patrimoine historique comme faisant partie d’une société vivante et en constante évolution, et de l’aménager en conséquence.

  • Lancement d’un concours mondial de design durable

    Lancement d’un concours mondial de design durable

    Depuis le 1er octobre 2024, les projets peuvent être soumis au Prix de la Fondation Holcim 2025. Ce concours récompense les projets de design durable qui en sont à un stade avancé de planification ou qui sont déjà en cours de construction. Une condition : la construction ne doit pas être achevée avant le 11 février 2025. Le montant total des prix s’élève à 1 million de dollars, qui seront répartis entre 20 projets gagnants dans le monde entier.

    Critères d’évaluation et régions
    Les candidatures seront évaluées par des jurys d’experts renommés, composés d’architectes, d’ingénieurs et d’urbanistes. Les projets seront évalués en fonction des quatre objectifs principaux de la Holcim Foundation en matière de construction durable : créer des lieux où il fait bon vivre, protéger la planète, promouvoir les communautés et assurer la durabilité économique. Les jurys opèrent dans cinq régions : Asie-Pacifique, Europe, Amérique latine, Moyen-Orient & Afrique et Amérique du Nord. Les jurys sont présidés par des personnalités de premier plan telles que Sou Fujimoto (Asie-Pacifique) et Jeanne Gang (Amérique du Nord).

    Remise des prix et reconnaissance
    Quatre projets seront récompensés par région, chacun recevant 40.000 USD, l’un d’entre eux recevant également une prime spéciale de 40.000 USD. Les gagnants seront invités à la cérémonie de remise des prix qui se tiendra à Venise le 20 novembre 2025, les frais de voyage étant pris en charge par la Holcim Foundation.

    Participez maintenant !
    La participation est gratuite et la date limite de soumission est le 11 février 2025. Vous trouverez des informations détaillées et la possibilité de soumettre votre candidature sur le site officiel – awards.holcimfoundation.org. Saisissez cette opportunité de faire partie du changement et de promouvoir des projets durables !

  • Une protection solaire innovante pour un projet d’hôtel moderne à Locarno

    Une protection solaire innovante pour un projet d’hôtel moderne à Locarno

    Le Dorint Resort & Spa à Locarno/Riazzino a été inauguré à la fin de l’été de cette année, après trois ans de travaux, informe Griesser dans un communiqué. Le développeur international de protection solaire pour les bâtiments, basé à Aadorf, a contribué à la réalisation des stores de façade de cet hôtel quatre étoiles. Concrètement, les produits Solozip II et Soloscreen IV de Griesser ont été installés.

    « Outre la fiabilité et la faible intensité d’entretien, j’ai opté pour les stores de façade Solozip en raison de leur élégance », explique Simone Garofoli, du bureau d’architectes TIGESTIM, responsable du projet, citée dans le communiqué. « De plus, ce produit s’intègre parfaitement à la linéarité architecturale de la façade » Lors du choix du Soloscreen, le store vertical de Griesser a convaincu par ses couleurs et sa structure discrète : « L’option des câbles métalliques noirs rend la structure porteuse presque invisible, ce qui met le tissu de la toile au premier plan », explique Garofoli.

  • Projet réussi pour l’ensemble résidentiel Eichmatt à Villmergen

    Projet réussi pour l’ensemble résidentiel Eichmatt à Villmergen

    Selon un communiqué, fsp Architekten AG, dont le siège est à Spreitenbach, a obtenu la première place du concours pour le mandat d’étude du projet MW Eichmatt Villmergen. Le comité d’évaluation a décidé à l’unanimité de recommander au maître d’ouvrage le projet Janus de fsp Architekten AG et des architectes paysagistes Appert Zwahlen Partner AG à Cham ZG pour la poursuite des travaux et la réalisation. Il s’agit de la « proposition de projet globalement la plus convaincante », selon le communiqué de fsp.

    Le nouveau lotissement Eichmatt-Villmergen est situé en bordure de la localité. Bordant la zone agricole, ce lotissement offre à ce jour 112 appartements modernes de 2,5 à 4,5 pièces dans des bâtiments de trois étages. Les balcons et les terrasses de jardin sont systématiquement orientés vers le sud-ouest. La disposition des douze bâtiments au total permet de disposer d’espaces libres généreux, ajoute le communiqué. Le lotissement existant Eichmatt Süd a été réalisé selon la norme Minergie.

  • Une école maternelle double qui fait référence

    Une école maternelle double qui fait référence

    Le concept de la nouvelle école maternelle est impressionnant. Outre une cuisine et une salle de thérapie, l’étage de base abrite toutes les surfaces nécessaires pour les installations techniques, le stockage, le nettoyage et les appareils extérieurs. Grâce à sa construction en retrait, l’étage de base apparaît discrètement et crée des surfaces extérieures utilisables de manière variée et protégées des intempéries. L’accès sans obstacle est assuré par un nouveau chemin partant de l’entrée principale sur Charlottenweg.

    Sur ce socle massif s’élève l’étage de l’école maternelle, qui se divise en trois « maisons » avec des toits en pavillon. Chacune de ces « maisons » sert à des usages spécifiques et offre aux enfants des salles principales et des salles de groupe individuelles. La conception architecturale avec les toits en pavillon, qui sont également visibles à l’intérieur, crée une atmosphère particulière qui, grâce à la combinaison du sol et du « ciel de plafond » comme délimitation supplémentaire de l’espace, permet une expérience spatiale à plusieurs niveaux. Une galerie dans les pièces principales complète l’espace et offre aux enfants des lieux de retrait et d’observation.

    Le nouveau bâtiment coûtera près de 3 millions de francs suisses, le bâtiment lui-même coûtant environ 2,2 millions de francs suisses. Des coûts supplémentaires sont à prévoir pour le mobilier, l’aménagement des alentours, le raccordement au chauffage urbain et les dépenses imprévues.

    Un projet qui voit loin
    Les bureaux d’architectes Berger Hammann Architekten AG et BRH-Architekten AG ont convaincu le jury avec leur projet. La construction en bois et la répartition bien pensée des espaces ont été déterminantes pour la décision. Le projet, qui rappelle un « ensemble de cabanes forestières », s’intègre parfaitement dans l’environnement naturel de Charlottenfels.

    L’achèvement du nouveau jardin d’enfants double est prévu pour la fin de l’été 2025.

    Neuhausen investit dans l’avenir
    La population de Neuhausen ne cesse de croître grâce à la construction de nouveaux complexes résidentiels. Outre le double jardin d’enfants de Charlottenfels qui ouvrira à l’automne 2025, d’autres extensions de salles de classe sont prévues.

    Ces investissements dans l’éducation et l’infrastructure sont des signaux clairs pour l’avenir de Neuhausen. La commune mise sur une croissance qualitative et durable pour répondre aux exigences d’un développement démographique dynamique.

  • Pose de la première pierre du nouveau Campus Tösstal à Winterthur

    Pose de la première pierre du nouveau Campus Tösstal à Winterthur

    Le premier coup de pioche du nouveau bâtiment de l’école professionnelle de Winterthur marque le début d’une nouvelle ère pour les infrastructures de formation. Ce campus moderne accueillera un nombre croissant d’apprenants et permettra une formation moderne dans les domaines spécialisés du commerce de détail et de l’encadrement. Grâce à une planification bien pensée, les travaux de construction avancent rapidement depuis leur lancement en février 2024.

    La nouvelle infrastructure scolaire, située juste à côté des sites de Wiesental et de Mühletal, permet de regrouper des sites scolaires jusqu’alors séparés. Le « Campus Tösstal » accueillera à l’avenir jusqu’à 1000 apprenants. Outre les salles de classe classiques, des niches d’apprentissage ouvertes offrent un espace pour le travail individuel et collaboratif. La structure flexible du bâtiment permet d’intégrer facilement les exigences spatiales futures.

    L’architecture durable pose des jalons
    Le bâtiment répond au standard Minergie-P-Eco et au standard Or de la construction durable en Suisse. Un toit vert et des panneaux photovoltaïques contribuent à l’équilibre écologique et à un meilleur climat urbain. En outre, le bâtiment sera raccordé au réseau de chauffage urbain de la ville, ce qui allie efficacité énergétique et durabilité. L’achèvement est prévu pour le printemps 2027.

  • Un nouveau standard dans le canton de Zurich

    Un nouveau standard dans le canton de Zurich

    Protéger les oiseaux, éviter les collisions
    La protection de l’environnement est au cœur de cette nouvelle loi qui vise à protéger la faune aviaire. On estime que plus de trois millions d’oiseaux perdent la vie chaque année en Suisse suite à des collisions avec des façades et des vitres réfléchissantes. A l’avenir, les nouvelles constructions devront jouer un rôle de pionnier dans ce domaine et prendre des mesures pour éviter de telles tragédies. Le Grand Conseil a décidé aujourd’hui en première lecture que la planification devra à l’avenir tenir compte de la sécurité des oiseaux. Après le succès du vote par 147 voix contre 30, le projet va maintenant être transmis à la commission de rédaction et son inscription formelle dans la loi est attendue dans environ quatre semaines.

    Marge de manœuvre pour des solutions durables
    La discussion sur la formulation exacte a toutefois donné lieu à des débats controversés. Alors que le PS demandait une réglementation plus complète qui inclurait les bâtiments existants, le Parlement s’est mis d’accord sur le compromis actuel. « Il est crucial que nous appliquions maintenant la protection des oiseaux, même si nous aurions souhaité aller plus loin », a souligné Theres Agosti du PS. Thomas Forrer, des Verts, a également exprimé le souhait que les transformations importantes soient également incluses dans le nouvel article sur la protection des oiseaux.

    Défis pour les maîtres d’ouvrage et les autorités
    Alors que certains groupes ont soutenu l’initiative, le PRD a exprimé des réserves et a estimé qu’il n’était pas urgent d’agir. Ils ont fait valoir que le cadre juridique existant était déjà suffisant et que les plans qui menacent les oiseaux ne devraient pas être approuvés. Néanmoins, Agosti a souligné que la prise de conscience des problèmes liés à la protection des oiseaux était souvent insuffisante et a cité des exemples tels que l’hôpital cantonal de Winterthur, où des garde-corps en verre transparent ont créé des dangers.

    Le directeur des travaux publics des Verts, Martin Neukom, a également reconnu les dangers que représente le verre et a souligné l’importance d’une loi complète pour assurer un avenir durable. Néanmoins, le Conseil d’Etat avait exprimé des réserves quant au surcroît de travail pour les maîtres d’ouvrage et les autorités et avait finalement rejeté le projet.

  • Les bâtiments comme puits de carbone

    Les bâtiments comme puits de carbone

    Le secteur de la construction est considéré comme l’un des plus gros émetteurs de CO2 au monde. Mais des projets comme « Beyond Zero » et l’initiative « Mining the Atmosphere » pourraient changer la donne. L’objectif est non seulement de réduire le gaz à effet de serre nocif, mais aussi de le capturer activement dans les matériaux de construction. Ces matériaux, testés dans la nouvelle unité NEST, pourraient révolutionner le béton et les matériaux d’isolation et avoir le potentiel de rendre le secteur de la construction climatiquement neutre, voire négatif en termes de CO2.

    Technologie testée sur le terrain
    Nathalie Casas de l’Empa explique que les « technologies à émissions négatives » (NET) sont la clé pour atteindre les objectifs climatiques : « Nous devons éliminer l’excès de CO2 de l’atmosphère pour atteindre l’objectif de 1,5 degré. Les NET, qui fonctionnent déjà en laboratoire et sont maintenant appliquées dans la construction, nous y aident » Casas souligne l’urgence d’agir, car les émissions continuent d’augmenter.

    La durabilité dans le secteur de la construction
    Corinne Reimann d’Implenia voit dans les NET une grande opportunité pour le secteur de la construction : « Les nouveaux matériaux nous permettent enfin de faire des progrès décisifs en matière de durabilité. Le secteur dispose ici d’un énorme levier, mais aussi de défis. Le prix et l’acceptation seront déterminants » Reimann insiste sur le fait que la fonctionnalité et la rentabilité des nouveaux matériaux doivent être garanties afin de permettre une utilisation à grande échelle.

    La contribution des architectes et des planificateurs
    Christoph Kellenberger, cofondateur d’OOS, considère l’implication précoce des architectes et des planificateurs comme un facteur décisif : « Grâce à nos connaissances, nous pouvons participer au développement des bons matériaux de construction dès le début et les intégrer dans la pratique de la construction. En outre, nous devons faire connaître au secteur le potentiel des matériaux qui stockent le CO2 et montrer les effets qu’ils permettent d’obtenir » Pour Kellenberger, la clé du succès réside dans une transmission transparente des connaissances et des solutions pratiques.

    Cadre politique et responsabilité sociale
    Outre l’innovation technologique, le secteur de la construction exige également un cadre politique et économique. Selon Casas et Kellenberger, une vérité des coûts claire est nécessaire pour encourager l’utilisation à grande échelle des NET. Les émissions de CO2 doivent être tarifées de manière équitable et des subventions pourraient aider à compenser les coûts initiaux plus élevés des nouveaux matériaux. « La transformation ne réussira que si tout le monde va dans le même sens – les politiques, les entreprises et la société », a déclaré Casas.

    Le projet « Beyond Zero » montre qu’il est possible de transformer les bâtiments en puits de carbone. Mais pour cela, il faut non seulement des solutions technologiques, mais aussi la volonté des responsables politiques, économiques et sociaux de s’engager dans de nouvelles voies. Le secteur de la construction a l’opportunité de passer du statut de l’un des plus gros émetteurs de CO2 à celui de pionnier de la transition climatique – et le potentiel pour y parvenir existe déjà.

  • Nouvelles connaissances sur la rigidité des structures en bois

    Nouvelles connaissances sur la rigidité des structures en bois

    Les constructions en bois connaissent un essor en Suisse. Grâce à leur durabilité et à leur esthétique, elles sont de plus en plus populaires, y compris pour les bâtiments de plusieurs étages. Mais comment s’assurer que ces constructions résistent aux forces du vent et des tremblements de terre ? Cette question préoccupe les chercheurs en construction, notamment lors de la conception de bâtiments en bois pouvant atteindre 75 mètres de haut. En effet, pour que les constructions en bois restent stables même dans des conditions extrêmes, il faut disposer des raidisseurs et des structures porteuses adéquats.

    La recherche dans ce domaine a fait des progrès considérables au cours des dernières années. Un outil particulièrement passionnant à cet égard est le shaker, un appareil de deux tonnes utilisé dans le plus grand laboratoire de l’Empa à Dübendorf. Le shaker simule les tremblements de terre et les vents forts en faisant vibrer des modèles de bâtiments. Cela permet d’étudier le comportement vibratoire des constructions dans des conditions réelles et d’affiner les modèles de calcul de la rigidité.

    Le shaker en action
    Pour la journée portes ouvertes du 14 septembre 2024, le shaker sera en démonstration dans le hall de construction de l’Empa à Dübendorf. Il ne s’agit pas seulement de recherche scientifique – les visiteurs auront un aperçu direct du travail des ingénieurs. René Steiger, Pedro Palma et Robert Widmann, ingénieurs civils de l’Empa, feront une démonstration impressionnante de la manière dont le Shaker fait vibrer un modèle de structure et analyse le comportement de la répartition du poids et de la rigidité.

    Cette recherche est d’une grande importance, car en Suisse, on construit des bâtiments en bois de plus en plus hauts. Alors que la plupart des bâtiments restent dans une fourchette de 4 à 5 étages, des projets de plus de 20 étages montrent le potentiel du bois en tant que matériau de construction. Mais pour assurer la stabilité de tels bâtiments, il faut des calculs précis et des tests pratiques, comme ceux réalisés avec la Shaker.

    Exigences complexes en matière de construction en bois
    Le défi des bâtiments en bois de plusieurs étages ne réside pas seulement dans la capacité portante des murs, mais aussi dans l’équilibre entre rigidité et flexibilité. Alors que des éléments de construction plus épais et des murs porteurs supplémentaires sont souvent considérés comme une solution, ils peuvent entraîner une augmentation des coûts. Parfois, il est même plus avantageux qu’une structure réagisse dans une certaine mesure de manière souple aux chocs sismiques. Ces nuances doivent être prises en compte dans les calculs informatiques, et c’est précisément là que le Shaker fournit des données précieuses issues de la pratique.

    Les expériences menées dans le hall de construction et sur des bâtiments réels, comme à Oberglatt dans le canton de Zurich, montrent comment la structure porteuse gagne en rigidité au cours des différentes phases de construction. Les chercheurs ont ainsi pu observer avec précision comment la capacité portante des bâtiments changeait lorsque des murs porteurs, des murs non porteurs et des fenêtres étaient installés.

    Données pratiques pour les concepteurs et les architectes
    Pendant longtemps, les concepteurs se sont basés sur des valeurs approximatives calculées pour déterminer les propriétés dynamiques des constructions en bois. Ces valeurs étaient souvent basées sur des essais réalisés au Japon et en Amérique du Nord, mais elles n’étaient pas facilement transposables à la Suisse en raison de réglementations et d’exigences différentes en matière de construction. C’est là qu’intervient le travail des chercheurs de l’Empa : Grâce au shaker et aux mesures effectuées sur des bâtiments réels, des données précises sur la rigidité et l’amortissement sont fournies, spécialement adaptées aux exigences de la construction en Suisse.

    Les ingénieurs civils et les architectes disposent ainsi d’informations fiables leur permettant d’optimiser leurs projets et d’utiliser le bois de manière efficace et durable. Les connaissances acquises permettent de développer les normes et les directives et de renforcer la construction en bois en tant que solution compétitive pour les bâtiments à plusieurs étages.

    Le bois, matériau d’avenir
    Les résultats des recherches de l’Empa montrent que le bois a un énorme potentiel en tant que matériau de construction pour les bâtiments à plusieurs étages. En utilisant le Shaker, les ingénieurs civils et les architectes obtiennent des données pratiques qui leur permettent de concevoir des constructions en bois plus sûres et plus efficaces. En combinant une technique moderne et une expertise scientifique, l’Empa contribue de manière décisive à faire progresser la construction en bois en Suisse et à l’établir comme une alternative durable dans le domaine de la construction.

  • Quatre entreprises suisses remportent l’or aux best architects awards 2025

    Quatre entreprises suisses remportent l’or aux best architects awards 2025

    Au total, 46 bureaux d’architectes suisses ont été récompensés lors des best architects awards 2025. Quatre d’entre eux, Inches Geleta, EMI Architekt*innen, Nicolas de Courten et Studio DIA, ont reçu une médaille d’or. Les meilleurs projets architecturaux de l’année en Europe sont publiés chaque année dans un livre par l’agence de publicité Zinnobergruen GmbH de Düsseldorf. La sélection est effectuée par un jury international composé d’architectes. Lors de l’édition actuelle des best architects awards, 91 prix au total ont été décernés, dont huit en or.

    Inches Geleta de Locarno TI a reçu la médaille d’or pour l’extension de l’école primaire dans le quartier de Vaganello à Lugano. EMI Architekten*innen de Zurich a été récompensé pour les maisons mitoyennes de la Stockmattstrasse à Baden AG. Nicolas de Courten de Lausanne s’est qualifié pour l’or avec un long complexe de bâtiments aux formes sinueuses dans le quartier des Plaines-du-Loup à Lausanne. Studio DIA de Berne a reçu une médaille d’or pour l’immeuble d’habitation coopératif Stromboli à Berne.

  • Protection solaire durable au village olympique

    Protection solaire durable au village olympique

    Le cabinet d’architectes français KOZ est l’un des principaux architectes chargés de la construction du village olympique de Paris. Pour l’ombrage du quartier Belvédères du village, KOZ a fait appel à l’entreprise thurgovienne Griesser. Ce développeur international de produits de protection solaire pour les bâtiments a équipé plusieurs bâtiments de Belvédères avec trois solutions de protection solaire différentes.

    D’une part, 265 stores à lamelles du modèle Lamisol 70 ont été utilisés, explique Griesser dans un communiqué. D’autre part, sept stores à lamelles du modèle Grinotex III ont été installés. La protection solaire a été complétée par 108 volets roulants du modèle Tradi PUR. Associées, les solutions de protection solaire créent un climat intérieur agréable et contribuent à économiser de l’énergie de chauffage et de refroidissement.

    « Griesser s’est imposé avec ses produits de qualité », déclare le cabinet d’architectes KOZ, cité dans le communiqué. « De plus, les produits de protection solaire ont déjà fait leurs preuves dans d’autres projets que nous avons réalisés » Pour le village olympique, KOZ a ainsi opté pour une teinte rose métallique pour les stores à lamelles et les volets roulants, spécialement développée par Griesser pour le projet.

  • Prix pour une économie circulaire innovante dans le secteur de la construction

    Prix pour une économie circulaire innovante dans le secteur de la construction

    Des chercheurs de la Haute école de Lucerne(HSLU) ont remporté, avec l’Université technique de Munich(TUM), le Sustainability Challenge de la Société allemande pour la construction durable(DGNB). Comme l’indique un communiqué, le projet circularWOOD a remporté la première place dans la catégorie Recherche. Dans le cadre de la journée de la durabilité de la DGNB, Sonja Geier, directrice adjointe du centre de compétence Typologie & planification en architecture(CCTP) à la HSLU, a reçu le prix avec Sandra Schuster de la TUM le 18 juin 2024 à Stuttgart.

    Le bois, matière première neutre en CO2 et de haute qualité écologique, rencontre un succès croissant dans le secteur de la construction Le projet de recherche circularWOOD vise à intégrer cette matière première importante dans une économie circulaire. « Aujourd’hui, le bois ne reste pas assez longtemps dans le cycle des matériaux », explique Sonja Geier, citée dans le communiqué. La construction en circuit fermé avec le bois, matériau de construction neutre en CO2, permet d’apporter une contribution importante à la réalisation des objectifs de protection du climat, précise le communiqué.

  • Nouveau master sur le changement urbain

    Nouveau master sur le changement urbain

    A partir du semestre d’automne 2025, la Faculté d’architecture, d’ingénierie civile et environnementale(ENAC) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne(EPFL) proposera un master sur les défis du changement urbain. Un master en systèmes urbains doit permettre aux étudiants de l’ENAC de devenir des spécialistes de l’adaptation des villes et des zones environnantes au changement climatique, peut on lire dans un communiqué de presse de l’EPFL.

    Face au changement climatique, la Suisse doit se doter d’experts en gestion urbaine au sens large, explique-t-on à l’EPFL. Le nouveau master a été développé en collaboration avec des professionnels. Il offre aux diplômés du bachelor ENAC en génie civil et en ingénierie de l’environnement la possibilité de se spécialiser dans le changement durable des villes et des zones environnantes, poursuit le communiqué. Le master est également ouvert à d’autres disciplines connexes, y compris l’architecture, à condition qu’elles en fassent la demande.

    Le programme comporte trois spécialisations : Mobilité et transport dans un climat changeant, Transitions durables dans les systèmes urbains et Santé et bien-être dans l’environnement urbain.

    À la fin du programme, les étudiants obtiennent un Master of Science MSc in Urban Systems de l’EPFL. Ce diplôme leur permet de porter le titre d’ingénieur qualifié EPF.

  • Constructions hybrides en bois, béton et acier

    Constructions hybrides en bois, béton et acier

    Intégration et technologies d’assemblage
    L’un des principaux défis des constructions hybrides réside dans l’intégration de différents matériaux. L’assemblage du bois et du béton nécessite l’utilisation d’éléments de liaison spécifiques pour tenir compte des différentes propriétés des matériaux, comme la sensibilité du bois à l’humidité.

    Développer la compréhension des éléments de construction à structure mixte
    Les éléments de construction hybrides associent deux matériaux ou plus, soigneusement sélectionnés pour leurs propriétés spécifiques. Un exemple est la combinaison du béton, qui peut supporter des forces de compression, et de l’acier, qui est responsable des forces de traction. Cette combinaison permet de créer des constructions innovantes qui ne seraient pas réalisables avec les différents matériaux seuls.

    Applications dans le domaine des éléments de construction préfabriqués
    Dans le domaine de la construction préfabriquée, les méthodes de construction hybrides sont notamment utilisées pour la production d’éléments de construction volumineux et lourds. Dans ce cas, les éléments de construction sont d’abord fabriqués séparément, puis assemblés ultérieurement pour former un ensemble. Cette approche permet une conception plus flexible et simplifie le transport et l’assemblage.

    Combinaisons révolutionnaires pour les plafonds
    Les constructions innovantes de plafonds avec une section en sandwich utilisent des technologies hybrides pour produire des éléments de construction à la fois robustes et légers. Cette technologie de pointe permet d’intégrer des systèmes d’installation et contribue à l’efficacité énergétique du bâtiment.

    Association du bois et du béton
    L’association du bois et du béton dans les plafonds permet de combiner les points forts des deux matériaux et de compenser leurs faiblesses. Le bois peut jouer un rôle porteur, tandis que le béton est utilisé pour l’isolation acoustique et l’intégration de systèmes de chauffage ou de refroidissement.

    Des progrès innovants pour l’avenir
    Le développement des méthodes de construction hybrides vise à permettre des techniques de construction plus performantes, moins coûteuses et plus respectueuses de l’environnement. Cela implique d’améliorer les méthodes de fabrication, d’augmenter la capacité de charge et d’accélérer le processus de construction. Dans l’ensemble, les constructions hybrides représentent une approche tournée vers l’avenir dans le domaine de la construction, qui combine les avantages de différents matériaux pour créer des structures efficaces, durables et esthétiques.

  • Ce qui sera construit dans la zone universitaire dans les prochaines années

    Ce qui sera construit dans la zone universitaire dans les prochaines années

    Ce projet ambitieux prévoit la construction de nouveaux bâtiments pour les soins médicaux, l’éducation et la recherche, ainsi qu’une revalorisation globale de la zone universitaire. Le réaménagement comprend, au cœur de la zone, l’ancien réservoir d’eau potable souterrain de la Rämistrasse, qui sera transformé en un café avec des places assises intérieures et extérieures. Ce projet, supervisé par le cabinet d’architectes SQUADRAT, intègre des parties des salles d’eau historiques et crée un espace public accueillant.

    Un autre point fort est le réaménagement de la Rämi- et de la Gloriastrasse, qui devrait à l’avenir offrir plus d’espace aux piétons et réduire le niveau de bruit grâce à des mesures de modération du trafic. Le réaménagement de ces axes vise à améliorer la mobilité tout en augmentant la qualité de vie.

    Le FORUM UZH, un nouveau bâtiment collégial situé en face du bâtiment principal de l’UZH, abritera l’enseignement et la recherche sur neuf étages et comprendra également un restaurant universitaire et des magasins. Le bâtiment devrait être achevé d’ici fin 2029 et offrir un lieu de travail moderne à quelque 6 000 étudiants et collaborateurs.

    Les travaux préparatoires pour la construction du nouveau campus MITTE de l’hôpital universitaire ont déjà commencé. Ce renouvellement de l’infrastructure médicale révolutionnera la prise en charge des patients et posera les jalons de la médecine du futur.

    Ces projets et d’autres dans le HGZZ soulignent l’engagement de Zurich en faveur de la formation, de la recherche et des soins de santé. Ils contribuent non seulement au développement urbain, mais favorisent également l’excellence scientifique et renforcent la position de Zurich en tant que centre d’innovation et de savoir de premier plan.

  • Un équilibre entre l’esthétique et la fonctionnalité – la végétalisation des façades

    Un équilibre entre l’esthétique et la fonctionnalité – la végétalisation des façades

    Depuis l’Antiquité, la végétalisation des bâtiments fait partie intégrante de la conception architecturale, depuis les jardins suspendus de Sémiramis jusqu’aux façades vertes des métropoles modernes. Aujourd’hui, les façades végétalisées ne servent pas seulement à valoriser l’esthétique, elles ont aussi une utilité pratique : Elles améliorent le microclimat, offrent une protection contre la chaleur, filtrent les poussières fines, favorisent la biodiversité et ont un effet insonorisant. En outre, ils protègent le bâtiment contre les intempéries et augmentent potentiellement la valeur du bien immobilier.

    Défis et solutions
    Malgré les avantages évidents, il existe des préoccupations légitimes quant aux dommages potentiels causés à la structure des bâtiments par les racines des plantes ou l’humidité. Cependant, les systèmes de végétalisation modernes, tels que les techniques murales et au sol, offrent des solutions qui minimisent les risques. Les systèmes muraux, y compris les constructions linéaires, modulaires et surfaciques, permettent un contrôle précis de la croissance et de l’apport en eau et sont particulièrement adaptés aux nouvelles constructions. Le choix des plantes dépend des conditions locales et du système choisi, les plantes auto-grimpantes et les plantes grimpantes sur échafaudage étant des options populaires.

    Perspectives d’avenir
    Pour réussir l’intégration des façades végétalisées dans l’environnement urbain, une planification minutieuse est indispensable. Outre l’aspect esthétique, il faut également tenir compte des aspects fonctionnels tels que la sécurité incendie et l’entretien. La coopération entre les architectes, les urbanistes et les maîtres d’ouvrage joue ici un rôle décisif pour exploiter durablement les multiples avantages des façades végétalisées et pour concevoir des espaces de vie urbains durables.

  • Concours décidé pour la prison de district de Zurich

    Concours décidé pour la prison de district de Zurich

    Le plan de rénovation de la prison de district de Zurich afin de l’adapter aux exigences d’un établissement pénitentiaire a franchi une étape importante. Un projet dirigé par RW+ Gesellschaft von Architekten mbH de Berlin a remporté le concours pour réaménager la prison et ainsi amorcer une amélioration des conditions de détention.

    La prison de district de Zurich, située dans le Kreis 4 et juste à côté du plus grand tribunal du canton de Zurich, le Bezirksgericht, est sur le point de changer. Après des études approfondies et la constatation que les structures actuelles ne répondaient plus aux normes modernes, la décision a été prise de construire un nouveau bâtiment.

    La nécessité d’un nouveau bâtiment est devenue évidente en raison du respect des directives concernant la taille des cellules, l’éclairage et le nombre de pièces annexes. Le projet gagnant fait référence à la forme en T de la construction et crée un lien harmonieux entre les différents bâtiments du complexe de district. Il convient de souligner la dissociation intelligente des trajets pour les détenus, le personnel et les visiteurs, ainsi que l’accès sécurisé aux bâtiments de justice adjacents. Un changement majeur est la réduction du nombre de places en cellule de 153 à 90 au maximum, ce qui souligne l’accent mis sur la réinsertion sociale et l’amélioration des conditions de détention.

    Le concept retenu doit être développé jusqu’en 2026 en un projet de construction susceptible d’être approuvé, avant d’être soumis au Conseil d’État et au Grand Conseil pour autorisation. En cas d’approbation et en l’absence de recours, les travaux de construction pourraient commencer en 2028.

  • L’église de Wipkingen devient un espace éducatif

    L’église de Wipkingen devient un espace éducatif

    L’église de Wipkingen est un exemple remarquable d’utilisation adaptative de l’espace. Elle n’est plus utilisée pour les services religieux depuis 2019 et doit désormais répondre aux besoins en espace du complexe scolaire voisin de Waidhalde. Un concept développé par Vécsey Schmidt Architekten BSA SIA en collaboration avec Anderegg Partner AG s’est imposé lors du concours d’architecture et promet une transformation en douceur, mais tournée vers l’avenir. Un nouveau plafond rétracté permet de créer une salle polyvalente, une bibliothèque et des possibilités de restauration au niveau du rez-de-chaussée, tandis que l’étage supérieur offre des options d’utilisation flexibles sous la voûte historique de l’église.

    André Odermatt, directeur des bâtiments, souligne l’importance de cette initiative : « La réutilisation intelligente des bâtiments existants est essentielle pour relever les défis actuels dans l’espace urbain » Le projet ne fournit pas seulement des solutions au besoin urgent de locaux scolaires, mais renforce également la collaboration entre la ville et l’église.
    Grâce à cette réaffectation, les locaux nécessaires pour six à huit classes supplémentaires seront créés d’ici l’année scolaire 2031/32. Filippo Leutenegger, directeur de l’école, y voit un exemple d’utilisation efficace de solutions créatives.

    La coopération avec la paroisse réformée de Zurich a déjà porté ses fruits et prévoit d’ouvrir d’autres bâtiments ecclésiastiques à des fins d’utilité publique. Le projet de Wipkingen n’est que le début d’une série d’initiatives qui mettent l’accent sur les avantages communautaires.

    Les coûts de construction estimés s’élèvent à 7,5 millions de francs suisses, avec une fin prévue en 2026, à temps pour la rentrée scolaire 2026/27. Ce projet marque une étape importante dans le développement urbain évolutif de Zurich, en montrant comment le patrimoine historique peut être judicieusement mis à profit dans le futur.

  • Greencity Vergé pose de nouveaux jalons en matière de durabilité

    Greencity Vergé pose de nouveaux jalons en matière de durabilité

    Vergé est plus qu’un projet de logement, c’est une réponse aux questions urgentes de la cohabitation urbaine et de la responsabilité écologique. Situé au sud de Zurich sur un ancien site industriel, Vergé représente la transition vers une nouvelle conception de l’habitat, qui tient compte des besoins de ses habitants âgés tout en contribuant activement à la qualité de vie urbaine.

    Le projet de Vergé allie architecture moderne et durabilité écologique. En utilisant des matériaux renouvelables et légers, le projet met non seulement l’accent sur la conception, mais contribue également de manière significative à la réduction de l’empreinte écologique. L’aménagement de la cour intérieure en tant que lieu de rencontre social et le choix judicieux des plantations favorisent la biodiversité et offrent aux habitants un lieu de retraite en harmonie avec la nature.

    Un levier souvent sous-estimé réside dans le choix des matériaux pour les murs intérieurs. Selon Lennart Rogenhofer, Chief Climate Officer de Losinger Marazzi AG, si l’on construit des murs intérieurs non porteurs en matériaux légers plutôt qu’en béton, on peut réduire les émissions de CO2 d’environ 50%. Des économies similaires peuvent être réalisées en utilisant une façade en bois au lieu d’une façade en béton et enduit. Celle-ci répond à l’objectif d’utiliser des matières premières durables et peu transformées. Par ailleurs, Losinger Marazzi a pris la décision de principe d’utiliser autant que possible du béton à faible émission de CO2 dans ses projets. La réduction des émissions grises avec une structure porteuse plus légère, qui minimise la quantité de béton en optimisant l’épaisseur des dalles et la trame des poteaux, est difficile à quantifier. Rogenhofer explique : « C’est parce qu’il n’existe pas de projet ‘non optimisé’ à comparer ». Greencity, avec le dernier îlot de construction Vergé, montre de manière impressionnante que le secteur immobilier joue un rôle clé dans la réalisation des objectifs climatiques. Grâce à l’utilisation de technologies de récupération de chaleur et à l’intégration dans le réseau de chauffage local, l’objectif est de fournir une énergie largement autonome, tout en visant la certification SNBS Gold Standard.

    En se concentrant sur la construction durable et efficace sur le plan énergétique, il est possible non seulement d’améliorer la qualité de vie des habitants, mais aussi de faire un pas décisif vers un avenir plus durable.

    Le projet est construit par Losinger Marazzi, qui se positionne depuis près de 20 ans comme un pionnier du développement durable dans le secteur de l’immobilier et de la construction, et met en œuvre de manière cohérente sa stratégie climatique, qui suit celle de sa maison mère, Bouygues Construction. Certifiée SBTi depuis fin 2023, l’entreprise reste à la pointe du développement durable. Cette certification confirme que les objectifs de réduction de CO2 propres à l’entreprise pour les émissions directes et indirectes de l’entreprise (y compris le scope 3) ont été calculés conformément aux normes internationales (GHG Protocol) et sont en accord avec les objectifs climatiques de Paris. Une société d’audit externe et indépendante vérifie en outre que les entreprises certifiées atteignent leurs objectifs non pas en compensant leurs émissions de CO2, mais en les réduisant effectivement. C’est pourquoi une trajectoire de réduction des émissions de CO2 a été établie dès 2021 afin d’orienter les décisions stratégiques.

  • Un bon exemple : la construction circulaire de la ville de Zurich

    Un bon exemple : la construction circulaire de la ville de Zurich

    L’économie circulaire est un levier important pour atteindre les objectifs politiques de zéro net. Comme de nombreuses autres villes dans le monde, Zurich s’est engagée en faveur de l’économie circulaire : en 2022, une stratégie d’économie circulaire a été adoptée, « Circular Zurich ». en 2023, Zurich a été la première ville suisse à signer la « Circular Cities Declaration ».

    Une utilisation intelligente des ressources est particulièrement nécessaire dans le domaine de la construction. Avec la « Charte de la construction circulaire », les décideurs politiques et économiques ont donné le ton en 2023 et se sont engagés ensemble à préserver les ressources primaires et l’espace de mise en décharge et à réduire les émissions de CO2 de leur propre activité de construction.

    Premiers enseignements tirés de deux projets pilotes
    Mais quel est l’impact des engagements politiques sur les projets de construction concrets ? Quels sont les défis de la construction circulaire ? Et comment les processus de planification et de construction évoluent-ils ? Le service des bâtiments de la ville de Zurich obtient des réponses à ces questions grâce à deux projets pilotes.

    La ville a acquis une première expérience en matière d’approvisionnement, de stockage et de préparation d’éléments de construction réutilisés lors de la transformation du jardin d’enfants Mööslistrasse 2023 (Bischof Föhn Architekten, Zurich). Les lavabos et les toilettes ont été démontés, nettoyés et reconditionnés sur place. Les bacs à plantes des balcons ont été réutilisés pour délimiter les espaces extérieurs. Dans la mesure du possible, le mobilier installé provient des stocks de la ville. Grâce à un screening des éléments de construction, des poutres en acier, des pergolas en bois, des portes coupe-feu et des éléments de cuisine ont pu être identifiés, démontés et réinstallés dans d’autres bâtiments. Des « chasseurs d’éléments de construction » ont été envoyés sur tout ce qui n’a pas été trouvé dans le stock d’occasion de la ville.

    Le deuxième projet pilote, le nouveau centre de recyclage « Juch-Areal », est beaucoup plus vaste. Pour ce projet, l’Office des bâtiments a lancé en 2022 un concours d’architecture avec des exigences de réutilisation. Les participants au concours pouvaient utiliser un catalogue numérique d’éléments de construction ou utiliser d’autres éléments de construction disponibles provenant de sources non urbaines pour leurs conceptions. Les bâtiments devaient également être conçus de manière à pouvoir être utilisés ultérieurement comme mine d’éléments de construction (Design for Disassembly).

    Les projets soumis montrent qu’il est possible de les réutiliser : Oui, c’est possible. Le jury a été convaincu par la grande qualité des projets présentés au concours, qui ont vu le jour en dépit ou peut-être grâce aux nouvelles exigences. Le matériau de construction du projet gagnant de Graber Pulver Architekten AG (Zurich) démonte le hall de l’ancien centre de recyclage et le reconstruit sur le nouveau site avec quelques adaptations mineures. Les livres, les magazines et les vêtements mis au rebut sont utilisés comme matériaux d’isolation. Des panneaux de verre et d’aluminium recyclés, d’anciens couvercles de cuisine, des portes et des plateaux de table protègent la façade contre les intempéries. Les échafaudages mis au rebut sont transformés en étagères de stockage.

    Il est dans la nature des choses que les projets pilotes précèdent une introduction standardisée à grande échelle. C’est également le cas de la construction circulaire. La réalisation des deux projets à Zurich montre que de nombreuses questions doivent encore être résolues : Comment cataloguer les composants ? Comment vérifier leur disponibilité ? Où seront-ils stockés ? Qui assume la responsabilité juridique ?

    Les processus de planification et de construction vont être modifiés par la construction en circuit fermé, car les mines d’éléments de construction doivent être connues – c’est un constat important – le plus tôt possible, de préférence au début de la phase de planification. Le Building Information Modeling (BIM) facilite la réutilisation des éléments de construction, la planification de leur démontabilité et l’exploitation des futures mines d’éléments de construction.

    Nette réduction des émissions indirectes de gaz à effet de serre dans les projets pilotes
    Les projets pilotes montrent que cette utilisation en vaut la peine. La réutilisation systématique d’éléments de construction a permis, selon un calcul a posteriori, d’économiser plus de 30% d’émissions de gaz à effet de serre lors de la remise en état de l’école maternelle Mööslistrasse. Les calculs actuels prévoient même une économie de 40% d’émissions de gaz à effet de serre pour le centre de recyclage Juch-Areal par rapport à une nouvelle construction conventionnelle.

  • Halter met en place un centre de compétences en urbanisme et en architecture

    Halter met en place un centre de compétences en urbanisme et en architecture

    Le promoteur immobilier Halter, basé à Schlier, crée un nouveau centre de compétences en urbanisme et architecture. Selon un communiqué de presse, il sera créé au sein de l’entreprise sous la responsabilité de Christof Glaus, ancien associé principal chez Stücheli Architekten à Zurich. Il aura pour mission de soutenir les secteurs du développement, des prestations globales et de la rénovation, en particulier dans les premières phases stratégiques du développement de projets. La mise en place du centre de compétences devrait débuter en avril.

    En tant qu’entreprise du groupe Halter, Halter AG partage la vision de l’établissement d’une économie circulaire afin d’atteindre l’objectif de durabilité zéro net pour tous les projets. Cela nécessite un changement structurel dans le secteur de l’immobilier et de la construction, qui encourage et exige des modèles de collaboration intégrés, poursuit le communiqué.

    La nouvelle équipe d’urbanisme et d’architecture est directement rattachée au CEO de Halter AG et soutient les secteurs Développement, Prestations globales et Rénovations dans les premières phases stratégiques du développement de projets par des études de faisabilité urbanistiques et architecturales. La collaboration étroite et partenariale avec des urbanistes, des architectes et des concepteurs d’espaces extérieurs expérimentés reste essentielle.

    « Avec Christof Glaus, nous avons pu recruter un urbaniste et un architecte renommé qui, au cours de sa brillante carrière, a été responsable de nombreux projets remarquables et de leur réalisation », déclare Maik Neuhaus, CEO de Halter AG. Les compétences de Glaus en tant que membre du jury ou président de nombreux concours sont également indiscutables.