Étiquette : Elektronik

  • Souris d’ordinateur en bois

    Souris d’ordinateur en bois

    Les circuits imprimés sont la structure de base invisible de l’électronique. Jusqu’à présent, ils étaient généralement construits à partir de plastiques fossiles. Leur fabrication conventionnelle utilise de la résine époxy renforcée de fibres de verre. Un matériau à base de pétrole qui est difficilement recyclable à la fin de son cycle de vie et qui doit être éliminé à grands frais. Avec l’augmentation des quantités de déchets électroniques, ce problème de recyclage devient de plus en plus urgent.

    C’est pourquoi le laboratoire « Cellulose and Wood Materials » de l’Empa a mis au point un matériau de support à base de bois qui est entièrement biodégradable. Sous la direction de Thomas Geiger, l’équipe du projet européen HyPELignum a développé une technologie permettant de transformer la lignocellulose – un sous-produit de la transformation du bois peu utilisé jusqu’à présent – en un panneau robuste et fonctionnel.

    Fonction et cycle fermé
    Au cœur du nouveau matériau se trouve un mélange de fibrilles de cellulose et de lignine. Des processus mécaniques finement ajustés créent un maillage stable qui durcit dans une plaque « cornifiée ». Les cartes de circuits imprimés qui en résultent peuvent être imprimées avec des pistes conductrices et équipées de composants électroniques.

    Le principal défi reste la résistance à l’humidité. En effet, c’est justement l’ouverture à l’eau qui rend le matériau biodégradable en fin de vie. Un conflit d’objectifs que l’équipe de l’Empa souhaite résoudre encore mieux à l’avenir. Lors de leur premier essai, ils ont déjà réussi à construire une souris d’ordinateur entièrement fonctionnelle et d’autres appareils. Après utilisation, ceux-ci pourraient être compostés dans des conditions appropriées et les métaux et composants précieux seraient facilement récupérés.

    De la recherche à la pratique
    Les développeurs du laboratoire de l’Empa coopèrent étroitement avec des entreprises comme Profactor afin de transformer les nouvelles cartes électroniques en produits prêts à être fabriqués en série. Le potentiel pour l’industrie est important. En particulier pour les articles électroniques à courte durée de vie, il en résulte une solution qui préserve les ressources, réduit les coûts d’élimination et minimise l’empreinte écologique.

    Le projet HyPELignum met également l’accent sur des stratégies globales durables. L’accent est mis non seulement sur les matériaux de base et la production, mais aussi sur l’analyse du cycle de vie et les partenariats industriels. Des appareils de démonstration et une mise à l’échelle industrielle prévue devraient permettre de passer de la solution de laboratoire au produit commercialisable d’ici 2026.

  • D’où viendra l’électricité en 2050

    D’où viendra l’électricité en 2050

    Pour que la Suisse devienne neutre en termes de CO₂ d’ici 2050, les transports, l’approvisionnement en chaleur et l’industrie doivent être largement électrifiés. Les besoins en électricité, qui s’élèvent aujourd’hui à 56 térawattheures, passeront à environ 75 TWh d’ici à 2050. Dans le même temps, 23 TWh proviendront de l’énergie nucléaire. La réorganisation nécessaire du système énergétique est d’une grande portée technique, économique et sociale.

    Développement massif des énergies renouvelables
    Selon le rapport EDGE, environ 60 % de l’électricité doit être couverte par de nouvelles énergies renouvelables d’ici 2050, soit 45 TWh par an. Cela serait possible grâce à 28 TWh provenant de l’énergie photovoltaïque, 13 TWh de l’énergie éolienne et 4 TWh de la biomasse. Pour y parvenir, la capacité photovoltaïque devrait être quadruplée pour atteindre 26,8 GW. L’énergie éolienne devrait être multipliée par 80 pour atteindre 8,4 GW, notamment en hiver. Selon les chercheurs, cela est difficilement réalisable sans de fortes subventions.

    Lalimitation des importations d’électricité rend le système plus coûteux
    La nouvelle loi sur l’électricité limite les importations nettes d’électricité en hiver à 5 TWh. Pour atteindre cet objectif, il faudrait augmenter de 80 % la capacité éolienne, de 11 % la capacité gazière et de 10 % la capacité solaire. Les coûts de production de l’électricité augmenteraient alors de 20 % et les prix de l’électricité pourraient plus que doubler.

    L‘Europe reste déterminante
    Si le commerce européen de l’électricité était fortement restreint, par exemple par une réduction de 70 % des capacités de réseau transfrontalières, la Suisse devrait augmenter sa production d’électricité éolienne de 20 % supplémentaires. Les coûts d’approvisionnement augmenteraient de 8 % supplémentaires. Une enquête menée par le consortium EDGE montre que les priorités sont contradictoires. 60 % de la population souhaite coopérer avec l’Europe, tandis que 70 % veulent l’indépendance énergétique et privilégient les sources d’énergie nationales.

    Les investissements partent à l’étranger
    Une autre étude montre que plus de la moitié des investissements annuels réalisés par les fournisseurs d’énergie suisses dans des projets d’énergie renouvelable à grande échelle sont canalisés principalement vers l’Allemagne, la France et l’Italie. Seul 1 % de ces fonds est investi en Suisse. La Suisse ne dispose pas de projets ou de conditions-cadres appropriés. La Suisse finance donc souvent la transition énergétique de manière indirecte, mais pas chez elle.

    Lenet zéro a un prix
    Le coût de la vie pourrait augmenter entre 2020 et 2050, par exemple en raison des taxes sur le CO₂, de l’échange de droits d’émission ou de l’augmentation des coûts de production. La perte de consommation annuelle d’un ménage pourrait être de 0,63 à 0,75 %, en fonction de la trajectoire mondiale de protection du climat. En l’absence d’options de compensation à l’étranger, les coûts pourraient atteindre 1 %. Toutefois, à long terme, cette situation serait plus favorable que les conséquences d’un changement climatique non maîtrisé.

    La transition énergétique est possible et ambitieuse
    Un approvisionnement en électricité neutre en CO₂ d’ici 2050 est techniquement possible si l’on développe massivement l’énergie photovoltaïque et éolienne, si l’on utilise intelligemment les importations et si l’on oriente les investissements de manière ciblée. L’accès au marché européen de l’électricité reste crucial. Dans le même temps, nous avons besoin d’un large soutien social et de comprendre que l’inaction sera plus coûteuse qu’une transformation audacieuse.

  • Une nouvelle technique de mesure détecte la corrosion dans le béton armé sans intervention

    Une nouvelle technique de mesure détecte la corrosion dans le béton armé sans intervention

    Les murs de soutènement, les tunnels et les ponts en béton armé caractérisent le paysage urbain et l’infrastructure de la Suisse. Mais nombre de ces ouvrages ont déjà plusieurs décennies d’existence – et les modifications chimiques du béton mettent à mal l’acier utilisé. Si l’acier d’armature commence à rouiller, l’ouvrage perd de sa stabilité. Les dommages sont particulièrement problématiques dans les endroits inaccessibles, où les méthodes de contrôle traditionnelles échouent.

    Les mesures électrochimiques, une nouvelle solution
    Jusqu’à présent, les ingénieurs devaient casser des parties du béton pour vérifier les dommages causés par la corrosion. Une méthode coûteuse et souvent insuffisante. Talpa a développé une nouvelle méthode qui fonctionne via des tuyaux de drainage. Une sonde spéciale est introduite dans le tuyau et mesure la probabilité de corrosion dans le béton armé environnant à l’aide de signaux électrochimiques.

    « Cela n’existait pas auparavant », explique Lukas Bircher, l’un des développeurs. « Jusqu’à présent, il fallait enlever des surfaces entières de béton pour trouver des dommages et on pouvait quand même facilement passer à côté d’une zone critique » Grâce à la nouvelle technique, il est désormais possible de contrôler systématiquement des sections entières de murs, sans destruction ni travaux de construction coûteux.

    Mesures en cours d’exécution – sans chantier
    La méthode a déjà été testée avec succès, notamment sur un mur de soutènement de 200 mètres de long à Zurich-Höngg. Le principe consiste à introduire une sonde dans le tuyau de drainage et à la fixer à l’aide de joints gonflables. Le système envoie ensuite de l’eau dans la zone de mesure, ce qui crée une connexion conductrice entre les électrodes de la sonde et l’acier du béton. Les signaux électriques enregistrés permettent à l’équipe de déterminer s’il y a de la corrosion et dans quelle mesure.

    Une nouvelle mesure est effectuée tous les 25 centimètres afin d’évaluer l’état de l’ensemble de la section de mur. « Cela nous permet d’identifier de manière ciblée les zones qui présentent réellement un danger », explique Bircher. « Cela permet non seulement de gagner du temps, mais aussi d’économiser des coûts élevés pour des interventions inutiles »

    50 ans après le boom de la construction – le besoin d’assainissement augmente
    Beaucoup de bâtiments en béton armé concernés aujourd’hui datent de la phase de boom entre 1960 et 1980. Les murs de soutènement des années 1970 en particulier contiennent souvent des cavités qui favorisent la corrosion. Jusqu’à présent, les dommages devaient être déterminés à grands frais par échantillonnage, avec un risque élevé de passer à côté de zones critiques. La nouvelle méthode offre pour la première fois une analyse fiable sur l’ensemble de la surface.

    De la recherche à la start-up Talpa-Inspection
    Le potentiel de cette technologie est tel que Bircher fonde avec deux collègues la start-up Talpa-Inspection. Le nom « Talpa », qui signifie « taupe » en latin, est emblématique de cette manière innovante de mettre en évidence des dommages profondément cachés. Soutenue par une bourse ETH Pioneer, l’équipe continue de développer la technologie et se prépare à entrer sur le marché.

    Perspectives d’avenir, automatisation et mise à l’échelle
    Actuellement, la mesure est encore partiellement manuelle, mais l’équipe travaille déjà sur une version automatisée. L’objectif est de rendre la sonde plus robuste et d’accélérer encore le processus de mesure. La demande est forte. Rien qu’en Suisse, il y a plus de 1 000 kilomètres d’ouvrages en béton armé potentiellement concernés.

    « Notre méthode offre une réelle opportunité de prolonger la durée de vie des structures existantes », explique Bircher. « Nous espérons qu’elle deviendra bientôt une méthode standard pour le diagnostic des structures »

  • IneltecLe secteur suisse de l’électricité fait un retour en force

    IneltecLe secteur suisse de l’électricité fait un retour en force

    Après une interruption de sept ans, ineltec ouvre ses portes les 11 et 12 septembre et offre au secteur suisse de l’électricité un point de rencontre central. Les halles 1 et 2 de Messe Zürich attendent 162 exposantes ainsi qu’un public averti qui pourra s’informer sur les derniers développements et tendances sur 11 000 mètres carrés de surface d’exposition.

    Noëlle Marti, la nouvelle directrice du salon de l’électricité, se montre enthousiaste quant à l’écho rencontré : « Tous les participants peuvent se réjouir de voir les halles de Messe Zürich pleines à craquer. Nous sommes submergés par les nombreux retours positifs et la ruée sur les billets » Plus qu’un simple salon, ineltec 2024 est une plate-forme pour le transfert de connaissances, le réseautage et les technologies innovantes.

    L’innovation et le transfert de connaissances en point de mire
    La nouvelle orientation d’ineltec vise à se concentrer sur l’essentiel. L’innovation, le transfert de connaissances et l’échange direct entre les personnes et les technologies. Contrairement aux années précédentes, on a délibérément renoncé à des surfaces de stand surdimensionnées afin de rendre la manifestation plus compacte et plus ciblée. Le slogan « Retour aux sources, mais avec une touche de modernité » décrit bien l’esprit du salon de cette année.

    De 9 à 17 heures, les deux jours du salon seront consacrés à des conférences, des innovations et des ateliers. Le Speakers Corner sera la plaque tournante des échanges professionnels. Après la fermeture du salon, des événements « after work » invitent à un réseautage informel, où les participants peuvent se rencontrer dans une atmosphère détendue et passer en revue la journée.

    Manifestations d’approfondissement pour les professionnels
    Les onze manifestations organisées par les associations professionnelles et les exposants offrent un aperçu détaillé des thèmes actuels du secteur électrique. Qu’il s’agisse de nouveaux outils de planification, d’installations électriques, d’intelligence artificielle ou d’électromobilité, les professionnels peuvent s’attendre à une large palette d’innovations et de tendances qu’ils pourront intégrer directement dans leur quotidien professionnel.

    Point fort particulier
    Lors du Startup Pitch du mercredi après-midi, de jeunes entreprises innovantes rencontreront le public professionnel. La Startup Academy Suisse soutient les entreprises par le biais d’un mentorat et encourage les échanges entre les esprits créatifs et les experts expérimentés du secteur.

    La promotion de la relève au cœur de l’ineltec
    La relève est également au cœur de l’ineltec. Sous l’égide d’EIT.swiss, des visites guidées pour la relève sont organisées, au cours desquelles les apprentis entrent en contact de manière ludique avec les exposants et obtiennent un aperçu des dernières technologies. Cette initiative permet aux jeunes talents de nouer des premiers liens précieux pour leur avenir professionnel et de poser la première pierre d’une carrière dans le secteur électrique.

    Ineltec offre non seulement des informations et des orientations précieuses aux professionnels expérimentés, mais aussi aux débutants. Sur le site ineltec.ch, tous les visiteurs trouveront des informations ciblées sur 14 thèmes d’actualité de la branche électrique, des nouveautés produits, des profils d’entreprises et des offres de manifestations.

  • Le Conseil d’État de Zurich invite à la participation publique aux projets d’agglomération de cinquième génération

    Le Conseil d’État de Zurich invite à la participation publique aux projets d’agglomération de cinquième génération

    Pour obtenir des fonds fédéraux, les projets d’agglomération doivent répondre à certaines exigences. Celles-ci incluent l’analyse de l’état actuel ainsi que l’identification des tendances de développement dans les domaines de l’urbanisation, du paysage et des transports. Sur cette base, des scénarios d’avenir sont développés et les mesures nécessaires sont déduites. Ces mesures peuvent ensuite être cofinancées à hauteur de 30 à 50 % par la Confédération, à condition qu’elles soient prêtes à être mises en œuvre.

    Les programmes couvrent différentes régions et se concentrent sur des priorités spécifiques. Dans la vallée de la Limmat, l’accent est mis sur les points d’échange multimodaux et l’électrification du transport par bus. Dans la ville de Zurich et la vallée de la Glatt, les plates-formes de transport et les réseaux cyclables sont développés. Les mesures de Winterthur se concentrent sur les transports publics et sur un développement urbain respectueux des piétons et des cyclistes.

    Le nouveau programme pour l’Unterland et la Furttal met l’accent sur l’aménagement d’espaces routiers compatibles avec l’habitat. Dans l’Oberland zurichois, l’accent est mis sur l’accessibilité des centres régionaux par les transports et les points d’échange multimodaux.

    Participation et procédure de participation
    La procédure de participation publique a été lancée le 3 juillet 2024 par la décision gouvernementale n° 765/2024 et se déroule du 5 août au 20 septembre 2024. Durant cette période, les villes, les communes, les régions de planification, les entreprises de transport, les associations ainsi que le public sont invités à donner leur avis. Les cantons voisins et les projets d’agglomération limitrophes tels que Schaffhouse et Obersee sont également appelés à participer.

    La conseillère d’Etat Carmen Walker Späh souligne l’importance des programmes : « Tout le monde profite d’une infrastructure moderne. Une infrastructure efficace est le nerf de la guerre pour l’économie »
    Les projets de projets d’agglomération et d’autres documents pertinents seront disponibles à partir du 5 août sur zh.ch/ap5.

  • Innovation et mise en réseau dans le secteur électrique suisse

    Innovation et mise en réseau dans le secteur électrique suisse

    Le salon ineltec 2024, qui vient d’être lancé, offre une plateforme de 11 000 mètres carrés à plus de 140 exposants qui présenteront leurs derniers produits et services dans les domaines de l’électrotechnique, de la domotique, de l’e-mobilité et bien plus encore. Le salon attire non seulement un grand nombre de professionnels, mais aussi des décideurs de l’ensemble du secteur, à la recherche de solutions innovantes et de technologies durables. L’accent sera mis en particulier sur l’e-mobilité et les technologies de construction intelligentes, car ces domaines laissent présager des évolutions décisives dans les années à venir.

    Plateformes interactives pour les échanges professionnels
    Outre l’expérience traditionnelle du salon, ineltec reloaded propose également des accès numériques via sa plateforme de contenu ineltec.ch, où exposants et visiteurs peuvent se mettre en réseau et s’informer en amont. En outre, les deux places de marché, avec leurs bistrots et leur zone d’interaction, garantissent des échanges animés et offrent un espace pour des événements quotidiens tels que les Innovation Pitches et les discussions animées. Ces formats sont conçus pour donner aux participants de nouvelles impulsions et des connaissances pratiques pour leur travail quotidien.

    Accent sur la relève et la création de réseaux
    ineltec 2024 met également l’accent sur la promotion de la relève et la création de réseaux entre les participants du secteur. Les événements, tels que les Startup Pitches et les After Work Events, offrent non seulement une scène pour les nouvelles idées, mais aussi de précieuses occasions de réseautage. L’objectif est de créer un pont entre les entreprises établies et les start-ups innovantes, tout en intégrant activement les jeunes talents dans le secteur.

    Discussions orientées vers l’avenir et formation continue
    ineltec 2024 met également fortement l’accent sur la formation continue et les discussions sur des thèmes clés de l’industrie tels que l’intégration de l’IA dans la domotique et l’impact des directives ESG sur l’électrotechnique. En participant à ces tables rondes et présentations, les visiteurs professionnels auront un aperçu précieux de l’évolution future du secteur électrique et pourront ainsi se préparer aux défis à venir.

    Ineltec 2024 promet d’être un rendez-vous incontournable pour tous les professionnels de l’industrie électrique, en offrant non seulement une vitrine pour les innovations technologiques, mais aussi en servant de plateforme centrale pour les échanges professionnels et la formation continue.

  • Holcim coopère avec le plus grand incubateur climatique d’Amérique du Nord

    Holcim coopère avec le plus grand incubateur climatique d’Amérique du Nord

    Holcim s’associe désormais à Greentown Labs pour accélérer le développement de nouvelles technologies de climatisation pour la construction durable. Selon le communiqué de presse, le partenariat premium avec Greentown Labs, appelé Terawatt, donne à Holcim un accès privilégié à des start-ups prometteuses qui se concentrent sur des solutions innovantes et durables pour le bâtiment. Holcim entend ainsi devenir un utilisateur précoce de technologies de pointe pour la décarbonisation du secteur de la construction.

    Greentown Labs est le plus grand incubateur de start-ups dans le domaine des technologies climatiques en Amérique du Nord. L’incubateur, situé à Somerville dans le Massachusetts et à Houston au Texas, accueille plus de 200 jeunes entreprises. Depuis sa création en 2011, il a soutenu plus de 525 start-ups en leur fournissant des laboratoires, des bureaux partagés, des ateliers de machines et d’outils, de l’électronique, des ressources logicielles et commerciales, ainsi qu’un vaste réseau d’experts. Holcim rejoint également le Greentown Industry Leadership Council, qui fournit des conseils stratégiques à Greentown, comme la réduction des délais entre le développement technologique et la mise sur le marché.

    « La combinaison de Holcim MAQER Ventures, notre programme de capital-risque, avec l’excellente sélection de Greentown de start-ups réussies dans le domaine des technologies climatiques servira de catalyseur pour réinventer la façon dont le monde construit pour un avenir régénérateur », a déclaré le directeur du développement durable de Holcim, Nollaig Forrest, cité dans le communiqué. Par l’intermédiaire de MAQER Ventures, Holcim affirme travailler avec des centaines de start-ups dans son écosystème d’innovation ouvert et mener des recherches dans 15 domaines, du béton ultra-résistant à l’impression 3D.

  • Technologie quantique au carbone

    Technologie quantique au carbone

    Elle est prometteuse, mais aussi étonnante et déroutante : au cours des prochaines décennies, la technologie quantique devrait nous permettre de réaliser des percées technologiques, telles que des capteurs plus petits et plus précis, des réseaux de communication hautement sécurisés et des ordinateurs puissants, qui nous aideront à développer de nouveaux médicaments et matériaux, à gérer les marchés financiers et à prédire la météo en un temps record.

    Pour cela, nous avons besoin de ce que l’on appelle des matériaux quantiques : des matériaux qui présentent des effets physiques quantiques prononcés. L’un d’entre eux est le graphène. Cette forme de structure bidimensionnelle du carbone possède des propriétés physiques inhabituelles, telles qu’une résistance à la traction, une conductivité thermique et électrique exceptionnellement élevées. Si l’on restreint encore davantage l’espace de ce matériau déjà bidimensionnel, par exemple en une bande étroite, on obtient des effets quantiques contrôlables.

    C’est précisément ce que l’équipe de Mickael Perrin exploite : Au sein du laboratoire « Transport at Nanoscale Interfaces » de l’Empa, dirigé par Michel Calame, les scientifiques de l’équipe de Perrin mènent des recherches sur les nanobandes de graphène. « Les nanobands de graphène sont encore plus fascinants que le graphène lui-même », explique Perrin : « En faisant varier leur longueur et leur largeur ainsi que la forme de leurs bords et en les mélangeant avec d’autres atomes, on peut leur conférer toutes les propriétés électriques, magnétiques et optiques imaginables »

    Un vrai travail de précision – à l’atome près
    La recherche sur les rubans prometteurs n’est pas toujours facile. Plus la bande est étroite, plus ses propriétés quantiques sont évidentes – mais plus il est difficile de cibler une seule bande. Or, c’est précisément ce qui est indispensable pour comprendre en détail les particularités et les applications possibles de ce matériau quantique.

    Dans une nouvelle étude publiée récemment dans la revue Nature Electronics, Perrin, Jian Zhang et leur équipe ont réussi pour la première fois à établir un contact électrique avec des nanobandes de graphène individuelles, longues et précises à l’échelle atomique. Ce n’est pas une tâche triviale : « Un nanoband de graphène, large de seulement neuf atomes de carbone, mesure à peine un nanomètre de large », explique Zhang. Pour contacter des rubans individuels, les chercheurs ont utilisé des électrodes tout aussi petites : des nanotubes de carbone d’un diamètre de seulement un nanomètre également.

    La précision, indispensable pour une telle expérience, commence dès les matériaux de base. Les chercheurs ont obtenu les nanobandes de graphène du laboratoire « nanotech@surfaces » de l’Empa, sous la direction de Roman Fasel, avec lequel ils collaborent depuis longtemps. « Roman Fasel et son équipe travaillent depuis longtemps sur les nanobandes de graphène et peuvent en synthétiser de nombreux types différents avec une précision atomique à partir de molécules de départ individuelles », explique Perrin. Les molécules de départ provenaient de l’Institut Max Planck pour la recherche sur les polymères à Mayence.

    L’interdisciplinarité est la clé pour faire progresser l’état de l’art. Ainsi, différents groupes de recherche internationaux ont participé à l’étude, chacun avec sa propre spécialité : les nanotubes de carbone ont été fabriqués par un groupe de recherche de l’université de Pékin et les scientifiques de l’Empa ont collaboré avec des chercheurs de l’université de Warwick pour l’interprétation des résultats. « Un tel projet n’aurait pas été possible sans collaboration », souligne Zhang.

    Mettre en contact des bandes individuelles avec les nanotubes était un défi pour les chercheurs. « Les nanotubes de carbone et les nanobandes de graphène sont cultivés sur des substrats distincts », explique Zhang. « Tout d’abord, les tubes doivent être transférés sur le substrat de l’expérience et mis en contact avec des électrodes métalliques. Ensuite, nous les découpons en utilisant la lithographie par faisceau d’électrons à haute résolution pour les séparer en deux électrodes chacun » Enfin, les bandes sont transférées sur le même substrat. La précision est alors indispensable : La moindre rotation des substrats peut empêcher un contact réussi. « L’accès à une infrastructure de haute qualité au « Binnig and Roher Nanotechnology Center » du centre de recherche IBM de Rüschlikon a été décisif pour tester et mettre en œuvre cette technologie », explique Perrin.

    Musique d’avenir
    Les scientifiques ont confirmé leur succès en mesurant le transport de charges. « Les effets quantiques sont généralement plus évidents à basse température, c’est pourquoi nous avons effectué les mesures à des températures proches du zéro absolu dans un vide poussé », explique Perrin, tout en citant une propriété particulièrement prometteuse des nanobandes de graphène : « Grâce à leur taille extrêmement petite, leurs propriétés quantiques sont très robustes. Nous nous attendons à ce qu’elles soient détectables même à température ambiante » Selon le chercheur, cela pourrait nous permettre de développer des technologies quantiques qui ne nécessitent pas d’infrastructure de refroidissement coûteuse.

  • Jaisli-Xamax construit un sous-sol à Berne

    Jaisli-Xamax construit un sous-sol à Berne

    L’entreprise d’électricité Dietiker Jaisli-Xamax AG a réalisé les travaux électriques pour le raccordement d’appareils à rayons X innovants dans le nouveau service de radio-oncologie de l’ Inselspital à Berne. Selon un communiqué de presse , la particularité des travaux de construction était que le nouveau bâtiment au sein de la Clinique universitaire de Berne, qui appartient au groupe Insel, est situé en sous-sol. Un bâtiment souterrain de trois étages y a été érigé. Dans le bâtiment dit intermédiaire, qui n’est pas visible de l’extérieur, se trouvent des salles de traitement et d’examen avec salles d’attente ainsi que les salles technologiques du centre des tumeurs.

    Selon un communiqué de presse de l’Inselspital, un centre de pointe pour le traitement radio-oncologique des patients cancéreux a été mis en service sur trois étages, à 20 mètres sous terre, en deux ans. Trois appareils de dernière génération sont disponibles pour traiter les patients avec une radiothérapie précise.

    La tâche exigeante de connecter ces appareils Ethos était entre les mains de Jaisli-Xamax. Aux heures de pointe, 20 salariés y travaillaient, dont 3 apprentis. Le directeur de la construction, Eduard Harder, aurait déclaré que Jaisli-Xamax est fier « que nous ayons pu apporter notre contribution à un projet aussi important et tourné vers l’avenir ».