Étiquette : ChatGPT

  • Pas de compétences de réflexion complexes pour ChatGPT & Co.

    Pas de compétences de réflexion complexes pour ChatGPT & Co.

    L’étude, qui sera présentée lors de la réunion annuelle de l’Association for Computational Linguistics à Bangkok, conclut que les modèles de grand langage tels que ChatGPT ne montrent aucun signe de développement d’une capacité de pensée différenciée ou planifiée. Au lieu de cela, ces modèles démontrent uniquement la capacité à répondre à des instructions simples. Cela contredit l’idée largement répandue selon laquelle les modèles d’IA pourraient faire preuve d’un comportement de plus en plus intelligent en passant à l’échelle.

    Contexte de l’étude
    L’étude, dirigée par le professeur Iryna Gurevych de l’Université technique de Darmstadt et le docteur Harish Tayyar Madabushi de l’Université de Bath, a examiné ce que l’on appelle les « capacités émergentes » des modèles d’IA. Ces capacités, observées à mesure que la taille des modèles et le volume des données augmentent, ont suscité à la fois des espoirs et des craintes quant au développement futur de l’IA. Cependant, les recherches actuelles montrent que ces capacités sont davantage dues à de simples effets d’apprentissage qu’à une pensée complexe et autonome.

    Implications pour l’avenir de l’utilisation de l’IA
    Les résultats de l’étude ont des implications importantes pour l’utilisation des systèmes d’IA. Le professeur Gurevych met en garde contre le fait de s’appuyer sur les modèles pour résoudre des tâches complexes sans assistance humaine. Elle souligne que les utilisateurs devraient fournir des instructions et des exemples explicites afin d’utiliser efficacement les systèmes. De plus, la tendance des modèles à produire des résultats plausibles mais erronés reste un défi.

    Se concentrer sur les risques futurs
    Bien que l’étude montre que les LLM ne développent pas de capacités de raisonnement complexes, cela ne signifie pas que l’IA ne constitue pas une menace. Le professeur Gurevych demande que la recherche se concentre sur les risques réels des modèles d’IA, notamment sur leur potentiel de génération de fausses nouvelles. Les conclusions de l’étude fournissent une base précieuse pour mieux comprendre les capacités réelles des modèles d’IA et rendre leur utilisation plus sûre dans la pratique.

  • L’intelligence artificielle fait son entrée dans le secteur de l’entretien des bâtiments

    L’intelligence artificielle fait son entrée dans le secteur de l’entretien des bâtiments

    Le facility management est un secteur qui a longtemps été peu numérisé. Aujourd’hui encore, les services de conciergerie sont planifiés manuellement et le résultat n’est enregistré nulle part. Il manque déjà un enregistrement des services fournis. Le fondateur d’ImmoTrack, Ofer Becker, explique : « Aujourd’hui, les services de conciergerie sont toujours planifiés avec un papier et un stylo. Personne n’a de vue d’ensemble des travaux d’entretien, au grand dam des locataires » Résultat : des clients insatisfaits et des frais d’entretien coûteux.

    Pour résoudre ces problèmes, ImmoTrack a développé un nouveau logiciel qui numérise l’ensemble du processus grâce à l’intelligence artificielle. À l’avenir, ImmoTrack optimisera et automatisera l’ensemble du processus, ce qui permettra d’améliorer considérablement l’efficacité. Le nouveau produit a nécessité plus de 3,5 ans de développement et un investissement total de 2,5 millions de CHF, ce qui fait d’ImmoTrack un pionnier dans ce domaine. Au début, les concierges étaient sceptiques face à l’intelligence artificielle, selon Becker, mais actuellement ImmoTrack profite fortement du moment ChatGPT et les concierges se montrent ouverts à de nouvelles solutions qui automatisent les tâches répétitives et optimisent les résultats.

    Selon Becker, les concierges n’ont toutefois pas à s’inquiéter de manquer de travail à l’avenir en raison de l’intelligence artificielle : « Nous avons constaté que dans le secteur du facility management, environ 40% des travaux planifiés ne sont pas réalisés. En se déplaçant de manière entièrement numérique, les concierges ont plus de temps à consacrer aux travaux en attente, ce qui profite notamment aux locataires, aux gestionnaires immobiliers et aux propriétaires ». Cela va dans le sens de l’étude récemment publiée par Amosa, l’autorité cantonale du marché de l’emploi, selon laquelle les industries à faible technologie, comme les concierges, sont moins affectées par la numérisation. Il ne faut pas s’attendre à ce que les concierges soient remplacés à l’avenir par l’intelligence artificielle ou des robots.

    Actuellement, ImmoTrack mène une campagne de collecte de fonds pour développer son produit. Par exemple, les données météorologiques seront à l’avenir directement reliées au système afin d’optimiser les travaux de maintenance. La campagne de levée de fonds se déroule sur la nouvelle plateforme Arcton, et les investisseurs peuvent investir dans ImmoTrack jusqu’au 30 juin.