Étiquette : Bürokratie

  • L’économie suisse face aux défis mondiaux

    L’économie suisse face aux défis mondiaux

    L’Europe, y compris la Suisse, est confrontée à un retard dans la croissance économique mondiale, en partie à cause d’une bureaucratisation croissante qui freine l’innovation. Yu souligne que les géants technologiques basés aux Etats-Unis et en Chine, tels que Google et Nvidia, contribuent de manière significative à la croissance économique de leurs régions. En revanche, l’Europe a tendance à être à la traîne en matière de transformation numérique, ce qui entraîne une dangereuse dépendance vis-à-vis des industries traditionnelles.

    Si elle compte des leaders mondiaux performants dans les secteurs pharmaceutique, bancaire et agroalimentaire, l’accent croissant mis sur la conformité et la réglementation a favorisé une culture d’aversion au risque qui empêche l’innovation, selon Yu. Pour contrer cela, les entreprises suisses doivent s’orienter davantage vers les centres d’innovation tels que la Silicon Valley ou le marché technologique chinois.

    Novartis, qui développe son centre de recherche aux Etats-Unis, est un exemple concret d’une telle orientation. Yu fait valoir que même si la Suisse est géographiquement située en Europe, ses entreprises devraient penser et agir à l’échelle mondiale pour rester compétitives.

    Pour la politique économique suisse, cela signifie rendre la Suisse plus attrayante pour les investissements dans les start-ups et la technologie, réduire la bureaucratie et ne pas répéter les mêmes erreurs que les autres pays. En se diversifiant et en contrôlant les risques sur tous les marchés, les entreprises suisses peuvent renforcer leur position et éviter une perte de prospérité.

  • Le Conseil national s’oppose à l’introduction d’une formule de location obligatoire dans toute la Suisse

    Le Conseil national s’oppose à l’introduction d’une formule de location obligatoire dans toute la Suisse

    La Chambre des cantons a refusé mardi de donner suite à l’initiative de l’ancienne conseillère nationale Natalie Imboden (Verts/BE), par 116 voix contre 71 et 4 abstentions. Une majorité bourgeoise composée de l’UDC, du PLR et du centre s’est imposée. Avec ce non, l’initiative parlementaire est close.

    Michael Töngi (Verts/LU) a fait valoir, sans succès, que l’obligation d’établir une formule de location améliorerait la transparence dans le domaine de la location. Aujourd’hui, les prix sont souvent augmentés lors des changements de locataires – il en résulte un « rendement beaucoup trop élevé ». En communiquant systématiquement le montant du loyer du précédent locataire ou du bailleur, les locataires pourraient se défendre plus facilement contre les loyers abusifs.

    Philipp Matthias Bregy (centre/VS), au nom de la majorité victorieuse de la commission, a fait remarquer que les cantons étaient déjà libres d’introduire pour leur canton un formulaire concernant le loyer initial du locataire précédent. Régler la question des formulaires au niveau fédéral est contraire à l’idée du fédéralisme.

    « Tout compte fait, la proposition crée davantage de bureaucratie », a déclaré Bregy. Les locataires disposent déjà d’instruments légaux pour contester le loyer initial. Il a en outre souligné que même dans les cantons où les formulaires sont obligatoires, il n’y a pas eu de baisse des loyers ou de transparence accrue.