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  • Cinq technologies sur la voie du zéro net

    Cinq technologies sur la voie du zéro net

    L’étude TA-Swiss a pour objectif d’informer les décideurs politiques et le public sur les opportunités, les limites et les risques de différentes méthodes de captage et de stockage du CO2. Des aspects tels que la faisabilité, l’efficacité climatique, les coûts, la consommation de ressources et l’impact sur l’environnement et la population ont été examinés.

    Les cinq technologies sont les suivantes :

    • le stockage du CO2 sous forme de biomasse dans les forêts et l’utilisation du bois
    • le stockage sous forme d’humus dans le sol et l’utilisation de charbon végétal
    • le captage et le stockage du CO2 lors de la combustion de la biomasse (BECCS)
    • le captage dans l’air et le stockage (DACCS)
    • l’altération accélérée du béton et des roches de démolition (carbonatation)

    Chacune des cinq NET a été évaluée sur la base des connaissances actuelles et à l’aide d’entretiens avec des experts. Les opportunités, les risques, les synergies et les conflits potentiels ont été identifiés et examinés du point de vue du système. Sur cette base, des options d’action et des recommandations générales et spécifiques, liées à la technologie, ont été identifiées et réfléchies avec des parties prenantes sélectionnées.

    Principales recommandations générales de l’étude
    Pour que la contribution des NET à l’objectif « zéro net » soit mise en œuvre d’une manière respectueuse de l’environnement et de la société, la politique et la société doivent se pencher sur le sujet à un stade précoce. Cela nécessite notamment que le public soit impliqué dans l’élaboration des conditions de déploiement des NET au moyen d’informations factuelles et compréhensibles.

    Une stratégie globale d’utilisation des ressources limitées, telles que les énergies renouvelables, l’eau, la biomasse et le sol, et de financement pour le développement et la mise en œuvre des NET est nécessaire.

    Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer le potentiel des différentes technologies.

    La quantité de CO2 retirée de l’atmosphère sur le long terme doit pouvoir être comptabilisée de manière transparente et simple afin d’établir un cadre d’évaluation fiable et d’éviter de compter plusieurs fois le même CO2.

    La durée minimale de fixation du CO2 à partir de laquelle une technologie ou un projet NET est reconnu au sens de la stratégie climatique devrait être réfléchie.

    Pour atteindre l’objectif zéro net, les NET ne peuvent être utilisées qu’en complément de la réduction prioritaire des émissions de gaz à effet de serre. Il est donc important d’avoir des objectifs distincts pour la réduction des émissions de CO2 et pour l’élimination du CO2.

    La Suisse est actuellement à la pointe du développement des NET. Cet avantage concurrentiel devrait être renforcé en encourageant la recherche et le développement ainsi que les projets de démonstration.

  • Zürichholz augmente son capital-actions

    Zürichholz augmente son capital-actions

    Zürichholz émet des actions d’une valeur de 3 millions de francs suisses. Comme l’écrit le négociant en bois dans un communiqué de presse , l’augmentation de capital crée « une opportunité d’investissement durable et à haut rendement » pour les investisseurs qualifiés des industries suisses de la forêt, du bois et du CO2″. L’entreprise, spécialisée dans les grumes et le bois énergie, a franchi une nouvelle étape de croissance en 2019 après une phase de consolidation. Avec le capital social supplémentaire, l’entreprise entend poursuivre sa croissance dans les domaines d’activité d’avenir de la transformation du bois dur et de la production de biochar.

    Depuis la cérémonie d’inauguration en novembre 2021, Zürichholz construit un nouveau centre d’exploitation à Illnau ZH pour environ 12 millions de francs, dont la mise en service est prévue fin 2022. Cela comprend une installation de pyrolyse pour la production de biochar, un garage et un atelier pour la flotte de véhicules, une halle à copeaux de bois pour augmenter la capacité de la centrale électrique au bois d’Aubrugg, des bureaux pour le bois de Zurich avec une capacité de location pour des tiers et un chauffage centrale du réseau de chaleur d’Illnau.

    La demande croissante de bois se traduit par un bilan « très réjouissant » pour l’exercice 2021. L’entreprise s’attend à ce que les ventes passent de 15 millions de francs suisses à 20 millions à moyen terme.

    Le canton et la ville de Zurich font partie des quelque 300 actionnaires en tant que grands propriétaires forestiers, ce qui confère à l’action « une stabilité et un potentiel supplémentaires ». Le prix d’émission est de CHF 1’400 par action avec des droits de souscription de 2 pour 1. La négociation des droits de souscription est exclue. Le rendement du dividende à long terme de nominalement 5 % devrait être maintenu.

    Le bois devient de plus en plus populaire d’un point de vue climatique. Cela s’applique à la construction et à l’industrie, à la production d’énergie et à la pyrolyse du bois dans la bioénergie. Les stocks de bois ne sont pas seulement financièrement intéressants. Un investissement dans l’industrie de la forêt et du bois porte également ses fruits en vue de « la gestion du climat et des obligations nettes zéro des entreprises et du secteur public », indique-t-il. En raison de son effet réducteur de CO2 élevé, le bois est considéré comme l’une des principales technologies à émissions négatives ( NET ) car il peut absorber les gaz à effet de serre de l’atmosphère et ainsi les minimiser.