Étiquette : Klimaneutralität

  • Feuille de route politique pour la neutralité climatique de la Suisse

    Feuille de route politique pour la neutralité climatique de la Suisse

    Le rapport final de POLIZERO cible la politique climatique suisse avec une clarté inhabituelle. Les dix prochaines années seront décisives pour l’économie, l’approvisionnement énergétique et la société. L’équipe de recherche a modélisé de nombreuses trajectoires. L’abandon des technologies fossiles, l’expansion massive du chauffage urbain et des capacités solaires ainsi que l’introduction rapide de l’électromobilité constituent les fondements de l’objectif « net zero ».

    Un regard sur l’Europe montre que c’est justement en période d’incertitude qu’une harmonisation ciblée avec les normes européennes devient un facteur de réussite. En particulier, l’intégration dans un marché commun de l’énergie et des réglementations harmonisées renforcent la sécurité de l’approvisionnement et accélèrent l’innovation.

    De la stratégie à la mise à l’échelle
    La fenêtre pour des choix décisifs se referme. A partir de 2035, l’accent sera mis sur la montée en puissance des technologies respectueuses du climat. Les modélisations montrent que l’éolien, la bioénergie, les carburants synthétiques et le captage du CO₂ dans l’industrie et les déchets seront au centre des préoccupations. En investissant et en imposant des contraintes, par exemple pour le remplacement des anciens systèmes de chauffage, la Suisse peut réduire sa dépendance vis-à-vis des importations d’énergie en hiver tout en permettant une mutation industrielle.

    Les mesures d’encouragement et les incitations à l’innovation agissent comme une aide au démarrage, mais sont complétées par la suite de manière ciblée par des instruments réglementaires plus stricts et le développement du commerce des émissions. Une politique ferme mais adaptable reste nécessaire pour faire face aux incertitudes géopolitiques et aux surprises technologiques.

    Mise en œuvre flexible, perspective claire
    L’étude recommande une approche équilibrée plutôt que des mesures individuelles radicales. Si la Suisse parvient à combiner des initiatives propres crédibles avec une coordination cohérente de l’UE, les chances d’atteindre l’objectif net zéro sont intactes. Il est essentiel que toute stratégie reste flexible. La capacité d’adaptation est d’autant plus importante que les marchés mondiaux et la recherche évoluent rapidement.

    Pour réaliser la neutralité climatique, il ne faut pas une recette parfaite, mais une direction clairement définie et de la persévérance politique. Les étapes décisives doivent être franchies dès maintenant. Pour une Suisse qui marque l’Europe de son empreinte en matière de protection du climat et de capacité d’innovation.

  • Nouveaux enseignements tirés de 45 000 permis de construire

    Nouveaux enseignements tirés de 45 000 permis de construire

    Le livre blanc « Retrofitting the Future, The Costs, Timelines, and Strategies Shaping Swiss Real Estate », réalisé en collaboration avec E4S, combine une analyse complète des données avec des recommandations d’action pratiques. L’objectif est de brosser un tableau réaliste de la rénovation en Suisse. Les chercheurs ont systématiquement étudié la dynamique des rénovations, tant en termes de vitesse et de coûts que de types de projets.

    Enseignements tirés de 45 000 permis de construire
    En analysant plus de 45 000 permis de construire délivrés, le rapport fournit pour la première fois un aperçu détaillé du rythme réel des rénovations en Suisse. Les résultats montrent que des tendances tout à fait positives se dessinent. Mais en même temps, il apparaît clairement que seule une petite partie des rénovations vise directement à améliorer l’efficacité énergétique. Ainsi, le changement vers des bâtiments plus respectueux du climat reste jusqu’à présent incomplet.

    Importance stratégique des fonds immobiliers
    Un aspect central du rapport est le rôle des véhicules d’investissement immobilier (REIV) dans la réalisation des objectifs climatiques d’ici 2050. Pour atteindre ces objectifs, les REIV doivent mobiliser en moyenne 13% de leurs actifs nets, soit 28,3 milliards de francs, pour des améliorations énergétiques. L’étude souligne toutefois de grandes différences entre les différents acteurs du marché en ce qui concerne la mise en œuvre de ces investissements. Certains devront se situer bien au-dessus de la moyenne des besoins.

    De nouveaux outils pour des décisions éclairées
    Ce livre blanc s’inscrit dans une série d’initiatives du CRML visant à fournir aux décideurs une base de données solide.

    PRESS Scores: Un système d’évaluation ESG complet pour plus de 126 fonds immobiliers suisses, qui prend en compte les critères environnementaux et sociaux.

    PRESS Index : Le premier indice boursier durable basé sur des indicateurs de performance ESG et offrant une transparence dans le secteur immobilier.

    Livre blanc ES-Score : Une analyse approfondie de 20 000 immeubles gérés par des REIV afin d’identifier les différences régionales et de définir les priorités d’investissement.

    Ces outils ont un objectif commun, ils rendent le changement dans le secteur immobilier mesurable et révèlent des domaines d’action qui sont souvent restés cachés jusqu’à présent. Cela permet de créer une base sur laquelle les décideurs peuvent non seulement réagir, mais aussi gérer de manière proactive.

    Focus sur les stratégies d’avenir
    « En combinant les données actuelles et les typologies de projets, nous pouvons passer d’une vision théorique et rétrospective à une lecture concrète et prospective des changements en cours », explique le Dr Nathan Delacrétaz, l’un des auteurs du rapport. Avec ses collègues, les professeurs Eric Jondeau et Fabio Alessandrini, il met en évidence le fait qu’il ne suffit pas de gérer le statu quo pour les bâtiments existants.

    Les chercheurs soulignent qu’à l’avenir, les REIV devront davantage miser sur trois approches stratégiques, l’adaptation de leurs portefeuilles par des acquisitions et des ventes ciblées, la rénovation des bâtiments existants et le développement de nouveaux immeubles à haute efficacité énergétique. La revalorisation ciblée des immeubles peu performants jouera également un rôle clé dans l’amélioration à long terme du bilan énergétique du secteur.

    Base quantitative pour la transition immobilière
    Le livre blanc fournit un rare aperçu de la dynamique réelle des activités de rénovation et de construction en Suisse. Il montre clairement que les permis de construire sont un indicateur central des progrès réalisés sur la voie de la neutralité climatique, mais qu’ils constituent également un rappel à l’ordre. En effet, ce n’est que si ces rénovations sont ciblées sur l’efficacité énergétique et la neutralité climatique que les objectifs fixés pourront être atteints.

  • BLKB Fund Management AG lance un fonds immobilier durable

    BLKB Fund Management AG lance un fonds immobilier durable

    La BLKB Fund Management AG, filiale de la Banque cantonale de Bâle-Campagne(BLKB) basée à Binningen, a lancé un premier fonds immobilier durable. Selon un communiqué, le BLKB (CH) Sustainable Property Fund doit investir principalement dans des immeubles à haute efficacité énergétique dans le nord-ouest de la Suisse et également dans les régions limitrophes de Berne, Suisse centrale et Zurich. Il s’adresse aux investisseurs qualifiés qui souhaitent investir dans un portefeuille immobilier de qualité à dominante résidentielle.

    La première émission porte sur un volume pouvant atteindre 160 millions de francs. La BLKB a ici également l’intention d’investir dans le fonds. Le produit de cette émission doit servir à l’acquisition d’un portefeuille immobilier d’une valeur marchande de 177 millions de francs. Le portefeuille, pour lequel la BLKB a déjà acquis sept des huit objets au cours des deux dernières années, se compose d’immeubles à haute efficacité énergétique et bien situés. Il se caractérise par une forte proportion de logements et un faible taux de vacance. Actuellement, 80% des valeurs immobilières du BLKB (CH) Sustainable Property Fund se trouvent dans le nord-ouest de la Suisse.

    « Le lancement du fonds immobilier durable axé sur le nord-ouest de la Suisse est une étape importante. Le secteur immobilier offre des opportunités de rendement intéressantes pour les investisseurs et a en même temps une grande influence sur l’efficacité énergétique, particulièrement importante pour la neutralité climatique », a déclaré Michel Molinari, CEO de BLKB Fund Management AG, cité dans le communiqué.

    La période de souscription devrait s’étendre du 24 juin au 23 juillet 2025, avec une libération le 30 juillet 2025.

  • Outil en ligne pour des processus industriels neutres pour le climat

    Outil en ligne pour des processus industriels neutres pour le climat

    L’industrie est confrontée au défi de passer des combustibles fossiles aux énergies renouvelables dans ses processus. Les pompes à chaleur haute température offrent une solution efficace sur le plan énergétique, en particulier pour les plages de températures comprises entre 100 et 200°C. Elles peuvent non seulement fournir de la chaleur de processus, mais aussi produire simultanément du froid, ce qui les rend particulièrement attrayantes pour de nombreux secteurs industriels.

    Carte technologique interactive pour les entreprises
    Dans le cadre du projet de recherche « Identification des pompes à chaleur industrielles pour la chaleur industrielle », le Fraunhofer ISE a développé un outil en ligne qui aide les entreprises de manière ciblée à choisir la bonne technologie de pompe à chaleur.

    L’outil offre :

    • La visualisation des technologies de pompes à chaleur disponibles en termes de température et de puissance
    • Affectation des pompes à chaleur à des processus industriels spécifiques (par ex. nettoyage, séchage, refroidissement)
    • Possibilités de consultation interactive pour les températures de processus dans différentes industries
    • Fiches d’information détaillées sur les processus en circuit fermé, les technologies de compression et les fluides frigorigènes

    Une contribution à l’industrie climatiquement neutre
    L’outil en ligne fait partie du thème de recherche « Industrie climatiquement neutre » de Fraunhofer, qui aide les entreprises à atteindre un approvisionnement énergétique neutre en CO₂.

    Il s’agit notamment de :

    • L’optimisation des potentiels d’économie d’énergie
    • Utilisation de la chaleur résiduelle industrielle
    • Intégration des énergies renouvelables (par ex. photovoltaïque pour l’auto-approvisionnement en électricité)
    • Solutions de stockage pour la chaleur, le froid et l’électricité

    Une attention particulière est également accordée au traitement des eaux usées industrielles, qui ne contiennent pas seulement de la chaleur perdue, mais souvent des résidus précieux tels que des métaux ou des acides. Ceux-ci peuvent être recyclés efficacement grâce à des technologies de récupération modernes.

    Participer et contribuer aux données
    Le pool de données de l’outil en ligne est en constante évolution. Les fabricants de pompes à chaleur et les industriels peuvent contacter le Fraunhofer ISE pour intégrer leurs données dans la plateforme et ainsi faire progresser le développement.

    Avec cette nouvelle solution numérique, le Fraunhofer ISE offre aux entreprises un outil efficace pour décarboniser les processus industriels et augmenter l’efficacité énergétique – une étape décisive sur la voie de la production climatiquement neutre.

  • Une « porte solaire » bio-inspirée régule les bâtiments de manière climatiquement neutre

    Une « porte solaire » bio-inspirée régule les bâtiments de manière climatiquement neutre

    Dans la nature, les structures végétales s’adaptent intelligemment à leur environnement, et l’architecture utilise désormais ces principes. Des chercheurs des universités de Fribourg et de Stuttgart ont mis au point le « Solar Gate », un système de façade qui réagit aux changements d’humidité et de température sans nécessiter de composants mécaniques ou électriques.

    Ce système d’ombrage adaptatif a été installé sur la livMatS Biomimetic Shell, un bâtiment de recherche de l’université de Fribourg. Il est basé sur des matériaux hygromorphes qui s’ouvrent et se ferment de manière autonome, comme des pommes de pin. Le système laisse ainsi entrer la lumière du soleil dans le bâtiment en hiver pour le réchauffer naturellement et le protège d’une chaleur excessive en été – en totale autonomie énergétique.

    l’impression 4D permet de réaliser des façades intelligentes
    Le secret de cette innovation réside dans l’association de matériaux cellulosiques biosourcés et d’une technologie d’impression 4D de pointe. La cellulose, une matière première renouvelable et abondante, réagit aux variations d’humidité en se dilatant ou en se contractant. L’équipe de recherche a utilisé cette propriété naturelle pour développer une structure à deux couches qui s’adapte automatiquement en fonction des conditions météorologiques.

    Les éléments fabriqués par impression 4D s’enroulent et s’ouvrent en cas de forte humidité, tandis qu’ils s’aplatissent et se referment en cas de conditions sèches. Le « Solar Gate » offre ainsi une toute nouvelle possibilité de réguler les bâtiments sans impact sur le climat.

    Construction énergétiquement efficace du futur
    Le secteur du bâtiment est responsable d’une grande partie des émissions de CO₂ dans le monde. Grâce à des matériaux biosourcés intelligents, les bâtiments peuvent réduire considérablement leur consommation d’énergie pour le chauffage, le refroidissement et la ventilation. Le « Solar Gate » montre comment les principes naturels et les technologies de fabrication modernes peuvent aboutir à des solutions architecturales durables.

    Avec ce système d’ombrage innovant, les chercheurs prouvent que les méthodes de construction durables peuvent être non seulement respectueuses de l’environnement, mais aussi efficaces et peu coûteuses. L’avenir de l’architecture pourrait ainsi se rapprocher considérablement de la nature.

  • De nouveaux projets de décarbonisation du secteur gazier lancés en 2025

    De nouveaux projets de décarbonisation du secteur gazier lancés en 2025

    L’EPFL et le fournisseur de gaz romand Gaznat ont signé un accord-cadre pour développer leur collaboration, selon un communiqué. Celui-ci prévoit trois appels d’offres pour des projets de recherche et développement susceptibles de contribuer de manière significative à un approvisionnement en gaz propre. Le premier appel d’offres est prévu pour début 2025.

    Les projets gagnants seront sélectionnés par un conseil scientifique composé de quatre représentants de chaque partie. Il s’agit notamment de Gilles Verdan, CEO de Gaznat, Wendy Lee Queen et Yasmine Calisesi de l’Energy Center de l’EPFL, ainsi que d’Edouard Bugnion, vice-président de l’EPFL. Un gestionnaire de programme coordonnera les appels d’offres et assurera le suivi des projets sélectionnés.

    L’EPFL et Gaznat ont déjà cofinancé 17 projets dans le cadre de trois appels d’offres. Gaznat a ouvert son laboratoire d’innovation à Aigle en 2023.

    Gaznat, dont le siège est à Lausanne, achète et transporte du gaz pour des entreprises partenaires en Suisse romande. L’entreprise souhaite que son offre soit climatiquement neutre d’ici 2050. « Grâce à notre collaboration en matière de recherche et développement avec l’EPFL, nous nous rapprochons de notre objectif de neutralité climatique et pouvons décarboniser notre industrie », ont déclaré René Bautz, président du conseil d’administration de Gaznat, et Gilles Verdan, CEO, cités dans le communiqué.

  • Les bâtiments comme puits de carbone

    Les bâtiments comme puits de carbone

    Le secteur de la construction est considéré comme l’un des plus gros émetteurs de CO2 au monde. Mais des projets comme « Beyond Zero » et l’initiative « Mining the Atmosphere » pourraient changer la donne. L’objectif est non seulement de réduire le gaz à effet de serre nocif, mais aussi de le capturer activement dans les matériaux de construction. Ces matériaux, testés dans la nouvelle unité NEST, pourraient révolutionner le béton et les matériaux d’isolation et avoir le potentiel de rendre le secteur de la construction climatiquement neutre, voire négatif en termes de CO2.

    Technologie testée sur le terrain
    Nathalie Casas de l’Empa explique que les « technologies à émissions négatives » (NET) sont la clé pour atteindre les objectifs climatiques : « Nous devons éliminer l’excès de CO2 de l’atmosphère pour atteindre l’objectif de 1,5 degré. Les NET, qui fonctionnent déjà en laboratoire et sont maintenant appliquées dans la construction, nous y aident » Casas souligne l’urgence d’agir, car les émissions continuent d’augmenter.

    La durabilité dans le secteur de la construction
    Corinne Reimann d’Implenia voit dans les NET une grande opportunité pour le secteur de la construction : « Les nouveaux matériaux nous permettent enfin de faire des progrès décisifs en matière de durabilité. Le secteur dispose ici d’un énorme levier, mais aussi de défis. Le prix et l’acceptation seront déterminants » Reimann insiste sur le fait que la fonctionnalité et la rentabilité des nouveaux matériaux doivent être garanties afin de permettre une utilisation à grande échelle.

    La contribution des architectes et des planificateurs
    Christoph Kellenberger, cofondateur d’OOS, considère l’implication précoce des architectes et des planificateurs comme un facteur décisif : « Grâce à nos connaissances, nous pouvons participer au développement des bons matériaux de construction dès le début et les intégrer dans la pratique de la construction. En outre, nous devons faire connaître au secteur le potentiel des matériaux qui stockent le CO2 et montrer les effets qu’ils permettent d’obtenir » Pour Kellenberger, la clé du succès réside dans une transmission transparente des connaissances et des solutions pratiques.

    Cadre politique et responsabilité sociale
    Outre l’innovation technologique, le secteur de la construction exige également un cadre politique et économique. Selon Casas et Kellenberger, une vérité des coûts claire est nécessaire pour encourager l’utilisation à grande échelle des NET. Les émissions de CO2 doivent être tarifées de manière équitable et des subventions pourraient aider à compenser les coûts initiaux plus élevés des nouveaux matériaux. « La transformation ne réussira que si tout le monde va dans le même sens – les politiques, les entreprises et la société », a déclaré Casas.

    Le projet « Beyond Zero » montre qu’il est possible de transformer les bâtiments en puits de carbone. Mais pour cela, il faut non seulement des solutions technologiques, mais aussi la volonté des responsables politiques, économiques et sociaux de s’engager dans de nouvelles voies. Le secteur de la construction a l’opportunité de passer du statut de l’un des plus gros émetteurs de CO2 à celui de pionnier de la transition climatique – et le potentiel pour y parvenir existe déjà.

  • Les Cités de l’énergie renforcent la politique climatique avec de nouvelles normes de certification

    Les Cités de l’énergie renforcent la politique climatique avec de nouvelles normes de certification

    L’association Cité de l’énergie veut à l’avenir soutenir ses 644 communes et villes membres sur la voie de la neutralité climatique. En 30 ans d’engagement, beaucoup de choses considérées au départ comme progressistes ont pu être établies comme standards, écrit Cité de l’énergie dans un communiqué correspondant. Afin de continuer à agir en tant que précurseur, la certification et le soutien des membres doivent être orientés de manière conséquente vers l’objectif zéro net.

    Le label Cité de l’énergie distingue les villes et les communes qui mènent une politique énergétique et climatique durable. A l’avenir, le processus de certification accordera une importance particulière aux stratégies et aux mesures visant le zéro net. Le communiqué cite comme exemples l’abandon du gaz naturel pour le chauffage et la promotion de la mobilité électrique. Pour obtenir la plus haute distinction en tant que Cité d’or, il faudra à l’avenir prouver que les stratégies et les mesures sont poursuivies de manière conséquente et qu’elles sont compatibles avec l’objectif zéro net. Parallèlement, Cité de l’énergie veut simplifier le processus de certification pour les petites communes.

    « Avec ces nouveaux instruments, Cité de l’énergie renforce son rôle de centre de compétences leader en matière de politique énergétique et climatique locale en Suisse », déclare Maren Kornmann, co-directrice de Cité de l’énergie, citée dans le communiqué. « Ainsi, Cité de l’énergie est la seule organisation à proposer un ensemble complet pour la planification, la mise en œuvre et le suivi de mesures nettes zéro au niveau local »

  • L’association Cité de l’énergie se concentre sur le zéro net

    L’association Cité de l’énergie se concentre sur le zéro net

    L’association Cité de l’énergie veut à l’avenir soutenir ses 644 communes et villes membres sur la voie de la neutralité climatique. En 30 ans d’engagement, beaucoup de choses considérées au départ comme progressistes ont pu être établies comme standards, écrit Cité de l’énergie dans un communiqué correspondant. Afin de continuer à agir en tant que précurseur, la certification et le soutien des membres doivent être orientés de manière conséquente vers l’objectif zéro net.

    Le label Cité de l’énergie distingue les villes et les communes qui mènent une politique énergétique et climatique durable. A l’avenir, le processus de certification accordera une importance particulière aux stratégies et aux mesures visant le zéro net. Le communiqué cite comme exemples l’abandon du gaz naturel pour le chauffage et la promotion de la mobilité électrique. Pour obtenir la plus haute distinction en tant que Cité d’or, il faudra à l’avenir prouver que les stratégies et les mesures sont poursuivies de manière conséquente et qu’elles sont compatibles avec l’objectif zéro net. Parallèlement, Cité de l’énergie veut simplifier le processus de certification pour les petites communes.

    « Avec ces nouveaux instruments, Cité de l’énergie renforce son rôle de centre de compétences leader en matière de politique énergétique et climatique locale en Suisse », déclare Maren Kornmann, co-directrice de Cité de l’énergie, citée dans le communiqué. « Ainsi, Cité de l’énergie est la seule organisation à proposer un ensemble complet pour la planification, la mise en œuvre et le suivi de mesures nettes zéro au niveau local »

  • L’université de Saint-Gall installe un nouveau système photovoltaïque

    L’université de Saint-Gall installe un nouveau système photovoltaïque

    L’Université de Saint-Gall(HSG) va mettre en place cet été une nouvelle installation photovoltaïque. Comme l’indique un communiqué, la nouvelle installation sera installée sur les toits de la maison des anciens élèves et de l’auditorium Hans Ulrich sur le site du centre de formation continue Holzweid(WBZ). Avec cette nouvelle installation, la HSG souligne son ambition d’atteindre la neutralité climatique nette zéro d’ici 2030, peut-on lire dans le communiqué.

    L’installation sera financée, construite et exploitée par les services municipaux de Saint-Gall (sgsw). Elle devrait fournir une puissance annuelle de 83 000 kilowattheures, ce qui correspond aux besoins annuels de 20 maisons individuelles, selon HSG. Les surfaces de toitures utilisées ont été identifiées par des étudiants de HSG dans le cadre d’un projet de master et leur adéquation a été analysée.

    « Nous sommes très heureux que l’installation puisse être réalisée après une longue planification », déclare Michael Domeisen, directeur de la HSG Stiftung, l’un des propriétaires des bâtiments du WBZ, cité dans le communiqué. « Il est important que le plus grand nombre d’entre nous contribuent à la production d’électricité durable. Les toits sont idéalement adaptés à la construction et à l’exploitation d’une installation photovoltaïque »

  • Changement de paradigme dans la planification énergétique

    Changement de paradigme dans la planification énergétique

    De nombreux pays se sont engagés à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Pour les systèmes de construction et d’énergie, cela implique une transition rapide des énergies fossiles vers les énergies renouvelables et une plus grande interconnexion entre les différents secteurs. Les bâtiments, la mobilité, l’industrie ainsi que l’électricité, la chaleur et les combustibles synthétiques doivent interagir et être planifiés de manière intégrée. Matthias Sulzer de l’Empa et Michael Wetter du Lawrence Berkeley National Laboratory affirment que les processus de planification actuels ne répondent pas à cette complexité et qu’un changement de paradigme est donc nécessaire.

    Processus de planification actuels – une pensée en silo
    Les processus de planification actuels sont organisés par disciplines, ce qui conduit à des résultats inefficaces et sous-optimaux. Les ingénieurs et les architectes travaillent les uns après les autres, au lieu de collaborer de manière interdisciplinaire. Cette approche linéaire, de type « cascade », laisse peu de place aux itérations et à l’optimisation du système global. Sulzer souligne que cette approche n’est plus suffisante pour répondre aux exigences des futurs systèmes énergétiques flexibles.

    Inspiration de l’industrie des puces
    Sulzer et Wetter proposent une approche de planification inspirée de l’industrie des puces. Alberto Sangiovanni-Vincentelli, scientifique en électronique et en informatique, a révolutionné la fabrication des puces avec son « Platform-based Design ». Ce concept utilise différents niveaux d’abstraction pour analyser et optimiser les systèmes de manière globale et crée des modèles universels pouvant être combinés de manière modulaire. Ce modèle pourrait également être appliqué aux systèmes de construction et d’énergie afin d’automatiser et de modulariser la planification.

    Avantages d’un processus de planification basé sur des modèles
    Un processus de planification basé sur des modèles impliquerait l’utilisation de modèles non seulement pour l’analyse, mais aussi pour la spécification et la construction de systèmes. Ces plans pourraient être combinés de manière modulaire afin de déterminer clairement la conception et la fonctionnalité d’un système. Cela révolutionnerait les processus de planification, de construction et d’exploitation et favoriserait la numérisation et l’automatisation nécessaires pour atteindre les objectifs ambitieux de décarbonisation.

    Projet pilote à l’Empa
    Le projet européen GOES, dirigé par l’Empa, est une première étape vers l’application de la « conception basée sur une plate-forme » dans le secteur de l’énergie. Sur le campus de l’Empa à Dübendorf, une installation pilote de 144 sondes géothermiques est développée comme première application de ce concept. L’objectif est de définir les différents niveaux d’abstraction de la prise de décision et de standardiser les interfaces.

    La mise en œuvre d’un processus de planification automatisé et modulaire est essentielle pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Sulzer et Wetter sont convaincus que ce changement de paradigme améliorera considérablement la flexibilité et l’efficacité des systèmes énergétiques. Cette approche offre une solution prometteuse pour relever les défis de la décarbonisation et garantir la sécurité d’approvisionnement.

  • La région de Bâle devient une plaque tournante pour l’hydrogène

    La région de Bâle devient une plaque tournante pour l’hydrogène

    H2-HUB Suisse, une association économique basée à Bâle et fondée en février, veut faire de la région de Bâle une plaque tournante de l’hydrogène dans le pays. Comme l’indique un communiqué de presse, de l’hydrogène vert sera produit à partir d’énergie solaire, hydraulique et éolienne et distribué dans toute la Suisse. Cela devrait contribuer à l’objectif de neutralité climatique de la Suisse.

    « L’UE fait résolument avancer le développement d’une économie de l’hydrogène depuis des années », déclare Dirk Mulzer, COO des services industriels de Bâle(IWB), cité dans le communiqué. « Des programmes de soutien ont déjà été lancés à cet effet dans toute l’Europe. La Suisse ne doit pas rater le coche »

    En février 2024, IWB, l’exploitant de stations-service Fritz Meyer AG/AVIA, GETEC, Port of Switzerland, le groupe énergétique VARO et la Chambre de commerce des deux Bâle ont donc fondé l’association H2-HUB Suisse à Bâle. L’objectif de l’association est de faire des ports rhénans de Muttenz BL et de Birsfelden BL un centre de production, d’importation et de distribution d’hydrogène pour la Suisse.

  • CKW s’attaque à la nouvelle centrale de chauffage au bois de Schüpfheim

    CKW s’attaque à la nouvelle centrale de chauffage au bois de Schüpfheim

    CKW remplace l’ancienne centrale de chauffage de Chlosterbüel à Schüpfheim par une nouvelle centrale de chauffage au bois performante. Le 29 février, le premier coup de pioche a été donné, informe CKW dans un communiqué. La nouvelle centrale énergétique sera principalement alimentée par du bois de chauffage provenant de la région. Pour couvrir les charges de pointe, il est prévu d’installer une chaudière hybride pour le fioul et l’électricité.

    La pièce maîtresse de la nouvelle installation est une centrale de cogénération avec technologie de gazéification. Elle permet de produire non seulement de la chaleur, mais aussi de l’électricité sans impact sur le climat. Selon Rafael Mesey, responsable des énergies nouvelles chez CKW, cité dans le communiqué, « plus les besoins en chaleur sont importants, plus la production d’électricité est élevée ». « Cela signifie qu’en hiver, nous produisons également du précieux courant d’hiver à pleine charge »

    Les travaux de génie civil et de construction de la nouvelle installation devraient être achevés cette année. L’installation et la mise en service de l’équipement technique sont prévues à partir de début 2025. Le stockage et la cheminée seront alors également montés.

    Parallèlement aux travaux de construction de l’installation, CKW s’attaque à la construction d’une nouvelle conduite de chauffage urbain. « Pour que la nouvelle centrale de chauffage puisse également être raccordée le plus rapidement possible à l’ancien réseau, les travaux de construction démarrent des deux côtés », explique M. Mesey. Les travaux devraient être terminés en août 2025. Ensuite, la première livraison de chaleur pourra être effectuée par la nouvelle centrale, estime Mesey.

  • Pratteln est approvisionné en chaleur sans impact sur le climat

    Pratteln est approvisionné en chaleur sans impact sur le climat

    La coopérative Elektra Baselland(EBL) a conclu un accord de grande envergure avec le prestataire de services énergétiques et immobiliers Getec Suisse pour l’approvisionnement en chaleur de l’agglomération de Pratteln. Selon un communiqué de presse, il s’agit d’utiliser la chaleur résiduelle du parc industriel Getec Park.Swiss situé à proximité, sur le site de Schweizerhalle. Cette source d’énergie, associée aux ressources déjà existantes que sont les rejets thermiques de la STEP du Rhin, le bois issu des forêts locales et le bois recyclé, doit permettre d’alimenter en chaleur les habitations, les bureaux, les commerces et les bâtiments publics. markus Vögele, chef de projet chez EBL, a déclaré dans le communiqué que « l’étendue des prestations possibles correspond assez précisément aux besoins ».

    Les rejets thermiques du Getec Park.Swiss, exploité par Getec, devraient être intégrés dans la coopération à hauteur d’au moins 26,5 gigawattheures d’électricité par an. Cela correspond aux besoins en chaleur d’environ 4500 ménages. Le traitement de cette quantité de chaleur dans la centrale de chauffage urbain d’EBL devrait permettre d’économiser 8300 tonnes de CO2 par an. L’objectif à long terme est de doubler la quantité de chaleur.

    « Nous sommes heureux de pouvoir, en collaboration avec EBL, approvisionner Pratteln en chaleur climatiquement neutre provenant de la région de Schweizerhalle et de contribuer ainsi activement à la réduction des émissions de CO2 », explique Urs Zimmerli, CEO de Getec Suisse.