Étiquette : Industrie

  • L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    Dans le cadre d’une méta-analyse des faits, l’institut Fraunhofer ISI a analysé 774 affirmations individuelles et les a condensées en 77 affirmations clés. Il n’en est pas résulté un nouveau document d’opinion, mais une synthèse de l’état actuel des connaissances. Le résultat est nuancé, mais sans équivoque sur les points essentiels. L’auteur principal, Nils Bittner, le résume ainsi : l’hydrogène peut avoir un impact énorme là où il n’existe pas d’alternatives équivalentes. Là où de telles alternatives existent, son utilisation coûte de précieuses ressources et du temps.

    Le goulot d’étranglement de l’efficacité
    Le problème fondamental réside dans la physique. L’hydrogène vert est produit par électrolyse. Selon le procédé, il faut environ 50 à 60 kWh d’électricité par kilogramme. La compression, le transport et la reconversion consomment encore plus d’énergie. Au final, il ne reste souvent qu’une fraction des kilowattheures utilisés au départ. Les pompes à chaleur et les véhicules à batterie utilisent donc la même électricité de manière beaucoup plus efficace.

    Là où H₂ reste indispensable
    Malgré tout, il existe des domaines où l’hydrogène n’a pas d’alternative valable. L’industrie sidérurgique en a besoin pour réduire le minerai de fer, l’industrie chimique comme matière première pour l’ammoniac et le méthanol. L’aviation, la navigation et le transport lourd ne peuvent guère être électrifiés directement. L’hydrogène est ici le moyen de choix. Il n’existe pas non plus actuellement d’alternative comparable pour le stockage saisonnier d’énergie à long terme, sur plusieurs semaines ou mois. En Suisse, cette évaluation coïncide avec la stratégie de la Confédération en matière d’hydrogène, qui prévoit H₂ en premier lieu pour la chaleur industrielle à haute température et les secteurs des transports difficilement décarbonisables.

    Le problème de l’œuf et de la poule freine la montée en puissance
    Une économie de l’hydrogène qui fonctionne a besoin d’infrastructures, comme des pipelines, des réservoirs en caverne, des installations d’électrolyse. Mais les entreprises n’investissent que lorsque l’approvisionnement est assuré et les exploitants de réseaux ne construisent que lorsque la demande est suffisante. Ce problème de la poule et de l’œuf ralentit considérablement le démarrage du marché. C’est pourquoi le Fraunhofer ISI recommande de se concentrer sur les clusters industriels plutôt que de construire un réseau couvrant tout le territoire jusque dans les zones résidentielles.

    Les importations ne résolvent le problème qu’à moitié
    L’Allemagne devra importer jusqu’à 80 pour cent de ses besoins en hydrogène. Le transport sur de grandes distances nécessite généralement une transformation en ammoniac ou en hydrogène liquide, avec des pertes d’énergie supplémentaires. Au lieu de dépendances fossiles, de nouvelles chaînes d’approvisionnement mondiales voient ainsi le jour. La Suisse ne deviendra pas non plus autosuffisante en hydrogène. Les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont adopté pour la première fois en février 2026 une stratégie commune pour l’hydrogène et calculent pour 2050 un besoin de 0,4 à 3,4 pour cent du besoin énergétique total, concentré sur l’industrie et le trafic lourd.

  • Le prix économique récompense la compétence industrielle et l’ancrage régional en Thurgovie

    Le prix économique récompense la compétence industrielle et l’ancrage régional en Thurgovie

    La société GLATZ AG de Frauenfeld a remporté le prix de l’économie thurgovienne 2026, décerné chaque année par la Chambre de commerce et d’industrie de Thurgovie, l’Union des arts et métiers de Thurgovie, la Banque cantonale de Thurgovie et le Département de l’intérieur et de l’économie.

    Selon un communiqué, l’entreprise familiale a convaincu le jury par la combinaison d’une activité commerciale intergénérationnelle, d’une compétitivité internationale et d’une loyauté régionale, explique le communiqué. Avec ses structures de parasols brevetées, un taux d’intégration verticale élevé, un atelier de couture interne et des normes de qualité sans compromis, GLATZ AG serait le créateur de tendances en matière de solutions d’ombrage – et ce à une époque où le marché international à bas prix évince de nombreux concurrents. Les grands parasols de Frauenfeld, qui résistent à des vents allant jusqu’à 115 kilomètres par heure, sont ainsi exportés de Thurgovie vers plus de 50 pays.

    « Depuis plus de 130 ans, l’entreprise est solidement enracinée en Thurgovie – et porte en même temps la qualité et l’esprit d’innovation de la place industrielle thurgovienne dans le monde entier », déclare Thomas Koller, président du jury du prix de l’économie thurgovienne.

    Le déménagement dans le nouveau siège social de la Langfeldstrasse à Frauenfeld en 2024 témoigne du fait que GLATZ AG restera enracinée en Thurgovie. Le nouveau bâtiment, qui réunit sous un même toit la recherche et le développement, la production, l’administration et un centre de formation moderne, a également été construit en mettant l’accent sur la durabilité. Ainsi, des installations photovoltaïques, des systèmes de chauffage et de refroidissement efficaces sur le plan énergétique et des trajets de transport raccourcis réduisent l’empreinte carbone.

    La cérémonie de remise des prix aura lieu le 15 avril 2026 dans les locaux de GLATZ AG à Frauenfeld.

  • D’où viendra l’électricité en 2050

    D’où viendra l’électricité en 2050

    Pour que la Suisse devienne neutre en termes de CO₂ d’ici 2050, les transports, l’approvisionnement en chaleur et l’industrie doivent être largement électrifiés. Les besoins en électricité, qui s’élèvent aujourd’hui à 56 térawattheures, passeront à environ 75 TWh d’ici à 2050. Dans le même temps, 23 TWh proviendront de l’énergie nucléaire. La réorganisation nécessaire du système énergétique est d’une grande portée technique, économique et sociale.

    Développement massif des énergies renouvelables
    Selon le rapport EDGE, environ 60 % de l’électricité doit être couverte par de nouvelles énergies renouvelables d’ici 2050, soit 45 TWh par an. Cela serait possible grâce à 28 TWh provenant de l’énergie photovoltaïque, 13 TWh de l’énergie éolienne et 4 TWh de la biomasse. Pour y parvenir, la capacité photovoltaïque devrait être quadruplée pour atteindre 26,8 GW. L’énergie éolienne devrait être multipliée par 80 pour atteindre 8,4 GW, notamment en hiver. Selon les chercheurs, cela est difficilement réalisable sans de fortes subventions.

    Lalimitation des importations d’électricité rend le système plus coûteux
    La nouvelle loi sur l’électricité limite les importations nettes d’électricité en hiver à 5 TWh. Pour atteindre cet objectif, il faudrait augmenter de 80 % la capacité éolienne, de 11 % la capacité gazière et de 10 % la capacité solaire. Les coûts de production de l’électricité augmenteraient alors de 20 % et les prix de l’électricité pourraient plus que doubler.

    L‘Europe reste déterminante
    Si le commerce européen de l’électricité était fortement restreint, par exemple par une réduction de 70 % des capacités de réseau transfrontalières, la Suisse devrait augmenter sa production d’électricité éolienne de 20 % supplémentaires. Les coûts d’approvisionnement augmenteraient de 8 % supplémentaires. Une enquête menée par le consortium EDGE montre que les priorités sont contradictoires. 60 % de la population souhaite coopérer avec l’Europe, tandis que 70 % veulent l’indépendance énergétique et privilégient les sources d’énergie nationales.

    Les investissements partent à l’étranger
    Une autre étude montre que plus de la moitié des investissements annuels réalisés par les fournisseurs d’énergie suisses dans des projets d’énergie renouvelable à grande échelle sont canalisés principalement vers l’Allemagne, la France et l’Italie. Seul 1 % de ces fonds est investi en Suisse. La Suisse ne dispose pas de projets ou de conditions-cadres appropriés. La Suisse finance donc souvent la transition énergétique de manière indirecte, mais pas chez elle.

    Lenet zéro a un prix
    Le coût de la vie pourrait augmenter entre 2020 et 2050, par exemple en raison des taxes sur le CO₂, de l’échange de droits d’émission ou de l’augmentation des coûts de production. La perte de consommation annuelle d’un ménage pourrait être de 0,63 à 0,75 %, en fonction de la trajectoire mondiale de protection du climat. En l’absence d’options de compensation à l’étranger, les coûts pourraient atteindre 1 %. Toutefois, à long terme, cette situation serait plus favorable que les conséquences d’un changement climatique non maîtrisé.

    La transition énergétique est possible et ambitieuse
    Un approvisionnement en électricité neutre en CO₂ d’ici 2050 est techniquement possible si l’on développe massivement l’énergie photovoltaïque et éolienne, si l’on utilise intelligemment les importations et si l’on oriente les investissements de manière ciblée. L’accès au marché européen de l’électricité reste crucial. Dans le même temps, nous avons besoin d’un large soutien social et de comprendre que l’inaction sera plus coûteuse qu’une transformation audacieuse.

  • Une nouvelle usine renforce la production de produits chimiques pour la construction en Asie centrale

    Une nouvelle usine renforce la production de produits chimiques pour la construction en Asie centrale

    Sika AG poursuit sa croissance au Kazakhstan avec la mise en service d’un nouveau site de production. Située dans la ville d’Oust-Kamenogorsk, à l’est du pays, l’usine réunit des lignes de production de mortiers et d’adjuvants pour béton ainsi qu’un laboratoire.

    Selon un communiqué de presse, il s’agit de la quatrième usine de produits Sika issus de la chimie de spécialité pour la construction et l’industrie. La région connaît une forte activité de construction. L’industrie minière, en particulier, connaît une forte croissance. Les entreprises implantées dans les secteurs de la chimie, de l’énergie et de l’automobile sont également en pleine expansion. Par conséquent, la demande de logements augmente.

    L’entreprise de produits chimiques pour la construction annonce qu’elle participera également à des projets de grande envergure. Le Kazakhstan est l’un des pays les plus riches en matières premières au monde. Selon les prévisions, l’industrie du bâtiment au Kazakhstan devrait connaître une croissance annuelle de 4,2 % jusqu’en 2028. Les investissements dans les projets énergétiques, les réservoirs d’eau, les infrastructures de transport et les parcs industriels sont les moteurs de cette croissance. Selon les estimations, le volume des projets de construction à l’échelle du pays s’élèverait à 160 milliards de francs.

  • L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    Les tensions économiques mondiales se sont accrues au cours des derniers mois. L’OCDE et le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO) évoquent les risques, notamment ceux liés à la nouvelle administration américaine et aux relations ambiguës entre la Suisse et l’UE. Alors que la croissance de l’économie américaine est plus forte que prévu, l’économie européenne reste affaiblie par des défis structurels. La force du franc suisse freine les secteurs orientés vers l’exportation, tandis que la demande intérieure reste un pilier stable de l’économie.

    Le secteur de la construction profite de la baisse des taux d’intérêt
    La Banque nationale suisse (BNS) a assoupli sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 1,75% à 0,5%. Cette mesure crée un climat d’investissement favorable, notamment dans le secteur de la construction qui bénéficie d’une baisse des coûts de financement. Les prévisions pour l’ensemble du pays tablent sur une croissance de 1,5 % cette année et une accélération à 1,7 % l’année prochaine.

    Evolution sectorielle image contrastée
    Alors que l’économie industrielle continue d’être mise au défi, d’autres secteurs présentent des évolutions mitigées. Le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration luttent contre un climat des affaires morose, tandis que le secteur des services enregistre des impulsions positives. Une croissance particulièrement forte est prévue pour l’industrie chimique et pharmaceutique, les services aux entreprises et le secteur financier. L’industrie des machines et l’horlogerie pourraient également profiter de la reprise économique à moyen terme.

    Stabilisation avec des incertitudes
    L’économie vaudoise s’apprête à vivre une année d’opportunités, mais aussi de défis. Alors que des secteurs clés devraient bénéficier d’une reprise soutenue, les incertitudes géopolitiques et monétaires demeurent des facteurs de risque. L’évolution des relations commerciales internationales et de la conjoncture intérieure sera déterminante, de même que la capacité des entreprises à réagir avec souplesse aux changements.

  • Outil en ligne pour des processus industriels neutres pour le climat

    Outil en ligne pour des processus industriels neutres pour le climat

    L’industrie est confrontée au défi de passer des combustibles fossiles aux énergies renouvelables dans ses processus. Les pompes à chaleur haute température offrent une solution efficace sur le plan énergétique, en particulier pour les plages de températures comprises entre 100 et 200°C. Elles peuvent non seulement fournir de la chaleur de processus, mais aussi produire simultanément du froid, ce qui les rend particulièrement attrayantes pour de nombreux secteurs industriels.

    Carte technologique interactive pour les entreprises
    Dans le cadre du projet de recherche « Identification des pompes à chaleur industrielles pour la chaleur industrielle », le Fraunhofer ISE a développé un outil en ligne qui aide les entreprises de manière ciblée à choisir la bonne technologie de pompe à chaleur.

    L’outil offre :

    • La visualisation des technologies de pompes à chaleur disponibles en termes de température et de puissance
    • Affectation des pompes à chaleur à des processus industriels spécifiques (par ex. nettoyage, séchage, refroidissement)
    • Possibilités de consultation interactive pour les températures de processus dans différentes industries
    • Fiches d’information détaillées sur les processus en circuit fermé, les technologies de compression et les fluides frigorigènes

    Une contribution à l’industrie climatiquement neutre
    L’outil en ligne fait partie du thème de recherche « Industrie climatiquement neutre » de Fraunhofer, qui aide les entreprises à atteindre un approvisionnement énergétique neutre en CO₂.

    Il s’agit notamment de :

    • L’optimisation des potentiels d’économie d’énergie
    • Utilisation de la chaleur résiduelle industrielle
    • Intégration des énergies renouvelables (par ex. photovoltaïque pour l’auto-approvisionnement en électricité)
    • Solutions de stockage pour la chaleur, le froid et l’électricité

    Une attention particulière est également accordée au traitement des eaux usées industrielles, qui ne contiennent pas seulement de la chaleur perdue, mais souvent des résidus précieux tels que des métaux ou des acides. Ceux-ci peuvent être recyclés efficacement grâce à des technologies de récupération modernes.

    Participer et contribuer aux données
    Le pool de données de l’outil en ligne est en constante évolution. Les fabricants de pompes à chaleur et les industriels peuvent contacter le Fraunhofer ISE pour intégrer leurs données dans la plateforme et ainsi faire progresser le développement.

    Avec cette nouvelle solution numérique, le Fraunhofer ISE offre aux entreprises un outil efficace pour décarboniser les processus industriels et augmenter l’efficacité énergétique – une étape décisive sur la voie de la production climatiquement neutre.

  • Une révolution dans la technologie des matériaux

    Une révolution dans la technologie des matériaux

    Les résines époxy sont indispensables pour de nombreuses applications industrielles, des adhésifs aux revêtements en passant par les matériaux composites. Alors que les résines époxy traditionnelles à deux composants nécessitent un mélange précis et une mise en œuvre rapide, les résines époxy monocomposantes offrent une manipulation simplifiée et une qualité constante.

    Mais les solutions précédentes présentaient des faiblesses. Elles ne pouvaient souvent être stockées qu’à basse température et présentaient des propriétés ignifuges insuffisantes. Cela limitait leurs possibilités d’utilisation dans des secteurs critiques pour la sécurité, comme la construction, l’électronique et les télécommunications.

    Percée coréenne
    Une équipe de recherche de l’Institut coréen de science et de technologie, en collaboration avec l’université de Sungkyunkwan, a surmonté ces obstacles. Sous la direction du Dr Jaewoo Kim et du professeur Chongmin Koo, ils ont mis au point la « Epoxy/MXene One-Component Solution », une combinaison de résine époxy, d’un nouveau durcisseur latent et du nanomatériau bidimensionnel MXene.

    Cette innovation permet une stabilité au stockage de plus de 180 jours à 60 °C, un progrès important par rapport aux produits précédents qui perdent déjà leurs propriétés en 40 jours à une température ambiante de 25 °C.

    Le MXène, clé de la stabilité et de la sécurité
    Le MXène, un nanomatériau de pointe, améliore non seulement la résistance thermique et mécanique, mais contribue également de manière décisive à l’ignifugation (classe V0) et à la conductivité électrique de la nouvelle résine époxy. Cela ouvre la voie à de nombreuses applications dans l’industrie de haute performance, notamment pour les matériaux de blindage électromagnétique, les revêtements industriels et les adhésifs.

    Applications industrielles et potentiel futur
    La combinaison d’une durabilité prolongée, de caractéristiques de sécurité améliorées et d’une facilité d’utilisation rend la nouvelle résine époxy monocomposante particulièrement attrayante pour les industries ayant des exigences élevées en matière de stabilité des matériaux et de protection contre l’incendie.

    Domaines d’application envisageables

    • Électronique : revêtements de protection pour les composants et les cartes de circuits imprimés
    • Industrie du bâtiment : adhésifs ignifuges pour les applications de sécurité
    • Télécommunications : matériaux haute performance pour les antennes et les boîtiers de blindage

    Grâce à cette innovation, l’équipe de recherche sud-coréenne pourrait avoir un impact durable sur la technologie des matériaux et établir de nouvelles normes pour les résines époxy monocomposant.

  • Industrie climatiquement neutre – Vision 2026

    Industrie climatiquement neutre – Vision 2026

    Créée en 2022, l’Association pour la décarbonisation de l’industrie a pour objectif de réduire au maximum les émissions grâce à une technologie innovante. En première ligne se trouve le procédé de pyrolyse du méthane, qui permet d’utiliser l’énergie sans émissions en séparant l’hydrogène du méthane. Le carbone restant est utilisé comme ressource, par exemple comme humus dans l’agriculture ou comme matériau de construction, ce qui permet de fixer le carbone à long terme.

    Collaboration entre l’économie, la recherche et la politique
    Sans la collaboration de 16 entreprises de premier plan, de l’Empa et de la politique du canton de Zoug, le projet ne serait guère réalisable. Ensemble, ils contribuent au développement et à la mise à l’échelle du procédé de pyrolyse, qui devrait passer de la taille du laboratoire à celle de l’industrie d’ici 2026. Les partenaires apportent un financement de plus de 8 millions de CHF et envoient ainsi un signal fort en faveur de la décarbonisation de l’industrie.

    Pyrolyse du méthane Réduction des émissions de CO2
    L’association se concentre sur la pyrolyse du méthane, un procédé qui permet de minimiser les émissions de CO2 lors de l’utilisation du gaz naturel. Au lieu de la combustion traditionnelle, l’hydrogène est obtenu à partir du méthane, tandis que le carbone se présente sous forme solide et ne génère donc pas d’émissions. Cette technologie pourrait permettre d’économiser jusqu’à 270 g de CO2 par kilowattheure produit, ce qui en fait une clé potentielle pour atteindre les objectifs zéro net d’ici 2050.

    Un écosystème durable sans déchets
    L’association travaille à la création d’un écosystème qui tire le meilleur parti de tous les composants du processus. En adoptant une approche circulaire, l’objectif est de réutiliser efficacement non seulement l’hydrogène, mais aussi le carbone et la chaleur résiduelle afin d’éviter les déchets. Cette stratégie holistique crée un modèle qui s’inscrit idéalement dans un avenir respectueux du climat.

    Adhésion à l’association pour la décarbonisation de l’industrie
    Les entreprises qui s’engagent pour un avenir climatiquement neutre de l’industrie et qui souhaitent bénéficier des connaissances de l’association peuvent devenir membres. L’association est exonérée d’impôts et les dons sont déductibles dans le canton de Zoug. Les membres gagnent l’accès à des connaissances avancées et soutiennent une initiative qui pose les bases d’une industrie sans émissions
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  • Un nouveau partenariat promeut l’hydrogène issu des déchets de bois

    Un nouveau partenariat promeut l’hydrogène issu des déchets de bois

    H2 Bois accueille un nouvel actionnaire minoritaire. En janvier 2025, le fournisseur d’énergie vaudois Romande Energie entrera au capital à hauteur de 33,7%, selon un communiqué. Le Groupe Corbat, basé à Vendlincourt (JU) et actif dans la filière bois, détiendra alors 50,3% de l’entreprise qu’ils ont créée en 2021, et la société de conseil Planair Vision SA, basée à La Sagne (NE), 16%.

    H2 Bois prévoit de construire une usine de production d’hydrogène à partir de déchets de bois en 2025 et de la mettre en service en 2026. La production génère également du biochar, qui peut stocker durablement une partie du CO2 contenu dans le bois. Lors de l’extension complète prévue pour 2030, il sera ainsi possible de produire un total de 450 tonnes d’hydrogène propre à partir de 14 000 tonnes de bois et de déchets de bois et de stocker 2500 tonnes de CO2 par an. H2 Bois utilise une technologie développée par la société française Haffner Energy.

    L’hydrogène est transporté par un gazoduc de 1,5 km jusqu’à une zone industrielle du village. Là, il est utilisé par des entreprises industrielles et pour la mobilité via une station-service. Le biochar est utilisé dans l’agriculture.

    Pour Romande Energie, cette participation constitue un pas en avant vers une Suisse romande décarbonée. « Cette participation nous permet de collaborer à un projet audacieux, pionnier en Suisse dans l’utilisation d’une technologie innovante à émission négative », déclare Jérémie Brillet, responsable de l’hydrogène chez Romande Energie, cité dans le communiqué.

    Benjamin Corbat, directeur général du Groupe Corbat, se félicite de la participation de Romande Energie. « Nous nous réjouissons de démarrer la production, mais aussi d’ouvrir de nouvelles voies dans l’utilisation locale du bois »

  • Zoug reste Zoug – une ville où il fait bon vivre, visionnaire, vibrante

    Zoug reste Zoug – une ville où il fait bon vivre, visionnaire, vibrante

    Comment se porte l’économie de la ville de Zoug ?
    Dans de nombreuses publications spécialisées et dans les médias, le site de Zoug est loué pour son économie diversifiée – services, commerce, mais aussi industrie de transformation et artisanat. La croissance reste supérieure à la moyenne de 1,2% de l’économie suisse et se montre jusqu’à présent résiliente face aux perturbations mondiales ou techniques. En raison de ses résultats financiers positifs, la ville de Zoug constitue, avec les ménages privés et l’économie florissante, un pilier important pour la poursuite de la croissance dans les années à venir.

    Comment la ville de Zoug prévoit-elle de rendre sa croissance économique durable au cours des prochaines années, en particulier compte tenu de l’accent mis sur la finance et la crypto-industrie ?
    La durabilité signifie également que nous prenons soin des entreprises locales et que ce sont des partenaires et des employeurs fiables. C’est pourquoi il est important de maintenir une forte sécurité juridique en Suisse et à Zoug. Nous devons offrir un enseignement de qualité, avoir de courtes distances à parcourir avec la ville et le canton, entretenir nos superbes zones de loisirs et assurer de bonnes liaisons routières et ferroviaires avec Lucerne et Zurich.

    Zoug connaît une forte demande de logements et de surfaces commerciales. Quelles solutions à long terme la ville envisage-t-elle pour encourager la construction de logements tout en préservant la qualité de vie ?
    Il y a de nombreuses années déjà, nous avons demandé des conditions-cadres par le biais d’une « letter of intent » pour le plan d’aménagement V-Zug-Areal /Technologiecluster et également pour le plan d’aménagement LG-Areal. Dans ces deux cas, nous avons défini 10’000 m2 de logements à prix modérés et de surfaces commerciales à prix modérés. De même, il existe depuis plus de 10 ans une étroite collaboration avec les coopératives de construction de Zoug. Récemment, nous avons également acheté un espace juste à côté de la gare pour 65 millions. Celle-ci doit servir à la construction de logements à prix modérés. Le mélange de logements doit encore être défini et fera finalement l’objet d’une votation populaire. Ici aussi, il est prévu de le céder en droit de superficie. En effet, les coopératives de construction savent ce dont les Zougois ont besoin en matière de logements. En outre, la ville de Zoug élabore, en étroite collaboration avec les propriétaires fonciers, des plans d’aménagement dans les zones de densification cantonales qui autorisent une forte densité. Le règlement communal sur les immeubles de grande hauteur constitue une base juridique importante à cet égard. Dans le cadre de ces mesures, une attention accrue est accordée à la qualité des espaces libres sur les sites eux-mêmes, mais aussi des autres espaces publics. Dans l’esprit d’une « ville des courtes distances », les espaces libres du centre-ville et les infrastructures de loisirs, mais aussi les espaces naturels et paysagers, doivent être facilement accessibles, en particulier par les transports publics, à pied et à vélo.

    Quels sont les nouveaux projets et initiatives prévus par la ville de Zoug pour faire avancer le développement urbain durable ?
    Il y a beaucoup de nouveaux projets dans la ville de Zoug. Tous doivent aujourd’hui prendre en compte de manière égale les aspects sociaux, économiques et environnementaux. En ce sens, chacun de nos projets devrait déjà soutenir un développement urbain durable. Vous me permettrez peut-être de citer deux exemples dans lesquels nous jouons également un rôle de pionnier. Par exemple, un projet stratégique interne est en cours pour vérifier si nous sommes bien organisés et suffisamment en forme pour relever les défis futurs du développement durable. Ou encore dans le domaine de l’adaptation au climat : nous installons actuellement des capteurs de température sur l’ensemble du territoire afin d’identifier les îlots de chaleur de notre ville et de prendre des mesures ciblées.

    La question du logement abordable devient de plus en plus importante. Quelles mesures la ville prend-elle pour s’assurer que Zoug reste attractive pour les personnes moins aisées ?
    Aujourd’hui déjà, le conseil municipal exige que dans les zones résidentielles et mixtes, lors de l’adoption de plans d’urbanisme ordinaires, des logements à prix modérés soient créés sur au moins 20% de la surface de plancher supplémentaire pouvant être prise en compte. Suite à l’adoption de l’initiative « 2000 logements pour la classe moyenne zougoise », des logements à loyer ou à prix modérés doivent être créés dans les zones d’habitation et mixtes situées dans des zones à forte densité lors de l’adoption de plans d’aménagement ordinaires ainsi que lors de changements ou d’augmentations de zonage, et ce pour au moins 40% des surfaces habitables nouvellement construites. Honnêtement, cela a également entraîné l’arrêt de projets de construction. Nous sommes en train de trouver des solutions.

    Quelle importance accordez-vous à la participation des citoyens dans les projets municipaux et quelles possibilités ont les habitants de Zoug de faire valoir leurs idées et leurs opinions ?
    La ville de Zoug a une forte et longue culture de la participation. Depuis les années 1990, des projets de participation publique sont régulièrement organisés sur différents thèmes. Depuis 2020, le portail de participation en ligne « mitwirken-zug.ch » est également disponible en complément.

    Le trafic dans et autour de Zoug augmente. Quel est le plan de la ville pour concilier les infrastructures de transport avec la croissance tout en renforçant les transports publics ?
    Le tunnel urbain a malheureusement été rejeté et il faut néanmoins trouver des solutions. La ville de Zoug travaille en étroite collaboration avec l’Office cantonal des ponts et chaussées afin de développer un plan de transport commun pour le centre animé de Zoug. L’objectif de la ville est que l’espace routier existant soit mis à la disposition de tous les usagers de la route de manière équitable et efficace en termes de surface : Voitures, transports publics, vélos et piétons. Heureusement, la ville de Zoug est de petite taille, de sorte que beaucoup de choses peuvent être faites à pied ou à vélo.

    Quels sont les plans pour développer davantage les transports publics afin de soulager les navetteurs et de réduire le trafic en ville ?
    La prochaine grande étape d’extension est prévue pour la mise en service du tunnel du Zimmerberg. Ce sera aux alentours de 2035-2037. Jusqu’à cette date, les transports publics continueront à fonctionner sur les branches actuelles des lignes et la fréquence sera adaptée à la demande. Le système de transport public est ainsi adapté « à petite échelle » aux besoins des communes. Selon l’UTP, les municipalités ont la possibilité d’acheter des services supplémentaires au-delà de l’offre commandée par le canton. La ville de Zoug le fait pour le Zugerberg Bahn et la ligne de bus 5, où elle achète des rames et des courses supplémentaires. Grâce à cette offre supplémentaire, décidée par le parlement de la ville, la ville de Zoug est flexible au-delà de l’offre définie par le canton. Il s’avère toutefois que l’offre commandée par le canton est excellente et que les communes n’ont guère besoin de l’améliorer. La ville de Zoug est déjà très bien desservie par les transports publics dans tous les quartiers. Les courses supplémentaires réduisent considérablement le taux de couverture des coûts. Le taux de couverture des coûts à atteindre selon l’UTP est de 40%. Personnellement, je souhaiterais que le RER propose des trains à deux étages.

    Comment la ville de Zoug soutient-elle le développement des établissements d’enseignement afin de répondre à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée tout en renforçant le site éducatif de Zoug ?
    L’éducation est notre seule ressource et c’est là que la ville de Zoug investit le plus d’argent. L’aménagement de bâtiments scolaires attrayants en tant que lieux de travail et d’apprentissage, avec l’implication et la participation des élèves et des enseignants lors de la planification, est une préoccupation centrale. S’y ajoutent des offres de garde et de loisirs attrayantes pour les enfants et les familles, ainsi qu’une infrastructure TIC moderne. En outre, des projets et des coopérations innovants et tournés vers l’avenir, tels que le portail scolaire – qui permet aux parents de communiquer en ligne avec le personnel enseignant et d’encadrement et l’administration de l’école -, l’atelier DigiWerkstatt et l’intégration de l’IA dans l’enseignement, seront poursuivis. Mais il est également important d’aller chercher les besoins des entreprises et de soutenir activement le système de formation dual. Un projet formidable est en cours !

    Quel est le rôle de la promotion de l’innovation à Zoug et comment la ville prévoit-elle de s’établir comme un centre pour les technologies et les entreprises d’avenir ?
    La promotion de l’innovation joue un rôle central dans le positionnement des technologies et des entreprises d’avenir dans la ville et le canton de Zoug. Un point important est le suivant : nous essayons. Ainsi, après une présentation d’un étudiant, nous avons décidé d’accepter le bitcoin comme moyen de paiement dans la ville de Zoug, ce qui a fait sensation dans le monde entier. Aujourd’hui, la ville de Zoug est LA Crypto Valley mondiale, avec plus de 4000 employés dans plus de 800 entreprises. Selon la devise : « no risk, no fun ». Nous continuerons à innover ! La force d’innovation de la ville de Zoug doit être renforcée par des mesures et des programmes ciblés, afin de rendre l’environnement encore plus attrayant et motivant pour les entreprises et surtout pour les employés. Avec des projets innovants et des personnes motivées, vous pouvez déplacer des montagnes. La stratégie de développement pour la ville de Zoug adoptée par le conseil municipal à l’automne 2021 constitue le cadre de cette démarche : « Zoug reste Zoug – agréable à vivre, visionnaire, vibrante ». Il s’agit d’un instrument de gestion supérieur avec une perspective à long terme pour contribuer à façonner l’avenir de la ville de Zoug. Une économie innovante, une ville verte, une communauté forte, des finances saines, tels sont nos credos pour l’avenir.

    Quelle est votre vision à long terme pour la ville de Zoug ? Quels objectifs souhaitez-vous absolument atteindre dans les prochaines années ?
    En tant que site économique en pleine croissance offrant d’excellentes conditions aux entreprises et au personnel qualifié d’ici et d’ailleurs, nous cultivons notre diversité économique et nous nous positionnons de manière ciblée par le biais de clusters sectoriels orientés vers l’avenir. Pour une ville verte, nous développons l’espace de vie de Zoug de manière durable et en préservant les ressources, et nous planifions la mobilité, l’espace et l’énergie de manière visionnaire.

    Entre tradition et modernité, nous encourageons le dialogue et créons un cadre inspirant pour une communauté urbaine vitale, diversifiée et ouverte sur le monde. Et pour préserver nos finances saines, il s’agit de garantir des conditions-cadres compétitives, d’effectuer des investissements orientés vers l’avenir et de garantir notre substance fiscale à long terme. Au-delà de tous les objectifs d’impact, nous encourageons l’apprentissage tout au long de la vie, nous utilisons le potentiel de la diversité de la population, de l’économie et de la culture pour des projets phares et pionniers en faveur du changement et nous pilotons avec des incitations.

    Zoug s’engage pour une meilleure protection du climat. Pouvez-vous nous donner un aperçu des principales mesures actuellement mises en œuvre pour réduire les émissions de CO2 et améliorer la durabilité de la ville ?
    En ce qui concerne la protection du climat, l’abandon des sources d’énergie fossiles est une priorité. A moyen terme, tous les systèmes de chauffage doivent pouvoir être alimentés par des énergies renouvelables locales. Dans ce domaine, l’accent est mis sur le respect des normes de construction modernes et, en collaboration avec les services des eaux de Zoug (WWZ), sur le développement du chauffage urbain. Nous avons créé Circulago. Nous prélevons du froid et de la chaleur dans le lac et disposons ainsi d’une « batterie » à notre porte. Parallèlement, nous voulons aussi améliorer nos propres immeubles, produire notre propre électricité et nous libérer des chauffages fossiles. L’introduction d’un monitoring du CO2 et de nombreuses mesures plus ou moins importantes dans le cadre de « Cité de l’énergie », où nous avons également été certifiés avec le label « Gold » pour l’année 2023, nous y aident. Je suis convaincu que nous pouvons nous approvisionner nous-mêmes en énergie. Nous avons des entreprises innovantes comme Siemens, Landis & Gyr, V-Zug, le cluster technologique et bien d’autres entreprises à Zoug qui proposent toutes ces techniques et innovations. Cela fait certainement 10 ans que Siemens nous a montré que la technique d’autosuffisance locale existe déjà, alors faisons-le !

    Où voyez-vous la ville de Zoug dans 20 ans ?
    Dans 20 ans, la ville de Zoug doit être un lieu où il fait bon vivre, innovant et durable, offrant à la fois un dynamisme économique et une qualité de vie élevée. Cela signifie que nous avons continué à développer l’attractivité pour les entreprises et les professionnels, tout en créant un espace pour une communauté forte. Le rôle de Zoug en tant que centre économique et financier international a été renforcé, notamment dans le domaine de la numérisation et des nouvelles technologies telles que les applications de la blockchain et de l’IA. Grâce à un urbanisme durable et à des infrastructures respectueuses de l’environnement, la ville de Zoug est climatiquement neutre. Nous disposons de logements et de lieux de travail attrayants, d’espaces de loisirs verts, d’offres culturelles attrayantes et d’une infrastructure diversifiée pour l’éducation, les loisirs et la santé. Zoug s’est profilée comme un lieu de formation et d’innovation, en réseau avec des institutions de formation tertiaire et des instituts de recherche. Nous disposons d’une gestion intelligente des transports et d’une infrastructure efficace qui répond aux exigences d’une population croissante et qui est conçue de manière durable. Petit à petit, nous avançons – je m’en réjouis !

  • Les investissements dans l’économie circulaire et la décarbonisation renforcent la stratégie carbone

    Les investissements dans l’économie circulaire et la décarbonisation renforcent la stratégie carbone

    Holcim reçoit une subvention du Fonds d’innovation de l’UE pour un nouveau projet de grande envergure dans le domaine des technologies propres. Cela porte à sept le nombre de projets CCUS financés par l’UE pour Holcim. Selon un communiqué de presse du fabricant de matériaux de construction, ce nouveau projet de capture et de stockage de CO2 (CCUS) sur son site de Martres-Tolosane, dans le sud-ouest de la France, est une installation hautement évolutive basée sur des technologies matures et des partenariats étroits.

    En 2017, Holcim avait déjà annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans la durabilité de cette cimenterie. Entre 2021 et 2023, Holcim a investi 200 millions d’euros supplémentaires dans la décarbonisation de ses sites industriels français et a débloqué 60 millions supplémentaires en mai dernier pour la poursuivre.

    Selon Holcim, ces investissements auront un effet de levier sur le développement de nouvelles filières et de nouveaux emplois dans le domaine de l’économie circulaire d’une part, et d’autre part, à moyen terme, dans le domaine du captage, du stockage et de la valorisation du CO2. A cet effet, une nouvelle plateforme pilote, véritable banc d’essai industriel d’open innovation, sera installée dans l’usine de Martres-Tolosane. Elle sera dédiée à l’amélioration des nouvelles technologies de captage du CO2.

    « Holcim est en bonne voie pour faire du ciment et du béton net zéro une réalité à grande échelle au cours de cette décennie », a déclaré le PDG Miljan Gutovic, cité dans le communiqué. « Ce soutien du fonds européen pour l’innovation témoigne de la force de nos équipes d’ingénieurs, de la maturité de nos technologies et de partenariats avancés tout au long de la chaîne de valeur »

  • Espace économique de Schaffhouse – un area for makers

    Espace économique de Schaffhouse – un area for makers

    Schaffhouse s’est développée avec succès en tant que site économique au cours des dernières années. Grâce à une stratégie d’implantation fiable et ciblée du canton, de nombreuses entreprises ont établi leur siège à Schaffhouse et y ont développé leurs activités au cours des 25 dernières années. Aujourd’hui, les nombreuses entreprises ayant des fonctions de siège social à vocation internationale font partie du paysage entrepreneurial de Schaffhouse, tout comme les entreprises de production innovantes qui perpétuent la tradition industrielle du canton. Les entreprises schaffhousoises sont particulièrement performantes dans les secteurs de la pharmacie et de la chimie, de la construction mécanique et de l’industrie plastique. Le cluster des sciences de la vie à Schaffhouse est l’un des plus importants de Suisse et représente une part importante de l’économie régionale. Grâce à son industrie manufacturière traditionnellement forte et orientée vers l’exportation, ainsi qu’à sa forte densité de sièges sociaux à vocation internationale, Schaffhouse possède aujourd’hui le cinquième produit intérieur brut (PIB) par habitant le plus élevé de tous les cantons. Un succès pour le canton, qui représente environ un pour cent de la population suisse.

    Grâce à ses compétences industrielles, Schaffhouse se positionne également avec succès comme une région leader dans le développement et l’application de technologies d’avenir à l’interface entre l’industrie et la numérisation. Il s’agit notamment de Smart Mobility, Food Tech ou Advanced Materials. C’est pourquoi le site de Schaffhouse investit dans la création de réseaux de compétences – avec un esprit pionnier et une force d’innovation.

    Recette du succès pour le site
    Les investissements ciblés dans les conditions-cadres sont la recette du succès de Schaffhouse. Aujourd’hui, la place économique convainc avec les meilleures conditions pour une croissance saine. Avec des impôts modérés, des biens immobiliers à des prix attractifs et des coûts salariaux bas, les entreprises ont plus à investir. Grâce à de très bonnes connexions routières et ferroviaires avec l’aéroport international de Zurich tout proche, Schaffhouse est rapidement et facilement accessible. En tant que partie intégrante de l’espace métropolitain de Zurich et étroitement liée à l’espace économique du sud de l’Allemagne, les entreprises schaffhousoises bénéficient en outre d’une main-d’œuvre qualifiée bien formée et de la proximité de nombreuses universités. La qualité de vie de Schaffhouse, avec ses nombreuses offres de logement attrayantes, séduit les entreprises et les nouveaux travailleurs, qui deviennent de nouveaux résidents. Les courtes distances vers les autorités et les partenaires de réseau aident à trouver les bons contacts. Les décisions sont prises rapidement. Le site économique de Schaffhouse est fier de son esprit pionnier et de sa mentalité d’entrepreneur.

    Témoignages

    Christos Asimakopoulos

    Directeur financier EMEA, ASPAdvanced Sterilization Products

    « L’attitude favorable aux entreprises, les courtes distances et l’ouverture des autorités et de la promotion économique, voilà ce qui me convainc de Schaffhouse »

    Dr Stephanie Striegler

    General Manager Janssen Supply Chain Schaffhausen

    « L’un des principaux atouts du site est sa main-d’œuvre bien formée et hautement qualifiée »

  • Le site industriel de Serrières devient un parc d’innovation neuchâtelois

    Le site industriel de Serrières devient un parc d’innovation neuchâtelois

    L’État et la ville de Neuchâtel, en collaboration avec la Caisse cantonale d’assurance populaire et l’Établissement cantonal d’assurance et de prévention, ont acquis un complexe industriel situé rue des Usines à Serrières. L’objectif est d’y développer et d’y exploiter un nouveau pôle d’innovation. La société anonyme Usinnove SA a été créée à cet effet, avec une participation de 40 % de l’État et de 20 % de la ville de Neuchâtel. Le reste des actions est détenu par la CCAP et l’ECAP. Le complexe industriel couvre une surface de 7.000 m² et peut créer près de 400 nouveaux emplois.

    Rôle central de Microcity SA
    Le nouveau site sera géré et exploité par Microcity SA. Il est prévu de créer un centre d’excellence pour le diagnostic et les technologies connexes, qui servira de plaque tournante aux entreprises actives dans le domaine du diagnostic et de l’automatisation. Une partie du complexe sera transformée en un centre d’affaires équipé d’infrastructures de laboratoire et offrant un environnement de projet collaboratif pour les grandes entreprises, les PME et les start-ups.

    Renforcement du cluster d’innovation neuchâtelois
    Le complexe industriel acquis devrait permettre de renforcer la position de Neuchâtel au sein du Parc suisse d’innovation. Le site de Serrières offre un potentiel d’extension du cluster d’innovation neuchâtelois et permet de pérenniser un site industriel. Neuchâtel pourra ainsi élargir son offre et consolider sa place de centre d’innovation.

    Utilisation stratégique des anciens bâtiments
    L’achat du complexe industriel s’inscrit dans une stratégie de l’Etat visant à utiliser les anciens bâtiments pour des activités industrielles de construction légère. Cette politique vise à regrouper sur un même site des start-ups, des PME, des grandes entreprises et des centres de recherche afin de répondre aux défis économiques du canton. Des projets similaires sont déjà en place sur les sites de la rue Jaquet-Droz 7 à Neuchâtel et de l’Hôtel-de-Ville 7 au Locle, qui accueillent également des activités de pointe en matière de recherche appliquée.

    Une étape importante pour Neuchâtel
    L’acquisition du complexe industriel de Serrières et sa transformation prévue en centre d’innovation constituent une étape importante pour le développement économique de Neuchâtel. L’étroite collaboration entre l’État, la ville et les partenaires institutionnels permettra de renforcer la région et de jeter les bases de l’innovation future.

  • Cinq entreprises en finale du Prix SVC Wirtschaftsraum Zürich

    Cinq entreprises en finale du Prix SVC Wirtschaftsraum Zürich

    Les finalistes du Prix SVC Wirtschaftsraum Zürich 2024 ont été désignés. Un jury d’experts indépendants, fortement ancré dans la région, a choisi Hauenstein AG, Hawa Sliding Solutions AG, Luzi AG, RepRisk AG et Schneider Umweltservices AG, informe le SVC dans un communiqué.

    « Je me réjouis beaucoup du Prix SVC et je pense que la décision de savoir qui remportera le prix n’a jamais été aussi exigeante que cette année », y est cité le président du jury Christopher Blaufelder, associé chez McKinsey & Company Suisse. « Nous avons toujours eu des entreprises de grande qualité dans la sélection finale, issues des industries les plus diverses » Selon Blaufelder, toutes se distinguent par l’accent mis sur la qualité et l’innovation.

    Hauenstein AG de Rafz ZH mise sur la production durable de plantes indigènes résistantes à l’hiver dans sa pépinière et ses jardineries. Hawa Sliding Solutions AG de Mettmenstetten ZH est spécialisée dans les solutions coulissantes pour les pièces, les meubles et les façades. La société Luzi AG de Dietlikon ZH, active au niveau mondial, développe et produit des créations de parfums.

    RepRisk AG de Zurich est spécialisée dans l’identification des risques commerciaux et ESG. Schneider Umweltservice AG, de Meilen ZH, se consacre à des solutions innovantes et respectueuses de l’environnement en matière de réutilisation et de recyclage.

    Le Swiss Venture Club est l’un des plus grands réseaux d’entrepreneurs de Suisse. Il décerne tous les deux ans le Prix SVC dans huit régions. Ce prix récompense les entreprises innovantes de la région pour leurs performances exceptionnelles, qui permettent de réaliser des succès économiques durables.

  • Piles à l’état solide en roche

    Piles à l’état solide en roche

    Des chercheurs de la DTU ont mis au point un matériau innovant qui pourrait remplacer le lithium dans les batteries : Le silicate de potassium, un minéral très répandu extrait de roches ordinaires. Selon les scientifiques, cette batterie à l’état solide pourrait constituer, d’ici une dizaine d’années, une alternative écologique, efficace et sûre aux batteries lithium-ion actuelles.

    Défis des batteries lithium-ion actuelles
    Les batteries lithium-ion actuellement utilisées dans les voitures électriques ont leurs limites. La capacité, la sécurité et la disponibilité du lithium sont limitées. Non seulement l’extraction du lithium est coûteuse, mais elle se fait souvent dans des conditions douteuses. De plus, ce métal est relativement rare, ce qui rend sa mise à l’échelle difficile et entrave la transition vers une mobilité électrique durable.

    Compte tenu de l’intérêt croissant pour les voitures électriques, le besoin de nouvelles batteries plus performantes et plus respectueuses de l’environnement augmente. Cela nécessite le développement de nouveaux matériaux pour l’anode, la cathode et l’électrolyte, ainsi que des concepts de batteries innovants. Les chercheurs du monde entier s’efforcent de trouver ces nouvelles « recettes » afin de réduire les émissions de carbone du secteur des transports.

    Unepercée avec le silicate de potassium comme électrolyte solide
    Le chercheur Mohamad Khoshkalam de la DTU a breveté un matériau superionique à base de silicate de potassium. Ce minéral est l’un des plus courants sur Terre et se trouve dans les pierres ordinaires. L’un des grands avantages de ce nouveau matériau est son insensibilité à l’air et à l’humidité, ce qui le rend idéal pour une utilisation dans les batteries.

    Ce matériau blanc laiteux et très fin peut conduire les ions à environ 40 degrés Celsius tout en restant résistant à l’humidité. Ces propriétés facilitent considérablement la mise à l’échelle et la production des futures batteries. Comme le matériau peut être produit dans une atmosphère ouverte et à température ambiante, il réduit considérablement les coûts de production. De plus, il ne nécessite pas de métaux coûteux et polluants comme le cobalt, utilisés dans les batteries lithium-ion actuelles.

    Potentiel et perspectives
    Le développement de la batterie au silicate de potassium à l’état solide pourrait représenter un tournant majeur dans l’industrie des voitures électriques. L’utilisation de matériaux largement répandus et respectueux de l’environnement permettrait de réduire la dépendance aux métaux rares et polluants. Cela permettrait non seulement de réduire les coûts de production, mais aussi d’améliorer la durabilité et l’efficacité des batteries.

    Les chercheurs de la DTU sont convaincus que leur découverte pourra être mise sur le marché dans les années à venir. Si elles y parviennent, les batteries à l’état solide à base de roche pourraient avoir un impact décisif sur l’avenir de la mobilité électrique et contribuer largement à la réduction des émissions de carbone.

    Cette technologie révolutionnaire démontre une fois de plus que les approches innovantes et les résultats de la recherche sont essentiels pour relever les défis du monde moderne et trouver des solutions durables.

  • Changement de paradigme dans la planification énergétique

    Changement de paradigme dans la planification énergétique

    De nombreux pays se sont engagés à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Pour les systèmes de construction et d’énergie, cela implique une transition rapide des énergies fossiles vers les énergies renouvelables et une plus grande interconnexion entre les différents secteurs. Les bâtiments, la mobilité, l’industrie ainsi que l’électricité, la chaleur et les combustibles synthétiques doivent interagir et être planifiés de manière intégrée. Matthias Sulzer de l’Empa et Michael Wetter du Lawrence Berkeley National Laboratory affirment que les processus de planification actuels ne répondent pas à cette complexité et qu’un changement de paradigme est donc nécessaire.

    Processus de planification actuels – une pensée en silo
    Les processus de planification actuels sont organisés par disciplines, ce qui conduit à des résultats inefficaces et sous-optimaux. Les ingénieurs et les architectes travaillent les uns après les autres, au lieu de collaborer de manière interdisciplinaire. Cette approche linéaire, de type « cascade », laisse peu de place aux itérations et à l’optimisation du système global. Sulzer souligne que cette approche n’est plus suffisante pour répondre aux exigences des futurs systèmes énergétiques flexibles.

    Inspiration de l’industrie des puces
    Sulzer et Wetter proposent une approche de planification inspirée de l’industrie des puces. Alberto Sangiovanni-Vincentelli, scientifique en électronique et en informatique, a révolutionné la fabrication des puces avec son « Platform-based Design ». Ce concept utilise différents niveaux d’abstraction pour analyser et optimiser les systèmes de manière globale et crée des modèles universels pouvant être combinés de manière modulaire. Ce modèle pourrait également être appliqué aux systèmes de construction et d’énergie afin d’automatiser et de modulariser la planification.

    Avantages d’un processus de planification basé sur des modèles
    Un processus de planification basé sur des modèles impliquerait l’utilisation de modèles non seulement pour l’analyse, mais aussi pour la spécification et la construction de systèmes. Ces plans pourraient être combinés de manière modulaire afin de déterminer clairement la conception et la fonctionnalité d’un système. Cela révolutionnerait les processus de planification, de construction et d’exploitation et favoriserait la numérisation et l’automatisation nécessaires pour atteindre les objectifs ambitieux de décarbonisation.

    Projet pilote à l’Empa
    Le projet européen GOES, dirigé par l’Empa, est une première étape vers l’application de la « conception basée sur une plate-forme » dans le secteur de l’énergie. Sur le campus de l’Empa à Dübendorf, une installation pilote de 144 sondes géothermiques est développée comme première application de ce concept. L’objectif est de définir les différents niveaux d’abstraction de la prise de décision et de standardiser les interfaces.

    La mise en œuvre d’un processus de planification automatisé et modulaire est essentielle pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Sulzer et Wetter sont convaincus que ce changement de paradigme améliorera considérablement la flexibilité et l’efficacité des systèmes énergétiques. Cette approche offre une solution prometteuse pour relever les défis de la décarbonisation et garantir la sécurité d’approvisionnement.

  • Ouverture d’une nouvelle usine de mortier à Liaoning

    Ouverture d’une nouvelle usine de mortier à Liaoning

    Sika a mis en service une usine de mortier ultramoderne à Liaoning en Chine. Comme l’entreprise mondiale de spécialités chimiques pour la construction et l’industrie l’informe dans un communiqué, il s’agit du 34ème site de production en Chine. Des mortiers, des colles à carrelage et des solutions d’étanchéité y seront fabriqués et livrés à des clients dans trois provinces du nord-est du pays ainsi que dans l’est de la Mongolie centrale. L’objectif est de réduire les délais de livraison et d’optimiser le service.

    La gamme de produits comprend, selon le communiqué, des mortiers contenant jusqu’à 20 % de matières premières recyclées lors de leur fabrication, comme par exemple des poussières de déchets et des résidus minéraux. Parallèlement, l’ouverture de l’usine marque pour Sika le coup d’envoi d’une initiative visant à passer des sables naturels aux sables alternatifs. D’ici 2028, Sika veut couvrir la moitié de ses besoins en sable avec des matériaux alternatifs.

    Le nouveau bâtiment abrite des installations de production, des bureaux, des laboratoires ainsi que des infrastructures pour le stockage et la logistique. « Cette extension souligne notre engagement en faveur de la qualité et de l’excellence, tout en s’alignant sur les objectifs mondiaux de développement durable », a déclaré Philippe Jost, directeur régional pour l’Asie et le Pacifique, cité dans le communiqué.

  • Rénovation durable des infrastructures dans le canton de Vaud

    Rénovation durable des infrastructures dans le canton de Vaud

    Le groupe Hilcona, basé à Schaan, veut investir dans le renouvellement de l’infrastructure de son site d’Orbe dans le canton de Vaud. Comme l’indique un communiqué de presse, il est prévu de remplacer les tuyauteries, les machines frigorifiques et les compresseurs d’air. La reconstruction sera effectuée de manière à ce qu’à la fin des travaux, la chaleur résiduelle des machines frigorifiques soit utilisée pour la production d’eau chaude dans l’entreprise. L’eau chaude est utilisée pour les travaux de nettoyage quotidiens chez Hilcona. Selon l’entreprise, la nouvelle production d’eau chaude permet d’économiser deux tiers de la quantité de gaz naturel nécessaire. En conséquence, les émissions de CO2 sont également réduites.

    « La révision de cette machine frigorifique est une nouvelle étape importante sur notre chemin vers plus de durabilité », déclare Lionel Monteiro du département d’ingénierie d’Hilcona à Orbe, cité dans le communiqué. « L’empreinte carbone de l’ensemble de l’entreprise peut être encore réduite grâce à l’utilisation de la chaleur résiduelle », ajoute Andrea Gerber, responsable du développement durable du groupe Hilcona.

  • Les secteurs des matériaux de construction et du recyclage unissent leurs forces

    Les secteurs des matériaux de construction et du recyclage unissent leurs forces

    L’association professionnelle arv Baustoffrecycling Schweiz et l’Association Suisse de l’Industrie des Graviers et du Béton FSKB unissent leurs forces pour un avenir durable de l’industrie de la construction et du recyclage. Elles se sont regroupées au sein de l’association professionnelle Cycle des matériaux de construction Suisse, informe la nouvelle association professionnelle dans un communiqué. Matériaux de construction en circuit fermé Suisse représente plus de 1000 sites d’extraction de gravier, centrales à béton et centres de recyclage suisses et couvre ainsi plus de 80% des entreprises actives dans l’extraction et le recyclage de matériaux de construction minéraux.

    Chez Baustoff Kreislauf Schweiz, on est convaincu que l’avenir appartient à l’économie circulaire. Dans son propre domaine, l’association veut exploiter les matériaux de construction minéraux de manière écologique et les maintenir en circuit grâce à des technologies et des méthodes innovantes. Les gravières doivent être renaturées après la fin de l’extraction du gravier pour servir d’habitat à la faune et à la flore. De cette manière, la nature est « tout naturellement intégrée dans l’économie circulaire », indique le communiqué.

    Parallèlement, Baustoff Kreislauf Schweiz met l’accent sur l’approvisionnement de la Suisse en gravier et en béton. Les grandes surfaces nécessaires au traitement des matériaux de construction minéraux, qui sont liées au site, se font de plus en plus rares en raison des dispositions de protection et de leur utilisation à d’autres fins, explique l’association. Elle veut donc s’engager « pour que l’approvisionnement des chantiers en matériaux de construction de haute qualité reste garanti à l’avenir et que ces matériaux soient traités de manière appropriée en vue de leur réutilisation ».

  • Mise en œuvre d’un projet solaire de grande envergure sur le site de production d’un fabricant de produits pharmaceutiques

    Mise en œuvre d’un projet solaire de grande envergure sur le site de production d’un fabricant de produits pharmaceutiques

    Le fabricant de médicaments Takeda construit actuellement une installation photovoltaïque sur son site de production de Pierre-à-Bot à Neuchâtel. Les panneaux solaires y seront installés sur un terrain inutilisé et sur les toits des parkings. L’installation aura une capacité de 3,7 mégawatts par an et produira 4 gigawattheures d’électricité. Cela correspond à 25% de la demande annuelle. La mise en service est prévue pour début octobre 2024. L’investissement s’élève à 5 millions de francs suisses.

    Avec ce projet solaire, le fabricant japonais de médicaments et de vaccins dont le siège suisse est à Opfikon apporte une contribution importante à la décarbonisation, peut on lire dans son communiqué de presse. « Nous sommes heureux d’avoir pu réaliser ce projet ambitieux », a déclaré la conseillère municipale de Neuchâtel Violaine Blétry-de Montmollin, citée dans le communiqué. « Il s’inscrit pleinement dans notre concept énergétique »

    Pour ses propres activités, Takeda vise à atteindre zéro émission nette dans le monde d’ici 2035. Dans ce cadre, l’entreprise suit actuellement une dizaine de projets sur son site de Neuchâtel, selon les informations fournies. Outre l’électrification, ils sont consacrés à la récupération de chaleur, à la suppression des énergies fossiles et des fluides frigorigènes ainsi qu’à la biodiversité.

    Le site de production de Neuchâtel a été acquis par Takeda il y a cinq ans dans le cadre du rachat de son concurrent irlandais Shire. Le site, qui emploie près de 700 personnes de 20 nationalités différentes, est spécialisé depuis 25 ans dans la production de médicaments destinés au traitement des troubles de la coagulation sanguine (hémophilie). Ils sont livrés dans plus de 80 pays.

  • Holcim crée des cadres de 1,5 degré pour l'industrie du ciment

    Holcim crée des cadres de 1,5 degré pour l'industrie du ciment

    Holcim annonce le lancement du premier cadre scientifique au monde pour la décarbonisation de l’ industrie du ciment. Cela a émergé d’un partenariat avec la Science Based Targets Initiative ( SBTi ). Auparavant, Holcim, indépendamment du SBTi, avec un groupe d’experts du monde universitaire, de la société civile et de l’industrie, avait développé un tel cadre pour parvenir à la décarbonation de l’industrie « de manière rigoureuse et scientifiquement fondée ». Le producteur de matériaux de construction a réaligné ses propres objectifs climatiques zéro net pour 2030 et les a soumis au SBTi pour validation.

    Pour la première fois, les entreprises cimentières ont un plan clair « sur la manière d’aligner leurs stratégies de décarbonation avec la science du climat », Alberto Carrillo Pineda, co-fondateur et CTO de SBTi, est cité dans le communiqué. « Le passage à des technologies à faible émission de carbone est essentiel à la viabilité à long terme de l’industrie. » C’est pourquoi le SBTi encourage tous les fabricants de ciment à « fixer des objectifs fondés sur la science et à jouer leur rôle dans la construction d’une économie résiliente au changement climatique ».

    « Avec la croissance démographique et l’urbanisation croissante, le secteur de la construction a un rôle clé à jouer dans la construction d’un avenir net zéro », déclare Jan Jenisch, PDG de Holcim. Il s’agit de « construire mieux avec moins d’efforts ». Holcim encourage tous ses collègues à « nous rejoindre pour augmenter ensemble notre impact ». millimètre

  • Branch Collab – tout est là, tout est inclus

    Branch Collab – tout est là, tout est inclus

    Tout ce que l’utilisateur a à faire est d’apporter son appareil personnel – WiFi, imprimante, bars à café et tout ce dont il a besoin pour travailler sont déjà disponibles dans la Branch Collab. Et ici, vous ne travaillez pas seulement à votre propre table, mais aussi dans le salon de travail et dans les zones créatives, dans les halls, dans les grandes salles et au « work bar ». L’opportunité de rencontrer d’autres entrepreneurs et d’échanger des expériences autour d’un café décontracté est un grand avantage dans le travail créatif et le réseautage.

    Travailler en tant que projet communautaire
    Le nouvel espace de coworking permet l’échange d’idées et d’opinions, augmente la productivité et permet un travail plus ciblé. Des résultats plus durables et souvent plus non conventionnels sont obtenus en collaboration. De plus, le Branch Collab met à disposition des salles de réunion dotées d’équipements modernes, qui permettent d’organiser des présentations avec les clients et les employés dans un environnement professionnel.

    Environnement industriel
    Branch Collab est une initiative de Halter AG, qui a également déménagé son siège à Schlieren à JED l’année dernière. Le concept architectural de JED combine une infrastructure industrielle convertie de manière durable avec une nouvelle architecture de bureau pionnière et est entièrement conçu pour le transfert de connaissances, la créativité et l’innovation.

    Forfaits de réservation flexibles
    Les lieux de travail et les salles de réunion peuvent être loués de manière flexible et sur une base horaire ou journalière. Des forfaits attrayants offrent aux particuliers et aux petites entreprises des postes de travail Plug & Work modernes ainsi que des salles de réunion, des salons de travail et des salles de création – le tout associé à une gastronomie variée – du café-bar Caffetino avec sa propre torréfaction au restaurant Eve’s Kitchen.

  • Papieri Biberist – Le quartier de demain se crée aujourd'hui

    Papieri Biberist – Le quartier de demain se crée aujourd'hui

    Mi-2012, Hiag a acquis les locaux de l'ancienne papeterie de Biberist. La zone d'environ 277 000 m² d'espace industriel a été utilisée pour la production de papier pendant 150 ans. De ce fait, elle est très bien ancrée en tant que site industriel dans la région et est considérée comme une zone de développement d'importance cantonale. Le quartier est stratégiquement situé le long de l'A1 et de l'A5, entre les aires métropolitaines de Zurich, Bâle et Bassin lémanique. Au sein du pôle industriel de Soleure, le territoire Papieri bénéficie d'un réseautage avec de nombreuses entreprises et instituts de recherche ainsi que d'une infrastructure unique et performante sur le territoire. En plus de l'usage largement commercial-industriel, des lieux sont à créer sur le territoire où les usages de travail, de culture et de loisirs ainsi que de vie peuvent trouver de l'espace.

    Le quartier Papieri est idéalement situé et a vocation à devenir une destination dans le pays périurbain.

    Revitalisation du quartier
    En collaboration avec la commune et le canton, des travaux sont menés sur le passage à un plan de sous-zone contraignant : « Le plan de sous-zone est actuellement en cours de révision, qui englobera tout le périmètre de la zone », indique le promoteur du site responsable. Michele Muccioli à Immo!Nvest. « Nous prévoyons de 12 à 18 mois pour que le plan de zonage devienne juridiquement contraignant. Après que trois lignes complètes de machines à papier ont été vendues au cours des dernières années, les lignes restantes sont actuellement en vente. En outre, l'installation et la mise à disposition d'espaces utilisables continueront d'être encouragées. » Une vingtaine d'entreprises sont actuellement implantées sur le site, et environ 120 personnes ont leur emploi sur le papier. Des entreprises d'une grande variété de domaines sont situées ici. La prochaine étape est l'ouverture partielle du quartier dans le quartier de la gare de Biberist Ost. L'objectif est d'activer et de revitaliser le quartier. Selon Muccioli, cela est désormais possible car la vente et le démontage des grosses machines sont désormais terminés.

  • Mieux vaut tard que jamais

    Mieux vaut tard que jamais

    En fait, Brown-Boveri-Platz aurait dû être reconstruit et ouvert à l'été 2022. Mais les travaux de construction privés sur le parking à étages ont entraîné des retards : "Les raisons en sont le démarrage tardif de la construction du parking à étages et le déplacement important des travaux", a déclaré à Immo René Zolliker du service de planification des travaux de Baden ! Le démarrage des travaux est désormais prévu pour l'été 2023. Environ un an plus tard, à l'automne 2024, Brown-Boveri-Platz sera alors ouverte. La place repensée remplit deux fonctions fondamentales : D'une part, la place est un lieu de passage et de résidence pour les passants, les employés, les clients et les résidents pendant environ 300 jours par an. Deuxièmement, des événements publics ont lieu sur la place pendant environ 50 jours. « Le présent projet répond à ces deux exigences. La couronne d'arbres à deux rangées crée l'atmosphère qui devrait caractériser la nouvelle place de la ville, et l'espace ouvert intérieur de 40 x 50 m crée l'espace nécessaire pour des événements pouvant accueillir jusqu'à 2000 personnes », explique Zolliker. Fondamentalement, l'endroit est exempt de circulation motorisée. Font exception les livraisons de marchandises pour le transporteur ABB et le centre de transformation ainsi que les déplacements des véhicules de secours par les services de secours.

    Utiliser avec des repères
    Mais comment revitaliser habilement un espace au-dessus d'un garage de nos jours ? Le document de base sur l'utilisation de l'espace avec plusieurs repères a déjà été rédigé pour le concours dans un processus large : En journée, l'accès à l'industrie, au commerce, à l'éducation, à la culture et aux loisirs doit être garanti. L'après-midi, la place servira de parvis aux salles de transformation, aux cinémas et à l'hôtel, ainsi qu'un espace extérieur pour le centre des congrès. Dans l'équipe de projet dirigée par le service urbanisme et construction, outre l'aménageur mandaté, les services municipaux génie civil, atelier, écologie urbaine, marketing territorial, urbanisme, culture et la police municipale étaient représentés. ABB Immobilien AG, Regionalwerke AG Baden et l'équipe de planification Hochhaus Ost / Parkhaus Brown-Boveri-Platz ont également participé au processus de planification. Le plus gros obstacle a été l'approbation du crédit de construction par le conseil des résidents. Mais maintenant, il devrait enfin commencer.

  • L'ancienne filature de Turgi devient un centre commercial et industriel

    L'ancienne filature de Turgi devient un centre commercial et industriel

    Limmatkraftwerke AG souhaite transformer l’ancienne filature de coton classée dans le centre de Turgi en un complexe commercial moderne en louant 7000 mètres carrés d’espace pour des bureaux, des studios, la production ou le stockage dans les parties centrale et ouest du bâtiment. Les locaux peuvent être loués à partir du 1er avril. Dans un communiqué de presse du propriétaire Limmatkraftwerke AG, une filiale de Regionalwerke AG Baden , il est dit que les locataires pourraient concevoir et agrandir les chambres en fonction de leurs besoins, dans la mesure du possible sur place.

    «Nous aimerions voir un mélange vivant et inspirant de divers secteurs commerciaux et industriels dans la filature de Turgi», a déclaré Martin Schoop, président du conseil d’administration, qui vit lui-même à Turgi. Il veut promouvoir le caractère d’un centre économique moderne à Turgi en transférant une partie des revenus pour la promotion de Turgi. Schoop: « Une partie de la rente sert à alimenter un fonds censé promouvoir ce sens de la communauté. »

    La filature, qui a été construite en 1826 et était la plus grande entreprise de filature de Suisse jusqu’en 1858, est située dans le centre de Turgi et est facilement accessible. Selon l’annonce, il y a suffisamment de places de parking disponibles et la filature est à distance de marche de la gare de Turgi.

    La refonte accorde également une attention à la durabilité. deux parkings doivent être équipés de bornes de recharge pour véhicules électriques. Le bâtiment doit être alimenté en chauffage urbain par le KVA Turgi et à l’avenir, il sera à nouveau alimenté en électricité par la centrale hydroélectrique voisine exploitée par Limmatkraftwerke AG.

    Limmatkraftwerke AG considère cet achat comme une décision stratégique. Schoop: «Nous exploitons l’une de nos centrales électriques juste à côté du bâtiment de la filature. Grâce à l’achat de la filature, nous pouvons également assurer l’exploitation de cette centrale sur le long terme. »En tant que propriétaire, l’utilisation du bâtiment peut être coordonnée de manière optimale avec l’exploitation de la centrale.

  • Les effets de la pandémie sur l'industrie et la construction s'affaiblissent

    Les effets de la pandémie sur l'industrie et la construction s'affaiblissent

    Selon un communiqué de l’Office fédéral de la statistique ( OFS ), la production du secteur secondaire en Suisse a baissé de 4,4% en glissement annuel au troisième trimestre 2020. Dans le même temps, les ventes des entreprises suisses de l’industrie et de la construction ont chuté de 6,3%. La pandémie de coronavirus «continue donc à laisser sa marque sur le secteur secondaire», écrivent les analystes de l’OFS. Par rapport au trimestre précédent, cependant, les baisses n’ont été «qu’à moitié environ».

    Dans le secteur industriel, la production a chuté de 5,1 pour cent d’une année sur l’autre au cours du trimestre sous revue. Un affaiblissement de la baisse a été observé sur les trois mois. C’était le plus fort en juillet à 6,7 pour cent. En août, la production était de 5,6 pour cent inférieure à celle de l’année précédente, en septembre, le moins s’est affaibli à 3,8 pour cent.

    Dans le secteur de la construction, la production a diminué de 0,4% au troisième trimestre de 2020 par rapport au troisième trimestre de 2019. Il y a eu une baisse de 7,2% dans la construction de bâtiments. En revanche, la production dans le génie civil et les autres industries de la construction a augmenté respectivement de 4,6 et 2,9 pour cent.

    Les ventes de l’industrie ont diminué de 7,9% au cours du trimestre de référence par rapport au même trimestre de l’année précédente. Des baisses progressivement plus faibles entre 9,7% en juillet et 5,6% en septembre ont été observées au cours des trois mois.

    Au troisième trimestre de 2020, les ventes dans le secteur de la construction ont chuté de 0,6% en dessous du chiffre de l’année précédente. Ici, la fourchette allait d’un moins de 6,9 pour cent dans la construction de bâtiments à un plus de 5,1 pour cent dans le génie civil.