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  • Nouvelles connaissances sur la stabilité de l’acier sous l’influence de l’hydrogène

    Nouvelles connaissances sur la stabilité de l’acier sous l’influence de l’hydrogène

    Des chercheurs du Laboratoire de technologie d’assemblage et de corrosion du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) étudient les mécanismes qui conduisent à la fragilisation de l’acier par l’hydrogène. L’équipe de Chiara Menegus et Claudia Cancellieri s’intéresse en particulier à l’action de l’hydrogène à l’interface entre une couche de passivation et le métal, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Par couche de passivation, on entend une couche d’oxyde d’environ 5 nanomètres d’épaisseur qui se forme lors de l’oxydation du chrome contenu dans l’acier. La couche de passivation protège l’acier de la corrosion. Cependant, des études ont montré que certains atomes d’hydrogène peuvent réagir à l’interface entre la couche de passivation et le métal et dégrader la couche d’oxyde protectrice. Cela finit par fragiliser l’acier et peut provoquer des ruptures de matériau, comme cela a été observé sur des bâtiments tels que le pont Carolas à Dresde, le gratte-ciel londonien 122 Leadenhall Street ou certaines parties du Bay Bridge à San Francisco.

    La détection des atomes d’hydrogène dans l’interface est toutefois compliquée. « Il est difficile d’étudier une interface cachée à l’intérieur d’un matériau sans détruire l’échantillon », explique Claudia Cancellieri, directrice de recherche, citée dans le communiqué.

    Pour leurs recherches, les chercheurs ont utilisé la spectroscopie photoélectronique à rayons X durs (en anglais : Hard X-ray Photoelectron Spectroscopy, ou HAXPES). Cette méthode a permis de montrer que l’hydrogène dégradait la couche de passivation.

    Dans une prochaine étape, en collaboration avec le Ion Beam Physics Lab de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), différents alliages fer-chrome seront étudiés et des couches d’oxyde résistantes seront trouvées. Les résultats de ces recherches pourraient conduire à la construction de ponts durables et à de meilleures infrastructures pour le stockage et le transport de l’hydrogène, peut-on lire dans le communiqué.

  • Souris d’ordinateur en bois

    Souris d’ordinateur en bois

    Les circuits imprimés sont la structure de base invisible de l’électronique. Jusqu’à présent, ils étaient généralement construits à partir de plastiques fossiles. Leur fabrication conventionnelle utilise de la résine époxy renforcée de fibres de verre. Un matériau à base de pétrole qui est difficilement recyclable à la fin de son cycle de vie et qui doit être éliminé à grands frais. Avec l’augmentation des quantités de déchets électroniques, ce problème de recyclage devient de plus en plus urgent.

    C’est pourquoi le laboratoire « Cellulose and Wood Materials » de l’Empa a mis au point un matériau de support à base de bois qui est entièrement biodégradable. Sous la direction de Thomas Geiger, l’équipe du projet européen HyPELignum a développé une technologie permettant de transformer la lignocellulose – un sous-produit de la transformation du bois peu utilisé jusqu’à présent – en un panneau robuste et fonctionnel.

    Fonction et cycle fermé
    Au cœur du nouveau matériau se trouve un mélange de fibrilles de cellulose et de lignine. Des processus mécaniques finement ajustés créent un maillage stable qui durcit dans une plaque « cornifiée ». Les cartes de circuits imprimés qui en résultent peuvent être imprimées avec des pistes conductrices et équipées de composants électroniques.

    Le principal défi reste la résistance à l’humidité. En effet, c’est justement l’ouverture à l’eau qui rend le matériau biodégradable en fin de vie. Un conflit d’objectifs que l’équipe de l’Empa souhaite résoudre encore mieux à l’avenir. Lors de leur premier essai, ils ont déjà réussi à construire une souris d’ordinateur entièrement fonctionnelle et d’autres appareils. Après utilisation, ceux-ci pourraient être compostés dans des conditions appropriées et les métaux et composants précieux seraient facilement récupérés.

    De la recherche à la pratique
    Les développeurs du laboratoire de l’Empa coopèrent étroitement avec des entreprises comme Profactor afin de transformer les nouvelles cartes électroniques en produits prêts à être fabriqués en série. Le potentiel pour l’industrie est important. En particulier pour les articles électroniques à courte durée de vie, il en résulte une solution qui préserve les ressources, réduit les coûts d’élimination et minimise l’empreinte écologique.

    Le projet HyPELignum met également l’accent sur des stratégies globales durables. L’accent est mis non seulement sur les matériaux de base et la production, mais aussi sur l’analyse du cycle de vie et les partenariats industriels. Des appareils de démonstration et une mise à l’échelle industrielle prévue devraient permettre de passer de la solution de laboratoire au produit commercialisable d’ici 2026.

  • Plus légers et plus solides : nouvelle génération de ponts en arc en réseau

    Plus légers et plus solides : nouvelle génération de ponts en arc en réseau

    Depuis l’année dernière, un nouveau pont frontalier enjambe l’Oder près de Küstrin. Il est soutenu par une arche en réseau de 130 mètres de portée et 88 poutres en carbone. Comme l’indique un communiqué de l’Empa qui vient d’être publié, ces câbles de tension en carbone ont été développés par Carbo-Link, une filiale de l’Empa basée à Fehraltorf. Les supports en carbone sont en plastique renforcé de fibres de carbone (PRFC).

    Ce nouveau matériau permet non seulement une mise en œuvre flexible, mais aussi d’économiser une grande quantité de dioxyde de carbone qui serait libérée par les structures en acier traditionnelles. L’utilisation de poutres en carbone permet de réduire considérablement le poids propre par rapport à des poutres en acier plat. La construction a permis d’économiser environ 500 tonnes d’acier et 1350 tonnes de béton armé.

    L’un des principaux avantages des nouveaux câbles porteurs réside dans leur grande résistance à la traction et dans le fait qu’ils se fatiguent moins que l’acier. Les essais de fatigue ont été réalisés en grande partie par une équipe du département Structural Engineering de l’Empa, qui a confirmé la résistance à la fatigue nécessaire du nouveau matériau PRFC. « Nous avons ainsi créé la base d’une nouvelle génération de ponts en réseau filigrane avec des suspensions en carbone comme éléments porteurs », déclare Giovanni Terrasi, directeur du département Mechanical Systems Engineering de l’Empa, cité dans le communiqué.

    Sur le plan visuel, les nouveaux matériaux offrent des libertés de conception, comme le montre le pont sur l’Oder. Des poutres en carbone ont déjà été utilisées pour la construction d’autres ponts, mais la particularité du pont sur l’Oder est qu’il est utilisé pour la première fois pour le transport ferroviaire lourd de marchandises. Les trains peuvent le franchir à une vitesse de 120 kilomètres par heure. Le pont a été récompensé par le Deutscher Brückenbaupreis et le Bridges International Award britannique.

  • L’ingénierie du futur

    L’ingénierie du futur

    Avec sa structure globale de 266 mètres de long, le pont remplace un ouvrage obsolète datant de 1926, qui ne répondait plus aux exigences du trafic ferroviaire moderne. L’élément central est une arche en treillis d’un blanc éclatant d’une portée de 130 mètres, qui enjambe la rivière frontalière Oder sans support. Au lieu de câbles d’acier plats classiques, on utilise 88 éléments de traction en carbone, en plastique renforcé de fibres de carbone. Ces suspensions ont été développées, testées et expertisées en grande partie à l’Institut Empa de Dübendorf. Ils remplacent les segments en acier de plusieurs tonnes et réduisent ainsi considérablement le poids total de la structure porteuse. Un avantage en termes d’efficacité des matériaux et de liberté de conception.

    Avantages économiques et durables
    La technique innovante du pont a permis d’économiser environ 600 tonnes d’acier et 1350 tonnes de béton armé. Au cours du processus de construction, une solution d’échafaudage élaborée spécifiquement pour le projet a été utilisée afin d’organiser efficacement le montage et le soudage des segments du pont. Grâce à la haute résistance à la fatigue, à la traction et à la corrosion des câbles en carbone, tant l’entretien que la durée de vie du pont sont positivement influencés. Une étude de durabilité démontre que l’utilisation du carbone génère environ 20 % d’émissions de CO₂ en moins qu’une structure en acier traditionnelle.

    Rayonnement international et potentiel d’avenir
    Le pont ferroviaire peut être emprunté par des trains de marchandises et de voyageurs à une vitesse allant jusqu’à 120 km/h et répond aux normes de sécurité les plus strictes. Des tests approfondis réalisés par l’Empa ont confirmé la résistance à la fatigue du matériau sous des charges réelles. Le pont a été récompensé à plusieurs reprises, notamment par le Bridges International Award et le Deutscher Brückenbaupreis. Il est considéré comme un pionnier de l’utilisation de matériaux composites haute performance dans la construction d’infrastructures.

    Nouvelle esthétique et signification symbolique
    L’arche marquante et élégante crée un accent architectural dans la zone frontalière et souligne le lien entre les pays. Le pont en arc en treillis avec des suspentes en carbone est à la fois un symbole d’innovation technique et de responsabilité écologique. Il pourrait à l’avenir servir de standard pour des grands projets comparables dans le transport ferroviaire européen.

  • Une nouvelle usine à Dübendorf produit du méthane renouvelable

    Une nouvelle usine à Dübendorf produit du méthane renouvelable

    L’Empa a mis en service l’installation de méthanisation move-MEGA à Dübendorf. Ce projet fait la démonstration de la méthanisation par sorption renforcée développée par l’Empa et vise à améliorer le processus power-to-gas, comme l’indique un communiqué. L’installation démontre comment l’électricité solaire est transformée en hydrogène par électrolyse, puis en méthane par ajout de CO2. Le méthane synthétique peut être injecté directement dans le réseau de gaz et remplacer le gaz naturel fossile.

    Selon le communiqué, la méthanisation à sorption renforcée est centrale pour l’installation. Les pellets de zéolithe absorbent l’eau produite par la réaction et modifient l’équilibre chimique en faveur de la formation de méthane. Le méthane formé peut ainsi être utilisé directement ou injecté dans le réseau. « Grâce à la méthanisation renforcée par sorption et à la gestion de la chaleur, nous atteignons des chiffres d’affaires élevés et une flexibilité de charge nettement supérieure à celle des procédés conventionnels. Cela rend la technologie particulièrement attractive pour un couplage direct avec des installations photovoltaïques ou éoliennes », explique Florian Kiefer, chef de projet move-MEGA.

    L’utilisation du CO2 de l’air ambiant pour la méthanisation permet d’obtenir des émissions négatives de CO2 grâce à la pyrolyse du méthane. Le méthane synthétique peut être décomposé en aval en carbone solide et en hydrogène. Le carbone est utilisé dans le béton ou l’asphalte.

    « La méthanisation associée à la pyrolyse du méthane ouvre une voie qui permet de combiner l’approvisionnement en énergie renouvelable et l’élimination durable du CO2 de l’atmosphère », explique Christian Bach, initiateur du projet move-MEGA et responsable du département Sources d’énergie chimiques et systèmes pour véhicules à l’Empa.

    Outre la méthanisation, le projet move-MEGA se concentre également sur l’utilisation de la chaleur résiduelle générée. Le projet est soutenu par le Conseil des EPF, le canton de Zurich, Glattwerk, Avenergy Suisse, Migros, Lidl Suisse, Armasuisse et Swisspower.

  • Un timing précis pour des couches minces parfaites

    Un timing précis pour des couches minces parfaites

    Les couches minces piézoélectriques sont des composants indispensables dans un grand nombre d’applications électroniques. Elles sont utilisées dans les filtres de fréquence, les capteurs, les actionneurs et les minuscules convertisseurs d’énergie. Leur capacité à convertir la tension électrique en mouvement mécanique et vice versa en fait un élément central des technologies de communication modernes. Mais la fabrication de ces couches très sensibles est une affaire complexe. Leur qualité détermine la performance et la longévité des produits finaux.

    Le procédé HiPIMS offre de nouvelles possibilités
    La pulvérisation magnétron à haute puissance et à impulsions (HiPIMS) est un procédé bien connu pour le revêtement de substrats avec des couches à haute densité. Elle consiste à générer des impulsions de haute énergie dans un environnement de chambre à vide, qui éjectent des atomes du matériau cible. Ces atomes se déposent en couche mince sur le substrat. Mais jusqu’à présent, ce procédé n’offrait pas de solution optimale pour les applications piézoélectriques, comme les couches de nitrure d’aluminium. En effet, en même temps que les ions cibles souhaités, des ions d’argon provenant du gaz de traitement sont également déposés sur le substrat, ce qui entraîne des inclusions indésirables.

    Éviter les inclusions d’argon
    L’argon, un gaz de traitement courant dans la pulvérisation magnétron, est chimiquement inactif, mais il peut rester dans les couches sous forme d’inclusions. Cela pose un problème pour les couches piézoélectriques, car elles fonctionnent sous des tensions électriques élevées. Même de faibles quantités d’argon provoquent un breakdown électrique et mettent en péril le fonctionnement des composants. Cependant, dans le processus HiPIMS classique, il est difficile d’éliminer les ions d’argon, car ils frappent le substrat en même temps que les ions de la cible.

    Le timing, un facteur décisif
    Sous la direction de Sebastian Siol, l’équipe du doctorant Jyotish Patidar a mis au point un timing précis afin d’accélérer de manière ciblée uniquement les ions cibles et d’éviter les inclusions d’argon. Comme les ions argon sont plus rapides et arrivent en premier sur le substrat, la tension d’accélération est appliquée au substrat avec un certain retard. À ce moment-là, les ions argon sont déjà passés et ne peuvent plus pénétrer dans la couche en croissance. Cela permet d’obtenir des couches piézoélectriques d’une qualité exceptionnelle, ce qui n’était pas possible auparavant avec HiPIMS.

    Une nouvelle norme pour les substrats sensibles
    Les chercheurs appellent ce procédé innovant « Synchronized Floating Potential HiPIMS ». La possibilité de créer des couches sur des substrats non conducteurs comme le verre ou le saphir est particulièrement remarquable. Normalement, il n’est pas possible d’appliquer des champs électriques sur de tels substrats pour contrôler les ions. En utilisant ce que l’on appelle la « douche électronique » générée par l’impulsion du magnétron, il est néanmoins possible d’accélérer les ions au bon moment. Le substrat est alors chargé négativement pendant une courte période, de sorte que les ions souhaités sont introduits de manière ciblée.

    Pertinence pratique pour les semi-conducteurs et les technologies quantiques
    Des températures de processus plus basses ménagent les composants sensibles dans la fabrication des semi-conducteurs et permettent le revêtement de composants sensibles à la température. En même temps, on obtient une densité de couche élevée et donc une résistance, ce qui est essentiel pour une longue durée de vie des composants. La possibilité de déposer des couches sur des substrats isolants ouvre en outre la voie à de toutes nouvelles applications dans le domaine de la photonique et des technologies quantiques, ce que les méthodes précédentes ne pouvaient pas faire.

    Coopération et prochaines étapes
    L’équipe de l’Empa n’en a pas fini avec la recherche avec ces succès. Le groupe travaille déjà à l’optimisation du processus avec l’apprentissage automatique et des expériences à haut débit. Parallèlement, des collaborations avec d’autres institutions de recherche et des partenaires industriels sont mises en place afin d’amener la technologie à l’application. Des recherches sont déjà en cours sur les couches minces ferroélectriques, qui posent des défis similaires en termes de précision et de pureté des matériaux.

  • L’Empa gagne un constructeur de ponts

    L’Empa gagne un constructeur de ponts

    Matthias Sulzer n’est pas un chercheur typique. Son parcours l’a mené de l’artisanat à la création d’entreprise, en passant par des études d’ingénieur, pour finalement revenir à la recherche. Aujourd’hui, il est à la tête du département Ingénierie de l’Empa, où il contribue à façonner l’environnement construit de demain. Son bureau est aussi structuré que sa façon de penser. Sur un poster qu’il a lui-même dessiné, une route de montagne montre les étapes d’un développement stratégique. Pour Sulzer, les visualisations ne sont pas seulement des outils de travail, mais l’expression d’une pensée pragmatique et ciblée.

    Très tôt, il a compris que des changements durables ne pouvaient être réalisés que si la recherche et la pratique collaboraient étroitement. Dès la création de son entreprise, il a misé sur la coopération scientifique. Cette attitude l’a conduit plus tard à l’Empa en tant que chercheur principal, où il a dirigé des projets d’innovation nationaux et traduit les connaissances scientifiques en applications concrètes.

    L’innovation comme lien entre la pensée systémique et la responsabilité
    Aujourd’hui, Sulzer s’intéresse à un large éventail de sujets, de la robotique durable à la décarbonisation de systèmes énergétiques entiers, en passant par de nouveaux matériaux. Son travail est particulièrement impressionnant dans le contexte du changement climatique. En effet, l’environnement construit est responsable d’une grande partie de la consommation de ressources. Pour Sulzer, il ne s’agit pas seulement d’un enjeu technologique, mais d’un enjeu de société. Sa vision va du cycle fermé des matériaux à la récupération du carbone atmosphérique. Pour lui, la protection du climat commence en laboratoire, mais elle se termine dans l’application.

    Son département couvre toute l’échelle de la recherche, du développement de matériaux moléculaires à l’évaluation des stratégies énergétiques nationales. Qu’il s’agisse de drones pour la réparation d’infrastructures ou d’implants biocompatibles, le travail des équipes de l’Empa est aussi varié que pertinent. Selon M. Sulzer, il est crucial que les différentes disciplines travaillent ensemble. Là où auparavant des experts isolés travaillaient côte à côte, on mise aujourd’hui sur un véritable travail d’équipe.

    Une recherche qui renforce les personnes
    Pour Sulzer, ce n’est toutefois pas la technologie qui est au centre, mais les personnes. Selon lui, la recherche ne doit pas se mesurer uniquement à l’excellence, mais doit permettre à la prochaine génération d’assumer des responsabilités. Il se considère comme un facilitateur qui crée des espaces d’excellence scientifique. Et il croit en la valeur ajoutée des équipes, dans lesquelles les forces individuelles se combinent pour former une intelligence collective. Là où les frontières disciplinaires sont dépassées, de nouvelles solutions voient le jour, dont l’impact dépasse souvent le cadre de la recherche.

    Avec Matthias Sulzer, l’Empa ne gagne pas seulement un chef de département spécialisé, mais aussi une personnalité dirigeante qui allie science, esprit d’entreprise et responsabilité sociale. A une époque où les développements technologiques ne suffisent plus, Sulzer mise sur l’attitude, la coopération et une vision claire. Une recherche qui agit par les hommes, pour les hommes.

  • DroneHub dans le NEST

    DroneHub dans le NEST

    Le « DroneHub » au NEST de l’Empa offre une plate-forme pour le développement de technologies d’avenir qui révolutionnent l’interaction des drones et des robots avec l’environnement naturel et construit. L’accent est mis sur les drones capables d’effectuer des tâches autonomes telles que des inspections, des réparations et des collectes de données. L’objectif est de réduire les nuisances environnementales et de promouvoir la lutte contre le changement climatique.

    La recherche au cœur de l’actualité
    Le « DroneHub » dispose de trois environnements de test centraux qui simulent des conditions réelles. La fabrication additive aérienne permet aux drones d’effectuer des réparations d’infrastructures dans une zone verticale en utilisant l’impression 3D aérienne, tout en résistant au vent et aux intempéries. Dans la biosphère, les chercheurs testent des robots qui se déplacent dans la nature, collectent des données et utilisent des matériaux biodégradables qui se décomposent après leur utilisation. Dans le cas des façades de bâtiments, une façade modulaire sert de banc d’essai pour étudier la manière dont les drones peuvent être intégrés dans les bâtiments afin d’en assurer la maintenance et la sécurité.

    Des systèmes autonomes comme système immunitaire environnemental
    « Notre vision est d’établir les drones comme une sorte de système immunitaire pour l’environnement », explique Mirko Kovac, responsable du projet. Ces robots devraient effectuer des tâches précises, telles que la réparation des structures ou la surveillance des écosystèmes, tout en minimisant les coûts et les risques.

    Collaboration pour des solutions durables
    Le développement du « DroneHub » a été initié par l’Empa en collaboration avec l’Imperial College London. Cette coopération permet d’échanger des connaissances et des technologies afin de relever efficacement les défis écologiques mondiaux.

    Des technologies durables pour des objectifs mondiaux
    Le « DroneHub » joue un rôle clé dans le développement de technologies autonomes et durables qui peuvent contribuer aux objectifs climatiques mondiaux. Grâce à des tests pratiques et à des approches interdisciplinaires, une interface entre la technologie, l’environnement et la vie quotidienne est créée ici.

  • L’Empa réussit à mettre en œuvre un modèle quantique

    L’Empa réussit à mettre en œuvre un modèle quantique

    Les technologies quantiques révolutionnent la science et offrent un potentiel énorme en matière de communication, de puissance de calcul et de métrologie. Dans le cadre d’une collaboration importante, les chercheurs de l’Empa et leurs partenaires ont reproduit avec précision un modèle quantique théorique dans un matériau synthétique. Cette étape nous rapproche de manière significative de l’application pratique des technologies quantiques.

    Une nouvelle ère des bits aux qubits
    Dans les ordinateurs traditionnels, le bit, un état binaire de 0 ou de 1, est au centre du traitement de l’information. Les ordinateurs quantiques, en revanche, utilisent des qubits qui, grâce aux effets quantiques, peuvent être simultanément 0 et 1. Cette superposition, également appelée « superposition », permet potentiellement une infinité d’états et donc une puissance de calcul révolutionnaire. Mais l’interaction entre les qubits est extrêmement complexe. En alignant et en reliant avec précision les spins des électrons, les chercheurs de l’Empa ont désormais surmonté un obstacle important pour mettre la théorie en pratique.

    La synthèse du modèle d’Heisenberg
    Dans le « nanotech@surfaces Laboratory », les chercheurs ont réussi à construire une chaîne de spins qui reproduit le modèle d’Heisenberg alterné unidimensionnel du lauréat du prix Nobel Werner Heisenberg. Ils ont utilisé la molécule nanographique Clar’s Goblet, un nanomatériau de carbone spécial en forme de sablier, qui présente la configuration de spin nécessaire. Connecté sur une surface d’or, une réalisation parfaite de la chaîne d’Heisenberg a pu être obtenue, ce qui a permis aux chercheurs d’effectuer des études détaillées sur ce système quantique.

    Technologies quantiques du futur
    La mise en œuvre expérimentale de ce modèle confirme les prédictions de la physique quantique et ouvre de nouveaux horizons à la recherche. Roman Fasel, directeur du laboratoire nanotech@surfaces, voit dans ce travail le potentiel de matériaux et de systèmes quantiques variés qui peuvent être développés pour des applications inédites. La collaboration avec des équipes d’experts internationaux au Portugal et en Allemagne montre que les technologies quantiques exigent un effort transdisciplinaire pour concilier la théorie et la pratique.

  • Des chercheurs développent des piles salines économiquement viables pour un stockage sûr de l’énergie

    Des chercheurs développent des piles salines économiquement viables pour un stockage sûr de l’énergie

    Des chercheurs du laboratoire Materials for Energy Conversion du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), basé à Dübendorf, poursuivent un projet Innosuisse lancé par le fabricant tessinois de piles salines Horien Salt Battery Solutions. La collaboration de recherche a pour but de développer des batteries au sel économiquement attractives et utilisables, peut on lire dans un communiqué de presse. Par batteries au sel, on entend des accumulateurs dont l’électrolyte est un solide, à savoir un conducteur d’ions céramique à base d’alumine de sodium. La cathode est basée sur un granulat de sel de cuisine et de poudre de nickel. L’anode métallique en sodium ne se forme que lors de la charge. Contrairement aux batteries lithium-ion courantes, les batteries au sel ne sont pas inflammables. Elles peuvent donc être utilisées dans des domaines où les batteries lithium-ion ne sont pas autorisées, comme l’exploitation minière, la construction de tunnels ou les plates-formes pétrolières ou gazières. D’autres avantages sont leur longévité ainsi que l’obtention de matériaux de base nettement moins chers. Contrairement à la concurrence du lithium-ion, les matières premières sont bon marché et disponibles en grande quantité, précise le communiqué.

    L’inconvénient de ces batteries est leur température de fonctionnement élevée. Pour être opérationnelle, une pile saline a besoin d’une température de 300 degrés Celsius. Les chercheurs cherchent des options pour rendre ces applications économiques. « Selon l’application, il est plus économique de maintenir une pile au chaud que de la refroidir », explique Meike Heinz, chercheuse à l’Empa, citée dans le communiqué.

    Une autre ambition est de faire fonctionner les batteries à l’état solide sans nickel. Pour ce faire, le matériau de la cathode, le nickel, doit être remplacé par d’autres métaux, par exemple le zinc. L’objectif est d’établir les piles salines en tant que stockage stationnaire à long terme grâce à leur sécurité, leur longue durée de vie et l’absence de matières premières critiques.

  • Le campus de recherche « co-operate » de Dübendorf s’agrandit avec succès

    Le campus de recherche « co-operate » de Dübendorf s’agrandit avec succès

    L’extension du campus de recherche de Dübendorf, qui s’est déroulée de 2021 à 2024, comprend un bâtiment de laboratoires ultramoderne, un bâtiment multifonctionnel et un nouveau parking. Ces mesures infrastructurelles sont essentielles pour répondre aux exigences croissantes de la recherche. Les 30 laboratoires et bureaux supplémentaires offrent aux chercheurs un environnement de travail amélioré, conforme aux dernières normes technologiques et environnementales.

    Durabilité et innovation main dans la main
    Une caractéristique particulière du nouveau campus est l’accent mis sur la production et l’utilisation durables de l’énergie. Un système de sondes géothermiques à haute température récemment mis au point permet de stocker la chaleur perdue en été et de l’utiliser pour chauffer les bâtiments en hiver. Cette innovation technologique et d’autres, directement issues des laboratoires de l’Empa et de l’Eawag, seront non seulement appliquées sur le campus, mais feront également l’objet de recherches supplémentaires afin d’optimiser leur efficacité et leur impact environnemental.

    Un campus vert et sans voitures
    Afin de rendre le site du campus plus écologique et plus convivial pour les piétons, les places de parking existantes ont été transférées dans le nouveau parking et le site a été entièrement végétalisé. Une « ceinture verte » relie les deux instituts de recherche et crée une atmosphère accueillante pour les employés et les visiteurs. La nouvelle place du campus près du NEST offre en outre un espace libre attrayant pour les échanges et la détente.

    Regard vers l’avenir
    Avec l’achèvement du projet « co-operate », l’Empa et l’Eawag n’ont pas seulement modernisé leur infrastructure de recherche, ils ont aussi jeté les bases des innovations futures. La combinaison d’une construction ultramoderne, d’une utilisation durable de l’énergie et d’un environnement de travail amélioré favorise la recherche de pointe et renforce la position de la Suisse en tant que site leader pour les innovations scientifiques.

  • Jusqu’à ce que l’alchimie prenne

    Jusqu’à ce que l’alchimie prenne

    Si elle maîtrise son domaine de A à Z, c’est aussi, comme elle le souligne, grâce au savoir-faire que des collègues de l’Empa ont développé, comme l’ingénieur Gabor Kovac. Il a fait avancer la fabrication d’actionneurs empilés avec des disques de silicone extensibles pendant de nombreuses années et les a développés avec son partenaire Lukas Düring jusqu’à ce que leur spin-off « CTsystems » soit récemment reprise par le groupe Daetwyler.

    « Ils ont développé les appareils permettant de mesurer la manière dont les actionneurs s’allongent en fonction des différents champs électriques », raconte Opris, « nous étions très tôt sur ce sujet, et cela m’a énormément aidé » Contrairement à ses collègues, la chimiste ne travaille certes pas tant sur la technologie d’impression de tels composants qu’un « étage en dessous » – sur la synthèse de nouveaux polymères qui conviennent comme couches non conductrices pour des transistors empilés, des films élastiques pour la production d’électricité et d’autres éléments.

    Le profil souhaité : le plus fin possible, avec l’objectif lointain de nombreuses couches de seulement dix micromètres d’épaisseur ; bien extensible, sensible à une faible tension de courant et en même temps robuste. Et surtout : imprimable, c’est-à-dire sans solvant pour les couches conductrices entre lesquelles se trouvent les polymères. « Les solvants peuvent endommager les couches de polymères. En outre, le matériau devrait sécher longtemps pour ne pas émettre de vapeurs nocives », explique Opris, « c’est pourquoi nous essayons de nous en passer – avec la chimie appropriée »

    Des exigences multiples auxquelles s’intéressent les chercheurs du monde entier. Les composés appropriés qui suscitent des espoirs sont les polysiloxanes, sur lesquels travaille également la spécialiste de l’Empa. Un avantage important de ces polymères : ils sont relativement faciles à synthétiser ; la « colonne vertébrale » de leurs brins est très mobile – et ils peuvent être manipulés de manière ciblée avec des groupes polaires, c’est-à-dire des molécules chargées en plus ou en moins.

    Des molécules qui ressemblent à des serpents
    Ce qui est difficile à comprendre pour les non-initiés, Dorina Opris l’explique par une image parlante : « On peut se représenter ces polysiloxanes comme un pot rempli de serpents qui veulent constamment se déplacer » Les groupes polaires ont un double effet sur eux. D’une part, ils rendent les serpents moléculaires plus sensibles aux champs électriques afin qu’ils réagissent à de faibles tensions. D’autre part, ils agissent comme une sorte de colle entre les molécules ; cela les « raidit » et diminue ainsi leur importante élasticité. Il convient d’ajuster finement ces deux effets pour obtenir un succès maximal. Pour une utilisation pratique, il est important de passer de l’état solide à l’état élastique à basse température, afin que la technologie puisse ensuite être utilisée à température ambiante. De plus, ces structures polymères doivent encore être « réticulées » chimiquement pour pouvoir devenir des couches élastiques – par exemple par la lumière UV et à l’aide de ce que l’on appelle des groupes terminaux : des « chapeaux » quasi moléculaires qui portent les serpents à leurs extrémités. Mais dans la pratique du laboratoire, il s’avère jusqu’à présent difficile de doter ces polymères de groupes terminaux définis de manière fiable. « Cela m’énerve », avoue Opris avec un sourire.

    Il faut une saine ambition pour le projet TRANS, que la chimiste qualifie elle-même de « très, très ambitieux ». L’équipe est optimiste car des travaux antérieurs ont déjà donné des résultats encourageants, comme par exemple un composé de polysiloxane qui a réagi à une tension de seulement 300 volts et s’est fortement déformé – une valeur extrêmement faible. L’impression de couches de condensateurs sans solvant a également été réalisée. Et un doctorant a récemment mis au point un élastomère piézoélectrique qui, lorsqu’il est étiré, présente une réponse électrique nettement plus élevée que d’autres composés actuellement utilisés.

    Créativité et esprit d’équipe pour réussir
    Pour obtenir des résultats exploitables, de nombreuses autres étapes sont nécessaires – et les qualités qui ont amené Dorina Opris à l’Empa et à l’ETH Zurich. Non seulement la persévérance et la capacité à transformer les échecs en progrès, mais aussi la création d’un environnement inspirant pour les collaborateurs, qui permette des débats ouverts et même des erreurs, afin de faire naître de bonnes idées.

    Et surtout, de l’optimisme. Selon la directrice, il faut donner aux jeunes chercheurs des projets passionnants et exigeants, puis les laisser travailler de manière autonome pour qu’ils restent motivés. Son conseil aux femmes talentueuses, basé sur sa propre biographie : « N’attendez pas que quelqu’un vous pousse à faire de la recherche. Vous devez être motivée et forte, et aller jusqu’au bout ! Et prenez des risques de temps en temps »

  • « co-operate » – un modèle de construction adaptée au climat

    « co-operate » – un modèle de construction adaptée au climat

    En ce qui concerne la préservation des ressources et la réduction des émissions de CO2, le campus qui prend forme sur le site de l’Empa à Dübendorf est appelé à devenir un élève modèle – du sommet à la base, des toits jusqu’à 100 mètres de profondeur, où aboutissent les sondes géothermiques d’un réservoir d’énergie saisonnier expérimental unique en son genre. En été, ces « tubes » stockent la chaleur perdue, par exemple celle des machines frigorifiques, de la ventilation et des appareils de laboratoire, pour l’utiliser ensuite en hiver pour le chauffage ou la production d’eau chaude. L’objectif : réduire au maximum les émissions de CO2 des bâtiments sur l’ensemble du campus, tout en explorant cette technologie innovante pour un avenir énergétique durable.

    Minimiser les émissions de gaz à effet de serre : Cette exigence caractérise également les constructions du nouveau campus. Le bâtiment de trois étages situé à droite de l’entrée est un « parking bois-béton » unique en son genre, dont les plafonds sont une construction sophistiquée de poutres et de dalles en épicéa recouvertes de béton. Grâce à cette construction hybride, l’épaisseur des couches de béton a pu être réduite d’environ un tiers, selon l’entreprise de construction Implenia. Une économie considérable a donc été réalisée sur le ciment, « nuisible au climat » : environ 9 300 m2 de plafonds nervurés en béton ont été remplacés par des plafonds à poutres en bois – une contribution à la tendance actuelle qui consiste à remplacer le béton par des constructions en bois lorsque cela est possible et judicieux.

    Selon Kevin Olas, responsable de l’immobilier à l’Empa, l’un des défis de ce projet était d’intégrer l’éclairage, les lignes électriques et les conduites d’évacuation des eaux usées de manière discrète afin de ne pas nuire à l’esthétique de cette construction hybride raffinée. En outre, la planification devait également tenir compte des aspects futurs : Le parking a été conçu de manière modulaire, à partir d’éléments préfabriqués démontables, dans l’optique du changement climatique et d’un avenir lointain où la mobilité individuelle jouera peut-être un rôle moins important qu’aujourd’hui. Certaines parties du bâtiment pourraient alors être transformées en ateliers ou utilisées à d’autres fins.

    L’urine comme matière première pour l’engrais
    Dans ce futur, la construction sera également déterminée par une économie circulaire respectueuse de l’environnement : Non seulement l’acier, le béton ou les éléments en bois peuvent être recyclés sans nuire au climat, mais aussi les « matières premières » humaines. Prenons l’exemple de l’urine : des toilettes « NoMix », développées ces dernières années par des spécialistes de l’institut de recherche sur l’eau Eawag, ont été installées dans le grand bâtiment de laboratoire au centre de « co-operate ». Sans modifier l’usage habituel, ils séparent l’urine humaine de ce que l’on appelle les eaux noires, composées de matières fécales, d’eau de vaisselle et de papier toilette.

    Comme l’urine contient des nutriments précieux tels que l’azote, le phosphore et le potassium, elle peut être utilisée pour produire des engrais pour l’agriculture. Grâce à un procédé spécialement développé par l’Eawag, la matière première est d’abord stabilisée par un processus biologique dans le sous-sol du bâtiment NEST et perd ainsi son odeur forte. Un filtre à charbon actif élimine tous les résidus de médicaments avant que le liquide ne soit finalement évaporé – pour devenir un engrais de haute qualité appelé « Aurin », commercialisé par la société Vuna GmbH, spin-off de l’Eawag. Avec 1000 litres d’urine, on obtient 100 litres de cet engrais qui, depuis 2018, est également autorisé par l’Office fédéral de l’agriculture pour l’utilisation sur les plantes comestibles.

    De nombreuses pièces de la mosaïque pour un bon bilan climatique

    Outre le système discret de collecte de l’urine, de nombreux détails évidents témoignent de la volonté du campus de montrer la voie d’une construction respectueuse de l’environnement. Des installations photovoltaïques permettront d’augmenter massivement la production d’électricité propre. Et sur une surface de plus de 14 000 m2, les gens se déplacent sur de l’asphalte recyclé, avec un pourcentage élevé de 80% de matériaux recyclés dans la couche de base et 20% dans la fine couche de roulement.

    Parallèlement, les architectes paysagistes ont renoncé à l’asphalte afin d’aménager le site de manière naturelle : Les surfaces jusqu’ici imperméables sont « libérées », comme la Ludwig-Tetmajer-Strasse sur le site de l’Empa. « Ce ‘désert de parking et d’asphalte’ se transforme en une zone verte et ombragée », explique Kevin Olas. Et derrière les grands bâtiments neufs, la biodiversité est également favorisée par des plantes et des arbres variés – grâce à des espèces sélectionnées pour leur résistance à la chaleur et qui se sentiront bien dans les conditions climatiques futures.

  • Neuer Campus von Empa und Eawag nimmt Gestalt an

    Neuer Campus von Empa und Eawag nimmt Gestalt an

    Die Eidgenössische Materialprüfungs- und Forschungsanstalt (Empa) und das Wasserforschungsinstitut des ETH-Bereichs, Eawag, erweitern auf dem Empa-Gelände in Dübendorf ihren Campus, der laut einer Medienmitteilung in Kürze unter dem Namen co-operate in Betrieb gehen soll. Architektur und Gestaltung der Erweiterung seien als „Wegweiser“ für klima- und umweltfreundliches Bauen konzipiert und zeigen Ansätze für weniger Ressourcenverbrauch und minimalen CO2-Ausstoss, für mehr Kreislaufwirtschaft durch weniger Materialverbrauch sowie zum Gewinnen und Einsparen von Energie, heisst es.

    In der Nähe des Eingangsbereichs zum Campus ist ein attraktives Gebäude errichtet worden. Die Konstruktion ist ein Holz-Beton-Parkhaus, welches von Implenia in Hybridbauweise umgesetzt wurde. Statt Betonrippendecken wurden auf einer Fläche von 9300 Quadratmeter Holzbalkendecken verwendet. Dadurch komme der Bau mit erheblich dünneren Betonschichten aus und senke den Verbrauch des „Klimasünders“ Zement.

    Beleuchtung, Elektrotrassen und Abwasserleitungen mussten laut Kevin Olas, Leiter des Immobilienbereichs der Empa, mit Rücksicht auf die Ästhetik der Hybridkonstruktion installiert werden. Zudem galt es, mit Blick auf den Klimawandel die Modulbauweise aus Fertigteilen anzuwenden. So liessen sich bei Bedarf Teile des Gebäudes beispielsweise in Werkstätten umwandeln.

    Neben Baustoffen Stahl, Beton oder Holzelemente seien auch menschliche „Rohstoffe“ wiederverwertbar: So eigne sich Urin durch die enthaltenen Nährstoffe Stickstoff, Phosphor und Kalium als Rohstoff für die Düngerherstellung. Das im Laborgebäude eingebaute Urin-Sammelsystem NoMix-WCs schaffe den Rohstoff für das Recycling-Düngemittel Aurin. Dieses wird vom Eawag-Spin-Off Vuna vertrieben.

    Weitere Bausteine auf dem Campus seien Photovoltaik, Recycling-Asphalt sowie Asphaltverzicht bei der Landschaftsgestaltung, die auf eine Förderung der Biodiversität fokussiert und das Anpflanzen einer vielfältigen Flora vorsehe.

    Quelle: empa.ch

  • L’Empa développe un drone résistant à la chaleur pour les pompiers

    L’Empa développe un drone résistant à la chaleur pour les pompiers

    Le FireDrone de l’Empa et du laboratoire de robotique aérienne de l’Imperial College de Londres a réussi son baptême du feu : Selon un communiqué de presse de l’Empa, les premiers tests avec le robot volant, qui doit aider les pompiers lors de leurs interventions, se sont révélés positifs. Dans l’arène de vol de l’Empa à Dübendorf, ils ont montré que les caractéristiques de vol et la maniabilité de ce drone spécial d’environ 50 centimètres étaient « excellentes » malgré son équipement spécial. L’engin volant autonome a été équipé d’un nouveau type de manteau isolant, d’un système de refroidissement supplémentaire et d’un revêtement en aluminium.

    Le design, que les chercheurs viennent de publier dans la revue spécialisée « Advanced Intelligent Systems », a convaincu lors de cet exercice à sec. Pour que le drone puisse fournir aux équipes d’intervention les premières informations sur la source du danger, il doit toutefois pouvoir résister à une forte chaleur. « Pour pouvoir voler plus près, la chaleur extrême dégagée par un incendie est trop importante pour les drones traditionnels », explique David Häusermann du laboratoire Sustainability Robotics de l’Empa.

    Le laboratoire Building Energy Materials and Components de l’Empa a pu synthétiser le matériau isolant qui a permis de réaliser cette prouesse. Il s’agit d’un aérogel ultraléger composé de polyimide et de silice. Il a également été renforcé par des fibres de verre. L’électronique, la caméra thermique et les capteurs de CO2 du prototype FireDrone ont résisté à plusieurs vols d’essai sans dommage lors d’essais avec un feu de gaz sur le terrain d’entraînement du centre de formation d’Andelfingen. Il s’agit maintenant de procéder à des essais dans des conditions de fort dégagement de suie.

    « Lorsqu’un drone effectue la première reconnaissance de la situation, nous n’avons pas besoin d’envoyer immédiatement les pompiers dans la zone de danger », déclare Stefan Keller, coordinateur de la formation des pompiers de l’assurance immobilière du canton de Zurich. « Pour nous, cette avancée est extrêmement intéressante »

  • L’isolation végétale, un puits de carbone ?

    L’isolation végétale, un puits de carbone ?

    Le secteur du bâtiment est responsable de 40% de la consommation globale d’énergie, de 30% des émissions de gaz à effet de serre et de 36% des déchets dans l’UE. Les mesures d’efficacité énergétique ont permis de réduire les émissions dans les entreprises. La fabrication des matériaux reste une source sous-estimée. les émissions « grises » des bâtiments modernes sont comparables aux émissions d’exploitation. Les matériaux de construction qui fixent le CO2 à long terme réduisent l’empreinte écologique.

    Comment capter le CO2 à long terme
    L’Empa développe de nouveaux matériaux d’isolation pour les bâtiments qui peuvent capter le CO2 à long terme. Des déchets végétaux issus de l’agriculture et de la sylviculture sont transformés en matériaux isolants et fixés lors d’un traitement thermique. Ce « charbon végétal » reste fixé pendant la durée de vie du bâtiment et peut être utilisé directement dans les champs lors du démantèlement du bâtiment, où il augmente la fertilité du sol et reste stable. Contrairement à d’autres matériaux de construction, comme le bois ou l’isolation en cellulose, qui libèrent le CO2 stocké lorsqu’ils se décomposent ou sont recyclés thermiquement.

    Le physicien Wernery de l’Empa mène des recherches avec son groupe et la ZHAW sur les matériaux d’isolation à base de charbon végétal. Le matériau d’isolation doit être thermiquement isolant, résistant au feu et adapté à une utilisation ultérieure comme engrais. L’isolation au charbon végétal pourrait améliorer le bilan carbone de la Suisse d’un peu plus de 1% en remplaçant des matériaux isolants comme le PSE ou la laine minérale par du charbon végétal. Cela permettrait d’économiser un demi-million de tonnes d’équivalents CO2 par an, en évitant les émissions liées à la production de matériaux d’isolation conventionnels et en stockant le CO2 dans le charbon végétal à long terme.

    Soutien financier – de plusieurs sources
    Wernery reçoit un soutien financier pour son concept prometteur de la part d’institutions de financement telles que la Fondation Minerva, le Conseil des EPF et l’Office fédéral de l’énergie. Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur a contribué à l’élaboration des bases, grâce aux contributions volontaires des clients qui ont acheté deux centimes par kilowattheure d’électricité.

  • Cinq technologies sur la voie du zéro net

    Cinq technologies sur la voie du zéro net

    L’étude TA-Swiss a pour objectif d’informer les décideurs politiques et le public sur les opportunités, les limites et les risques de différentes méthodes de captage et de stockage du CO2. Des aspects tels que la faisabilité, l’efficacité climatique, les coûts, la consommation de ressources et l’impact sur l’environnement et la population ont été examinés.

    Les cinq technologies sont les suivantes :

    • le stockage du CO2 sous forme de biomasse dans les forêts et l’utilisation du bois
    • le stockage sous forme d’humus dans le sol et l’utilisation de charbon végétal
    • le captage et le stockage du CO2 lors de la combustion de la biomasse (BECCS)
    • le captage dans l’air et le stockage (DACCS)
    • l’altération accélérée du béton et des roches de démolition (carbonatation)

    Chacune des cinq NET a été évaluée sur la base des connaissances actuelles et à l’aide d’entretiens avec des experts. Les opportunités, les risques, les synergies et les conflits potentiels ont été identifiés et examinés du point de vue du système. Sur cette base, des options d’action et des recommandations générales et spécifiques, liées à la technologie, ont été identifiées et réfléchies avec des parties prenantes sélectionnées.

    Principales recommandations générales de l’étude
    Pour que la contribution des NET à l’objectif « zéro net » soit mise en œuvre d’une manière respectueuse de l’environnement et de la société, la politique et la société doivent se pencher sur le sujet à un stade précoce. Cela nécessite notamment que le public soit impliqué dans l’élaboration des conditions de déploiement des NET au moyen d’informations factuelles et compréhensibles.

    Une stratégie globale d’utilisation des ressources limitées, telles que les énergies renouvelables, l’eau, la biomasse et le sol, et de financement pour le développement et la mise en œuvre des NET est nécessaire.

    Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer le potentiel des différentes technologies.

    La quantité de CO2 retirée de l’atmosphère sur le long terme doit pouvoir être comptabilisée de manière transparente et simple afin d’établir un cadre d’évaluation fiable et d’éviter de compter plusieurs fois le même CO2.

    La durée minimale de fixation du CO2 à partir de laquelle une technologie ou un projet NET est reconnu au sens de la stratégie climatique devrait être réfléchie.

    Pour atteindre l’objectif zéro net, les NET ne peuvent être utilisées qu’en complément de la réduction prioritaire des émissions de gaz à effet de serre. Il est donc important d’avoir des objectifs distincts pour la réduction des émissions de CO2 et pour l’élimination du CO2.

    La Suisse est actuellement à la pointe du développement des NET. Cet avantage concurrentiel devrait être renforcé en encourageant la recherche et le développement ainsi que les projets de démonstration.

  • Isolation des bâtiments – Maçonnerie légère

    Isolation des bâtiments – Maçonnerie légère

    Les éléments de construction vitrés sont une méthode populaire en architecture pour faire entrer la lumière dans un bâtiment. Cela permet de mieux utiliser la lumière du jour, respectueuse de l’environnement, et de réduire les besoins en éclairage artificiel. Cependant, pour maximiser cet avantage, les éléments en verre doivent, dans la mesure du possible, être utilisés pour construire des murs entiers pour l’enveloppe du bâtiment, ce qui suppose que les éléments disposent d’une isolation thermique efficace et qu’ils puissent supporter une certaine charge – une combinaison qui n’était pas disponible sur le marché jusqu’à présent.

    Ces deux exigences sont satisfaites : haute isolation et translucidité
    Les aérogels de silicate sont des isolants thermiques haute performance de plus en plus répandus dans le secteur de la construction. Les plus courants sont les matelas et les enduits isolants opaques. Le chercheur de l’Empa Jannis Wernery et ses collègues du département « Building Energy Materials and Components » ont eu l’idée dès 2017 d’intégrer l’isolant directement dans un bloc de construction et ont présenté une nouvelle brique remplie d’aérogel, appelée « Aerobrick ». Grâce à son excellente isolation thermique, cette brique permet de réaliser des économies de chauffage sans avoir à ajouter de couche d’isolation supplémentaire sur la maçonnerie.

    Cependant, l’aérogel peut également être presque transparent, ce qui permet d’obtenir un système de construction translucide et isolant. Afin d’exploiter cette caractéristique et d’améliorer encore les performances d’isolation de l’ »aérobriques », Wernery, Michal Ganobjak et leurs collaborateurs ont mis au point un nouveau type de composant modulaire à base de verre flotté et de granulés d’aérogel de silice, qui combine les deux propriétés – il est translucide et thermiquement isolant : la brique de verre en aérogel.

    Les briques de verre remplies de granulés d’aérogel translucides permettent de construire des éléments de façade esthétiques et même porteurs, qui laissent entrer la lumière du jour sur une grande surface. Les chercheurs de l’Empa ont obtenu cette combinaison de résistance, d’isolation et de transmission de la lumière grâce à des entretoises décalées entre les feuilles de verre à l’intérieur de la brique de verre, qui assurent la stabilité statique avec un transfert de chaleur minimal.

    La brique de verre a une conductivité thermique mesurée de 53 mW/(m∙K) et une résistance à la compression de près de 45 MPa. Il s’agit de la plus haute performance d’isolation d’une brique que l’on puisse trouver dans la littérature spécialisée, et a fortiori sur le marché. En même temps, s’y ajoute la propriété de transmission de la lumière.

    De multiples applications en vue
    La brique de verre Aerogel convient aux applications qui exigent à la fois un apport élevé de lumière naturelle, une protection contre l’éblouissement et une protection de la vie privée, par exemple dans les bureaux, les bibliothèques et les musées. Un aspect important est qu’une enveloppe de bâtiment constituée de telles briques de verre relie l’intérieur du bâtiment à l’extérieur en termes de lumière naturelle. Cela peut avoir un effet positif sur le rythme circadien des occupants du bâtiment. Les applications possibles sont par exemple :

    • Les espaces qui ne doivent pas avoir de vue sur l’extérieur, par exemple pour des raisons d’intimité, de sécurité ou pour éviter les perturbations, mais qui doivent néanmoins laisser pénétrer une lumière naturelle diffuse à l’intérieur, comme les bibliothèques, les galeries, les musées, les foyers, les bureaux, les noyaux de cages d’escalier, les gymnases, les salles polyvalentes, les immeubles d’habitation ou les ateliers d’art.
    • Les espaces où la lumière du jour est nécessaire à un rythme circadien sain, comme les foyers, les hôpitaux et les sanatoriums, mais aussi les zoos, les écuries et les élevages d’animaux, voire les serres
    • Les lieux où il est nécessaire d’apporter un maximum de lumière naturelle et d’économiser de l’espace, par exemple dans les quartiers urbains densément construits avec des immeubles et de nombreux appartements en ville
    • Éléments architecturaux tels que les murs Trombe dans l’architecture solaire, dans les cours intérieures ou les atriums, qui génèrent de la chaleur à partir du rayonnement infrarouge de la lumière du soleil

    Une analyse des coûts des matériaux montre que la brique de verre isolante peut être tout à fait compétitive dans de telles applications. La brique de verre offre donc à l’architecture de nouvelles possibilités de conception pour augmenter la lumière naturelle dans les bâtiments, que ce soit pour les nouvelles constructions ou les rénovations. Les chercheurs ont depuis déposé une demande de brevet pour la brique de verre en aérogel et sont à la recherche de partenaires industriels potentiels.

  • Empa erfindet tragfähige und isolierende Glasbausteine

    Empa erfindet tragfähige und isolierende Glasbausteine

    Dank der Empa wird es in Zukunft erstmals möglich sein, auch tragende Wände aus Glasbausteinen zu errichten. Die dort entwickelten Glasbausteine haben eine weitere Eigenschaft, die ihnen bisher fehlte: Sie weisen die höchste Dämmleistung auf, die Ziegel theoretisch haben können, in der Praxis jedoch selten haben.

    Das neue Material, das all dies gewährleistet, ist Silikat-Aerogel. Dieser thermische Hochleistungsdämmstoff findet im Bausektor zunehmend Verbreitung, allerdings meist in Form von undurchsichtigen Dämmmatten und -putze. Es kann jedoch auch transparent sein. In Verbindung mit Floatglas haben Forschende der Empa-Abteilung Building Energy Materials and Components laut einer Mitteilung einen lichtdurchlässigen und wärmedämmenden Baustoff entwickelt: den Aerogel-Glasbaustein.

    Damit gebaute tragende Wände lassen viel diffuses Tageslicht in Innenräume, sowohl bei Neubauten als auch bei Renovierungen. Das ermöglicht vielfältige Anwendungen, etwa in Bibliotheken, Museen, Foyers und Mehrzweckhallen. Sie können in Räumen sinnvoll sein, wo es um einen gesunden Tag-Nacht-Rhythmus geht wie Wohnheime, Zoos, Ställe, Tierzuchten und Gewächshäuser. Sie können in dicht bebauten Stadtquartieren Licht schaffen und bei sogenannten Trombe-Wänden zum Einsatz kommen, eine in der Solararchitektur verwendete Kombination aus einer Kollektor- und Speicherwand zur passiven Nutzung der Sonnenenergie.

    Laut Empa kann der Isolierglasbaustein in solchen Anwendungen durchaus wettbewerbsfähig sein. Die Forschenden haben ihn zum Patent angemeldet und sind nun auf der Suche nach Industriepartnern. Schindler increased its sales by 6 percent to CHF 2.8 billion in the first quarter of 2023. Adjusted for special effects, net profit rose disproportionately year-on-year to CHF 186 million. Order intake, on the other hand, was almost 9 percent lower.

  • L’heure d’été a un impact positif sur le bilan énergétique des immeubles de bureaux

    L’heure d’été a un impact positif sur le bilan énergétique des immeubles de bureaux

    Des chercheurs de l’Urban Energy Systems-Lab du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), basé à Dübendorf, ont étudié l’influence du passage de l’heure d’hiver à l’heure d’été sur l’énergie nécessaire au chauffage et au refroidissement des immeubles de bureaux. Ils sont arrivés à la conclusion que l’avancement des horloges d’une heure a un effet positif sur le bilan énergétique, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Les scientifiques ont simulé l’énergie de chauffage et de refroidissement dépensée avec et sans l’heure d’été pour différentes régions climatiques, sur la base de données provenant de différents immeubles de bureaux dans 15 villes américaines. Pour tenir compte de l’influence du changement climatique, ils ont pris en considération non seulement le climat actuel, mais aussi les scénarios climatiques futurs jusqu’en 2050.

    Ils ont ainsi pu constater des économies d’énergie dans tous les scénarios et zones climatiques. L’économie la plus élevée possible était de 3 %. massimo Fiorentini, l’un des quatre auteurs de l’étude, a déclaré : « Comme on consomme beaucoup plus d’énergie de refroidissement que de chauffage en été, le changement d’heure a globalement un impact positif sur le bilan énergétique d’un bâtiment ».

    C’est pourquoi, dans le débat sur l’abolition du changement d’heure, les décideurs politiques ne devraient pas seulement tenir compte des économies d’électricité, comme c’est le cas actuellement, mais aussi du potentiel d’économies d’énergie dans les immeubles de bureaux pendant l’heure d’été.

    Les chercheurs considèrent néanmoins que le changement d’horloge n’est qu’un moyen parmi d’autres de réduire la consommation d’énergie. L’amélioration des bâtiments existants, les changements de comportement et l’adaptation générale des horaires de travail sont également des éléments importants de la protection du climat.

  • Une gestion intelligente des bâtiments grâce à l’innovation partagée

    Une gestion intelligente des bâtiments grâce à l’innovation partagée

    L’immobilier doit aujourd’hui répondre à de nombreuses exigences. En tant que principaux responsables des émissions de CO2 dans notre pays, ils jouent un rôle central dans la politique climatique et énergétique de la Suisse. Les exigences en matière d’utilisation économique et efficace de l’énergie dans les bâtiments sont donc très élevées. En contrepartie, les utilisateurs sont de plus en plus exigeants en matière de sécurité et de confort, tout en réduisant la complexité de l’application. L’une des composantes de la solution à ces exigences parfois contradictoires réside dans la mise en réseau numérique des capteurs et des appareils dans les bâtiments.

    Des partenariats précieux en tant que moteurs de l’innovation
    La coopération avec le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) à Dübendorf s’avère être un partenariat extrêmement précieux et fructueux dans la perspective du développement de bâtiments intelligents et durables. Dans le bâtiment modulaire de recherche et d’innovation NEST, l’Empa développe et teste des technologies, des systèmes et des matériaux en collaboration avec des partenaires issus de la recherche, de l’économie et du secteur public.

    Dans le cadre de l’unité HiLo (« High Performance – Low Emissions ») du NEST, Bouygues Energies & Services a fourni des composants HVAC préfabriqués. Grâce à la modélisation des informations du bâtiment (BIM), une planification de l’usine et du montage, y compris les indications du fabricant, a été créée, permettant de commander les matériaux directement à partir du modèle. Dans l’unité NEST « Sprint », l’Empa a mis en œuvre avec succès la construction circulaire et l’exploitation minière urbaine. Des espaces de bureaux flexibles ont pu être créés en très peu de temps à partir de matériaux et d’éléments de construction réutilisés, tout en préservant les ressources.

    Dans le domaine du contrôle prédictif (« predictive control »), les algorithmes d’apprentissage permettent de réaliser des économies d’énergie considérables par rapport aux algorithmes de contrôle conventionnels basés sur des règles, tout en améliorant le confort et la convivialité des systèmes de construction.

  • Viboo remporte le prix Empa de l'innovation

    Viboo remporte le prix Empa de l'innovation

    Tous les deux ans depuis 2006, l' Empa récompense les innovations internes ou les transferts de technologie réussis de la science à l'industrie avec le prix de l'innovation de l'Empa. Cette année, le prix de 5 000 francs est allé à la spin-off viboo de l'Empa, a indiqué l'institut de recherche dans un communiqué . La jeune entreprise basée à Dübendorf a développé un algorithme d'auto-apprentissage qui utilise des données météorologiques et de construction pour calculer plusieurs heures à l'avance la consommation énergétique optimale d'un bâtiment.

    L'algorithme développé par Felix Bünning et Benjamin Huber en collaboration avec le chercheur senior de l'Empa Matthias Sulzer au sein du Urban Energy System Lab de l'Empa a déjà été testé lors de tests pilotes dans le bâtiment d'innovation NEST et dans un bâtiment administratif de l'Empa. Il a été démontré que cette approche peut économiser environ un quart de l'énergie de chauffage, selon le communiqué.

    Pour l'application, seuls les thermostats analogiques doivent être remplacés par des thermostats intelligents. Ici, viboo travaille déjà avec Danfoss et souhaite embarquer d'autres fabricants de ces thermostats, tels qu'ABB et Schneider Electric , pour d'autres projets pilotes. Huber veut rendre le prix avec une contribution selon laquelle « empa traversera bien la période de chauffage à venir », a déclaré le co-fondateur de viboo dans le communiqué de presse.

  • viboo économise l'énergie de chauffage grâce à un algorithme d'apprentissage

    viboo économise l'énergie de chauffage grâce à un algorithme d'apprentissage

    viboo a développé un algorithme pour économiser l'énergie de chauffage. Selon un communiqué de presse , la spin-off de l'Institut fédéral d'essai et de recherche des matériaux ( Empa ) peut également chauffer des bâtiments plus anciens avec environ un quart d'énergie en moins. Le confort d'utilisation reste le même voire s'améliore.

    Les chercheurs Felix Bünning et Benjamin Huber ont développé l'idée alors qu'ils travaillaient au sein du Urban Energy Systems Lab de l'Empa. Sur la base des données météorologiques et du bâtiment, l'algorithme de contrôle peut calculer la consommation d'énergie idéale d'un bâtiment plusieurs heures à l'avance. Les premières expériences au NEST , le bâtiment de recherche et d'innovation de l'Empa et de l' Eawag à Dübendorf, ont permis de réduire la consommation d'énergie de 23 %. Les chercheurs ont collaboré avec le fabricant de thermostats Danfoss . En comparaison, le thermostat Danfoss Ally n'a permis d'économiser que douze pour cent.

    En mars 2022, les deux chercheurs ont fondé viboo avec Matthias Sulzer, chercheur senior à l'Empa, pour commercialiser la solution. Au cours de la prochaine saison de chauffage, l'entreprise réalisera d'autres projets de test, outre Danfoss, également avec d'autres fabricants tels qu'ABB et Schneider Electric .

  • L'Empa participe au Prix allemand du génie civil 2022

    L'Empa participe au Prix allemand du génie civil 2022

    Des experts de l' Empa et de sa spin-off Carbo-Link AG ont développé une innovation mondiale qui a été utilisée pour la première fois dans la construction d'un nouveau pont en arc de réseau dans le quartier Degerloch de Stuttgart. Le jury lui a décerné le prix allemand de l'ingénierie 2022 . Elle a justifié sa décision par le fait que "le pont en arc de réseau avec des câbles en plastique renforcés de fibres de carbone avec des suspentes en carbone en tant qu'innovation est un exemple extrêmement réussi de l'art de l'ingénierie dans le monde entier et fournit des réponses formatives aux questions actuelles de l'industrie de la construction" .

    Le célèbre prix d'État allemand, doté de 30 000 euros, récompense "des structures d'ingénierie innovantes exceptionnelles" qui "combinent culture du bâtiment, protection du climat et durabilité". Cette année, il revient au bureau d'ingénierie international schlaich bergerman partner ( sbp ) dont le siège est à Stuttgart. Il a mis en œuvre le "pont léger sur rail délicat" du premier projet à la structure finie – "avec le soutien actif d'experts de l'Empa et de la société Carbo-Link AG à Fehraltorf", selon un communiqué de l'Empa.

    L'idée de remplacer les suspentes en acier initialement prévues par des suspentes précontraintes renforcées de fibres de carbone (CFRP) qui n'avaient jamais été utilisées auparavant est venue de l'équipe sbp. En 2016, une équipe du département Ingénierie des structures de l'Empa, dirigée par Masoud Motavalli, a commencé à expérimenter ce nouveau matériau pour le pont de Stuttgart. L'expert de l'Empa Urs Meier, pionnier de la recherche sur le CFRP, et Peter Richner, aujourd'hui directeur adjoint de l'Empa, lui ont remis la Rapport final 2017 à Stuttgart. En 2018, l'autorité compétente en matière d'approbation a donné son feu vert au projet pionnier.

  • L'Empa recherche un béton respectueux du climat

    L'Empa recherche un béton respectueux du climat

    Le Fonds national suisse ( FNS ) finance un projet de cinq ans du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche ( Empa ) pour la recherche sur la liaison du CO2 dans le ciment. Dans le cadre du SNSF Advanced Grant, les scientifiques travaillant avec la chef de projet Barbara Lothenbach recevront 2,2 millions de francs pour leur projet de recherche, selon un communiqué de presse .

    La subvention remplace les fonds du Conseil européen de la recherche de la Commission européenne , auxquels les chercheurs suisses n’ont actuellement pas accès.

    Grâce à ce financement, les experts de l’Empa mèneront des recherches fondamentales dans le domaine de la fixation du CO2 dans le ciment avec des partenaires de l’université finlandaise d’Oulu.

    Le contexte du projet intitulé Low Carbon Magnesium-Based Binders est que l’industrie du ciment libère de grandes quantités de dioxyde de carbone. Dans le même temps, le béton est considéré comme une lueur d’espoir pour la fixation du CO2 et donc comme un réducteur potentiel des gaz à effet de serre nocifs pour le climat s’il est à base de magnésium et non de chaux comme c’est généralement le cas.

    À partir de 2023, les chercheurs découvriront à quel point le béton de magnésium est stable à long terme, comment il peut être produit au mieux sur les chantiers de construction et comment la température, la valeur du pH et d’autres facteurs affectent le niveau moléculaire.

  • Swisspor construit à Reiden

    Swisspor construit à Reiden

    Swisspor souhaite implanter une usine de production de matériaux isolants minéraux et un centre de service à Reiden Mehlsecken. L’entreprise internationale basée à Stans a sécurisé la zone de 200 000 mètres carrés désignée par le canton de Lucerne comme zone de travail stratégique, selon la Chancellerie d’Etat de Lucerne dans un communiqué de presse . La création d’un pôle technique du bâtiment et de l’environnement prévu par swisspor est soutenue par le canton de Lucerne et la commune de Reiden .

    swisspor utilisera 145 000 mètres carrés de la surface totale du site pour ses propres installations. La zone restante est réservée aux instituts de recherche et autres entreprises actives dans le domaine des technologies du bâtiment et de l’environnement. La Haute école spécialisée de Lucerne souhaite étendre sa coopération existante avec swisspor à Reiden Mehlsecken.

    De plus, d’autres entreprises liées à l’industrie et des partenaires de recherche doivent être recrutés. La coordination a été prise en charge par le Switzerland Innovation Park Central , selon le communiqué. L’Institut fédéral d’essai et de recherche des matériaux ( Empa ) a également été abordé.

    « Nous soutenons la création d’un pôle technique du bâtiment et de l’environnement avec swisspor et la Haute école spécialisée de Lucerne », a déclaré le conseiller du gouvernement Fabian Peter dans le communiqué. Le chef du département construction, environnement et économie y voit une double opportunité pour la région et le canton : « D’une part, des emplois, de l’innovation et de la création de valeur sont créés et d’autre part, le cluster contribue à l’atteinte de nos objectifs climatiques. « .

  • Le plancher en bois est conçu pour absorber le son

    Le plancher en bois est conçu pour absorber le son

    Selon un communiqué de presse , des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche ( Empa ) travaillent sur une première mondiale dans l’insonorisation des bâtiments en bois. Il s’agit notamment de réduire les bruits de pas. Les chercheurs utilisent une théorie physique des années 1990.

    La théorie porte sur les soi-disant trous noirs acoustiques. Les évidements paraboliques dans un matériau doivent pouvoir « avaler » les vibrations telles que le son. Cependant, cette théorie n’a pas encore été testée ni dans la construction en bois ni dans l’acoustique du bâtiment. Stefan Schoenwald, responsable du laboratoire d’acoustique des bâtiments de l’Empa à Dübendorf, a réalisé précisément de telles expériences avec son équipe.

    Dans ses expériences, l’équipe a déjà calculé des spectres acoustiques sur ordinateur. Ensuite, il a testé si le modèle informatique correspondait à la réalité. En fait, il n’y avait que des écarts allant jusqu’à 5 %, ce que les chercheurs expliquent, entre autres, par la variation naturelle du bois.

    Les chercheurs veulent maintenant également développer une méthode qui peut automatiquement montrer la meilleure disposition et la meilleure forme des trous noirs acoustiques sur n’importe quelle taille et forme de sol. Ensuite, il faut chercher des partenaires industriels. Lors des tests, l’Empa a déjà coopéré avec l’entreprise de construction en bois Strüby AG à Seewen SZ.

  • Les superblocs rendent les villes plus vivables

    Les superblocs rendent les villes plus vivables

    Une étude du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche ( Empa ) a examiné quelles villes ont le potentiel d’être transformées à l’aide de superblocs. Ce moyen d’urbanisme peut contrecarrer l’augmentation de la chaleur, du bruit et de la pollution de l’air et la diminution des espaces verts due au changement climatique ou à la croissance démographique. L’urbanisme est essentiel, cite l’auteur de l’étude, Sven Eggimann, dans une déclaration de l’Empa : « La conception et l’utilisation de l’espace de la rue influencent la qualité de vie des habitants et ont le potentiel d’améliorer considérablement le climat urbain. »

    Barcelone est un modèle pour la formation de superblocs. Là, idéalement, 3 par 3 blocs et leurs cours intérieures sont combinés en un super bloc. Le trafic de développement est acheminé autour de l’extérieur, l’intérieur reste complètement sans voiture. Au lieu de routes et de stationnements, des pistes cyclables et des sentiers pédestres, des espaces verts et des zones de rencontre seront créés. De plus, des mesures de réduction de la chaleur peuvent être mises en œuvre.

    Selon Eggimann, le potentiel de cette conception urbaine est si élevé parce que les rues représentent une partie importante de la surface totale des zones urbaines d’aujourd’hui. Dans les villes européennes, cela se situe généralement entre 15 et 25 %.

    Eggimann a calculé le potentiel de superbloc de villes individuelles avec des valeurs comprises entre 1% et un tiers des rues. Des villes comme Mexico, Madrid et Tokyo ont montré le plus grand potentiel. Cependant, selon l’étude d’Eggimann, les villes dont les rues sont moins quadrillées qu’à Barcelone se prêtent également aux super îlots : « Cela offre l’opportunité de rendre les quartiers urbains plus attractifs en mettant les gens et non les véhicules au centre. »

  • Le centre de données NEST aide au chauffage

    Le centre de données NEST aide au chauffage

    Le projet ECO-Qube examine comment les mondes électriques et thermiques peuvent être réunis avec l’infrastructure informatique. À cette fin, le potentiel de chaleur perdue des micro-centres de données pour le chauffage des bâtiments doit être examiné. Les tests sur le terrain se déroulent dans le centre de données nouvellement installé dans le bâtiment de recherche NEST de l’ Empa et sur deux autres sites en Turquie et aux Pays-Bas.

    ECO-Qube est conçu pour trois ans. Après cela, l’équipe souhaite fournir des lignes directrices aux planificateurs et aux exploitants de bâtiments. Le projet est soutenu par le programme de financement européen Horizon 2020. Il rassemble des partenaires de la recherche et de l’industrie de Suisse, de Turquie, d’Espagne, d’Allemagne, de Suède et des Pays-Bas. « Notre objectif est de réduire d’un cinquième les besoins énergétiques et les émissions de CO2 des petits centres de données », déclare Çağatay Yılmaz, responsable de l’innovation chez le fournisseur turc de solutions informatiques Lande et chef de projet d’ECO-Qube, dans un communiqué de presse de l’Empa cité .

    À l’aide de structures de données volumineuses et de l’intelligence artificielle, les données des capteurs des composants informatiques individuels sont accumulées et combinées avec des simulations de flux d’air pour un refroidissement précis. Dans le même temps, les charges de calcul seraient réparties de manière à ce que les systèmes fonctionnent de la manière la plus économe en énergie possible.

    Les trois centres de données seront également intégrés dans les systèmes énergétiques des quartiers environnants. Si possible, ils devraient être alimentés par des énergies renouvelables. « Il est intéressant pour nous de considérer le micro data center non seulement comme un consommateur électrique, mais comme un composant dynamique du système global », explique Philipp Heer, responsable de la plateforme de recherche énergétique Energy Hub à l’Empa.

  • IWB rejoint Sympheny

    IWB rejoint Sympheny

    IWB prend une participation de 30 % dans Sympheny . La jeune entreprise basée à Dübendorf a développé un logiciel capable de comparer en quelques secondes les solutions énergétiques possibles pour les bâtiments. IWB souhaite utiliser les connaissances ainsi acquises dans sa propre planification pour la conversion de l’approvisionnement en énergie respectueuse du climat.

    « Une protection climatique abordable nécessite des approvisionnements énergétiques optimisés », IWB présente un article sur LinkedIn concernant l’adhésion à Sympheny. Selon lui, la société d’énergie, d’eau et de télécommunications du canton de Bâle-Ville veut soutenir la scission de l’Institut fédéral d’essai et de recherche des matériaux ( Empa ) avec le capital frais dans le développement ultérieur de leur logiciel. IWB écrit qu’ils sont impatients de travailler plus étroitement avec les co-fondateurs de Sympheny Andrew Bollinger, Matthias Sulzer, Boran Morvaj et Julien Marquant.

    Selon un rapport de startupticker.ch, le logiciel de la jeune entreprise, qui n’a été fondée qu’en 2020, a déjà été utilisé dans plus de 20 grands projets de planification. Les clients de Sympheny comprennent « des fournisseurs d’énergie et des entrepreneurs généraux de toute la Suisse », précise-t-il. Le logiciel de planification énergétique développé par Sympheny simule le système énergétique à examiner avec un jumeau numérique. Des algorithmes et des données d’informations géographiques normalisées (données SIG) peuvent être utilisés pour simuler la production, le stockage et la consommation d’énergie.