L’électricité renouvelable peut être stockée dans des vecteurs énergétiques chimiques tels que l’hydrogène, le carburant synthétique et le méthane (Power-to-X). Selon un communiqué du Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network SPIN, plus de 50 projets dans ce domaine sont déjà en cours en Suisse.
SPIN lance donc, en collaboration avec la Coalition for Green Energy & Storage(CGES), un tracker qui permet d’avoir une vue d’ensemble des projets connus en Suisse. La carte qui en résulte met en évidence les projets qui, au-delà des essais en laboratoire, sont déjà devenus des projets de démonstration, voire des applications commerciales. SPIN collecte les données, CGES les visualise.
« Le tracker facilite la collaboration en fournissant une base de données structurée qui favorise les synergies entre les acteurs et aide à la prise de décision », expliquent Christoph Sutter et Antonello Nesci, codirecteurs du CGES, cités dans le communiqué.
Martin Bäumle voit dans les technologies Power-to-X la clé de la défossilisation de l’économie. « Avec le tracker, nous créons de la transparence, renforçons la collaboration et aidons à transformer des idées prometteuses en solutions évolutives », a déclaré le conseiller national (Verts libéraux/ZH) et coprésident de SPIN. « Des données fiables peuvent aider les décideurs politiques à adapter les réglementations et les investisseurs à identifier de nouvelles opportunités »
La carte sera présentée lors de l’événement annuel du CGES, qui aura lieu le 21 novembre chez Swissgrid à Aarau. Le CGES est une coalition de partenaires issus du monde des affaires, de la science et du secteur public pour les énergies vertes, créée par le domaine des EPF.
A la Poste de Kaltenbach, village appartenant à la commune de Wagenhausen, l’électricité solaire excédentaire des mois d’été pourra désormais être utilisée en hiver. Cela est possible grâce à une installation de démonstration SeasON dans le nouveau bâtiment du centre de distribution de la Poste à Kaltenbach, informe Matica AG dans un communiqué. Le procédé thermochimique qu’elle a développé en collaboration avec la Haute école de Lucerne utilise la soude caustique pour stocker l’électricité et la chaleur perdue sans perte.
Lors du stockage de l’électricité, l’eau est extraite de la soude caustique et transférée dans un réservoir séparé. La solution concentrée et l’eau séparée peuvent ensuite être conservées à température ambiante. Si l’énergie stockée doit être utilisée, la soude concentrée est à nouveau diluée avec l’eau séparée. La chaleur de mélange qui en résulte est complétée par la chaleur de condensation. Elle est générée en évaporant l’eau dans le système fermé à l’aide de la chaleur à basse température d’un échangeur de chaleur.
« Pour nous et l’équipe de la Haute école de Lucerne, la mise en œuvre du projet à Kaltenbach est une nouvelle étape importante sur la voie de la commercialisation de notre système innovant de stockage d’énergie intersaisonnier SeasON », a déclaré Marc Lüthi, CEO de Matica, cité dans le communiqué. « L’expérience acquise lors de la construction de l’installation, de son installation et de l’analyse de la phase d’exploitation est essentielle pour le développement efficace de notre solution d’avenir »
L’entreprise, dont le siège est à Wagenhausen, a installé une première installation de démonstration à Frauenfeld en 2024. Une troisième installation est prévue pour le printemps 2026 dans un lotissement en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.
Le recul des glaciers dans les Alpes augmente le potentiel de production d’électricité d’origine hydraulique et de stockage d’énergie. C’est ce que montre le rapport « Analyse du potentiel hydroélectrique de la fonte des glaciers« , que le Conseil fédéral a approuvé le 6 décembre, selon un communiqué.
Selon le rapport, le recul des glaciers entraîne un potentiel supplémentaire de 1470 gigawattheures pour la production d’électricité. Sur ce total, 340 gigawattheures proviennent de l’extension d’installations existantes et 1130 gigawattheures de nouvelles installations.
Le potentiel de stockage saisonnier de l’énergie hydraulique, qui pourrait être turbinée en hiver, est encore plus important, avec 2430 gigawattheures. Sur ce total, 1300 gigawattheures proviennent de l’extension des installations de stockage existantes et 1130 gigawattheures de nouvelles constructions.
L’exploitation de ce potentiel devrait toutefois être limitée par des conflits avec d’autres intérêts. Ainsi, de nouvelles installations potentielles d’une production de 540 gigawattheures seraient situées dans des zones alluviales délimitées et ne pourraient donc pas être utilisées en l’état actuel des choses. Des installations avec une production annuelle de 910 gigawattheures présenteraient des conflits avec des zones alluviales, mais ne seraient pas situées dans de telles zones d’exclusion.
La rentabilité des projets de stockage peut être assurée en grande partie par des instruments de soutien déjà existants. Cependant, les renouvellements et les extensions pourraient être freinés par l’expiration des concessions. Les exploitants devraient d’abord sécuriser leurs investissements en négociant avec les collectivités avant d’investir.
Le rapport répond au postulat 21.3974 de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national du 24 août 2021.
La Suisse est bien placée en comparaison internationale. L’intensité carbone est la plus faible de tous les pays de l’OCDE et la production d’électricité est déjà largement exempte de CO₂. Entre 1990 et 2022, les émissions ont été réduites de 24%. Il s’agit là d’un succès considérable qui s’accompagne d’un doublement de la puissance économique. Cette position de départ solide offre à la Suisse l’opportunité de devenir un leader dans les technologies vertes telles que la capture du carbone ou le ciment à faible teneur en carbone.
Énergies renouvelables et stockage de l’énergie : les clés Pour poursuivre la décarbonisation, la capacité de production d’électricité doit passer de 27 gigawatts actuellement à plus de 60 GW d’ici 2050. C’est un défi particulièrement difficile à relever, car les quatre réacteurs nucléaires restants seront fermés d’ici 2034. Un développement massif des énergies renouvelables et des solutions innovantes à la saisonnalité de l’offre et de la demande sont nécessaires. L’augmentation des capacités de stockage d’énergie et une gestion efficace de la demande jouent également un rôle central.
Michael Baldinger, Chief Sustainability Officer chez UBS, explique : « Pour les secteurs qui ne peuvent pas éliminer complètement leurs émissions, les technologies de capture du carbone sont essentielles. Cela pose des défis technologiques, logistiques et financiers à la Suisse, mais ouvre en même temps des opportunités sur les marchés verts »
Des changements réglementaires qui posent des jalons La base légale de la transition est définie par des changements réglementaires importants en 2025. Il s’agit notamment de la loi sur l’électricité, de la loi sur le CO₂ et de la loi sur le climat et l’innovation. L’adaptation aux prescriptions de l’UE fait en outre passer de 300 à 3500 le nombre d’entreprises suisses soumises à l’obligation de reporting. Ces changements nécessitent des investissements ciblés et une étroite collaboration entre les milieux économiques, politiques et financiers.
Le secteur financier, un acteur clé Selon les estimations de l’Association suisse des banquiers (ASB), 13 milliards de CHF sont nécessaires chaque année pour atteindre un solde net nul. Le secteur financier suisse joue un rôle crucial à cet égard. Il offre des possibilités de financement telles que des prêts bancaires, des obligations et des solutions de financement mixte qui soutiennent l’entrée de nouvelles technologies sur le marché. Il peut également conseiller les entreprises dans leur transformation et servir de lien entre les investisseurs et les entreprises.
Les centrales d’accumulation par pompage sont une méthode éprouvée de stockage de l’énergie, mais elles sont limitées sur terre. Le projet StEnSea transpose ce principe au fond de la mer, où l’espace et les conditions sont idéales pour cette technologie. Le prototype consiste en une sphère creuse en béton qui stocke ou produit de l’électricité grâce à l’afflux et au reflux d’eau.
Essai sur le terrain et fonctionnement Une sphère de trois mètres a été testée avec succès dans le lac de Constance. Une sphère de béton de 400 tonnes et de neuf mètres de diamètre doit maintenant être ancrée au large de Long Beach, en Californie. La sphère est pompée à vide pour stocker de l’énergie et produit de l’électricité en faisant refluer de l’eau pour alimenter une turbine de pompage.
La puissance du prototype est de 0,5 MW et sa capacité de 0,4 MWh. L’équipe Fraunhofer prévoit de faire évoluer le système vers des sphères de 30 mètres de diamètre, pouvant atteindre une puissance de 30 MW et une capacité de 120 MWh.
Avantages et applications Les profondeurs d’eau de 600 à 800 mètres sont idéales pour cette technologie de stockage. La pression et l’épaisseur des parois permettent des constructions rentables. Il existe des sites potentiels dans le monde entier, par exemple au large de la Norvège, du Portugal ou de la côte américaine. La technologie est également adaptée aux lacs profonds ou aux mines à ciel ouvert inondées.
Le potentiel de stockage mondial est estimé à 817.000 GWh, ce qui est nettement supérieur à la capacité des centrales conventionnelles d’accumulation par pompage. Les applications vont de l’arbitrage à la stabilisation des réseaux électriques par une réserve de régulation.
Rentabilité et mise à l’échelle Avec un coût de stockage d’environ 4,6 centimes d’euro par kilowattheure et une durée de vie de la sphère en béton pouvant atteindre 60 ans, cette technologie est rentable. L’efficacité par cycle de stockage est de 75 à 80%. Un parc pilote de six sphères pourrait atteindre 520 cycles de stockage par an.
Perspectives pour la transition énergétique Bernhard Ernst, chef de projet au Fraunhofer IEE, souligne l’importance de la technologie StEnSea : « Avec la transition énergétique mondiale, les besoins de stockage augmentent énormément. Nos réservoirs sphériques sous-marins constituent une solution économique pour des périodes de stockage courtes à moyennes »
Les ballons sphériques StEnSea offrent une technologie d’avenir pour le stockage de l’énergie. Avec ce test au large des côtes californiennes, l’équipe Fraunhofer fait un pas important vers la mise à l’échelle et la commercialisation. Cette technologie a le potentiel de révolutionner durablement le stockage de l’énergie dans le monde entier.
Des chercheurs du laboratoire Materials for Energy Conversion du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), basé à Dübendorf, poursuivent un projet Innosuisse lancé par le fabricant tessinois de piles salines Horien Salt Battery Solutions. La collaboration de recherche a pour but de développer des batteries au sel économiquement attractives et utilisables, peut on lire dans un communiqué de presse. Par batteries au sel, on entend des accumulateurs dont l’électrolyte est un solide, à savoir un conducteur d’ions céramique à base d’alumine de sodium. La cathode est basée sur un granulat de sel de cuisine et de poudre de nickel. L’anode métallique en sodium ne se forme que lors de la charge. Contrairement aux batteries lithium-ion courantes, les batteries au sel ne sont pas inflammables. Elles peuvent donc être utilisées dans des domaines où les batteries lithium-ion ne sont pas autorisées, comme l’exploitation minière, la construction de tunnels ou les plates-formes pétrolières ou gazières. D’autres avantages sont leur longévité ainsi que l’obtention de matériaux de base nettement moins chers. Contrairement à la concurrence du lithium-ion, les matières premières sont bon marché et disponibles en grande quantité, précise le communiqué.
L’inconvénient de ces batteries est leur température de fonctionnement élevée. Pour être opérationnelle, une pile saline a besoin d’une température de 300 degrés Celsius. Les chercheurs cherchent des options pour rendre ces applications économiques. « Selon l’application, il est plus économique de maintenir une pile au chaud que de la refroidir », explique Meike Heinz, chercheuse à l’Empa, citée dans le communiqué.
Une autre ambition est de faire fonctionner les batteries à l’état solide sans nickel. Pour ce faire, le matériau de la cathode, le nickel, doit être remplacé par d’autres métaux, par exemple le zinc. L’objectif est d’établir les piles salines en tant que stockage stationnaire à long terme grâce à leur sécurité, leur longue durée de vie et l’absence de matières premières critiques.
Le canton de Zoug a présenté une nouvelle stratégie énergétique et climatique. Selon un communiqué de presse, elle contient 40 nouvelles mesures couvrant un large éventail de thèmes. L’objectif est d’accélérer le passage à la neutralité carbone.
Selon les informations du Conseil d’Etat, il s’agit d’une part d’investir dans des projets pilotes pour développer le secteur des énergies renouvelables. Il s’agit notamment du stockage de l’énergie par l’hydrogène. Dans le secteur de la construction, très gourmand en énergie, les bâtiments doivent devenir des « plaques tournantes énergétiques » qui consomment et produisent à la fois de l’énergie. Le gouvernement veut créer des incitations pour les particuliers et les entreprises par le biais de programmes de soutien à long terme. En matière de mobilité, le canton mise sur les moteurs électriques pour ses propres véhicules.
Le projet de durabilité et d’innovation KERB (climat, énergie, ressources, biodiversité) vise également à agir sur l’agriculture. La réduction des émissions de CO2 est déjà encouragée par une « exploitation adaptée ». Pour la renforcer, il est prévu d’utiliser des technologies à émission négative. Des études sont en cours pour évaluer leur potentiel.
Le canton prévoit également une stratégie de gestion des risques naturels. La priorité est donnée à un développement urbain respectueux du climat et à l’utilisation de revêtements routiers adaptés au climat.
Dans tous les domaines, le canton veut impliquer l’ensemble de la population. « Nous avons besoin de l’engagement des communes, de l’économie, de la science et surtout de la population », a déclaré le directeur des travaux publics Florian Weber.
La batterie au sel, partie intégrante des débuts de l’électromobilité, est un moyen de stockage sûr et durable qui a fait ses preuves dans diverses applications. Contrairement aux batteries au lithium-ion, la batterie au sel utilise un électrolyte solide, céramique, qui n’est ni inflammable ni explosif. En Suisse, des chercheurs de l’Empa travaillent en collaboration avec des partenaires industriels pour améliorer encore les performances et l’efficacité de cette technologie.
Avantages par rapport aux batteries traditionnelles L’architecture à l’état solide et la température de fonctionnement élevée d’environ 300°C rendent la batterie au sel particulièrement adaptée aux domaines d’application extrêmes tels que la construction de tunnels ou les installations offshore, où la sécurité est une priorité absolue. En raison de sa résistance à la température et de sa structure nécessitant peu d’entretien, elle est également utilisée pour l’alimentation de secours des antennes de téléphonie mobile, qui doivent fonctionner de manière fiable pendant des décennies, même dans des conditions difficiles.
Rentabilité et défis L’un des inconvénients de la pile saline est sa température de fonctionnement élevée, qui nécessite une consommation d’énergie de base. Des chercheurs de l’Empa comme Meike Heinz et Enea Svaluto-Ferro travaillent donc sur des structures cellulaires qui permettent à la batterie de s’auto-chauffer en cours d’utilisation et de fonctionner ainsi plus efficacement. Malgré le besoin d’énergie supplémentaire, la pile au sel est considérée comme économique et plus stable que de nombreuses alternatives dans certaines applications.
Matières premières économes en ressources et systèmes de recyclage Un autre avantage est la disponibilité des matières premières nécessaires : Le sodium et l’aluminium sont peu coûteux et abondants, ce qui rend la production de batteries peu coûteuse et durable. La recherche actuelle à l’Empa se concentre sur la réduction de la teneur en nickel dans les cellules afin de réduire encore l’empreinte écologique. Dans de futurs projets, le zinc pourrait même remplacer le nickel, une option qui pourrait encore améliorer l’accès à un stockage durable de l’énergie.
Perspectives d’avenir Au fur et à mesure que la recherche progresse, la pile au sel pourrait sortir de ses domaines d’application spécifiques pour trouver des applications stationnaires à grande échelle. Son utilisation comme stockage durable et sûr pour les zones résidentielles ou les quartiers est sérieusement envisagée. Elle offre ainsi une alternative innovante aux batteries lithium-ion et montre comment la recherche à l’Empa peut poser les jalons de l’avenir du stockage de l’énergie.
Les besoins énergétiques du canton de Zoug s’élèvent à près de 3000 gigawattheures par an, les bâtiments et la mobilité en constituant la plus grande partie. La nouvelle stratégie énergétique et climatique (EKS) du Conseil d’Etat vise à réduire la consommation d’énergie et à miser davantage sur les énergies renouvelables. Parallèlement, le gouvernement souhaite renforcer la sécurité de l’approvisionnement dans le canton et réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050. En fixant des objectifs intermédiaires clairs jusqu’en 2030, le gouvernement concrétise la voie à suivre pour atteindre ces objectifs ambitieux.
Investissements dans l’électricité solaire et le stockage de l’énergie L’augmentation de la production d’électricité solaire dans le canton est un élément central de la stratégie. Parallèlement, des investissements dans des technologies innovantes de stockage de l’énergie, comme l’hydrogène, sont prévus. « En collaborant étroitement avec les entreprises et les scientifiques, nous voulons concevoir l’infrastructure énergétique du futur », explique le directeur des travaux publics Florian Weber. Les bâtiments du canton doivent également servir de plus en plus de producteurs d’énergie et devenir ainsi une plaque tournante de l’énergie.
Durabilité dans l’agriculture et technologies à émissions négatives Dans le cadre du projet de durabilité KERB, le canton mise sur des mesures dans l’agriculture pour réduire les émissions de CO2. Les forêts et les marais jouent un rôle central dans la séquestration du CO2. Pour les émissions inévitables, le canton mise sur les technologies à émission négative, qui visent à éliminer durablement le CO2 de l’atmosphère. Une étude doit déterminer le potentiel de ces technologies dans le canton.
Adaptation au changement climatique Outre la réduction des émissions, le canton de Zoug se prépare également aux effets du changement climatique. Une stratégie cantonale de gestion des risques naturels vise à minimiser les risques liés au climat, tels que la chaleur et les parasites envahissants. Parallèlement, des investissements sont réalisés dans des revêtements routiers adaptés au climat et dans la gestion durable des forêts afin de garantir à la fois la protection et les espaces de détente.
« Pour garantir un approvisionnement en électricité sûr en Suisse et atteindre l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre, la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables locales doit être développée rapidement et de manière significative », c’est ainsi que la chancellerie d’Etat du canton de Zurich introduit un communiqué concernant un projet de révision partielle de la loi sur l’énergie. Concrètement, le canton de Zurich veut rendre obligatoire la mise en place d’installations solaires sur les toits appropriés à partir d’une surface de 300 mètres carrés. Le canton estime que cela permettrait d’exploiter environ 60% d’un potentiel annuel total de 6 térawattheures d’électricité solaire provenant des toits.
L’installation de panneaux solaires sur les grands toits doit être obligatoire aussi bien pour les nouveaux bâtiments que pour les bâtiments existants. Les bâtiments existants pourront être équipés lors de la rénovation de leur toit, mais au plus tard d’ici 2040. En outre, l’obligation ne s’appliquera que « si l’installation solaire est rentable sur toute sa durée de vie ». Le projet de loi correspondant a été mis en consultation jusqu’à fin novembre.
Outre l’obligation d’installer des panneaux solaires, la révision partielle prévoit de promouvoir les technologies de stockage saisonnier de l’énergie. Elle sera financée par un fonds d’encouragement géré par les gestionnaires du réseau électrique et alimenté par une taxe maximale de 0,5 centime par kilowattheure d’électricité. Il est prévu de lancer des appels d’offres concurrentiels, dont bénéficieront les projets produisant le plus d’électricité en hiver par franc de subvention, et de soutenir les technologies de stockage saisonnier encore en cours de développement.
Quatre projets bénéficient du soutien de la Fondation pour l’énergie EKT. Dans le cadre du deuxième cycle d’attribution, 20 demandes ont été soumises au conseil de la fondation pour examen, selon un communiqué. Tous les projets visent à assurer un approvisionnement énergétique durable et à mettre en œuvre les objectifs climatiques. Ils ont convaincu par leur orientation pratique élevée et leur lien avec le canton de Thurgovie. De plus, ce sont de « bons exemples de la manière dont l’économie thurgovienne et l’agriculture thurgovienne peuvent profiter de l’EKT », selon Fabian Etter, président du conseil de fondation.
L’un des projets de recherche concerne l’agri-photovoltaïque. Il s’agit d’étudier les moyens d’utiliser doublement les terres agricoles, à la fois pour la production de cultures et d’électricité solaire. Une installation expérimentale avec des modules photovoltaïques semi-transparents du Centre de compétence agricole d’Arenenberg devrait fournir des informations sur l’adéquation des variétés, la protection contre les intempéries, l’irrigation et la gestion de la lumière.
Deux autres projets sont soutenus, qui concernent le stockage de l’énergie, car il s’agit d’un élément central de la transformation de l’approvisionnement énergétique. Le premier est mené au centre de collecte des carcasses d’animaux de la ville de Frauenfeld, qui participe au projet pilote. Le prototype étudié est une pompe à chaleur à sorption. Elle permet de stocker thermochimiquement, pendant les mois d’été, la chaleur résiduelle générée par le refroidissement et l’énergie électrique de l’installation photovoltaïque. Le deuxième projet de stockage d’énergie est une étude préliminaire qui explore les opportunités et les conditions générales de l’utilisation de batteries de sable modulaires comme stockage de chaleur.
La Fondation pour l’énergie EKT voit d’autres approches innovantes pour la transition énergétique dans le projet Thurgauer Energienutzung aus dem Untergrund 2023 (Utilisation de l’énergie du sous-sol en Thurgovie 2023). Le montant de la subvention est attribué en combinaison avec un prêt et doit soutenir les bases et les travaux de planification nécessaires à la demande de subventions auprès du canton et de la Confédération. L’objectif de la recherche est d’acquérir des connaissances sur l’utilisation des sources d’énergie géothermiques.
Les solutions énergétiques intégrées pour les sites et les complexes apportent une valeur ajoutée à toutes les parties prenantes: en mettant en réseau de manière intelligente tous les composants de l’approvisionnement énergétique, elles assurent une interaction optimale entre la production, la consommation et le stockage. Cette approche holistique permet d’exploiter les potentiels d’efficacité, d’augmenter l’autosuffisance et de garantir à long terme un approvisionnement sûr pour les nouveaux immeubles ainsi que les immeubles existants. La nouvelle publication spécialisée «Solutions énergétiques intégrées pour les sites et les complexes»de ewz et de Faktor fournit aux propriétaires une base de connaissances pour la planification.
Composants des solutions énergétiques intégrées Pour exploiter pleinement les synergies, la solution énergétique doit être planifiée dès la phase initiale du projet dans un système en réseau.
Chaleur et froid issus de sources locales et renouvelables Les réseaux thermiques sont un bon moyen d’approvisionner des sites ou des complexes en chaleur et en froid provenant de sources locales neutres ou exempts de CO2. Ils peuvent être déployés et exploités à différentes échelles (pour des complexes, des sites et des quartiers entiers) et à différents niveaux de température: les réseaux à haute température utilisent généralement le bois ou la chaleur résiduelle des usines d’incinération des ordures comme sources d’énergie. La géothermie, les eaux lacustres, fluviales et souterraines ou la chaleur résiduelle (provenant p. ex. des centres de données) sont quant à elles le plus souvent utilisées dans des réseaux à une température moyenne ou basse. Les températures de fonctionnement les plus basses sont atteintes par les réseaux d’anergie ou les réseaux à basse température, qui fournissent également un refroidissement passif (ou free-cooling) des bâtiments en été. Pour accroître l’efficacité, il est possible de combiner différents types de réseaux et de sources d’énergie (voir Côté Parc et Greencity).
Utiliser l’énergie solaire grâce à un taux d’autoconsommation élevé Les regroupements de consommation propres (RCP) permettent de maximiser l’autoconsommation et de rentabiliser ainsi plus rapidement l’installation photovoltaïque. De plus, pour les membres du RCP, l’énergie solaire est souvent moins chère que celle du réseau public. Les communautés énergétiques locales (CEL), dont l’introduction est prévue pour 2025 ou 2026, permettent l’approvisionnement en énergie solaire au-delà des limites des terrains, en utilisant le réseau de distribution.
Les microgrids garantissent une sécurité de planification et d’approvisionnement Les réseaux de faible envergure permettent d’alimenter en énergie électrique des complexes, des sites ou des quartiers. Équipés de composants intelligents, les microgrids ou Smart Grids intègrent aussi bien les producteurs que les consommateurs d’électricité. Ils contribuent à la stabilité du réseau en connectant les consommateurs de manière sélective, en chargeant les accumulateurs ou en réduisant la production.
Infrastructure de recharge et mobilité électrique comme nouveau standard La mobilité électrique est un autre aspect important des sites durables. Pour répondre à la demande croissante en matière de bornes de recharge électriques, il est conseillé d’aborder la construction de l’infrastructure de recharge à un stade précoce. Un système de gestion de la charge permet de coordonner les besoins en électricité des bornes de recharge avec ceux des autres postes de consommation du bâtiment et de réguler la recharge.
Stockage de l’énergie pour une efficacité accrue Avec la montée en puissance des énergies renouvelables, le stockage de l’énergie revêt une importance toujours plus grande. Les batteries de voitures électriques, pouvant être utilisées en charge bidirectionnelle, peuvent par exemple servir de moyen de stockage. Les batteries de stockage stationnaires permettent également d’absorber l’excédent d’énergie solaire et de le restituer en cas de besoin. Les accumulateurs thermiques peuvent être rechargés avec de l’énergie solaire qui serait autrement injectée dans le réseau public. Ils permettent ainsi de réduire les pics de consommation, mais aussi la taille des générateurs de chaleur. Les champs de sondes géothermiques absorbent également la chaleur excédentaire (par ex. des capteurs solaires ou de la chaleur résiduelle) pour régénérer le sol et refroidir les pièces.
Réduction à long terme des émissions et des coûts Afin de réduire durablement les coûts énergétiques et les émissions de gaz à effet de serre, il est judicieux de mettre en place un monitoring énergétique continu. Cela permet de surveiller en permanence les données de consommation, par exemple d’électricité, de chaleur ou de froid d’un immeuble, afin de l’ajuster au mieux aux besoins réels. Le monitoring énergétique est également important dans le cadre du reporting ESG, déjà obligatoire pour certaines entreprises. Le contrôle continu des données de consommation et une gestion professionnelle permettent aux entreprises d’atteindre leurs objectifs en matière d’efficacité et d’environnement, tout en instaurant de la transparence vis-à-vis des différentes parties prenantes.
Energy as a Service Utiliser plutôt que posséder – ce principe convient parfaitement aux solutions énergétiques intégrées de complexes ou de sites entiers. Pour les clients, outre le temps nécessaire, le risque financier est également réduit en raison d’une sécurité d’approvisionnement nettement plus élevée. En optant pour un modèleEnergy as a Service, un maître d’ouvrage externalise la planification, la construction, l’exploitation et/ou le financement de l’ensemble de l’infrastructure énergétique pendant des décennies. Il a également la certitude que les installations seront exploitées de manière fiable et efficace.
Pour en savoir plus, consultez notre nouvelle publication spécialisée «Solutions énergétiques intégrées pour les sites et les complexes».
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