Étiquette : Forschung

  • Des chercheurs développent des piles salines économiquement viables pour un stockage sûr de l’énergie

    Des chercheurs développent des piles salines économiquement viables pour un stockage sûr de l’énergie

    Des chercheurs du laboratoire Materials for Energy Conversion du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), basé à Dübendorf, poursuivent un projet Innosuisse lancé par le fabricant tessinois de piles salines Horien Salt Battery Solutions. La collaboration de recherche a pour but de développer des batteries au sel économiquement attractives et utilisables, peut on lire dans un communiqué de presse. Par batteries au sel, on entend des accumulateurs dont l’électrolyte est un solide, à savoir un conducteur d’ions céramique à base d’alumine de sodium. La cathode est basée sur un granulat de sel de cuisine et de poudre de nickel. L’anode métallique en sodium ne se forme que lors de la charge. Contrairement aux batteries lithium-ion courantes, les batteries au sel ne sont pas inflammables. Elles peuvent donc être utilisées dans des domaines où les batteries lithium-ion ne sont pas autorisées, comme l’exploitation minière, la construction de tunnels ou les plates-formes pétrolières ou gazières. D’autres avantages sont leur longévité ainsi que l’obtention de matériaux de base nettement moins chers. Contrairement à la concurrence du lithium-ion, les matières premières sont bon marché et disponibles en grande quantité, précise le communiqué.

    L’inconvénient de ces batteries est leur température de fonctionnement élevée. Pour être opérationnelle, une pile saline a besoin d’une température de 300 degrés Celsius. Les chercheurs cherchent des options pour rendre ces applications économiques. « Selon l’application, il est plus économique de maintenir une pile au chaud que de la refroidir », explique Meike Heinz, chercheuse à l’Empa, citée dans le communiqué.

    Une autre ambition est de faire fonctionner les batteries à l’état solide sans nickel. Pour ce faire, le matériau de la cathode, le nickel, doit être remplacé par d’autres métaux, par exemple le zinc. L’objectif est d’établir les piles salines en tant que stockage stationnaire à long terme grâce à leur sécurité, leur longue durée de vie et l’absence de matières premières critiques.

  • Nouveau film ultra-mince pour l’absence d’interférences en 5G et 6G

    Nouveau film ultra-mince pour l’absence d’interférences en 5G et 6G

    Avec ce nouveau film en matériau composite spécial, le KIMS montre comment minimiser efficacement les interférences électromagnétiques dans les systèmes de communication. Le film, d’une épaisseur de seulement 0,5 mm, absorbe plus de 99 % des ondes électromagnétiques dans des gammes de fréquences telles que la 5G, la 6G et le WiFi. Cette technologie de blindage évite les réflexions gênantes et offre une absence d’interférences jusqu’ici inégalée. Un avantage qui pourrait optimiser davantage l’utilisation des équipements de communication et des radars modernes.

    Absorption plutôt que réflexion
    Les matériaux de blindage traditionnels misent souvent sur la réflexion, mais leur efficacité est limitée. Le nouveau film, en revanche, absorbe les ondes électromagnétiques de manière ciblée et assure ainsi une grande résistance aux interférences. Cette approche empêche les ondes de rebondir et de perturber les systèmes voisins. La technologie est basée sur une structure cristalline unique et une couche magnétique composite qui filtre les fréquences avec précision et assure une absorption maximale.

    Flexible et indéformable pour de multiples applications
    Le film développé fait preuve d’une grande flexibilité et d’une grande stabilité dimensionnelle, même après des milliers de pliages. Ces caractéristiques le rendent idéal pour les appareils flexibles et portables tels que les smartphones et les appareils électroniques. Il offre également un blindage fiable et une grande durabilité pour les écrans enroulables et autres technologies flexibles. Ainsi, le film conserve sa forme et reste fonctionnel même dans les applications les plus exigeantes. Idéal pour une utilisation dans les appareils portables modernes.

    Optimisation par des nanotubes de carbone
    Un fin film de nanotubes de carbone au dos du film augmente encore les performances de blindage. Avec un taux d’absorption de 99,9 %, le film empêche les ondes électromagnétiques de s’échapper et minimise les interférences dans diverses applications mobiles et autonomes. Cette combinaison innovante de matériaux crée un blindage fiable, particulièrement recherché dans les domaines où la sensibilité aux interférences électromagnétiques est élevée.

    Grâce à sa grande absorption et à sa flexibilité, le nouveau film du KIMS offre une solution idéale pour réduire les interférences dans les technologies de communication modernes. Il permet une meilleure absence d’interférences dans les réseaux 5G et 6G et pourrait apporter des améliorations révolutionnaires dans les systèmes autonomes et les appareils portables – une évolution prometteuse pour les futures infrastructures numériques.

  • Une surveillance révolutionnaire des bâtiments

    Une surveillance révolutionnaire des bâtiments

    La surveillance de la statique et de la stabilité des structures exige une précision extrême. C’est précisément là qu’intervient le nouveau métamatériau de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT). Ce métamatériau, dont les structures sont fabriquées artificiellement, présente des propriétés de dilatation extraordinaires que les matériaux traditionnels n’offrent pas. Développé par une équipe de recherche dirigée par le professeur Martin Wegener, le matériau peut « communiquer » les forces et les déformations sur de plus grandes distances, ce qui était jusqu’à présent considéré comme impensable dans le domaine de la surveillance des structures.

    Dépasser les limites locales
    Les métamatériaux étaient jusqu’à présent limités à des interactions locales. Mais le nouveau matériau du KIT permet aux blocs de construction d’interagir entre eux sur de grandes distances. Le Dr Yi Chen du KIT compare cette propriété à une « communication directe » au sein du matériau. Un développement qui pourrait révolutionner la recherche sur les matériaux et la surveillance des constructions. Cette nouvelle structure ouvre la possibilité de surveiller les constructions à grande échelle et de réagir rapidement aux changements structurels.

    Des propriétés d’élongation inhabituelles pour plus de sécurité
    Une caractéristique remarquable de ce métamatériau est sa réaction à l’élongation. Il présente une dilatation et une compression inégales dans différentes sections. Contrairement à des matériaux comme le caoutchouc, des compressions apparaissent même à certains endroits, ce qui peut indiquer des contraintes spécifiques. Ces caractéristiques de haute sensibilité du matériau le rendent idéal pour les équipes d’ingénierie afin de surveiller de près les points critiques d’une structure et de réagir préventivement aux changements.

    Au-delà de la surveillance des constructions
    La grande sensibilité du métamatériau ouvre de nouvelles perspectives non seulement dans le domaine de la construction, mais aussi dans celui de la biotechnologie. La capacité de mesurer précisément les forces sur de grandes surfaces pourrait également être utilisée pour caractériser les forces cellulaires ou pour des applications biologiques. Ce développement ne fait donc pas seulement progresser la surveillance des bâtiments, mais offre également de nouvelles approches dans la recherche biologique.

  • Une nouvelle technologie permet d’économiser de l’électricité et d’améliorer l’infrastructure énergétique

    Une nouvelle technologie permet d’économiser de l’électricité et d’améliorer l’infrastructure énergétique

    Des chercheurs de la HSLU travaillent sur une alternative peu coûteuse aux systèmes de gestion de l’énergie. Des espaces de données doivent prendre en charge l’échange sécurisé de données entre les bâtiments et l’approvisionnement en énergie, explique la HSLU dans un communiqué. L’équipe, dirigée par Christoph Imboden à l’Institut d’innovation et de gestion technologique de la HSLU, travaille en collaboration avec le Centre d’innovation technologique neuchâtelois (CSEM ) et le secteur privé, et bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’énergie via le programme SuisseEnergie.

    Selon les estimations des chercheurs, le potentiel d’économie des data rooms peut atteindre 5,32 térawattheures d’électricité par an. « L’utilisation d’un grand nombre de points de mesure différents permet d’améliorer l’efficacité énergétique, la flexibilité et l’utilisation de l’infrastructure énergétique », explique Imboden, cité dans le communiqué. En même temps, contrairement aux systèmes de gestion de l’énergie, les espaces de données ne nécessitent pas de matériel supplémentaire. Les données n’ont pas non plus besoin d’être stockées de manière centralisée. « Cela entraîne d’importantes économies de coûts, une dynamisation du marché et également une réduction de la quantité de données à transférer et à stocker », estime Imboden.

    Un premier espace de données mis en place par les chercheurs dans le secteur de l’énergie répond déjà également aux exigences de la protection des données. Mais pour une mise en œuvre à grande échelle, la technologie doit encore être développée et adaptée aux besoins spécifiques de la Suisse.

  • Les travaux d’extension de la ZHAW ont commencé

    Les travaux d’extension de la ZHAW ont commencé

    A la ZHAW, le directeur des travaux publics Martin Neukom, la directrice de l’éducation Silvia Steiner et le recteur de la ZHAW Jean-Marc Piveteau ont donné le 13 septembre le coup d’envoi des travaux d’extension et de modernisation de la School of Engineering. Selon un communiqué de presse, la ZHAW est l’une des principales universités de Suisse avec plus de 14 000 étudiants. Cependant, certains des bâtiments existants sur le site de l’ancien Technikum à Winterthur ne répondent plus aux exigences actuelles. De plus, le nombre d’étudiants continue d’augmenter. C’est pourquoi le Campus T sera modernisé et agrandi en plusieurs étapes au cours des prochaines années.

    Au cours de la première étape, deux nouveaux bâtiments de laboratoire de cinq étages seront construits derrière le centre technique historique. Ils fourniront l’espace nécessaire à l’enseignement, à la recherche et au développement. Ils abriteront différentes salles d’expérimentation ainsi qu’un réfectoire et une cafétéria accessibles au public. Les nouveaux bâtiments seront raccordés au réseau de chauffage urbain de la ville de Winterthur et équipés de panneaux photovoltaïques.

    Toujours dans le cadre de la première étape de construction, l’Eulach sera, selon le communiqué, revalorisée écologiquement avec un parc public proche de l’état naturel et la protection contre les crues sera améliorée. Deux nouveaux ponts relieront la vieille ville et le Campus T à l’école cantonale de Büelrain et au quartier résidentiel environnant.

    Le démantèlement du bâtiment TB existant aura lieu d’ici novembre, ajoute le communiqué. Parallèlement, l’excavation de la fouille pour le petit bâtiment de laboratoire TT est en cours. Les travaux de gros œuvre du premier bâtiment, dont l’achèvement est prévu en 2027, débuteront ensuite. Le second bâtiment devrait être prêt à être occupé en 2029.

  • Recherche innovante sur les drones

    Recherche innovante sur les drones

    Au cœur de cette recherche se trouve le « DroneHub », un laboratoire ultramoderne qui sera construit sur le campus de l’Empa à Dübendorf. Ce bâtiment de recherche unique en son genre permet de tester les drones dans des conditions réelles – un développement important tant pour l’industrie de la construction que pour les sciences environnementales. À l’avenir, les drones pourraient réparer les bâtiments avant que les dégâts ne s’aggravent, ou même sauver des vies en surveillant les zones dangereuses avant les pompiers.

    L’esprit d’innovation qui anime ce projet se traduit par une combinaison exceptionnelle de surveillance de l’environnement et de robotique de construction. Les nouveaux modèles de drones peuvent placer des capteurs dans les arbres ou collecter des échantillons d’eau dans les profondeurs des océans et des lacs – des données essentielles pour surveiller la santé de nos écosystèmes.

    Mais Kovac et son équipe internationale vont encore plus loin. Grâce à la technologie AAM (« Aerial Additive Manufacturing »), les drones pourraient être en mesure d’imprimer des matériaux de construction depuis les airs. Cette technologie a le potentiel de changer radicalement la façon dont les bâtiments sont entretenus et construits, tout en utilisant les ressources plus efficacement.

    Redéfinir la maintenance des bâtiments
    Le « DroneHub » offre un espace protégé pour le développement et l’expérimentation de robots et de drones capables d’effectuer de manière autonome des tâches telles que la maintenance des bâtiments et la surveillance de l’environnement. Le mur AAM unique du « DroneHub » simule des surfaces de bâtiments réels sur lesquelles les drones démontrent leurs capacités de réparation et de maintenance. Ces technologies sont particulièrement pertinentes pour le secteur immobilier, où la sécurité et l’efficacité de la maintenance sont de plus en plus importantes.

    Cette collaboration entre l’Empa et l’EPFL ouvre de nouvelles perspectives non seulement pour la robotique, mais aussi pour l’avenir du secteur immobilier. Les drones qui effectuent des inspections et des réparations de manière autonome pourraient révolutionner la manière dont les bâtiments sont entretenus. Pour les dirigeants et les professionnels de l’immobilier et de la promotion immobilière, ce projet offre un regard passionnant sur l’avenir du secteur – innovant, durable et clairement axé sur l’efficacité et la sécurité.

  • Roche eröffnet ein neues pharmazeutisches Forschungszentrum

    Roche eröffnet ein neues pharmazeutisches Forschungszentrum

    Am Hauptsitz von Roche in Basel wurde ein wichtiger Meilenstein erreicht. Es handelt sich um die Einweihung des neuen Pharma Research and Early Development Center (pRED). In diesem Zentrum, das 1.800 hochmoderne Labor- und Büroarbeitsplätze bietet, kommen Experten aus verschiedenen Forschungsbereichen zusammen. Ziel ist es, die Effizienz von Forschung und Entwicklung durch eine enge Zusammenarbeit zu erhöhen. An der Eröffnungsfeier nahm auch Bundesrat Guy Parmelin teil, was die nationale Bedeutung dieses Projekts unterstreicht.

    Mit dem neuen pRED-Zentrum verfolgt Roche eine klare Vision, nämlich die Bündelung von Fachwissen in Bereichen wie Chemie, Biologie und Datenwissenschaft, um bahnbrechende Innovationen voranzutreiben. Thomas Schinecker, CEO der Roche-Gruppe, betonte die zentrale Rolle des Zentrums im globalen Innovationsnetzwerk des Unternehmens. « Dieses Zentrum wird nicht nur die Effizienz unserer Forschung verbessern, sondern auch dazu beitragen, den größtmöglichen Nutzen für Patienten auf der ganzen Welt zu erzielen »

    Milliarden in die Zukunft investiert
    Die Investition in das pRED-Zentrum ist Teil des langfristigen Engagements von Roche am Standort Basel. Seit 2009 hat das Unternehmen 4,6 Milliarden Schweizer Franken in den Ausbau des Standorts investiert. Mit den vier neuen Gebäuden – darunter zwei Labortürme, ein Bürokomplex und ein Kongresszentrum – sendet Roche ein weiteres starkes Signal für die Zukunft.

    Und das ist erst der Anfang: Weitere 1,2 Milliarden Schweizer Franken werden in die Modernisierung und Erweiterung des Standorts fließen, was die Rolle Basels als weltweites Zentrum für pharmazeutische Forschung und Entwicklung nachhaltig stärken wird.

    Mit der Eröffnung des neuen pRED Centers investiert Roche nicht nur in ihre eigene Innovationskraft, sondern auch in die Stärkung des Wirtschaftsstandorts Basel. Die Investition in Höhe von einer Milliarde US-Dollar ist ein klares Signal für das Bestreben des Pharmakonzerns, seine Rolle als weltweit führender Anbieter von Forschung und Entwicklung auszubauen – ein wichtiger Schritt sowohl für die Branche als auch für die Region.

  • Nouvelles connaissances sur la rigidité des structures en bois

    Nouvelles connaissances sur la rigidité des structures en bois

    Les constructions en bois connaissent un essor en Suisse. Grâce à leur durabilité et à leur esthétique, elles sont de plus en plus populaires, y compris pour les bâtiments de plusieurs étages. Mais comment s’assurer que ces constructions résistent aux forces du vent et des tremblements de terre ? Cette question préoccupe les chercheurs en construction, notamment lors de la conception de bâtiments en bois pouvant atteindre 75 mètres de haut. En effet, pour que les constructions en bois restent stables même dans des conditions extrêmes, il faut disposer des raidisseurs et des structures porteuses adéquats.

    La recherche dans ce domaine a fait des progrès considérables au cours des dernières années. Un outil particulièrement passionnant à cet égard est le shaker, un appareil de deux tonnes utilisé dans le plus grand laboratoire de l’Empa à Dübendorf. Le shaker simule les tremblements de terre et les vents forts en faisant vibrer des modèles de bâtiments. Cela permet d’étudier le comportement vibratoire des constructions dans des conditions réelles et d’affiner les modèles de calcul de la rigidité.

    Le shaker en action
    Pour la journée portes ouvertes du 14 septembre 2024, le shaker sera en démonstration dans le hall de construction de l’Empa à Dübendorf. Il ne s’agit pas seulement de recherche scientifique – les visiteurs auront un aperçu direct du travail des ingénieurs. René Steiger, Pedro Palma et Robert Widmann, ingénieurs civils de l’Empa, feront une démonstration impressionnante de la manière dont le Shaker fait vibrer un modèle de structure et analyse le comportement de la répartition du poids et de la rigidité.

    Cette recherche est d’une grande importance, car en Suisse, on construit des bâtiments en bois de plus en plus hauts. Alors que la plupart des bâtiments restent dans une fourchette de 4 à 5 étages, des projets de plus de 20 étages montrent le potentiel du bois en tant que matériau de construction. Mais pour assurer la stabilité de tels bâtiments, il faut des calculs précis et des tests pratiques, comme ceux réalisés avec la Shaker.

    Exigences complexes en matière de construction en bois
    Le défi des bâtiments en bois de plusieurs étages ne réside pas seulement dans la capacité portante des murs, mais aussi dans l’équilibre entre rigidité et flexibilité. Alors que des éléments de construction plus épais et des murs porteurs supplémentaires sont souvent considérés comme une solution, ils peuvent entraîner une augmentation des coûts. Parfois, il est même plus avantageux qu’une structure réagisse dans une certaine mesure de manière souple aux chocs sismiques. Ces nuances doivent être prises en compte dans les calculs informatiques, et c’est précisément là que le Shaker fournit des données précieuses issues de la pratique.

    Les expériences menées dans le hall de construction et sur des bâtiments réels, comme à Oberglatt dans le canton de Zurich, montrent comment la structure porteuse gagne en rigidité au cours des différentes phases de construction. Les chercheurs ont ainsi pu observer avec précision comment la capacité portante des bâtiments changeait lorsque des murs porteurs, des murs non porteurs et des fenêtres étaient installés.

    Données pratiques pour les concepteurs et les architectes
    Pendant longtemps, les concepteurs se sont basés sur des valeurs approximatives calculées pour déterminer les propriétés dynamiques des constructions en bois. Ces valeurs étaient souvent basées sur des essais réalisés au Japon et en Amérique du Nord, mais elles n’étaient pas facilement transposables à la Suisse en raison de réglementations et d’exigences différentes en matière de construction. C’est là qu’intervient le travail des chercheurs de l’Empa : Grâce au shaker et aux mesures effectuées sur des bâtiments réels, des données précises sur la rigidité et l’amortissement sont fournies, spécialement adaptées aux exigences de la construction en Suisse.

    Les ingénieurs civils et les architectes disposent ainsi d’informations fiables leur permettant d’optimiser leurs projets et d’utiliser le bois de manière efficace et durable. Les connaissances acquises permettent de développer les normes et les directives et de renforcer la construction en bois en tant que solution compétitive pour les bâtiments à plusieurs étages.

    Le bois, matériau d’avenir
    Les résultats des recherches de l’Empa montrent que le bois a un énorme potentiel en tant que matériau de construction pour les bâtiments à plusieurs étages. En utilisant le Shaker, les ingénieurs civils et les architectes obtiennent des données pratiques qui leur permettent de concevoir des constructions en bois plus sûres et plus efficaces. En combinant une technique moderne et une expertise scientifique, l’Empa contribue de manière décisive à faire progresser la construction en bois en Suisse et à l’établir comme une alternative durable dans le domaine de la construction.

  • Percée dans l’informatique quantique

    Percée dans l’informatique quantique

    Dans un avenir proche, les ordinateurs quantiques pourraient changer radicalement notre compréhension de la résolution des problèmes et des calculs. Cependant, cette technologie se heurte encore à un obstacle majeur : la vulnérabilité aux erreurs des bits quantiques, qui sont des éléments clés de l’ordinateur quantique. Google vient de franchir une étape importante avec son récent succès dans la correction des erreurs quantiques.

    Les chercheurs du Quantum Artificial Intelligence Lab de Google ont réussi à combiner 97 bits quantiques sujets aux erreurs en un bit quantique logique qui présente un taux d’erreur nettement inférieur. Il s’agit d’une étape importante vers la création d’ordinateurs quantiques tolérants aux erreurs, qui pourraient à l’avenir effectuer des calculs complexes.

    Défis de la correction d’erreur quantique
    Le plus grand défi pour les ordinateurs quantiques est la forte probabilité d’erreurs dans les opérations de calcul. Dans les systèmes actuels, la probabilité d’erreur est comprise entre 0,01 et 1 pour cent selon l’opération. Comme les ordinateurs quantiques nécessitent potentiellement des milliers d’étapes de calcul, cela signifie que la possibilité d’erreurs augmente de manière exponentielle. Sans une correction efficace des erreurs, les avantages des ordinateurs quantiques seraient difficilement exploitables dans la pratique.

    Les chercheurs de Google ont développé une méthode dans laquelle les informations quantiques sont réparties sur plusieurs bits quantiques. Les bits de mesure assurent ainsi la stabilité des états sans modifier directement les informations. Cette approche redondante, également utilisée dans les ordinateurs classiques, a permis de créer un bit quantique logique plus robuste.

    Un progrès décisif – mais pas encore l’objectif
    Google a pu passer sous un seuil d’erreur critique en réduisant le taux d’erreur d’un système de 97 bits quantiques à la moitié des erreurs d’un système de 49 bits quantiques. Ces progrès sont très appréciés par les experts et peuvent être comparés aux résultats novateurs de 2019, lorsque Google a démontré pour la première fois que les ordinateurs quantiques pouvaient surpasser les ordinateurs traditionnels dans certaines tâches.

    Malgré ces développements prometteurs, la recherche quantique doit encore relever d’énormes défis. La prochaine étape consiste à effectuer des opérations arithmétiques de base avec les bits logiques quantiques stabilisés. À long terme, ces bits stables devraient être utilisés pour permettre des calculs complexes et tolérants aux pannes.

    Ordinateurs quantiques tolérants aux pannes et leur application
    Bien que les progrès réalisés jusqu’à présent soient impressionnants, il reste encore un long chemin à parcourir avant que les ordinateurs quantiques ne soient capables de résoudre des problèmes vraiment complexes. On estime qu’environ 1457 bits quantiques physiques sont nécessaires pour atteindre un taux d’erreur de 1 sur 1 000 000 – une condition minimale pour résoudre des problèmes simples.

    Pour des défis plus complexes, tels que la rupture des méthodes de cryptage modernes, des milliers de bits logiques quantiques sont même nécessaires. Il est donc urgent de réaliser de nouveaux progrès dans la correction d’erreurs quantiques et d’améliorer l’efficacité des algorithmes afin de réduire le nombre de bits quantiques physiques nécessaires.

    Un chemin clair devant nous
    Les résultats actuels de Google et d’autres groupes de recherche constituent une base solide pour le développement des ordinateurs quantiques du futur. Bien que de nombreux obstacles techniques subsistent, les progrès récents rendent plus tangible l’objectif d’un ordinateur quantique performant et tolérant aux pannes. Il reste à voir si et comment la technologie s’établira dans la pratique, mais la perspective est désormais plus claire que jamais.

  • Une étude révèle des opportunités pour les façades végétalisées et les panneaux solaires

    Une étude révèle des opportunités pour les façades végétalisées et les panneaux solaires

    Dans le cadre du projet GreenPV, une équipe de recherche de la Haute école de Lucerne a développé des solutions innovantes pour la conception des façades de bâtiments. L’objectif était d’explorer le potentiel des installations photovoltaïques (PV) et de la végétalisation pour faire face aux défis croissants posés par le réchauffement climatique. Une brochure spécialement conçue pour les concepteurs et les maîtres d’ouvrage résume les conclusions et les recommandations du projet.

    L’importance de ces recherches est évidente si l’on considère les prévisions du National Center for Climate Services : La température moyenne annuelle en Suisse pourrait augmenter jusqu’à 5,4 degrés d’ici la fin du 21e siècle. Cela augmentera non seulement considérablement les besoins en énergie, notamment pour le refroidissement, mais aura également un impact sur le confort dans les bâtiments. Les installations photovoltaïques peuvent fournir de l’énergie au moment où elle est le plus nécessaire, c’est-à-dire lorsque le rayonnement solaire est intense. Parallèlement, les façades végétalisées offrent une alternative judicieuse dans les zones urbaines où les nouveaux espaces verts sont rares.

    Les façades, un potentiel inexploité
    « Alors que les avantages des systèmes photovoltaïques et de la végétalisation sont déjà de plus en plus utilisés sur les toits, les façades restent largement inexploitées jusqu’à présent », explique le Dr Silvia Domingo, chercheur à la HSLU. Pourtant, les façades offrent une excellente opportunité de production d’énergie et de végétalisation sans occuper de surface supplémentaire. Les installations photovoltaïques sur les façades sud s’avèrent particulièrement efficaces pendant la saison froide, car elles peuvent exploiter au mieux l’angle d’inclinaison bas du soleil.

    Cependant, l’étude montre également qu’il existe des obstacles à l’adoption plus large de ces technologies. Il s’agit notamment des défis financiers, du manque de directives et des inquiétudes concernant la sécurité incendie. Ces facteurs sont souvent source d’incertitude pour les maîtres d’ouvrage. Pour y remédier, l’équipe de recherche a rédigé une brochure contenant des recommandations pratiques pour l’application de systèmes photovoltaïques et de végétalisation sur les façades.

    Aspects visuels et synergies fonctionnelles
    Un autre obstacle identifié par le Dr Domingo est la perception esthétique des panneaux solaires sur les façades des bâtiments. Les panneaux solaires noirs ne correspondent souvent pas à l’idée visuelle que s’en font les maîtres d’ouvrage. Mais la recherche montre qu’à l’avenir, des panneaux solaires de différentes couleurs et textures pourraient être disponibles, sans perte significative d’efficacité.

    Outre les installations photovoltaïques, les façades végétalisées offrent de nombreux avantages qui vont bien au-delà de l’effet de refroidissement. Elles contribuent à la biodiversité, améliorent la qualité de l’air, réduisent la propagation du son et favorisent la rétention des eaux de pluie. Ces avantages sont particulièrement importants dans les zones urbaines denses, où ils peuvent améliorer considérablement la qualité de vie.

    La combinaison de la végétalisation et des installations PV
    L’étude de la HSLU montre que la végétalisation et les installations PV sur les façades peuvent souvent être bien combinées afin d’exploiter les synergies. Alors que les installations PV sur les zones de façade non ombragées et plus hautes assurent une production d’énergie maximale, les surfaces végétalisées déploient leur effet de refroidissement et d’absorption du bruit dans les zones proches du sol. Cette combinaison contribue à un climat de quartier plus agréable et à une production d’électricité respectueuse du climat.

    Achèvement du projet GreenPV
    Le projet GreenPV, qui a débuté en décembre 2021 et s’est poursuivi jusqu’à la mi-2024, a été financé par un large réseau de soutiens, dont l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et plusieurs fondations. L’équipe du projet, dirigée par Gianrico Settembrini, a tiré de précieux enseignements qui ont été consignés dans une brochure désormais à la disposition des planificateurs, des constructeurs et des personnes intéressées.

    Avec les résultats du projet GreenPV, la HSLU apporte une contribution importante au développement durable dans le domaine de la construction et montre comment la végétalisation et les panneaux solaires peuvent être combinés sur les façades pour répondre efficacement aux défis du changement climatique.

  • Ouverture de l’unité NEST « STEP2

    Ouverture de l’unité NEST « STEP2

    Le 29 août 2024, le dernier module de bâtiment « STEP2 » a été officiellement inauguré dans le bâtiment de recherche et d’innovation NEST de l’Empa. Ce module de deux étages, situé au sud-est de NEST, réunit un grand nombre d’innovations qui visent toutes à réduire de manière significative la consommation de matériaux et d’énergie dans l’industrie du bâtiment et à promouvoir des méthodes de construction économes en ressources.

    En Suisse, le secteur de la construction est responsable de la majeure partie de la consommation de matières premières, de la production de déchets et d’un tiers des émissions de CO2. Avec le bâtiment NEST, l’Empa poursuit, en collaboration avec plus de 150 partenaires, l’objectif de développer de nouvelles technologies et de nouveaux matériaux jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être commercialisés. L’unité « STEP2 » est le dernier exemple en date de la transformation de cette vision en réalité.

    De l’escalier numérique à la façade adaptative
    En entrant dans l’unité « STEP2 », on remarque immédiatement le plafond nervuré innovant en filigrane. Développé par une équipe interdisciplinaire, il permet des portées allant jusqu’à 14 mètres, idéales pour la construction de bureaux et d’immeubles de grande hauteur. Grâce à des méthodes de planification numériques et à des coffrages imprimés en 3D, le coût des matériaux a pu être réduit de 40 % sans faire de compromis sur la stabilité. Le plafond remplit également des fonctions importantes en matière d’acoustique des locaux et de masse d’accumulation thermique.

    L’escalier en béton incurvé « Cadenza », qui constitue le cœur du bâtiment, est une autre prouesse technologique. Il a été réalisé à l’aide de conceptions assistées par ordinateur et de technologies d’impression 3D, ce qui a permis une construction extrêmement efficace en termes de matériaux. Cet escalier illustre parfaitement comment les technologies de fabrication numérique peuvent contribuer à des solutions de conception innovantes et durables dans le domaine de la construction.

    Concept énergétique global et matériaux innovants
    L’unité « STEP2 » s’appuie sur un concept intégré d’énergie et de confort, développé en collaboration avec des ingénieurs de premier plan. La nouvelle façade double peau, dotée d’une technologie d’ombrage moderne et d’une ventilation naturelle contrôlée, joue un rôle central dans l’efficacité énergétique du bâtiment. Cette façade sert également de plateforme d’essai afin de pouvoir intégrer facilement de nouvelles technologies à l’avenir.

    STEP2″ mise également sur l’innovation et la durabilité en ce qui concerne les matériaux utilisés. Ainsi, les panneaux muraux et de sol ont été fabriqués à partir de déchets recyclés tels que des fibres de denim, des gobelets en carton et du marc de café. Ces matériaux réduisent non seulement le besoin de nouvelles matières premières, mais contribuent également à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    Co-création et commercialisation
    Le développement de l’unité « STEP2 » s’est fait dans le cadre d’une approche de co-création, où tous les partenaires impliqués ont travaillé en étroite collaboration dès le début. Cette approche a permis de développer des solutions commercialisables qui ont un réel avenir dans l’industrie de la construction. Pour BASF, partenaire principal du projet, « STEP2 » offre l’environnement idéal pour traduire son savoir-faire chimique en solutions de construction concrètes et durables.

    « STEP2 » est plus qu’un simple module de bâtiment – c’est un environnement d’innovation réel qui montre comment la recherche et l’industrie peuvent collaborer avec succès pour amener les technologies durables à la maturité commerciale. L’unité servira à l’avenir de lieu de travail et d’atelier d’innovation pour réaliser de nouvelles avancées dans le domaine de la construction durable.

  • Pas de compétences de réflexion complexes pour ChatGPT & Co.

    Pas de compétences de réflexion complexes pour ChatGPT & Co.

    L’étude, qui sera présentée lors de la réunion annuelle de l’Association for Computational Linguistics à Bangkok, conclut que les modèles de grand langage tels que ChatGPT ne montrent aucun signe de développement d’une capacité de pensée différenciée ou planifiée. Au lieu de cela, ces modèles démontrent uniquement la capacité à répondre à des instructions simples. Cela contredit l’idée largement répandue selon laquelle les modèles d’IA pourraient faire preuve d’un comportement de plus en plus intelligent en passant à l’échelle.

    Contexte de l’étude
    L’étude, dirigée par le professeur Iryna Gurevych de l’Université technique de Darmstadt et le docteur Harish Tayyar Madabushi de l’Université de Bath, a examiné ce que l’on appelle les « capacités émergentes » des modèles d’IA. Ces capacités, observées à mesure que la taille des modèles et le volume des données augmentent, ont suscité à la fois des espoirs et des craintes quant au développement futur de l’IA. Cependant, les recherches actuelles montrent que ces capacités sont davantage dues à de simples effets d’apprentissage qu’à une pensée complexe et autonome.

    Implications pour l’avenir de l’utilisation de l’IA
    Les résultats de l’étude ont des implications importantes pour l’utilisation des systèmes d’IA. Le professeur Gurevych met en garde contre le fait de s’appuyer sur les modèles pour résoudre des tâches complexes sans assistance humaine. Elle souligne que les utilisateurs devraient fournir des instructions et des exemples explicites afin d’utiliser efficacement les systèmes. De plus, la tendance des modèles à produire des résultats plausibles mais erronés reste un défi.

    Se concentrer sur les risques futurs
    Bien que l’étude montre que les LLM ne développent pas de capacités de raisonnement complexes, cela ne signifie pas que l’IA ne constitue pas une menace. Le professeur Gurevych demande que la recherche se concentre sur les risques réels des modèles d’IA, notamment sur leur potentiel de génération de fausses nouvelles. Les conclusions de l’étude fournissent une base précieuse pour mieux comprendre les capacités réelles des modèles d’IA et rendre leur utilisation plus sûre dans la pratique.

  • La ZHAW valide les calculs de rendement des installations solaires alpines

    La ZHAW valide les calculs de rendement des installations solaires alpines

    Des chercheurs de la ZHAW ont vérifié la précision des calculs du logiciel PVSyst sur le rendement des installations solaires alpines. L’Office fédéral de l’énergie recommande ce logiciel dans le cadre du développement des installations solaires alpines, explique la ZHAW dans un communiqué correspondant. Les résultats des recherches montrent « que la procédure proposée par la Confédération est judicieuse et que les rendements sont plutôt sous-estimés », précise le communiqué.

    Pour la validation, les chercheurs de la ZHAW ont effectué un grand nombre de mesures sur le Totalp à Davos GR au cours du semestre d’hiver 2023/24 avec une installation miniature flexible à plusieurs rangées. Les données de mesure correspondaient en grande partie aux données collectées simultanément dans l’installation expérimentale existante sur le même site. En revanche, les rendements calculés à l’aide de la simulation de PVSyst ont toujours eu tendance à être inférieurs.

    Les chercheurs expliquent cela par les valeurs d’albédo de Meteonorm utilisées par le logiciel. L’albédo est une valeur indiquant la proportion de lumière solaire réfléchie par le sous-sol. Parallèlement, les chercheurs ont pu montrer qu’un rayonnement arrière sur un panneau solaire biface augmente le rendement d’environ 25 à 35 pour cent.

  • Piles à l’état solide en roche

    Piles à l’état solide en roche

    Des chercheurs de la DTU ont mis au point un matériau innovant qui pourrait remplacer le lithium dans les batteries : Le silicate de potassium, un minéral très répandu extrait de roches ordinaires. Selon les scientifiques, cette batterie à l’état solide pourrait constituer, d’ici une dizaine d’années, une alternative écologique, efficace et sûre aux batteries lithium-ion actuelles.

    Défis des batteries lithium-ion actuelles
    Les batteries lithium-ion actuellement utilisées dans les voitures électriques ont leurs limites. La capacité, la sécurité et la disponibilité du lithium sont limitées. Non seulement l’extraction du lithium est coûteuse, mais elle se fait souvent dans des conditions douteuses. De plus, ce métal est relativement rare, ce qui rend sa mise à l’échelle difficile et entrave la transition vers une mobilité électrique durable.

    Compte tenu de l’intérêt croissant pour les voitures électriques, le besoin de nouvelles batteries plus performantes et plus respectueuses de l’environnement augmente. Cela nécessite le développement de nouveaux matériaux pour l’anode, la cathode et l’électrolyte, ainsi que des concepts de batteries innovants. Les chercheurs du monde entier s’efforcent de trouver ces nouvelles « recettes » afin de réduire les émissions de carbone du secteur des transports.

    Unepercée avec le silicate de potassium comme électrolyte solide
    Le chercheur Mohamad Khoshkalam de la DTU a breveté un matériau superionique à base de silicate de potassium. Ce minéral est l’un des plus courants sur Terre et se trouve dans les pierres ordinaires. L’un des grands avantages de ce nouveau matériau est son insensibilité à l’air et à l’humidité, ce qui le rend idéal pour une utilisation dans les batteries.

    Ce matériau blanc laiteux et très fin peut conduire les ions à environ 40 degrés Celsius tout en restant résistant à l’humidité. Ces propriétés facilitent considérablement la mise à l’échelle et la production des futures batteries. Comme le matériau peut être produit dans une atmosphère ouverte et à température ambiante, il réduit considérablement les coûts de production. De plus, il ne nécessite pas de métaux coûteux et polluants comme le cobalt, utilisés dans les batteries lithium-ion actuelles.

    Potentiel et perspectives
    Le développement de la batterie au silicate de potassium à l’état solide pourrait représenter un tournant majeur dans l’industrie des voitures électriques. L’utilisation de matériaux largement répandus et respectueux de l’environnement permettrait de réduire la dépendance aux métaux rares et polluants. Cela permettrait non seulement de réduire les coûts de production, mais aussi d’améliorer la durabilité et l’efficacité des batteries.

    Les chercheurs de la DTU sont convaincus que leur découverte pourra être mise sur le marché dans les années à venir. Si elles y parviennent, les batteries à l’état solide à base de roche pourraient avoir un impact décisif sur l’avenir de la mobilité électrique et contribuer largement à la réduction des émissions de carbone.

    Cette technologie révolutionnaire démontre une fois de plus que les approches innovantes et les résultats de la recherche sont essentiels pour relever les défis du monde moderne et trouver des solutions durables.

  • Durabilité et qualité de vie en harmonie

    Durabilité et qualité de vie en harmonie

    Dans une nouvelle étude publiée dans le « Journal of Cleaner Production », des chercheurs de l’Empa montrent qu’il est possible de vivre correctement pour plus de dix milliards de personnes dans les limites de la planète. En utilisant une approche technique et le modèle dit du « donut », ils ont calculé que l’humanité peut vivre de manière durable sans pour autant renoncer à un niveau de vie décent. Hauke Schlesier et Harald Desing du laboratoire « Technologie et société » de l’Empa, ainsi que Malte Schäfer de l’Université technique de Braunschweig, ont mis en évidence ce potentiel.

    Le beignet comme modèle de durabilité
    Le modèle du beignet, composé de deux cercles concentriques, sert de base à l’étude. Le cercle extérieur représente les limites planétaires telles que la biodiversité, le climat et l’utilisation des terres. Le cercle intérieur symbolise les besoins humains fondamentaux. L’espace entre les cercles, le beignet, représente l’utilisation durable des ressources naturelles pour atteindre un niveau de vie décent. Cette base théorique vient d’être confirmée empiriquement.

    Utiliser les ressources de manière efficace
    L’étude montre qu’une vie écologique est possible pour plus de dix milliards de personnes, mais que des changements profonds sont nécessaires. Il est particulièrement urgent d’agir dans le système énergétique et dans l’agriculture. L’abandon total des combustibles fossiles et le passage à une alimentation à base de plantes sont essentiels. Une gestion durable du phosphore et de l’azote ainsi que l’abandon des changements d’affectation des sols sont d’autres mesures essentielles.

    Un niveau de vie équilibré
    L’égalisation des niveaux de vie est un élément essentiel de la transformation. Alors que le Sud mondial bénéficierait d’une augmentation considérable du niveau de vie, la consommation de ressources devrait être réduite dans le Nord mondial. Cela concerne notamment la surface habitable et la mobilité individuelle, sans pour autant réduire le bien-être. Les transports publics et les soins de santé pourraient être développés sans nuire de manière significative à l’environnement.

    Unemarge de manœuvre étroite pour la durabilité
    Les chercheurs soulignent que le beignet de la vie durable existe, mais qu’il est très étroit. Cependant, les progrès technologiques et l’évolution vers une économie circulaire offrent un potentiel de marge de manœuvre écologique supplémentaire. « Notre modèle est basé sur l’état actuel de la technologie. Les innovations futures pourraient élargir le beignet », explique Schlesier.

    L’étude de l’Empa apporte une preuve puissante que la durabilité et la qualité de vie sont compatibles. Elle montre la voie vers une vie écologique et socialement équitable pour tous les habitants de notre planète.

  • Le logement intergénérationnel : un défi et une opportunité

    Le logement intergénérationnel : un défi et une opportunité

    Les formes de logement communautaire prennent de plus en plus d’importance en raison de l’évolution des structures de vie et des familles, ainsi que de l’augmentation de la mobilité et du vieillissement démographique. Dans ce contexte, les échanges intergénérationnels sont considérés comme positifs pour l’état physique et émotionnel et peuvent contribuer à retarder ou à éviter le déménagement dans des centres de soins et de retraite.

    Étude sur les projets de logement intergénérationnel
    Des chercheurs de l’ETH Wohnforum – ETH Case, de la Haute école spécialisée bernoise et d’age-research.net ont examiné six projets de logement intergénérationnel sous l’angle de leurs opportunités et de leurs limites. Ces projets se distinguent par leur taille, leurs promoteurs, leurs formes d’organisation et leurs conceptions architecturales. Quatre des projets s’adressent à des personnes de tous âges, deux sont spécialement conçus pour des personnes de 50 ans et plus.

    Le projet de recherche « L’habitat intergénérationnel dans une perspective à long terme – de l’intention à la mise en œuvre vécue » examine le développement conceptuel, organisationnel et quotidien de l’habitat intergénérationnel. Les résultats montrent que ces projets de logement constituent une bonne alternative aux formes de logement traditionnelles pour les personnes orientées vers la communauté. Ces projets créent des logements abordables et adaptés aux besoins des différentes générations et favorisent le soutien et la communauté dans le logement. Ils réduisent le risque d’isolement social et favorisent la participation sociale. Ces projets de logement peuvent également servir de modèles pour une planification urbaine globale et intégrée et contribuer au développement de quartiers vivants.

    Recommandations pour les promoteurs et les autorités
    Le rapport contient des recommandations d’action concrètes pour les promoteurs et les pouvoirs publics. Il est important que la participation soit adaptée tout au long du projet afin de permettre des rencontres intergénérationnelles. Les espaces communs doivent être accessibles à bas seuil et l’environnement résidentiel doit disposer de structures de soins et de transports proches et facilement accessibles.

    La Confédération, les cantons et les communes disposent de différentes mesures pour soutenir le logement intergénérationnel. Les communes pourraient privilégier les projets de logement intergénérationnel lors de l’attribution de terrains à bâtir. Des programmes d’aide tels que des prêts à faible taux d’intérêt, des subventions à l’investissement ou des allègements fiscaux pourraient également aider. Une étroite collaboration entre les autorités, les promoteurs immobiliers d’utilité publique, les bureaux d’architecture et de planification ainsi que les spécialistes sociaux est essentielle. Les concours d’architecture avec des équipes de planification et des jurys interdisciplinaires peuvent également donner de précieuses impulsions.

    Une forme d’habitat porteuse d’avenir mais exigeante
    Malgré ses nombreux atouts, la mise en œuvre de projets de logements intergénérationnels est exigeante. Elle nécessite une planification et une réalisation participatives et adaptées aux besoins, qui exigent des organismes responsables et des communes un degré de participation plus élevé que les projets de logement conventionnels. Les projets de logement intergénérationnel réagissent avec souplesse à l’évolution des exigences et des besoins dans une société diversifiée.

    Outre l’OFL, ce vaste projet a été soutenu par la fondation Age, la fondation Beisheim, la fondation Walder ainsi que par Max Pfister Baubüro AG.

  • Prix pour une économie circulaire innovante dans le secteur de la construction

    Prix pour une économie circulaire innovante dans le secteur de la construction

    Des chercheurs de la Haute école de Lucerne(HSLU) ont remporté, avec l’Université technique de Munich(TUM), le Sustainability Challenge de la Société allemande pour la construction durable(DGNB). Comme l’indique un communiqué, le projet circularWOOD a remporté la première place dans la catégorie Recherche. Dans le cadre de la journée de la durabilité de la DGNB, Sonja Geier, directrice adjointe du centre de compétence Typologie & planification en architecture(CCTP) à la HSLU, a reçu le prix avec Sandra Schuster de la TUM le 18 juin 2024 à Stuttgart.

    Le bois, matière première neutre en CO2 et de haute qualité écologique, rencontre un succès croissant dans le secteur de la construction Le projet de recherche circularWOOD vise à intégrer cette matière première importante dans une économie circulaire. « Aujourd’hui, le bois ne reste pas assez longtemps dans le cycle des matériaux », explique Sonja Geier, citée dans le communiqué. La construction en circuit fermé avec le bois, matériau de construction neutre en CO2, permet d’apporter une contribution importante à la réalisation des objectifs de protection du climat, précise le communiqué.

  • Bâle reçoit un institut de recherche en immunologie de plusieurs milliards de dollars

    Bâle reçoit un institut de recherche en immunologie de plusieurs milliards de dollars

    Grâce à un don d’un milliard de francs suisses, la Fondation Botnar permet la création du Botnar Institute of Immune Engineering (BIIE). Cet institut sera implanté à Bâle, plus précisément à Allschwil, et vise à développer des solutions inédites basées sur l’immunité pour le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies. Le BIIE est mis en place en collaboration avec l’Université d’Oxford et l’EPF de Zurich, et d’autres partenaires internationaux devraient suivre.

    Choix stratégique du site et plans d’expansion
    Le pôle de recherche de Bâle s’est imposé face à des sites renommés aux États-Unis, en Angleterre, en Israël et à Singapour. D’ici 2027, le BIIE devrait emménager dans son propre bâtiment, conçu par Herzog & de Meuron, dans le Switzerland Innovation Park Basel Area à Allschwil. Pour l’instant, l’institut est hébergé dans le département Biosystèmes de l’ETH Zurich à Bâle. Il est prévu que l’institut emploie au total 300 personnes, dont des scientifiques et du personnel de soutien.

    Priorités et coopération internationale
    Le BIIE se concentrera sur le développement d’outils informatiques et de solutions basées sur l’immunité. En collaboration avec l’Université d’Oxford, le Basel-Oxford Centre of Immune Engineering sera créé et comprendra des chaires et des programmes de formation pour les étudiants. Cette collaboration permettra de faire avancer la recherche fondamentale et clinique, en particulier pour les enfants et les adolescents des pays pauvres.

    Dirigeants et administration
    Stephen Wilson, ancien directeur des opérations de l’Institut d’immunologie de La Jolla, sera le PDG du BIIE. Sai Reddy, professeur d’immunologie systémique et synthétique à l’ETH Zurich, sera directeur scientifique. Georg Holländer, expert en immunologie moléculaire du développement et professeur à l’université de Bâle, à l’EPFZ et à l’université d’Oxford, occupera le poste de directeur de l’engagement mondial.

    Une valorisation considérable pour le site de recherche de Bâle
    La création du BIIE représente une valorisation importante pour le site de recherche de Bâle. Le site complète les groupes de recherche existants au D-BSSE et au département de biomédecine de l’Université de Bâle et renforce la région, qui accueille déjà plus de 40 entreprises biotechnologiques et pharmaceutiques dans le domaine de l’immunologie.

    Énorme bénéfice pour la région de Bâle
    « Le BIIE rassemblera une masse critique de chercheurs, tous experts dans différents aspects de l’ingénierie immunitaire. La combinaison de leurs forces et de leurs perspectives devrait aboutir à une somme plus grande que ses parties », explique Stephen Wilson. Conradin Cramer, président du gouvernement du canton de Bâle-Ville, souligne l’importance de l’institut pour la région : « Bâle, une région économique forte avec une grande tradition philanthropique, sera encore renforcée par le BIIE »

    Christof Klöpper, CEO de Basel Area Business & Innovation, voit dans le BIIE un énorme bénéfice pour la région : « Notre site des sciences de la vie ne s’enrichit pas seulement d’un champ de recherche important, mais renforce en même temps sa place sur la carte mondiale des principaux sites de recherche »

    Le don généreux de la Fondation Botnar et la collaboration avec des institutions internationales de premier plan telles que l’Université d’Oxford et l’EPF de Zurich positionnent le Botnar Institute of Immune Engineering comme une institution centrale dans la recherche en immunologie. Le nouvel institut continuera d’établir Bâle comme un site d’excellence mondial pour les sciences de la vie et permettra des avancées significatives dans le diagnostic et la thérapie basés sur l’immunité.

  • La révolution du ciment grâce à la structure nacrée

    La révolution du ciment grâce à la structure nacrée

    Contrairement au verre, au bois et à l’acier, le ciment est par nature fragile et peu flexible s’il n’est pas renforcé. Cela limite considérablement ses possibilités d’utilisation dans les structures porteuses. Bien qu’il existe déjà des méthodes pour améliorer la ténacité à la rupture et la ductilité du ciment, par exemple en ajoutant des renforts en polymère, en verre ou en métal, celles-ci n’augmentent que très peu l’absorption d’énergie et la résistance à la rupture.

    Un matériau composite inspiré de la nacre
    L’équipe de l’université de Princeton a découvert que l’alternance de couches de polymère fin et de pâte de ciment à motifs augmentait la ductilité. Le composite mis au point imite la structure de la nacre, une substance que l’on trouve dans certains coquillages et qui est connue pour sa solidité et sa flexibilité. La nacre est composée à plus de 95 % de carbonate de calcium et jusqu’à 5 % de matière organique. Cette combinaison unique confère à la nacre sa remarquable résistance mécanique.

    Mécanismes de la structure de la nacre
    La nacre est un biominéral composé de plaquettes d’aragonite reliées par un biopolymère souple. Cette structure de mortier de brique 3D permet aux plaquettes de glisser et de se déformer, ce qui absorbe l’énergie et augmente la ténacité. Cette synergie entre les composants durs et souples est essentielle pour obtenir les propriétés mécaniques remarquables de la nacre.

    Application des principes aux composites cimentaires
    Les chercheurs de l’université de Princeton ont utilisé des matériaux de construction traditionnels comme le ciment Portland et des polymères pour développer un composite similaire. Ils ont superposé des plaques de ciment-colle avec du polyvinylsiloxane, un polymère flexible, pour créer des poutres multicouches. Celles-ci ont été soumises à un test de flexion entaillé en trois points pour vérifier leur résistance à la fissuration. Les résultats ont montré que ces matériaux composites ont atteint une ténacité à la rupture 17 fois supérieure et une ductilité 1791 pour cent supérieure à celle du ciment solide.

    Perspectives d’avenir et optimisation
    Les chercheurs prévoient d’explorer différents matériaux souples pour des infrastructures plus résistantes et d’optimiser les formes des rainures pour une meilleure intégration des défauts. Ils prévoient également de développer des méthodes de production par des procédés intégrés de stratification au laser ou de fabrication additive. Ces avancées pourraient révolutionner l’industrie de la construction et élargir considérablement l’utilisation du ciment dans les structures porteuses.

    Le composite cimentaire récemment développé, inspiré de la structure de la nacre, offre une solution prometteuse pour améliorer les propriétés mécaniques du ciment. Avec une résistance à la fissuration et une ductilité exceptionnelles, ce composite représente une innovation majeure qui a le potentiel de transformer durablement l’industrie de la construction.

  • Inauguration d’un nouveau bâtiment pour la recherche en santé et biomédicale

    Inauguration d’un nouveau bâtiment pour la recherche en santé et biomédicale

    L’ETH vient d’inaugurer son dernier bâtiment. Les sciences de la santé et l’ingénierie biomédicale de l’école ont emménagé dans le Gloria Cube, informe l’EPF dans un communiqué. Concrètement, le nouveau bâtiment de laboratoires et de recherche abrite 16 groupes de recherche dans les domaines des sciences du mouvement et du sport, de la réhabilitation et de l’ingénierie biomédicale ainsi que de la recherche translationnelle orientée vers les applications.

    Le nouveau bâtiment situé à Gloriarank relie le campus de l’ETH aux habitations voisines du quartier de Fluntern par des chemins continus et un espace vert. Le bâtiment de huit étages est en outre proche de l’Université de Zurich et de l’Hôpital universitaire de Zurich et constitue ainsi « une adresse naturelle pour la collaboration interdisciplinaire et la recherche translationnelle », écrit l’ETH. Le transfert des résultats de la recherche vers les applications médicales est soutenu par une plateforme technologique de recherche médicale humaine installée dans le Gloria Cube.

    Parmi les exemples de recherche qui seront menés à l’avenir au Gloria Cube, le communiqué cite le développement de nouveaux microsupports et de nouvelles méthodes d’entraînement pour améliorer les performances sportives et la santé. Un autre projet étudie la relation entre la taille des pupilles et le stress ou l’état mental en général. Pour la formation, le Gloria Cube dispose de six salles de séminaire et d’un centre d’apprentissage. Le Skills Lab @ETH permet aux étudiants en médecine de s’enseigner mutuellement des compétences médicales de base.

  • Les microbes comme centrales électriques

    Les microbes comme centrales électriques

    Dans une approche sans précédent, l’équipe du professeur Boghossian a appliqué les propriétés de microbes exotiques vivant dans des conditions anaérobies et produisant de l’électricité comme sous-produit de leur métabolisme à la bactérie E. coli, largement répandue et bien étudiée. Cette innovation pourrait ouvrir la porte à des applications innovantes dans différents secteurs.

    De la nature au laboratoire
    Les modèles naturels de la recherche, les microbes anaérobies, utilisent des voies métaboliques uniques pour céder des électrons aux métaux et produire ainsi de l’électricité. Ce mécanisme a été implémenté avec succès dans E. coli, ce qui prédispose la bactérie à de multiples applications technologiques. Le transfert était complexe et nécessitait l’insertion de protéines spéciales provenant des microbes électriquement actifs dans E. coli, ce qui a permis d’introduire la capacité de production d’électricité dans le laboratoire.

    Applications potentielles et avantages pratiques
    L’E. coli modifié pourrait être utilisé dans des piles à combustible, dans le traitement des eaux usées ou comme biocapteur. L’application potentielle dans le traitement des eaux usées est particulièrement intéressante, car les bactéries pourraient non seulement aider à purifier l’eau, mais aussi produire de l’électricité en tant que sous-produit. Ces avantages doubles constituent une option attrayante pour une économie circulaire dans laquelle les déchets sont utilisés à bon escient.

    Recherche innovante et collaboration industrielle
    Soutenue par l’environnement innovant de l’EPFL et la possibilité de travailler de manière interdisciplinaire, l’équipe du professeur Boghossian continue d’explorer les applications pratiques des bactéries « électriques ». Le développement d’un prototype pour l’industrie alimentaire, en collaboration avec une start-up récemment créée, montre le potentiel commercial de cette technologie. Cet engagement offre non seulement des solutions scientifiques, mais aussi des solutions industrielles durables qui peuvent contribuer à réduire l’empreinte carbone.

    Perspectives et intérêt mondial
    Alors que la technologie est encore en phase de développement, un intérêt croissant se dessine déjà, tant dans le monde académique que dans l’industrie. Le travail du professeur Boghossian et de son équipe est un exemple éclatant de la façon dont la recherche fondamentale innovante peut avoir un impact transformateur sur notre avenir énergétique.

  • Capacité portante et utilisabilité des bâtiments en bois

    Capacité portante et utilisabilité des bâtiments en bois

    Les bâtiments en bois ont déjà prouvé leur capacité de charge dans le passé : J.-C., le palais de Cnossos en Crète a été construit avec des colonnes en bois et du bois de cèdre inséré horizontalement dans les murs. Il a survécu à un grave tremblement de terre vers 1400 avant J.-C., pratiquement intact. Les colonnes et les charpentes des temples grecs, ainsi que les colombages des murs en briques d’argile, étaient en bois jusqu’en 600 avant JC.

    Respect des normes SIA sur les structures porteuses
    Les constructions modernes en bois garantissent la sécurité structurale et l’aptitude à l’emploi grâce au respect des normes SIA sur les structures porteuses. Les planificateurs spécialisés et les entreprises de construction en bois s’en portent garants. Grâce à des analyses dans différentes situations de dimensionnement, des événements inhabituels tels que l’incendie et les tremblements de terre sont également étudiés. La diversité des bois de construction, des matériaux en bois et des moyens d’assemblage, combinée à des moyens de planification et de production modernes, permet au concepteur de concevoir une structure porteuse optimisée pour chaque nouveau projet de construction.

    Recherche et prévisibilité
    L’inflammabilité du bois est très répandue, mais son comportement en cas d’incendie est bien étudié et prévisible. Ce matériau de construction se caractérise par des propriétés de résistance similaires à haute température et par une faible conductivité thermique due à la couche de carbone isolante et à la vapeur d’eau qui s’en échappe. La sécurité incendie efficace des constructions en bois est confirmée par des tests d’incendie approfondis. Grâce à un dimensionnement approprié ou en combinaison avec d’autres matériaux, des résistances au feu allant jusqu’à 240 minutes peuvent être atteintes sans problème. Contrairement aux constructions en acier et en béton armé, les constructions en bois restent stables même à des températures extrêmement élevées.

    Normes de protection incendie pour les éléments de construction en bois en Suisse
    Les éléments de construction en bois résistants au feu et protégés par des panneaux incombustibles sont considérés comme incombustibles selon les réglementations suisses en matière de protection incendie. Cela montre la reconnaissance par les autorités de protection incendie des résultats d’études approfondies qui démontrent que la combustibilité d’un matériau de construction n’est pas le critère décisif, mais que c’est plutôt la réalisation correcte d’une construction du point de vue de la protection incendie qui a une plus grande influence sur son comportement au feu. La réglementation actuelle permet d’utiliser le bois dans différentes applications de construction sans aucune restriction, et même dans les immeubles de grande hauteur sous certaines conditions. Le bois trouve donc de larges possibilités d’application dans toutes les catégories de bâtiments et d’utilisations.

    Des surfaces en bois sûres àl’intérieur
    Les exigences relatives aux constructions dans des zones sensibles du point de vue de la sécurité, telles que les voies d’évacuation verticales, sont satisfaites par des éléments de construction en bois appropriés avec des revêtements ignifuges incombustibles. Les surfaces en bois visibles sont autorisées à l’intérieur, à l’exception des issues de secours.

    Respect des exigences de qualité
    Grâce au projet de recherche et développement « Sécurité incendie et bois » en cours depuis 2001, des bases techniques et méthodologiques complètes ainsi que des constructions sûres pour les éléments de construction en bois ont été élaborées. Un système d’assurance qualité spécifique au secteur définit les normes de qualité pertinentes en matière de protection incendie pour le bois dans la construction. En Suisse, les bâtiments en bois de haute qualité sont construits dans le strict respect des exigences de qualité. La Documentation Lignum sur la protection contre l’incendie sert de ligne directrice et présente les nombreuses possibilités d’utilisation du bois afin de garantir une mise en œuvre correcte des éléments de construction en bois dans les petits, grands ou hauts bâtiments. Elle correspond à l’état actuel de la technique en matière de protection incendie, conformément à la réglementation suisse.

  • Impulsions pour l’avenir de Zurich : la première journée du site

    Impulsions pour l’avenir de Zurich : la première journée du site

    La première « Journée du site » dans le canton de Zurich a réuni des leaders de l’économie, de la recherche et de la politique afin de mettre en lumière l’attractivité et la viabilité du site. L’accent a été mis sur la discussion des défis actuels et sur l’élaboration de stratégies visant à renforcer le site économique et d’innovation. Des panels et des ateliers sur des thèmes tels que la technologie, la main-d’œuvre qualifiée, l’entrepreneuriat ainsi que la mobilité et la durabilité ont donné des impulsions importantes pour améliorer encore la position de Zurich en comparaison internationale.

    Une étude préalable sur l’attractivité du site a fourni la base de discussions approfondies et a mis en évidence les points forts de Zurich dans les domaines de la formation, de la puissance économique et de la qualité de vie, mais aussi les domaines susceptibles d’être améliorés, tels que le marché du travail, l’innovation et l’infrastructure. La pertinence de l’intelligence artificielle pour le site technologique et la nécessité de renforcer l’orientation numérique du secteur de la santé ont notamment été soulignées. En outre, l’importance de la promotion des start-ups et de l’intégration des processus numériques dans le secteur de la santé a été soulignée afin d’améliorer à la fois l’attractivité pour les professionnels et l’efficacité des soins médicaux.

    La « Journée du site » a souligné l’urgence d’exploiter les potentiels nationaux et d’améliorer en permanence les conditions générales pour une transformation numérique et durable. Les résultats des ateliers et des panels vont maintenant faire l’objet d’un suivi afin de développer et de mettre en œuvre des mesures concrètes. En raison du grand intérêt et des contributions productives, une répétition de l’événement est prévue afin d’évaluer les progrès et les nouvelles approches l’année prochaine.

  • Développement économique stable dans le canton de Vaud

    Développement économique stable dans le canton de Vaud

    En 2023, la Promotion économique vaudoise a soutenu financièrement 733 projets d’entreprises. Le soutien à l’internationalisation a augmenté de près de 20%, tandis que le soutien au secteur des cleantech a progressé de 23,7%, illustrant l’importance croissante de l’innovation dans le domaine de l’énergie et du climat. Le nombre d’implantations d’entreprises étrangères est resté stable, avec 28 nouvelles implantations.

    Réseau et partenariats
    Isabelle Moret, cheffe du Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine (DEIEP), souligne l’importance d’un réseau fort : « En 2023, plus d’un millier d’entreprises et de porteurs de projets ont bénéficié des mesures de soutien du gouvernement vaudois, notamment dans les domaines de l’innovation et du développement durable » Ces mesures ont permis de soutenir 3722 emplois.

    Forte croissance du secteur medtech
    Les start-up vaudoises ont levé 444 millions de francs, dont 29 figurent dans le top 100 des meilleures start-up de Suisse. Le secteur des medtechs est particulièrement remarquable : 52% des investissements suisses dans les technologies médicales sont allés à des start-ups vaudoises.

    Attractivité pour les entreprises étrangères
    Innovaud, l’agence de promotion de l’innovation et des investissements étrangers, a soutenu l’implantation de 28 nouvelles entreprises dans le canton de Vaud. Le secteur des sciences de la vie a été particulièrement présent, puisqu’il a représenté plus d’un tiers des nouvelles implantations.

    Promotion de la recherche et du développement
    Les parcs d’innovation du canton de Vaud accueillaient 661 entreprises et 8326 emplois fin 2023. Le nouveau campus unlimitrust et l’extension du parc d’innovation de l’EPFL avec le projet Ecotope sont des exemples de croissance et de soutien à la recherche et au développement.

    Soutien du Fonds de promotion de l’innovation
    Le Fonds de promotion de l’innovation a été doté de 50 millions de francs supplémentaires en 2023. Ce fonds soutient la Fondation pour l’innovation technologique (FIT) et différents programmes tels que Tech4Trust, le principal programme d’accélération de la Trust Valley pour les start-ups, et FIT Impact pour les jeunes projets d’entrepreneuriat d’impact.

    La durabilité au cœur des préoccupations
    La durabilité joue un rôle central dans le programme de législature 2022-2027. Le crédit-cadre « Tourisme 4 saisons », d’un montant de 50 millions de francs, vise à améliorer la qualité et la durabilité des infrastructures touristiques. en 2023, 84 projets ont été soutenus pour un total de près de 4 millions de francs afin d’aider les entreprises dans leur transition vers la durabilité.

    Un écosystème économique fort
    Le SPEI a également soutenu des organisations comme Innovaud, qui a accompagné 328 entreprises et contribué à la création de 31 nouvelles entreprises. Genilem, spécialisé dans le diagnostic de projets et le conseil en entrepreneuriat, a soutenu 24 entreprises. La Fondation pour l’innovation technologique (FIT) a octroyé plus de 4 millions de francs sous forme de bourses et de prêts à des start-ups.

    Promotion économique régionale et promotion territoriale
    Les agences régionales de promotion économique ont soutenu 712 entreprises et fourni plus de 1000 services. Vaud Promotion a encouragé 165 producteurs locaux à labelliser leurs produits avec le label VAUD CERTIFIES D’ICI. L’attractivité touristique a augmenté de 8,6%, la plupart des visiteurs venant de Suisse, de France et des Etats-Unis.

    Ces mesures et partenariats d’envergure soulignent le succès de la stratégie de promotion économique vaudoise, qui mise sur la durabilité, l’innovation et des réseaux solides.

  • Zoug pose des jalons dans la recherche mondiale sur la blockchain

    Zoug pose des jalons dans la recherche mondiale sur la blockchain

    Avec le soutien du canton de Zoug, un centre de recherche interdisciplinaire est en train de voir le jour pour étudier les multiples applications et impacts de la technologie blockchain. L’initiative, mise en œuvre en coopération avec l’Université de Lucerne et la Haute école de Lucerne, vise à explorer non seulement les aspects technologiques, mais aussi les aspects sociaux, économiques et politiques de la blockchain. Le directeur financier Heinz Tännler souligne que le projet ne fait pas seulement avancer la recherche scientifique, mais qu’il renforce également la place économique de Zoug, notamment à la lumière de la nouvelle imposition minimale de l’OCDE, introduite début 2024.

    Initiative de recherche unique au monde
    Le nouvel Institut de recherche sur la blockchain de Zoug, créé à l’Université de Lucerne, se consacrera aux défis et aux opportunités de cette technologie disruptive. Neuf nouvelles chaires seront créées pour aborder les différentes facettes de la technologie blockchain. La recherche suivra une approche globale qui englobe les innovations technologiques ainsi que les questions sociales, économiques et politiques qui y sont liées. L’objectif est de développer une compréhension approfondie de la technologie blockchain et de son impact potentiel sur la société.

    Renforcement des capacités de recherche à la Haute école de Lucerne
    Grâce à cette nouvelle initiative, la Haute école de Lucerne étendra de manière significative ses activités existantes dans le domaine de la recherche sur la blockchain. L’université apporte son expertise dans les domaines de l’informatique, de la finance et de l’ingénierie au projet et travaille en étroite collaboration avec l’université de Lucerne afin de créer un environnement de recherche complet. Cette coopération constitue la base du hub, une plateforme de collaboration et de communication qui favorise les échanges entre les chercheurs impliqués et la communauté mondiale de la blockchain.

    Financement durable et objectifs à long terme
    Après le financement initial de démarrage par le canton, il est prévu que le projet passe à des sources de financement durables. Une évaluation externe après trois ans doit permettre de juger de l’efficacité et des progrès de l’initiative de recherche. Ces mesures permettront de garantir que le projet « Blockchain Zug – Joint Research Initiative » devienne à long terme un acteur incontournable dans le paysage de la recherche mondiale et que Zoug s’impose comme un centre de premier plan pour la technologie blockchain.

  • L’église de Wipkingen devient un espace éducatif

    L’église de Wipkingen devient un espace éducatif

    L’église de Wipkingen est un exemple remarquable d’utilisation adaptative de l’espace. Elle n’est plus utilisée pour les services religieux depuis 2019 et doit désormais répondre aux besoins en espace du complexe scolaire voisin de Waidhalde. Un concept développé par Vécsey Schmidt Architekten BSA SIA en collaboration avec Anderegg Partner AG s’est imposé lors du concours d’architecture et promet une transformation en douceur, mais tournée vers l’avenir. Un nouveau plafond rétracté permet de créer une salle polyvalente, une bibliothèque et des possibilités de restauration au niveau du rez-de-chaussée, tandis que l’étage supérieur offre des options d’utilisation flexibles sous la voûte historique de l’église.

    André Odermatt, directeur des bâtiments, souligne l’importance de cette initiative : « La réutilisation intelligente des bâtiments existants est essentielle pour relever les défis actuels dans l’espace urbain » Le projet ne fournit pas seulement des solutions au besoin urgent de locaux scolaires, mais renforce également la collaboration entre la ville et l’église.
    Grâce à cette réaffectation, les locaux nécessaires pour six à huit classes supplémentaires seront créés d’ici l’année scolaire 2031/32. Filippo Leutenegger, directeur de l’école, y voit un exemple d’utilisation efficace de solutions créatives.

    La coopération avec la paroisse réformée de Zurich a déjà porté ses fruits et prévoit d’ouvrir d’autres bâtiments ecclésiastiques à des fins d’utilité publique. Le projet de Wipkingen n’est que le début d’une série d’initiatives qui mettent l’accent sur les avantages communautaires.

    Les coûts de construction estimés s’élèvent à 7,5 millions de francs suisses, avec une fin prévue en 2026, à temps pour la rentrée scolaire 2026/27. Ce projet marque une étape importante dans le développement urbain évolutif de Zurich, en montrant comment le patrimoine historique peut être judicieusement mis à profit dans le futur.

  • Inauguration du nouveau parc d’innovation à proximité de l’Institut Paul Scherrer

    Inauguration du nouveau parc d’innovation à proximité de l’Institut Paul Scherrer

    Le parc Innovaare a été inauguré le 25 avril en présence du conseiller fédéral Guy Parmelin et du gouverneur Dieter Egli. Selon un communiqué, le parc d’innovation comprend 23’000 mètres carrés de salles blanches, de laboratoires, d’ateliers de précision, de bureaux et de salles de réunion. « Jusqu’à présent, nous avons accueilli 21 entreprises, dont un total de 15 spin-offs du PSI, de l’ETH ou de la FHNW, deux centres de transfert de technologie ainsi que de grandes entreprises internationales », a déclaré le CEO Robert Rudolph, cité dans le communiqué. « Le taux d’occupation global est d’environ 80% et nous sommes très confiants de pouvoir encore l’augmenter dans les mois à venir »

    Le nouveau parc d’innovation est situé à proximité immédiate de l’Institut Paul Scherrer (PSI). Celui-ci est un partenaire stratégique et le plus grand locataire du parc Innovaare. Le parc Innovaare se concentre sur la photonique, les technologies quantiques, les sciences de la vie, la fabrication avancée et les technologies des semi-conducteurs, ainsi que sur l’énergie et le développement durable.

    « Les nouvelles connaissances, méthodes et spécialistes issus de la recherche doivent être mis à la disposition de l’économie. La haute compétitivité de la Suisse sera ainsi encore renforcée », déclare Christian Rüegg, directeur du PSI, cité dans le communiqué.

    Le parc Innovare est le sixième site de Switzerland Innovation. « Depuis des années, la Suisse compte parmi les pays les plus innovants au monde. Pour que notre excellente formation et notre recherche débouchent sur des produits et des services commercialisables, nos hautes écoles doivent être reliées le mieux possible à l’économie », déclare Andreas Rickenbacher, président de Switzerland Innovation. Park Innovaare est le meilleur exemple de la manière dont la recherche de pointe peut être associée de manière optimale à l’économie.

  • Les villes vertes, précurseurs de l’impact climatique mondial

    Les villes vertes, précurseurs de l’impact climatique mondial

    L’étude de MCC, publiée dans la revue Nature Cities, met en lumière quatre méthodes clés de capture du CO2 dans les environnements urbains, qui pourraient permettre de capturer une gigatonne de CO2 par an d’ici le milieu du siècle. Les méthodes étudiées comprennent l’ajout de charbon végétal au ciment, l’utilisation accrue du bois dans la construction, l’enrichissement des sols urbains avec du charbon végétal et l’installation de filtres à CO2 dans les bâtiments commerciaux. Ensemble, ces approches pourraient contribuer de manière significative à la réalisation d’émissions urbaines nettes nulles.

    Stratégies urbaines pour le climat et plus
    Quirina Rodriguez Mendez, doctorante au MCC et auteur principal de l’étude, souligne que ces techniques sont très utiles non seulement en termes de lutte contre le changement climatique, mais aussi pour la qualité de l’environnement et le bien-être dans les villes. Par exemple, l’utilisation de pigments de couleur et de matériaux de surface spéciaux pour améliorer la réflectivité des surfaces urbaines pourrait faire baisser de manière significative la température dans les villes et réduire la consommation d’énergie pour la climatisation.

    Actions locales à impact global
    L’étude souligne le rôle des villes en tant que « laboratoires expérimentaux » pour la protection du climat, où des mesures locales peuvent être rapidement mises en œuvre et potentiellement étendues à l’échelle mondiale. Felix Creutzig, responsable du groupe de travail MCC et co-auteur de l’étude, souligne que les solutions climatiques locales, bien que souvent sous-estimées, peuvent avoir un impact impressionnant et améliorer la qualité de vie. Les résultats de la recherche offrent des perspectives et des recommandations importantes pour les responsables politiques qui conçoivent les infrastructures et les politiques urbaines.

  • Le WSL intègre des facteurs sociaux dans le choix des sites pour les énergies renouvelables

    Le WSL intègre des facteurs sociaux dans le choix des sites pour les énergies renouvelables

    Des chercheurs de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage(WSL), de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(ETH) et de l’Université technique de Vienne ont développé une approche innovante pour la sélection des sites d’installations d’énergie renouvelable. Selon le communiqué de presse du WSL, ils s’affranchissent des méthodes traditionnelles qui prennent surtout en compte les facteurs techniques et économiques. La nouvelle approche a été élaborée par le premier auteur Boris Salak (WSL/TU Wien) et ses collègues Felix Kienast et Marcel Hunziker (WSL) ainsi que Adrienne Grêt-Regamey, Ulrike Wissen Hayek et Reto Spielhofer (ETH), ajoute le communiqué.

    L’étude montre que différentes priorités d’aménagement entraînent différents coûts spatiaux, écologiques et sociaux, selon Boris Salak, premier auteur de l’étude. « Nous avons découvert qu’il n’y a pas une ‘bonne’ priorité d’aménagement, mais que c’est un processus d’arbitrage entre les priorités. Nous voyons qu’une optimisation en fonction des aspects sociaux est un bon compromis entre les deux autres priorités » Cette optimisation apporte la plus grande acceptation et, d’un point de vue spatial, elle est d’une efficacité comparable à celle de l’optimisation en fonction de l’efficacité énergétique.

    Lors d’une enquête représentative menée dans toute la Suisse, les participants ont vu deux scénarios. Les images montraient des éoliennes, des installations photovoltaïques sur les toits ou en plein air, ainsi que des lignes à haute tension. Les personnes interrogées devaient décider quelle image leur paraissait la plus cohérente ou si aucun des scénarios énergétiques présentés ne leur convenait.

    La population préfère nettement le Plateau suisse, marqué par l’agriculture, aux paysages proches de la nature pour le développement de paysages énergétiques, indique le WSL à propos des résultats.

  • Utilisation efficace de la chaleur des bâtiments – Projet HEATWISE de l’EMPA

    Utilisation efficace de la chaleur des bâtiments – Projet HEATWISE de l’EMPA

    À une époque où la gestion durable de l’énergie est de plus en plus importante, la chaleur résiduelle inutilisée des systèmes informatiques dans les bâtiments représente un gaspillage considérable. Les hôpitaux, les universités et les complexes de bureaux disposent d’une vaste infrastructure informatique dont le fonctionnement ne consomme pas seulement de l’énergie, mais produit également une quantité considérable de chaleur qui reste jusqu’à présent en grande partie inutilisée. Le projet Horizon Europe HEATWISE s’attaque à ce défi et réunit douze partenaires de recherche et industriels de huit pays afin de développer des solutions innovantes pour l’utilisation de cette chaleur perdue.

    Le projet, qui a été lancé début 2024 et s’étend sur trois ans, est financé par l’Union européenne dans le cadre d’Horizon Europe et par le Secrétariat d’État suisse à la formation, à la recherche et à l’innovation. L’un des éléments clés de HEATWISE est le développement d’algorithmes de contrôle prédictifs, qui doivent non seulement relier l’infrastructure informatique et la technologie du bâtiment, mais aussi permettre un fonctionnement efficace sur le plan énergétique, à faible émission de CO2 et à faible coût.

    Un exemple de la mise en œuvre pratique de ces objectifs est le bâtiment de recherche « NEST » de l’Empa à Dübendorf, qui sert d’installation pilote réelle. La chaleur résiduelle d’un centre de micro-calcul y est déjà utilisée avec succès pour le chauffage, soutenue par des technologies de refroidissement innovantes comme le « refroidissement liquide sur puce » du partenaire de projet israélien ZutaCore. Celle-ci permet une récupération optimale de la chaleur et l’utilisation de la chaleur obtenue pour des applications à haute température, comme l’approvisionnement en eau chaude.

    Pour les professionnels de l’immobilier et de la promotion immobilière, HEATWISE offre non seulement un aperçu des technologies d’avenir en matière de récupération de chaleur et d’efficacité énergétique, mais aussi des exemples d’applications concrètes qui montrent comment les infrastructures informatiques et les technologies du bâtiment peuvent être utilisées en synergie pour une gestion énergétique plus durable.