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  • Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Par 11 voix contre 0 et 2 abstentions, la Commission de l’énergie du Conseil des Etats a adopté la modification de la loi visant à accélérer l’extension et la transformation des réseaux électriques. La commission indique ainsi clairement que le développement de l’infrastructure de réseau ne doit plus être traité politiquement comme un sujet secondaire.

    C’est plus qu’une simple étape technique. La commission souligne expressément l’importance primordiale d’un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable et exige que le cadre légal suive enfin cette importance. Le réseau électrique passe ainsi du statut d’accompagnateur à celui d’épine dorsale stratégique de la politique énergétique.

    Les lignes aériennes avant les câbles souterrains
    Sur un point central, la commission met clairement l’accent. Les lignes du réseau de transport doivent être réalisées en premier lieu sous forme de lignes aériennes. Les câbles souterrains restent l’exception et ne doivent être examinés que dans des cas particuliers. Ce principe ne doit toutefois pas s’appliquer dans les zones à bâtir.

    La priorité politique se déplace ainsi visiblement vers la rapidité et la faisabilité. En effet, plus la pesée des intérêts est complexe, plus les procédures sont longues. C’est précisément là que le projet veut intervenir et rationaliser les processus de planification.

    Plus de marge de manœuvre pour le remplacement
    Le regard porté sur le parc immobilier est particulièrement pertinent. Dans les années à venir, une grande partie de l’infrastructure de réseau atteindra la fin de sa durée de vie. Selon Swissgrid, des goulets d’étranglement structurels sont déjà perceptibles aujourd’hui et deux tiers des 6700 kilomètres du réseau de transport ont plus de 40 ans.

    Elle souhaite donc faciliter le remplacement des lignes à haute et très haute tension existantes, y compris sur les tracés existants ou directement adjacents. Ce principe doit désormais également s’appliquer à certaines parties du réseau de distribution de plus de 36 kV. C’est un signal qui a de l’effet. Toutes les extensions de réseau ne commencent pas en rase campagne. Beaucoup de choses se décident dans le remplacement plus rapide de l’existant.

    L’obstacle silencieux du tournant énergétique
    A cela s’ajoute un détail qui a un grand impact. A l’avenir, les stations de transformation seront également possibles, sous certaines conditions, en dehors de la zone à bâtir si aucun emplacement proportionné n’est trouvé à l’intérieur de la zone à bâtir. Cela montre également où le tournant énergétique reste bloqué au quotidien. Souvent pas à la stratégie, mais au terrain.

    L’intervention touche donc un point sensible. La Suisse a accéléré la production d’énergie renouvelable, mais le réseau risque de devenir un goulot d’étranglement. Si les procédures continuent à prendre des années, ce n’est pas le manque d’idées qui freinera le tournant, mais le manque de lignes.

  • Une acquisition qui renforce la position sur le marché européen de l’énergie

    Une acquisition qui renforce la position sur le marché européen de l’énergie

    Dans un communiqué, FMB a annoncé le rachat de l’entreprise énergétique française Volterres SAS. Volterres SAS exploite un réseau de plus de 100 installations solaires, éoliennes et hydroélectriques et permet la traçabilité des flux d’électricité en temps réel. Volterres fournit chaque année plus de 2 térawattheures d’électricité à des entreprises et des institutions publiques.

    Cette acquisition s’inscrit parfaitement dans la stratégie française actuelle de FMB. L’entreprise avait déjà développé ses activités dans le pays, notamment par le biais d’un contrat d’optimisation de 200 mégawatts de capacité de batterie. En outre, FMB commercialise en France de nombreux projets éoliens, solaires et de batteries de tiers et gère une production annuelle renouvelable de plus d’un térawatt. Avec Volterres, FMB couvre désormais l’ensemble de la chaîne de valeur de l’économie énergétique.

    D’un point de vue stratégique, cette acquisition constitue une étape importante au sein de Solutions 2030, précise le communiqué. Avec cette orientation, BKW se concentre sur les secteurs d’activité Energy Solutions, Power Grid et Infrastructure & Buildings et se positionne tout au long de la chaîne de création de valeur du tournant énergétique. L’objectif est d’atteindre un EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) de plus d’un milliard de francs d’ici 2030. Selon lui, la France joue un rôle clé dans ce processus.

    « La France est un marché stratégiquement important pour nous. Avec l’intégration de Volterres, nous renforçons notre position non seulement là-bas, mais aussi sur l’ensemble du marché européen, et nous continuons à développer notre portefeuille de solutions énergétiques flexibles », a déclaré Stefan Sewckow, Executive Vice President Energy Markets.

    FMB, dont le siège est à Berne, est une entreprise internationale active dans le domaine de l’énergie et des infrastructures. Sa gamme de prestations s’étend de l’ingénierie et du conseil à la construction et à l’exploitation de réseaux d’énergie et d’approvisionnement, en passant par la technique du bâtiment.

  • Changement de direction dans le secteur de l’énergie d’un grand fournisseur d’énergie

    Changement de direction dans le secteur de l’énergie d’un grand fournisseur d’énergie

    Au premier trimestre 2026, la fondation de placement Vertina a investi un total de 74,3 millions de francs dans quatre nouveaux projets de construction. Le capital frais provient de l’augmentation de capital du quatrième trimestre 2025, indique-t-elle dans un communiqué.

    Les projets de construction se trouvent sur des immeubles à Oberglatt ZH, Kloten ZH, Seon AG et Zurich. Ces sites sélectionnés se caractérisent par une bonne connexion aux infrastructures ainsi que par un environnement de marché solide, précise le communiqué. Une fois les travaux terminés, la valeur de marché des quatre biens s’élèvera à 131 millions de francs. La valeur du portefeuille global du groupe de placement Vertina Logement passe ainsi à 350 millions de francs.

    Au total, le portefeuille immobilier de Vertina se compose de 13 immeubles dont l’état d’avancement des travaux est variable. Le début de la construction de quatre autres projets est prévu pour l’exercice en cours. Pour ce faire, Vertina va, comme elle l’a annoncé récemment, lever au deuxième trimestre de nouveaux capitaux pour un montant compris entre 60 et 80 millions de francs.

  • Un projet de recherche mise sur le stockage saisonnier de l’énergie

    Un projet de recherche mise sur le stockage saisonnier de l’énergie

    Selon une publication LinkedIn, la Haute école de gestion et d’ingénierie du canton de Vaud (HEIG-VD) et le bureau d’ingénieursPlanairont lancé le projet BIG4HEAT. BIG4HEAT s’étend sur deux ans et bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Les Services Industriels de Genève (SIG), le Groupe E àGranges-Paccot FR et Cadcime, basé à Eclépens VD, sont également partenaires industriels du projet.

    L’objectif principal du projet est de développer un stockage saisonnier souterrain de chaleur (Chemical Thermal Energy Storage, CTES). L’énergie thermique doit être stockée en été, puis utilisée en hiver. La HEIG-VD et Planair souhaitent pour cela utiliser d’anciennes citernes qui seront transformées en accumulateurs de chaleur selon le principe de l’économie circulaire et du rétrofit, c’est-à-dire la modernisation d’anciennes installations. Selon la HEIG-VD, « le stockage saisonnier pourrait réduire le déficit électrique en hiver de près de 20 % ». Avec ce projet, la HEIG-VD et Planair souhaitent réduire les émissions de CO2 et créer de l’espace dans les zones urbaines à partir de 2030 grâce à l’utilisation d’espaces de stockage souterrains.

    Fondée en 1956 et basée à Yverdon, la HEIG-VD mène des recherches en collaboration avec des entreprises, des communes et des partenaires nationaux et internationaux dans divers domaines tels que l’énergie et le développement durable. Planair, dont le siège est à La Sagne NE, est active dans les domaines de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

  • Le changement de génération renforce l’engagement en faveur de la transition énergétique

    Le changement de génération renforce l’engagement en faveur de la transition énergétique

    Reto Trittibach est le nouveau propriétaire et directeur général d’INES Energieplanung GmbH. Selon un communiqué, André Joosten sera son adjoint. Avec cette nouvelle nomination, le fournisseur bernois de solutions d’approvisionnement énergétique fondé il y a 14 ans souhaite assurer la continuité.

    L’objectif d’INES Energieplanung est de « soutenir la transition énergétique avec son savoir-faire et toutes ses forces ». L’entreprise développe des concepts énergétiques pour des sites et des projets de réseaux de chauffage. Selon les informations fournies par l’entreprise, INES apporte son expertise non seulement dans la planification et la construction d’installations énergétiques, mais aussi dans la conception d’installations. INES est également consultant en énergie pour la ville de Berne.

    INES est active dans la ville et l’agglomération de Berne. Parmi ses principaux clients et partenaires de coopération figurent Marzili Wärmeverbund AG et la ville de Berne.

    Le fondateur Bruno Liesch a marqué INES de son empreinte en mettant l’accent sur les solutions énergétiques durables, les réseaux de chaleur et la planification énergétique tournée vers l’avenir. Selon le communiqué, il continuera à apporter son expérience dans le développement de projets à temps partiel jusqu’à fin 2026.

  • Le financement participatif favorise le développement d’une énergie solaire flexible

    Le financement participatif favorise le développement d’une énergie solaire flexible

    La société Solarify GmbH continue d’élargir son offre destinée aux investisseurs privés dans le domaine de la transition énergétique. Selon un communiqué, l’entreprise basée à Wabern propose désormais un financement participatif dans une nouvelle génération de centrales solaires reliées à des batteries de stockage. Celles-ci permettent de fournir l’électricité solaire de manière différée.

    Solarify.ch réagit ainsi à une modification de la rémunération de l’électricité solaire. À l’avenir, les tarifs de rachat seront calculés sur une base horaire. De plus, les prix du marché seront redéfinis chaque trimestre. Les accumulateurs permettent de réagir de manière flexible aux prix lors de la livraison.

    L’entreprise utilise déjà des installations solaires avec des batteries de stockage, par exemple sur le centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Tannental dans la commune de Muri près de Berne et sur le toit de Condecta AG à Berne.

    « Avec cette nouvelle génération, nous pouvons exploiter les installations solaires de manière utile pour le réseau et le système », déclare le PDG Roger Langenegger dans le communiqué. « Au lieu de solliciter les réseaux à midi, l’électricité est consommée localement ou vendue de manière ciblée aux moments où la demande est plus forte. »

    Solarify.ch permet aux particuliers d’investir dans la transition énergétique. Fondée en 2016, l’entreprise a réalisé 160 projets solaires dans toute la Suisse et investi 26 millions de francs.

  • La Suisse repense l’électromobilité

    La Suisse repense l’électromobilité

    Le principe est bien connu des smartphones. Une bobine émettrice transmet l’énergie à une bobine réceptrice par champ magnétique, sans aucune prise. Pour les voitures électriques, cela signifie qu’il suffit de se garer pour que le processus de recharge démarre automatiquement. Dans le cadre du projet pilote « INLADE », l’Empa et le fournisseur d’énergie Eniwa AG ont testé cette technologie pour la première fois dans les conditions de la vie quotidienne en Suisse. Le projet a été soutenu par l’Office fédéral de l’énergie et les cantons de Zurich et d’Argovie.

    Test pratique réussi
    Même en cas de neige, de pluie et de légères variations de stationnement, la charge inductive atteint un rendement d’environ 90 pour cent, comparable à celui d’un câble classique. AMAG et d’autres partenaires ont équipé des véhicules existants de bobines réceptrices et intégré des interfaces pour la gestion de la charge. Après des tests de sécurité approfondis, les véhicules ont reçu une autorisation individuelle pour les routes suisses. Ils comptent parmi les premières voitures électriques à usage quotidien équipées d’un système inductif.

    Stockage mobile pour la transition énergétique
    La véritable révolution réside dans le potentiel. Les voitures électriques restent immobiles en moyenne 23 heures par jour. Si elles étaient automatiquement connectées au réseau pendant ce temps, leurs batteries pourraient compenser les fluctuations du réseau électrique et stabiliser les énergies renouvelables. La charge bidirectionnelle, c’est-à-dire la réinjection d’électricité dans le réseau, fonctionne également par induction. Les véhicules sont connectés plus fréquemment, sans que les utilisateurs aient à agir activement. Chaque place de parking devient ainsi un nœud potentiel d’un système énergétique décentralisé.

    Économiquement intéressant
    La recharge intelligente permet de réduire les coûts d’électricité, en particulier lorsque la recharge est effectuée pendant la journée, lorsque les installations photovoltaïques fournissent beaucoup d’énergie au réseau. La combinaison du confort, de l’efficacité et de l’intégration au réseau fait de la recharge par induction un élément prometteur de la mobilité de demain.

  • La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    Selon un communiqué, la STEP du lac de Thoune a inauguré HORIZON, le plus grand toit mobile pliable solaire du monde. Il a été réalisé par l’entreprise cleantech dhp Technology de Zizers. Avec une puissance installée de 3,6 mégawatts crête et environ 3 gigawattheures d’électricité, l’installation devrait alimenter 700 foyers.

    Comme l’indique ARA Thunersee, l’installation de plus de 20’000 mètres carrés est basée sur une technologie de l’entreprise dhp Technology. Le CEO de dhp, Gian Andri Diem, voit un grand potentiel dans la production d’énergie sur des surfaces existantes. « Nous créons ainsi du progrès sans utiliser d’espace supplémentaire », a-t-il été cité.

    Selon la description du projet de dhp, une utilisation efficace de l’espace est importante pour progresser dans la transition énergétique grâce au photovoltaïque. Les stations d’épuration, les zones logistiques, les usines hydrauliques et les parkings se prêtent particulièrement bien à la production d’énergie solaire grâce à des surfaces jusqu’ici inutilisées. Selon Ingo Schoppe, directeur de la STEP du lac de Thoune, une « utilisation intelligente des surfaces » contribue activement à la sécurité de l’approvisionnement, à la rentabilité et à la protection du climat.

    Le toit solaire pliant s’étend sur plusieurs bassins d’épuration et utilise doublement les surfaces d’infrastructure existantes – pour le traitement des eaux usées au sol et pour la production d’électricité solaire au-dessus. L’électricité qui y est produite est destinée au traitement des eaux usées et à l’approvisionnement local.

    Inspiré de la technique suisse des téléphériques, le toit est capable de réagir à des conditions météorologiques extrêmes. Ainsi, il se replie automatiquement en cas de tempête, de neige ou de grêle. Cela permet d’assurer la sécurité de fonctionnement et la production d’énergie sans avoir à intervenir dans les processus en cours.

  • Le tracker Power-to-X montre le dynamisme de la Suisse

    Le tracker Power-to-X montre le dynamisme de la Suisse

    Avec le nouveau Power-to-X-Tracker, le Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network (SPIN) et la Coalition for Green Energy & Storage (CGES) présentent une vue d’ensemble des activités Power-to-X à l’échelle nationale. La plateforme interactive cartographie tous les projets connus, des installations pilotes aux applications commerciales. Elle montre ainsi la croissance rapide d’une technologie qui pourrait devenir la pièce maîtresse de la transition énergétique.

    L’objectif est clair : mettre en commun les connaissances, favoriser les synergies et faciliter les investissements. « Le tracker crée une base de données commune qui accélère la collaboration et les processus de décision », soulignent les codirecteurs du CGES Christoph Sutter et Antonello Nesci.

    La clé de la défossilisation
    Les procédés Power-to-X permettent de convertir l’électricité renouvelable en vecteurs énergétiques chimiques. L’énergie renouvelable devient ainsi stockable et utilisable de manière polyvalente, notamment dans l’industrie, la mobilité ou le chauffage. Pour le coprésident du SPIN, Martin Bäumle, ces technologies sont essentielles à la transition vers une économie respectueuse du climat. « Des données transparentes et des acteurs en réseau sont la base pour transformer des idées en solutions évolutives », explique Bäumle.

    Mise en réseau de la recherche, de l’économie et de la politique
    Le tracker sera présenté lors de la manifestation annuelle du CGES chez Swissgrid à Aarau. Derrière cette initiative se trouve une large alliance de l’économie, de la science et du secteur public – soutenue par le domaine des EPF. Grâce au recensement et à la visualisation systématiques des projets, on obtient pour la première fois une vue d’ensemble du paysage Power-to-X suisse, qui permet d’orienter à la fois la recherche, la politique et les investisseurs.

  • Le Tessin montre la voie vers un approvisionnement en électricité moderne

    Le Tessin montre la voie vers un approvisionnement en électricité moderne

    Le système énergétique européen est sur le point de connaître la plus grande transformation de son histoire. Les transports, l’industrie et les bâtiments sont électrifiés, la demande en électricité augmente massivement et la production devient plus décentralisée et volatile. Pour la Suisse, cela signifie adapter ses réseaux en profondeur. Le Tessin a pris les devants très tôt. Dès 2013, le canton a réuni les grands acteurs, Swissgrid, Azienda Elettrica Ticinese (AET) et les CFF, pour penser ensemble les réseaux électriques et l’aménagement du territoire.

    L’analyse a clairement montré que l’infrastructure construite dans les années 1950 était inefficace. Chaque institution avait construit des lignes pour elle-même, sans tenir compte de la vision globale ou des paysages. Résultat : un patchwork de tracés traversant des zones sensibles. Aujourd’hui, des planifications communes permettent de regrouper plusieurs lignes sur un seul trajet, ce qui a pour effet de rendre superflus 140 kilomètres de lignes.

    Projets de portée nationale
    Trois grands projets, Airolo – Lavorgo dans la Leventina, All’Acqua – Vallemaggia – Magadino et Lavorgo – Magadino dans la Riviera et le Piano di Magadino, sont au cœur de la mise en œuvre. Ils constituent l’épine dorsale d’un approvisionnement sûr pour les prochaines générations. Parallèlement, ils créent les conditions nécessaires au démantèlement des anciennes lignes, ce qui allège considérablement le paysage.

    La lenteur des procédures comme frein
    En Suisse, la construction de nouvelles lignes à haute tension dure souvent plus de 15 ans. Toutefois, une étroite concertation au Tessin a permis de développer la confiance, la coordination et des propositions communes qui devraient accélérer les procédures fédérales. Les communes et la population sont activement impliquées afin de parvenir à des solutions bénéficiant d’un large soutien.

    Conjuguerprotection des paysages et sécurité de l’approvisionnement
    Le Tessin réunit des habitats sensibles, des villages historiques et des paysages touristiques importants avec des lacs et des montagnes. L’équilibre entre la sécurité de l’approvisionnement et la protection du paysage y est maîtrisé de manière exemplaire. Au lieu de planifier unilatéralement des lignes électriques, le territoire est considéré comme un système global. Une approche qui augmente l’acceptation et réduit les conflits.

    Le Conseil fédéral veut étendre le modèle
    Le processus innovant n’est pas passé inaperçu. Le Conseil fédéral a reconnu les avantages et a proposé dans un projet d’étendre le modèle tessinois à d’autres cantons. Ainsi, ce qui n’était qu’un travail de pionnier régional pourrait devenir un modèle de réussite national, avec un effet de signal pour l’ensemble de la transition énergétique.

    Le Tessin montre comment la modernisation d’infrastructures critiques peut réussir avec une efficacité technique, un respect du paysage et une capacité à réunir une majorité politique. Le démantèlement de 140 kilomètres de lignes n’est que le succès le plus visible. Ce qui compte, c’est la nouvelle façon de penser, qui renforce à la fois la sécurité d’approvisionnement et la qualité de vie.

  • Le Parlement veut accélérer la construction de grandes centrales électriques pour les énergies renouvelables

    Le Parlement veut accélérer la construction de grandes centrales électriques pour les énergies renouvelables

    Le Parlement fédéral a clairement adopté le décret dit  » d’accélération  » lors du vote final. Selon un communiqué, 185 membres du Conseil national ont voté pour, deux contre et neuf se sont abstenus. Au Conseil des Etats, 44 membres ont voté en faveur du décret, il n’y a eu ni vote contre ni abstention.

    Le décret avait été proposé par le Conseil fédéral en 2023. Celui-ci doit permettre d’accélérer la construction de grandes centrales pour les énergies renouvelables. Ainsi, la voie de recours doit être raccourcie et donc les possibilités d’opposition et de recours limitées. Les cantons doivent concentrer la procédure d’approbation des plans au niveau cantonal pour la construction de centrales solaires et éoliennes d’intérêt national. Le processus de planification pour l’extension des réseaux électriques doit être raccourci.

    L’Association des entreprises électriques suisses(AES) se félicite de l’adoption du décret d’accélération. « La procédure concentrée au niveau cantonal et la réduction du nombre d’instances sont des leviers importants sur la voie d’un approvisionnement en énergie renouvelable », a déclaré le directeur de l’AES Michael Frank, cité dans un communiqué. « Pour les producteurs d’électricité, le compromis signifie plus de sécurité de planification et de rapidité – exactement ce dont nous avons besoin maintenant »

    swisscleantech regrette que le débat se soit trop longtemps concentré sur la tentative de supprimer le droit de recours des associations. Selon l’association pour la transition énergétique, la suppression du droit de recours pour 16 projets hydroélectriques a entraîné beaucoup d’incertitude. Mais au final, ce qui compte, c’est d’accélérer le développement des énergies renouvelables, écrit-elle dans un communiqué.

  • Un nouvel élan d’innovation pour les systèmes de chauffage durable

    Un nouvel élan d’innovation pour les systèmes de chauffage durable

    EBP Schweiz AG prend une participation dans Nullpunkt AG par l’intermédiaire de son investisseur en capital-risque EBP Ventures. Cette jeune entreprise d’Oberengstringen a développé un nouveau système de pompe à chaleur à accumulation de glace et l’a lancé sur le marché en août dernier, après une phase d’essai avec un prototype l’année dernière. « Avec cet investissement, EBP Suisse ne renforce pas seulement son propre réseau d’innovation, mais apporte également une contribution concrète à la transition énergétique dans le secteur du bâtiment », déclare Simon Hess, partenaire et responsable de la technique énergétique chez EBP Suisse, cité dans un article correspondant de la société de conseil et d’ingénierie zurichoise sur LinkedIn.

    Le système de Nullpunkt AG se compose d’un échangeur de chaleur extérieur, d’un accumulateur de glace et d’une pompe à chaleur. L’échangeur de chaleur extérieur extrait l’énergie de l’air ambiant pendant la journée. Celle-ci est utilisée pour faire fondre la glace dans l’accumulateur de glace. Si cette eau gèle à nouveau, elle libère de l’énergie thermique. Celle-ci est extraite du réservoir par la pompe à chaleur et utilisée pour chauffer la maison. Par rapport à d’autres systèmes de stockage de glace, l’installation de Nullpunkt présente une conception plus compacte, « une efficacité énergétique élevée et un rapport qualité-prix intéressant », écrit EBP.

    Chez Nullpunkt, le développement d’installations plus puissantes et de sources de régénération supplémentaires est actuellement au programme. « Un partenaire compétent comme EBP nous apportera également l’impulsion technique nécessaire pour établir durablement Nullpunkt sur le marché », déclare Thomas Degelo, PDG de Nullpunkt, cité dans l’article.

  • Le Conseil fédéral simplifie les procédures de construction

    Le Conseil fédéral simplifie les procédures de construction

    Jusqu’à présent, de nombreux projets de construction et de développement urbain ont été retardés en raison de la rigidité de l’application directe de l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger (ISOS). A Zurich en particulier, des milliers de logements sont bloqués, comme le montre l’exemple du Brunaupark. Avec une nouvelle réglementation, le Conseil fédéral veut simplifier et accélérer le traitement et l’autorisation des projets de logement. A l’avenir, les prescriptions de l’ISOS ne s’appliqueront directement que dans les cas où le site est effectivement concerné. Le nombre de procédures complexes diminuera ainsi considérablement et de nombreux projets pourront être réalisés plus rapidement.

    Les cantons et les communes disposeront à l’avenir d’une plus grande marge de manœuvre et d’une délimitation claire des cas où une application directe de l’ISOS est réellement nécessaire. Les objectifs de conservation de l’Inventaire sont formulés de manière plus ouverte, ce qui permet le développement urbain vers l’intérieur tout en protégeant le patrimoine bâti.

    Les installations solaires sont plus facilement autorisées
    Les nouvelles mesures facilitent également l’installation de panneaux solaires sur les nouveaux bâtiments. A l’avenir, un examen de l’ISOS ne sera nécessaire que pour les bâtiments existants. La Confédération tient ainsi compte des exigences de la transition énergétique et renforce la sécurité de la planification et du droit pour les projets de construction orientés vers l’avenir.

    Consensus autourd’une table ronde
    La réforme est née d’une table ronde largement soutenue par des représentants de la Confédération, des cantons, des villes, des communes, de l’économie et de la société civile. Les adaptations réglementaires devraient être effectuées d’ici l’automne 2026. Parallèlement, les processus d’application de l’inventaire ISOS seront améliorés afin que les conflits puissent être identifiés et résolus à un stade précoce.

    D’éminents critiques et partisans de la politique et de la protection du patrimoine saluent la nouvelle réglementation. Selon eux, elle représente un compromis raisonnable entre protection et développement. L’application directe reste possible pour les monuments importants, mais n’empêchera plus à l’avenir les projets d’innovation importants.

    Une nouvelle dynamique pour la construction de logements
    Les nouvelles règles donnent aux cantons et aux communes la flexibilité nécessaire pour concilier la protection des ressources et la culture architecturale. Des projets de construction de logements comme le Brunaupark pourraient à l’avenir être approuvés et réalisés beaucoup plus rapidement. L’Office fédéral de la culture, le Département de l’environnement et le Département de l’économie sont chargés de mettre en œuvre les nouvelles bases afin d’aborder de manière globale la demande accrue de logements et les défis de la transition énergétique.

  • Le laboratoire d’essai de Fraunhofer ISE établit une norme pour les onduleurs

    Le laboratoire d’essai de Fraunhofer ISE établit une norme pour les onduleurs

    Avec le développement croissant des énergies renouvelables, les masses tournantes des centrales électriques classiques, qui assuraient jusqu’à présent la stabilité de la tension et de la fréquence, font défaut dans le réseau. Les onduleurs formant le réseau doivent assumer cette tâche et stabiliser le réseau de manière fiable, même dans des situations critiques telles que les changements de fréquence ou les courts-circuits. Jusqu’à présent, il n’existe cependant pas de définition uniforme ni de méthode de vérification standardisée pour ces systèmes.

    Méthode d’essai GFM Benchmark
    Dans le cadre du projet GFM Benchmark, le Fraunhofer ISE a invité les principaux fabricants à tester leurs appareils en laboratoire. Sept entreprises ont fourni des onduleurs de différentes puissances et de différents niveaux de développement. La méthode d’essai a été développée en collaboration avec les gestionnaires de réseau de transport allemands et reproduit différentes situations de réseau. Outre le fonctionnement normal, il s’agit également de situations extrêmes telles que les sauts de phase et les courts-circuits du réseau.

    Alors que de nombreux appareils réagissent de manière similaire à des exigences clairement définies, des différences significatives apparaissent encore dans des conditions plus complexes. L’équipe de l’ISE a ainsi pu fournir aux fabricants de précieuses indications sur l’optimisation et a mis en évidence le besoin de développement.

    Ouvrir la voie à la normalisation et à l’intégration du marché
    Les résultats du projet ont été directement intégrés dans le travail de normalisation européen ainsi que dans la note VDE FNN « Netzbildende Eigenschaften ». Le nouveau guide de test offre pour la première fois un cadre reconnu pour les tests pratiques et la certification des systèmes de formation de réseaux. C’est particulièrement pertinent car, à partir de 2026, un nouveau marché pour la réserve instantanée sera lancé en Allemagne, dans lequel, par exemple, le stockage par batterie avec une certification appropriée obtiendra des possibilités de revenus supplémentaires.

    Maturité du marché, meilleures pratiques et dialogue avec l’industrie
    L’analyse du marché et les données de test fournissent une base de décision solide pour les fabricants, les opérateurs de réseau, les investisseurs et les organismes de normalisation. Grâce aux mesures de certification désormais possibles, l’entrée sur le marché de nouveaux onduleurs stabilisateurs est accélérée. De plus, le Fraunhofer ISE accompagne la transposition des exigences européennes dans les réglementations nationales et soutient le secteur avec des guides de bonnes pratiques.

    Le Fraunhofer ISE a posé un jalon avec la procédure d’essai pour les onduleurs de formation de réseau. La transition énergétique en Europe devient ainsi non seulement plus sûre, mais aussi plus rapide et mesurable.

  • Lancement d’une étude de faisabilité pour un parc éolien régional

    Lancement d’une étude de faisabilité pour un parc éolien régional

    Le producteur d’énergie Axpo étudie la faisabilité d’un parc éolien en collaboration avec les deux communes locales de Rüthi et Sennwald et la commune politique de Rüthi. Selon un communiqué de presse, il est prévu d’installer trois éoliennes sur le sol de Rüthi, une à Altstätten SG et trois à Sennwald. Ensemble, elles pourraient produire environ 54 gigawattheures d’électricité par an, y compris en hiver. Cela correspond à la consommation annuelle moyenne de 11 500 ménages.

    Le 25 août, Axpo a informé la population à Rüthi et le 26 août à Sennwald. Des spécialistes du canton et d’Axpo ont répondu aux questions des citoyens. En outre, la Wind-Mobil d’Axpo était sur place pour des explications sur la technologie et une visualisation en 3D du parc éolien potentiel.

    Le communiqué cite la présidente de la commune de Rüthi, Irene Schocher, qui salue la transparence de l’évaluation du potentiel éolien et l’implication précoce de la population : « Une base de décision solide est essentielle pour pouvoir évaluer de manière réaliste le potentiel d’un parc éolien dans notre région » La commune locale de Sennwald soutient le projet, selon son président Daniel Berger. Elle voit « dans le parc éolien prévu une opportunité de renforcer l’approvisionnement énergétique régional et de contribuer activement à la transition énergétique »

    Un mât de mesure du vent sera installé en octobre 2025 afin de collecter des données sur le vent et l’activité des chauves-souris pendant plus d’un an. La rentabilité du projet sera ensuite évaluée et une décision sera prise sur la suite de la planification. S’il se concrétise, les communes d’implantation et la population locale pourront participer à une société de projet.

  • Un nouveau parc énergétique permet de découvrir la transition énergétique

    Un nouveau parc énergétique permet de découvrir la transition énergétique

    La Haute école spécialisée des Grisons (FHGR) a installé le nouveau parc énergétique Grischa sur le Kuhrerhof et le Rheinmühle à Coire. Selon un communiqué, le parc doit être un centre de découverte et de recherche dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.

    Les travaux sur le photovoltaïque, la petite hydroélectricité, la gazéification du bois, l’énergie éolienne et le biogaz seront regroupés sur un seul site dans un environnement agricole. L’objectif est de montrer à un large public comment les énergies renouvelables peuvent être produites, stockées et utilisées. « Dans le parc énergétique de Grischa, la transition énergétique passe d’un concept abstrait à une réalité tangible », explique Steffi Giaracuni, chef de projet à l’Institut de production multimédia de la HES des Grisons, citée dans le communiqué. « Ici, les gens peuvent voir, entendre et sentir comment les énergies renouvelables sont produites – et comment nous pouvons les intégrer ensemble dans notre vie quotidienne »

    Dans une première phase de mise en œuvre, des travaux sur le bois, l’eau et le soleil seront présentés, suivis d’ici 2026 par le biogaz, l’énergie éolienne et des outils de médiation numériques innovants.

    Le projet est porté par la HES des Grisons, l’Office fédéral de l’énergie, la fondation Klima Grischa et d’autres partenaires régionaux. Dès le 28 août, des experts en politique énergétique, en promotion de l’innovation, en développement urbain, en solutions énergétiques locales et en agriculture répondront aux questions de la population sur l’avenir énergétique de la Suisse lors d’un café scientifique.

  • La Suisse continue de développer massivement l’énergie solaire

    La Suisse continue de développer massivement l’énergie solaire

    Selon un communiqué de Swissolar, la construction d’électricité solaire a atteint un nouveau record en 2024. Selon l’association professionnelle, des installations d’une puissance totale de 1798 mégawatts ont été mises en place, soit une augmentation de 10 pour cent par rapport à l’année précédente. Au total, 8170 mégawatts étaient donc déjà installés fin 2024. Cela a permis de produire 5961 gigawattheures d’électricité.

    L’électricité solaire a atteint en 2024 une part de 10,4 pour cent des besoins en électricité. L’année précédente, ce chiffre était de 8,25%. Pour 2025, Swissolar prévoit une part de 14 pour cent. « L’électricité solaire est aujourd’hui déjà un élément central de notre approvisionnement en énergie et est en passe de devenir le deuxième pilier de notre approvisionnement en électricité, aux côtés de l’énergie hydraulique », déclare Matthias Egli, directeur de Swissolar, cité dans le communiqué.

    Swissolar fait également référence à l’importance de l’électricité solaire pour le semestre d’hiver. Ainsi, entre début octobre 2024 et mi-avril 2025, environ 2400 gigawattheures d’électricité solaire ont été produits, soit environ un tiers de la production annuelle.

    Le nombre de nouvelles batteries de stockage installées a augmenté de 4 % en 2024. Dans les maisons individuelles, 47 pour cent de toutes les installations solaires ont déjà été équipées d’un stockage par batterie, contre seulement 42 pour cent l’année précédente. Au total, la capacité de stockage installée s’élevait déjà à 896 mégawattheures fin 2024, soit suffisamment pour couvrir la consommation de 100 000 ménages pendant une journée.

  • Plate-forme basée sur l’IA pour une tarification dynamique de l’électricité

    Plate-forme basée sur l’IA pour une tarification dynamique de l’électricité

    Exnaton et le groupe énergétique TotalEnergies Power & Gas Belgium ont conclu un partenariat. Les deux entreprises l’ont annoncé publiquement lors du salon VivaTech à Paris dans le cadre d’une présentation commune. Comme l’explique maintenant dans un communiqué la spin-off de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich créée en 2020, cette coopération montre comment des start-ups énergétiques agiles peuvent aider les fournisseurs établis à développer de nouveaux produits et services pour la transition énergétique. L’année dernière, Exnaton a fait partie de l’accélérateur de start-ups TotalEnergies On.

    La plateforme de facturation d’Exnaton permet aux fournisseurs d’énergie de proposer des tarifs dynamiques pour l’électricité renouvelable. Les prix de l’électricité pour les consommateurs sont basés sur la demande actuelle d’électricité. Pour ce faire, Exnaton traite 35 000 points de données par client et par an grâce à sa solution logicielle basée sur l’intelligence artificielle, et fournit toutes les heures des prix de l’électricité actuels et prévisionnels.

    En outre, des signaux de prix peuvent être transmis à des appareils intelligents tels que des bornes de recharge pour véhicules électriques ou des systèmes de gestion de l’énergie dans les ménages, de sorte que la consommation d’énergie peut être automatiquement reportée sur des plages horaires plus favorables. Selon Exnaton, cette technologie contribue à « réduire les goulets d’étranglement du réseau dus à l’électrification croissante, permet aux consommateurs de réaliser des économies tangibles sur leurs coûts d’électricité et donne aux fournisseurs d’énergie la possibilité de faire évoluer leur offre dans le sens de la transition énergétique »

  • Swissgrid investit dans le réseau du futur

    Swissgrid investit dans le réseau du futur

    Le réseau de transport est la base de la sécurité de l’approvisionnement en électricité en Suisse et son importance ne cesse de croître. La décarbonisation, la décentralisation et la numérisation modifient fondamentalement le système énergétique. Avec le projet « Réseau stratégique 2040 », Swissgrid réagit à ces évolutions et identifie 31 projets clés qui doivent être réalisés d’ici 2040. Près de 5,5 milliards de francs doivent être investis dans l’extension, la modernisation et la pilotabilité du réseau.

    Des exigences croissantes pour le réseau
    La transformation de l’approvisionnement énergétique entraîne de nouvelles charges. La consommation d’électricité augmente fortement en raison des pompes à chaleur, de la mobilité électrique et des centres de données. Parallèlement, l’alimentation à partir de sources volatiles et décentralisées augmente. Les flux internationaux d’électricité augmentent en raison des parcs éoliens et des fermes solaires en Europe. Pour relever ces défis, Swissgrid mise sur des renforcements ciblés du réseau, de nouveaux transformateurs déphaseurs pour gérer les flux d’électricité et la rénovation complète des infrastructures existantes.

    Planifier avec clairvoyance et considération
    Le principe NOVA (optimisation du réseau avant renforcement du réseau avant extension du réseau) est au cœur de la stratégie. L’extension du réseau n’a lieu que lorsque toutes les autres possibilités ont été épuisées. Cela permet de minimiser les coûts et l’impact sur l’environnement. Parallèlement, une planification coordonnée avec les cantons et les partenaires ainsi qu’une implication précoce de la population permettent d’accroître l’acceptation et d’accélérer le processus de planification.

    Interconnexion au-delà des frontières
    Swissgrid ne planifie pas seulement l’avenir énergétique de la Suisse, mais aussi celui de l’Europe. Un raccordement plus étroit au réseau européen ainsi que l’intégration dans un futur super-réseau doivent contribuer à un transport plus efficace de l’électricité par-delà les continents. Un accord réglementé sur l’électricité avec l’UE reste décisif pour cette intégration.

  • Renforcer le réseau électrique suisse avec du cuivre et de l’intelligence

    Renforcer le réseau électrique suisse avec du cuivre et de l’intelligence

    En inscrivant dans la loi l’objectif zéro net d’ici 2050, la Suisse a posé des jalons importants pour un approvisionnement énergétique neutre en termes de climat. Le développement des énergies renouvelables telles que le photovoltaïque, l’hydraulique et l’éolien progresse. Mais l’infrastructure de réseau existante n’est pas conçue de manière optimale pour y faire face. L’intégration des injections fluctuantes nécessite un réseau électrique flexible qui évite les goulets d’étranglement et garantit un approvisionnement stable.

    L’extension du réseau est le plus grand défi
    La Suisse dispose d’un réseau de transport solide, qui joue un rôle important dans le commerce international de l’électricité. Néanmoins, deux tiers des 6700 kilomètres de lignes ont entre 50 et 80 ans et doivent être modernisés. Le besoin d’agir est encore plus important aux niveaux inférieurs du réseau. Les réseaux de distribution locaux sont de plus en plus sollicités, car les producteurs d’électricité décentralisés, tels que les panneaux solaires sur les toits des maisons ou les véhicules électriques, sollicitent le réseau basse tension. Les capacités de ces réseaux doivent être étendues et mieux gérées.

    Solution cuivre et intelligence
    Deux approches sont essentielles pour une infrastructure de réseau durable.
    L’extension classique du réseau :
    L’extension physique du réseau électrique par de nouvelles lignes, un câblage renforcé et des transformateurs plus puissants. Cela est coûteux, mais inévitable dans de nombreux cas.
    Systèmes de contrôle intelligents :
    La numérisation et les technologies intelligentes permettent de réguler efficacement les flux d’électricité. Il s’agit par exemple de systèmes d’alimentation flexibles pour les panneaux photovoltaïques, de batteries domestiques utiles au réseau et d’une gestion optimisée de la charge pour les voitures électriques et les pompes à chaleur. Ces concepts réduisent les mises à niveau coûteuses du réseau et rendent le système plus agile.

    La flexibilité comme facteur de réussite
    Un réseau hautement flexible peut amortir les fluctuations de puissance et compenser les pics de demande. Cela est possible grâce à une interconnexion étroite avec les pays voisins, à l’utilisation de systèmes de stockage tels que les centrales de pompage-turbinage et à des mécanismes de contrôle intelligents. Les chercheurs de l’ETH Zurich étudient également comment l’électromobilité peut contribuer à la stabilité du réseau, par exemple en contrôlant la charge pendant les périodes de forte disponibilité du courant.

    Les deux sont nécessaires
    Ni l’extension classique du réseau ni les systèmes de contrôle intelligents ne suffisent à eux seuls à préparer le réseau électrique suisse à la transition énergétique. Il faut une combinaison des deux – du cuivre pour l’infrastructure physique et de l’intelligence pour les concepts de contrôle innovants. Les investissements dans ces deux domaines sont essentiels pour répondre aux exigences croissantes des énergies renouvelables de manière efficace et économique.

  • Poussée d’efficacité pour l’hydrogène

    Poussée d’efficacité pour l’hydrogène

    L’électrolyse, qui consiste à séparer l’eau en hydrogène et en oxygène à l’aide d’un courant électrique, est un procédé qui a fait ses preuves, mais qui n’est pas encore épuisé en termes d’énergie. Bien que la tension théorique requise soit de 1,23 volt, dans la pratique, il faut souvent 1,5 à 1,6 volt. Cet écart est coûteux et freine l’exploitation économique.

    Une équipe de recherche dirigée par Franz Geiger a maintenant identifié une cause centrale. Avant la libération d’oxygène, les molécules d’eau doivent tourner sur leur axe pour aligner leurs atomes d’oxygène avec l’électrode. Ce n’est qu’alors que la réaction de dégagement d’oxygène peut avoir lieu. Cette rotation nécessite une quantité d’énergie considérable, comparable à celle qui maintient les molécules d’eau à l’état liquide.

    Visualisation par la technologie laser
    Cette vision a été rendue possible par une nouvelle méthode d’analyse, la deuxième génération harmonique résolue en phase. Grâce à cette technologie laser, les chercheurs ont pu observer en temps réel quand et combien de molécules changent d’orientation. Ces données fournissent pour la première fois une quantification énergétique précise de la rotation. Une étape importante pour le développement de procédés d’électrolyse plus efficaces.

    Une attention particulière a été accordée à l’électrode d’hématite, un oxyde de fer peu coûteux qui, malgré des propriétés prometteuses, souffrait jusqu’à présent d’une faible efficacité. La nouvelle analyse révèle désormais les possibilités d’optimisation.

    Le pH basique, un levier pour améliorer l’efficacité
    Autre facteur clé, le pH de la solution. L’étude montre qu’un milieu basique, c’est-à-dire un pH supérieur à 9, réduit considérablement l’énergie nécessaire à la rotation des molécules. L’efficacité de la réaction de dégagement d’oxygène augmente ainsi considérablement. En dessous de ce seuil, l’électrolyse ne se déroule pratiquement plus.

    Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour la production industrielle d’hydrogène. En combinaison avec des catalyseurs ciblés et des matériaux de cellules avancés, les installations d’électrolyse pourront à l’avenir fonctionner de manière plus économique et plus respectueuse des ressources.

  • L’ETH Zurich fournit la clé de la transition énergétique du réseau électrique

    L’ETH Zurich fournit la clé de la transition énergétique du réseau électrique

    Le réseau électrique européen est basé sur le courant alternatif et sur un rythme précis, qui était jusqu’à présent imposé par les grandes centrales électriques dotées de lourdes turbines. Avec l’abandon du charbon et du nucléaire, ces horloges disparaissent à vue d’œil. Ce qui semble n’être qu’un détail technique est en réalité un défi majeur de la transition énergétique. Sans fréquence stable, les pannes de courant et l’instabilité du système menacent.

    Comme les installations éoliennes et solaires fournissent du courant continu, il faut des onduleurs qui le convertissent en courant alternatif compatible avec le réseau. Jusqu’à présent, ceux-ci suivent passivement la cadence existante. Mais avec la disparition des centrales électriques traditionnelles, un changement de paradigme s’impose. À l’avenir, les onduleurs devront eux-mêmes former le réseau, un défi que l’ETH Zurich a relevé avec succès.

    Un algorithme au lieu d’une déconnexion
    Sous la direction du professeur Florian Dörfler, une équipe de recherche de l’ETH Zurich a mis au point une commande révolutionnaire pour les onduleurs. Celui-ci empêche les installations de s’éteindre automatiquement en cas de défaillance du réseau, comme des chutes de tension. Au lieu de cela, ils restent connectés au réseau et stabilisent activement la fréquence, tout en limitant de manière autonome leur production d’électricité. Un mécanisme de protection qui évite les surcharges tout en soutenant le réseau.

    La solution est purement logicielle et donc directement utilisable dans l’industrie. Les premiers tests pratiques en laboratoire ont été concluants. Les nouveaux algorithmes font l’objet d’une demande de brevet et pourraient être intégrés rapidement dans les systèmes de contrôle industriels.

    Feuille de route pour la transition énergétique
    L’approche innovante de l’EPFZ a le potentiel de devenir l’épine dorsale de l’approvisionnement électrique de demain. Décentralisé, flexible, stable, un réseau électrique qui ne sera plus soutenu par quelques grandes centrales électriques centralisées, mais par des milliers de centrales solaires et éoliennes contrôlées de manière intelligente.

    Les partenaires industriels sont invités à travailler avec les étudiants de l’ETH à la mise en œuvre, par exemple par le biais de travaux de master dans les entreprises. Il en résulte un transfert direct de connaissances de la recherche vers l’industrie et, en fin de compte, vers les réseaux électriques européens.

    La contribution à la transition énergétique est considérable. La solution augmente la sécurité du réseau, réduit le risque de black-out et rend la transition vers les énergies renouvelables techniquement réalisable. Un élément central pour un avenir énergétique résilient et durable.

  • La technologie DC, clé de la transition énergétique

    La technologie DC, clé de la transition énergétique

    Le courant continu gagne en importance stratégique. L’OVE DC Day 2025, organisé en coopération avec la plateforme technologique Smart Grids Austria, a réuni environ 80 experts internationaux. Parmi les thèmes centraux figuraient les « microgrids DC », des réseaux d’énergie locaux qui mettent en réseau les énergies renouvelables, le stockage et les consommateurs sur la base du courant continu.

    Ces systèmes permettent une distribution d’énergie beaucoup plus efficace, par exemple dans les bâtiments, les centres de données, l’industrie et les réseaux autonomes en site isolé. Leur potentiel se révèle également dans le domaine de l’électromobilité, par exemple en couplant directement l’infrastructure de recharge à la production d’électricité renouvelable.

    Standardisation et sécurité en point de mire
    Outre les champs d’application concrets, les aspects techniques et normatifs ont également été discutés. Les intervenants ont présenté les expériences des projets pilotes DC en cours, les nouveaux cadres réglementaires et les progrès de la normalisation. L’accent a été mis sur le fait que les projets parallèles sont essentiels pour créer des normes solides pour la technologie DC.

    Impulsions de l’industrie
    Avec les interventions de Yannick Neyret (Schneider Electric) et Friederich Kupzog (AIT) ainsi que les contributions techniques d’entreprises renommées, le DC Day a offert un aperçu de haut niveau des développements actuels. L’accent a été mis sur les connaissances pratiques de l’industrie et sur les échanges ciblés entre experts. Une base idéale pour accélérer le transfert de connaissances.

    Le courant continu, accélérateur de la transition énergétique
    La table ronde réunissant des leaders de l’industrie, dont des représentants de Siemens, Eaton, AIT, Schneider Electric et de l’Institut Fraunhofer, a été un moment fort. Sous la modération de Karl-Heinz Mayer (Eaton), il est apparu clairement que les systèmes DC sont prêts à être utilisés à grande échelle. À condition que la normalisation et la sécurité évoluent en même temps que la technologie.

  • Carte numérique pour les solutions de stockage d’énergie renouvelable

    Carte numérique pour les solutions de stockage d’énergie renouvelable

    Le Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network(SPIN) souhaite rendre plus accessibles les informations sur les projets Power-to-X (PtX) en cours et à venir. C’est pourquoi le réseau collabore désormais avec la Coalition pour l’énergie verte et le stockage(CGES). La CGES a été créée en 2023 par les écoles polytechniques fédérales de Zurich(EPFZ) et de Lausanne(EPFL), en collaboration avec l’Institut Paul Scherrer(PSI) et le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), afin de développer avec l’industrie des solutions évolutives pour un système énergétique indépendant et neutre en termes de climat.

    Depuis un an et demi, le SPIN tient à jour une liste exhaustive des projets PtX en Suisse. Elle montre où et par qui des travaux sont menés pour convertir les énergies renouvelables en vecteurs énergétiques stockables tels que l’hydrogène, les carburants synthétiques ou le méthane. Cette base de données doit fournir une vue d’ensemble et aider à mettre en réseau les acteurs de la recherche, de l’industrie, de la politique et de l’administration.

    Dans le cadre de la coopération convenue entre SPIN et le CGES, un tracker PtX interactif doit être développé. Pour ce faire, SPIN mettra les données à disposition et le CGES visualisera les projets sur une carte numérique. Tous deux en attendent, outre une visibilité accrue, une facilitation de la collaboration entre les différentes initiatives et parties prenantes. Elle devrait également aider les décideurs à adapter les cadres juridiques. Elle devrait permettre aux investisseurs d’identifier de nouvelles opportunités commerciales.

    Cette plate-forme permettra également de sensibiliser le public à l’importance du PtX, selon le SPIN. Les premiers résultats de la collaboration devraient être présentés à l’été 2025.

  • Un accumulateur de chaleur compact remporte le prix de l’innovation pour les solutions énergétiques

    Un accumulateur de chaleur compact remporte le prix de l’innovation pour les solutions énergétiques

    Le jury international du SET Award 2025 a désigné Cowa Thermal Solutions comme lauréat dans la catégorie Clean Energy & Storage. Le SET Award promeut des idées et des solutions innovantes pour un avenir énergétique durable et accélère ainsi la transition énergétique.

    Le concours est lancé et organisé dans le monde entier par l’Agence allemande de l’énergie en coopération avec le Conseil mondial de l’énergie. Il est soutenu par le ministère allemand de l’Économie et de la Protection du climat. Le prix récompense les innovations qui font progresser la transition énergétique mondiale. La cérémonie de remise des prix a eu lieu dans le cadre du SET Tech Festival 2025 à Berlin.

    Comme le soulignent les organisateurs dans un communiqué, Cowa « développe des systèmes de stockage thermique compacts utilisant des matériaux à changement de phase qui sont cinq fois plus petits que les systèmes à base d’eau. Dans le but de servir le marché européen des pompes à chaleur en pleine croissance, Cowa améliore l’intégration des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique urbaine »

    Dans un communiqué de son entreprise fondée en 2019 et basée au Technopark de Lucerne, Simon Maranda, CEO de Cowa, qualifie cette distinction de « grande reconnaissance de notre travail et de notre engagement en faveur de solutions de stockage d’énergie innovantes. Notre stockage thermique compact est une solution idéale pour intégrer des systèmes de chauffage renouvelables, notamment des pompes à chaleur, dans des bâtiments urbains où l’espace est limité. Nous sommes fiers de continuer à faire progresser cette technologie et de participer activement à la transition énergétique »

    Cette année encore, des start-ups pionnières ont été récompensées dans cinq catégories : Énergie propre et stockage, Mobilité et transport, Industrie, Bâtiment et construction, et Accès à une énergie de qualité et SDG-7. Les gagnants des cinq catégories ont ensuite également présenté leurs solutions lors du Dialogue sur la transition énergétique de Berlin.

  • Recherche sur le béton comme réservoir de carbone

    Recherche sur le béton comme réservoir de carbone

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), avec le groupe de travail Mining the Atmosphere, veulent éliminer le dioxyde de carbone excédentaire de l’atmosphère en grandes quantités. Selon un communiqué, 5 à 10 milliards de tonnes de carbone pourraient ainsi être utilisées chaque année comme granulats pour béton. Cela suffirait à stocker durablement le CO2 excédentaire en l’espace de 100 ans après la transition énergétique et à ramener ainsi l’atmosphère à un niveau compatible avec le climat. On estime qu’il s’agit de 400 milliards de tonnes de carbone, soit l’équivalent de 1500 milliards de tonnes de CO2.

    Cependant, la mise en œuvre nécessite un surplus d’énergie renouvelable. C’est la seule façon de transformer le dioxyde de carbone en méthane ou en méthanol, puis de le transformer en polymères, en hydrogène ou en carbone solide. « Ces calculs sont basés sur l’hypothèse qu’il y aura suffisamment d’énergie renouvelable disponible après 2050 », explique Pietro Lura, directeur du département Béton et asphalte de l’Empa, cité dans le communiqué.

    Mais la quantité de matériaux de construction nécessaire au niveau mondial dépasse de loin l’excédent de carbone dans l’atmosphère « Même si l’on dispose de suffisamment d’énergie renouvelable, la question centrale reste de savoir comment stocker ces énormes quantités de carbone à long terme », poursuit Lura. Les chercheurs pensent que la production de carbure de silicium, qui peut être utilisé comme charge dans les matériaux de construction et la production d’asphalte, est une solution. Cela permettrait de fixer le carbone à long terme et d’avoir d’excellentes propriétés mécaniques. Lura qualifie toutefois la production d’extrêmement gourmande en énergie. La fabrication nécessite encore d’importantes recherches sur les matériaux et le traitement pour la rendre économiquement viable.

  • Une nouvelle entreprise renforce l’approvisionnement local en électricité à Buttisholz et dans ses environs

    Une nouvelle entreprise renforce l’approvisionnement local en électricité à Buttisholz et dans ses environs

    (CONNECT) Dorfstrom AG, dont le siège est à Buttisholz, a commencé ses activités le 1er janvier 2025. Selon un communiqué, l’inscription au registre du commerce a eu lieu le 3 décembre 2024. La nouvelle entreprise veut donner des impulsions à l’approvisionnement local en énergie à Buttisholz et dans d’autres communes, indique le communiqué.

    Un site Internet spécifique, mis en ligne dès le début de l’activité, fournit des informations sur le projet et la coopération prévue entre les producteurs d’énergie locaux et une plate-forme de collaboration. « Le site web est un point de contact central pour informer les habitants de Buttisholz et d’ailleurs sur nos objectifs et nos offres », déclare Oscar Küng, président du conseil d’administration de Dorfstrom AG.

    Avec l’inscription au registre du commerce, une étape importante a été franchie pour repenser l’approvisionnement local en électricité et faire avancer activement le tournant énergétique à Buttisholz, explique-t-on chez Dorfstrom AG. L’entreprise met l’accent sur la promotion des regroupements virtuels pour l’autoconsommation (vZEV) et le développement de communautés électriques locales (LEGs). L’objectif est d’utiliser l’électricité produite localement directement dans la communauté concernée. Cela renforce la valeur ajoutée locale et réduit la dépendance vis-à-vis des grands fournisseurs d’énergie.

    Dorfstrom AG organise le commerce local de l’électricité afin d’assurer une distribution efficace et met en relation les producteurs et les acheteurs. Elle veut planifier, construire et exploiter des installations d’énergie renouvelable, des installations solaires aux installations de biogaz en passant par des projets éoliens locaux. Elle souhaite également stocker l’électricité afin de compenser les fluctuations et de garantir la sécurité de l’approvisionnement. Dorfstrom AG entend soutenir les projets énergétiques locaux par le biais d’investissements et de partenariats.

  • Sept entreprises créent une agence commune pour le chauffage durable en Suisse orientale

    Sept entreprises créent une agence commune pour le chauffage durable en Suisse orientale

    Selon un communiqué de presse, sept prestataires de services énergétiques de Suisse orientale ont fondé la société Wärme Netz Ostschweiz AG (WNO). Les participants sont EKT Holding AG, la commune d’Uzwil, la commune locale de Wil, St.Gallisch-Appenzellische Kraftwerke AG, Schmid AG energy solutions, Technischen Betriebe Flawil et Technische Betriebe Wil.

    L’objectif de la nouvelle société est de développer et d’exploiter des solutions d’interconnexion thermique innovantes et respectueuses du climat dans les cantons de Suisse orientale de Thurgovie, Saint-Gall, Appenzell Rhodes-Intérieures et Appenzell Rhodes-Extérieures ainsi que dans les régions voisines. En tant que prestataire de services énergétiques suprarégional, la WNO aide, selon le communiqué, les communes ainsi que les clients privés et commerciaux à passer à un approvisionnement en chaleur durable. Les communes d’implantation respectives ainsi que les entreprises régionales sont impliquées dans la mise en place et l’exploitation des réseaux de chaleur.

    « La création de la WNO est une étape décisive vers un approvisionnement en chaleur respectueux du climat en Suisse orientale. Ensemble, nous faisons avancer la transition énergétique, renforçons notre région et mettons en œuvre des technologies innovantes », a déclaré Marco Huwiler, membre du conseil d’administration de la WNO et directeur général de Technischen Betriebe Wil.

    Selon le communiqué, jusqu’à la mi-2025, l’accent sera mis sur la constitution, c’est-à-dire la mise en place du personnel, l’élaboration des bases commerciales et des solutions de financement ainsi que les discussions avec les communes et les actionnaires potentiels. Le premier développement de projet dans une commune devrait démarrer au milieu de l’année prochaine.

    Le secteur du chauffage représente environ 50 pour cent de la consommation d’énergie en Suisse et génère plus de 35 pour cent des émissions de gaz à effet de serre, ajoute le communiqué. La WNO veut remplacer les combustibles fossiles par des solutions de chaleur renouvelable.

  • Comment mieux utiliser le bois

    Comment mieux utiliser le bois

    La Suisse vise un bilan net nul d’ici 2050. Le bois joue un rôle clé sur cette voie. Il absorbe le CO₂ de l’atmosphère, a de multiples usages et offre des alternatives durables aux matières premières fossiles. Mais quelle est la quantité de bois disponible pour la construction, l’industrie ou la production d’énergie ? Les réponses sont fournies par des chercheurs de l’Empa et du WSL qui, dans le cadre du projet SCENE, ont étudié pour la première fois en détail les flux de matériaux en bois en Suisse.

    Pour leur analyse, les chercheurs ont utilisé des données provenant de 21 sources différentes pour l’année 2020, depuis la récolte du bois jusqu’à son élimination. « Contrairement à d’autres études qui n’utilisent souvent que des valeurs modélisées, nous avons pu nous appuyer sur des données réelles », explique Nadia Malinverno de l’Empa. L’effort a été payant, car l’étude offre une image précise de l’ensemble des flux de bois en Suisse.

    Potentiel de recyclage et bonne utilisation du bois
    Actuellement, seuls huit pour cent du bois sont recyclés, contre environ 70 pour cent pour le papier. De plus, 40 pour cent du bois récolté chaque année est utilisé directement comme combustible. « Ce n’est pas optimal d’un point de vue environnemental », souligne Claudia Som, co-auteur de l’étude. Pour que le bois puisse jouer son rôle de réservoir de CO₂, il devrait être utilisé comme matériau le plus longtemps possible.

    La vision des chercheurs est l’utilisation en cascade
    Dans ce cas, le bois est d’abord transformé en produits durables, comme des poutres et des planches, qui restent le plus longtemps possible dans la construction. Ce n’est qu’après avoir été utilisé plusieurs fois que le bois est transformé en copeaux ou en fibres avant d’être finalement brûlé. « Le bois ne devrait être utilisé comme source d’énergie que lorsqu’il n’est plus utilisable en tant que matériau », explique Som.

    La voie vers des flux de bois durables
    Dans le cadre du projet SCENE, les chercheurs souhaitent à l’avenir examiner de plus près quelles sont les utilisations du bois les plus judicieuses du point de vue écologique et économique. Pour ce faire, ils se concentrent sur des flux de matériaux concrets. Sous quelle forme se présente le bois ? Comment est-il transformé ? Où existe-t-il un potentiel d’optimisation ?

    « L’utilisation durable du bois est un élément central de la transition énergétique », explique Malinverno. « Notre travail montre que la Suisse a encore de nombreuses opportunités inexploitées dans ce domaine, tant pour la protection du climat que pour l’efficacité des ressources »

  • Garantir l’approvisionnement en matières premières pour la transition énergétique

    Garantir l’approvisionnement en matières premières pour la transition énergétique

    Les minéraux et les métaux tels que le cuivre, le lithium et les terres rares sont essentiels pour les technologies de la transition énergétique, notamment les batteries, la mobilité électrique et les énergies renouvelables. Cependant, la demande croissante se heurte à des sites de production limités, ce qui rend l’approvisionnement difficile en raison des tensions géopolitiques et des restrictions à l’exportation. Les pays consommateurs réagissent par des mesures de politique industrielle et des coopérations internationales afin d’éviter les pénuries.

    Le rôle particulier de la Suisse
    L’industrie suisse importe principalement des produits semi-finis et des composants de l’UE, ce qui réduit sa dépendance directe vis-à-vis des producteurs de matières premières. Néanmoins, la Suisse n’est pas à l’abri des risques d’approvisionnement mondiaux. Le Conseil fédéral a donc développé des mesures pour assurer un approvisionnement stable en matières premières à long terme.

    Options d’action pour la sécurité d’approvisionnement
    Le rapport du Conseil fédéral énumère des mesures centrales. La politique économique extérieure mise sur le développement d’accords commerciaux bilatéraux et sur un dialogue renforcé avec les partenaires internationaux, notamment l’UE. Parallèlement, l’accent est mis sur la durabilité par la diversification des sources d’approvisionnement, la promotion de l’économie circulaire et des pratiques d’achat durables. Dans le domaine de la recherche et de l’innovation, le développement de nouvelles technologies de recyclage et de matériaux alternatifs est soutenu.

    En outre, un dialogue étroit avec l’industrie est recommandé afin d’identifier les risques d’approvisionnement à un stade précoce et de les gérer de manière ciblée. L’approfondissement des relations avec les partenaires politiques, économiques et scientifiques doit constituer la base d’un approvisionnement fiable en matières premières.

    Gestion durable et économie circulaire
    Une recommandation centrale du rapport est la promotion d’une utilisation durable des minéraux et des métaux. Le cycle de vie des matières premières doit être davantage pris en compte, par exemple par le recyclage et le renforcement de l’économie circulaire. Ces approches contribuent non seulement à la sécurité de l’approvisionnement, mais apportent également une contribution importante à la protection de l’environnement.