Étiquette : KI

  • Entre la dynamique de l’IA et la stabilité des services

    Entre la dynamique de l’IA et la stabilité des services

    En Suisse, la croissance de l’emploi au deuxième trimestre 2025 n’était que de 0,6%. La moyenne à long terme est de 1,3 %. L’Allemagne stagne, la France enregistre même un recul, seules l’Italie et le Royaume-Uni affichent encore une croissance, bien qu’inférieure à la norme. En Suisse, les secteurs des services sont diversement touchés. Alors que les secteurs de la santé et de l’éducation connaissent une croissance robuste, le secteur des TIC affiche une baisse de 1,4% et perd près de 3 000 emplois

    Les TIC s’affaiblissent
    Le secteur des TIC a été un moteur de croissance pendant des années. Actuellement, une combinaison de gains de productivité grâce à l’intelligence artificielle, l’automatisation et la prudence conjoncturelle provoque un ralentissement sensible. Les tâches de routine sont automatisées et la demande en développeurs de logiciels classiques diminue. Les postes juniors sont particulièrement mis sous pression dans le cadre de l’utilisation de l’IA. Les tâches sont exécutées plus rapidement et avec moins de personnel, les opportunités d’entrée se font plus rares. En revanche, les rôles spécialisés dans l’architecture cloud, l’apprentissage automatique et la cybersécurité restent rares et recherchés

    Après une croissance parfois supérieure à la moyenne dans les TIC au cours des dernières années, on observe une phase de correction qui s’accompagne également d’un déplacement des profils de postes.

    Les services liés à l’État restent stables
    La situation est différente pour la santé, l’éducation et l’administration publique. Ces secteurs liés à l’État continuent de croître de manière stable, parfois même plus que la moyenne. Ils sont poussés par trois facteurs.

    • La démographie: le vieillissement des sociétés, les départs à la retraite et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée augmentent les besoins en matière de soins, d’assistance et d’éducation scolaire.
    • Initiatives politiques: les programmes et les incitations salariales encouragent de manière ciblée les nouvelles embauches, par exemple dans les soins ou l’éducation de la petite enfance, et assurent une croissance de l’emploi.
    • Limite de productivité : de nombreuses activités dans le domaine de l’éducation et du social ne peuvent guère être automatisées, le besoin en personnel reste constamment élevé (« effet Baumol »)

    La spécialisation est de mise
    Le marché du travail reste dual. Dans les secteurs liés à l’État, la croissance se poursuit, portée par les tendances sociales et politiques. Dans le secteur des TIC, la demande reste fondamentalement présente, mais se déplace davantage vers des rôles spécialisés et plus qualifiés. Les investissements dans le cloud, l’IA et la cybersécurité seront des moteurs d’emploi décisifs à long terme. La croissance de l’emploi à grande échelle n’est toutefois pas au rendez-vous. Les entreprises qui se concentrent sur les compétences de demain auront du succès sur un marché du travail en pleine mutation.

    Après des années fastes, 2025 marque un tournant en Suisse et en Europe. Recul dans le secteur des TIC, croissance robuste dans les services publics. La dualisation des tendances du marché du travail va s’accentuer. L’avenir est surtout aux compétences spécialisées et à tous les services liés à la santé, à l’éducation et à l’administration.

  • Cinq tendances en matière de mobilité font bouger le secteur immobilier

    Cinq tendances en matière de mobilité font bouger le secteur immobilier

    Le stationnement a longtemps été un sujet marginal. Aujourd’hui, il est considéré comme la clé de l’optimisation de la valeur des biens immobiliers. En effet, les espaces extérieurs, autrefois simples infrastructures, deviennent des facteurs de revenus stratégiques grâce à la technologie numérique. « Le parking n’est plus un mal nécessaire, mais un élément de la chaîne de création de valeur », explique Jakob Bodenmüller, CEO de Wemolo. Son entreprise gère plus de 3 500 sites à travers l’Europe, avec 2,5 millions de stationnements par jour, et voit un secteur se réinventer.

    1.La technologie free-flow, l’adieu à la barrière
    Les caméras remplacent les barrières avec reconnaissance des plaques d’immatriculation et permettent de gérer les parkings sans barrières physiques, sans perte de tickets et sans entretien. Les véhicules des utilisateurs sont identifiés numériquement et les utilisateurs autorisés se garent automatiquement. Cela permet de réduire les coûts d’exploitation jusqu’à 60 % tout en améliorant l’expérience client.

    Les quartiers à usage mixte sont les premiers bénéficiaires. Les commerçants, les prestataires de services et les résidents peuvent contrôler les espaces en fonction de leurs besoins, par exemple pour une durée limitée ou sur la base de quotas. Le stationnement de tiers est automatiquement détecté et sanctionné. Selon Wemolo, leur part diminue jusqu’à 85% au cours des premiers mois.

    2.Shared Parking – de nouvelles sources de revenus grâce à la coopération
    Ce qui est un supermarché le jour peut devenir un quartier résidentiel la nuit. Le parking partagé utilise des créneaux horaires libres sur des surfaces privées et les ouvre de manière contrôlée à des tiers. Les supermarchés, les immeubles de bureaux ou les centres commerciaux spécialisés réalisent ainsi des recettes supplémentaires pouvant atteindre 80 euros par place de stationnement et par mois sans investissement dans la construction.

    Pour les villes, ce modèle est une bouffée d’oxygène. Près d’un tiers du trafic en centre-ville est dû à la recherche d’une place de parking. Si le stationnement privé peut être contrôlé numériquement, le trafic peut diminuer et l’efficacité de l’espace peut augmenter. « Nous orchestrons au lieu d’ouvrir et le contrôle reste toujours à l’opérateur », souligne Dominic Winkler

    3.L’e-mobilité comme modèle commercial
    Les points de charge ne sont pas seulement une obligation réglementaire, mais un moteur de chiffre d’affaires. Ceux qui se chargent restent plus longtemps, un avantage mesurable pour le commerce. Des études montrent que chaque minute de charge supplémentaire prolonge la durée de séjour et augmente le chiffre d’affaires de plus d’un pour cent.

    En associant l’e-mobilité et le stationnement intelligent, l’infrastructure de recharge peut être gérée de manière dynamique, tarifée ou proposée comme service premium. L’intégration dans le système de gestion du stationnement réduit considérablement les efforts et renforce en même temps la performance ESG d’un bien immobilier.

    4.Parking Intelligence utilise les données comme outil de gestion
    Les données de stationnement deviennent une intelligence d’entreprise. Les indicateurs collectés automatiquement fournissent des informations sur le taux d’occupation, le temps passé dans le parking, la fréquentation des clients et les tendances saisonnières. Les gestionnaires d’installations et d’actifs peuvent s’en servir pour adapter les modèles de location, optimiser la planification du personnel ou développer des stratégies de commercialisation ciblées.

    Parking Intelligence crée pour la première fois une base de données pour les décisions d’implantation. L’espace de stationnement devient ainsi le miroir de la performance réelle des actifs, ce qui permet de le mesurer, de le comparer et de le gérer.

    5.Surveillance de l’espace par l’IA, du parking au capteur de portefeuille
    La prochaine étape de la numérisation se situe au-dessus de l’asphalte. des caméras à 360 degrés et des analyses IA surveillent les espaces extérieurs en temps réel, détectent les déchets, le vandalisme ou la neige et signalent automatiquement les tickets de service aux facility managers.

    Cela réduit considérablement les efforts de contrôle, les contrats de maintenance sont évalués objectivement et les normes peuvent être gérées de manière centralisée. C’est un avantage pour les portefeuilles de centaines de sites. Les premiers opérateurs testent déjà comment les données de surveillance peuvent être utilisées pour optimiser les sites.

    Le parking comme nouvel actif
    L’avenir de l’immobilier ne se trouve plus seulement dans les bâtiments, mais aussi en amont. L’Expo Real 2025 a montré que celui qui pense le parking de manière numérique change le modèle économique d’un bien immobilier.

    « Le défi n’est pas de connaître les tendances, mais de les mettre en œuvre », explique Bodenmüller. La gestion des parkings devient l’interface entre la mobilité, l’ESG et la création de valeur. Un marché dynamique où l’immobilisme appartient définitivement au passé.

  • Chatbots une réponse sur trois est fausse

    Chatbots une réponse sur trois est fausse

    Dans l’analyse internationale de Newsguard, dix des chatbots les plus utilisés, dont ChatGPT, Gemini, Perplexity et Claude, ont été testés pour leurs réponses à des sujets d’actualité. Le taux d’erreur est en moyenne de 35%, soit presque le double de l’année précédente. Les questions sur la politique, la santé et les événements internationaux sont particulièrement touchées. De nombreux systèmes traitent les sources douteuses comme des médias d’information éprouvés et relaient la désinformation même lorsqu’elle a été délibérément placée pour tromper.

    Exemples de fausses nouvelles propagées
    L’étude montre de manière proéminente combien l’IA est souvent manipulée par des scandales inventés et des citations politiques. Par exemple, six systèmes sur dix ont faussement confirmé que le président du parlement moldave avait insulté son peuple en le traitant de « troupeau de moutons ». Il s’agit d’un faux, avec un enregistrement sonore généré par l’IA et un site d’information factice. Dans un autre cas, un chatbot a répandu la rumeur selon laquelle le président ukrainien possédait des biens immobiliers d’une valeur de 1,2 milliard de dollars, une histoire inventée de toutes pièces et basée sur une prétendue lanceuse d’alerte qui n’a jamais existé.

    Différences entre les modèles
    Alors que Claude, l’assistant IA, est considéré comme le plus fiable avec un taux d’erreur de seulement 10 %, Gemini se situe autour de 17 %. Les chatbots tels que Perplexity, Grok, You.com, Mistral et Meta oscillent entre 33 et 57% d’erreurs. Aujourd’hui, les systèmes répondent immédiatement dans presque tous les cas. Même lorsqu’ils utilisent des informations trop peu validées et qu’ils acceptent de perdre en qualité.

    Sources et volonté de renseigner
    L’augmentation du taux d’erreur est avant tout liée à la volonté de renseigner des modèles. Alors qu’auparavant ils préféraient ne rien dire, ils fournissent désormais toujours une réponse. Même pour des sources incertaines ou manipulées. Les chatbots risquent notamment d’amplifier les réseaux de propagande ou la désinformation des médias sociaux sans faire preuve d’esprit critique, notamment lorsqu’il s’agit d’informations provenant de régions où les sites Web sérieux sont rares ou de campagnes politiques.

    Conséquences pour la sécurité de l’information
    La diffusion automatisée et convaincante de fausses informations par les chatbots d’IA augmente la dynamique de risque dans le paysage médiatique. Les fact-checkers avertissent que la désinformation s’infiltre subtilement dans la vie quotidienne et façonne la conscience sociale. Souvent difficile à détecter et donc d’autant plus lourde de conséquences ! L’assurance qualité des systèmes d’information basés sur l’IA devient donc un défi central pour l’avenir de l’information numérique.

  • Un centre mondial pour l’intelligence artificielle

    Un centre mondial pour l’intelligence artificielle

    Le nouveau supercalculateur alpin, qui a été mis en service en février 2024 au Swiss National Supercomputing Centre de Lugano, est un élément essentiel de cette initiative. Avec plus de 10 000 processeurs graphiques, il compte parmi les ordinateurs les plus puissants au monde et offre aux scientifiques suisses une infrastructure qui n’était jusqu’à présent disponible que pour les plus grandes entreprises technologiques.

    Développement de l’IA axé sur des secteurs spécialisés
    Plutôt que de développer des modèles d’IA généraux, la Suisse se concentre sur des solutions spécifiques à certains secteurs, notamment la robotique, la médecine, les sciences du climat et le diagnostic. D’ores et déjà, l’EPF de Lausanne a publié un modèle d’IA médicale spécialement conçu pour le secteur de la santé.

    Des modèles d’IA ouverts et transparents
    L’organisation mise délibérément sur la transparence et l’open source. Contrairement aux modèles propriétaires des grands groupes, les nouveaux grands modèles linguistiques de la Suisse doivent être compréhensibles par tous. Cela concerne aussi bien les données utilisées que les méthodes d’entraînement et les résultats.

    La recherche pour la souveraineté numérique
    Le vice-président de l’ETH pour la recherche, Christian Wolfrum, souligne l’importance pour l’indépendance numérique de la Suisse : « La science doit jouer un rôle de pionnier pour ne pas laisser l’IA aux seules multinationales. C’est la seule façon de garantir une recherche indépendante et la souveraineté numérique »

    Un grand volume de calcul pour des objectifs ambitieux
    Au cours des 12 prochains mois, il est prévu d’utiliser dix millions d’heures de GPU sur le supercalculateur alpin. Cela correspond à une énorme puissance de calcul, car avec un GPU, le même volume devrait fonctionner en continu pendant 1’100 ans. La Suisse pose ainsi de nouveaux jalons dans la recherche en IA.

    L’IA pour l’industrie et l’administration
    L’initiative ne doit pas seulement profiter à la science, mais aussi aux entreprises suisses, aux start-ups et aux administrations publiques. Gerd Niehage, CTO de Swisscom, considère cette initiative comme un élément important pour l’avenir numérique de la Suisse : « Elle accélère la transformation numérique et crée de nouvelles compétences dont notre pays a besoin pour devenir un leader dans le domaine de l’IA générative »

    Coopération internationale et création de réseaux
    Pour faire avancer leurs recherches, l’ETH Zurich et l’EPFL collaborent étroitement avec le Swiss Data Science Center et une douzaine d’autres universités et instituts de recherche suisses. En outre, l’initiative fait partie du réseau européen d’excellence en IA, qui regroupe une quarantaine de sites de recherche de premier plan en Europe dans le domaine de l’IA.

    L’initiative envoie ainsi un signal clair. La Suisse se positionne comme une plaque tournante mondiale de premier plan pour le développement de technologies transparentes et responsables
    Technologies d’IA.

  • Construire en bois en économisant les ressources

    Construire en bois en économisant les ressources

    La fabrication manuelle de bardeaux de bois dans l’espace alpin a inspiré des chercheurs de l’Empa et de l’ETH Zurich pour une approche novatrice. Ils ont mis au point un procédé permettant de transformer des baguettes de bois fendues en panneaux de matériau. Contrairement au traitement traditionnel, il est possible d’utiliser du bois de feuillus de faible qualité. L’objectif est de produire des panneaux dont les propriétés mécaniques sont proches de celles du bois massif.

    Efficacité énergétique et matérielle grâce au traitement sans copeaux
    Dans la production traditionnelle de bardeaux, les billes de bois sont fendues le long de la fibre. Un procédé qui nécessite un minimum d’énergie et pratiquement aucun déchet. Ce principe est désormais appliqué aux applications industrielles. Grâce à un processus de fendage en deux étapes et à un dispositif nouvellement développé avec une tête de fendage à plusieurs lames, plusieurs bûches peuvent être produites simultanément, y compris à partir d’essences de feuillus qui étaient jusqu’à présent principalement brûlées.

    Intelligence artificielle pour le tri du bois
    Un élément central du nouveau procédé est l’utilisation de l’intelligence artificielle pour évaluer les barres de bois. Une caméra linéaire capture des images haute résolution de chaque barreau, qui sont analysées par un réseau neuronal. Cela permet de déterminer des propriétés importantes telles que la rigidité, indépendamment de l’essence, de la forme ou de la taille du bois. Cette sélection basée sur les données devrait permettre à l’avenir une disposition ciblée des barres afin d’optimiser encore les propriétés mécaniques des panneaux.

    Panneaux pour éléments porteurs avec potentiel
    Même sans tri, les premiers démonstrateurs montrent une grande efficacité des ressources et de bonnes propriétés mécaniques. Les chercheurs voient dans ce procédé un grand potentiel pour les éléments porteurs dans la construction. Les défis actuels concernent le collage, la mise à l’échelle et la prédictibilité des propriétés des matériaux. Néanmoins, le procédé offre des perspectives prometteuses pour l’utilisation du bois dans un secteur de la construction en pleine mutation.

    La recherche est regroupée de manière stratégique
    Le projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Mainstreaming Wood Construction », qui promeut une utilisation accrue du bois dans la construction. Dans le cadre de cette initiative, un nouveau centre de recherche est prévu. Le « Center for Wood Materials and Structures » doit regrouper les compétences de l’Empa et de l’ETH Zurich et donner de nouvelles impulsions à la transformation du bois tout au long de la chaîne de création de valeur.

  • Avenir de la promotion économique dans le canton de Zurich

    Avenir de la promotion économique dans le canton de Zurich

    Depuis plus de 15 mois, vous codirigez avec Markus Müller la promotion économique du canton de Zurich.
    Quels enseignements avez-vous tirés ?
    Le site de Zurich se distingue par sa taille économique au sein de la Suisse. Cela exige aussi que nous nous engagions fortement non seulement dans des thèmes cantonaux, mais aussi sur la scène nationale et parfois internationale. Nous nous engageons ainsi pour la Suisse en tant que lieu d’implantation de l’IA ou faisons profiter des partenaires internationaux de nos connaissances sur les applications de l’IA dans l’économie.

    Parallèlement, je trouve que l’étroite collaboration entre l’économie, la science et l’administration ainsi que la politique permet d’atteindre les objectifs lorsqu’il s’agit de créer des conditions-cadres durablement attrayantes.

    Pourriez-vous nous donner un bref aperçu des priorités actuelles de la promotion économique dans le canton de Zurich ?
    Les principales priorités sont les suivantes :

    Comme je viens de l’évoquer, le développement de facteurs d’implantation attractifs à long terme. Grâce à un dialogue étroit avec les milieux économiques et scientifiques, nous identifions les tendances à un stade précoce et donnons des impulsions ciblées pour le développement du site.

    La promotion de l’innovation et le renforcement de nos secteurs clés que sont la finance, les TIC, les sciences de la vie, l’alimentation, les technologies propres et les hautes technologies.

    La préservation et le renforcement de la diversité de la structure sectorielle. Dans ce contexte, nous accompagnons également les entreprises qui souhaitent s’implanter ici – de la recherche de sites aux autorisations.

    C’est sur ces trois piliers que reposent nos projets, programmes ou initiatives.

    Quelles sont les visions à long terme de la promotion économique cantonale en ce qui concerne le développement du site ?
    L’attractivité d’un site économique dépend d’un grand nombre de facteurs divers. Ceux-ci vont des réglementations adaptées aux groupes cibles et des prestations numériques des autorités à une forte capacité d’innovation en passant par un aménagement des surfaces économiques tourné vers l’avenir.Nous poursuivons l’objectif d’être un site économique et d’innovation attractif, leader et tourné vers l’avenir pour les entreprises et la population, avec un rayonnement international.

    Zurich est l’un des lieux de résidence les plus chers au monde. Les prix élevés de l’immobilier et des loyers deviennent de plus en plus pénalisants, y compris pour les entreprises. Que peut faire la promotion économique pour y remédier ?
    Nous nous engageons à différents niveaux non seulement pour l’attractivité et la prospérité de l’espace économique, mais aussi pour une qualité de vie élevée et excellente. A cet égard, la disponibilité de logements joue également un rôle. Une application concrète se trouve par exemple dans notre Innovation Sandbox pour l’intelligence artificielle. Dans la phase actuelle, nous accompagnons l’utilisation de l’IA dans les demandes de permis de construire. Grâce aux résultats obtenus, nous espérons trouver des approches permettant de réduire les retards de construction et de rationaliser les processus d’autorisation de construire.

    L’aide au logement se situe également au niveau de l’office. Elle encourage la mise à disposition de logements locatifs à prix modérés grâce à des prêts attractifs.

    Le vieillissement de la population a un impact sur le secteur immobilier et le marché du travail. Quelle est l’importance de ce fait pour le canton de Zurich et comment pouvez-vous y répondre ?
    Le thème des décalages démographiques et de l’écart qui se creuse sur le marché du travail nous préoccupe depuis longtemps à différents niveaux. Au cours des prochaines années, de nombreux travailleurs expérimentés partiront à la retraite – ce qui renforce la concurrence pour les talents.

    D’une part, nous élaborons différents projets dans le domaine du recrutement et du maintien du personnel qualifié ainsi que de la participation au marché du travail. Parallèlement, nous sommes actuellement en train de développer de nouvelles approches transversales sur le thème de la démographie, qui devraient avoir un impact à plus long terme. Une chose est claire : relever le défi de la démographie doit être pensé de manière systémique, ce qui implique de réunir autour de la table de nombreuses parties prenantes.

    Comment voyez-vous le rôle du canton dans l’espace économique de la Greater Zurich Area ?
    La Greater Zurich Area est l’un des sites économiques les plus innovants d’Europe – et le canton de Zurich y joue un rôle central. En tant que site d’innovation de premier plan, nous créons les conditions générales dont les entreprises ont besoin pour se développer avec succès. Ainsi, les autres cantons de la Greater Zurich Area profitent également de notre position forte.

    En tant que moteur économique de la Suisse, le canton de Zurich est également le plus grand bailleur de fonds de la Greater Zurich Area. Notre directrice, la conseillère d’État Walker Späh, est également présidente du conseil de fondation de la Greater Zurich Area. En outre, le canton de Zurich est activement représenté dans la Greater Zurich Area par les deux villes de Winterthur et de Zurich. Nous pouvons ainsi faire valoir nos intérêts de manière optimale et coordonner les activités du site économique Greater Zurich Area avec les nôtres.

    Comment se déroule la coopération avec les autres cantons au sein de la Greater Zurich Area ?
    Quels sont les projets communs en cours ?
    La coopération au sein de l’organisation du site économique Greater Zurich Area se concentre principalement sur les questions d’implantation. Nous travaillons en étroite collaboration avec d’autres cantons dans le cadre de diverses autres constellations et commissions. Par exemple, dans l’espace métropolitain de Zurich, mais aussi à un niveau géographique plus petit, comme dans la vallée de la Limmat. Tous les cantons ne sont pas toujours membres de la Greater Zurich Area.

    Les projets actuels de collaboration sont par exemple la 2e phase de l’Innovation Sandbox pour l’intelligence artificielle, dans laquelle le projet de permis de construire mentionné est également subordonné, ou encore le repositionnement de la promotion économique régionale de Limmatstadt, dans laquelle nous pensons et cherchons des solutions au-delà des frontières cantonales dans des espaces fonctionnels.

  • Microsoft encourage l’innovation suisse en matière d’IA

    Microsoft encourage l’innovation suisse en matière d’IA

    La technologie d’inait est basée sur deux décennies de recherche en neurosciences et représente une rupture radicale avec les approches traditionnelles de l’IA. Au cœur de cette technologie se trouve une plate-forme cognitive appelée Digital Brain, qui comprend les relations de cause à effet, apprend de ses expériences et s’adapte avec souplesse à de nouvelles situations. Cela nous rapproche de l’objectif d’une intelligence générale semblable à celle de l’homme. Au-delà des limites étroites des systèmes actuels.

    Alliance stratégique à l’échelle mondiale
    Avec Microsoft à bord, inait veut désormais faire évoluer sa technologie à l’échelle mondiale. Le partenariat se concentre sur le développement de produits communs, les stratégies de mise sur le marché et les initiatives de co-vente. Le cloud Azure sert de base technologique, tandis que le réseau international de Microsoft ouvre la voie à de nouveaux marchés. Dans un premier temps, l’accent sera mis sur les secteurs de la finance et de la robotique.

    Révolution dans la fintech et la robotique
    Dans le secteur financier, l’IA d’inait doit établir de nouvelles normes, notamment grâce à des algorithmes de trading intelligents, des évaluations de risque plus précises et des solutions de conseil personnalisées. Dans l’industrie, l’IA crée de nouvelles opportunités pour les robots capables d’apprendre et d’agir dans des environnements dynamiques. L’objectif à atteindre est de permettre aux machines de maîtriser des tâches complexes de manière autonome et d’évoluer en permanence.

    La place économique suisse, source d’innovation
    Cette collaboration souligne le rôle de la Suisse en tant que hotspot pour le développement de l’IA orientée vers l’avenir. Pour Microsoft Suisse, ce partenariat est une étape stratégique. « La technologie d’inait, inspirée des neurosciences, est révolutionnaire », déclare Catrin Hinkel, CEO de Microsoft Suisse. « Nous voyons justement des opportunités de transformation immédiates dans la fintech et la robotique »

    Un jalon pour l’IA cognitive
    Le partenariat ne marque pas seulement une étape importante pour inait, mais aussi une impulsion d’innovation pour le marché mondial de l’IA. Avec le Digital Brain, une nouvelle approche voit le jour, qui comble un peu plus le fossé entre l’homme et la machine et qui a le potentiel de transformer des secteurs entiers.

  • L’IA accélère les cellules solaires en pérovskite pour le marché de masse

    L’IA accélère les cellules solaires en pérovskite pour le marché de masse

    Les cellules solaires en pérovskite atteignent déjà des rendements de plus de 26%, tout en étant légères, flexibles et peu coûteuses à produire. Elles sont considérées comme une alternative prometteuse aux modules traditionnels en silicium. Cependant, des défis tels que la stabilité à long terme et l’évolutivité font encore obstacle à leur utilisation industrielle.

    L’IA, clé de l’optimisation de la production
    L’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) étudie comment l’apprentissage automatique peut améliorer le processus de fabrication des cellules pérovskites. Des modèles d’apprentissage en profondeur analysent les propriétés des matériaux en temps réel et optimisent les paramètres pour une efficacité maximale.

    Détecter les défauts avant qu’ils ne se produisent
    À l’aide de techniques d’imagerie in situ, l’IA surveille la formation des couches minces et détecte les défauts à un stade précoce. Cela permet de corriger immédiatement les écarts de processus et d’éviter les productions de rejets coûteuses.

    Simulations pour une efficacité maximale
    Les simulations basées sur l’IA permettent d’adapter avec précision les conditions de production. Le contrôle du temps de trempe sous vide, en particulier, joue un rôle crucial. L’IA optimise ce processus afin de garantir la meilleure structure de matériau possible.

    La voie vers la commercialisation
    L’étude du KIT montre que l’IA est un moteur essentiel pour le développement du photovoltaïque à base de pérovskite. Cette technologie pourrait révolutionner le marché de l’énergie solaire et devenir industrialisable plus rapidement que jamais grâce à l’IA.

  • Une location efficace grâce à l’IA

    Une location efficace grâce à l’IA

    Le secteur immobilier suisse contribue à environ 20 pour cent du PIB, mais la numérisation est à la traîne. SMG Real Estate pose de nouveaux jalons avec une offensive d’innovation. Des plateformes comme ImmoScout24, Homegate et Flatfox proposent désormais des solutions entièrement numériques qui accélèrent la rédaction des annonces, simplifient les visites et optimisent l’ensemble du processus de location.

    Un élément central est la messagerie Flatfox, qui est intégrée sur les plateformes mentionnées. Cette solution de communication de type WhatsApp regroupe l’ensemble des échanges entre les candidats à la location et les propriétaires. Les visites, les candidatures et les promesses peuvent être gérées de manière transparente – sans le flot habituel d’e-mails.

    Annonces basées sur l’IA pour une efficacité maximale
    SMG Real Estate mise également sur l’automatisation pour la création d’annonces. Les agents immobiliers et les gestionnaires peuvent générer une annonce complète en quelques clics. En entrant l’adresse du bien immobilier, toutes les données pertinentes telles que la taille et l’équipement sont automatiquement complétées et un texte basé sur l’IA est généré.

    Cette innovation permet de gagner en moyenne 14 minutes par annonce. Extrapolé au grand nombre d’annonces quotidiennes, le gain de temps et d’argent est considérable. Il reste ainsi plus de temps pour l’activité principale – le contact direct avec les prospects.

    Des solutions d’avenir pour le secteur
    L’entreprise veut préparer le secteur immobilier suisse à l’avenir numérique. Les nouvelles technologies offrent non seulement confort et efficacité, mais contribuent également à la professionnalisation et à la compétitivité du secteur.

    Avec cette initiative, SMG Real Estate prouve que les innovations numériques transforment durablement le marché de l’immobilier et créent une véritable valeur ajoutée pour toutes les parties prenantes.

  • Des outils numériques pour réussir encore plus efficacement

    Des outils numériques pour réussir encore plus efficacement

    Dans la situation actuelle du marché, l’efficacité des processus de commercialisation et de gestion est plus importante que jamais pour les professionnels de l’immobilier. Une location ou une vente rapide signifie une réduction des coûts. En optimisant les opérations et la communication numériques, les agents immobiliers et les gestionnaires de biens gagnent un temps précieux qui leur permet de se concentrer sur l’essentiel : le service aux locataires et aux propriétaires. Les nouvelles solutions numériques de SMG Real Estate offrent un soutien idéal pour économiser du temps et de l’argent dans l’immobilier, tout en améliorant la qualité de la communication avec les clients.

    L’automatisation et l’intelligence artificielle (IA) sont deux nouveaux détails importants avec lesquels SMG Real Estate aide ses clients professionnels à rendre le processus de commercialisation plus efficace. Les nouveaux outils basés sur ces technologies facilitent et accélèrent considérablement le processus d’annonce. Il suffit d’entrer l’adresse et quelques données spécifiques sur le bien pour que l’annonce soit créée automatiquement. Le logiciel s’appuie sur la vaste base de données du CIFI.

    En quelques secondes, il crée en outre des textes d’objet concis et attrayants qui présentent de manière optimale les avantages spécifiques du bien immobilier. La nouvelle solution d’IA est intégrée de manière pratique et optionnelle dans l’interface utilisateur du Business Manager.

    Fidéliser les clients grâce à une communication rapide et professionnelle

    La communication avec les locataires potentiels est désormais beaucoup plus facile grâce aux outils Flatfox, qui sont également intégrés dans le Business Manager. Flatfox Messenger permet de gérer efficacement l’ensemble du processus de location. De la planification des visites à la gestion des candidatures en ligne, en passant par la génération automatique des refus, tout peut désormais être fait en quelques clics. Cette simplification permet de se concentrer sur les tâches essentielles, telles que l’accompagnement intensif des propriétaires et des locataires. Une fonctionnalité particulièrement utile est la vérification numérique des références, qui permet d’accéder rapidement à toutes les informations pertinentes sur les locataires potentiels et d’augmenter ainsi les chances de conclure rapidement une location.

    De plus, une meilleure qualification des prospects garantit que toutes les demandes de contact contiennent toutes les informations nécessaires pour qualifier les clients, y compris les aspects financiers pertinents. Les professionnels de l’immobilier obtiennent ainsi toutes les informations nécessaires à la prise de décision en un coup d’œil, ce qui augmente les chances de succès du processus de location et permet de conclure des contrats plus rapidement.

    Enfin, l’accès à un écosystème numérique complet, comprenant de nombreux autres services partenaires, est rendu possible. Les clients peuvent désormais accéder à toutes les offres de SMG Real Estate à partir d’un seul identifiant. Cela signifie qu’avec une seule connexion, ils ont accès à l’ensemble de l’écosystème SMG Real Estate, y compris les mises à jour quotidiennes du Business Manager et les services de tiers – le tout disponible de manière centralisée et conviviale.

    Nous avons déjà reçu de nombreux commentaires positifs de la part de nos clients actuels et nouveaux, qui ont testé les outils numériques de SMG Real Estate dans le cadre d’un test pratique. Les nombreuses réactions sont directement intégrées dans les processus de développement des solutions et services proposés et d’innovation. L’objectif est de permettre aux professionnels de l’immobilier en Suisse de louer et de gérer leurs biens de manière numérique avec un maximum d’efficacité et de professionnalisme.

  • Des capitaux frais pour la décarbonisation de l’immobilier

    Des capitaux frais pour la décarbonisation de l’immobilier

    L’éditeur de logiciels Optiml a levé 4 millions de dollars lors d’un tour de table de pré-amorçage. Selon un communiqué publié sur Linkedin, l’entreprise veut continuer à soutenir le marché de l’immobilier avec des logiciels pour les étapes de la décarbonisation dans le secteur. En tant que prestataire de services (Software-as-a-Service/SaaS), Optiml veut développer des programmes qui facilitent la gestion des données et fournissent des outils pour les décisions relatives aux actifs et aux portefeuilles. Pour ce faire, l’entreprise tient compte de l’évolution constante des réglementations et des conditions de marché, indique le communiqué. Grâce à des logiciels assistés par l’intelligence artificielle, les sociétés immobilières et les propriétaires peuvent planifier leurs travaux de réhabilitation et de rénovation en fonction du marché, tout en intégrant des objectifs de décarbonisation des biens.

    Le logiciel de rénovation et de décarbonisation de l’émanation de l’École polytechniquefédérale de Zurich(EPFZ), fondée en 2022, repose sur des années de recherche au sein du groupe de durabilité et de technologie de l’EPFZ (SusTec). Il utilise des algorithmes d’optimisation basés sur la science.

  • Siemens lance une suite basée sur l'IA pour les bâtiments neutres en carbone

    Siemens lance une suite basée sur l'IA pour les bâtiments neutres en carbone

    Siemens Smart Infrastructure lance une suite de bâtiments intelligents ouverte, interopérable et entièrement basée sur le cloud, a annoncé la filiale de Siemens basée à Zoug dans un communiqué de presse. Les différents groupes d’intérêt tels que les utilisateurs de bâtiments, les investisseurs immobiliers, les sociétés immobilières et les gestionnaires d’installations peuvent combiner numériquement leurs données de construction provenant de différentes sources sur le bâtiment X. La suite de bâtiments intelligents peut intégrer des logiciels tiers, dispose d’une gamme d’applications basées sur l’intelligence artificielle et la cybersécurité intégrée.

    « Nous pouvons désormais rassembler toutes les données générées par les systèmes dans les bâtiments intelligents dans un seul pool de données », a déclaré Matthias Rebellius dans le communiqué. Selon le membre du conseil d’administration de Siemens AG et PDG de Smart Infrastructure, cela permettrait « de mettre en œuvre plus rapidement des bâtiments intelligents », se rapprochant ainsi de la « vision de bâtiments autonomes et climatiquement neutres ». « Building X crée des résultats mesurables basés sur des données en termes d’efficacité, de performances et d’expérience utilisateur. »

    Un responsable de l’énergie, un responsable des opérations, un responsable de la sécurité et une visionneuse 360° sont actuellement disponibles sur le bâtiment X. La suite peut être obtenue sous forme de logiciel en tant que service sur la base d’un abonnement. En outre, Siemens propose Xcelerator Building Services, un programme basé sur Building X, dans lequel Siemens assume la responsabilité d’atteindre les objectifs des clients. Le rapport mentionne la réduction des coûts énergétiques et l’optimisation des systèmes à titre d’exemples.