Étiquette : Biodiversität

  • Les espaces verts de proximité, un capital écologique pour les villes

    Les espaces verts de proximité, un capital écologique pour les villes

    Des études montrent que dans des villes comme Berne, il existe des dizaines d’hectares de ce que l’on appelle des espaces verts de proximité. Il s’agit de pelouses sans fonction qui sont simplement tondues. Ces surfaces représentent un capital jusqu’ici inexploité. Elles pourraient stocker l’eau de pluie, rafraîchir le climat urbain et créer des habitats pour des espèces variées. Au lieu d’être considérés isolément, ils doivent être compris comme un écosystème cohérent.

    Planification au-delà des limites de la parcelle
    Le changement climatique et la biodiversité ne s’arrêtent pas aux limites de la propriété. Pourtant, la compétence des propriétaires est limitée à leurs parcelles. Pour que le potentiel des espaces verts urbains en termes de résilience climatique et de biodiversité devienne effectif, il faut des lignes directrices politiques, une action coopérative et de nouveaux métiers qui gèrent et développent les espaces verts urbains de manière professionnelle. Une approche systémique de l’urbanisme est indispensable.

    Une architecture paysagère à la pointe
    L’architecture marque l’urbanisme de ses grands gestes, mais la robustesse et la pérennité des systèmes urbains se trouvent dans les espaces ouverts. C’est là que l’architecture paysagère trouve sa force. Elle peut créer des structures résistantes et écologiques avec un minimum de moyens. Pour cela, il faut que la discipline prenne davantage confiance en elle et soit prête à assumer le rôle de leader dans le domaine de l’urbanisme.

    Une formation pour l’avenir
    Pour répondre à la demande croissante d’architectes paysagistes, de nouvelles voies de formation sont nécessaires. Un cursus de bachelor à la Haute école spécialisée bernoise pourrait combler cette lacune et expérimenter des modèles d’enseignement innovants. Le contenu central serait des approches systémiques qui relient les facteurs écologiques, sociaux et spatiaux et les traduisent en concepts viables.

    L’espace vert entre les bâtiments n’est pas un espace superflu. C’est le capital écologique de l’avenir. En le considérant comme une partie intégrante de l’urbanisme, on crée des villes résilientes, où il fait bon vivre et qui résistent aux défis du climat et de la biodiversité.

  • Cité-jardin Bergacker habiter avec l’avenir

    Cité-jardin Bergacker habiter avec l’avenir

    Les bâtiments du lotissement Bergacker, vieux d’environ 70 ans, ne sont plus adaptés à notre époque et nécessitent une rénovation. Une rénovation en état d’occupation n’est pas réalisable, c’est pourquoi les propriétaires, Swiss Life pour la partie ouest du site et Habitat 8000 pour la partie est, ont décidé de construire un nouveau bâtiment de remplacement complet.

    Une planification test a été réalisée dès 2019 afin d’élaborer une solution d’urbanisme viable. Le résultat est un concept qui mise sur des bâtiments linéaires de quatre étages, disposés le long de la pente et créant de vastes espaces verts. Ces « cours-jardins », développées par EMI Architekten et Maurus Schifferli Landschaftsarchitekt, renouent avec l’idée originelle de la cité-jardin et favorisent la qualité de séjour.

    La durabilité comme principe directeur
    L’ensemble du projet de construction est conforme aux normes de durabilité les plus strictes et vise la certification « or » du standard Construction durable Suisse. L’approvisionnement en énergie est assuré par des pompes à chaleur à sondes géothermiques et des panneaux photovoltaïques, ce qui permet au quartier d’être largement autosuffisant en matière d’énergie renouvelable. Les toits végétalisés et les espaces extérieurs résistants au climat, avec des prairies de fleurs sauvages et des arbres qui font de l’ombre, favorisent la biodiversité. Parallèlement, une grande partie des cours de jardin reste non imperméabilisée afin d’améliorer la gestion naturelle de l’eau.
    Outre la durabilité écologique, la composante sociale joue également un rôle central. Le nouveau bâtiment crée au total 270 appartements de 1,5 à 5,5 pièces qui s’adressent à un large public, des célibataires aux familles en passant par les personnes âgées. L’accent est mis sur un logement abordable, adapté à toutes les étapes de la vie.

    Qualité de l’habitat grâce à une architecture intelligente
    Les nouveaux bâtiments utilisent de manière optimale la pente du terrain pour offrir un confort d’habitation maximal. Du côté de la rue, un rez-de-chaussée surélevé et apaisé est créé, tandis que les pièces côté jardin bénéficient de hauteurs sous plafond généreuses et offrent un accès direct aux espaces verts. Les plans d’étage sont conçus de telle sorte que le soleil du matin dans les cuisines et le soleil du soir dans les pièces à vivre assurent un climat intérieur agréable. Chaque appartement dispose de deux espaces extérieurs, sous la forme d’une loggia, d’un balcon ou d’une terrasse avec jardin privé.

    Une attention particulière a été portée aux espaces communs. Dans le cadre d’un processus participatif, les locataires ont exprimé le souhait de disposer de sièges, d’aires de jeux, de barbecues et de jardins urbains, qui sont désormais intégrés dans la planification.

    Une mise en œuvre échelonnée pour une transition en douceur
    Afin de permettre aux résidents une transition ordonnée, la réalisation du nouveau bâtiment se fera en plusieurs étapes. D’ici fin 2025, la planification du projet de construction devrait être achevée, avant que la première étape de construction ne débute à partir de 2026. Les premiers bâtiments neufs devraient être occupés en 2028, tandis que les autres phases de construction devraient être achevées d’ici 2030.

    Les locataires de Swiss Life seront activement soutenus tout au long du processus. Ils bénéficient d’une aide à la recherche d’un logement, sont prioritaires pour la relocation au sein du quartier et profitent de délais de préavis flexibles.

    Un projet phare pour l’habitat durable
    La cité-jardin Bergacker devient un quartier d’avenir qui allie construction durable, qualité de vie élevée et mixité sociale. Grâce à une planification consciente et à l’implication des locataires, il en résulte un environnement où il fait bon vivre, qui répond à la fois à des exigences écologiques, économiques et sociales. Le projet envoie un signal fort pour l’avenir de l’habitat durable dans la ville de Zurich.

  • L’aéroport de Zurich commence à renaturer

    L’aéroport de Zurich commence à renaturer

    Selon un communiqué de presse, le tronçon de la Glatt situé à l’ouest de l’aéroport de Zurich doit être revalorisé sur le plan écologique et renaturé. La revitalisation du tronçon entre Opfikon et Rümlang, qui débutera au printemps 2025, a pour objectif d’accroître la biodiversité et de favoriser les loisirs de proximité.

    Le projet vise à compenser les atteintes au paysage causées par plusieurs projets de construction actuels et prévus dans le cadre de l’extension de l’aéroport. Le Glattraum deviendrait un espace de détente attractif et étendu pour la population.

    Le concept de développement du paysage Glattraum Rümlang/Oberglatt élaboré par le canton de Zurich sert de base. Il est prévu une mesure globale de revalorisation de la Glatt plutôt que plusieurs petits projets. Il en résulterait « un projet cohérent qui, outre la protection de la nature et des espèces, servirait également la protection du paysage ».

    Concrètement, le tronçon de Tolwäng à Fromatt doit retrouver un cours d’eau naturel. En outre, l’espace du cours d’eau doit être doublé afin de créer davantage d’habitats pour les plantes et les animaux. Le projet de revitalisation doit être mis en œuvre entre 2025 et 2028.

  • Réunion des autorités de la construction d’Appenzell Rhodes-Extérieures

    Réunion des autorités de la construction d’Appenzell Rhodes-Extérieures

    Cette année, la journée des autorités de la construction, organisée par l’Office cantonal du territoire et des forêts, a mis l’accent sur l’écologie urbaine. Le conseiller d’État Dölf Biasotto a ouvert la conférence en faisant le lien avec la vision du programme gouvernemental 2024-2027, qui prévoit une promotion significative de la biodiversité dans les zones résidentielles. Les autorités locales en charge de la construction ont un rôle central à jouer pour atteindre ces objectifs.

    Conférences inspirantes et exemples pratiques
    Six intervenants spécialisés ont mis en lumière différents aspects de l’écologie urbaine. Les exposés ont montré comment réussir un aménagement durable des zones d’habitation et ont fourni de précieuses suggestions aux communes et aux entreprises. Les exemples pratiques de Teufen et de Gais, en particulier, ont illustré comment les communes peuvent intégrer avec succès la biodiversité dans leurs agglomérations. La combinaison de toitures végétalisées et d’installations photovoltaïques a également été abordée et éclairée d’un point de vue scientifique par Stefan Brenneisen.

    Excursion au paradis des abeilles sauvages et échanges animés
    Pour clore le congrès, les participants ont pu visiter le paradis des abeilles sauvages de JUST Suisse SA, qui sert d’exemple de référence pour la promotion d’environnements d’entreprise écologiques. L’apéritif qui a suivi a été l’occasion de poursuivre les discussions sur les connaissances acquises et de renforcer les réseaux.

    L’écologie urbaine comme objectif commun
    Le congrès 2024 des autorités de la construction a souligné l’importance de la diversité des habitats urbains pour la promotion de la biodiversité. Les exemples pratiques et les présentations techniques ont fourni des impulsions importantes pour la conception future d’habitats écologiques dans les communes. L’événement a contribué à un précieux échange d’expériences et a posé des jalons clairs pour la mise en œuvre du programme gouvernemental.

  • Les villes comptent plusieurs fois plus d’espèces d’arbres que les forêts

    Les villes comptent plusieurs fois plus d’espèces d’arbres que les forêts

    Un groupe de chercheurs du WSL, sous la direction de Benno Augustinus, a étudié la présence d’arbres dans 26 villes suisses et leurs forêts environnantes. Dans un communiqué, le WSL explique que plus de 1300 espèces d’arbres ont été recensées dans les villes, ce qui représente une très grande richesse. En revanche, seules 76 espèces d’arbres ont été recensées dans les forêts environnantes. Alors que les villes sont perçues comme pauvres en espèces et les forêts comme riches en espèces, c’est en réalité l’inverse qui se produit, explique Augustinus dans son communiqué.

    Selon les chercheurs, la grande diversité des espèces dans les villes pourrait constituer une porte d’entrée pour les parasites forestiers invasifs. Les ravageurs forestiers introduits potentiellement dangereux – appelés ravageurs de quarantaine – trouvent en pourcentage plus d’hôtes potentiels parmi les nombreuses espèces d’arbres dans les villes que dans les forêts. Pour protéger la forêt, il faut donc rechercher les parasites surtout dans les villes, indique le communiqué.

    « Pour cela, il est très utile que la population ouvre les yeux sur les arbres malades », explique Augustinus. Il recommande de faire appel à l’expertise des entreprises forestières lors de la végétalisation des villes. En ce sens, l’étude du WSL « peut également être interprétée comme un appel à une plus grande collaboration entre les forestiers et les gestionnaires des espaces verts urbains ».

  • Le monde varié du bois

    Le monde varié du bois

    Utilisation du bois
    Après un certain temps, l’arbre atteint sa limite de croissance. C’est le moment idéal pour abattre l’arbre – il est prêt à être récolté. Selon l’espèce d’arbre, la durée jusqu’à la maturité de la récolte varie entre 60 et 150 ans. D’ici là, l’arbre a eu le temps de se reproduire par graines dans les trouées de la forêt. Les plantes de la jeune forêt qui sont les mieux adaptées aux conditions climatiques locales s’imposent. De cette manière, la forêt reste saine grâce à la sélection naturelle. Lors de l’éclaircissement, les arbres convoités et qui ont bien poussé sont laissés sur place comme arbres d’avenir. L’abondance de lumière dans les trouées créées par les arbres abattus permet à une multitude d’arbustes et de plantes annuelles de s’installer au sol – la biodiversité augmente dans une forêt ainsi gérée.

    La forêt majestueuse de la Suisse
    Environ un tiers de la superficie totale de la Suisse est recouvert de forêts protégées. Cette forêt offre une protection contre les catastrophes naturelles, constitue un habitat pour la faune et la flore, un lieu de détente et de loisirs et une source de bois. La durabilité est un principe fondamental qui exige que la forêt remplisse toutes ces fonctions à long terme, sans récolter plus de bois qu’il n’en pousse. Dans la forêt suisse, il pousse toutes les dix minutes suffisamment de bois pour construire une maison individuelle. Les forêts suisses sont composées d’environ 60% de conifères et de 40% de feuillus. Une grande partie du bois abattu est transformée en bois de sciage et de rabotage, tandis que 10% sont utilisés pour la fabrication de papier et de panneaux à base de bois. Un quart est utilisé directement comme bois de chauffage. En Suisse, environ 10 millions de mètres cubes de bois poussent chaque année, dont seulement la moitié est utilisée. Le bois est un matériau durable qui se régénère lui-même et joue un rôle important dans l’équilibre écologique. Il est donc judicieux et recommandé d’utiliser notre propre bois.

    Caractéristiques du bois
    Le bois est un matériau à la fois léger et solide, capable de supporter quatorze fois plus de poids que l’acier par rapport à son poids. En raison de sa structure cellulaire naturelle, les propriétés statiques du bois dépendent de la direction. Le bois est le plus résistant dans le sens longitudinal, car il peut supporter des forces de traction cent fois plus élevées et des forces de compression quatre fois plus importantes dans ce sens que dans le sens transversal. La compréhension de ces propriétés statiques est essentielle pour la construction en bois. De plus, le toucher chaud et agréable du bois confère aux pièces une atmosphère particulière. Les fibres du bois utilisé réagissent en permanence à l’humidité de l’air et contribuent ainsi à un climat intérieur équilibré.

    Diversité des essences de bois – différences en forêt et dans l’habitat
    Tous les bois ne sont pas identiques. Les caractéristiques et l’apparence du bois varient en fonction de l’essence – il existe une large palette allant du léger au lourd, du tendre au dur et du clair au foncé. Chaque essence de bois possède donc des caractéristiques spécifiques qui conviennent à différents usages. Par exemple, le bois de cœur du châtaignier ou du chêne, conservé avec des tanins naturels, convient particulièrement bien à l’extérieur, tandis que le frêne à fibres longues est utilisé pour les pièces fortement sollicitées. Les bois à fibres fines comme le hêtre ou l’érable sont utilisés dans la fabrication de meubles. La promotion de différentes espèces d’arbres par l’utilisation de différentes essences de bois contribue à augmenter la biodiversité. Chaque arbre pousse individuellement, c’est pourquoi son bois peut avoir plus ou moins de nœuds, des cernes plus ou moins larges, être légèrement plus clair ou plus foncé et avoir poussé courbé ou droit. Chaque tronc et chaque section sont utilisés en fonction de leurs qualités. Les troncs sélectionnés de haute qualité sont transformés dans les scieries en une variété de produits sciés tels que des poutres, des planches, des lattes, des poteaux et du bois lamellé-collé. Le bois qui est tordu et asymétrique ou les troncs de petit diamètre sont transformés en panneaux de particules et de fibres dans des usines de panneaux. Les meilleures qualités sont transformées en placage. Il est essentiel, tant d’un point de vue écologique qu’économique, de déterminer à l’avance avec le fournisseur la qualité appropriée pour chaque application.

    Matériaux en bois
    Les grands formats de panneaux à base de bois ont largement contribué au développement de la construction moderne en bois. La production de matériaux en bois suit un principe simple : le bois est broyé en planches, copeaux ou fibres, puis mis en forme à l’aide de colle. On obtient ainsi des produits aux caractéristiques uniformes, d’une épaisseur et d’une taille déterminées. Les matériaux à base de bois offrent ainsi une valeur ajoutée et ouvrent de nombreuses possibilités de conception avec le bois. Matériau de construction économique pour les besoins quotidiens, les panneaux à base de bois sont indispensables et disponibles dans un large choix chez les marchands de bois et les magasins de bricolage.

  • L’Université de Berne rend la Postgasse encore plus verte

    L’Université de Berne rend la Postgasse encore plus verte

    L’Université de Berne avait lancé le projet « La ruelle la plus verte du monde » en 2023 avec une action de végétalisation dans la Postgasse. Une deuxième journée de plantation a maintenant eu lieu le 25 mai. « Notre objectif était et est toujours d’augmenter la biodiversité, d’améliorer localement le climat urbain et d’améliorer la qualité de vie des habitants avec le moins de mesures de construction possible », explique Matthias Erb, initiateur du projet et professeur à l’Institut des sciences végétales de l’Université de Berne, cité dans un communiqué.

    Le projet est soutenu par la ville de Berne et des partenaires de l’économie bernoise, ce qui permettrait aux habitants de la Postgasse d’aménager leur quartier en grande partie gratuitement. en 2023, huit arbres, 23 petits arbustes et plus de 300 jeunes plants ont été plantés. Cette année, des plantes, de la terre et des pots ont été livrés à la Postgasse afin de poursuivre le verdissement. Tous les résidents ont été invités à participer aux travaux de jardinage. Boum, une entreprise spin-off de l’université de Berne, a fourni des bacs à plantes avec fonction d’arrosage.

    Après la plantation en 2023, l’Institut géographique de l’Université de Berne a effectué des mesures qui ont révélé une baisse locale de la température de surface. Pour que l’impact sur la température de l’air soit perceptible, il faudrait encore que la végétalisation progresse de manière significative, indique le communiqué. « J’ai bon espoir que la poursuite de la végétalisation nous permettra de lutter contre la perte de biodiversité et, au moins localement, contre les effets de la chaleur extrême », a déclaré Adrian Métry, responsable du projet, cité dans le communiqué. Un sondage a révélé que 78% des habitants perçoivent la ruelle comme nettement plus verte après la première action de végétalisation, ce qui améliore la qualité de vie. Un tiers des personnes interrogées ont constaté un effet positif sur le climat. 53 % des personnes interrogées ont déclaré que le projet les avait fait réfléchir sur des sujets tels que le changement climatique et la communauté. 94 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles étaient d’accord pour que le projet soit poursuivi avec des activités de jardinage en commun.

  • Strabag achève la renaturation de la Reuss

    Strabag achève la renaturation de la Reuss

    Selon un communiqué de presse, l’entreprise de construction Strabag, basée à Schlierem, mène un projet de renaturation des surfaces séparées de l’accès à la rivière Reuss par des barrages construits dans le passé, à la demande du canton d’Uri. Il s’agit ainsi de revitaliser une ancienne forêt alluviale près d’Erstfeld et de la reconnecter à la Reuss grâce à différentes mesures de construction. Le projet de revitalisation a débuté en septembre 2023 et devrait s’achever fin avril 2024, indique-t-on chez Strabag AG. Pour la mise en œuvre, jusqu’à cinq spécialistes effectuent les travaux de renaturation à l’aide de deux ou trois pelleteuses.

    Avec ce projet, le canton d’Uri souhaite améliorer la diversité et la structure de la Reuss et des habitats alluviaux, poursuit le communiqué. Il s’agit de prendre en compte aussi bien les zones à humidité variable et humides que les sites plus secs, afin de favoriser une large faune et flore adaptée aux conditions locales. Le projet sert également à la protection contre les inondations près d’Erstfeld.

    Pour que la zone alluviale résiduelle soit mieux inondée et ainsi rendue à la dynamique naturelle de la Reuss, la digue existante sur la rive gauche sera reculée et un chenal latéral sera aménagé derrière la forêt alluviale, indique-t-on à propos de la mise en œuvre de Strabag. Pour favoriser des zones d’inondation ciblées pendant les crues à l’intérieur de la zone alluviale, des percements seront réalisés dans la digue existante et des aménagements de berges écologiques ciblés seront installés dans le bras secondaire ainsi que des éléments de régulation du courant tels qu’un îlot de guidage et des bancs de sable dans le cours principal.

    Pour s’assurer que l’îlot de guidage ne soit pas emporté par les eaux, des troncs d’arbres avec des racines ont été installés dans le lit du cours d’eau et recouverts de blocs et de matériaux alluvionnaires, explique Strabag.

  • Neues Lehrkonzept für Biodiversität im Bauwesen lanciert

    Neues Lehrkonzept für Biodiversität im Bauwesen lanciert

    Angesichts der zunehmenden Herausforderungen des Artensterbens und des Verlusts an Biodiversität, insbesondere in urbanen Gebieten, hat das Projekt Campus4Biodiversity ein Lehrkonzept entwickelt, das darauf abzielt, zukünftige Fachleute in der Baubranche zu schulen und zu sensibilisieren. Dieses Konzept, das in Zusammenarbeit mit dem Institut für Baustoffe und biobasierte Materialien (IBBM) der Berner Fachhochschule (BFH), dem Netzwerk für Nachhaltigkeitslösungen (SDSN Schweiz) und der Non-Profit-Organisation scaling4good erstellt wurde, ist nun öffentlich zugänglich.

    Das Lehrkonzept stellt eine Reaktion auf den alarmierenden Zustand der Biodiversität in der Schweiz dar, wo fast die Hälfte der Lebensräume und über ein Drittel der Arten bedroht sind. Barbora Starovicova, Leiterin des Projekts, betont die Notwendigkeit, das Bewusstsein und Verständnis der Baufachleute zu schärfen, um effektive Lösungen für diese Umweltprobleme zu finden.

    Das Konzept richtet sich an Dozierende und Leitende von Baukursen an Universitäten und Fachhochschulen. Es soll den Studierenden nicht nur das notwendige Wissen vermitteln, sondern auch praktische Ansätze bieten, um biodiversitätsfördernde Maßnahmen in und um Gebäude herum zu entwickeln und umzusetzen.

    Die Bereitstellung des Lehrkonzepts als frei zugängliche Ressource ist ein entscheidender Schritt, um eine breite Wirkung zu erzielen und die Bauindustrie in Richtung einer nachhaltigeren Praxis zu führen. Dieses Konzept könnte sich als wesentlicher Beitrag zur Bekämpfung des Artensterbens und zur Förderung der Biodiversität in städtischen Umgebungen erweisen.

  • Appel à candidatures pour le « Prix Binding pour la biodiversité

    Appel à candidatures pour le « Prix Binding pour la biodiversité

    Pour plus d’informations sur cet appel à candidatures, nous vous recommandons de consulter le site officiel de la Fondation Sophie et Karl Binding. Vous y trouverez des informations actualisées et des détails sur la candidature.

  • Le Prix Binding pour la biodiversité 2023 est décerné à un écoquartier de Lausanne

    Le Prix Binding pour la biodiversité 2023 est décerné à un écoquartier de Lausanne

    Le développement du site « Pra Roman » de la coopérative Codha et de l’association « Sur le Pra » a remporté le Prix Binding pour la biodiversité 2023, parce que le lotissement assume de manière extrêmement exemplaire les fonctions de mise en réseau écologique et sociale pour le quartier et la ville et que le projet a été abordé de manière participative dès le début. Le prix 2023 a été décerné dans le cadre du thème de l’année « développements de sites novateurs ».

    Des espaces de vie reliés écologiquement
    Le lotissement « Pra Roman », qui comprend douze immeubles d’habitation sur une surface de 22 000 mètres carrés, est situé à la périphérie de Lausanne. L’environnement a été pris en compte de manière exemplaire lors de la planification et de la construction du lotissement de 2020. Le lauréat a ainsi créé des corridors à humidité variable pour la faune, avec de petites structures intégrées pour les amphibiens et les petits mammifères, et pour favoriser les plantes sauvages. Cette prise de conscience de la responsabilité de l’interconnexion écologique dans un système plus large est essentielle pour la promotion de la biodiversité dans les zones urbaines.

    Les habitants impliqués dans la planification
    La sensibilisation des habitants à la promotion de la biodiversité a été dès le début une partie importante du projet « Pra Roman ». La Codha, maître d’ouvrage et coopérative d’habitation d’utilité publique, a initié l’association « Sur le Pra » au début de la phase de planification et a développé un processus participatif. Les futurs habitants se sont rencontrés très tôt lors de visites du chantier ou d’observations de la nature et ont conçu, avec une grande liberté de conception, leurs espaces extérieurs proches de la nature dans le cadre d’ateliers, qu’ils ont ensuite réalisés de manière autonome. Le maître d’ouvrage les a soutenus financièrement dans cette démarche.

    Le potager permet de se rencontrer et de sensibiliser
    L’un de ces espaces verts est le potager communautaire. C’est un lieu d’échange et de découverte de la nature en tant que source de vie. La culture du mode de vie durable et de l’utilisation des terres est le fil conducteur de l’ensemble du projet « Pra Roman ». Les écosystèmes environnants sont observés, imités dans leur diversité et reliés à l’espace urbain.

    « Nous sommes convaincus que cet excellent exemple encouragera d’autres promoteurs immobiliers à prendre en compte la biodiversité dès le début et à impliquer un grand nombre de personnes », déclare Peter Lehmann, vice-président du jury du prix.

    Leprix de reconnaissance est décerné au projet Areal Bach à Saint-Gall
    Outre le prix principal, la fondation décerne un prix de reconnaissance d’une valeur de 25 000 francs suisses pour des sites plus petits. L’Areal Bach, une utilisation intermédiaire près de la gare de St.Fiden à Saint-Gall, reçoit ce prix parce qu’il montre de manière impressionnante le potentiel des nombreuses surfaces en friche dans les villes. Grâce à sa persévérance et à son engagement, l’association Areal Bach a su surmonter les résistances, saisir les opportunités et, en collaboration avec la population, revaloriser les surfaces sur le plan écologique et les animer avec des idées créatives. Elle a réussi à impliquer de nombreux acteurs dans la réalisation d’un projet collectif et diversifié. Une oasis de verdure temporaire est née d’un lieu inoccupé, qui peut jeter les bases de la biodiversité et de la qualité de séjour pour la planification d’un futur développement de la zone.

    Source : www.preis-biodiversitaet.ch

  • Berne doit avoir la ruelle la plus verte de Suisse

    Berne doit avoir la ruelle la plus verte de Suisse

    L’Institut des sciences végétales de l’Université de Berne veut contribuer à la lutte contre le changement climatique et la perte de biodiversité. Pour ce faire, l’institut s’attaque à un projet dans la vieille ville de Berne, en collaboration avec des partenaires économiques et des riverains. La Postgasse, classée monument historique, doit être transformée en la ruelle la plus verte de Suisse, informe l’Université de Berne dans un communiqué.

    « Nous aidons les habitants à végétaliser leurs propres rebords de fenêtres et surfaces extérieures avec des plantes adaptées », explique Matthias Erb, initiateur du projet, cité dans le communiqué. Ensuite, les chercheurs de l’Université de Berne souhaitent étudier les effets de la végétalisation sur la température ambiante, la biodiversité, le régime des eaux et la qualité de vie dans la Postgasse. « Les données et les expériences recueillies dans le cadre de ce projet pilote devraient aider Berne et d’autres villes à l’avenir à améliorer leur durabilité et leur attractivité encore plus rapidement et plus facilement », explique Armin Komposch de l’Institut des sciences végétales.

    Les pépinières Gartenpflanzen Daepp, Ricoteret Zollinger Bio fournissent des plantes, des plants et du terreau au projet. Boum AG apporte des bacs à plantes avec arrosage automatique. Cette jeune entreprise bernoise a été créée en 2021 par l’Université de Berne.

    Le projet sera officiellement lancé lors d’une journée de plantation le 6 mai. Les habitants intéressés pourront venir chercher des plantes, de la terre et des pots pour végétaliser la Postgasse à leur guise. L’entretien sera ensuite assuré par les habitants eux-mêmes.

  • La ville veut utiliser les synergies avec l'expansion du chauffage urbain

    La ville veut utiliser les synergies avec l'expansion du chauffage urbain

    Depuis 2020, Energie Wasser Bern travaille à l’extension du réseau de chauffage urbain du centre énergétique du Forsthaus. D’ici 2035, 36 kilomètres de lignes principales doivent être posés sur les routes existantes. Le projet de chauffage urbain est d’une importance capitale pour atteindre les objectifs du plan énergétique municipal et est l’un des plus grands projets d’infrastructure de ces dernières décennies.

    Sur la base des premières expériences dans le quartier de la Länggasse, le conseil municipal entend utiliser systématiquement le projet de chauffage urbain pour des améliorations dans l’intérêt de la population. Si l’espace de la rue est morcelé pour la pose des lignes, des mesures de climat urbain telles que desserrage et végétalisation des surfaces de rue et de place, des améliorations pour la biodiversité, la rétention d’eau ou les infiltrations doivent être mises en œuvre. Parallèlement, le conseil municipal souhaite accroître la sécurité des piétons et des cyclistes ainsi que des écoliers. En outre, des mesures de drainage urbain doivent être mises en œuvre en sous-sol et, le cas échéant, les systèmes de signalisation routière doivent être optimisés.

    La demande de prêt est en préparation

    Pour mettre en œuvre ces mesures, le conseil communal prévoit un prêt d’investissement de 35 millions de francs. Ce prêt est également destiné à financer les postes nécessaires à la Direction du Génie Civil, des Transports et de la Ville Verte (au total 5 postes supplémentaires de chef de projet). Après l’achèvement du projet de chauffage urbain, le budget des travaux supplémentaires sera à nouveau réduit en raison des fluctuations naturelles. Compte tenu du marché hautement concurrentiel pour les travailleurs qualifiés, de l’expansion du chauffage urbain qui a déjà commencé et des longs délais de réalisation des projets de construction, le conseil municipal a autorisé la direction responsable à publier les postes dès maintenant.

    La proposition de prêt correspondante est en cours de préparation et devrait être soumise aux électeurs de la ville de Berne en juin 2023.

  • Appel d'offres pour le Binding Prize for Biodiversity 2022 : 100 000 CHF pour la biodiversité dans les zones habitées

    Appel d'offres pour le Binding Prize for Biodiversity 2022 : 100 000 CHF pour la biodiversité dans les zones habitées

    Avec le Prix Biodiversité, la Fondation Sophie et Karl Binding recherche des projets innovants et inspirants dans des zones de peuplement qui ont permis d'atteindre un niveau élevé de diversité biologique. Avec le deuxième appel, elle veut trouver de nouveaux modèles qui montrent comment les zones de peuplement modernes et densément construites peuvent être combinées avec la promotion de la flore et de la faune indigènes. En particulier, des solutions sont recherchées qui peuvent également être transférées à d'autres endroits, sont donc évolutives et ont un large impact. Les projets qui ont produit des solutions innovantes, intégratives et efficaces grâce à l'implication de différents acteurs sont particulièrement recherchés.


    Promouvoir la santé et la qualité de vie grâce à la biodiversité
    Beaucoup peut être fait pour la diversité biologique dans la planification, la construction et l'entretien des propriétés et des zones. Les espaces verts conçus à proximité de la nature contribuent à la protection et à l'adaptation au climat, augmentent l'attractivité du lieu, contribuent aux loisirs et à la promotion de la santé ou stimulent les rencontres sociales. De telles approches, qui combinent la promotion de la biodiversité avec une augmentation de la qualité de vie, sont demandées.

    Soumettez dès maintenant votre projet novateur sur www.preis-biodiversitaet.ch !
    La fondation et le jury d'experts de six membres invitent les équipes de projet des domaines de la planification, de la construction, de l'entretien, des autorités, des organisations et des groupes de projet à soumettre des projets qu'ils ont déjà mis en œuvre pour promouvoir la biodiversité dans les zones de peuplement. Le prix n'est pas destiné à des particuliers ou à des projets sur de petites surfaces de moins de 5000 mètres carrés.


    Toutes les informations sur la participation à l'appel d'offres sont disponibles sur le site www.preis-biodiversitaet.ch . Le projet est saisi à l'aide du formulaire en ligne. La date de clôture des inscriptions est le 31 janvier 2022.

  • Le Cercle reçoit la certification de durabilité

    Le Cercle reçoit la certification de durabilité

    Le Cercle devrait recevoir la certification LEED Platine au printemps de l’année prochaine, informe HRS dans une interview sur le portail de la société immobilière de Frauenfeld. HRS a réalisé le trimestre à l’ aéroport de Zurich en tant qu’entrepreneur général en coopération avec Amstein + Walthert , le principal responsable de la planification technique du bâtiment. Pour obtenir la norme la plus élevée de la classification des bâtiments écologiques élaborée par le US Green Building Council , un projet doit obtenir 80 points ou plus.

    La classification LEED essaie de « cartographier tous les aspects de la construction durable », explique Christian Appert d’Amstein + Walthert dans une interview. Selon le PDG du prestataire de services d’ingénierie basé à Zurich, The Circle a pu marquer des points dans plusieurs catégories. A titre d’exemples, Appert cite entre autres les économies d’eau potable grâce aux citernes d’eau de pluie, une combinaison de photovoltaïque et de verdure sur les toits ainsi que de généreuses infrastructures pour les vélos. Le Cercle a montré que « même les grands projets peuvent être très durables », déclare Appert.

    Avec la certification, The Circle sera « le plus grand projet LEED Platine en Europe et l’un des dix à vingt plus importants au monde », explique Rebecca Kull dans une interview. Selon le COO de HRS, il s’agit « d’un superlatif avec beaucoup de charisme » pour la Suisse. Parler de durabilité est facile, dit Kull. Le facteur décisif, cependant, est « la durabilité dans la pratique ».

  • Holcim veut renforcer les ressources en eau et la biodiversité

    Holcim veut renforcer les ressources en eau et la biodiversité

    Selon ses propres déclarations, Holcim est la première entreprise du secteur de la construction à s’engager pour des effets positifs mesurables sur la biodiversité et une gestion plus écologique de l’eau. En parallèle, le groupe souhaite faire entrer plus de nature dans les villes.

    Selon un communiqué de presse , Holcim vise à réduire l’intensité de l’eau dans toutes les lignes de produits d’ici 2030. Une réduction de 33 pour cent doit être obtenue dans la production de ciment. Il devrait être de 20 pour cent pour les granulats et de 15 pour cent pour le béton prêt à l’emploi. L’entreprise de matériaux de construction promet de reconstituer l’eau douce dans les zones menacées par l’eau d’ici 2030 : 75 % des emplacements devraient être « à eau positive » d’ici là. De plus, Holcim a l’intention d’équiper 100 % de tous ses sites de systèmes de recyclage de l’eau au cours de la même période.

    Holcim souhaite également obtenir des effets positifs mesurables sur la biodiversité. Le groupe souhaite s’orienter sur le système de reporting des indicateurs de biodiversité (Biodiversity Indicator and Reporting System, BIRS ) de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature UICN . Des plans de réhabilitation devraient être disponibles pour toutes les carrières vers 2022. Les principes du BIRS pour toutes les zones cultivées devraient être respectés d’ici 2024. En outre, l’utilisation de solutions telles que le béton perméable à l’eau Holcim Hydromedia et les systèmes de toits verts pour des villes plus habitables doit être accélérée.

    Eva Zabey, directrice exécutive de Business for Nature , félicite Holcim pour ces objectifs ambitieux. Ils pourraient « conduire à des changements évolutifs à la fois dans le secteur des matériaux de construction et dans l’industrie dans son ensemble. » Tous les écosystèmes et sociétés dépendent de telles mesures et obligations des entreprises.

  • La population de Fribourg veut des parcs éoliens

    La population de Fribourg veut des parcs éoliens

    La population de Fribourg est à l'origine des projets éoliens cantonaux. C'est ce que montre une enquête réalisée par MIS Trend pour le compte du Groupe E en septembre. Selon une déclaration du fournisseur d'énergie cantonal, 72% sont favorables à la construction de parcs éoliens dans le canton. 65 pour cent n'ont pas non plus de préoccupations concernant l'installation des systèmes.

    Le Groupe E souhaite implanter des parcs éoliens sur quatre sites. Ces emplacements sont inscrits dans le plan de structure du canton, qui a déjà été approuvé par le gouvernement fédéral. Les quatre parcs éoliens devraient permettre une production d'électricité supplémentaire de 156 gigawattheures d'électricité par an. Les deux tiers de la production d'électricité devraient avoir lieu en hiver lorsque le photovoltaïque est moins productif. Des mesures de compensation au profit de la biodiversité sont prévues pour les projets.