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  • Argovie façonne l’avenir avec un modèle de développement

    Argovie façonne l’avenir avec un modèle de développement

    Le canton d’Argovie est un espace dynamique offrant une qualité de vie élevée et une grande attractivité économique. Afin de garantir cet atout à long terme, le Conseil d’État a adopté le modèle de développement (ELB) 2025-2034. Celui-ci formule des objectifs et des lignes d’action clairs qui répondent aux principaux défis de notre époque, à savoir la croissance démographique, le changement climatique, la numérisation et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

    L’ambition centrale est de façonner activement le développement du canton, et ce en étroite collaboration avec les communes, les entreprises, les instituts de recherche et la population. L’idée directrice « Ensemble pour l’Argovie » résume bien cette approche collaborative. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que les ambitions dans les domaines de l’économie, de la société, de l’environnement et de l’administration peuvent être réalisées avec succès.

    Trois axes stratégiques pour une région forte
    Penser la promotion économique de manière globale et l’intensifier
    L’Argovie veut continuer à se positionner comme un site attractif pour les entreprises, la recherche et l’innovation. Pour ce faire, des conditions-cadres ciblées sont créées afin de maintenir et de développer la création de valeur et l’emploi dans le canton.

    Aménager l’espace, garantir les bases
    Entre habitat, travail, mobilité et nature, un aménagement du territoire intelligent est essentiel. L’objectif est d’anticiper les conflits d’utilisation et de protéger les ressources naturelles.

    Renforcer les structures communales performantes
    Les pouvoirs publics doivent agir de manière efficace, coopérative et proche des citoyens. Les fusions de communes, la coopération intercommunale et les services basés sur le numérique en constituent la base.

    Ces priorités sont étayées par 30 orientations concrètes, intégrées dans le plan des tâches et des finances et réexaminées chaque année.

    La durabilité nécessite une marge de manœuvre
    Le cadre financier pour la mise en œuvre de la stratégie est assuré. Même si des déficits structurels sont attendus à partir de 2026, la réserve de compensation bien remplie permet de poursuivre toutes les mesures prévues jusqu’en 2034. Les allègements fiscaux sont examinés en fonction de la situation et au regard de la situation financière globale. La marge de manœuvre du canton est ainsi préservée à long terme.

    De la vision à la mise en œuvre
    La mise en œuvre de l’ELB se fera par étapes et sera étroitement liée à la planification à moyen terme. De nombreux projets sont déjà en cours dans le cadre de l’agenda de développement existant, de la construction énergétiquement efficace aux modèles de logement intégratifs en passant par la promotion de l’innovation. À l’avenir, de nouveaux projets seront lancés de manière ciblée, classés par ordre de priorité et dotés de ressources appropriées.

    Les progrès réalisés seront présentés chaque année de manière transparente. Il s’agit d’une étape importante pour une politique d’implantation basée sur des faits et sur la confiance. Le Conseil d’État s’engage ainsi en faveur d’une gestion agile et axée sur le dialogue du développement cantonal, en étroite concertation avec tous les acteurs concernés.

    Le modèle de développement 2025-2034 est bien plus qu’un instrument de planification politique. C’est une promesse puissante faite à une population qui mise sur la qualité de vie. Aux entreprises qui recherchent la fiabilité et l’innovation et aux communes qui veulent participer à la construction de leur avenir en toute confiance. L’Argovie se positionne ainsi comme un canton moderne avec une boussole claire. Fort sur le plan économique, responsable sur le plan écologique et ancré dans la société.

  • Écosystème de données suisse

    Écosystème de données suisse

    Les données sont une ressource essentielle pour le développement économique, la recherche et le progrès social. Afin d’éviter que les données ne restent dans des silos isolés, le gouvernement fédéral mise sur un écosystème national de données. Celui-ci comprend des espaces de données thématiques dans lesquels les entreprises, les universités, les autorités et les organisations peuvent échanger des données de manière sûre et contrôlée.

    Le Conseil fédéral a chargé la Chancellerie fédérale de créer un point de contact central pour coordonner ces espaces de données. Le point de contact de l’écosystème de données suisse, qui est devenu opérationnel le 15 janvier 2025, est géré par la Chancellerie fédérale en collaboration avec l’Office fédéral de la communication, l’Office fédéral de la statistique et la Direction du droit international public.

    Coordination, conseil et mise en réseau internationale
    La tâche principale du point de contact est de créer les bases d’un écosystème de données interopérable. Cela comprend les règles, les normes techniques et les structures organisationnelles. Parallèlement, il soutient les projets d’espace de données en cours en fournissant des conseils conceptuels, organisationnels et juridiques.

    Un élément central est la mise en réseau des acteurs concernés. Dans ce que l’on appelle des communautés de pratique, les professionnels peuvent échanger des connaissances et des expériences afin d’accélérer le développement de solutions de données communes. En outre, le point de contact collabore avec des partenaires internationaux tels que l’Institut Fraunhofer afin d’assurer la compatibilité des espaces de données suisses avec les initiatives européennes et mondiales.

    Rendre les données utiles à l’économie, à la recherche et à la société
    Plusieurs projets d’espaces de données sont déjà en cours d’élaboration, notamment dans les domaines de la santé (« DigiSanté »), du tourisme (« Infrastructure nationale de données pour le tourisme ») et de l’agriculture (« agridata.ch »). Un autre exemple est le projet d’espace de données sur la mobilité, dans lequel les acteurs des transports publics, de la logistique et les autorités échangent des données sur la mobilité. Cela permet une gestion plus efficace du trafic, une planification optimisée des itinéraires pour les transporteurs et des temps de réaction plus rapides pour les organisations à gyrophare.

    Avec ce nouveau point de contact, la Suisse franchit une étape importante pour exploiter durablement le potentiel des données et promouvoir les innovations numériques au-delà des frontières sectorielles et administratives.

  • Ville intelligente Winterthur 2030

    Ville intelligente Winterthur 2030

    Depuis la première stratégie de ville intelligente de 2018, Winterthur s’est imposée comme l’une des villes les plus avancées de Suisse. À l’époque, l’accent était mis sur la qualité de vie et l’efficacité des ressources, complétées par des thèmes tels que l’énergie, la mobilité, l’éducation et la santé. Avec la révision de la stratégie vers Smart City Winterthur 2030, le conseil municipal met désormais l’accent sur de nouveaux thèmes transversaux tels que l’innovation, l’orientation vers les besoins et la co-création. Ces thèmes sont essentiels pour répondre aux exigences d’une société en pleine mutation.

    Deux programmes font avancer la mise en œuvre
    La nouvelle stratégie est mise en œuvre par le biais de deux programmes, le Programme d’innovation et le WinLab. Le programme d’innovation soutient les collaborateurs de l’administration municipale dans le développement et la mise en œuvre de projets innovants. L’objectif est de renforcer la culture de l’innovation au sein de l’administration.

    Le WinLab, quant à lui, agit comme un laboratoire urbain réel dans lequel des représentants de l’économie, de la science, de la société civile et des institutions municipales collaborent. Des solutions d’avenir pour la ville sont développées et testées dans cet espace créatif. Les deux programmes créent des espaces d’expérimentation et encouragent les innovations durables qui répondent aux besoins des citoyens.

    Une stratégie pour l’avenir
    La stratégie Smart City Winterthur 2030 entrera en vigueur le 1er janvier 2025 et s’inscrit dans l’objectif à long terme de faire de Winterthur une ville durable et capable de s’adapter. Après cinq ans au plus tard, la stratégie sera réévaluée afin de s’assurer qu’elle continue à répondre aux besoins de la ville et de sa population.

  • Deux géants suisses de l’immobilier sur le point de fusionner

    Deux géants suisses de l’immobilier sur le point de fusionner

    Cham Group et Ina Invest, une société immobilière cotée à la SIX Swiss Exchange, ont signé un protocole d’accord en vue d’une fusion. Celle-ci devrait être réalisée sous forme de « Merger of Equals » d’ici 2025. La fusion créerait une nouvelle force puissante dans le secteur immobilier, parmi les leaders du secteur.

    Un portefeuille de premier ordre sur des sites clés
    Le portefeuille combiné des deux entreprises comprend des immeubles et des projets de développement de grande qualité dans les régions les plus fortes de Suisse sur le plan économique, notamment Bâle, Cham, Genève, Lausanne, Winterthour et Zurich. Particulièrement impressionnant : la part de logements dépassera 50 % une fois les travaux achevés, ce qui souligne l’accent mis sur un habitat durable et tourné vers l’avenir dans les agglomérations urbaines.

    Durabilité et synergies comme facteurs de succès
    Les deux sociétés attachent la plus grande importance à la durabilité et prévoient de mettre en œuvre ces normes de manière cohérente dans le développement et la gestion des immeubles. La fusion n’apporte pas seulement un portefeuille plus important, mais aussi des avantages évidents : des économies d’échelle, une plus grande flexibilité dans la réalisation des projets et de meilleures possibilités de financement.

    Actuellement, les discussions en sont encore à un stade précoce. Si les négociations aboutissent, la fusion sera soumise au vote des assemblées générales des deux entreprises au printemps 2025. Une fusion réorganiserait les forces sur le marché immobilier suisse et créerait des opportunités pour un avenir durable.

  • L’avenir neutre en carbone comme objectif commun

    L’avenir neutre en carbone comme objectif commun

    La collaboration entre Zimmermann et Ackermann vise à explorer des moyens innovants d’utiliser l’atmosphère comme ressource. L’Empa et l’Eawag travaillent ensemble pour développer des technologies qui capturent efficacement le CO2 et contribuent ainsi à la décarbonisation. Malgré les attentes élevées et la pression pour fournir des solutions, tous deux considèrent qu’il est urgent d’agir et sont optimistes quant à leur capacité à apporter une contribution significative.

    Larecherche et la coopération, clés du succès
    Les instituts de recherche misent non seulement sur leur expertise interne, mais aussi sur la coopération au sein de l’ensemble du domaine des EPF et avec des partenaires internationaux. L’objectif est de développer des solutions viables à la crise climatique en mettant en commun les connaissances et les ressources. L’Eawag, spécialisé dans la recherche sur l’eau, et l’Empa, axé sur la science des matériaux, se complètent parfaitement dans leurs efforts pour faire progresser à la fois l’adaptation au climat et la protection du climat.

    Projets et technologies d’avenir
    Du développement de technologies à émissions négatives à l’exploitation de nouvelles sources d’énergie à partir du CO2, les chercheurs travaillent sur des projets qui devraient permettre un changement à long terme vers une société durable. Les initiatives comprennent à la fois l’amélioration des technologies existantes et la recherche d’approches innovantes pour réduire le CO2 de l’atmosphère.

    Actuellement, les différents « piliers » du concept sont en cours d’élaboration, comme l’extraction du CO2, sa transformation chimique et, enfin, les technologies permettant de produire des matériaux à valeur ajoutée dans lesquels le carbone est piégé à long terme. Les premiers projets de technologies à émission négative sont déjà en cours de développement à l’Empa, comme les matériaux isolants à base de biochar et les types de ciment qui absorbent le CO2 au cours du processus de prise au lieu de le libérer. D’autres initiatives devraient être lancées l’année prochaine. Mme Zimmermann elle-même souhaite lancer un thème sur le bois, compte tenu de ses antécédents en matière de recherche. Les premières discussions entre différents acteurs ont été lancées.

    Financement et soutien des initiatives de recherche
    Le financement des projets ambitieux est assuré par différentes sources, dont des subventions et des contributions des institutions participantes. L’objectif est de soutenir non seulement la Suisse, mais aussi la communauté mondiale dans la lutte contre le changement climatique grâce aux travaux de recherche.

    La Suisse à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique
    En raison de ses bonnes conditions-cadres, la Suisse continue à occuper une place internationale. Son positionnement est optimal pour développer des technologies et des concepts, les appliquer et les commercialiser au niveau international. Cela augmente la compétitivité de l’industrie suisse et apporte une contribution précieuse à la protection mondiale du climat.

    Vous trouverez l’intégralité de l’interview en cliquant sur ce lien. https://www.empa.ch/web/s604/mining-the-atmosphere-interview-tanja-zimmermann-martin-ackermann

  • Ina Invest Holding AG et Ina Invest AG fusionnent en une seule société

    Ina Invest Holding AG et Ina Invest AG fusionnent en une seule société

    La société Ina Invest Holding AG, née en juin 2020 de la scission du portefeuille immobilier d’Implenia AG, prévoit de fusionner avec sa filiale Ina Invest AG. Cette filiale est jusqu’à présent responsable du développement, de la réalisation et de la gestion des projets immobiliers d’Ina Invest. La fusion (up-stream merger) fera des deux sociétés une seule société cotée en bourse, qui détiendra directement toutes les parts des projets immobiliers. Les rapports de participation restent inchangés. Implenia AG, qui détenait jusqu’à présent une participation minoritaire de 42,5% dans sa filiale Ina Invest AG, détiendra à l’avenir environ 40% d’Ina Invest Holding AG. Les actionnaires publics participeront également directement à Ina Invest Holding AG.

    Le conseil d’administration d’Ina Invest Holding AG soumettra la proposition de fusion à l’assemblée générale du 3 avril 2024. La fusion doit permettre de simplifier la structure de la société Ina Invest, ce qui entraînera des gains d’efficacité et une réduction des coûts. Le modèle d’entreprise d’Ina Invest, axé sur le développement de solutions immobilières durables et innovantes, restera inchangé. Ina Invest dispose d’un portefeuille attrayant de 18 projets d’une valeur de marché d’environ 1,4 milliard de CHF dans les segments du logement, des bureaux et du commerce.

    Implenia AG continuera de détenir une participation stratégique dans Ina Invest, de collaborer étroitement avec Ina Invest et de poursuivre l’extension de son portefeuille immobilier. La participation d’environ 40% n’entraîne aucune obligation pour Implenia de soumettre une offre d’achat aux autres actionnaires. Les statuts d’Ina Invest Holding AG seront adaptés en conséquence. La fusion est soumise à l’approbation de l’assemblée générale et à la réalisation des conditions d’exécution habituelles. L’exécution de la fusion est prévue pour le deuxième trimestre 2024.

  • Admicasa crée une direction de fonds et lance son propre fonds immobilier

    Admicasa crée une direction de fonds et lance son propre fonds immobilier

    D’ici début 2024, la direction prévoit de lancer un autre fonds immobilier. Celui-ci s’adresse aux communes qui s’occupent de la construction d’équipements publics tels que des écoles, des hôpitaux et des foyers et qui visent la construction de logements à prix avantageux.

    Avec cette étape, le groupe Admicasa élargit son horizon : Admicasa développe, réalise et gère des biens immobiliers, le segment de la gestion s’adressant en particulier aux investisseurs institutionnels. Avec la gestion de fonds, Admicasa s’adresse désormais à un cercle plus large d’investisseurs.

    La présidence du conseil d’administration d’Admicasa Fondsleitung AG est assurée par Beat Langenbach. Cet entrepreneur chevronné est le fondateur d’une société de courtage prospère et ancien président du groupe Admicasa.

    Beat Langenbach sera assisté par trois administrateurs de haut niveau : le professeur Michael Trübestein est directeur de la filière de gestion immobilière à l’université de Lucerne et titulaire de plusieurs mandats d’administrateur dans le secteur immobilier. Thomas Bergmann, entrepreneur de longue date, est bien implanté dans le secteur de l’immobilier

    Largement ancré dans le secteur immobilier. Et Walter Keller apporte deux décennies d’expérience dans l’industrie des fonds, notamment en tant que responsable de la banque dépositaire chez BNP Paribas.

    Avec Peter Csoport, Admicasa s’est assuré les services d’un spécialiste chevronné de l’investissement et de l’immobilier qui, en tant que CEO, dirigera les activités opérationnelles de la direction du fonds.

    La place financière suisse compte ainsi 53 directions de fonds autorisées. La majorité d’entre elles sont des grandes banques et des compagnies d’assurance. La nouvelle Admicasa Fondsleitung AG fait partie du groupe exclusif des directions de fonds moyennes et indépendantes. « Désormais, un large cercle d’investisseurs peut participer à la valeur ajoutée que nous apportons dans le secteur immobilier grâce à des solutions créatives », déclare Serge Aerne, président du conseil d’administration du groupe Admicasa. « Nous voulons bousculer le marché »

  • Comment développer des biens immobiliers neutres pour le climat ?

    Comment développer des biens immobiliers neutres pour le climat ?

    La division Implenia Real Estate a étudié 36 projets de développement en Suisse afin de déterminer comment réaliser des bâtiments neutres pour le climat. Cette étude a permis d’identifier les principaux leviers de décarbonisation des bâtiments tout au long de leur cycle de vie, en termes d’émissions lors de leur construction et de leur exploitation. Ces facteurs d’influence ont été intégrés dans un livre blanc.

    Le secteur immobilier est responsable d’environ 36 % de la consommation d’énergie primaire et de 37 % des émissions de gaz à effet de serre. Pour atteindre l’objectif de 1,5 degré fixé par l’Accord de Paris d’ici 2050 et réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre, la décarbonisation doit être au cœur du développement comme de la construction immobilière.

    L’analyse des projets de développement immobilier a montré que les leviers de décarbonisation les plus efficaces se trouvent dans les premières phases de planification, en commençant par le choix du site. Si les conditions du site ne sont pas favorables du point de vue des énergies renouvelables, il est beaucoup plus difficile d’atteindre une utilisation nette nulle. Les paramètres du bâtiment, tels que la forme, la compacité, l’orientation, le sous-sol et la structure porteuse, déterminés à un stade précoce, ont également une influence considérable sur les objectifs d’émissions.

    « En combinant correctement le site, le design, l’utilisation d’énergies renouvelables, les systèmes intelligents et les matériaux écologiques, nous développons des bâtiments dans lesquels les générations futures pourront vivre et travailler de manière durable », explique Marc Lyon, Head Real Estate Development Suisse chez Implenia.

    Plus d’informations sur implenia.com/net-zero/

  • Pertinence de la durabilité sociale dans les portefeuilles immobiliers institutionnels

    Pertinence de la durabilité sociale dans les portefeuilles immobiliers institutionnels

    Madame Zimmerli, vous développez des critères d’évaluation de la durabilité sociale des portefeuilles immobiliers institutionnels. Quelles sont vos motivations ?
    Ces dernières années, de nombreux propriétaires institutionnels se sont fixé, dans le cadre de leurs stratégies ESG, des objectifs climatiques qui vont au-delà des modèles légaux. Après le « E », c’est maintenant le « S » qui commence à attirer l’attention. Le problème est que personne ne sait vraiment ce qu’est la durabilité sociale. Nous observons que beaucoup de choses sont projetées dans le « S » et que les grands contextes sociaux sont souvent relégués au second plan. Nous avons donc décidé de tester, avec des partenaires universitaires, des associations immobilières et des investisseurs institutionnels, à l’aide de divers portefeuilles, à quoi pourrait ressembler une opérationnalisation de la durabilité sociale. Notre objectif est de définir un petit nombre d’indicateurs clairs, faciles à interpréter et à comparer pour la performance sociale, de créer en complément de brèves listes de contrôle et de donner ainsi plus de place à la concurrence pour les bonnes idées.

    De nombreux gestionnaires de portefeuilles et d’actifs sont actuellement occupés à préparer des données fiables sur l’énergie et les émissions. Qu’est-ce qui vous incite à développer maintenant des indicateurs de durabilité sociale ?
    Il est vrai que le secteur immobilier se concentre actuellement sur la collecte d’indicateurs climatiques. Grâce au benchmark CO2 REIDA et aux indicateurs environnementaux de l’AMAS, il existe désormais un cadre d’orientation clair et de bons instruments. Nous voulons à la fois profiter de l’élan et nous concentrer sur l’essentiel de ces instruments, car nous sommes convaincus que le secteur immobilier ne peut tout simplement pas se permettre de réduire la durabilité aux questions environnementales. Les débats houleux sur le taux de référence, la protection du logement et les grands projets de développement montrent que le public et les politiques attendent également des portefeuilles immobiliers durables des réponses aux questions sociétales.

    Actuellement, il n’y a pas encore de consensus dans le secteur sur ce qu’il faut entendre par « S » ou sur la manière de mesurer la durabilité sociétale et sociale. Comment voyez-vous les choses ?
    Dans le contexte des discussions politiques actuelles, le « S » n’est pas compliqué : Au niveau sociétal, il s’agit de fournir des logements à de larges couches de la population, de créer des environnements résidentiels socialement mixtes et d’assurer le bon fonctionnement des voisinages et des quartiers. Pour les propriétaires institutionnels, il s’agit de savoir comment les portefeuilles immobiliers sont structurés et comment l’espace de logement disponible est réparti. Dans le cas de projets de construction ou de rénovation, la question se pose de savoir ce qu’il advient des locataires actuels, pour quels groupes cibles des logements supplémentaires sont créés et comment les quartiers et les voisinages peuvent être renforcés. Bien entendu, il existe d’innombrables autres besoins. Nous pensons toutefois que les indicateurs doivent se référer aux grands leviers sociaux et que, pour les besoins individuels, c’est le marché qui doit jouer.

    Comment peut-on et doit-on mesurer ou évaluer efficacement la « performance sociale » d’un portefeuille immobilier ?
    Nous nous inspirons de la philosophie des indicateurs environnementaux de l’AMAS et de la REIDA : « Keep it simple ». La performance sociale peut être mesurée de manière simple à l’aide d’indicateurs de performance facilement vérifiables : Nous testons actuellement la manière dont les données sur la structure du portefeuille et les premières locations et relocations peuvent être collectées et analysées le plus simplement possible. Par ailleurs, nous développons des batteries de questionnaires qui permettent aux propriétaires d’obtenir des informations fiables sur la satisfaction des locataires vis-à-vis du voisinage, de l’appartement ou de la gestion de l’immeuble. Enfin, nous utilisons des indicateurs classiques sur les fluctuations et le taux de vacance, qui sont généralement déjà collectés et analysés.

    L’optimisation des critères écologiques nécessite souvent des investissements importants. Cela incite à se débarrasser des immeubles présentant un mauvais bilan écologique. Les immeubles présentant de mauvaises évaluations sociales risquent-ils de subir le même sort ?

    Non, de notre point de vue, il n’y a pas de risque de « stranded assets » en ce qui concerne la durabilité sociale. Nous sommes convaincus qu’en principe, tout immeuble peut être transformé de manière socialement durable à un coût raisonnable. Les principaux leviers sont la planification de la rénovation et la gestion. La planification de la rénovation permet de déterminer quand tel ou tel bien immobilier doit être adapté aux besoins actuels et aux prix du marché. La gestion permet de décider qui bénéficiera de logements à prix modérés ou accessibles. Nous avons sélectionné des indicateurs qui peuvent être directement influencés par les gestionnaires de portefeuille et d’actifs. Nous considérons la durabilité sociale comme le résultat d’une gestion de portefeuille et d’actifs clairvoyante et d’une commercialisation et d’une gestion cohérentes, et non comme un attribut de l’immeuble ou de la situation. Nous sommes également convaincus que les immeubles dotés de fortes qualités sociales peuvent compenser les faiblesses écologiques.

    De nombreux propriétaires ont du mal à accepter que des idées et des approches innovantes, qui leur permettraient de se démarquer de leurs concurrents, disparaissent dans les listes de contrôle et les ensembles d’indicateurs très complets des labels de durabilité. Comment éviter cela ?
    En séparant l’obligatoire du facultatif. Nous poursuivons le même objectif avec la durabilité sociale que REIDA avec les aspects écologiques : Un petit nombre d’indicateurs uniformes doit permettre de voir et de comparer dans quelle mesure un portefeuille remplit le programme obligatoire. Par ailleurs, il existe des thèmes pour lesquels il n’existe pas de directives standardisées. Les directions de fonds et les gestionnaires d’actifs doivent décider et communiquer librement sur la manière dont ils entendent veiller, par exemple, à un bon approvisionnement des quartiers, à une bonne cohabitation ou à une bonne gestion des locataires. Nous considérons le « comment » comme un exercice libre, où la concurrence, la créativité et l’innovation doivent jouer. En d’autres termes, nous voulons plus d’orientation vers les objectifs et moins de microgestion. Dans un monde très réglementé, l’ESG ne devrait pas être un carcan plus étroit, mais un tremplin permettant au secteur immobilier de prouver ce qu’il peut faire avec des portefeuilles axés sur le rendement.

    Où en êtes-vous avec cet ensemble d’indicateurs ?
    Nous travaillons actuellement à la concrétisation et à la validation de notre approche sur la base de quatre fonds de nos partenaires. Nous présenterons les conclusions et une première ébauche consolidée le 28 septembre 2023 lors du colloque « Mesurer la durabilité sociale dans l’ESG – de quoi s’agit-il ? » et en discuterons avec les propriétaires, les gestionnaires et les experts. Les lecteurs et lectrices intéressés peuvent s’inscrire ici . Je serais heureux de vous accueillir à la HWZ à Zurich.

    Source : ssrei.ch

  • Premier niveau de certification SNBS pour la construction en bois à Saint-Gall

    Premier niveau de certification SNBS pour la construction en bois à Saint-Gall

    Le 21 avril, Stefanie Steiner de l'organisme de certification SNBS a remis le certificat lors d'une cérémonie de certification au Tröckneturm St. Gallen et a remercié le constructeur Previs Vorsorge pour le bon travail et la gestion de la certification.

    Le développement de Waldacker est composé de deux longues rangées de bâtiments pliés qui épousent le terrain naturel dans le sens de la longueur. Ensemble, ils forment un espace intérieur qui sert d'espace de rencontre et de communication pour les résidents. Depuis le bord supérieur du sous-sol, les bâtiments ont été presque entièrement construits en système de construction en bois avec coffrage en épicéa fermé et ventilé, y compris les cages d'ascenseur. La construction en bois s'inspire de l'historique Tröckneturm, situé juste à côté de la superstructure.

    Le salon a des espaces extérieurs des deux côtés sous la forme d'une véranda et d'un jardin d'hiver intégré. Les appartements sont accessibles via une arcade continue; L'accès se fait par des escaliers extérieurs couverts. Des systèmes photovoltaïques ont été installés sur les toits et l'approvisionnement en chaleur est assuré par le réseau de chauffage urbain de la ville de Saint-Gall. Entre les deux rangées de bâtiments, un espace intérieur vert continu avec une aire de jeux et des aires de repos vous invite à vous attarder. Le quartier doit être interdit aux voitures autant que possible. Il existe un grand nombre de places de stationnement pour vélos et de bornes de recharge pour vélos électriques et voitures électriques. Il existe également des véhicules Mobility qui peuvent être utilisés par les locataires.

  • Zurich lance la plateforme MeinQuartier.Zuerich pour en savoir plus

    Zurich lance la plateforme MeinQuartier.Zuerich pour en savoir plus

    La ville de Zurich lance une plate-forme en ligne pour accroître le réseautage et impliquer les habitants de leurs quartiers. Sur MeinQuartier.Zuerich , les habitants devraient pouvoir recevoir des informations de et sur leurs quartiers et entrer en contact avec des clubs et des centres communautaires ainsi qu’avec des voisins, selon un communiqué de presse .

    MeinQuartier.Zuerich est basé sur le logiciel open source Decidim , que plusieurs villes du monde utilisent déjà. Dans ce pays, Genève, Lausanne et Lucerne utilisent le logiciel open source. Les coûts de construction et d’exploitation du MeinQuartier.Zuerich pour la ville de Zurich s’élèvent à environ 175 000 CHF à la fin de la phase pilote fin 2023.

    La plateforme de quartier est le fruit d’un processus participatif entre l’aménagement urbain et les quartiers en 2019. Une plateforme numérique pour les quartiers en est ressortie « comme un enjeu important de cette démarche », selon le communiqué. Il comprend des fonctions telles que la publication d’informations, d’événements et d’entrées de blog ainsi que la réalisation d’enquêtes.

    Quatre associations de quartier, les centres communautaires de Zurich et d’autres organisations ont été impliqués dans le processus de développement. « Le contact avec la population est très important pour nous. Nous espérons que nous pourrons encore mieux soutenir notre travail avec des enquêtes numériques et des recueils d’idées et, surtout, plus largement dans le district », a déclaré Balz Bürgisser, président de l’association du district de Witikon , cité dans le communiqué de presse.

    Les clubs et organismes peuvent s’inscrire via unformulaire sur le site Internet et participer à une soirée d’information le 29 mars.

  • Le premier coup de pioche pour le nouveau centre communautaire de Spreitbach a eu lieu

    Le premier coup de pioche pour le nouveau centre communautaire de Spreitbach a eu lieu

    La construction du nouveau centre communautaire à Spreitbach a commencé avec le premier coup de pioche. Selon un communiqué de presse de fsp architectes de Spreitenbach, le nouveau bâtiment administratif est conçu pour une population de 15 000 habitants. Lorsque l'ancien centre communautaire a été construit en 1964, Spreitenbach comptait encore environ 9 000 habitants. Selon le site internet de la commune, ils sont désormais 12.079, dont 5.986 Suisses et 6.093 étrangers.

    La planification de la nouvelle salle paroissiale a commencé en 2016. Un premier projet d'un coût prévu de plus de 18 millions de francs suisses a été rejeté. Le nouveau plan de coûts prévoit des dépenses de 13 millions de francs et a été approuvé début 2020.

    Selon un article du "Aargauer Zeitung", des architectes, des entrepreneurs et des membres de la commission du bâtiment étaient présents au début de la construction, ainsi que le bourgmestre Markus Mötteli (au centre) et le conseiller Roger Mohr (SVP). "Pour la commission de construction et les planificateurs impliqués, c'est un grand moment et le passage de la théorie à la pratique", déclare l'architecte et chef de projet global Markus Schärer de fsp Architekten. Avec le nouveau centre communautaire dans un emplacement central entre le village et la zone commerciale, la population disposera d'un centre et d'un point d'identification, selon le communiqué de fsp architectes.

    Selon la planification, le nouveau centre communautaire devrait être prêt en juin 2023. Il disposera également d'un garage souterrain ainsi que d'un parking. Un système photovoltaïque sera installé sur le toit pour fournir de l'énergie. L'ancienne salle paroissiale pourra ultérieurement être transformée en bâtiment scolaire.

  • Les zones résidentielles à la campagne deviennent plus attractives

    Les zones résidentielles à la campagne deviennent plus attractives

    Les Suisses se déplacent rarement. Et quand ils le font, dans la moitié des déménagements, le nouveau lieu de résidence n’est qu’à cinq kilomètres de l’ancien. La distance moyenne est de 13 kilomètres. C’est ce que montre une enquête représentative de la situation du logement et de la vie en Suisse menée par Swiss Life .

    Comme l’explique le groupe d’assurance-vie dans un communiqué de presse , près de 60 % des propriétaires et 25 % des locataires vivent dans leur logement actuel depuis dix ans ou plus. Dans le même temps, cependant, pour environ 30% des personnes interrogées, le désir de vivre à la campagne ou au moins avec une terrasse a augmenté pendant la pandémie.

    Environ les deux tiers des propriétaires ont ressenti une meilleure qualité de vie et plus d’autodétermination depuis l’achat de leur propre maison. 37 pour cent ont déclaré qu’ils étaient entièrement satisfaits de leur situation de vie actuelle, en particulier ceux qui étaient propriétaires de leur propre maison. 15 pour cent sont modérément ou pas du tout satisfaits. La plupart manquent d’espace ou de jardin, ou sont gênés par le bruit et la pollution de l’environnement.

    Plus de 60 pour cent de ceux qui peuvent imaginer acheter leur propre maison au cours des cinq prochaines années s’attendent à ce que cela améliore leur qualité de vie. Mais seulement 21% d’entre eux recherchent activement un logement.

    Les exigences du lieu de vie idéal en termes de coûts, d’équipement et de sécurité varient selon la région linguistique. De plus, un jardin est central dans le pays, et il y a une connexion aux transports publics locaux de la ville. Si cela est perçu comme bon, la volonté des navetteurs de se déplacer diminue.

  • La Suisse a le meilleur système énergétique

    La Suisse a le meilleur système énergétique

    En tenant compte des trois critères de sécurité énergétique, d'équité et de durabilité écologique, la Suisse possède le système énergétique le plus exemplaire au monde. Comme l'année précédente, il a atteint la première place. Cela provient du World Energy Trilemma Index 2020 du Conseil mondial de l'énergie . Il l'a créé avec le cabinet de conseil en stratégie mondiale Oliver Wyman .

    Comme l'écrit le Conseil mondial de l'énergie dans un communiqué de presse , cet indice analyse les tendances historiques. Ils sont conçus pour permettre aux décideurs et aux parties prenantes de l'énergie de suivre leur performance au fil du temps et de la comparer avec d'autres.

    Surtout, sa forte proportion d'hydroélectricité place la Suisse en tête de ce classement de 130 pays. Il fait également partie du top 10 en termes de prix abordable, grâce à son niveau global de prospérité élevé. Ce n'est qu'en matière de sécurité d'approvisionnement que le pays ne fait pas partie des dix premiers. Le mix énergétique suisse n'est pas assez diversifié pour cela. Le Canada occupe cette première place, suivi de la Finlande et de la Roumanie. Les trois pays disposent d'importantes ressources hydroélectriques et investissent massivement dans l'énergie solaire et éolienne.

    Les trois pays avec la plus forte progression de la note globale sont le Cambodge, le Myanmar et le Kenya. Cela est principalement dû à leurs performances en matière d'accès universel à l'énergie. Ce critère, que le Conseil mondial de l'énergie appelle la justice énergétique, a connu les améliorations les plus significatives depuis 2000, notamment dans les pays en développement.

    Des instruments tels que l'Indice mondial du trilemme énergétique sont plus importants que jamais, selon le secrétaire général du Conseil mondial de l'énergie, Dr. Angela Wilkinson: "L'indice permet aux pays individuels d'apprendre les uns des autres ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en reliant les points entre les gens, la planète et la richesse."

    Une chose est certaine, déclare François Austin, associé et responsable mondial de l'énergie chez Oliver Wyman: «Les nations les plus performantes atteignent leurs objectifs énergétiques en équilibrant la politique, l'esprit d'entreprise, l'utilisation des ressources nationales et les changements de comportement individuel avec les problèmes environnementaux. Donner aux décideurs politiques et aux chefs d'entreprise la direction pour façonner l'avenir énergétique ».

  • Les appartements pour personnes âgées à Bergdietikon doivent être modernisés

    Les appartements pour personnes âgées à Bergdietikon doivent être modernisés

    La Fondation pour une vie adaptée à l’âge à Bergdietikon (AGW) a construit l’installation à Schlittental il y a 25 ans selon les normes d’équipement et de technologie alors modernes. La municipalité de Bergdietikon avait alors rendu la zone disponible. Aujourd’hui, les demandes et les besoins ont évolué. Le conseil de fondation souhaite donc analyser la situation en examinant non seulement la mixité des appartements et le niveau de construction, mais aussi la question de la tarification et, last but not least, les types de logements individuels particulièrement adaptés aux personnes handicapées, comme indiqué dans un message . Une proposition de rénovation du bâtiment pour répondre aux besoins contemporains devrait être disponible d’ici la fin de l’année.

    Les appartements en location, qui, contrairement aux maisons de retraite, sont proposés sans services, sont «un peu vieux» et ne répondent plus aux normes actuelles. Certains des 18 appartements au total ne pouvaient donc plus être loués malgré une demande globale claire.

    Afin de déterminer les besoins réels, les résidents et les parties intéressées devraient être interrogés sur leurs idées. Mais une chose est sûre: des services comme ceux offerts dans les maisons de retraite ou les grandes institutions ne sont pas économiquement viables.

    Le bâtiment résidentiel pour une vie adaptée à l’âge est situé directement au centre de Bergdietikon. La poste, le centre, le magasin Volg, le cimetière et l’arrêt de bus sont accessibles en quelques minutes , la fondation décrit la propriété. Et ajoute: Avec une vue lointaine sur la vallée de la Limmat et une vue sur le paysage montagneux et vallonné.