Étiquette : klimaschutz

  • Zurich renforce le tournant énergétique avec un programme de 60 millions de francs

    Zurich renforce le tournant énergétique avec un programme de 60 millions de francs

    Les bâtiments font partie des plus gros consommateurs d’énergie dans le canton de Zurich. Environ 40 pour cent des besoins en énergie et un tiers des émissions de CO₂ sont imputables à ce secteur. Ces dernières années, les choses ont toutefois beaucoup évolué. Les innovations techniques, la taxe sur le CO₂ et les prescriptions cantonales portent leurs fruits.

    Avec le programme de promotion de l’énergie, le canton crée des incitations supplémentaires pour remplacer les chauffages fossiles, isoler les enveloppes des bâtiments ou moderniser les systèmes de distribution de chaleur. La demande de subventions reste élevée, alimentée par la révision de la loi sur l’énergie de 2022.

    Cadre financier jusqu’en 2029
    Pour la poursuite du programme, le Conseil d’État demande maintenant au Grand Conseil 60 millions de francs. Ces moyens doivent être complétés par des parts provenant de la taxe sur le CO₂ et du programme d’impulsion national. Pour autant que les prestations de la Confédération ne soient pas réduites, il en résulte un budget total pouvant atteindre 286 millions de francs pour les années 2026 à 2029.

    L’accent est mis sur les mesures dans le domaine du bâtiment. Les offres de conseil et d’information sont également soutenues, notamment pour les propriétaires qui souhaitent assainir leurs biens immobiliers sur le plan énergétique ou qui cherchent des alternatives avant l’interdiction des chauffages électriques prévue par la loi à partir de 2030.

    L’innovation et le biogaz en ligne de mire
    Outre les rénovations classiques des bâtiments, le canton encouragera davantage l’innovation à l’avenir. Un million de francs par an est mis à disposition pour chacun des projets pilotes qui testent de nouvelles technologies et de nouveaux procédés pour une utilisation ou un stockage efficace de l’énergie. Par ailleurs, 250 000 francs par an seront consacrés à la promotion du biogaz issu d’installations agricoles. Une source d’énergie prometteuse pour les processus industriels à haute température.

    Le programme de promotion de l’énergie allie ainsi protection du climat et création de valeur régionale. Il renforce l’innovation et agit en même temps comme un levier sur la voie du zéro net dans le parc immobilier zurichois.

  • L’innovation pour la rénovation des bâtiments pose de nouveaux jalons en Europe

    L’innovation pour la rénovation des bâtiments pose de nouveaux jalons en Europe

    HeiQ a reçu le prix allemand du développement durable pour sa technologie Xpectra, comme l’indique un communiqué. Le revêtement est pulvérisé sur les bâtiments et réfléchit jusqu’à 74% du rayonnement thermique. Le revêtement par pulvérisation facilite notamment la mise à niveau des bâtiments existants, indique le jury: « En décernant ce prix, le jury met en avant une innovation qui montre comment des technologies efficaces en termes de matériaux peuvent simplifier et accélérer la rénovation énergétique des bâtiments et contribuer ainsi efficacement à la protection du climat »

    Au sein du groupe HeiQ de Schlier, Xpectra est pris en charge par HeiQ Xpectra GmbH, basée à Regensburg en Allemagne. HeiQ recevra le prix le 4 décembre à Düsseldorf. L’entreprise prévoit maintenant de mettre sa technologie à l’échelle en Europe, en Amérique du Nord et dans la région Asie-Pacifique. « Le prix allemand du développement durable est un exemple de réussite pour HeiQ en tant qu’innovateur de matériaux deep-tech et pour notre engagement commun en faveur de l’innovation et du développement durable », a déclaré Oliver Zech, cité dans le communiqué. Il est le président du conseil d’administration de HeiQ RAS AG, également basée à Regensburg. « Cette distinction renforce notre position sur le marché et nous ouvre de nouvelles possibilités de commercialisation commune »

    HeiQ est une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich, elle est basée au centre d’innovation et de jeunes entrepreneurs IJZ et est membre de Start Smart Schlieren.

  • L’argile fait son grand retour

    L’argile fait son grand retour

    L’argile a fait ses preuves depuis des millénaires, elle est composée d’argile, de limon et de sable locaux, elle peut être utilisée sans processus de combustion à forte consommation d’énergie et elle est disponible de manière presque illimitée. Contrairement au béton, dont la fabrication avec la cuisson du calcaire génère des émissions de CO₂ considérables, l’argile marque des points avec une dépense énergétique minimale lors de l’extraction et de la transformation. Selon les estimations de différentes sources, la production de béton génère en moyenne 800 à 900 kg de CO₂ par tonne, alors que l’argile n’en produit souvent qu’un dixième, et généralement pas du tout, à condition qu’elle soit séchée naturellement

    Le pavillon d’argile à Horw
    Dans le cadre de « Think Earth », l’ETH Zurich, la HSLU et des entreprises industrielles coopèrent pour mettre en œuvre de manière innovante l’argile et le bois comme matériaux de base. Le pavillon en argile de Horw constitue une étape importante : des éléments en argile et en bois sont combinés sous forme hybride avec de l’Oulesse recyclé, un matériau de démolition mixte développé par Oxara. Les prototypes sont le fruit d’un échange étroit avec l’industrie du bâtiment et les étudiants. L’objectif est d’obtenir des éléments modulaires préfabriqués en terre crue d’une résistance fiable, polyvalents et démontables, pour des logements à plusieurs étages et une architecture flexible

    Avantages, défis et potentiel de recyclage
    L’argile est non seulement économe en énergie, mais elle est également capable de stocker le CO₂, en particulier lorsque des additifs organiques sont ajoutés – elle peut même avoir un effet positif sur le climat. Les matériaux de construction en argile peuvent être facilement séparés et réutilisés lors de la déconstruction des bâtiments. Le processus de recyclage n’est pas coûteux et permet une véritable économie circulaire.

    L’argile est déjà disponible en abondance au niveau régional sous forme de terre d’excavation ou de sous-produit (« gâteau de filtre ») issu du lavage du gravier et des déblais. Jusqu’à présent, une utilisation à grande échelle échoue principalement en raison du manque de normalisation et de maturité du marché. Les partenaires du projet « Think Earth » y travaillent désormais intensivement

    Les solutions hybrides de construction en terre sont encore plus coûteuses que les constructions conventionnelles en béton, mais les progrès réalisés dans la fabrication industrielle, le mélange des matériaux et l’assurance qualité les mettent de plus en plus à la portée du plus grand nombre

    De la niche à la norme ?
    Les chercheurs de la HSLU et de l’ETH Zurich travaillent à la standardisation et à la normalisation des nouveaux éléments de construction hybrides en argile, de sorte qu’une entrée sur le marché dans les dix prochaines années devient réaliste. L’industrie montre un grand intérêt. En particulier parce que les « déchets » d’excavation deviennent une matière première centrale. Avec l’argile, le bois et les technologies hybrides intelligentes, on dispose d’un principe de construction qui préserve les ressources naturelles, offre des avantages climatiques tout en permettant une diversité architecturale. L’argile connaît un renouveau en termes d’innovation et d’image. « Think Earth » et le pavillon d’argile montrent comment la recherche et le secteur de la construction fournissent ensemble des solutions pour le tournant de la construction. La faible empreinte écologique, le potentiel de recyclage et la santé de l’habitat sont plus qu’une tendance – ils marquent la voie vers une culture de la construction urbaine au 21e siècle.

  • Bâle teste l’exploitation de chantiers sans émissions de CO2

    Bâle teste l’exploitation de chantiers sans émissions de CO2

    Sur la base d’un essai pilote, le département de la construction et des transports du canton de Bâle-Ville analyse les possibilités d’électrification des chantiers. En coopération avec la Haute école de Lucerne, le bureau d’études EcoForce GmbH de Schötz (LU) et des partenaires, il travaille à l’élaboration de bases pour l’utilisation future de machines de chantier électriques, peut on lire dans un communiqué de presse commun.

    Dans un premier temps, depuis fin août et probablement jusqu’à fin octobre 2025, un point de collecte de surface pour le verre, le fer-blanc, l’aluminium et les piles dans le Spalenring est remplacé par un point de collecte souterrain dans la Hegenheimerstrasse. Les conteneurs enterrés sont « plus conviviaux pour les utilisateurs et les personnes handicapées, ils font moins de bruit, s’intègrent mieux dans le paysage urbain et doivent être vidés moins souvent grâce à leur plus grande capacité ».

    Selon les informations fournies, la construction d’un point de collecte de déchets recyclables avec des machines de construction électriques servira d’environnement test. « De la pelleteuse au tombereau en passant par la chargeuse sur pneus, les machines fonctionnent à l’électricité. Le département des travaux publics et des transports souhaite ainsi acquérir des connaissances sur les conditions techniques et organisationnelles nécessaires à l’électrification des futurs projets de génie civil.

    Afin d’établir une comparaison avec les chantiers traditionnels, un deuxième point de collecte des déchets recyclables souterrain sera construit sur la place St. Johann avec des machines diesel. L’intérêt réside dans les émissions de CO2, les besoins en électricité et les nuisances sonores, ainsi que dans les conditions d’infrastructure. La deuxième étape prévoit d’élaborer, en collaboration avec des constructeurs régionaux, un concept pour les adaptations nécessaires lors du passage à l’électricité. Selon la stratégie cantonale de protection du climat, l’exploitation des chantiers dans le canton de Bâle-Ville devrait être neutre en CO2 à partir de 2037.

  • Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur octroie des subventions

    Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur octroie des subventions

    Le fonds climatique des services industriels de Winterthur attribue cette année 70’000 francs à des projets respectueux de l’environnement, peut on lire dans un communiqué de presse. Le fonds climatique soutient déjà depuis 2007 des projets de protection du climat, d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO2.

    Une somme de 30’000 francs a été attribuée à la société Next Gas GmbH, basée à Kloten. Elle développe des réacteurs à biogaz pour les petites et moyennes exploitations agricoles. Il s’agit d’exploiter le potentiel du lisier pour produire de la chaleur et de l’électricité de manière décentralisée. Les subventions doivent servir à financer un projet pilote dans le cadre duquel le procédé de fermentation de Next Gas sera testé sans interruption de l’exploitation.

    Un projet pilote de l’association Soily est soutenu à hauteur de 20 000 francs. Il s’agit de tester un compost spécial contenant un mélange idéal de micro-organismes dans des exploitations de la région de Winterthur. Pour cela, un champ d’essai de 50 mètres carrés sera d’abord créé.

    SimpleTrain GmbH, dont le siège est à Wallisellen, propose une plate-forme en ligne pour les voyages internationaux en train. La plateforme élargie doit également permettre des réservations pour des trajets qui n’étaient pas connectés jusqu’à présent. Avec le soutien du fonds climatique Stadtwerk Winterthur, des itinéraires concrets comme celui de Winterthur à Barcelone via Lyon seront proposés. SimpleTrain reçoit également un soutien de 20 000 francs pour ce projet.

    Le fonds est financé entre autres par des contributions volontaires des clients de l’électricité à hauteur de 2 centimes par kilowattheure acheté. Pour un ménage moyen de quatre personnes, cela représente un montant de 8 francs par mois, peut-on lire dans le communiqué.

  • L’EMPA remporte le Building Award 2025

    L’EMPA remporte le Building Award 2025

    Environ 8 pour cent des émissions mondiales de CO₂ proviennent de la production de ciment, un énorme levier pour la protection du climat. C’est précisément là que l’Empa intervient. Avec un béton qui stocke le CO₂, auquel sont ajoutées des boulettes de carbone spécialement conçues à partir de charbon végétal. Ceux-ci remplacent une partie des granulats conventionnels. L’astuce, c’est que les granulés absorbent le CO₂ et peuvent agir comme un puits de carbone permanent, sans influencer négativement les propriétés des matériaux de construction. Ainsi, le béton n’est pas seulement neutre pour le climat, mais potentiellement négatif en termes de CO₂, tout en restant utilisable en pratique dans la construction de bâtiments et d’infrastructures.

    Performance d’ingénierie récompensée avec perspective
    Pour cette innovation, l’Empa a reçu fin juin 2025 le Building Award dans la catégorie « Recherche, développement, start-ups ». Le prix le plus important de Suisse en matière d’ingénierie civile. La cérémonie de remise des prix, qui s’est déroulée au KKL de Lucerne, a récompensé des projets exceptionnels qui associent la science et la pratique. L’Empa a convaincu avec une solution qui a le potentiel d’améliorer de manière significative le bilan des émissions de projets de construction entiers, et ce dans une perspective de faisabilité industrielle.

    Projet pilote déjà prévu
    L’équipe de l’Empa dirigée par Pietro Lura et Mateusz Wyrzykowski poursuit déjà le développement des pellets CO₂-négatifs avec des partenaires en vue de leur utilisation sur le marché. Les premières applications sont en préparation, notamment dans l’unité NEST « Beyond Zero », un module du bâtiment de recherche expérimentale de l’Empa et de l’Eawag. Des matériaux de construction à teneur réduite ou négative en CO₂ y sont testés en conditions réelles, ce qui souligne encore la pertinence pratique de la recherche.

    CO₂, la matière première du futur
    L’innovation dans le béton s’inscrit dans une stratégie plus large. Avec l’initiative de recherche « Mining the Atmosphere », l’Empa poursuit un objectif visionnaire, la transformation de l’économie vers un cycle des matières basé sur le CO₂. Le concept, le CO₂ est directement capté dans l’atmosphère et transformé en substances chimiques de base comme le méthane ou le méthanol. Ces derniers remplacent à leur tour les matières premières fossiles dans la production de matériaux de construction ou de sources d’énergie. À la fin de leur cycle de vie, les produits sont destinés à être séquestrés dans des dépôts spéciaux, un stockage à long terme du carbone.

    Vision à long terme pour la construction, l’énergie et l’économie
    L’approche va bien au-delà de la construction. Le méthane synthétique pourrait à l’avenir permettre de surmonter les déséquilibres énergétiques saisonniers et de remplacer les matériaux à forte intensité de CO₂. La condition préalable est une imbrication étroite entre la recherche sur les matériaux, le développement des processus et l’évolutivité économique. C’est pourquoi l’Empa demande, outre le progrès technologique, des conditions-cadres réglementaires qui rendent la séquestration du CO₂ économiquement attractive.

    La force d’innovation, un levier pour la transformation
    La distinction de l’Empa marque plus qu’un succès scientifique. Elle est emblématique de la transformation du secteur de la construction. Les matériaux stockant le CO₂ ne sont plus une vision lointaine, mais des outils concrets pour la transition de la construction. Le secteur pourrait ainsi passer du statut de source de problèmes à celui de partie de la solution et aider les bâtiments à stabiliser activement le climat à l’avenir.

  • La commune de Thalwil mise sur le chauffage urbain avec un nouveau système d’approvisionnement en chaleur

    La commune de Thalwil mise sur le chauffage urbain avec un nouveau système d’approvisionnement en chaleur

    Afin de permettre à la population de bénéficier d’un chauffage urbain respectueux du climat, la société Wärme Thalwil AG a été créée en février 2025. Comme l’indique un communiqué, l’entreprise est le résultat de la collaboration entre la commune de Thalwil et les services électriques du canton de Zurich(EKZ). Thalwil détient 49% des parts de la société créée et EKZ 51%. La création de la société a été précédée d’un référendum organisé en septembre 2024, au cours duquel 79,8 pour cent des électeurs ont voté en faveur de la nouvelle entreprise.

    « Avec la création de Wärme Thalwil AG, nous donnons un signal clair en faveur d’un approvisionnement en chaleur respectueux des ressources et du climat sur le territoire de notre commune », déclare Andy Fellmann, ingénieur communal de Thalwil, cité dans le communiqué. « De plus, la collaboration entre la commune et EKZ permet d’exploiter les synergies et de développer efficacement l’infrastructure déjà existante »

    Martin Nicklas, président du conseil d’administration de Wärme Thalwil AG et responsable des solutions énergétiques et du contracting énergétique chez EKZ, cite comme objectif de la nouvelle fondation le fait d’approvisionner 3000 citoyens en chaleur durable. La prochaine étape consistera à créer un réseau de chaleur supplémentaire, une décision à ce sujet devant être prise en 2026.

  • Une nouvelle technologie stocke durablement le CO₂ dans le béton recyclé

    Une nouvelle technologie stocke durablement le CO₂ dans le béton recyclé

    Neustark et la coentreprise RECULAR du groupe Oettinger et de peterbeton s’associent pour le stockage durable de CO2 dans le béton recyclé. RECULAR, dont le siège est à Baden-Baden, a testé la technologie de Neustark pour la séquestration du CO2 dans des granulés de béton de démolition au cours des derniers mois dans une installation pilote dans la région de Karlsruhe, informe Neustark dans un communiqué. Le 26 février, les partenaires ont présenté la technologie et les premiers résultats de l’installation pilote lors d’un événement.

    Le projet pilote constitue la base d’une nouvelle collaboration entre Neustark, le groupe Oettinger et peterbeton. « Nous pouvons stocker en moyenne 10 kilogrammes de CO2 par tonne de matériau de démolition, ce qui en fait un puits de carbone », a déclaré Thomas Karcher, directeur général de peterbeton, cité dans le communiqué. Son entreprise est responsable dans le projet de la transformation et de la diffusion du béton recyclé enrichi en CO2. Le groupe Oettinger se charge de l’approvisionnement et du traitement du béton de démolition.

    « Nous apprécions beaucoup de travailler avec nos partenaires Oettinger et peterbeton pour ouvrir la première installation de stockage de CO2 de ce type à Karlsruhe et la troisième en Allemagne », explique Valentin Gutknecht, cofondateur et co-PDG de Neustark. « Ce projet montre comment les technologies innovantes et la coopération locale peuvent façonner l’avenir » Actuellement, 29 installations utilisant la technologie de Neustark sont en service en Europe. En outre, Neustark participe à la planification ou à la construction de 30 autres installations.

  • Une entreprise de solutions numériques pour les bâtiments obtient la meilleure note pour la protection du climat

    Une entreprise de solutions numériques pour les bâtiments obtient la meilleure note pour la protection du climat

    KONE a obtenu la note A du Carbon Disclosure Project(CDP) pour l’excellence de sa transparence environnementale et de ses mesures de protection du climat. Le producteur mondial d’ascenseurs, d’escaliers mécaniques et de portes automatiques, dont le siège se trouve à Espoo en Finlande et la centrale suisse à Brüttisellen, fait ainsi partie des rares entreprises parmi les 25 000 évaluées à avoir obtenu la meilleure note, informe KONE dans un communiqué. En outre, CDP a attribué à l’entreprise la note A ou A- pour la douzième fois consécutive. KONE considère cela comme une confirmation de sa gestion conséquente du développement durable et de l’environnement.

    « C’est un honneur pour nous d’obtenir une place sur la prestigieuse liste A du CDP pour la protection du climat », a déclaré Kirsi Simola-Laaksonen, vice-présidente senior du développement durable et de l’environnement chez KONE, citée dans le communiqué. « Nous accélérons nos efforts pour réduire nos émissions de carbone et aider nos clients à se décarboniser » Les technologies de KONE contribuent par exemple à réduire la consommation d’énergie des ascenseurs, explique la responsable de KONE.

    En ce qui concerne ses propres opérations, KONE s’est engagé à réduire de moitié ses émissions opérationnelles (scopes 1 et 2) d’ici 2030 par rapport à 2018. Les émissions indirectes de la chaîne de valeur (scope 3) doivent être réduites de 40 pour cent sur la même période. L’année dernière, les émissions opérationnelles de KONE étaient déjà inférieures de 29 % à celles de l’année de référence 2018. Dans le même temps, les émissions du scope 3 ont été réduites de 12,8 pour cent. De plus, KONE a été « la première entreprise du secteur » à atteindre « des unités de production neutres en carbone dans le monde entier » dès l’été 2023, précise le communiqué.

  • La promotion de Bâle-Campagne jusqu’en 2030 doit se poursuivre

    La promotion de Bâle-Campagne jusqu’en 2030 doit se poursuivre

    Le paquet énergétique de Bâle-Campagne s’est révélé être un instrument efficace pour soutenir les rénovations énergétiques et le développement des énergies renouvelables. L’autorisation de dépense accordée jusqu’à présent expire fin 2025. Le Conseil d’Etat demande donc au Landrat de prolonger le programme pour les années 2026 à 2030 avec un volume d’aide de 51,25 millions de francs.

    L’organisation future des mesures d’encouragement s’appuie sur le rapport de planification énergétique 2022 et comprend, outre la poursuite de programmes éprouvés, de nouvelles incitations. Il s’agit notamment de l’optimisation de l’exploitation énergétique des bâtiments d’habitation, des contributions d’encouragement pour le remplacement 1:1 des anciens systèmes de chauffage, de la régénération des sondes géothermiques, des bonus pour les rénovations combinées des toits et des façades avec du photovoltaïque ainsi que de la promotion de l’infrastructure de recharge dans les bâtiments à plusieurs logements. Les communes doivent également être soutenues dans leur démarche de certification en tant que Cité de l’énergie.

    Impulsions positives pour l’économie et la protection du climat
    Le paquet énergétique a enregistré une forte demande ces dernières années, notamment après l’année record de 2022. Les mesures d’encouragement donnent des impulsions économiques dont profitent surtout les petites et moyennes entreprises.

    Une comparaison intercantonale montre que le paquet énergétique de Bâle-Campagne a un impact supérieur à la moyenne et qu’il apporte une contribution essentielle à la politique énergétique et climatique du canton. A mi-parcours, le Conseil d’Etat fera rapport au Landrat sur l’utilisation des fonds et l’impact CO₂ du programme.

    Avec la prolongation prévue, le paquet énergétique de Bâle-Campagne restera un instrument clé pour la protection du climat et le développement durable dans le canton de Bâle-Campagne.

  • L’IA offre aux entreprises des opportunités en matière de lutte contre le changement climatique

    L’IA offre aux entreprises des opportunités en matière de lutte contre le changement climatique

    L’intelligence artificielle offre de nombreux outils permettant aux entreprises d’améliorer leur protection climatique et d’adapter leurs activités au changement climatique. C’est ce que montre un livre blanc élaboré par l’association swisscleantech en collaboration avec la société de conseil Accenture. Le document propose à la fois une méthodologie pratique pour l’analyse par les entreprises de leurs propres mesures et un aperçu détaillé du marché.

    Des représentants d’entreprises actives en Suisse montrent quels outils d’IA elles utilisent déjà. Ainsi, Swisscom utilise la solution de 42hacks, basée à Trogen AR, pour optimiser la mobilité de ses collaborateurs grâce à l’analyse par IA de leurs données de téléphonie mobile. Les algorithmes de viboo, basé à Dübendorf (ZH), permettent de contrôler intelligemment les thermostats et les chauffages.

    Siemens a fait du campus de Siemens Smart Infrastructure à Zoug, qui sera achevé en 2023, un projet phare de la durabilité des bâtiments, neutre en termes de climat. Au cœur de ce projet se trouve la plateforme de construction numérique Building X, qui fait partie de Siemens Xcelerator.

    Google et SAP évoquent également dans le livre blanc leurs mesures basées sur l’IA pour lutter contre le changement climatique.

    L’application à grande échelle de l’IA va augmenter la demande en énergie des centres de données. Leur part dans la consommation électrique mondiale pourrait passer de 1 à 2 % actuellement à 10 % d’ici 2030. Le livre blanc montre également comment leur efficacité énergétique peut être améliorée. « L’utilisation de l’IA et d’autres mesures d’efficacité permettent déjà d’atténuer en partie la hausse de la consommation d’électricité », déclare Michael Mandl, co-directeur de swisscleantech, cité dans un communiqué relatif au livre blanc. « Mais pour cela, des efforts réglementaires et politiques supplémentaires sont nécessaires »

    De manière générale, swisscleantech souligne les opportunités offertes par l’IA. « Notre analyse a montré que l’IA offre déjà un énorme potentiel pour aider les entreprises à atteindre leurs objectifs climatiques », a déclaré le coprésident Fabian Etter.

  • Le béton comme réservoir de CO₂

    Le béton comme réservoir de CO₂

    La réduction des émissions de gaz à effet de serre ne suffit pas à elle seule à freiner le changement climatique. Il est tout aussi important d’éliminer activement de l’atmosphère le CO₂ déjà émis. Des chercheurs de l’Empa ont calculé que le stockage ciblé du CO₂ dans le béton pourrait permettre de capturer jusqu’à dix milliards de tonnes de carbone par an. Ce processus pourrait aider à long terme à ramener le niveau de CO₂ dans l’atmosphère à la valeur cible de 350 ppm.

    Le concept est basé sur la transformation du CO₂ en composés carbonés solides, utilisés comme agrégats de béton. Outre le béton, d’autres matériaux de construction tels que l’asphalte ou les plastiques pourraient également contribuer au stockage. Le défi consiste à incorporer efficacement et rapidement de grandes quantités de carbone dans ces matériaux sans en dégrader les propriétés.

    Le carbure de silicium, une technologie clé
    Une approche prometteuse consiste à produire du carbure de silicium comme agrégat de béton. Ce composé peut fixer le carbone de manière quasi permanente tout en améliorant les propriétés mécaniques du béton. Cependant, la production de carbure de silicium est très gourmande en énergie, c’est pourquoi l’utilisation complète de cette technologie n’est réaliste qu’après la transition énergétique.

    Sans l’utilisation du carbure de silicium, il faudrait plus de 200 ans pour éliminer l’excès de CO₂ de l’atmosphère. Cependant, une combinaison de carbone poreux et de carbure de silicium permettrait d’accélérer considérablement ce processus.

    Nouvelles voies pour une économie captant le CO₂
    L’initiative de recherche « Mining the Atmosphere » a pour objectif de ne pas seulement réduire le CO₂, mais de l’utiliser comme une matière première précieuse. Outre le stockage dans des matériaux de construction, le carbone peut également être utilisé pour la fabrication de polymères, de fibres de carbone ou de graphène.

    Toutefois, des avancées technologiques ainsi que des incitations économiques et réglementaires sont nécessaires pour réussir cette mise en œuvre. Les chercheurs soulignent qu’une combinaison de réduction du CO₂ et d’élimination active est nécessaire pour atténuer le changement climatique à long terme.

    L’utilisation du béton comme réservoir de carbone permettrait de contribuer de manière décisive à la stabilisation du climat. Une solution durable pour l’avenir de l’industrie de la construction.

  • Charte climatique de Zoug : soutien aux PME du canton de Zoug

    Charte climatique de Zoug : soutien aux PME du canton de Zoug

    Environ 50% des émissions de CO2 dans le canton de Zoug proviennent de l’économie, ce qui montre l’urgence d’agir dans ce domaine. La Chambre économique de Zoug, l’Institut WERZ (OST), le Technologie Forum Zug et le Switzerland Innovation Park Central ont créé la Charte climatique de Zoug en collaboration avec le canton de Zoug afin de soutenir en particulier les PME dans la mise en œuvre de mesures économiques et respectueuses du climat.

    Conseil, empreinte carbone et mesures
    L’offre de conseil de la Charte du climat propose un soutien et des outils permettant d’identifier et de réduire les émissions de CO2 dans sa propre entreprise. Le canton de Zoug prend en charge 50% des frais de conseil et s’est engagé à verser 1,6 million de francs, soit environ 60% du budget. Le reste des fonds provient du secteur privé. Le bureau de l’initiative, situé à l’Institut de l’environnement WERZ de Zoug, propose des connaissances spécialisées et des conseils, allant des économies d’énergie à la réduction des émissions, en passant par des solutions pratiques pour relever des défis concrets dans les entreprises.

    La protection du climat, un avantage pour le site
    La protection du climat est depuis longtemps plus qu’une tendance – elle devient un avantage important pour les entreprises et les sites. La Charte climatique de Zoug aide les PME à réduire leurs émissions et à établir des normes durables. Parallèlement, une communauté de la Charte se développe, au sein de laquelle les entreprises zougoises engagées échangent leurs expériences et apprennent les unes des autres. La volonté d’investir dans des innovations respectueuses du climat renforce la compétitivité de l’entreprise et du canton à long terme.

    Un soutien concret pour les PME
    Alex Beck, codirecteur de l’initiative, souligne : « En tant qu’économie, nous avons le devoir de,
    de créer un environnement intact pour les générations futures » Les entreprises qui souhaitent réduire leurs émissions de CO2 bénéficient, grâce à la Charte Climat, de solutions individuelles et pratiques, allant de systèmes de chauffage durables à la fourniture d’électricité solaire pour les stations de recharge électrique.

    Des investissements durables pour un avenir respectueux du climat
    En faisant partie de la Charte climatique de Zoug, les entreprises répondent aux exigences croissantes en matière de protection du climat et se positionnent comme des acteurs responsables. Alex Beck souligne que l’exemplarité de certaines entreprises crée une « dynamique propre » qui se répercute au-delà de l’entreprise. En jouant un rôle de pionnier en matière de protection du climat, on encourage une culture de l’engagement qui permet un développement durable pour le canton de Zoug.

  • Sept entreprises créent une agence commune pour le chauffage durable en Suisse orientale

    Sept entreprises créent une agence commune pour le chauffage durable en Suisse orientale

    Selon un communiqué de presse, sept prestataires de services énergétiques de Suisse orientale ont fondé la société Wärme Netz Ostschweiz AG (WNO). Les participants sont EKT Holding AG, la commune d’Uzwil, la commune locale de Wil, St.Gallisch-Appenzellische Kraftwerke AG, Schmid AG energy solutions, Technischen Betriebe Flawil et Technische Betriebe Wil.

    L’objectif de la nouvelle société est de développer et d’exploiter des solutions d’interconnexion thermique innovantes et respectueuses du climat dans les cantons de Suisse orientale de Thurgovie, Saint-Gall, Appenzell Rhodes-Intérieures et Appenzell Rhodes-Extérieures ainsi que dans les régions voisines. En tant que prestataire de services énergétiques suprarégional, la WNO aide, selon le communiqué, les communes ainsi que les clients privés et commerciaux à passer à un approvisionnement en chaleur durable. Les communes d’implantation respectives ainsi que les entreprises régionales sont impliquées dans la mise en place et l’exploitation des réseaux de chaleur.

    « La création de la WNO est une étape décisive vers un approvisionnement en chaleur respectueux du climat en Suisse orientale. Ensemble, nous faisons avancer la transition énergétique, renforçons notre région et mettons en œuvre des technologies innovantes », a déclaré Marco Huwiler, membre du conseil d’administration de la WNO et directeur général de Technischen Betriebe Wil.

    Selon le communiqué, jusqu’à la mi-2025, l’accent sera mis sur la constitution, c’est-à-dire la mise en place du personnel, l’élaboration des bases commerciales et des solutions de financement ainsi que les discussions avec les communes et les actionnaires potentiels. Le premier développement de projet dans une commune devrait démarrer au milieu de l’année prochaine.

    Le secteur du chauffage représente environ 50 pour cent de la consommation d’énergie en Suisse et génère plus de 35 pour cent des émissions de gaz à effet de serre, ajoute le communiqué. La WNO veut remplacer les combustibles fossiles par des solutions de chaleur renouvelable.

  • Comment mieux utiliser le bois

    Comment mieux utiliser le bois

    La Suisse vise un bilan net nul d’ici 2050. Le bois joue un rôle clé sur cette voie. Il absorbe le CO₂ de l’atmosphère, a de multiples usages et offre des alternatives durables aux matières premières fossiles. Mais quelle est la quantité de bois disponible pour la construction, l’industrie ou la production d’énergie ? Les réponses sont fournies par des chercheurs de l’Empa et du WSL qui, dans le cadre du projet SCENE, ont étudié pour la première fois en détail les flux de matériaux en bois en Suisse.

    Pour leur analyse, les chercheurs ont utilisé des données provenant de 21 sources différentes pour l’année 2020, depuis la récolte du bois jusqu’à son élimination. « Contrairement à d’autres études qui n’utilisent souvent que des valeurs modélisées, nous avons pu nous appuyer sur des données réelles », explique Nadia Malinverno de l’Empa. L’effort a été payant, car l’étude offre une image précise de l’ensemble des flux de bois en Suisse.

    Potentiel de recyclage et bonne utilisation du bois
    Actuellement, seuls huit pour cent du bois sont recyclés, contre environ 70 pour cent pour le papier. De plus, 40 pour cent du bois récolté chaque année est utilisé directement comme combustible. « Ce n’est pas optimal d’un point de vue environnemental », souligne Claudia Som, co-auteur de l’étude. Pour que le bois puisse jouer son rôle de réservoir de CO₂, il devrait être utilisé comme matériau le plus longtemps possible.

    La vision des chercheurs est l’utilisation en cascade
    Dans ce cas, le bois est d’abord transformé en produits durables, comme des poutres et des planches, qui restent le plus longtemps possible dans la construction. Ce n’est qu’après avoir été utilisé plusieurs fois que le bois est transformé en copeaux ou en fibres avant d’être finalement brûlé. « Le bois ne devrait être utilisé comme source d’énergie que lorsqu’il n’est plus utilisable en tant que matériau », explique Som.

    La voie vers des flux de bois durables
    Dans le cadre du projet SCENE, les chercheurs souhaitent à l’avenir examiner de plus près quelles sont les utilisations du bois les plus judicieuses du point de vue écologique et économique. Pour ce faire, ils se concentrent sur des flux de matériaux concrets. Sous quelle forme se présente le bois ? Comment est-il transformé ? Où existe-t-il un potentiel d’optimisation ?

    « L’utilisation durable du bois est un élément central de la transition énergétique », explique Malinverno. « Notre travail montre que la Suisse a encore de nombreuses opportunités inexploitées dans ce domaine, tant pour la protection du climat que pour l’efficacité des ressources »

  • Partenariat pour le changement climatique et l’innovation

    Partenariat pour le changement climatique et l’innovation

    L’entreprise ClimateTech Neustark, basée à Berne, a reçu un contrat à long terme de la part d’AXA Suisse pour réduire ses émissions de CO2. A partir de 2026 et jusqu’en 2030, l’entreprise devra réduire de 1800 tonnes les émissions de gaz à effet de serre grâce à ses technologies de capture et de minéralisation du dioxyde de carbone, peut-on lire dans un communiqué. Ce projet s’inscrit dans la stratégie d’AXA qui vise à réduire de 43% les émissions de dioxyde de carbone liées à ses activités entre 2019 et 2030. AXA collabore également avec la start-up germano-brésilienne InPlanet, qui devrait éliminer et stocker à long terme un total de 1950 tonnes de CO2 d’ici 2028.

    « En soutenant ces projets, nous contribuons à l’objectif zéro net tout en encourageant les technologies d’avenir et la Suisse en tant que lieu d’innovation », a déclaré Daniela Fischer, Chief Sustainability Officer chez AXA Suisse, citée dans le communiqué.

    Neustark a développé une technologie qui permet de capter le CO2 des installations de biogaz et de le stocker dans du béton de démolition. « Le partenariat avec des entreprises pionnières comme AXA Suisse, qui investissent dans l’élimination durable du CO2, nous aide à faire évoluer le secteur de l’élimination du carbone », explique Lisa Braune, responsable de l’élimination du carbone chez Neustark.

  • DroneHub dans le NEST

    DroneHub dans le NEST

    Le « DroneHub » au NEST de l’Empa offre une plate-forme pour le développement de technologies d’avenir qui révolutionnent l’interaction des drones et des robots avec l’environnement naturel et construit. L’accent est mis sur les drones capables d’effectuer des tâches autonomes telles que des inspections, des réparations et des collectes de données. L’objectif est de réduire les nuisances environnementales et de promouvoir la lutte contre le changement climatique.

    La recherche au cœur de l’actualité
    Le « DroneHub » dispose de trois environnements de test centraux qui simulent des conditions réelles. La fabrication additive aérienne permet aux drones d’effectuer des réparations d’infrastructures dans une zone verticale en utilisant l’impression 3D aérienne, tout en résistant au vent et aux intempéries. Dans la biosphère, les chercheurs testent des robots qui se déplacent dans la nature, collectent des données et utilisent des matériaux biodégradables qui se décomposent après leur utilisation. Dans le cas des façades de bâtiments, une façade modulaire sert de banc d’essai pour étudier la manière dont les drones peuvent être intégrés dans les bâtiments afin d’en assurer la maintenance et la sécurité.

    Des systèmes autonomes comme système immunitaire environnemental
    « Notre vision est d’établir les drones comme une sorte de système immunitaire pour l’environnement », explique Mirko Kovac, responsable du projet. Ces robots devraient effectuer des tâches précises, telles que la réparation des structures ou la surveillance des écosystèmes, tout en minimisant les coûts et les risques.

    Collaboration pour des solutions durables
    Le développement du « DroneHub » a été initié par l’Empa en collaboration avec l’Imperial College London. Cette coopération permet d’échanger des connaissances et des technologies afin de relever efficacement les défis écologiques mondiaux.

    Des technologies durables pour des objectifs mondiaux
    Le « DroneHub » joue un rôle clé dans le développement de technologies autonomes et durables qui peuvent contribuer aux objectifs climatiques mondiaux. Grâce à des tests pratiques et à des approches interdisciplinaires, une interface entre la technologie, l’environnement et la vie quotidienne est créée ici.

  • Nouvelle usine de minéralisation du CO2 en Allemagne

    Nouvelle usine de minéralisation du CO2 en Allemagne

    Neustark et son partenaire Heinrich Feess GmbH & Co. KG ont mis en service à Kirchheim unter Teck une installation de stockage permanent de CO2 dans le béton de démolition. L’installation chez le recycleur de gravats du Bade-Wurtemberg est déjà la deuxième installation réalisée par neustark en Allemagne, informe la ClimateTech de Berne dans un communiqué. Chaque année, environ 1000 tonnes de CO2 peuvent être absorbées dans le béton de démolition.

    La technologie de neustark utilise le CO2 généré par la production locale de biométhane. Il est directement capturé et liquéfié pour le transport. Dans l’usine près de Stuttgart, le CO2 est ajouté au béton de démolition dans un silo hermétiquement fermé. En peu de temps, il s’y combine sous forme de calcaire dans l’agrégat, écrit neustark. Cette technologie réduit à quelques heures le processus de minéralisation qui, dans la nature, dure plusieurs décennies.

    « Nous avons opté pour cette nouvelle technologie parce qu’elle s’intègre parfaitement dans notre processus de recyclage et de production de béton sur site », déclare Walter Feess, directeur senior du recycleur de déchets de construction, cité dans le communiqué. Pour Valentin Gutknecht, cofondateur et co-CEO de neustark, la nouvelle installation est un pas de plus vers l’objectif de la ClimateTech de pouvoir capter durablement environ 1 million de tonnes de CO2 par an en 2030. « Il est maintenant urgent de répondre à la demande des pouvoirs publics pour des matériaux de construction carbonatés dans le secteur du bâtiment et de la construction routière, et de mettre en place des réglementations légales appropriées pour soutenir les efforts vers plus de durabilité », estime Gutknecht.

  • Les investissements dans l’économie circulaire et la décarbonisation renforcent la stratégie carbone

    Les investissements dans l’économie circulaire et la décarbonisation renforcent la stratégie carbone

    Holcim reçoit une subvention du Fonds d’innovation de l’UE pour un nouveau projet de grande envergure dans le domaine des technologies propres. Cela porte à sept le nombre de projets CCUS financés par l’UE pour Holcim. Selon un communiqué de presse du fabricant de matériaux de construction, ce nouveau projet de capture et de stockage de CO2 (CCUS) sur son site de Martres-Tolosane, dans le sud-ouest de la France, est une installation hautement évolutive basée sur des technologies matures et des partenariats étroits.

    En 2017, Holcim avait déjà annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans la durabilité de cette cimenterie. Entre 2021 et 2023, Holcim a investi 200 millions d’euros supplémentaires dans la décarbonisation de ses sites industriels français et a débloqué 60 millions supplémentaires en mai dernier pour la poursuivre.

    Selon Holcim, ces investissements auront un effet de levier sur le développement de nouvelles filières et de nouveaux emplois dans le domaine de l’économie circulaire d’une part, et d’autre part, à moyen terme, dans le domaine du captage, du stockage et de la valorisation du CO2. A cet effet, une nouvelle plateforme pilote, véritable banc d’essai industriel d’open innovation, sera installée dans l’usine de Martres-Tolosane. Elle sera dédiée à l’amélioration des nouvelles technologies de captage du CO2.

    « Holcim est en bonne voie pour faire du ciment et du béton net zéro une réalité à grande échelle au cours de cette décennie », a déclaré le PDG Miljan Gutovic, cité dans le communiqué. « Ce soutien du fonds européen pour l’innovation témoigne de la force de nos équipes d’ingénieurs, de la maturité de nos technologies et de partenariats avancés tout au long de la chaîne de valeur »

  • Boost My Startup Challenge 2024

    Boost My Startup Challenge 2024

    L’entreprise ClimateTech Neustark, basée à Berne, a remporté le Boost My Startup Challenge de cette année. Selon un communiqué, Neustark s’est imposée face à cinq autres concurrents lors du concours organisé par la société de conseil WSP de Lucerne et la grande banque zurichoise UBS. L’entreprise bernoise, une spin-off de l’Ecole polytechniquefédérale de Zurich(EPFZ), a été récompensée par les jurés pour sa technologie de minéralisation du CO2. Selon l’entreprise, ce procédé permet de transformer le dioxyde de carbone en calcaire qui se fixe sur les pores et la surface des granulats de béton. Les granulés ainsi carbonatés peuvent ensuite être utilisés dans la construction de routes ou pour la production de béton recyclé. Selon les prévisions de Neustark, l’entreprise prévoit de stocker et d’entreposer un total d’un million de tonnes de dioxyde de carbone atmosphérique d’ici 2030.

    Grâce au challenge qu’elle vient de remporter, l’entreprise bernoise aura accès aux équipes, aux bureaux et au réseau de clients de WSP, ainsi qu’au soutien du cabinet de conseil en croissance UBS Growth Advisory. De plus, l’entreprise pourra bénéficier de financements, soit par le conseil en croissance d’UBS, soit par WSP.

  • Progrès et perspectives de la stratégie climatique cantonale

    Progrès et perspectives de la stratégie climatique cantonale

    Parmi les réussites, on peut citer l’introduction d’une directive d’achat de véhicules sans CO2 dans l’administration cantonale et la création d’une base juridique pour le soutien financier des mesures de protection contre les inondations. Deux mesures qui ont été achevées, tandis que 47 autres sont en cours de mise en œuvre. Les nouveaux véhicules de l’administration doivent désormais disposer d’un système de propulsion sans CO2, ce qui constitue un pas important vers une administration plus respectueuse du climat. En outre, la loi sur la gestion de l’eau a jeté les bases d’un soutien aux projets de protection contre les inondations, qui sont essentiels pour l’adaptation au changement climatique.

    Les relations publiques, clé de la sensibilisation
    Un autre aspect central de la stratégie climatique est la sensibilisation du public. Chaque année, une « promenade climatique » est organisée sur un thème en rapport avec le climat afin de présenter des projets aux citoyens. Cette année, l’accent a été mis sur la rénovation énergétique d’un immeuble d’habitation, dont l’efficacité est passée de la classe G à la classe B. Cela montre comment des mesures de rénovation efficaces peuvent contribuer à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2.

    Défis des combustibles fossiles et des énergies renouvelables
    Les derniers chiffres sur le climat montrent que la part des chauffages au fioul dans les bâtiments résidentiels et tertiaires a diminué de 5 %, tandis que la part des pompes à chaleur a augmenté d’autant sur la même période. Néanmoins, la part des chauffages au gaz naturel reste inchangée, ce qui va à l’encontre des objectifs de la politique climatique. Pour atteindre l’objectif d’un approvisionnement énergétique respectueux du climat, il faut accélérer le passage des combustibles fossiles aux énergies renouvelables.
    Un point positif est que la production d’électricité à partir d’installations photovoltaïques a plus que doublé dans le canton depuis 2015. Cela montre que l’utilisation des énergies renouvelables progresse, même si des efforts considérables restent nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques fixés.

    Potentiel d’amélioration dans l’administration cantonale
    L’administration cantonale s’est fixé pour objectif d’être un modèle en matière de protection du climat. Malgré les premiers progrès, il apparaît que la consommation d’énergie pour le chauffage et l’eau chaude dans les bâtiments cantonaux n’a pu être réduite que de 2 %. Plus de la moitié de l’énergie thermique continue d’être produite à partir de combustibles fossiles. Les émissions de CO2 provenant de la combustion de ces combustibles sont restées quasiment inchangées depuis 2016, ce qui indique qu’il faut prendre des mesures supplémentaires.

    Adaptations des exigences énergétiques et étapes futures
    Le Conseil d’Etat a mis en consultation des mesures rapidement réalisables afin de renforcer l’utilisation des énergies renouvelables. Elles concernent notamment le remplacement des systèmes de chauffage et la production d’électricité propre dans les nouveaux bâtiments. Un exemple est la prescription selon laquelle, dans les bâtiments appartenant au canton, un système utilisant des énergies renouvelables doit toujours être utilisé à l’avenir lors du remplacement du chauffage.
    Dans l’ensemble, il apparaît que le canton de Schaffhouse est sur la bonne voie, mais que des mesures ciblées sont encore nécessaires pour accélérer le changement vers un avenir climatiquement neutre.

  • Les Cités de l’énergie renforcent la politique climatique avec de nouvelles normes de certification

    Les Cités de l’énergie renforcent la politique climatique avec de nouvelles normes de certification

    L’association Cité de l’énergie veut à l’avenir soutenir ses 644 communes et villes membres sur la voie de la neutralité climatique. En 30 ans d’engagement, beaucoup de choses considérées au départ comme progressistes ont pu être établies comme standards, écrit Cité de l’énergie dans un communiqué correspondant. Afin de continuer à agir en tant que précurseur, la certification et le soutien des membres doivent être orientés de manière conséquente vers l’objectif zéro net.

    Le label Cité de l’énergie distingue les villes et les communes qui mènent une politique énergétique et climatique durable. A l’avenir, le processus de certification accordera une importance particulière aux stratégies et aux mesures visant le zéro net. Le communiqué cite comme exemples l’abandon du gaz naturel pour le chauffage et la promotion de la mobilité électrique. Pour obtenir la plus haute distinction en tant que Cité d’or, il faudra à l’avenir prouver que les stratégies et les mesures sont poursuivies de manière conséquente et qu’elles sont compatibles avec l’objectif zéro net. Parallèlement, Cité de l’énergie veut simplifier le processus de certification pour les petites communes.

    « Avec ces nouveaux instruments, Cité de l’énergie renforce son rôle de centre de compétences leader en matière de politique énergétique et climatique locale en Suisse », déclare Maren Kornmann, co-directrice de Cité de l’énergie, citée dans le communiqué. « Ainsi, Cité de l’énergie est la seule organisation à proposer un ensemble complet pour la planification, la mise en œuvre et le suivi de mesures nettes zéro au niveau local »

  • Innovation dans l’élimination du CO2

    Innovation dans l’élimination du CO2

    Avec cette nouvelle offre, l’élimination du CO2 est à la portée des entreprises et des particuliers. Il s’agit d’extraire le CO2 de l’atmosphère grâce à des technologies innovantes et de le stocker durablement en Suisse. Ces émissions dites négatives jouent un rôle décisif dans la réalisation des objectifs climatiques ambitieux de la Suisse, tels qu’ils sont également définis dans la loi sur le climat et l’innovation. Cette solution offre une compensation efficace, en particulier pour les entreprises sur la voie du zéro net, dont les émissions ne peuvent pas être totalement évitées.

    Stockage durable du CO2 grâce au charbon végétal
    Pour éliminer le CO2, l’entreprise a recours à un procédé écologique qui utilise des résidus de bois dans l’installation de pyrolyse de sa filiale Bioenergie Frauenfeld. La transformation du bois produit du charbon végétal, qui sert de réservoir naturel pour le CO2. Une seule tonne de charbon végétal stocke environ trois tonnes de CO2, ce qui entraîne une réduction considérable de la concentration atmosphérique de CO2. Des entreprises comme la Banque cantonale de Zurich utilisent déjà cette technologie pour capturer durablement une partie de leurs émissions de CO2.

    Partenaires pour l’innovation et l’évolutivité
    Outre le charbon végétal, Energie 360° mise sur des partenariats et des start-ups prometteuses pour faire progresser l’évolutivité de l’élimination du CO2. Avec Ucaneo Biotech et Planeteers, ils travaillent sur des technologies d’avenir comme l’élimination directe du CO2 et la capture du carbone. Ces innovations devraient permettre de réduire le CO2 à grande échelle et à moindre coût d’ici 2026, ce qui est essentiel pour atteindre les objectifs climatiques.

    Les technologies à émission négative sont un élément essentiel de la politique climatique
    Les technologies à émission négative sont reconnues par les acteurs scientifiques et politiques comme la clé de la limitation du réchauffement climatique. Le retrait permanent du CO2 de l’atmosphère est indispensable pour limiter l’augmentation de la température mondiale à un niveau contrôlable. En Suisse, ces technologies jouent un rôle central dans les perspectives énergétiques 2050 et dans la loi sur le climat et l’innovation. Elles sont considérées comme des instruments essentiels pour parvenir à un avenir climatiquement neutre d’ici 2050.

  • La banque mise sur le zéro net d’ici 2030 dans ses propres opérations

    La banque mise sur le zéro net d’ici 2030 dans ses propres opérations

    La ZKB veut réduire ses émissions opérationnelles à zéro d’ici 2030. Depuis 2010, la banque cantonale a déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre d’environ 70%, explique Marit Kruthoff, du service mandat de prestations de la ZKB, dans une interview sur le blog de la banque cantonale. L’objectif global est de réduire continuellement lesémissions d’équivalent CO2(CO2e) et d’augmenter la performance écologique de l’entreprise. D’ici 2030, la ZKB veut limiter ses émissions opérationnelles à un maximum de 1’800 tonnesde CO2epar an.

    La ZKB veut éliminer ces émissions résiduelles inévitables par le biais de son Removal-Portfilio. Le CO2 est retiré de l’atmosphère et stocké durablement, par exemple dans les plantes, les sols, les océans ou le ciment. La ZKB mise pour cela « sur la combinaison des trois fournisseurs neustark, climeworks et Bioenergie Frauenfeld », explique Kruthoff.

    Climeworks, une spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich basée à Zurich, exploite des installations qui permettent d’éliminer directement le CO2 de l’atmosphère et de stocker durablement le CO2 capturé dans l’air. Bioenergie Frauenfeld, basée dans le chef-lieu de Thurgovie, utilise la pyrolyse pour produire du biochar et du gaz à partir du bois. La chaleur résiduelle qui en résulte est utilisée comme chauffage urbain. Neustark, basée à Berne, a développé une technologie de stockage du CO2 dans le béton de démolition. Ces trois entreprises produisent des émissions négatives avec leurs technologies. La chaleur résiduelle qui en résulte est utilisée comme chauffage urbain. La société bernoise Neustark a mis au point une technologie de stockage du CO2 dans le béton de démolition. Ces trois entreprises produisent des émissions négatives avec leurs technologies.

  • Energie Wasser Bern prévoit de développer les réseaux de chaleur à Köniz

    Energie Wasser Bern prévoit de développer les réseaux de chaleur à Köniz

    Energie Wasser Bern prévoit d’étendre son réseau de chaleur existant dans la commune de Köniz. Les deux nouveaux réseaux thermiques dans les quartiers de Niederwangen et de Wabern près de Berne à Köniz devraient également alimenter certaines parties de la ville de Berne en chaleur respectueuse du climat. Les conditions de mise en œuvre sont actuellement en cours d’examen. Une décision de réalisation définitive sera probablement prise l’année prochaine, informe ewb dans un communiqué.

    Le nouveau réseau de chaleur de Niederwangen doit être alimenté par les centrales énergétiques déjà existantes d’ewb Forsthaus et Rehhag à Berne. Pour le réseau de chaleur Berne-Wabern, il est envisagé de produire de la chaleur de manière autonome en utilisant l’énergie de l’eau excédentaire. L’extension de l’approvisionnement en chaleur respectueux du climat soutient les plans de la ville de Berne et de la commune de Köniz visant à réduire leurs propres émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2045 au plus tard.

    Le fournisseur d’énergie bernois assume la responsabilité opérationnelle et financière du projet. La commune de Köniz soutient le projet en créant les meilleures conditions possibles. L’administration communale est notamment chargée de coordonner les activités de construction et d’aménagement du territoire et d’informer les habitants de Köniz. Un contrat de coopération devrait être signé à la fin de l’année.

  • L’UIOM Linth reçoit un prix spécial pour son projet de capture du CO2

    L’UIOM Linth reçoit un prix spécial pour son projet de capture du CO2

    L’usine d’incinération des ordures ménagères de Linth(KVA Linth) a reçu un prix spécial d’InfraWatt. L’association vaudoise pour la valorisation énergétique des eaux usées, des déchets, des rejets thermiques et de l’eau potable a ainsi récompensé le projet de l’UIOM Linth de construire d’ici 2029 une grande installation de captage et de stockage du dioxyde de carbone, peut on lire dans un communiqué de presse.

    De telles installations CCS (Carbon Capture and Storage) permettent de filtrer le dioxyde de carbone de l’air de combustion et de l’acheminer vers des réservoirs spécialement conçus à cet effet. Dans ce cas, le CO2 capté dans l’installation de l’UIOM Linth est comprimé et liquéfié à basse température avant d’être transporté dans des wagons-citernes. L’installation de captage de l’UIOM Linth devrait atteindre un rendement de 90%, ce qui correspond à environ 15,5 tonnes de CO2 capté par heure. A l’achèvement de l’installation en 2029, 120 000 tonnes de dioxyde de carbone pourront ainsi être captées et stockées chaque année pour 8000 heures de fonctionnement.

    Le projet est élaboré en collaboration avec l’UIOM Linth et le Centre pour l’utilisation durable des déchets et des ressources. Toutes les étapes de développement seront rendues accessibles de manière transparente à toutes les UIOM de Suisse, qui pourront alors mettre en œuvre les technologies correspondantes.

  • Stockage durable du CO2 dans les centrales à béton

    Stockage durable du CO2 dans les centrales à béton

    L’usine de gravier et de béton de Ch. Gerster AG est la première entreprise du Liechtenstein à proposer le procédé de Neustark pour le stockage du CO2. Le CO2 est minéralisé sur place dans les granulés de béton de Gerster, appelés Granulit, qui sont eux-mêmes obtenus à partir de béton de démolition. Ce granulat entre également dans la composition du béton recyclé Rainulit de Gerster. « Nous présentons ainsi une solution pour réduire les émissions de CO2 dans le secteur de la construction », indique Gerster dans un communiqué.

    Dans l’installation développée par l’entreprise bernoise ClimateTech Neustark, le CO2 gazeux d’origine biologique réagit avec la chaux qui s’est formée lors de la production du ciment. Ce processus de minéralisation produit à nouveau du calcaire. Comme le CO2 ne serait libéré qu’à une température de plus de 700 degrés, il reste lié de manière permanente dans le calcaire et est donc durablement éliminé de l’air. Selon un communiqué de Neustark, l’installation de Ch. Gerster AG peut stocker durablement 100 tonnes de CO2 par an.

    Avec désormais 19 installations de captage et de stockage, Neustark transforme le plus grand flux de déchets au monde – le béton de démolition – et d’autres déchets minéraux en puits de carbone. Selon ses propres informations, la société issue de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) a jusqu’à présent éliminé durablement 1719 tonnes de CO2 de l’air. Son objectif est d’atteindre 1 million de tonnes en 2030.

  • La Fondation Suisse pour le Climat soutient dix projets

    La Fondation Suisse pour le Climat soutient dix projets

    La Fondation Suisse pour le Climat a sélectionné dix projets innovants en lien avec le climat parmi les nombreuses propositions reçues lors de son premier cycle de financement en 2024. Ils seront soutenus à hauteur de plus de 1,3 million de francs suisses, informe la fondation dans un communiqué. « Nous enregistrons un nombre croissant de demandes de haute qualité avec un réel potentiel pour la protection du climat », a déclaré le directeur général Vincent Eckert.

    Dans le communiqué, la Fondation pour le climat présente brièvement cinq des projets. Ainsi, le projet Grabowski de la société Borobotics GmbH de Winterthur est soutenu. Elle a développé un robot de forage pour les forages géothermiques dans des espaces restreints.

    La société VentoStream AG de Liestal est soutenue dans le développement de sa mini-éolienne. « Notre technologie est trois fois plus efficace et plus économique que les éoliennes traditionnelles », estime Manuel Bernsau, PDG de VentoStream. La conception innovante permet en outre d’éviter les ombres, les oiseaux et les chutes de glace.

    La société HILLBOT GmbH de Risch ZG a développé une tondeuse légère. Grâce à elle, « une exploitation agricole moyenne peut économiser 4 tonnes de CO2 par an », indique Amadeo Knüsel, l’initiateur du projet, cité dans le communiqué.

    SolidWatts de Pully VD est soutenu dans le développement de générateurs de micro-ondes qui produisent des micro-ondes à grande échelle. Ils peuvent produire efficacement de la chaleur dans les matériaux des processus industriels.

    Terrabloc SA développe des blocs d’argile innovants pour la production de plafonds. L’entreprise genevoise a déjà été soutenue par la Fondation pour le climat en 2019 et 2020.

  • Un nouveau foyer pour les familles et la créativité à Leutschenbach

    Un nouveau foyer pour les familles et la créativité à Leutschenbach

    Le cœur du lotissement est constitué de deux ensembles de bâtiments en forme de U, ouverts sur les espaces verts et complétés par des constructions pavillonnaires dans la cour intérieure. Cette disposition crée une cour de lotissement vivante et communautaire qui abrite des jardins d’enfants et des espaces communs, devenant ainsi un lieu de rencontre social.

    Le lotissement offre une grande variété d’appartements de 2 à 6½ pièces, ainsi que des ateliers spéciaux et des appartements communautaires, afin de répondre aux besoins de logement les plus divers. Une attention particulière est accordée aux appartements familiaux spacieux et aux espaces créatifs qui permettent un habitat flexible et innovant.

    La durabilité et l’efficacité énergétique sont au cœur du projet d’habitation. En construisant selon les normes Minergie-P-ECO et Minergie-ECO et en utilisant des sources d’énergie renouvelable pour le chauffage et l’électricité, il apporte une contribution importante à la protection du climat. L’installation à grande échelle de modules photovoltaïques garantit une alimentation électrique respectueuse de l’environnement.

    L’aménagement des espaces extérieurs favorise la biodiversité et améliore le microclimat du quartier. La valorisation des espaces verts le long du Riedgraben et le « jardin intérieur de Leutschenbach » qui relie le quartier créent des espaces de détente proches de la nature qui offrent aux habitants une qualité de vie élevée.

    L’ensemble résidentiel de Leutschenbach est un exemple de combinaison réussie entre habitat urbain, mixité sociale et responsabilité écologique. Il joue un rôle essentiel dans le développement de Leutschenbach en un quartier attractif et vivant, répondant aux exigences d’un mode de vie moderne et durable.

  • Les villes vertes, précurseurs de l’impact climatique mondial

    Les villes vertes, précurseurs de l’impact climatique mondial

    L’étude de MCC, publiée dans la revue Nature Cities, met en lumière quatre méthodes clés de capture du CO2 dans les environnements urbains, qui pourraient permettre de capturer une gigatonne de CO2 par an d’ici le milieu du siècle. Les méthodes étudiées comprennent l’ajout de charbon végétal au ciment, l’utilisation accrue du bois dans la construction, l’enrichissement des sols urbains avec du charbon végétal et l’installation de filtres à CO2 dans les bâtiments commerciaux. Ensemble, ces approches pourraient contribuer de manière significative à la réalisation d’émissions urbaines nettes nulles.

    Stratégies urbaines pour le climat et plus
    Quirina Rodriguez Mendez, doctorante au MCC et auteur principal de l’étude, souligne que ces techniques sont très utiles non seulement en termes de lutte contre le changement climatique, mais aussi pour la qualité de l’environnement et le bien-être dans les villes. Par exemple, l’utilisation de pigments de couleur et de matériaux de surface spéciaux pour améliorer la réflectivité des surfaces urbaines pourrait faire baisser de manière significative la température dans les villes et réduire la consommation d’énergie pour la climatisation.

    Actions locales à impact global
    L’étude souligne le rôle des villes en tant que « laboratoires expérimentaux » pour la protection du climat, où des mesures locales peuvent être rapidement mises en œuvre et potentiellement étendues à l’échelle mondiale. Felix Creutzig, responsable du groupe de travail MCC et co-auteur de l’étude, souligne que les solutions climatiques locales, bien que souvent sous-estimées, peuvent avoir un impact impressionnant et améliorer la qualité de vie. Les résultats de la recherche offrent des perspectives et des recommandations importantes pour les responsables politiques qui conçoivent les infrastructures et les politiques urbaines.