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  • L’hybride est la nouvelle normalité

    L’hybride est la nouvelle normalité

    77 pour cent des entreprises suisses misent aujourd’hui sur des modèles de travail hybrides. C’est plus de deux fois plus qu’avant la pandémie. En Allemagne, 79 pour cent des entreprises proposent un travail hybride, la part des employés travaillant à domicile oscille de manière stable entre 23 et 24 pour cent. Parallèlement, l’analyse des offres d’emploi, un sismographe fiable pour les décisions à moyen terme des entreprises, montre que le travail hybride est constamment communiqué comme modèle de travail depuis 2023 dans environ 20 pour cent des offres allemandes et 15 pour cent des offres suisses.

    Recalibrage, pas capitulation
    Oui, le temps moyen de travail à domicile a légèrement baissé. En Suisse, il est passé de 1,36 à 1,15 jour par semaine, en Allemagne de 1,0 à 0,85 jour. Ceux qui y voient la fin de la flexibilisation lisent mal les données. Seuls 4 à 5 pour cent des entreprises allemandes envisagent de supprimer complètement le home office. 74 pour cent prévoient de conserver des modèles hybrides, 11 pour cent veulent même étendre la flexibilité. Ajuster la pensée entrepreneuriale, elle ne revient pas en arrière.

    Repenser le bureau
    La vraie question n’est pas de savoir combien de jours une personne passe au bureau. Elle est de savoir pourquoi quelqu’un doit venir au bureau. 75% des collaborateurs considèrent le bureau comme un meilleur endroit pour les échanges sociaux, 58% pour le réseautage et la gestion de carrière, 49% pour l’interaction créative. Le bureau se transforme d’un lieu obligatoire en un point de contact pour ce qui ne fonctionne pas à distance. CBRE parle du « bureau en tant qu’attracteur », un lieu qui doit offrir une valeur ajoutée tangible pour justifier le déplacement. À l’échelle mondiale, le taux d’occupation des bureaux s’est entre-temps redressé pour atteindre 53 %, le niveau le plus élevé depuis mars 2020.

    Ce que les entreprises doivent faire maintenant
    Les données sont claires, les champs d’action aussi. 72 pour cent des entreprises interrogées se sont fixé pour objectif d’améliorer l’utilisation de l’espace de bureau. 66 pour cent veulent améliorer durablement l’expérience au bureau. En d’autres termes, des surfaces qui permettent la collaboration au lieu de l’empêcher. Des concepts qui organisent judicieusement les journées d’équipe et une culture d’entreprise qui ne force pas la présence, mais la rend attrayante. Si l’on considère le bureau comme un simple problème de coûts, on passe à côté de la véritable question stratégique. Quelle valeur crée-t-il pour l’homme et l’organisation ?

    La flexibilité comme facteur concurrentiel
    Le travail hybride est depuis longtemps plus qu’un sujet RH. C’est un facteur dans la lutte pour le personnel qualifié. Les entreprises qui vivent la flexibilité de manière crédible ont un avantage mesurable en matière de recrutement. L’étude ISG sur l’avenir du lieu de travail en Suisse montre que l’expérience de l’employé est devenue un levier central, de la collaboration à la disponibilité des locaux en passant par l’onboarding. Le travail hybride est la nouvelle norme et celui qui l’organise maintenant de manière stratégique se positionne comme l’employeur du futur.

  • Vendre un appartement en copropriété ? Top en agglomération, patience à la campagne

    Vendre un appartement en copropriété ? Top en agglomération, patience à la campagne

    La dernière édition de l’Online Home Market Analysis des portails immobiliers Homegate et ImmoScout24, en collaboration avec le Swiss Real Estate Institute (SwissREI), analyse les données d’annonces de logements en propriété pour l’année 2022. Les annonces évaluées proviennent de plusieurs grands portails immobiliers de Suisse et comprennent ainsi la majorité de toutes les annonces en ligne pour la période étudiée.

    Nombre et durée des annonces en baisse
    Alors que la durée des annonces de logements en copropriété était restée supérieure à 80 jours pendant la pandémie Covid19, elle a de nouveau diminué de huit jours pour atteindre 77 jours en 2022 au niveau national. Dans le même temps, l’offre a diminué de 5% pour atteindre un peu plus de 70 000 biens. La combinaison de ces deux valeurs montre que, sur l’ensemble de la Suisse, la demande de logements en propriété a augmenté en 2022.

    Pour Martin Waeber, Managing Director Real Estate de SMG Swiss Marketplace Group, les résultats de l’analyse actuelle montrent la robustesse du marché immobilier suisse : « La propriété du logement est et reste un bien convoité, mais limité en Suisse. En effet, malgré des coûts de financement nettement plus élevés, les appartements en propriété se sont à nouveau vendus plus rapidement l’année dernière que l’année précédente ». A l’exception des régions du Tessin et de Genève, la durée d’insertion des appartements en propriété s’est raccourcie, parfois de manière significative, dans la majorité des régions étudiées. « Cela montre d’une part la persistance et même l’augmentation de la demande de logements en propriété. D’autre part, les plateformes immobilières telles que Homegate et ImmoScout24 sont le meilleur moyen de ne manquer aucune offre sur un marché très concurrentiel et de conserver une longueur d’avance souvent critique en termes de temps », poursuit Waeber.

    Lesdurées d’annonce s’harmonisent entre les régions, sauf au Tessin
    Si l’on considère les différentes régions de Suisse, l’écart entre les durées d’annonce s’est réduit l’année dernière. En d’autres termes, le marché immobilier suisse devient plus équilibré en ce qui concerne la vente de logements en propriété. C’est toujours dans la région de Zurich que les appartements en copropriété se sont vendus le plus rapidement, en 43 jours. Cette valeur est restée inchangée par rapport à 2021. Dans six autres régions, la durée des appels d’offres a même diminué de 5 à 17%. Ce n’est pas le cas à Genève, où la durée d’annonce a légèrement augmenté de près de 2 % par rapport au niveau moyen. Le Tessin continue de se distinguer des autres régions. Ici, la durée d’insertion, déjà la plus longue, s’est encore nettement allongée de 7% l’année dernière.

    Augmentation quasi générale de la demande de logements en propriété
    La combinaison des variations de la durée des annonces et du nombre d’annonces permet de tirer des conclusions sur la demande dans l’ensemble de la Suisse et dans les différentes régions. Ainsi, dans la région de Zurich, on a enregistré une augmentation de 13% du nombre d’annonces par rapport à l’année précédente. Comme, malgré cette augmentation de l’offre, la durée des annonces à Zurich n’a pas augmenté dans la même mesure – mais est au contraire restée inchangée entre 2021 et 2022 – on peut en déduire une augmentation de la demande de logements en propriété dans cette région.

    La même image se dessine pour les autres régions de Suisse, à une exception près – le Tessin : elles enregistrent toutes une combinaison de durée et de nombre d’annonces pour 2022, ce qui les place dans la zone d’augmentation de la demande. Au Tessin, en revanche, les appartements en copropriété ont dû être annoncés neuf jours de plus l’année dernière, alors que le volume de l’offre jusqu’à la vente est resté pratiquement inchangé. On peut donc conclure à une baisse de la demande dans cette région.

    Les agglomérations ont nettement plus tendance que les communes rurales
    Non seulement les régions présentent des différences dans la demande de logements en propriété, mais une image claire se dégage également de la comparaison des types de communes : alors que dans les communes de la première ceinture d’agglomération (« communes suburbaines »), sept des huit régions étudiées présentent une demande accrue de logements en propriété, on a en revanche souvent constaté un affaiblissement de la demande dans les « communes rurales pendulaires ». Les communes rurales de l’Espace Mittelland et du Tessin ont connu un recul particulièrement marqué de la demande. En revanche, seules Zurich et la Suisse centrale ont enregistré une hausse de la demande. Il en va tout autrement pour les communes suburbaines : ici, c’est exclusivement le Tessin qui a connu un léger recul de la demande, même dans l’agglomération.

    Pour Peter Ilg, directeur du Swiss Real Estate Institute, il est étonnant de voir à quelle vitesse les marchés immobiliers sont revenus « à la normale » après la pandémie de Covid19 : « Pendant la pandémie, on a souvent prétendu qu’une tendance irréversible vers un nouveau monde du travail avait commencé. Un an plus tard, nous constatons déjà que ce n’est plus guère le cas. Le travail à domicile est déjà nettement réduit dans la plupart des entreprises, en particulier les plus petites. Cela se reflète également dans l’évolution de la demande de logements en propriété : les communes rurales sont à nouveau moins demandées, tandis que celles situées autour des centres sont à nouveau nettement plus demandées ».

    Source : https://swissmarketplace.group/de/

  • Avons-nous déjà le bureau du futur ?

    Avons-nous déjà le bureau du futur ?

    La pandémie a déclenché un changement dans le monde du travail et une nouvelle réflexion sur le choix du lieu de travail. La transformation se poursuit : doit-il y avoir davantage de postes de travail en open space et moins de postes fixes ? Ou l’avenir réside-t-il dans des unités de travail de petite taille comme le bureau individuel ? Quels sont les modèles de travail qui s’imposent ? Les idées et les attentes des employeurs et des employés sont nombreuses. Le Steiner Office Barometer 2022, qui a été réalisé pour la deuxième fois au printemps dernier, donne un aperçu des défis d’aujourd’hui et de demain pour les espaces de bureaux.

    Des modèles de postes de travail en mutation
    La numérisation de la société et du monde des affaires – accélérée par la pandémie – pose de nouvelles exigences à l’interaction entre la technologie et les espaces de bureaux. Selon le Steiner Office Barometer 2022, 27% des personnes interrogées s’attendent à ce que les espaces de travail soient adaptés aux nouveaux modèles de travail. 64% des personnes travaillant dans des entreprises de plus de 250 employés pensent que cela a déjà été fait. Ainsi, près de la moitié des personnes interrogées travaillent dans de nouveaux modèles de travail. Ce résultat confirme que la transformation est plus avancée dans les grandes entreprises.

    Espaces de bureaux adaptés
    Ce sont surtout les grandes entreprises de plus de 250 collaborateurs qui se sont adaptées à la nouvelle situation et ont réaménagé les espaces de bureaux – en particulier en Suisse romande, où les surfaces de bureaux ont été réduites de la manière la plus significative. Il apparaît que l’acceptation de nouveaux modèles de travail est la plus élevée là où l’on a déjà fait l’expérience de bureaux paysagers.
    Pour plus d’une personne interrogée sur dix (13%), les postes de travail fixes ont déjà été supprimés et des modèles de travail flexibles ont été introduits. De nouveaux lieux de retrait pour les vidéoconférences ont notamment été créés. Ces changements concernent davantage les jeunes travailleurs et les personnes travaillant en ville ou en agglomération.

    Poste de travail fixe ou flexible
    63% des personnes interrogées souhaitent continuer à avoir un poste de travail fixe (bureau individuel ou bureau avec plusieurs postes de travail). Les résultats indiquent que de nombreux travailleurs ne souhaitent pas renoncer au bureau à domicile, mais ne veulent pas pour autant faire de concessions en matière de confort de bureau. Environ la moitié (52%) pourrait envisager des bureaux individuels flexibles et 43% des postes de travail flexibles dans un bureau paysager. Environ un tiers (32%) serait prêt à renoncer complètement à un poste de travail dans un bureau.

    Les espaces de retrait et les espaces communs sont demandés
    Un environnement de travail qui répond au besoin de travailler de manière concentrée est demandé. Cela prend la forme de pièces séparées (66%) ou de bureaux individuels (64%) qui peuvent être utilisés en cas de besoin. Les salles de vidéoconférence sont considérées comme importantes par 60% des personnes interrogées.

    En ce qui concerne l’aménagement de l’environnement de travail, 62% des personnes interrogées souhaitent des salles pour les échanges spontanés et 43% souhaiteraient davantage de salles de réunion. Les échanges spontanés sont plus importants que les échanges planifiés. Bien que la plupart des personnes interrogées apprécient le travail à domicile, elles recherchent également le contact social avec leurs collègues. C’est pourquoi le lieu de travail situé au centre et bien desservi par les transports publics reste le premier choix.

    La frontière entre temps de travail et temps libre semble s’estomper de plus en plus. En conséquence, les entreprises doivent créer de nouvelles zones de repos pour leurs collaborateurs. Les résultats du Steiner Office Barometer confirment le souhait de disposer d’espaces de retraite au sein des bureaux de l’entreprise. Des espaces pour travailler de manière concentrée sont souhaités. Nous vivons dans une nouvelle ère de mélange entre vie professionnelle et vie privée, où les activités professionnelles et privées fusionnent de plus en plus et où de nouveaux modèles de travail flexibles sont donc nécessaires.

    Steiner AG l’a reconnu et a organisé un concours interne sur le thème du « monde du travail du futur ». Les trois concepts gagnants reflètent l’esprit du temps : un style de vie sain avec beaucoup de valeur ajoutée, la fusion du travail et de la vie privée, l’épanouissement personnel, l’expression de la créativité et l’échange avec des personnes partageant les mêmes idées.

    Il reste à voir dans quelle direction les tendances vont évoluer. La situation géopolitique, les changements sociodémographiques, la mondialisation et l’intégration croissante des technologies numériques influencent les tendances et déterminent le rythme du changement, y compris dans le monde du travail. Pour savoir comment ces mégatendances et d’autres peuvent avoir un impact sur notre société et sur le bureau du futur, consultez les derniers articles du blog de Steiner AG.

  • Voici à quoi ressemble le design de bureau aujourd'hui

    Voici à quoi ressemble le design de bureau aujourd'hui

    Comment et où aimons-nous travailler ou travailler le mieux ? C'est la question qui occupe les salariés. Et le défi auquel les entreprises sont confrontées.

    Le passage d'une culture de présence dans les structures hiérarchiques à une culture de confiance et de performance dans les réseaux progresse. Nous devenons de plus en plus habitués à nous impliquer dans des objectifs d'entreprise communs, peu importe le moment et le lieu. Le test du télétravail de masse involontaire en particulier a montré comment la définition du lieu de travail évolue sur le long terme. Les entreprises réactivent leurs bureaux et se demandent : nos espaces de travail sont-ils toujours d'actualité ? C'est évident : le bureau d'avenir dépasse les murs du siège de l'entreprise. Une nouvelle normalité de conception émerge qui prend en charge l'utilisation hybride et considère le bureau comme faisant partie d'un écosystème.

    À quoi ressemble le design de bureau aujourd'hui ?

    Cela dépend de l'emplacement
    En plus des locaux, l'emplacement est déterminant pour notre motivation à nous rendre au bureau. Les salariés attendent une bonne accessibilité en transports en commun et les meilleures possibilités de restauration et de shopping sur place.

    Vive la diversité et la liberté de choix
    Un bureau attractif est un environnement de travail dans lequel les employés peuvent choisir la zone qui convient le mieux à leur activité actuelle. Donc, un mélange de salles de projet, de création, de réunion et de concentration ainsi que des zones de réunion de type lounge. Et n'oubliez pas : le poste de travail avec le bureau réglable en hauteur pour un travail individuel ciblé. Des alternatives telles que le bureau à domicile, l'espace de coworking ou le café élargissent la gamme de travail en dehors du bureau.

    Le quartier est notre territoire
    Les soi-disant bases ou hubs d'accueil fournissent une orientation au bureau. Ce sont des quartiers où les équipes se rassemblent. Les rituels sont également bénéfiques pour l'échange mutuel : par exemple la journée fixe de bureau, le petit-déjeuner d'équipe ou le déjeuner de cuisine ensemble. La conception du bureau est cruciale pour établir des activités sociales entre les employés.

    Ne pas déranger!
    Les réunions en ligne feront partie intégrante du travail quotidien à l'avenir. Bien sûr, c'est ennuyeux quand tout le monde passe les appels dans le bureau ouvert de l'équipe. La solution? Possibilités de retraite sous forme de "cabines téléphoniques" avec une bonne acoustique, ventilation et éclairage. Les cabines plus grandes sont parfaites pour les conversations en tête-à-tête ou comme bureau individuel temporaire.

    Poste de travail acoustiquement optimisé pour le travail d'équipe collaboratif.

    Hybride de préférence
    Zoom & Co. pour les réunions numériques rendent le déplacement sur le site superflu. En même temps, on apprécie aussi les rencontres physiques. Il ne s'agit pas de savoir si la collaboration est hybride, mais plutôt dans quelle mesure. La clé réside dans l'intégration spatiale et le fonctionnement intuitif de la technologie.

    Le bureau comme lieu de bien-être
    La façon dont une pièce est conçue influence manifestement l'engagement, l'appréciation perçue et la satisfaction. L'acoustique est particulièrement importante : l'intelligibilité de la parole doit être élevée dans les salles de réunion et de communication, mais elle doit être aussi silencieuse que possible dans les espaces ouverts. Un éclairage ciblé et des plantes assurent également une atmosphère de travail agréable.

    Bureau? Oui bien sûr!
    Plus l'environnement est naturel, mieux nous nous sentons. Le naturel peut également être atteint au bureau avec du mobilier et de la décoration. Ce qui n'est pas visible à première vue, cependant, c'est la durabilité des matériaux utilisés. Le bois issu de la sylviculture durable, les tissus fabriqués à partir de matériaux recyclés ou les meubles remis à neuf confèrent au bureau des valeurs intérieures supplémentaires.

    Espace pour les rencontres et les conversations fortuites.

    Saisissez l'opportunité de façonner l'identité et la culture de votre entreprise avec l'environnement physique de travail. Montrez à vos employés pourquoi cela vaut la peine de revenir au bureau à l'avenir.

    À personne
    Oliver Hauri est vice-président de l'Europe centrale et orientale et directeur général de Haworth Schweiz AG.

    Dans son rôle, il est responsable du leadership et de la croissance de Haworth en Europe centrale et orientale. L'entreprise familiale est l'un des principaux fournisseurs de solutions au monde pour l'aménagement d'environnements d'apprentissage et de travail inspirants.

    haworth.com

  • Steiner Office Barometer 2022 : le travail hybride est la tendance

    Steiner Office Barometer 2022 : le travail hybride est la tendance

    Le travail à domicile s’est imposé comme une forme de travail pour beaucoup après la levée de l’obligation de télétravail. Là où le télétravail est possible (pour 60% des personnes interrogées), environ les trois quarts travaillent actuellement au moins partiellement en télétravail. Cette proportion est significativement plus faible pour les femmes que pour les hommes (66 % contre 81 %), même si plus de femmes aimeraient travailler davantage au bureau à domicile. L’une des raisons de cette proportion plus faible est que les femmes sont plus susceptibles d’occuper des emplois qui ne leur permettent pas de travailler à domicile.

    Cette évolution se traduit par une modification des conditions de vie : un bon quart des sondés pour qui le télétravail serait théoriquement possible a déménagé dans l’année écoulée ou envisage de déménager. Parmi eux, 42 % déclarent que la situation de travail influence cette décision. Les données suggèrent qu’avec une charge de travail à domicile souhaitée plus élevée, un trajet plus long et des coûts de logement plus élevés sont acceptés.

    Environ un quart (27%) s’attendent à des ajustements dans la conception du lieu de travail. 66 % aimeraient des pièces séparées pour un travail concentré. Les bureaux individuels utilisables en cas de besoin sont très prisés par 64 % des personnes interrogées. La situation centrale du lieu de travail avec de bonnes liaisons avec les transports en commun reste très importante pour 74 % des personnes interrogées.

    Trois types de travail
    33% des personnes interrogées (les « office types ») préfèrent travailler dans un bureau. Ils seraient prêts à effectuer un maximum de 20 % de leur charge de travail au bureau à domicile. Ils sont souvent en début ou en fin de carrière professionnelle et travaillent souvent pour des PME de taille moyenne. La plupart d’entre eux travaillent dans des entreprises qui ont leur propre espace de bureau. Les « types de bureau » voient des inconvénients lorsqu’ils travaillent à domicile, en particulier dans la communication difficile au niveau interpersonnel et professionnel.

    Les modèles de travail hybrides sont très populaires avec 42 % (les « types hybrides »). Ils sont pour la plupart en milieu de carrière professionnelle et travaillent plus souvent que la moyenne dans l’administration publique ou auprès de prestataires de services financiers et de compagnies d’assurance. Pour eux, la communication plus difficile est le plus grand inconvénient du travail à domicile. 30 % craignent la perte de culture d’entreprise pour leur entreprise. Parce qu’ils manquent d’échanges interpersonnels et professionnels au bureau, la plupart ne veulent pas passer plus de 50 % de leurs heures de travail au bureau à domicile.

    La majorité des personnes travaillant à domicile sont bien accueillies par 25 % (les « types de bureaux à domicile »). Ils travaillent plus souvent que la moyenne dans le secteur de l’information/communication avec des emplois majoritairement en open-space. Les fonctions de superviseur sont plus rares dans ce groupe et ils ne voient aucun inconvénient pour eux-mêmes ou pour l’entreprise à travailler à domicile.

    Steiner et le monde du travail du futur
    Steiner AG s’occupe depuis plusieurs années de manière intensive du « monde du travail du futur ». L’automne dernier, l’entreprise a organisé un concours interne sur ce sujet, auquel ont participé une cinquantaine de ses propres spécialistes de l’immobilier. Les concepts innovants reçus ont été évalués par un jury spécialisé et sont désormais intégrés dans le développement de produits et solutions innovants pour le secteur des bureaux. Michael Schiltknecht, co-CEO de Steiner AG, loue la grande diversité des contributions : « Chez Steiner, les employés peuvent s’impliquer activement lorsqu’il s’agit de développer leur propre environnement de travail. Nous ne voulons pas seulement développer des concepts innovants pour nos clients, mais aussi les mettre en œuvre dans notre entreprise». Selon Michael Schiltknecht, Steiner AG introduira cette année un nouvel environnement de travail inspirant dans ses locaux, qui offrira un espace pour le travail concentré ainsi que pour l’échange collaboratif entre les employés.

    Étude représentative avec 1000 répondants
    L’étude a été réalisée par Marketagent.com Schweiz AG pour le compte de Steiner AG du 16 au 20 février 2022. Il est basé sur plus de 1000 entretiens en ligne avec des personnes actives sur le Web et des travailleurs suisses âgés de 18 à 75 ans et comprend plus de 40 questions.

  • Marché suisse des bureaux : la pandémie laisse ses premières traces

    Marché suisse des bureaux : la pandémie laisse ses premières traces

    Alors que les surfaces annoncées à Londres et New York montaient en flèche dans le sillage de la pandémie de COVID-19, les surfaces disponibles en Suisse n’ont augmenté que modérément à la fin du 2e trimestre 2021 par rapport au même trimestre de l’année précédente, passant de 5,5%. à 5,8 %. Bien que les incertitudes sur les besoins futurs en surfaces de bureaux soient encore très élevées pour de nombreux locataires, de nombreuses extensions de baux et de nouveaux contrats ont été observés sur le marché – principalement dans le but d’optimiser ou de concentrer l’emplacement.

    Demande réticente pour des bureaux
    Le lien généralement étroit entre la croissance du travail de bureau et la demande d’espace de bureau s’est découplé pendant la pandémie. Malgré un développement relativement robuste de l’emploi de bureau, de nombreux clients étaient réticents à louer de nouveaux espaces, d’autant plus que faire face à la pandémie s’éternise et que la tendance aux bureaux à domicile s’enracine par conséquent. La demande d’espace devrait souffrir dans les prochaines années du fait que de plus en plus d’entreprises permettent à leurs employés de travailler partiellement à domicile, même après COVID-19. Les économistes immobiliers du Credit Suisse considèrent toujours les prévisions de l’année dernière, selon lesquelles la percée induite par la couronne dans les bureaux à domicile pour réduire les besoins en bureaux d’environ 15% à moyen terme, comme une bonne référence. Cependant, la croissance économique et la part croissante du travail de bureau en raison de l’effet de la numérisation sont des contre-tendances, c’est pourquoi les économistes immobiliers s’attendent à une stagnation de la demande de bureaux à moyen terme.

    L’offre d’espace augmente à nouveau – mais moins que prévu
    Conséquence directe de l’atonie de la demande, les surfaces de bureaux annoncées à la location sont actuellement à nouveau en augmentation dans tous les sous-marchés régionaux sans exception. Sur les marchés de bureaux des grands centres, l’offre augmente en nombre absolu dans les communautés d’agglomération autour des villes-centres (marchés de bureaux périphériques). En termes de pourcentage, cependant, l’offre a augmenté le plus dans les centres-villes. Des taux d’offre plus élevés peuvent être observés surtout dans les sous-marchés qui enregistrent actuellement un niveau élevé d’accès à l’espace. Par exemple, l’augmentation de l’activité de construction à Bâle contribue de manière significative à l’augmentation de l’espace disponible au genou du Rhin. En revanche, la situation de marché relativement intacte sur le marché des bureaux zurichois est étroitement liée au faible niveau d’activité de la construction. La comparaison entre Lausanne et Genève est intéressante : alors que la faible demande était responsable de l’augmentation de l’offre d’espace à 12,3% dans la ville du Rhône, Lausanne a bénéficié d’une demande relativement robuste malgré une activité de construction plus élevée, de sorte que l’offre d’espace ici augmenté nettement moins.

    Les investisseurs prévoient moins de bureaux
    Au cours des douze derniers mois, des permis de construire pour des surfaces de bureaux d’un volume d’investissement de CHF 1 598 millions ont été accordés. Ce chiffre est inférieur d’environ 17 % à la moyenne à long terme depuis 1995. Les investisseurs sont devenus plus prudents lorsqu’ils investissent dans des immeubles de bureaux et se retiennent sur les nouveaux projets tant que l’incertitude concernant les futurs besoins d’espace n’est pas levée. En comparaison à long terme, les montants approuvés pour la rénovation des bureaux restent à un niveau faible. Dans la plupart des cas, les bâtiments neufs de remplacement sont aujourd’hui préférés aux rénovations. Les transformations d’appartements, de plus en plus envisagées – notamment sur le marché des bureaux à Berne – ne sont pas prises en compte dans ces chiffres. Cette réticence des investisseurs devrait contribuer à faire en sorte que la plupart des marchés de bureaux ne soient pas susceptibles de développer des déséquilibres trop importants au cours des prochains trimestres.

    Le bureau à domicile ne ralentit que temporairement les besoins en espace
    Sur la base d’une étude commandée par deux offices fédéraux sur l’évolution du secteur jusqu’en 2060, les économistes immobiliers du Credit Suisse calculent l’évolution de l’emploi de bureau jusqu’en 2060 et l’utilisent pour prévoir la demande à long terme de surfaces de bureaux. Les tendances actuelles telles que la croissance de l’emploi, la numérisation de nombreux domaines de travail, mais aussi la tendance aux bureaux à domicile évoluent en sens inverse. Alors que le bureau à domicile réduit les besoins en espace à moyen terme, la numérisation croissante de tous les domaines de la vie et du travail augmente les quotas de bureau – c’est-à-dire la proportion d’employés disposant d’un poste de travail de bureau – dans toutes les industries et génère ainsi un besoin important d’espace de bureau supplémentaire à long terme. Entre 2000 et 2019, le taux moyen de bureaux en Suisse est passé de 34% à 45%. Selon la modélisation, il devrait encore augmenter pour atteindre 60 % d’ici 2060. Au fil du temps, cet effet est susceptible d’éclipser la tendance vers les bureaux à domicile, qui réduit l’espace, et de générer une demande supplémentaire importante de bureaux à long terme.

    Vue immédiate striée
    À court terme, deux évolutions opposées ont un impact sur la demande de bureaux. D’une part, l’absorption d’espace devrait rester résineuse, malgré une croissance de l’emploi plus forte, et être à la traîne par rapport au niveau habituel. Une nouvelle augmentation de l’offre d’espace est donc possible, d’autant plus qu’il n’y a eu que quelques cas d’abandon à grande échelle ou de réductions d’espace en raison de la pandémie de COVID-19. Cependant, de tels plans de démantèlement existent. D’un autre côté, une certaine demande est susceptible de s’être accumulée. Les économistes immobiliers du Credit Suisse prévoient une nouvelle augmentation de l’offre, en particulier pour les grands espaces et les surfaces périphériques. Ils s’attendent également à une nouvelle augmentation des logements vacants l’année prochaine et à une pression continue sur les prix de location, qui pourraient être un peu plus élevés que le moins actuel de 0,1%.

    Figure : Expansion et offre dans les grands et moyens centres
    Circonférence : parc de bureaux ; Agrandissement : permis de construire des quatre dernières années par rapport à la moyenne de longue durée ; Quota d’approvisionnement en % du portefeuille 2018

    L’étude complète sur le «Swiss office space market 2022» est disponible en allemand ici .

  • Global Real Estate Run : Événement mondial pour l’innovation et la durabilité dans le secteur de l’immobilier

    Global Real Estate Run : Événement mondial pour l’innovation et la durabilité dans le secteur de l’immobilier

    Il est temps de changer la routine du bureau à domicile : Le 30 avril 2021, l’initiative Global Real Estate Run appelle à une course absolument conforme à la corona. Grâce à l’inscription en ligne, chacun peut facilement s’inscrire pour parcourir les 6 kilomètres (3,7 miles). Une fois inscrit, chaque participant reçoit un accès à une application géolocalisée. Le parcours peut être choisi librement et, en prime, les organisateurs plantent un arbre pour chaque participant.

    Avec tout ce travail de bureau à domicile, l’intérieur devient lentement mais sûrement la tête des gens. Même si Corona continue de nous demander de garder nos distances, il est temps de faire preuve d’un peu d’esprit communautaire. C’est pourquoi l’initiative Global Real Estate Run lance une course pour tous.

    Le 30 avril 2021, l’objectif est de parcourir 6 kilomètres dans un délai de 24 heures : Chaque participant est libre de courir, de marcher ou de se déplacer. Tout le monde peut y prendre part – partout dans le monde. La course est bien sûr 100 % conforme à la norme Corona : Les 6 kilomètres sont parcourus sur le parcours de son choix, quel que soit le lieu. Pour participer, il est nécessaire de s’inscrire sur le site web Globalrealestaterun.com. Après quoi, chaque participant reçoit l’accès à une application géolocalisée compatible avec d’autres applications de course.

    Outre le sentiment d’appartenance à une communauté en accomplissant ensemble une activité saine, les organisateurs souhaitent attirer l’attention sur l’innovation et la durabilité dans le secteur de l’immobilier. Le secteur de l’immobilier est actuellement responsable d’environ 30 % de toutes les émissions de CO2. Cette proportion doit être réduite rapidement, efficacement et avec la contribution de tous. La durabilité n’est pas seulement une question locale, mais une question mondiale. Ainsi, le Global Real Estate Run.

    Bien entendu, les initiateurs ont également pris fait et cause pour la durabilité : Grâce à l’engagement des principaux sponsors Homegate, SPG Intercity Zurich AG et PropTechMarket, un arbre pourra être planté pour chaque participant. Cela se fait en coopération avec des organisations qualifiées dans des régions appropriées et dans des conditions équitables. L’objectif est d’amener le plus grand nombre de personnes possible à parcourir les 6 kilomètres le 30 avril – et donc à planter un maximum d’arbres.

    Des individus, des familles, mais aussi des équipes et des entreprises entières peuvent y participer. Les employés et les clients peuvent ainsi se voir proposer de la variété et de la distraction. Des forfaits d’événements spéciaux sont également disponibles pour les entreprises et les équipes. Pour les particuliers, la participation est gratuite – une contribution peut être ajoutée à votre gré.

    Pour raccourcir le délai jusqu’au 30 avril, les organisateurs publient régulièrement sur Globalrealestaterun.com des articles passionnants et informatifs sur les thèmes de l’innovation et de la durabilité dans le secteur de l’immobilier. Parmi eux, on trouve par exemple une liste de contrôle sur la manière dont les particuliers peuvent économiser de l’énergie.