Étiquette : Lärmschutz

  • Des absorbeurs de son révolutionnaires

    Des absorbeurs de son révolutionnaires

    Dans la lutte contre le bruit, chaque centimètre compte. Les absorbants acoustiques classiques en matériaux volumineux comme la laine de roche ou la mousse de mélamine sont souvent trop épais et limitent la conception. Les absorbeurs acoustiques nouvellement développés à partir de mousses minérales de plâtre ou de ciment offrent une alternative convaincante. Ils sont aussi efficaces que les absorbeurs traditionnels, mais environ quatre fois plus minces. Cela ouvre de toutes nouvelles possibilités d’intégration dans des projets de construction existants ou nouveaux.

    La structure poreuse variable des mousses minérales force les particules d’air à suivre un chemin plus long, ce qui permet d’obtenir une absorption acoustique élevée malgré une épaisseur réduite. Cette conception brevetée permet de cibler les absorbeurs sur des plages de fréquences spécifiques. De plus, les mousses sont ignifuges, recyclables et ne libèrent pas de particules nocives pour la santé. Les mousses de ciment sont en outre résistantes aux intempéries et donc idéales pour l’extérieur.

    Test pratique à Zurich
    Un premier prototype des nouveaux absorbants acoustiques a déjà été testé dans l’entrée d’une cour à Zurich. Les résultats sont prometteurs. Le niveau de bruit a baissé jusqu’à 4 décibels, notamment au passage des voitures. Les 72 panneaux, d’une épaisseur totale d’environ 5,5 centimètres, ont montré une atténuation fiable des basses fréquences et une réduction significative de la transmission du bruit dans la zone d’absorption de pointe.

    Applications multiples
    Les nouveaux absorbants acoustiques conviennent à une grande variété d’applications. Ils peuvent être intégrés dans des entrées, sous des balcons, sur des façades, dans des cages d’escalier ou dans de grands espaces intérieurs comme des bureaux, des cantines ou des salles de sport. Ils sont particulièrement intéressants pour les applications spéciales où l’espace limité, la protection contre les incendies et les exigences en matière de design doivent être pris en compte simultanément.

    L’avenir de la réduction du bruit
    L’idée de ces absorbeurs de bruit innovants a vu le jour il y a quelques années déjà, mais c’est en combinant le développement de matériaux et la modélisation acoustique dans le cadre d’un projet Innosuisse que la percée a été réalisée. Actuellement, la fabrication se fait encore partiellement à la main, mais avec un partenaire industriel approprié, le matériau devrait être développé et produit à plus grande échelle.

    Les absorbeurs de bruit minéraux ont le potentiel de révolutionner la réduction du bruit dans différents environnements. Ils offrent une solution efficace, peu encombrante et flexible sur le plan de la conception pour relever les défis de l’acoustique des bâtiments modernes.

  • Schwamendingen obtient son Ueberlandpark

    Schwamendingen obtient son Ueberlandpark

    Après cinq ans et demi de travaux, l’enclave de Schwamendingen a été officiellement inaugurée. Avec le transfert du trafic dans le tunnel élargi de Schöneich, le bruit de l’autoroute disparaît et un parc qui établit de nouvelles normes est créé à sa place. Le parc interurbain mesure environ un kilomètre de long, trente mètres de large et relie le quartier par un ruban de verdure.

    Plus qu’une protection contre le bruit, un symbole de courage urbanistique
    Le conseiller fédéral Albert Rösti a salué le projet comme un exemple parfait de construction de route nationale compatible avec l’habitat. L’enclavement est le résultat d’une volonté politique claire à tous les niveaux fédéraux. La conseillère d’État Carmen Walker Späh a également souligné l’importance des grandes visions pour la création de villes vivantes et résistantes.

    Les espaces verts comme stratégie climatique et lieux de rencontre
    Pour la conseillère municipale Simone Brander, le parc est bien plus qu’un élément d’aménagement. Il permet de lutter contre la surchauffe du climat urbain, crée une qualité de séjour et renforce la cohésion sociale. Des plantes indigènes robustes ont été plantées, un choix délibéré puisque le parc n’a pas besoin d’arrosage artificiel.

    Un parc pour tous et des rencontres
    Le 10 mai 2025, le Überlandpark a été remis à la population. Le quartier fête l’événement avec un pavillon, des stands d’information et une offre culinaire variée. Le nouveau parc est ouvert à tous. Un espace de détente, de rencontre et d’avenir.

  • Le canton de Zurich demande au Conseil fédéral d’agir

    Le canton de Zurich demande au Conseil fédéral d’agir

    La pression sur le marché du logement est énorme. La demande ne cesse d’augmenter, l’offre est à la traîne. Le canton de Zurich est particulièrement touché, où les projets de construction sont de plus en plus souvent retardés ou empêchés par des recours. Les conséquences sont une hausse des loyers, des tensions sociales et une pression politique croissante. Cinq initiatives populaires cantonales montrent à quel point la question du logement préoccupe la population.

    Des améliorations inutilement retardées
    Bien que de nouvelles dispositions aient déjà été adoptées dans le domaine de la protection contre le bruit, leur mise en œuvre se fait attendre. Le Conseil d’Etat zurichois demande au Conseil fédéral de faire entrer rapidement en vigueur les modifications législatives. En effet, les intérêts de protection ne doivent pas bloquer la construction de logements dont le besoin est urgent. Des bases légales claires sont essentielles pour garantir la sécurité de la planification et accélérer les procédures.

    Instrument de protection ou outil stratégique d’opposition ?
    Le Conseil d’État est particulièrement critique à l’égard de l’utilisation directe croissante de l’Inventaire fédéral ISOS, qui sert en fait à protéger les sites construits importants. Or, l’inventaire est de plus en plus souvent utilisé pour s’opposer à des projets de construction. Avec de graves conséquences pour la densification interne. Ce problème se fait déjà fortement sentir à Zurich, mais il s’étend de plus en plus à d’autres cantons.

    Le Conseil d’État soutient certes la table ronde annoncée sur la thématique de l’ISOS, mais il exige des solutions concrètes et opportunes, qui doivent être développées en collaboration avec la Confédération, les cantons et les communes.

    Exigence d’une priorité politique
    Selon le Conseil d’État, l’approvisionnement en logements est une préoccupation majeure de la population et de l’économie. Selon lui, la Confédération doit trouver un nouvel équilibre entre les intérêts de protection et le développement de la construction, afin que la construction de logements, dont le besoin est urgent, ne soit plus bloquée. La responsabilité en incombe désormais aux services fédéraux compétents.

  • Comment des réglementations absurdes freinent la construction de logements

    Comment des réglementations absurdes freinent la construction de logements

    Dans les villes suisses, les logements locatifs sont rares et chers, et les raisons en sont multiples. L’un des facteurs décisifs est le temps d’attente de plus en plus long entre la demande de permis de construire et l’obtention du permis de construire. Au cours des dix dernières années, le nombre de jours d’attente a augmenté d’environ 12% en moyenne dans toute la Suisse. Alors qu’il y a dix ans, les demandes de permis de construire nécessitaient en moyenne 118 jours pour être approuvées, ce chiffre est passé à 133 jours aujourd’hui.

    Les cantons de Genève, Fribourg et Bâle-Ville sont particulièrement touchés, où l’examen d’une demande de permis de construire peut prendre jusqu’à 188 jours. Dans le canton de Zurich, le temps d’attente est également considérable, avec 152 jours. Ces retards sont le symptôme de problèmes plus profonds dans le secteur de la construction en Suisse.

    Des réglementations absurdes comme frein
    Les architectes et les professionnels considèrent les réglementations absurdes en matière de construction comme un obstacle majeur à la construction rapide de nouveaux logements locatifs dans les centres urbains. Peter Sturzenegger, propriétaire du cabinet d’architectes Isler Architekten AG à Winterthour, cite l’exemple du supplément pour longueurs supplémentaires (MLZ). Cette disposition impose d’augmenter la distance à la limite pour les bâtiments de plus de 14 mètres de long, ce qui a rendu de nombreux projets de construction impossibles. A Winterthur, la suppression de cette règle est prévue pour fin 2025, mais dans d’autres villes comme Zurich, son avenir reste incertain.

    Des lois obsolètes et leurs conséquences
    Un autre exemple de règles de construction obsolètes est l’alignement des pièces d’habitation dans le canton de Zurich. La loi sur la planification et la construction exige que les pièces d’habitation ne soient pas majoritairement orientées vers le nord-est ou le nord-ouest, afin de maximiser la lumière du jour et d’éviter la formation de moisissures. Pascal Müller, du cabinet Müller Sigrist Architekten AG, affirme toutefois que cette disposition n’est plus d’actualité dans le contexte des conditions urbaines actuelles, telles que la pollution sonore et le changement climatique.

    Outre les obstacles légaux, Müller critique également le rôle des tribunaux. La multiplication des jurisprudences et des décisions de justice crée des incertitudes pour les maîtres d’ouvrage, car elles modifient constamment les règles et limitent considérablement la marge de manœuvre des concepteurs.

    Protection du patrimoine et rénovation énergétique
    L’architecte argovien Daniel Huber souligne que les directives restrictives en matière de protection du patrimoine et les exigences complexes en matière de rénovation énergétique constituent d’autres freins. Pour lui, le manque d’uniformité dans l’application des règles de construction, qui dépendent fortement de l’interprétation des autorités compétentes, est particulièrement problématique.

    La masse des prescriptions comme problème central
    La Société Suisse des Entrepreneurs considère le nombre croissant et la complexité des prescriptions en matière de construction comme le plus grand défi. Jacqueline Theiler, responsable de la communication de l’association, explique que la densité croissante des réglementations et les procédures de recours qui en découlent allongent considérablement les procédures d’autorisation de construire. Selon elle, la surinterprétation par le Tribunal fédéral des dispositions existantes en matière de bruit est particulièrement problématique.

    L’association fonde désormais ses espoirs sur des modifications rapides de la législation par le Parlement, afin de relancer la construction de logements qui piétine et de réaliser les logements dont la Suisse a un besoin urgent.

  • Une voie naturelle vers une meilleure qualité de vie

    Une voie naturelle vers une meilleure qualité de vie

    Sensation de chaleur chez l’homme
    Le bois peut absorber l’humidité de l’air et la restituer, il agit donc comme un tampon pour les variations d’humidité de l’air. L’homme ne ressent pas en premier lieu la température, mais l’entrée et la sortie de la chaleur. La pierre et le métal isolent mal et extraient rapidement la chaleur de notre corps – ils donnent une sensation de froid. En revanche, le bois isole bien et extrait lentement la chaleur de notre corps – à température de surface égale, il est donc plus chaud au toucher. C’est l’essence même de la valeur U. Plus cette valeur U est faible, moins la chaleur traverse le matériau et plus les coûts de chauffage sont faibles. Les éléments de construction en bois atteignent toujours une valeur U plus faible grâce à l’isolation thermique intégrée dans la couche porteuse.

    Isolation thermique efficace en hiver
    Afin de conserver l’énergie thermique à l’intérieur en hiver et d’éviter qu’elle ne s’échappe vers l’extérieur, une couche étanche à l’air est appliquée sur la face intérieure des murs extérieurs. Cette couche doit également bloquer le transport de l’humidité de l’intérieur vers l’extérieur afin d’éviter la formation de condensation nuisible dans les murs extérieurs – elle agit donc comme un frein à la diffusion. Le label énergétique Minergie-P exige même un test d’infiltrométrie pour vérifier l’étanchéité à l’air de la maison une fois construite.

    Aération optimale des pièces
    La méthode la plus efficace pour aérer les pièces est pendant la nuit. Vient ensuite, en hiver, le rayonnement thermique estimé du soleil, qui doit être protégé lors des chaudes journées d’été. Pour les fenêtres, il existe des éléments d’ombrage mobiles ou des vitres à revêtement spécial. La capacité de stockage de la chaleur vient en quatrième position après l’influence des sources de chaleur internes. Pour les bâtiments en bois, elle peut être atteinte avec un double revêtement en plâtre.

    Protection efficace contre le bruit
    Dans le domaine de la construction, on distingue tout d’abord la physique du bâtiment et l’acoustique des locaux. La physique du bâtiment se concentre sur l’isolation acoustique par les éléments de construction, tandis que l’acoustique des pièces vise à absorber la réverbération par les surfaces afin de rendre la parole ou la musique audibles de manière claire et précise. Les constructions modernes en bois offrent une protection efficace contre les bruits indésirables. Les bruits d’impact provenant des appartements voisins doivent être particulièrement pris en compte, en particulier dans les immeubles collectifs.

    Les bruitsaériens et les bruits solidiens en ligne de mire
    En acoustique du bâtiment, on distingue les bruits aériens et les bruits solidiens. Le bruit de la rue, par exemple, peut pénétrer dans le logement sous forme de bruit aérien à travers les murs extérieurs. Les bruits d’impact sont une forme de bruit solidien dont il faut tenir compte, en particulier dans les constructions de plafonds. Dans la construction en bois, les constructions à plusieurs parois permettent d’atteindre des valeurs d’isolation acoustique aussi élevées que celles des éléments massifs à une seule paroi, mais avec une masse nettement plus faible. Une construction à plusieurs coques offre une isolation acoustique particulièrement bonne lorsque le couplage des coques est faible. Les facteurs importants sont une masse surfacique des coques suffisamment importante, un espacement important entre les coques, l’absence de résonance des cavités et une liaison élastique des coques avec la structure. Les mesures visant à améliorer l’isolation acoustique des constructions de plafonds en bois comprennent le lestage du plafond brut avec une masse supplémentaire et l’utilisation d’une structure de plancher appropriée avec une chape lourde et une isolation phonique souple. Un faux-plafond suspendu peut également améliorer l’isolation acoustique. Dans la construction en bois, les voies acoustiques secondaires n’ont qu’une faible influence, comme le montrent les études du projet ‘Schallschutz im Holzbau’. Les constructions de plafond optimisées obtiennent de bons résultats aussi bien pour les voies acoustiques secondaires que pour la transmission directe du bruit par le plafond de l’étage. Des mesures simples permettent de réduire les transmissions par trajets secondaires dans les constructions de murs à ossature bois de manière à ce qu’elles soient nettement inférieures à la transmission directe du son par le plafond de l’étage.

    Acoustique des pièces dans les logements
    Dans les grandes pièces ou les pièces très occupées, il est important de prendre en compte le temps de réverbération pour l’acoustique des pièces. Un temps de réverbération trop long peut nuire au confort. Auparavant, les mesures relatives à l’acoustique des pièces étaient principalement prises dans les bâtiments publics et les bureaux paysagers. Aujourd’hui, les habitations privées font également l’objet d’une attention particulière, car elles présentent également de grands volumes et des surfaces dures réfléchissant le son. Pour obtenir un temps de réverbération optimal, une partie du revêtement de la pièce doit être dotée de panneaux acoustiques. L’acoustique de la pièce peut être améliorée par des panneaux acoustiques sur les plafonds suspendus ou les revêtements muraux. Ceux-ci sont souvent constitués de panneaux de bois traités en surface qui absorbent différentes fréquences grâce à différentes perforations ou fentes.

    Protection efficace contre l’électrosmog
    La Suisse est de plus en plus imprégnée de rayonnements non ionisants, également connus sous le nom d’ »électrosmog ». Dans les zones fortement contaminées, des mesures doivent être prises, quel que soit le type de construction. Les fenêtres peuvent être efficacement protégées par des vitrages thermo-isolants ou des films solaires. Lors de la conception du cadre, il est possible d’insérer en même temps un tissu métallique afin de bloquer ultérieurement à l’intérieur les rayons électromagnétiques des installations électriques de la maison. Comme les rayons électromagnétiques induisent du courant, tous les blindages doivent être reliés à la terre.

    Influence sur le climat intérieur
    La qualité de l’air dans une pièce dépend principalement de l’utilisation de matériaux peu polluants et d’un renouvellement d’air adéquat. Alors que les odeurs telles que le parfum, le bois d’arolle ou les huiles essentielles sont perçues comme agréables, les odeurs de produits de nettoyage, de fumée de cigarette ou de gaz d’échappement sont désagréables pour l’homme. Les composés organiques volatils sont nombreux et peuvent être nocifs pour l’homme et l’environnement à certaines concentrations. Si une pièce n’est pas suffisamment aérée, les composés organiques volatils peuvent s’accumuler à des concentrations gênantes ou irritantes. La kératine, une substance contenue dans la laine de mouton, agit comme un catalyseur des composés organiques volatils et est aujourd’hui utilisée pour réguler l’humidité et améliorer la qualité de l’air intérieur.

  • Un consortium installe des toitures solaires pliantes sur les aires d’autoroute

    Un consortium installe des toitures solaires pliantes sur les aires d’autoroute

    Le producteur d’électricité Aventron de Münchenstein, BG Ingénieurs et Conseils de Lausanne, Cargo sous terrain(CST) de Bâle et dhp technology de Zizers ont créé le consortium ABCD-Horizon pour installer des panneaux photovoltaïques le long des autoroutes.

    Selon un communiqué de presse, des installations photovoltaïques innovantes seront installées sur 45 aires d’autoroutes « en Suisse romande et dans les cantons du Valais et de Berne » pour produire de l’électricité. Celle-ci sera prioritairement destinée à l’infrastructure de recharge le long des autoroutes. La puissance totale des installations est estimée jusqu’à 35 mégawatts. Cette quantité permettrait d’alimenter environ 7800 ménages consommant en moyenne 4500 kilowattheures d’électricité par an.

    Selon le communiqué, c’est l’Office fédéral des routes(OFROU) qui a donné l’impulsion à la production d’énergie solaire sur les surfaces inutilisées des aires de repos des autoroutes et des murs antibruit. Dans le cadre d’un appel d’offres national, le toit pliant solaire Horizon de dhb Technology a été retenu pour l’ensemble des aires d’autoroutes de la région romande ainsi que des cantons du Valais et de Berne.

    Selon les informations fournies, l’énergie produite sera stockée dans des bornes de recharge et des batteries existantes. Les acheteurs de l’électricité excédentaire seraient les trois principaux actionnaires d’Aventron : Primeo Energie, Stadtwerke Winterthur et ewb, ainsi que l’entreprise CST, qui appartient également à ABCD-Horizon.

    Selon les indications de l’entreprise, le toit solaire pliant Horizon se caractérise par « une construction légère et esthétique avec un concept de structure porteuse à base de câbles et un mécanisme de pliage breveté ». Cela permet d’espacer largement les supports et d’atteindre des hauteurs importantes, jusqu’à 6 mètres au-dessus du sol. Elle dispose en outre d’un algorithme météorologique, ce qui permet de produire de l’énergie même en hiver. La phase de construction est prévue de 2024 à 2027.

  • "La loi sur l'énergie nous fait franchir une étape décisive en matière de protection du climat"

    "La loi sur l'énergie nous fait franchir une étape décisive en matière de protection du climat"

    Quels sujets traitez-vous en tant que chef du service bâtiment du canton de Zurich?
    Martin Neukom : En tant que membre du gouvernement, j’ai de nombreuses tâches différentes. D’une part, je dirige le département construction avec environ 1 800 employés. D’autre part, je suis membre du gouvernement de sept membres, qui s’occupe des affaires politiques importantes de toutes les directions. En tant que directeur de la construction, je traite des sujets très différents, de la protection contre le bruit à l’agriculture et à la gestion des déchets. Entre autres, c’est cette variété de sujets qui rend mon travail passionnant.

    Sur combien de projets de construction travaillez-vous actuellement ?
    Il y a environ 700 projets de construction – de la rénovation du toit d’un bâtiment scolaire au centre de police et de justice PJZ, qui est actuellement l’un des plus grands chantiers de construction de Suisse. Nous réalisons des projets de conservation de la nature et de protection des eaux ainsi que l’entretien des 1500 kilomètres de routes nationales du canton. Nous influençons le développement par l’aménagement du territoire, protégeons les terres cultivées et façonnons l’apparence du canton.

    Dans quelle mesure bénéficiez-vous de votre diplôme d’ingénieur et de votre master en systèmes d’énergie solaire pour votre travail en tant que responsable de la gestion des bâtiments du canton ?
    L’échange avec les experts du service bâtiment est passionnant et enrichissant. Ma formation scientifique m’aide à comprendre de nombreux sujets et projets, par exemple dans le secteur de l’énergie ou de la protection de l’environnement, mais aussi dans le secteur de la construction.

    Quels sont les projets de construction les plus importants actuellement en cours dans les cantons ou qui démarreront prochainement ?
    Il s’agit notamment du centre de police et de justice ainsi que de la zone universitaire du Centre de Zurich avec ses nouveaux bâtiments pour l’université et la modernisation des espaces publics. La pose de la première pierre de l’installation du quartier de Winterthur est prévue pour ce mois de novembre.

    Plusieurs projets de construction sont en cours à l’Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW). Où voyez-vous les plus grands défis et progrès ici ?
    Construire dans des structures existantes est ici un enjeu majeur. De plus, l’espace dans le Winterthur densément construit doit être utilisé de manière optimale. Divers projets ont déjà été menés à bien avec succès, par exemple la bibliothèque universitaire.

    Selon un sondage, moins de la moitié des propriétaires ont envisagé des alternatives au mazout et au gaz pour remplacer le chauffage
    Le sujet de l’énergie est très important pour vous. La loi CO2 a échoué lors du dernier vote aux urnes. A l’automne, le canton de Zurich votera la loi sur l’énergie. Quels objectifs voulez-vous atteindre avec cette nouvelle loi ? Quels sont les principaux enjeux pour les propriétaires d’immeubles résidentiels et commerciaux?
    Avec la modification de la loi sur l’énergie, le canton de Zurich crée une base importante pour une protection climatique efficace dans le secteur du bâtiment. À l’avenir, les systèmes de chauffage au fioul et au gaz devront être remplacés par des systèmes de chauffage climatiquement neutres en fin de vie. Afin d’éviter des coûts élevés et des cas difficiles, il existe des exceptions. Les contributions financières du canton au chauffage climatiquement neutre seront augmentées pour faciliter la transition.

    L’association des propriétaires du canton de Zurich a appelé au référendum. Le HEV prône le volontariat et la responsabilité personnelle plutôt que la coercition et la réglementation. De plus, le HEV affirme que les propriétaires assument depuis longtemps leur responsabilité. Comment réagissez-vous à ces arguments ?
    Aujourd’hui, plus d’un appareil de chauffage au mazout ou au gaz sur deux est remplacé par un nouvel appareil de chauffage au mazout ou au gaz à la fin de sa durée de vie. Cela signifie que le canton n’atteint pas ses objectifs climatiques. Selon une enquête menée dans la ville de Zurich, moins de la moitié des propriétaires ont envisagé des alternatives au fioul et au gaz pour remplacer le chauffage. Afin d’atteindre les objectifs climatiques, des règles contraignantes sont nécessaires pour le remplacement des systèmes de chauffage. La loi sur l’énergie nous fait franchir une étape décisive en matière de protection du climat.

    Dans quelle mesure êtes-vous sûr qu’il y aura un OUI cette fois ?
    La population du canton de Glaris vient d’approuver une loi sur l’énergie encore plus ambitieuse que celle que nous soumettons au vote du canton de Zurich. En outre, le canton de Zurich a approuvé la loi sur le CO2 à plus de 55 %. Je suis confiant. Mais ce ne sera certainement pas une promenade, bien au contraire.

    La ville de Zurich semble être sur la bonne voie en matière de technologie climatique. Le tableau est différent dans le canton. Comment sensibilisez-vous le reste du canton de Zurich à la question énergétique ?
    Il s’agit désormais plus d’agir que de sensibiliser. La loi sur l’énergie nous aiderait énormément ici.

    En ce qui concerne le soutien financier aux installations solaires, le canton de Zurich fait mal dans une comparaison suisse. Quand et comment comptez-vous changer cela ?
    Il y a effectivement un besoin d’action ici, et nous y travaillons intensément. Par ailleurs, le Conseil cantonal a chargé le Conseil de gouvernement d’élaborer un modèle correspondant d’ici 2022.

    A quoi ressemble votre solution dans le domaine de la mobilité ?
    Ici aussi, le zéro net doit être l’objectif. Cela signifie qu’il ne doit pas y avoir d’émissions nocives pour l’environnement. L’ère des moteurs à combustion interne fossiles est révolue. Plus tôt ils sont remplacés, mieux c’est pour le climat et donc pour nous et les générations futures. Une bonne coopération avec le Département d’économie, qui est en charge de la mobilité, est également importante pour moi ici.

    La plupart des cantons comptent sur les architectes pour leurs maîtres d’œuvre. Vous avez nommé Beat Pahud comme nouveau maître d’œuvre cantonal le 1er août 2021. Les critiques se plaignent qu’il n’a pas obtenu un diplôme en architecture. Que leur répondez-vous ?
    La gestion du département d’ingénierie des structures avec ses 150 employés ne nécessite pas de diplôme en architecture. Ce qu’il faut : un leader fort avec beaucoup de savoir-faire dans le secteur de la construction. Beat Pahud est le casting idéal pour cela.