Étiquette : Klimawandel

  • Pour la première fois, quelques-unes des plus grandes villes suisses se réunissent pour dialoguer

    Pour la première fois, quelques-unes des plus grandes villes suisses se réunissent pour dialoguer

    Depuis 2019, les villes, communes, entreprises et organisations suisses donnent chaque automne un signal clair en faveur des 17 objectifs de développement durable. La levée du drapeau des ODD marque l’engagement en faveur de l’Agenda 2030 et la volonté d’aborder ensemble les défis mondiaux. A Lugano, le conseiller fédéral Ignazio Cassis a ouvert l’événement par un message vidéo et a souligné le rôle clé de la Suisse dans le développement durable au niveau national et mondial. Particularité de cette année, le SDG Flag Day a été utilisé comme plateforme d’échanges à l’échelle de la grande ville, de la gestion à la promotion de l’innovation

    Échanges, pratiques et visions de la jeunesse
    Le dialogue a porté sur l’état de l’Agenda 2030 dans les villes, les bonnes pratiques et le rôle des réseaux internationaux dans la transformation urbaine. Les délégations ont discuté des défis allant du changement climatique à la biodiversité, mais aussi des opportunités offertes par la coopération entre les scientifiques, les entreprises, les politiques et la société civile. Les présentations des lycéens de Lugano, qui ont présenté leurs visions du développement urbain en 2030 dans le « Laboratori di cultura urbana – Mediazione Giovani », ont été particulièrement impressionnantes. Leur projet « Iles d’été » a été réalisé en collaboration avec la ville et l’Institut d’architecture et représente l’engagement des jeunes et le développement urbain participatif

    Cadre et principes de l’Agenda 2030
    L’Agenda 2030, adopté par les États membres de l’ONU en 2015, définit avec ses 17 ODD le cadre d’action international pour relever des défis tels que le changement climatique, l’utilisation des ressources et les inégalités sociales. Leur objectif est d’équilibrer la prospérité et la planète grâce au partenariat, à la paix et au progrès, et de créer des réalités de vie durables dans le monde entier. Le Flag Day fait partie du Pacte Mondial des Nations Unies et est utilisé en Suisse et au niveau international comme symbole d’engagement et de partage

    Le SDG Flag Day de Lugano a donné le coup d’envoi d’une collaboration plus intense et en réseau entre les villes dans le domaine du développement durable. La pratique vécue du dialogue, de l’échange et de la participation à plusieurs niveaux montre clairement. La mise en œuvre des ODD n’est pas une compétition, mais un projet d’avenir commun pour la société dans toute la Suisse et au-delà de ses frontières.

  • Le secteur de la construction au cœur de la future protection contre les inondations

    Le secteur de la construction au cœur de la future protection contre les inondations

    L’intensité des fortes précipitations augmente avec la hausse des températures. Un air plus chaud stocke davantage d’humidité, qui peut se décharger en peu de temps. Des orages particulièrement localisés déclenchent des ruissellements de surface massifs qui ne peuvent pas s’infiltrer ou être absorbés par les égouts. Les caves, les parkings souterrains et les rues sont ainsi régulièrement inondés, même loin des rivières ou des lacs.

    Aujourd’hui déjà, selon les analyses du Mobiliar Lab, 62% de tous les bâtiments en Suisse sont potentiellement concernés. Les deux tiers des dommages causés par les inondations au cours des dix dernières années sont dus au ruissellement de surface et la tendance est à la hausse, en particulier dans les zones urbaines.

    Des mesures de construction aux bénéfices importants
    La clé réside dans la prévention. Des mesures de protection des objets telles que des puits de lumière surélevés, des rampes en pente à l’entrée des parkings souterrains, des matériaux de construction résistants à l’eau ou des adaptations ciblées du terrain permettent d’éviter les dommages et offrent un rapport coût-efficacité extraordinaire. De nombreux cantons soutiennent financièrement de tels investissements.

    En outre, la technologie du bâtiment recèle un potentiel considérable. Des systèmes intelligents pourraient à l’avenir utiliser des données environnementales et des prévisions météorologiques précises pour activer automatiquement des éléments de protection mobiles. Un complément flexible là où les solutions structurelles permanentes ne sont pas réalisables.

    Le secteur de la construction, un acteur clé
    Le secteur de la construction est impliqué dans chaque projet de construction en Suisse et est donc indispensable à la mise en œuvre à grande échelle de telles mesures de protection. Seule une étroite collaboration entre les planificateurs, les architectes, les entreprises de construction et les techniciens du bâtiment permet de mettre en œuvre des solutions décentralisées à grande échelle.

    Le Mobiliar Lab pour les risques naturels invite donc le secteur de la construction à assumer activement son rôle. Non seulement en tant que réalisateur de contrats, mais aussi en tant que partenaire stratégique dans la lutte contre les conséquences du changement climatique. Grâce à sa capacité d’innovation, son expérience pratique et sa responsabilité vis-à-vis de l’environnement construit, le secteur peut contribuer de manière significative à ce que les dommages causés par les inondations restent assurables à l’avenir.

  • Fonds immobiliers et contrats solaires : une réponse aux besoins spécifiques des propriétaires immobiliers

    Fonds immobiliers et contrats solaires : une réponse aux besoins spécifiques des propriétaires immobiliers

    Comment fonctionne le contrat solaire ?
    Le contracting solaire repose sur un principe simple : nous installons nos propres panneaux photovoltaïques sur le site de votre entreprise. Dans ce cadre, nous prenons en charge l’intégralité de la planification et de la mise en œuvre du projet, mais aussi le financement et la gestion de l’installation.

    Cette offre permet non seulement de valoriser votre patrimoine immobilier, mais aussi de répondre aux exigences légales et aux attentes de vos investisseurs et locataires. Elle permet en outre d’aménager de nouvelles surfaces locatives.

    Vos surfaces inutilisées comme investissement
    En tant que propriétaire d’immeubles, vous disposez probablement de surfaces qui se prêtent à l’installation de panneaux photovoltaïques. Chez Romande Energie, nous proposons l’installation sur les surfaces suivantes :

    • Sur un toit
      Transformez une surface inutilisée en centrale électrique – à partir de 500m2.
    • Sur un parking
      Utilisez vos places de parking pour produire de l’électricité avec un carport solaire – à partir de 2’000m2.
    • Sur un terrain vert
      Installez une centrale solaire au sol sur un terrain inutilisé – à partir de 2’000m2.

    Stoneweg : un exemple concret

    Le groupe Stoneweg, spécialisé dans l’investissement immobilier, s’est adressé à Romande Energie pour équiper plusieurs bâtiments de panneaux solaires.

    « Nous avons réalisé plusieurs projets avec Romande Energie et nous avons toujours apprécié la fiabilité, ainsi que les solutions apportées à des défis concrets » Diana Oblak, directrice générale chez Stoneweg

    Cliquez ici pour accéder à l’interview

    Quels sont les avantages du contracting ?
    Le contracting permet :

    • la mise en place de nouveaux parcs locatifs et donc l’augmentation de vos rendements.
    • de garantir la conformité de vos biens immobiliers.
    • d’augmenter la valeur de vos biens immobiliers.
    • la réduction desémissions de CO2 de votre parc immobilier.
    • À vos locataires l’achat d’une électricité propre et produite localement à un prix compétitif.
    • la participation à la réduction du risque de pénurie d’électricité au niveau national.
    • la participation à la lutte contre le changement climatique.

    Pour prendre rendez-vous ou pour de plus amples informations, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante :

    www.romande-energie.ch/solar

    0800 233 825 | solar@romande-energie.ch

  • Zoug adopte des objectifs énergétiques durables

    Zoug adopte des objectifs énergétiques durables

    Les besoins énergétiques du canton de Zoug s’élèvent à près de 3000 gigawattheures par an, les bâtiments et la mobilité en constituant la plus grande partie. La nouvelle stratégie énergétique et climatique (EKS) du Conseil d’Etat vise à réduire la consommation d’énergie et à miser davantage sur les énergies renouvelables. Parallèlement, le gouvernement souhaite renforcer la sécurité de l’approvisionnement dans le canton et réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050. En fixant des objectifs intermédiaires clairs jusqu’en 2030, le gouvernement concrétise la voie à suivre pour atteindre ces objectifs ambitieux.

    Investissements dans l’électricité solaire et le stockage de l’énergie
    L’augmentation de la production d’électricité solaire dans le canton est un élément central de la stratégie. Parallèlement, des investissements dans des technologies innovantes de stockage de l’énergie, comme l’hydrogène, sont prévus. « En collaborant étroitement avec les entreprises et les scientifiques, nous voulons concevoir l’infrastructure énergétique du futur », explique le directeur des travaux publics Florian Weber. Les bâtiments du canton doivent également servir de plus en plus de producteurs d’énergie et devenir ainsi une plaque tournante de l’énergie.

    Durabilité dans l’agriculture et technologies à émissions négatives
    Dans le cadre du projet de durabilité KERB, le canton mise sur des mesures dans l’agriculture pour réduire les émissions de CO2. Les forêts et les marais jouent un rôle central dans la séquestration du CO2. Pour les émissions inévitables, le canton mise sur les technologies à émission négative, qui visent à éliminer durablement le CO2 de l’atmosphère. Une étude doit déterminer le potentiel de ces technologies dans le canton.

    Adaptation au changement climatique
    Outre la réduction des émissions, le canton de Zoug se prépare également aux effets du changement climatique. Une stratégie cantonale de gestion des risques naturels vise à minimiser les risques liés au climat, tels que la chaleur et les parasites envahissants. Parallèlement, des investissements sont réalisés dans des revêtements routiers adaptés au climat et dans la gestion durable des forêts afin de garantir à la fois la protection et les espaces de détente.

  • Une étude révèle des opportunités pour les façades végétalisées et les panneaux solaires

    Une étude révèle des opportunités pour les façades végétalisées et les panneaux solaires

    Dans le cadre du projet GreenPV, une équipe de recherche de la Haute école de Lucerne a développé des solutions innovantes pour la conception des façades de bâtiments. L’objectif était d’explorer le potentiel des installations photovoltaïques (PV) et de la végétalisation pour faire face aux défis croissants posés par le réchauffement climatique. Une brochure spécialement conçue pour les concepteurs et les maîtres d’ouvrage résume les conclusions et les recommandations du projet.

    L’importance de ces recherches est évidente si l’on considère les prévisions du National Center for Climate Services : La température moyenne annuelle en Suisse pourrait augmenter jusqu’à 5,4 degrés d’ici la fin du 21e siècle. Cela augmentera non seulement considérablement les besoins en énergie, notamment pour le refroidissement, mais aura également un impact sur le confort dans les bâtiments. Les installations photovoltaïques peuvent fournir de l’énergie au moment où elle est le plus nécessaire, c’est-à-dire lorsque le rayonnement solaire est intense. Parallèlement, les façades végétalisées offrent une alternative judicieuse dans les zones urbaines où les nouveaux espaces verts sont rares.

    Les façades, un potentiel inexploité
    « Alors que les avantages des systèmes photovoltaïques et de la végétalisation sont déjà de plus en plus utilisés sur les toits, les façades restent largement inexploitées jusqu’à présent », explique le Dr Silvia Domingo, chercheur à la HSLU. Pourtant, les façades offrent une excellente opportunité de production d’énergie et de végétalisation sans occuper de surface supplémentaire. Les installations photovoltaïques sur les façades sud s’avèrent particulièrement efficaces pendant la saison froide, car elles peuvent exploiter au mieux l’angle d’inclinaison bas du soleil.

    Cependant, l’étude montre également qu’il existe des obstacles à l’adoption plus large de ces technologies. Il s’agit notamment des défis financiers, du manque de directives et des inquiétudes concernant la sécurité incendie. Ces facteurs sont souvent source d’incertitude pour les maîtres d’ouvrage. Pour y remédier, l’équipe de recherche a rédigé une brochure contenant des recommandations pratiques pour l’application de systèmes photovoltaïques et de végétalisation sur les façades.

    Aspects visuels et synergies fonctionnelles
    Un autre obstacle identifié par le Dr Domingo est la perception esthétique des panneaux solaires sur les façades des bâtiments. Les panneaux solaires noirs ne correspondent souvent pas à l’idée visuelle que s’en font les maîtres d’ouvrage. Mais la recherche montre qu’à l’avenir, des panneaux solaires de différentes couleurs et textures pourraient être disponibles, sans perte significative d’efficacité.

    Outre les installations photovoltaïques, les façades végétalisées offrent de nombreux avantages qui vont bien au-delà de l’effet de refroidissement. Elles contribuent à la biodiversité, améliorent la qualité de l’air, réduisent la propagation du son et favorisent la rétention des eaux de pluie. Ces avantages sont particulièrement importants dans les zones urbaines denses, où ils peuvent améliorer considérablement la qualité de vie.

    La combinaison de la végétalisation et des installations PV
    L’étude de la HSLU montre que la végétalisation et les installations PV sur les façades peuvent souvent être bien combinées afin d’exploiter les synergies. Alors que les installations PV sur les zones de façade non ombragées et plus hautes assurent une production d’énergie maximale, les surfaces végétalisées déploient leur effet de refroidissement et d’absorption du bruit dans les zones proches du sol. Cette combinaison contribue à un climat de quartier plus agréable et à une production d’électricité respectueuse du climat.

    Achèvement du projet GreenPV
    Le projet GreenPV, qui a débuté en décembre 2021 et s’est poursuivi jusqu’à la mi-2024, a été financé par un large réseau de soutiens, dont l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et plusieurs fondations. L’équipe du projet, dirigée par Gianrico Settembrini, a tiré de précieux enseignements qui ont été consignés dans une brochure désormais à la disposition des planificateurs, des constructeurs et des personnes intéressées.

    Avec les résultats du projet GreenPV, la HSLU apporte une contribution importante au développement durable dans le domaine de la construction et montre comment la végétalisation et les panneaux solaires peuvent être combinés sur les façades pour répondre efficacement aux défis du changement climatique.

  • Hydrogène vert : une étude identifie le Canada comme un site de premier choix

    Hydrogène vert : une étude identifie le Canada comme un site de premier choix

    Des chercheurs de l’Institut Paul Scherrer(PSI) se sont penchés sur la question de savoir où l’hydrogène pourrait être produit de manière efficace et rentable, dans le but de stopper le changement climatique et de ne plus émettre de nouveaux gaz à effet de serre à l’avenir. Selon un communiqué, les chercheurs ont rassemblé des données et des prévisions géographiques et économiques afin de décrire la mise en place d’une économie de l’hydrogène. Pour cela, ils ont analysé quatre scénarios avec des besoins en hydrogène compris entre 111 et 614 mégatonnes par an. L’étude est actuellement publiée dans la revue scientifique « Nature Communications« .

    Il existe différentes technologies pour la production d’hydrogène. Dans le cas de l’électrolyse à membrane électrolytique polymère (PEM), l’hydrogène est extrait de l’eau dans un électrolyseur. Le grand avantage de ce procédé est que l’énergie nécessaire à la conversion peut être obtenue à partir d’électricité verte. Il reste à résoudre la question de savoir où la forte demande d’électricité verte a le plus de chances d’être satisfaite.

    « Pour ce faire, nous avons surtout utilisé des critères économiques », explique Tom Terlouw, doctorant au PSI et premier auteur de l’étude, cité dans le communiqué. « En d’autres termes, où la production est-elle la plus avantageuse ? » Deux axes principaux se sont dégagés : Où y a-t-il suffisamment de vent ou de soleil pour répondre à l’énorme demande d’électricité verte ? Et où y a-t-il suffisamment d’espace libre pour installer les équipements nécessaires à la production ? Le Canada s’est avéré être le meilleur choix. « Il y a beaucoup d’espaces libres qui sont très venteux et donc idéaux pour installer des éoliennes », ajoute Terlouw. Le centre des États-Unis, certaines parties de l’Australie, le Sahara, le nord de la Chine et le nord-ouest de l’Europe sont également des zones idéales. Les pays d’Europe centrale, comme la Suisse, sont en revanche moins appropriés, car ils ne disposent pas de surfaces libres ni d’un ensoleillement suffisant. En outre, les chercheurs soulignent que même la production d’hydrogène vert génère des émissions résiduelles de gaz à effet de serre dues à la production et au transport des matériaux nécessaires. Pour compenser ces émissions résiduelles, il faudrait filtrer des quantités correspondantes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, précise l’étude.

  • Contrôle des émissions de HFC-23

    Contrôle des émissions de HFC-23

    Les hydrofluorocarbures (HFC) font partie des gaz à effet de serre les plus puissants, et le HFC-23 est le plus puissant d’entre eux. Un kilogramme de HFC-23 provoque dans l’atmosphère le même réchauffement que 12.000 kilogrammes de CO₂ et reste dans l’atmosphère pendant environ 200 ans. Dans le cadre de l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal, plus de 150 pays se sont engagés à réduire drastiquement les émissions de HFC-23. Les principales sources de ce gaz sont la production industrielle de réfrigérants et de polytétrafluoroéthène (PTFE), plus connu sous le nom de téflon.

    Depuis 2020, les fabricants de téflon sont tenus de détruire le HFC-23 avant qu’il ne soit rejeté dans l’atmosphère. Les émissions déclarées montrent des progrès. en 2020, les données officielles indiquent que seulement 2.000 tonnes de HFC-23 ont été émises dans le monde. Cependant, les mesures réelles indiquent environ 16.000 tonnes, ce qui révèle un écart considérable.

    Nouvelles connaissances grâce aux mesures de gaz traceur
    Pour expliquer cette différence, des chercheurs de l’Empa, de l’Université de Bristol et du TNO ont étudié les émissions de HFC-23 d’une usine de téflon aux Pays-Bas. Leurs résultats, publiés dans la revue scientifique Nature, reposent sur une méthode innovante. Les chercheurs ont libéré un gaz traceur qui n’est pas présent dans l’atmosphère et qui se dégrade rapidement. Ils ont enregistré les concentrations de HFC-23 à 25 kilomètres de distance et les ont comparées aux valeurs du traceur. De cette manière, ils ont pu calculer avec précision les émissions réelles de l’usine.

    Les résultats montrent que les émissions de l’usine sont plus élevées que les chiffres déclarés, mais qu’elles restent faibles. « Les mesures de confinement fonctionnent bien, mais il y a un potentiel d’optimisation », explique Martin Vollmer de l’Empa. Le co-auteur Kieran Stanley de l’Université de Bristol résume : « Les résultats sont encourageants et montrent que les émissions de HFC-23 peuvent être considérablement réduites avec les bonnes mesures »

    Défis mondiaux pour la réduction du HFC-23
    L’étude met en évidence le fait que le contrôle du HFC-23 est techniquement possible, mais qu’il n’est pas appliqué de manière cohérente partout. « Les émissions élevées mesurées dans l’atmosphère indiquent que les mesures rapportées ne correspondent pas toujours à la réalité », avertit Vollmer. Les chercheurs appellent à des vérifications indépendantes des émissions provenant de la production de polymères fluorés et de réfrigérants afin de combler les lacunes dans la compréhension des sources d’émissions et de s’assurer que les accords internationaux sur le climat sont respectés.

    Prochaines étapes de la recherche
    En octobre 2024, une autre étude sera menée à Séoul pour mesurer les émissions de substances halogénées dans la capitale sud-coréenne. Cette méthode pourrait également être utile pour la surveillance d’autres gaz à effet de serre. « Une surveillance continue et des mesures précises nous permettront de mieux identifier les sources d’émission et de concevoir des mesures de réduction des émissions plus efficaces », explique Arnoud Frumau de TNO.

  • Nouveau master sur le changement urbain

    Nouveau master sur le changement urbain

    A partir du semestre d’automne 2025, la Faculté d’architecture, d’ingénierie civile et environnementale(ENAC) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne(EPFL) proposera un master sur les défis du changement urbain. Un master en systèmes urbains doit permettre aux étudiants de l’ENAC de devenir des spécialistes de l’adaptation des villes et des zones environnantes au changement climatique, peut on lire dans un communiqué de presse de l’EPFL.

    Face au changement climatique, la Suisse doit se doter d’experts en gestion urbaine au sens large, explique-t-on à l’EPFL. Le nouveau master a été développé en collaboration avec des professionnels. Il offre aux diplômés du bachelor ENAC en génie civil et en ingénierie de l’environnement la possibilité de se spécialiser dans le changement durable des villes et des zones environnantes, poursuit le communiqué. Le master est également ouvert à d’autres disciplines connexes, y compris l’architecture, à condition qu’elles en fassent la demande.

    Le programme comporte trois spécialisations : Mobilité et transport dans un climat changeant, Transitions durables dans les systèmes urbains et Santé et bien-être dans l’environnement urbain.

    À la fin du programme, les étudiants obtiennent un Master of Science MSc in Urban Systems de l’EPFL. Ce diplôme leur permet de porter le titre d’ingénieur qualifié EPF.

  • L’art de l’aménagement – La voie de Zurich vers l’avenir

    L’art de l’aménagement – La voie de Zurich vers l’avenir

    Vous êtes directrice de l’aménagement du territoire de la ville de Zurich. Pouvez-vous nous donner un aperçu de vos responsabilités ?
    En tant que directrice de l’Office, je participe, avec mes collaborateurs, à la planification de l’avenir de la ville de Zurich. Afin d’exploiter au mieux les opportunités d’une ville en mutation, nous avons des domaines spécialisés tels que l’architecture et la planification, auxquels s’ajoutent l’archéologie, la conservation des monuments historiques, les archives de l’histoire de la construction ou un centre de compétence pour les informations géographiques. Ces échanges nous offrent une vision très précise de Zurich – de sa préhistoire à 2040.

    Quels sont les objectifs du développement urbain et territorial à Zurich et quels rôles assumez-vous dans le développement des sites et des terrains ?
    Nous ne voulons pas seulement préserver la qualité de vie élevée de la ville de Zurich, mais la développer. Elle doit pouvoir s’améliorer ponctuellement, de manière durable sur le plan écologique et social. Pour ce faire, nous avons besoin d’instruments de planification de l’utilisation appropriés, et nous sommes responsables de leur élaboration et de leur développement.

    Le plan directeur communal pour l’urbanisation, le paysage, les constructions et les installations publiques est essentiel à cet égard. Il nous permet de concrétiser les zones qui se prêtent à la densification des constructions. En outre, nous désignons des surfaces pour l’approvisionnement en espaces libres publics ainsi que pour les bâtiments et installations publics communaux – par exemple pour l’école publique ou pour les activités sportives. En outre, il s’agit d’un instrument de coordination important, car il montre comment la densité de construction doit être coordonnée avec les transports et l’offre d’énergie renouvelable, et il donne des indications sur d’autres aspects spatiaux d’un développement urbain respectueux de l’environnement et socialement acceptable.

    Quels sont les défis du développement urbain par rapport aux autres villes suisses et quels sont les avantages de Zurich ?
    Zurich partage de nombreux défis avec d’autres villes en Suisse et en Europe. La croissance et les besoins en logements qui en découlent sont au centre des préoccupations, et il faut avant tout garantir des logements à prix modérés dans la ville. L’évolution démographique et la pluralisation des styles de vie entraînent une diversité des formes et des besoins en matière de logement – à laquelle nous devons faire face.

    Outre une densification socialement acceptable, le climat joue un rôle central. Environ un quart de toutes les émissions de CO2 provient du secteur du bâtiment. La planification et l’architecture urbaines doivent aujourd’hui être respectueuses du climat et de l’environnement, ménager les ressources et préserver les paysages. Outre la protection du climat, nous devons limiter les effets d’îlot de chaleur.
    Ce que nous n’avons plus, contrairement à d’autres villes, ce sont des sites industriels libres à reconvertir. La densité renforce les différents intérêts liés aux surfaces et aux bâtiments d’une ville. De plus, en tant que moteur économique de la Suisse, Zurich fait l’objet d’une attention particulière de la part du public. Les décisions d’aménagement nécessitent un débat politique – la participation est exigée. Si le débat n’a pas lieu, de nombreuses nouvelles constructions feront l’objet d’un recours.

    Quels sont les projets de construction les plus importants à Zurich et comment contribuent-ils au développement de la ville et du territoire ?
    J’inclus ici la planification. Par exemple, le Josef-Areal, le Schlachthof-Areal, les rives du lac Wollishofen ou le Papierwerd-Areal. Ils sont importants pour le développement de la ville de Zurich en raison de la pénurie d’espace évoquée précédemment. Il en résulte la tâche exigeante d’utiliser ces sites de manière durable et efficace en termes de planification.
    La ville construit également elle-même, en particulier des logements à prix modérés. Les lotissements de Leutschenbach et du Tramdepot Hard offriront à eux seuls plus de 550 logements. Pour la Thurgauerstrasse ou le Koch-Areal, la ville attribue des terrains à bâtir à des maîtres d’ouvrage d’utilité publique.

    Dans le cadre de tels grands projets, il est important de planifier les infrastructures sociales correspondantes. En particulier, la mise à disposition de suffisamment de salles de classe, de bâtiments culturels tels que le théâtre ou l’opéra, sont importants pour l’ensemble de la ville.
    En complément des développements de sites et des constructions mentionnés, la mise à jour des directives sur les immeubles de grande hauteur ainsi que la révision du règlement de construction et de zonage font partie des tâches les plus importantes confiées à l’urbanisme zurichois. Dans le cadre de ces instruments de planification, il s’agit de trouver le moyen de traiter la protection des monuments ou l’inventaire et l’ISOS et de les concilier avec les développements architecturaux souhaités.

    Quelles sont les zones de Zurich particulièrement attractives pour les entreprises et pourquoi ?
    Cela dépend fortement de la taille et du type d’entreprise, chaque entreprise définit ses propres exigences en matière de choix de site. Pour un groupe qui souhaite développer et étendre son propre site à long terme, d’autres sites sont certainement considérés comme attractifs que pour une PME qui vise un développement au sein du quartier.

    En principe, tous les quartiers de Zurich sont attractifs, car ils sont partout bien desservis par les transports publics. Il y a eu ici une évolution positive par rapport aux dernières années et décennies – Zurich ne connaît plus de véritable « périphérie ».

    Où voyez-vous encore un potentiel de développement et comment pourrait-il être exploité ?
    Il y a un potentiel dans la coopération avec les communes voisines. L’une des particularités de l’aménagement du territoire est qu’il ne s’arrête pas à la frontière de la ville, même si cette frontière implique un changement politique. La région de la Limmat ou la vallée de la Glatt avec son service de transport public commun en sont des exemples. Il s’agit de coordonner la planification au-delà des frontières afin de garantir l’offre et l’interconnexion des quartiers.

    Il existe également un potentiel de coordination avec le canton ou la Confédération, notamment en ce qui concerne le bruit et l’ISOS. Les directives fédérales ou cantonales ont un impact important dans une ville comme Zurich. Je vois un grand potentiel dans une coordination plus étroite avec l’Union des villes suisses.

    Comment Zurich se positionne-t-elle dans le domaine du développement et de la planification de la mobilité ?
    En matière de mobilité urbaine, le plan directeur communal met l’accent sur des transports publics efficaces et bien développés ainsi que sur le développement d’espaces urbains et routiers fonctionnels et attrayants. Nous visons une ville des courtes distances. Les centres de quartier seront renforcés et de nouveaux aménagements seront réalisés. Pour la population résidente, il est plus intéressant de s’approvisionner sur place, le commerce de détail ouvre de nouveaux magasins dans le quartier, car il peut compter sur ses clients.

    Les chiffres relatifs à la mobilité montrent que la population urbaine mise davantage sur le vélo et les transports publics. La ville encourage tout particulièrement les déplacements à pied et à vélo. Avec le programme « Impuls Mobilität », la ville conseille de manière très ciblée les entreprises et les régies immobilières.

    La pandémie a-t-elle entraîné des changements dans la planification de Zurich ?
    L’espace public a gagné en importance pendant la pandémie de Corona. Notamment pour les enfants et les adolescents, qui ont besoin d’espaces libres dans leur environnement direct. Dans l’ensemble, les moyens de transport individuels que sont la marche, le vélo et la voiture ont gagné en importance dans le choix du mode de transport, tandis que les transports publics ont été évités en raison des risques potentiels de contagion. Les effets positifs de la pandémie, tels que l’utilisation du vélo et le lissage des pics de trafic grâce à l’augmentation du travail à domicile, doivent être conservés pour l’avenir.

    La pandémie et le travail mobile ont apporté des changements dont nous ne verrons les effets sur l’urbanisme que dans quelques années. A Zurich, ce sont surtout les centres de quartier qui profitent de la tendance au home office. Lors de la pandémie, l’accès rapide aux commerces, aux établissements de santé, aux centres sportifs, à la gastronomie et aux espaces verts qui ne nécessitaient pas de transports publics était essentiel. Le besoin d’espaces urbains où il fait bon vivre doit être davantage pris en compte à l’avenir.

    Quels sont les facteurs qui font de Zurich un lieu de résidence attractif ?
    Zurich est attractive et offre une qualité de vie élevée. Il y a de nombreuses raisons à cela : Par exemple, l’offre large et attrayante de structures d’accueil et de culture, les espaces libres attrayants, les établissements d’enseignement, les bonnes infrastructures et la qualité architecturale élevée. La situation au bord du lac et la proximité de la nature sont également très attrayantes. Malgré une activité de construction intense, les quartiers de la ville ont réussi à conserver leur identité. C’est à mon avis une grande force de notre ville.

    Comment imaginez-vous le développement idéal de la ville de Zurich ?
    Quels en seraient les éléments clés ?

    Idéal n’est pas la bonne formulation dans ce contexte, il n’existe pas de développement idéal. La planification urbaine est plutôt dynamique et largement influencée par les décisions politiques. Il doit réagir en permanence aux préoccupations socio-spatiales et environnementales actuelles et futures. Il est important que nous ayons une vision commune de ce que doit être Zurich et de la manière dont elle doit se développer à l’avenir. Le plan directeur communal formule une image cible, allant d’une densification différenciée des constructions aux centres et infrastructures de la ville, en passant par suffisamment d’espaces libres pour les loisirs. En dessous, il y a d’innombrables petits niveaux, projets et événements qui font partie de la ville en mutation. Zurich dispose d’un grand potentiel qu’il convient d’assurer et d’exploiter par le biais de la planification urbaine. Pas du jour au lendemain, mais aussi pour les générations futures de Zurichois.

  • ABB investit 500 millions d’euros dans l’électrification

    ABB investit 500 millions d’euros dans l’électrification

    ABB et la Banque européenne d’investissement(BEI) ont signé un accord de financement pour un prêt de 500 millions d’euros, informe ABB dans un communiqué. L’entreprise technologique zurichoise entend utiliser ces fonds pour le développement de disjoncteurs à semi-conducteurs, d’appareillages de commutation respectueux de l’environnement et de technologies visant à améliorer l’efficacité et l’automatisation des bâtiments. Les fonds seront alloués à la recherche correspondante d’ABB en Suisse, en Allemagne, en Italie, en République tchèque, en Finlande, en Norvège, en Pologne et dans d’autres pays européens.

    « L’électrification est essentielle dans la lutte contre le changement climatique », a déclaré Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, cité dans le communiqué. « En prêtant à ABB, nous soutenons une entreprise qui a une longue tradition de développement de produits électriques et qui s’est engagée à promouvoir des solutions pratiques qui rendent l’économie européenne plus verte »

    Les nouvelles solutions de distribution électrique sont destinées à être utilisées, par exemple, dans des bâtiments utilitaires, des entreprises industrielles et des micro-réseaux. Le développement et la commercialisation de technologies occupent une place importante dans la stratégie de croissance d’ABB. L’année dernière, l’entreprise a investi environ 1,67 milliard de dollars, soit environ 4 % de son chiffre d’affaires consolidé, dans la recherche et le développement.

  • La simulation climatique pour lutter contre les îlots de chaleur

    La simulation climatique pour lutter contre les îlots de chaleur

    L’échauffement des centres-villes asphaltés – les « îlots de chaleur » – est un problème bien connu de l’urbanisme. Mais des mesures intelligentes permettent de l’améliorer considérablement. C’est ce que montre la ville de Winterthur en collaboration avec le bureau d’aménagement du territoire Berchtoldkrass Space & Options et le bureau GEO-NET Umweltconsulting GmbH, spécialisé dans les analyses climatiques, à l’aide d’une modélisation climatique assistée par ordinateur pour la ville de Lok. L’état actuel de la planification a été comparé à deux scénarios optimisés sur le plan climatique. Grâce à la simulation, il est possible de voir comment la conception des bâtiments et des espaces libres se répercute sur les températures extérieures et influence ainsi la qualité de séjour dans le site. Parallèlement, les mesures particulièrement faciles à mettre en œuvre et efficaces ont été examinées. L’étude pilote fait partie du programme Smart City Winterthur et a été rendue possible grâce à son crédit d’innovation. Elle a été commandée par l’Office de l’urbanisme.

    De nombreuses unités d’habitation et de travail seront construites dans le périmètre de planification de la Lokstadt. Pour que le quartier présente plus tard une qualité de vie et d’habitat élevée, une planification basée sur des considérations climatiques est judicieuse. Une conception adaptée au climat, et donc à la chaleur, est possible malgré la densité de construction : les mesures de compensation bioclimatiques de la Lokstadt sont par exemple des arbres, des surfaces non imperméabilisées, claires et végétalisées et des surfaces ombragées. Les toitures végétalisées à grande échelle – idéalement en combinaison avec des panneaux photovoltaïques ombrageants – ont un effet positif sur le climat urbain. Outre les façades végétalisées, les plans d’eau et les fontaines permettent d’améliorer la qualité de vie.

    L’évaluation montre que : La ville de Lokstadt était déjà bien positionnée du point de vue du climat urbain lors de la planification initiale en ce qui concerne l’aménagement de l’espace public. Pour optimiser davantage le climat, d’autres emplacements d’arbres ainsi que des surfaces claires et perméables sont à l’étude. La technologie offre toutes les conditions pour optimiser l’urbanisme du futur en termes de climat.

  • Aperçu de la stratégie climatique du canton de Lucerne

    Aperçu de la stratégie climatique du canton de Lucerne

    Le changement climatique est un défi mondial. Le canton de Lucerne s’attend lui aussi à des étés plus secs, à davantage de jours de canicule, à davantage de fortes précipitations et à des hivers moins enneigés à l’avenir.

    Lucerne poursuit une double stratégie
    Dans sa politique climatique, le canton de Lucerne vise, en accord avec les objectifs de la Confédération et l’accord de Paris sur le climat, à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le canton à zéro net d’ici 2050. Le zéro net signifie que des émissions de gaz à effet de serre continueront à être produites dans certains secteurs, mais qu’elles seront éliminées de l’atmosphère dans des proportions au moins égales.

    Comme les effets du changement climatique vont continuer à s’aggraver dans les années à venir – même avec des mesures de protection du climat – le canton de Lucerne veut en outre mettre en œuvre des mesures d’adaptation au changement climatique.

    Le Conseil d’Etat lucernois a défini cette double stratégie et les mesures correspondantes dans son rapport de planification « Klima- und Energiepolitik 2021 des Kantons Luzern ». en 2022, il a indiqué concrètement dans sa « Planification des mesures et de la mise en œuvre du climat et de l’énergie 2022-2026 » comment quelles mesures seront mises en œuvre au cours des prochaines années.

    Mesures allant du développement territorial à la formation
    Un aperçu des mesures montre un total de 134 mesures pour la protection et l’adaptation au climat dans divers domaines tels que le développement territorial, les bâtiments, la mobilité et les transports, la gestion des dangers naturels, l’énergie, l’élimination et le recyclage, la gestion des eaux, la sylviculture, l’agriculture, la santé, l’industrie ou la formation.

    Parmi les mesures concrètes de protection du climat, le canton de Lucerne entend par exemple adapter les prescriptions énergétiques pour les nouvelles constructions, promouvoir les matériaux de construction respectueux de l’environnement, lancer des programmes d’utilisation efficace des ressources dans l’agriculture ou examiner des approches innovantes pour réduire les déchets dans l’artisanat.

    Pour s’adapter au changement climatique, le canton de Lucerne prévoit par exemple des mesures d’aménagement du territoire pour la protection contre les inondations, la sensibilisation des groupes de population vulnérables en cas de vagues de chaleur, la promotion du reboisement ou des bases légales pour un développement urbain adapté au climat.

    Toutes les mesures sont décrites en détail dans le plan de mesures et de mise en œuvre du canton de Lucerne.

  • La SUPSI se dote d'un nouveau centre de compétences sur le changement climatique

    La SUPSI se dote d'un nouveau centre de compétences sur le changement climatique

    La SUPSI a inauguré un nouveau centre de compétences qui traitera des problématiques liées au changement climatique. Il a été créé par le Département de l’environnement, de la construction et de la conception ( DACD ) de Mendrisio. Selon un communiqué de presse , il se concentrera sur trois domaines principaux : l’exploration de la base scientifique du changement climatique, l’adaptation au changement climatique et l’atténuation du changement climatique.

    Selon un communiqué de presse, une cinquantaine de chercheurs travailleront au Centro competentnze cambiamento climatico e territorio (CCCT). Ils développeront par exemple des mesures de lutte contre les moustiques ou des systèmes de surveillance du réchauffement du pergélisol dans les Alpes tessinoises. De nombreux sujets de recherche tournent également autour des énergies renouvelables.

    Globalement, le CCCT vise à renforcer et à coordonner les compétences interdisciplinaires à la SUPSI. Elle travaillera également avec les institutions cantonales et les associations. Parmi les partenaires du centre figurent également l’association TicinoEnergia à Bellinzona, avec laquelle SUPSI collabore déjà sur des projets de constructions respectueuses du climat.

  • Les superblocs rendent les villes plus vivables

    Les superblocs rendent les villes plus vivables

    Une étude du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche ( Empa ) a examiné quelles villes ont le potentiel d’être transformées à l’aide de superblocs. Ce moyen d’urbanisme peut contrecarrer l’augmentation de la chaleur, du bruit et de la pollution de l’air et la diminution des espaces verts due au changement climatique ou à la croissance démographique. L’urbanisme est essentiel, cite l’auteur de l’étude, Sven Eggimann, dans une déclaration de l’Empa : « La conception et l’utilisation de l’espace de la rue influencent la qualité de vie des habitants et ont le potentiel d’améliorer considérablement le climat urbain. »

    Barcelone est un modèle pour la formation de superblocs. Là, idéalement, 3 par 3 blocs et leurs cours intérieures sont combinés en un super bloc. Le trafic de développement est acheminé autour de l’extérieur, l’intérieur reste complètement sans voiture. Au lieu de routes et de stationnements, des pistes cyclables et des sentiers pédestres, des espaces verts et des zones de rencontre seront créés. De plus, des mesures de réduction de la chaleur peuvent être mises en œuvre.

    Selon Eggimann, le potentiel de cette conception urbaine est si élevé parce que les rues représentent une partie importante de la surface totale des zones urbaines d’aujourd’hui. Dans les villes européennes, cela se situe généralement entre 15 et 25 %.

    Eggimann a calculé le potentiel de superbloc de villes individuelles avec des valeurs comprises entre 1% et un tiers des rues. Des villes comme Mexico, Madrid et Tokyo ont montré le plus grand potentiel. Cependant, selon l’étude d’Eggimann, les villes dont les rues sont moins quadrillées qu’à Barcelone se prêtent également aux super îlots : « Cela offre l’opportunité de rendre les quartiers urbains plus attractifs en mettant les gens et non les véhicules au centre. »

  • Daiwa House Modular Europe énumère quatre tendances qui seront essentielles pour le secteur immobilier en 2022

    Daiwa House Modular Europe énumère quatre tendances qui seront essentielles pour le secteur immobilier en 2022

    Rareté mondiale des ressources
    Les prix de nombreux matériaux de construction montent actuellement en flèche. Cela ne changera pas non plus cette année – les matériaux isolants, l'acier, tout deviendra plus cher et plus rare. Les prix de la construction augmentent en conséquence et menacent de rendre de nombreux projets non rentables. De plus, les pays émergents en particulier demandent actuellement beaucoup de matériel et achètent le marché vide. La situation va donc continuer à se détériorer. À long terme, seule une planification de projet améliorée mettant davantage l'accent sur la réutilisation peut être utile, car l'économie circulaire et la protection des ressources commencent déjà dans la phase de planification. Si des bâtiments entiers, des parties de bâtiments et des matériaux de construction peuvent être recyclés ou trouver une utilisation ultérieure, cela réduit non seulement les besoins en matériaux, mais contribue également à une plus grande durabilité. Il est important de penser grand à Cradle to Cradle à l'avenir.

    Durabilité non seulement grâce aux économies d'énergie dans la phase d'utilisation
    L'industrie allemande de la construction en particulier a un besoin urgent de rattraper son retard en matière de durabilité. Aux Pays-Bas, il existe déjà un plafond de CO 2 par mètre carré de nouvelle construction. Avec le nouveau gouvernement à participation verte, il est tout à fait concevable qu'un tel plafond devienne également la nouvelle ligne directrice en Allemagne. De plus, les coûts d'élimination resteront un problème majeur et augmenteront proportionnellement. En raison des conditions-cadres encore immatures des processus de recyclage et des faibles capacités d'enfouissement, les déchets deviennent un facteur supplémentaire de coûts de construction. Cela montre à quel point il sera important à l'avenir d'utiliser des matériaux de construction et des éléments de construction pendant longtemps et de les réutiliser plus tard – comme c'est déjà possible dans la construction modulaire en rénovant des modules réutilisés. L'économie circulaire devrait donc être au centre du projet dès le début de la planification.

    Numérisation et IA aussi dans la construction
    Afin d'augmenter la durabilité dans l'ensemble de l'industrie et de contrer la rareté des ressources, la planification et la production doivent être optimisées. Les deux doivent devenir plus intelligents globalement et en réseau. L'utilisation de «l'intelligence artificielle» est idéale pour cela. Il prend en charge les projets de construction, par exemple, grâce à la conception générative, à la détection proactive des problèmes et à la prévention des retards et des dépassements de coûts. Mais il doit aussi être utilisé en production. Un exemple : Numériser la coupe entraîne moins de chutes et de déchets. Grâce à une bonne planification préalable et à l'utilisation d'une IA, le matériau restant d'une coupe peut être utilisé pour une utilisation ultérieure dans d'autres projets futurs. Cela permet non seulement d'économiser du matériel, mais également des étapes de travail supplémentaires et d'augmenter ainsi l'efficacité de l'ensemble du processus de production. Après tout, les matières résiduelles sont aussi des ressources.

    Fabrication industrialisée comme dans l'industrie automobile
    L'avancée de la numérisation dans l'industrie de la construction permet également l'utilisation de processus semi- ou entièrement automatisés. Ils réduisent les sources d'erreur et rendent la production plus efficace. Un espace de vie abordable peut être réalisé de manière optimale avec des processus de construction assistés par robot en relation avec la gestion numérique nécessaire des données de construction – de la planification au chantier de construction. Compte tenu de la pénurie aiguë de main-d'œuvre qualifiée, qui ne sera pas résolue dans les prochaines années, cette évolution est la conséquence logique. Daiwa House Modular Europe s'appuiera également sur des processus automatisés dans la gigafactory allemande déjà prévue.

    Ces quatre tendances devraient inciter l'industrie de la construction à repenser. En outre, il existe un certain nombre d'autres changements tels qu'un changement de génération dans les rangs des managers ainsi qu'un changement politique et social. Les constructeurs sont désormais ouverts aux solutions de construction standardisées. Les bâtiments planifiés et construits de manière modulaire offrent un temps de construction court et une qualité élevée grâce à une préfabrication d'environ 90 % en usine. Dans les segments résidentiel, des soins, de l'hôtellerie et de l'éducation en particulier, les besoins sont similaires malgré les différents emplacements – de sorte que chaque bâtiment ne doit pas nécessairement être un prototype.

  • Soutenir l'objectif scientifique de 1,5 degré

    Soutenir l'objectif scientifique de 1,5 degré

    En 2021, les experts en investissement de Pictet ont développé les propres « Climate Investment Beliefs » du Groupe dans le cadre d’un processus global. Cette initiative repose sur deux convictions : Le changement climatique a un impact significatif sur les prix des actifs. Compte tenu de sa position de leader dans le secteur de l’investissement, il est important pour la banque de comprendre ces implications pour soutenir la performance. En tant que gestionnaire et propriétaire d’actifs, vos activités d’investissement influencent les conséquences du changement climatique. Il est donc de la responsabilité de l’entreprise de découvrir comment elle peut favoriser les effets positifs et atténuer les effets négatifs.

    Faire face aux grands défis écologiques et sociaux de notre temps exigera plus de coopération et de transparence. L’adhésion à la Net Zero Asset Managers Initiative et l’engagement de la SBTi dans la « Business Ambition for 1.5°C » reflètent ces convictions.

    L’entreprise est consciente que la réalisation de ces objectifs équivaut à une tâche herculéenne et que les efforts ne peuvent être couronnés de succès que si tous les acteurs financiers s’y mettent. Elle requiert un changement fondamental, ainsi qu’un engagement et une persévérance à long terme et la contribution de tous les acteurs économiques. Pictet souhaite publier un plan d’action climat avec des objectifs concrets pour 2030 en 2022.

    Le groupe s’appuie sur une histoire de plus de deux cents ans, fondée sur une approche durable et responsable de son activité et de la gestion du patrimoine de ses clients. Ce faisant, l’entreprise prend en compte non seulement les intérêts d’aujourd’hui, mais aussi ceux des générations futures. C’est le cœur d’une réflexion responsable et la contribution la plus efficace que nous puissions apporter à un avenir durable sur notre planète.

  • L'Université des Sciences Appliquées de Lucerne se consacre à la construction respectueuse du climat

    L'Université des Sciences Appliquées de Lucerne se consacre à la construction respectueuse du climat

    L’étude « Ready for Climate Change ? » de l’ Université des sciences appliquées et des arts de Lucerne (HSLU) vise à sensibiliser les propriétaires de bâtiments à la construction respectueuse du climat. Mais cela devrait aussi aider les acheteurs et les locataires à évaluer une propriété.

    L’étude suggère qu’à l’avenir, non seulement les concepts de chauffage, mais aussi de refroidissement devront être pris en compte. « L’architecture de la Suisse est encore trop axée sur la fabrication d’appartements agréables et économes en énergie en hiver », a déclaré Gianrico Settembrini de l’Institut des techniques du bâtiment et de l’énergie de l’Université des sciences appliquées de Lucerne dans un communiqué de presse. Le facteur décisif, cependant, est que les bâtiments sont planifiés avec des données climatiques futures et non, comme c’est le cas aujourd’hui, avec des données basées sur des valeurs passées.

    Le parc immobilier consomme environ 40 pour cent des besoins énergétiques finaux de la Suisse, poursuit le HSLU. Celui-ci doit être encore réduit. Cependant, si une utilisation accrue des équipements de climatisation était nécessaire, cette valeur risque d’augmenter à la place. « L’utilisation d’appareils de refroidissement ou de climatisation doit être évitée, les solutions techniques ne peuvent être utilisées que lorsque les options passives ont été épuisées », explique Adrian Grossenbacher de l’ Office fédéral de l’énergie . Il a soutenu financièrement cette étude.

    Au total, l’équipe d’étude a identifié onze paramètres qui ont un impact sur la consommation d’énergie ainsi que sur le confort thermique et visuel d’un espace de vie. Ces paramètres, tels que les propriétés des fenêtres, la protection solaire et les éléments d’ombrage, ont été simulés dans un bâtiment de référence à Bâle-Binningen, typique du Mittelland.

    Le HSLU fournit des lignes directrices pour les planificateurs en ligne à télécharger . Afin d’accélérer la précipitation des connaissances disponibles dans la nouvelle architecture, l’université mettra les experts à jour avec le cours de formation avancée de trois jours « Construire dans le changement climatique – Mesures efficaces pour les constructeurs et les planificateurs » en septembre.

  • Un film sur la région énergétique de Knonauer Amt célèbre sa première

    Un film sur la région énergétique de Knonauer Amt célèbre sa première

    Le bureau de Knonau a «dix ans d’avance sur son temps», a déclaré le conseiller du gouvernement Dr. Martin Neukom en août à l’occasion des dix ans d’existence de la région énergétique de Knonauer Amt. «Un moteur de la transition énergétique», a déclaré Andrew Darrell, membre du New York Sustainability Advisory Board. Il pensait que le monde devrait se renseigner sur ce projet pilote, écrit l’Affolter Anzeiger. En collaboration avec la Fondation Swiss Pro Evolution et le WWF Suisse , il a lancé un film sur le travail exemplaire de la région énergétique de Knonauer Amt. Il a été créé jeudi. Son titre: « Plein d’énergie pour l’avenir – une région dépend des énergies renouvelables ».

    Le film rend compte des initiatives que les 14 communes de cette région du canton de Zurich ont entreprises et font pour lutter contre le changement climatique: la maison économe en énergie à Stallikon, où les enfants peuvent expérimenter l’énergie de manière ludique, la centrale solaire prévue au-dessus de l’A4 Économie circulaire de l’usine de biogaz de Rickenbach, le nombre supérieur à la moyenne de centrales de chauffage urbain au bois neutre en CO2. En 2010, les communes ont intégré la région énergétique de Knonauer Amt dans leur promotion d’implantation. Leur objectif est de générer eux-mêmes 80% de leurs besoins énergétiques d’ici 2050 et avec des énergies renouvelables.

    De nombreux experts ont leur mot à dire dans le film, dont Andreas Fischlin, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ( GIEC ) et professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich ( ETH ). «Nous avons la même concentration de CO2 qu’il y a 3,5 millions d’années», prévient-il. A cette époque, il y avait une flore et une faune tropicales en Suisse. Le professeur des EPF Anton Gunzinger appelle à une plus grande utilisation des énergies locales. Cela garantit plus d’indépendance et plus d’argent reste dans le cycle régional: « Nous avons besoin de plus de bureaux des impôts en Suisse! »