Étiquette : Mobilitätswende

  • Les députés demandent le droit d’installer des bornes de recharge dans les habitations

    Les députés demandent le droit d’installer des bornes de recharge dans les habitations

    Par 24 voix contre 18, le Conseil des Etats a adopté mercredi une motion du conseiller national Jürg Grossen. Le Conseil fédéral doit créer des directives contraignantes afin de garantir l’accès aux stations de recharge privées dans les logements en location ou en propriété. Les stations de recharge lente sont un levier central pour la transition de la mobilité et de l’énergie, ont argumenté les partisans.

    La décarbonisation nécessite des infrastructures
    Flavia Wasserfallen a souligné que le manque d’infrastructures de recharge était l’une des principales raisons de la stagnation des ventes de véhicules électriques. « Les voitures doivent être rechargées là où elles se trouvent », a-t-elle déclaré. Thierry Burkart a lui aussi plaidé pour un cadre étatique, « les voitures thermiques ne se seraient jamais imposées sans stations-service »

    Droit de propriété contre objectif climatique
    La majorité de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats s’est opposée à une obligation légale. Elle a mis en garde contre une intervention trop importante dans la garantie de la propriété et l’autonomie privée. Daniel Fässler a fait valoir que le marché devait déterminer où telle ou telle infrastructure de recharge devait être installée.

    LeConseil fédéral face à sesresponsabilités
    Le Conseil fédéral s’est également prononcé contre la motion. Selon le gouvernement, la situation n’est pas clairement réglée dans le droit actuel de la location et de la propriété par étage. Néanmoins, il doit maintenant élaborer des propositions pour mettre en œuvre la demande.

    Échec des approches d’encouragement passées
    Dans le cadre de la dernière révision de la loi sur le CO₂, le Conseil fédéral voulait allouer jusqu’à 30 millions de francs par an à l’infrastructure de recharge dans les immeubles d’habitation et sur les parkings publics. Cette mesure avait toutefois échoué à l’époque en raison de l’opposition du Parlement.

  • Les électeurs stoppent le projet de gare de Locarno

    Les électeurs stoppent le projet de gare de Locarno

    Le projet de réaménagement de la gare de Locarno-Muralto a été rejeté de justesse, avec une participation de 31%. 33’723 voix contre 33’621 voix pour. Le projet a donc été stoppé avec une très faible avance de 102 voix. Un résultat qui montre à quel point les interventions urbanistiques peuvent être controversées, même pour des projets d’infrastructure d’importance régionale.

    Investissements prévus pour plus de clarté et de mobilité
    Le projet aurait consisté en une revalorisation complète du nœud de communication pour un montant total de 16 millions de francs. Le canton du Tessin aurait pris en charge environ 7 millions de francs. Il était prévu de mettre davantage l’accent sur les piétons et les cyclistes et d’organiser plus efficacement les quais de bus. L’objectif était d’améliorer l’accès multimodal à la gare et de rendre les transports publics plus clairs et plus accessibles.

    Opposition de l’environnement commercial
    Le projet a reçu des vents contraires, notamment de la part des entreprises commerciales et de restauration situées autour de Viale Cattori. Ceux-ci craignaient que l’augmentation de la fréquence des bus, plus de 250 par jour, n’affecte la qualité de vie sur la promenade du lac. La suppression des accès directs aux magasins et aux restaurants pour les véhicules motorisés a également été considérée comme un inconvénient majeur. Les opposants ont fait valoir que cela pourrait compromettre l’attractivité économique de la zone.

    Projet d’infrastructure avec conflit d’objectifs local
    Le rejet du réaménagement de la gare de Locarno illustre de manière exemplaire les tensions entre le tournant de la mobilité, le développement urbain et les intérêts économiques locaux. Malgré des avantages évidents en termes de trafic et d’aménagement, le projet n’a pas pu s’imposer. Principalement en raison des inconvénients redoutés pour le site commercial existant. Pour les futurs projets d’infrastructure ayant un impact sur l’urbanisme, cela servira d’avertissement pour que les groupes d’intérêt concernés soient impliqués dans le dialogue à un stade précoce et de manière approfondie.