Étiquette : Politik

  • Nouvelle direction pour le SVIT Suisse

    Nouvelle direction pour le SVIT Suisse

    Avec la transmission de la présidence d’Andreas Ingold à Michel Molinari, le SVIT Suisse a réalisé un important changement de génération. Molinari, jusqu’ici vice-président et CEO de BLKB Fund Management AG, prend ainsi la responsabilité d’une association comptant plus de 2600 membres. Dans le même temps, Cécile Berger-Meyer et David Zumsteg ont été élus à la présidence. Leurs prédécesseurs, Andreas Ingold et Jean-Jacques Morard, ont été nommés membres d’honneur pour leur engagement de longue date.

    Une association en mouvement
    2024 a été une année intense, avec un positionnement politique ciblé, des projets stratégiques comme la coopération DACH et le commentaire sur le droit de bail. La réédition réussie de « SVITPedia » ainsi qu’une forte demande de formation montrent que le SVIT Suisse est dynamique et capable de s’adapter. La certification « eduQua » a été renouvelée, des cours et des examens ont été organisés avec succès dans toutes les régions du pays.

    Clarté stratégique et opérationnel fort
    L’évolution positive de l’association au cours des huit dernières années est due à des décisions stratégiques claires et à la professionnalisation des structures. La séparation de la stratégie et de l’opérationnel, l’introduction d’un modèle de CEO et la réorientation des plates-formes Forum, Campus et Summit créent une base stable. Un plan de mesures stratégiques pour le positionnement a été élaboré et est en cours de mise en œuvre. L’objectif est d’accroître encore la visibilité et l’efficacité de l’association.

    Pertinence politique renforcée
    L’assemblée des délégués 2025 a montré une fois de plus la pertinence politique croissante du SVIT Suisse. Les délégués ont approuvé une motion visant à ne plus conclure à l’avenir de contrats de sponsoring avec Swiss Marketplace Group AG. De même, les contrats en cours seront résiliés jusqu’à leur échéance. L’association donne ainsi un signe d’indépendance et de représentation claire des intérêts du secteur.

    Visibilité, présence, cohérence
    Avec sa nouvelle direction et une position renforcée, le SVIT Suisse veut continuer à développer son rôle d’association professionnelle et sectorielle de premier plan. Les trois piliers stratégiques, formation, politique, réseautage, constituent la base stable d’un engagement orienté vers l’avenir. L’assemblée des délégués, qui s’inscrit dans le cadre du Swiss Real Estate Forum, a offert à cet effet la scène adéquate en 2025 également, avec des impulsions inspirantes de personnalités du monde politique, sportif et économique.

  • Stratégie de la ville intelligente d’Aarau 2034

    Stratégie de la ville intelligente d’Aarau 2034

    Avec « Smart Aarau 2034 », la ville adopte une approche orientée vers l’avenir. La stratégie ne mise pas sur les seules impulsions technologiques, mais considère la numérisation comme un outil permettant de résoudre des défis complexes. L’accent est mis sur les besoins de la population, la collaboration entre les différents domaines et une mise en œuvre qui préserve les ressources. Aarau s’oriente vers les objectifs de développement existants de la ville et intègre la pensée intelligente dans tous les projets urbains.

    Un cadre méthodologique pour un véritable progrès
    Le changement de stratégie implique également un changement de mentalité dans la mise en œuvre. A l’avenir, les projets ne seront plus planifiés en vase clos, mais développés en concertation avec les personnes concernées. Pour ce faire, une équipe municipale accompagne les collaborateurs sur le plan méthodologique. De l’idée initiale au projet réellement testé. L’expérience acquise jusqu’à présent dans le cadre de la période Smart City montre que cette approche est efficace lorsqu’elle est appliquée de manière cohérente.

    Smart signifie interconnecté et utilisable
    La nouvelle stratégie met fin aux îlots d’innovation isolés. Au lieu de cela, les projets doivent désormais être pensés de manière systémique et mis en réseau à l’échelle de la ville. L’objectif est une ville qui utilise ses ressources de manière efficace, qui peut réagir aux changements et qui introduit de nouvelles solutions là où elles sont réellement nécessaires. Les moyens numériques ne seront utilisés que s’ils contribuent à la qualité de vie ou à l’efficacité.

    Efficacité plutôt que politique symbolique
    Aarau ne mesure pas son succès au nombre de projets numériques, mais à leur impact. Le nouveau cadre stratégique mise sur des progrès mesurables. Et ce, dans la mise en œuvre, le comportement, la sensibilisation et l’utilisation au quotidien. Ainsi, la pensée intelligente devient la nouvelle base du développement urbain, compréhensible, centrée sur l’utilisateur et respectueuse du climat.

  • Schwamendingen obtient son Ueberlandpark

    Schwamendingen obtient son Ueberlandpark

    Après cinq ans et demi de travaux, l’enclave de Schwamendingen a été officiellement inaugurée. Avec le transfert du trafic dans le tunnel élargi de Schöneich, le bruit de l’autoroute disparaît et un parc qui établit de nouvelles normes est créé à sa place. Le parc interurbain mesure environ un kilomètre de long, trente mètres de large et relie le quartier par un ruban de verdure.

    Plus qu’une protection contre le bruit, un symbole de courage urbanistique
    Le conseiller fédéral Albert Rösti a salué le projet comme un exemple parfait de construction de route nationale compatible avec l’habitat. L’enclavement est le résultat d’une volonté politique claire à tous les niveaux fédéraux. La conseillère d’État Carmen Walker Späh a également souligné l’importance des grandes visions pour la création de villes vivantes et résistantes.

    Les espaces verts comme stratégie climatique et lieux de rencontre
    Pour la conseillère municipale Simone Brander, le parc est bien plus qu’un élément d’aménagement. Il permet de lutter contre la surchauffe du climat urbain, crée une qualité de séjour et renforce la cohésion sociale. Des plantes indigènes robustes ont été plantées, un choix délibéré puisque le parc n’a pas besoin d’arrosage artificiel.

    Un parc pour tous et des rencontres
    Le 10 mai 2025, le Überlandpark a été remis à la population. Le quartier fête l’événement avec un pavillon, des stands d’information et une offre culinaire variée. Le nouveau parc est ouvert à tous. Un espace de détente, de rencontre et d’avenir.

  • L’investissement direct, moteur de la croissance

    L’investissement direct, moteur de la croissance

    Les investissements directs sont une composante essentielle de l’économie mondiale. Ils consistent en une participation au capital d’entreprises étrangères dans le but d’influencer durablement leurs activités. L’accent est mis sur le contrôle stratégique, l’accès au marché et la sécurisation des ressources. Contrairement aux investissements de portefeuille, qui visent en premier lieu à obtenir des revenus du capital, les investissements directs ont des conséquences économiques de grande portée pour les pays d’origine et de destination.

    Avantages de la Suisse
    La Suisse est l’un des lieux d’investissement les plus attrayants au monde. Des facteurs tels que la sécurité juridique, une économie stable, une main-d’œuvre hautement qualifiée et une infrastructure bien développée rendent le pays particulièrement intéressant pour les multinationales. De nombreux groupes internationaux comme ABB ou Novartis y ont leur siège social, tandis que des entreprises mondiales comme Google ou Liebherr ont des filiales en Suisse.

    Interconnexion mondiale et effets économiques
    En tant qu’investisseur et lieu d’investissement, la Suisse profite des flux de capitaux internationaux. Les entreprises suisses se développent à l’étranger par le biais d’investissements directs, tandis que les investisseurs étrangers investissent dans des entreprises suisses. Cela favorise non seulement l’échange de savoir-faire et de technologies, mais renforce également le dynamisme économique. Le secteur pharmaceutique en particulier joue un rôle clé dans les flux d’investissements bilatéraux, notamment entre la Suisse et les Etats-Unis.

    Les investissements directs et leur impact sur la croissance
    Les investissements directs ont un impact mesurable sur la performance économique. Les revenus du capital provenant des investissements suisses à l’étranger sont réinjectés dans l’économie nationale et influencent positivement la consommation et les investissements. Parallèlement, les investissements directs étrangers en Suisse génèrent de l’emploi et des gains de productivité. en 2022, les entreprises sous contrôle étranger représentaient environ 24% de la valeur ajoutée brute totale, tandis que 11% des emplois dépendaient directement d’elles.

    Le défi de la réglementation croissante
    Ces dernières années, les investissements directs ont fait l’objet d’une réglementation politique croissante. Les ajustements fiscaux et les contrôles des investissements visent à créer de la transparence et à prévenir l’évasion fiscale. Parallèlement, le débat sur le renforcement du contrôle des acquisitions par des investisseurs étrangers, notamment au regard des intérêts de sécurité nationale, prend de l’ampleur. Ces développements pourraient affecter le potentiel de croissance des futurs investissements directs.

    Les investissements directs, un facteur de stabilisation et de croissance
    La Suisse profite largement des investissements directs, tant en tant que pays d’origine que de destination. Ils favorisent l’innovation, renforcent la puissance économique et assurent la prospérité. Toutefois, l’intervention croissante de la réglementation pourrait poser des défis à long terme pour les flux d’investissement mondiaux et la croissance économique.

  • Industrie climatiquement neutre – Vision 2026

    Industrie climatiquement neutre – Vision 2026

    Créée en 2022, l’Association pour la décarbonisation de l’industrie a pour objectif de réduire au maximum les émissions grâce à une technologie innovante. En première ligne se trouve le procédé de pyrolyse du méthane, qui permet d’utiliser l’énergie sans émissions en séparant l’hydrogène du méthane. Le carbone restant est utilisé comme ressource, par exemple comme humus dans l’agriculture ou comme matériau de construction, ce qui permet de fixer le carbone à long terme.

    Collaboration entre l’économie, la recherche et la politique
    Sans la collaboration de 16 entreprises de premier plan, de l’Empa et de la politique du canton de Zoug, le projet ne serait guère réalisable. Ensemble, ils contribuent au développement et à la mise à l’échelle du procédé de pyrolyse, qui devrait passer de la taille du laboratoire à celle de l’industrie d’ici 2026. Les partenaires apportent un financement de plus de 8 millions de CHF et envoient ainsi un signal fort en faveur de la décarbonisation de l’industrie.

    Pyrolyse du méthane Réduction des émissions de CO2
    L’association se concentre sur la pyrolyse du méthane, un procédé qui permet de minimiser les émissions de CO2 lors de l’utilisation du gaz naturel. Au lieu de la combustion traditionnelle, l’hydrogène est obtenu à partir du méthane, tandis que le carbone se présente sous forme solide et ne génère donc pas d’émissions. Cette technologie pourrait permettre d’économiser jusqu’à 270 g de CO2 par kilowattheure produit, ce qui en fait une clé potentielle pour atteindre les objectifs zéro net d’ici 2050.

    Un écosystème durable sans déchets
    L’association travaille à la création d’un écosystème qui tire le meilleur parti de tous les composants du processus. En adoptant une approche circulaire, l’objectif est de réutiliser efficacement non seulement l’hydrogène, mais aussi le carbone et la chaleur résiduelle afin d’éviter les déchets. Cette stratégie holistique crée un modèle qui s’inscrit idéalement dans un avenir respectueux du climat.

    Adhésion à l’association pour la décarbonisation de l’industrie
    Les entreprises qui s’engagent pour un avenir climatiquement neutre de l’industrie et qui souhaitent bénéficier des connaissances de l’association peuvent devenir membres. L’association est exonérée d’impôts et les dons sont déductibles dans le canton de Zoug. Les membres gagnent l’accès à des connaissances avancées et soutiennent une initiative qui pose les bases d’une industrie sans émissions
    .

  • Le débat sur la valeur locative est au point mort

    Le débat sur la valeur locative est au point mort

    L’abolition de la valeur locative, un impôt unique en Europe, risque à nouveau d’échouer. Certes, les deux chambres s’accordent largement sur la nécessité de réformer le système. Mais la mise en œuvre reste très controversée. Les questions relatives à l’impôt sur la propriété des résidences secondaires et à la déduction des intérêts passifs sont particulièrement conflictuelles.

    Lors de sa troisième délibération jeudi, le Conseil des Etats a maintenu l’abolition de la valeur locative uniquement pour les résidences principales. Il a également maintenu sa position sur la déduction des intérêts passifs. A l’avenir, les déductions devraient rester autorisées jusqu’à 70% des revenus de la fortune imposables. Le Conseil national, quant à lui, demande un changement complet de système et veut également exonérer les résidences secondaires.

    Les cantons touristiques, un frein
    Le rejet majoritaire au Conseil des Etats est principalement motivé par les inquiétudes des cantons touristiques. Ils craignent un manque à gagner considérable suite à l’abolition de la valeur locative des résidences secondaires. La proposition d’un impôt sur l’objet pour compenser se heurte à leur résistance. « Il faut se concentrer sur les résidences principales », a souligné Martin Schmid (PRD/GR). L’introduction d’un impôt sur l’objet représente des « obstacles extrêmement élevés », car elle nécessite une modification de la Constitution à la double majorité.

    Chute réaliste du projet
    La chute du projet semble de plus en plus probable. Même l’abolition de la valeur locative pour les résidences principales est menacée par des vents contraires. L’association des locataires a déjà annoncé un référendum. Son président, Carlo Sommaruga (PS/GE), a critiqué le projet en le qualifiant de « cadeau fiscal pour les riches propriétaires » qui ne résout pas les inégalités entre locataires et propriétaires.

    Le doute s’installe également au sein des partis bourgeois. Pascal Broulis (PLR/VD) a mis en garde contre le fait que le projet complique inutilement le système fiscal. Le Conseil national doit d’abord se prononcer à nouveau sur le projet, avant qu’une éventuelle conférence de conciliation puisse suivre. Mais aucune solution susceptible de réunir une majorité n’est en vue pour l’instant.

  • Les bâtiments comme puits de carbone

    Les bâtiments comme puits de carbone

    Le secteur de la construction est considéré comme l’un des plus gros émetteurs de CO2 au monde. Mais des projets comme « Beyond Zero » et l’initiative « Mining the Atmosphere » pourraient changer la donne. L’objectif est non seulement de réduire le gaz à effet de serre nocif, mais aussi de le capturer activement dans les matériaux de construction. Ces matériaux, testés dans la nouvelle unité NEST, pourraient révolutionner le béton et les matériaux d’isolation et avoir le potentiel de rendre le secteur de la construction climatiquement neutre, voire négatif en termes de CO2.

    Technologie testée sur le terrain
    Nathalie Casas de l’Empa explique que les « technologies à émissions négatives » (NET) sont la clé pour atteindre les objectifs climatiques : « Nous devons éliminer l’excès de CO2 de l’atmosphère pour atteindre l’objectif de 1,5 degré. Les NET, qui fonctionnent déjà en laboratoire et sont maintenant appliquées dans la construction, nous y aident » Casas souligne l’urgence d’agir, car les émissions continuent d’augmenter.

    La durabilité dans le secteur de la construction
    Corinne Reimann d’Implenia voit dans les NET une grande opportunité pour le secteur de la construction : « Les nouveaux matériaux nous permettent enfin de faire des progrès décisifs en matière de durabilité. Le secteur dispose ici d’un énorme levier, mais aussi de défis. Le prix et l’acceptation seront déterminants » Reimann insiste sur le fait que la fonctionnalité et la rentabilité des nouveaux matériaux doivent être garanties afin de permettre une utilisation à grande échelle.

    La contribution des architectes et des planificateurs
    Christoph Kellenberger, cofondateur d’OOS, considère l’implication précoce des architectes et des planificateurs comme un facteur décisif : « Grâce à nos connaissances, nous pouvons participer au développement des bons matériaux de construction dès le début et les intégrer dans la pratique de la construction. En outre, nous devons faire connaître au secteur le potentiel des matériaux qui stockent le CO2 et montrer les effets qu’ils permettent d’obtenir » Pour Kellenberger, la clé du succès réside dans une transmission transparente des connaissances et des solutions pratiques.

    Cadre politique et responsabilité sociale
    Outre l’innovation technologique, le secteur de la construction exige également un cadre politique et économique. Selon Casas et Kellenberger, une vérité des coûts claire est nécessaire pour encourager l’utilisation à grande échelle des NET. Les émissions de CO2 doivent être tarifées de manière équitable et des subventions pourraient aider à compenser les coûts initiaux plus élevés des nouveaux matériaux. « La transformation ne réussira que si tout le monde va dans le même sens – les politiques, les entreprises et la société », a déclaré Casas.

    Le projet « Beyond Zero » montre qu’il est possible de transformer les bâtiments en puits de carbone. Mais pour cela, il faut non seulement des solutions technologiques, mais aussi la volonté des responsables politiques, économiques et sociaux de s’engager dans de nouvelles voies. Le secteur de la construction a l’opportunité de passer du statut de l’un des plus gros émetteurs de CO2 à celui de pionnier de la transition climatique – et le potentiel pour y parvenir existe déjà.

  • « Nous investissons en permanence dans notre avenir »

    « Nous investissons en permanence dans notre avenir »

    Monsieur Tamagni, depuis votre entrée en fonction en janvier 2021, vous avez continué à renforcer la position de Schaffhouse en tant que lieu de résidence et d’activité économique attractif. Quelles mesures concrètes avez-vous prises à cet effet ? Qu’est-ce qui a bien fonctionné et qu’est-ce qui a moins bien fonctionné ?
    C’est vrai – le canton de Schaffhouse se développe très bien ! De plus en plus de personnes découvrent les avantages de Schaffhouse en tant qu’alternative agréable à vivre dans l’agglomération de Zurich et viennent s’y installer. Pour les entreprises, c’est vrai depuis longtemps – pour les PME en particulier, le canton est très attractif avec une charge fiscale de 12 à 12,5%. Nos conditions-cadres sont excellentes, les distances sont courtes et nous entretenons une étroite collaboration avec les entreprises afin de donner ensemble de nouvelles impulsions. Le canton de Schaffhouse est une région dont l’environnement et le dynamisme attirent des personnes et des entreprises engagées. C’est une région où l’on s’enracine parce que – malgré l’agitation – elle offre proximité et familiarité.

    Quelles mesures spécifiques de promotion économique prévoyez-vous pour votre prochain mandat afin de rendre Schaffhouse encore plus attractive ?
    L’objectif premier du Conseil d’État reste de continuer à renforcer Schaffhouse en tant que lieu de vie et d’activité économique dans la concurrence nationale et internationale. Des mesures d’allègement fiscal en faveur de la population et des entreprises sont en cours d’élaboration et nous prévoyons des mesures de soutien aux entreprises et aux PME innovantes. La conciliation de la vie familiale et professionnelle reste une priorité. L’achèvement de la liaison ferroviaire directe avec Bâle et le doublement de la voie de l’A4 vers Winterthur à partir de 2027 environ seront très importants pour les investisseurs dans l’immobilier résidentiel et commercial.

    Vous souhaitez accélérer les investissements dans des projets stratégiques tels que la numérisation et la démographie. Pouvez-vous nous en dire plus sur ces projets et leur importance pour Schaffhouse ?
    Nous avons élaboré la première stratégie démographique à Schaffhouse dès 2017 – nous étions l’un des premiers cantons à le faire. Notre stratégie s’articule autour de quatre axes : Des mesures pour maintenir le pool de main-d’œuvre, la garantie de services de soins et de santé de proximité avec des formes d’habitat qui soutiennent l’autonomie des personnes âgées. Par ailleurs, le développement de l’urbanisation et des transports sera axé sur les évolutions démographiques et le système éducatif sera adapté à une population de plus en plus diversifiée.

    En ce qui concerne la numérisation, le Conseil d’État se concentre sur des objectifs généraux : Digital First pour la population et l’économie et une numérisation complète de l’administration. Chaque service et chaque processus doit être optimisé et disponible sous forme numérique – afin d’économiser des ressources et du temps.

    En tant que directeur de l’économie publique de Schaffhouse, comment voyez-vous le marché immobilier actuel dans le canton et quelles sont les tendances que vous prévoyez pour les prochaines années ?
    Schaffhouse dispose encore de logements et de terrains à bâtir abordables et donc d’un potentiel de développement de l’habitat. La région bénéficiera d’une impulsion supplémentaire grâce à l’extension de la liaison ferroviaire directe vers Bâle et à l’élimination des goulets d’étranglement sur l’A4 en direction de Winterthur. Schaffhouse deviendra ainsi une plaque tournante entre Zurich, Winterthur et Bâle, ce qui augmentera encore son attractivité en tant que région économique et résidentielle.

    Comment le canton de Schaffhouse trouve-t-il l’équilibre entre le développement du centre urbain et la préservation des paysages naturels et de l’architecture historique de Schaffhouse ?
    L’espace rural est un élément précieux de la qualité de vie élevée du canton. Avec le développement régional et du site, le parc naturel régional et la promotion du tourisme, Schaffhouse dispose de programmes spécifiques qui tiennent compte de cet équilibre et favorisent le renforcement du paysage. Schaffhouse est synonyme de proximité avec la nature et de diversité des produits d’agrément. Dans la nouvelle stratégie touristique, ces aspects de Schaffhouse sont particulièrement pris en compte.

    Avec votre focalisation sur des services publics efficaces, conviviaux et proches des citoyens, y a-t-il des projets pour améliorer les processus liés aux transactions immobilières ou aux permis de construire ?
    Avec sa stratégie de numérisation, le Conseil d’Etat définit la voie de l’administration cantonale vers un avenir numérique. Avec « l’administration numérique de Schaffhouse », il saisit l’opportunité de la transformation numérique pour développer des services conviviaux pour la population et l’économie. Les processus internes sont structurés de manière encore plus efficace et la collaboration des collaborateurs est restructurée à l’aide de méthodes agiles et de technologies modernes. La numérisation est un thème important dans le canton de Schaffhouse depuis plusieurs années déjà et certaines offres sont bien avancées. C’est le cas par exemple du géoportail, où les données sont disponibles en libre accès. Les propriétaires, les acheteurs et l’administration en profitent.

    Selon vous, quel est le rôle des bâtiments durables et énergétiquement efficaces dans le développement immobilier futur à Schaffhouse, mais aussi dans d’autres secteurs économiques ?
    La politique cantonale d’implantation tient compte des objectifs climatiques mondiaux et poursuit depuis toujours un développement économique durable. Les entreprises schaffhousoises innovent localement, réussissent globalement et apportent une contribution importante à une économie durable grâce à leurs investissements, leurs produits et leurs services. En ce qui concerne la construction énergétiquement efficace et durable, le canton de Schaffhouse s’efforce de jouer un rôle de modèle. Une initiative régionale passionnante sur ce thème est la « Schaffhauser Haus », qui met l’accent sur la construction avec une référence régionale. Cela permet de renforcer l’économie régionale avec l’artisanat, d’encourager la relève et de fermer durablement les cycles de matériaux.

    Face à la croissance de la ville de Schaffhouse, quelles sont les stratégies pour créer des logements adéquats pour toutes les couches de la population ?
    Au cours des dix dernières années, le canton de Schaffhouse a enregistré une croissance démographique modérée et durable de moins d’un pour cent – ce qui n’est pas comparable à d’autres régions. Si nous jetons un coup d’œil sur les chiffres des logements vacants, il est clair que le taux de vacance est également bas, mais que des logements abordables sont disponibles. Nous n’avons pas de files d’attente comme à Zurich. Avec des mesures d’allègement fiscal supplémentaires et des investissements dans la garde d’enfants, le canton améliore encore la situation des familles et des personnes à hauts revenus.

    En tant que chef du département de l’économie, comment voyez-vous votre rôle dans la mise en œuvre des objectifs de politique économique du canton ?
    En tant que directeur de l’économie, je suis le premier interlocuteur direct. Des voies courtes, des décisions rapides, une grande orientation vers les services – tel est notre credo. Je suis représentatif de la promotion économique cantonale, qui fonctionne comme un « guichet unique » en tant que point de contact pour les questions des entreprises ou des personnes intéressées par un lieu de résidence. Les entreprises rencontrent partout des portes ouvertes à Schaffhouse.

    Quels effets à long terme attendez-vous des mesures politiques que vous avez prises jusqu’à présent pour le canton de Schaffhouse ?
    Les effets se voient en regardant en arrière sur les 25 dernières années – le développement économique de la région est une histoire à succès. Le canton a connu une crise économique dans les années 90 en raison des changements structurels. Aujourd’hui, Schaffhouse est un site de sièges sociaux reconnu internationalement, avec une base industrielle forte. Selon UBS, aucun autre canton ne s’est autant amélioré que nous dans la comparaison des facteurs d’implantation. La situation financière, avec des recettes fiscales élevées, parle d’elle-même. Entre-temps, Schaffhouse fait partie du petit cercle des contributeurs à la péréquation financière nationale.

    Schaffhouse est un canton frontalier. Quels sont les avantages et les inconvénients de cette situation pour le canton dans le domaine de l’immobilier ?
    En raison de sa situation particulière entre le Rhin et l’Allemagne, Schaffhouse est longtemps resté à tort dans l’ombre des autres cantons – pour beaucoup, la Suisse s’arrête au Rhin. Cette vision est en train de changer ! Schaffhouse est aujourd’hui sur le radar de nombreuses entreprises et investisseurs qui reconnaissent son potentiel. Pour les habitants, ce développement modéré a du bon : les paysages ouverts et la nature libre ont été préservés dans le canton de Schaffhouse.

    Quelles sont vos visions et vos projets concrets pour le développement futur du lieu de vie et de l’économie de Schaffhouse ?
    L’esprit de pionnier et la tradition industrielle caractérisent le site économique de Schaffhouse. L’objectif premier du Conseil d’État est de renforcer Schaffhouse en tant que lieu de vie et d’activité économique. Il s’agit en outre d’assurer, de consolider et de renforcer la compétitivité nationale et internationale de la place économique de Schaffhouse. Grâce à la très bonne situation financière du canton, des mesures et des projets en faveur de l’attractivité du site et de la population peuvent être élaborés et mis en œuvre. La conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale, l’amélioration des liaisons de transport routier et ferroviaire au sein du canton et notamment vers les régions de Zurich et de Bâle, la réalisation des objectifs dans le domaine de l’énergie et du climat et la construction d’importants projets d’infrastructure sont tout aussi prioritaires.

    Où voyez-vous Schaffhouse dans les 20 prochaines années ?
    En 2022, dans le cadre de la stratégie de développement 2030 « next. », nous avons développé dans le canton, dans le cadre d’un processus participatif, des projets et des mesures pour une voie d’avenir réussie. La vision de Schaffhouse comme région d’essaimage et de nidification constitue désormais notre boussole générale, à partir de laquelle le Conseil d’État a identifié des champs d’action particulièrement centraux pour l’exploitation du potentiel de développement de la région. Pour améliorer le dynamisme de la région d’essaimage, il convient par exemple de créer des écosystèmes de nouvelles technologies et de renforcer la capacité d’innovation. Pour préserver la qualité de la région nid, le Conseil d’État veut garantir d’excellents facteurs d’implantation – de la formation de spécialistes aux conditions-cadres pour les entreprises, en passant par les surfaces de production – et exploiter l’énergie sociale. Par exemple, en proposant une bonne offre de services de base ou en renforçant le tourisme en tant qu’élément de la qualité de vie de la population. Ainsi, Schaffhouse peut encourager l’esprit pionnier, être ouvert et innovant et être un lieu où l’on prend racine et où l’on veut être chez soi. Grâce à cette attitude fondamentale, Schaffhouse est un pôle d’attraction pour les entreprises et les personnes qui souhaitent s’engager dans la société et la vie économique.

  • Cinq ans d’offensive numérique dans la construction

    Cinq ans d’offensive numérique dans la construction

    Il y a cinq ans, en 2019, une alliance de plus d’une douzaine d’associations patronales et de trois syndicats a lancé le système d’information Alliance Construction (ISAB). L’objectif était d’utiliser plus efficacement les résultats de contrôles réellement effectués et de garantir ainsi le respect des conventions collectives de travail (CCT) étendues. Ce qui a commencé par des informations sur un millier d’entreprises du secteur principal de la construction s’est entre-temps transformé en une vaste base de données contenant des informations sur plus de 45 000 entreprises.

    Un outil de travail numérique complet
    ISAB s’est imposé comme un outil de travail numérique complet grâce à l’introduction de trois modules : le portail ISAB, l’attestation CCT ISAB et la carte ISAB. Pour la première fois, des informations sont disponibles pour l’ensemble des branches et des régions, indiquant quelles entreprises sont soumises à quelle convention collective, si elles ont été contrôlées et si les paiements rétroactifs nécessaires ont été effectués. L’utilisation de l’attestation CCT ISAB a fortement augmenté : Alors que 3300 consultations ont été enregistrées en 2019, ce chiffre est passé à plus de 59 000 en février 2024.

    Importance pour le secteur suisse de la construction et la politique
    L’ISAB ne joue pas seulement un rôle central dans le secteur de la construction, elle a également une dimension politique. Il s’agit de l’instrument le plus efficace pour protéger les salaires élevés suisses. Dans le débat politique, notamment dans le contexte des négociations avec l’UE, l’ISAB envoie un signal fort contre les demandes de mesures d’accompagnement supplémentaires qui pourraient peser sur les entrepreneurs.

    Un projet de transformation numérique réussi
    L’offensive numérique lancée avec ISAB 2019 montre de manière impressionnante comment les outils numériques peuvent améliorer l’efficacité et la transparence dans le secteur de la construction. Avec des informations sécurisées sur plus de 45 000 entreprises et une large utilisation des attestations de CCT ISAB, ISAB s’est imposé comme un outil indispensable pour protéger les normes élevées des salaires suisses et garantir le respect des CCT.

  • Changement de direction décidé au SVIT Suisse

    Changement de direction décidé au SVIT Suisse

    L’assemblée des délégués des organisations membres du SVIT s’est tenue le 20 juin 2024 à Lucerne. A cette occasion, il a été décidé que Michel Molinari, actuellement vice-président du SVIT Suisse, succédera à Andreas Ingold à la présidence en 2025. Jean-Jacques Morard, également vice-président, sera remplacé par Cécile Berger-Meyer. David Zumsteg succédera à Michel Molinari en tant que vice-président. En outre, Andreas Dürr cédera son siège à Boris Grell en 2026. L’année dernière, Gabriel Schmid avait déjà été nommé à la présidence en tant que responsable des finances. Ces nouvelles nominations marquent le début d’un vaste changement de direction au sein de l’association faîtière.

    Décision sur les accords de sponsoring
    Outre les élections à la présidence, les délégués ont voté sur des motions du SVIT Ostschweiz et du SVIT Zentralschweiz. Les motions demandaient que le SVIT Suisse ne puisse plus conclure de contrats de publicité, de sponsoring ou d’autres contrats de prestations avec le Swiss Marketplace Group AG et ses organisations. Les accords existants doivent être résiliés à la fin de leur durée contractuelle. Les délégués ont approuvé ces propositions, donnant ainsi un signal clair en faveur d’une nouvelle orientation de l’association.

    Swiss Real Estate Forum en tant qu’événement cadre
    L’Assemblée des délégués 2024 s’est inscrite dans le cadre du Swiss Real Estate Forum (SREF), qui s’est tenu le même jour. Ce forum a offert une plateforme à des personnalités du monde politique, économique et sportif, dont l’ancien conseiller fédéral Ueli Maurer et l’ancien gardien de but mondial Oliver Kahn, pour discuter de sujets d’actualité dans le secteur immobilier.

    Avec les décisions prises et le changement de direction amorcé, le SVIT Suisse se positionne pour l’avenir et donne des impulsions importantes pour le développement de l’association et de l’ensemble du secteur.

  • Impulsions pour l’avenir de Zurich : la première journée du site

    Impulsions pour l’avenir de Zurich : la première journée du site

    La première « Journée du site » dans le canton de Zurich a réuni des leaders de l’économie, de la recherche et de la politique afin de mettre en lumière l’attractivité et la viabilité du site. L’accent a été mis sur la discussion des défis actuels et sur l’élaboration de stratégies visant à renforcer le site économique et d’innovation. Des panels et des ateliers sur des thèmes tels que la technologie, la main-d’œuvre qualifiée, l’entrepreneuriat ainsi que la mobilité et la durabilité ont donné des impulsions importantes pour améliorer encore la position de Zurich en comparaison internationale.

    Une étude préalable sur l’attractivité du site a fourni la base de discussions approfondies et a mis en évidence les points forts de Zurich dans les domaines de la formation, de la puissance économique et de la qualité de vie, mais aussi les domaines susceptibles d’être améliorés, tels que le marché du travail, l’innovation et l’infrastructure. La pertinence de l’intelligence artificielle pour le site technologique et la nécessité de renforcer l’orientation numérique du secteur de la santé ont notamment été soulignées. En outre, l’importance de la promotion des start-ups et de l’intégration des processus numériques dans le secteur de la santé a été soulignée afin d’améliorer à la fois l’attractivité pour les professionnels et l’efficacité des soins médicaux.

    La « Journée du site » a souligné l’urgence d’exploiter les potentiels nationaux et d’améliorer en permanence les conditions générales pour une transformation numérique et durable. Les résultats des ateliers et des panels vont maintenant faire l’objet d’un suivi afin de développer et de mettre en œuvre des mesures concrètes. En raison du grand intérêt et des contributions productives, une répétition de l’événement est prévue afin d’évaluer les progrès et les nouvelles approches l’année prochaine.

  • Le président du gouvernement saint-gallois Stefan Kölliker, nouveau membre stratégique du conseil d’administration

    Le président du gouvernement saint-gallois Stefan Kölliker, nouveau membre stratégique du conseil d’administration

    Dans le cadre de la réorganisation, qui s’accompagne d’un recentrage sur la construction, le capital et la prévoyance, Hans Klaus, membre de longue date du conseil d’administration, a annoncé qu’il se retirait. Cette décision a été prise après la mise en œuvre réussie de la réorientation stratégique de l’entreprise, à laquelle Klaus a largement contribué depuis 2021. Son départ marque la fin d’une ère au cours de laquelle il a apporté des contributions essentielles au développement et au positionnement d’Admicasa.

    Nouvel élan donné par Stefan Kölliker
    Avec le choix de Stefan Kölliker, qui possède une connaissance approfondie de la politique et de l’économie, Admicasa mise sur la poursuite d’une stratégie innovante et interdisciplinaire. L’expérience de Kölliker, acquise lorsqu’il était à la tête du département de l’éducation et président du gouvernement de Saint-Gall, est particulièrement précieuse pour les projets et les défis futurs, comme la lutte contre la pénurie de logements.

    Kölliker lui-même souligne le potentiel d’innovation de l’entreprise et la possibilité de mettre activement à profit ses vastes connaissances. Sa vision, qui consiste à aborder les problèmes intersectoriels avec de nouvelles approches, est très appréciée par Serge Aerne. Serge Aerne voit en Kölliker non seulement un successeur, mais aussi une force de proposition qui enrichira l’entreprise de son vaste réseau et de son expertise politique et économique.

    Perspectives et objectifs stratégiques
    Avec l’intégration de Stefan Kölliker dans le conseil d’administration, Admicasa a pour objectif de renforcer sa position de leader sur le marché. Le parcours de Kölliker et sa réflexion stratégique sont essentiels pour poser les jalons d’un avenir prospère et faire entrer Admicasa dans une nouvelle phase de croissance et d’innovation.

  • Les villes vertes, précurseurs de l’impact climatique mondial

    Les villes vertes, précurseurs de l’impact climatique mondial

    L’étude de MCC, publiée dans la revue Nature Cities, met en lumière quatre méthodes clés de capture du CO2 dans les environnements urbains, qui pourraient permettre de capturer une gigatonne de CO2 par an d’ici le milieu du siècle. Les méthodes étudiées comprennent l’ajout de charbon végétal au ciment, l’utilisation accrue du bois dans la construction, l’enrichissement des sols urbains avec du charbon végétal et l’installation de filtres à CO2 dans les bâtiments commerciaux. Ensemble, ces approches pourraient contribuer de manière significative à la réalisation d’émissions urbaines nettes nulles.

    Stratégies urbaines pour le climat et plus
    Quirina Rodriguez Mendez, doctorante au MCC et auteur principal de l’étude, souligne que ces techniques sont très utiles non seulement en termes de lutte contre le changement climatique, mais aussi pour la qualité de l’environnement et le bien-être dans les villes. Par exemple, l’utilisation de pigments de couleur et de matériaux de surface spéciaux pour améliorer la réflectivité des surfaces urbaines pourrait faire baisser de manière significative la température dans les villes et réduire la consommation d’énergie pour la climatisation.

    Actions locales à impact global
    L’étude souligne le rôle des villes en tant que « laboratoires expérimentaux » pour la protection du climat, où des mesures locales peuvent être rapidement mises en œuvre et potentiellement étendues à l’échelle mondiale. Felix Creutzig, responsable du groupe de travail MCC et co-auteur de l’étude, souligne que les solutions climatiques locales, bien que souvent sous-estimées, peuvent avoir un impact impressionnant et améliorer la qualité de vie. Les résultats de la recherche offrent des perspectives et des recommandations importantes pour les responsables politiques qui conçoivent les infrastructures et les politiques urbaines.

  • Premier congrès suisse sur l’hydrogène

    Premier congrès suisse sur l’hydrogène

    Le premier congrès suisse sur l’hydrogène s’est tenu le 28 mars à Yverdon-les-Bains. L’événement a réuni des entrepreneurs, des spécialistes du monde scientifique et économique ainsi que des décideurs politiques. La diversité des intervenants a permis d’aborder le sujet sous de nombreux aspects. Organisé en collaboration avec Planair, CleanTech Alps et le réseau H2 de Suisse occidentale, le premier congrès suisse sur l’hydrogène a été un véritable succès.

    L’hydrogène n’est pas la panacée pour résoudre tous les problèmes énergétiques de la Suisse, mais il offre de nombreuses possibilités. Le premier congrès suisse sur l’hydrogène a donné lieu à des échanges fructueux et à une forte collaboration. Cela montre l’importance du sujet pour la Suisse, et tous les participants sont prêts à travailler ensemble pour renforcer la compétitivité du pays et construire un avenir énergétique durable.

    Ce qu’il faut retenir de cette journée
    Les représentants des secteurs de l’énergie, du gaz et de l’industrie, les entrepreneurs et les hommes politiques sont unanimes : la Suisse doit absolument être connectée au réseau européen. Il est crucial que notre pays ne rate pas cette occasion.

    Un autre point important est la demande d’une stratégie claire et de conditions-cadres appropriées de la part de la Confédération pour faire avancer le marché.

    Malgré les défis opérationnels existants, le congrès a permis de tirer des bilans positifs de projets en cours tels que Green Gaz à Aigle et Hydrospider. Les participants ont eu un aperçu du développement de projets d’hydrogène tels que H2 Bois, Gruyère Hydrogène Power et Prhysm.

    De plus, aeesuisse a présenté son positionnement sur l’hydrogène avec la publication de la brochure « 10 points sur l’hydrogène ».

    Une passion qui dépasse nos frontières
    L’hydrogène est plus que jamais un sujet d’actualité. Il fait bouger les spécialistes et les politiques au-delà des frontières de la Suisse. En Europe, les discussions sur ses opportunités et ses risques s’accélèrent et battent leur plein. La Suisse et son pool de compétences ont un rôle clé à jouer dans ce contexte. « Nous assistons actuellement à un fort engouement pour l’hydrogène, avec de grandes annonces au niveau international. La Suisse est à la pointe de l’innovation dans de nombreux domaines, comme la compression ou le stockage. Nous devons donc renforcer notre position de leader et ne pas nous laisser dépasser par nos concurrents européens », explique Laurent Scacchi Directeur pour la Suisse romande d’aeesuisse.

  • Le Conseil fédéral élabore une nouvelle réglementation sur le rendement net autorisé

    Le Conseil fédéral élabore une nouvelle réglementation sur le rendement net autorisé

    Der Nationalrat hat der Landesregierung am Dienstag den entsprechenden Auftrag erteilt. Dies, indem er mit 130 zu 61 Stimmen bei 3 Enthaltungen eine Motion des Bündner Ständerats Stefan Engler mit dieser Forderung annahm.

    Der Mitte-Politiker argumentierte, Marktbeobachter gingen davon aus, dass der Referenzzinssatz weiter ansteigen werde. Kürzlich erhöhte ihn das Bundesamt für Wohnungswesen (BWO) auf 1,75 Prozent.

    Seit 1986 gelte der Grundsatz, dass ein Ertrag aus Mietobjekten dann zulässig sei, wenn dieser 0,5 Prozent über dem Referenzzins liege. Das Bundesgericht habe aber 2020 zwei Praxisänderungen vorgenommen. Unter anderem habe es bestimmt, dass der Ertrag den Referenzzinssatz neu um zwei Prozent übersteigen dürfe, wenn der Referenzzins zwei Prozent oder weniger betrage.

    Bei einem Anstieg des Referenzzinssatzes auf über 2 Prozent werde sich die Frage stellen, ob der bei der Berechnung der Nettorendite zulässige Zuschlag zum Referenzzins direkt wieder auf 0,5 Prozent zu reduzieren sei. Es sei besser, so Engler, wenn der Bundesrat diese Frage auf politischem Weg kläre, als diese für Mieter- und Vermieterschaft wichtige Frage den Gerichten zu überlassen.

    Rot-Grün dagegen
    Der Bundesrat war einverstanden mit der Annahme der Motion, welcher der Ständerat bereits im September zugestimmt hatte. «Gouverner, c’est prévoir», sagte Bundesrat Guy Parmelin am Dienstag im Rat. Regieren heisse Vorausschauen.

    Steigt der Referenzzinssatz um 0,25 Prozentpunkte, können die Vermieter die Mieten um 3 Prozent anheben. Voraussetzung dafür ist bei langjährigen Mietverhältnissen aber, dass auch die früheren Senkungen weitergegeben wurden.

    Eine rot-grüne Minderheit im Nationalrat argumentierte am Dienstag, im Text der Motion werde schon eine bestimmte Richtung für die Neuregelung vorgegeben. Dies in dem Sinne, dass die Interessen der Vermieter in den Vordergrund gestellt würden. Sie scheiterte aber mit ihrem Antrag, die Motion abzulehnen.

  • Stratégies d’adaptation pour les professionnels de l’immobilier dans un monde en mutation

    Stratégies d’adaptation pour les professionnels de l’immobilier dans un monde en mutation

    Des années après, les effets de la pandémie mondiale se font toujours sentir et nous ont fait entrer dans une nouvelle réalité. Cela exige des investisseurs immobiliers qu’ils réévaluent leurs stratégies afin de se positionner de manière équilibrée tout en faisant preuve de discipline et de flexibilité face à l’évolution des conditions de marché.

    La pandémie a entraîné des arrêts économiques sans précédent, synchronisés à l’échelle mondiale, suivis d’un redémarrage rapide. Cela s’est traduit par un retour de l’inflation, des goulots d’étranglement sur le marché du travail et une hausse des taux d’intérêt. Parallèlement, les bouleversements géopolitiques, notamment les conflits dans les régions pétrolières et l’émergence de politiques industrielles et environnementales nationales, entraînent une restructuration du paysage mondial.

    Dans ce contexte, les investisseurs immobiliers devraient s’attendre à une croissance modérée aux États-Unis, à une croissance modérée en Europe et à une adaptation à une nouvelle normalité économique en Chine en 2024. Ces évolutions plaident en faveur d’une focalisation sur les actions de qualité, y compris dans le secteur technologique, et d’une attitude prudente vis-à-vis des obligations d’État, car les banques centrales devraient commencer à baisser leurs taux d’intérêt.

    Les développements politiques joueront également un rôle important et pourraient présenter à la fois des opportunités et des risques pour les marchés mondiaux. Les investisseurs devraient donc être prêts à ajuster leurs stratégies de marché en conséquence et à envisager des stratégies de protection du capital.

    La prochaine décennie sera marquée par le développement progressif de l’intelligence artificielle, la transformation de l’économie chinoise, la transition énergétique et la persistance de niveaux d’endettement élevés. Ces facteurs auront un impact considérable et offriront de nouvelles opportunités aux investisseurs, en particulier dans les secteurs qui bénéficient de l’innovation technologique.

    Dans ce nouveau monde, il est plus important que jamais pour les investisseurs d’avoir un plan clair, d’investir de manière équilibrée et de rester flexibles. Les leçons du passé soulignent la valeur de la diversification et l’importance de la patience et de l’adaptabilité dans un environnement en constante évolution.

  • Espace économique de Winterthur – De l’industrie au centre de services et de formation

    Espace économique de Winterthur – De l’industrie au centre de services et de formation

    Lors de la 97e édition d’immoTable Winterthur, nous montrons, en collaboration avec le service de développement de la ville et House of Winterthur, ce qui fait bouger la région.

    Nous mettrons en lumière cet espace économique innovant avec des intervenants issus du monde des affaires et de la politique.

    Profitez ensuite de l’occasion pour réseauter. Présentez votre entreprise et vos performances à des invités influents.

    Le 1er juin 2023, à partir de 13h30, aura lieu la 97e édition d’immoTable. Soyez de la partie et réservez votre billet dès maintenant. Nous nous réjouissons de vous accueillir.

  • Le président de Swissolar, Jürg Grossen, en conversation

    Le président de Swissolar, Jürg Grossen, en conversation

    L'année dernière, l'expansion du photovoltaïque a atteint un nouveau record. Ce boom durera-t-il plus longtemps ?
    Jürg Grossen : Il doit encore augmenter de manière significative, nous devons nous développer deux à trois fois plus vite que nous ne l'avons fait jusqu'à présent. Ce n'est pas une tâche facile. Il a besoin des instruments de financement et des incitations appropriés, alors nous pouvons le faire.

    A quels instruments pensez-vous ?
    Grossen : Un mélange de différentes mesures. Nous devons continuer le paiement unique pour les nouveaux systèmes solaires et veiller à ce qu'il y ait suffisamment d'argent dans le pot. Aujourd'hui, l'extension est limitée par les moyens financiers. Nous pouvons éviter cela en assouplissant le fonds de surcharge réseau et en lui permettant de s'endetter temporairement. Et par une légère augmentation de la surcharge de réseau – la redevance légale par kilowattheure d'électricité consommée.

    De plus, nous avons besoin d'incitations pour augmenter encore l'autoconsommation d'énergie solaire autoproduite. Aujourd'hui, sous certaines conditions, vous pouvez vous regrouper au sein de votre quartier pour utiliser ensemble l'énergie solaire. Nous devons étendre ces fusions. Par exemple, aux communautés énergétiques régionales, qui peuvent également utiliser le réseau de distribution local moyennant une redevance de réseau réduite. Enfin et surtout, il doit y avoir un certain niveau de normalisation dans les frais d'achat pour les producteurs d'énergie solaire. Aujourd'hui en Suisse, selon le gestionnaire de réseau de distribution, il existe une redevance comprise entre 3 et 20 centimes par kilowattheure. C'est difficile à expliquer.

    Tous les modèles du mix énergétique suisse 2050 supposent désormais que le photovoltaïque deviendra le deuxième pilier de l'approvisionnement énergétique aux côtés de l'hydroélectricité. Pourquoi l'énergie solaire a-t-elle reçu un tel poids ?
    Grossen : D'une part, les prix des modules solaires ont fortement baissé et leurs performances se sont régulièrement améliorées. Cela rend la production d'énergie solaire moins chère. D'autre part, nous avons appris ces dernières années à quel point le photovoltaïque peut contribuer à l'alimentation électrique. En tant qu'apprenti à la fin des années 1980, j'ai installé des systèmes solaires sur des cabanes SAC. Mon patron de l'époque était convaincu que les systèmes PV ne pourraient jamais être exploités de manière rentable sur le réseau. Il est mort en y croyant. Dans notre entreprise, nous n'avons recommencé à planifier des projets photovoltaïques qu'au cours des 15 dernières années et, au fil du temps, nous avons constaté qu'une énorme contribution pouvait être apportée, en particulier en combinaison avec l'e-mobilité. De plus, l'électricité PV est produite exactement là où elle est nécessaire, dans le bâtiment.

    A l'avenir, la Suisse manquera surtout d'électricité en hiver. Avec quels concepts le photovoltaïque peut-il davantage contribuer à combler cet écart ?
    Nous réalisons la part principale avec des systèmes sur des bâtiments dans les régions de montagne et dans le Mittelland. Les systèmes fournissent déjà 30 % de l'électricité en hiver, et encore plus peut être réalisé avec une meilleure orientation et l'utilisation des façades et des balcons. En montagne, le rendement est deux fois plus élevé en hiver, mais les coûts sont beaucoup plus élevés pour les systèmes en dehors des zones résidentielles. Par conséquent, il convient d'utiliser principalement l'infrastructure existante – par exemple les barrages, les stations de téléphérique ou les hôtels.

    Nous aurons beaucoup trop d'énergie solaire en été à l'avenir. Nous devons le convertir en gaz synthétiques ou en carburants.

    Et le retransformer en électricité en hiver ?
    Oui, sensiblement dans les centrales de production combinée de chaleur et d'électricité, où la chaleur est également générée en hiver. Avec une conversion pure en électricité, la perte d'énergie est très élevée. Une partie sera également utilisée comme hydrogène, ce qui réduira les pertes. Par exemple dans les camions ou les engins de chantier.

    Vous avez dit que nous devions nous développer deux ou trois fois plus vite. Il est déjà difficile de trouver des techniciens solaires aujourd'hui. Comment recruter les travailleurs qualifiés nécessaires?
    Avec Swissolar, nous lancerons un programme qui facilitera l'entrée dans ce domaine professionnel pour les personnes qui changent de carrière. Parce qu'il y aura des industries qui auront besoin de beaucoup moins de personnel à l'avenir, comme les garages automobiles, les stations-service ou l'industrie du chauffage au mazout. Ce serait formidable si nous pouvions recruter ces spécialistes pour l'expansion solaire. De plus, nous souhaitons mettre en place une formation avec certificat fédéral de capacité, afin que la formation soit possible dès la sortie de l'école.

    La pénurie de travailleurs qualifiés est un défi majeur. Mais nous pouvons aussi devenir encore meilleurs en tant qu'industrie. L'assemblage des systèmes solaires doit devenir plus « industriel ». Pour le propriétaire, cela ne devrait pas faire de différence significative qu'il ait un toit construit avec ou sans modules solaires.

    Les discussions sur la politique énergétique de ces derniers mois ont tourné principalement autour de la sécurité de l'approvisionnement et des lacunes imminentes. Comment évaluez-vous la situation ?
    Je suis très heureux que cette discussion ait enfin vu le jour. Parce que c'est important et justifié. La panique que certains répandent est injustifiée. Nous ne pourrons pas résoudre les problèmes avec les nouvelles centrales nucléaires. En plus de constituer une réserve de stockage pour l'hiver, nous devons commencer par la demande en particulier. Des études indiquent que dans le pire des cas, il pourrait y avoir une coupure de courant pendant une cinquantaine d'heures par an. Il y a suffisamment de consommateurs qui seraient prêts à réduire leur consommation d'électricité pendant une courte période s'ils étaient indemnisés. Il ne s'agit donc pas seulement de production supplémentaire, mais aussi de consommation d'énergie intelligente. À l'avenir, les voitures électriques pourront également jouer un rôle majeur ici. Parce que nous ne rechargerons pas seulement les batteries, nous pourrons également les utiliser de manière flexible comme stockage. Cela n'est pas encore suffisamment pris en compte dans toute la discussion sur la sécurité d'approvisionnement.

    Beaucoup ont été très surpris de la rapidité avec laquelle l'e-mobilité s'est développée au cours des deux dernières années. Vous êtes un conducteur de voiture électrique depuis le tout début. Aussi surpris ?
    Pas du tout. Mais content et soulagé. J'ai acheté une voiture électrique en 2010 et j'ai vu combien de kilomètres je pouvais parcourir avec seulement quelques modules photovoltaïques. C'était génial. Et les voitures se sont beaucoup améliorées depuis. Aujourd'hui, le confort des voitures électriques est meilleur que celui des voitures thermiques. Nous le devons à Elon Musk, qui a montré à l'industrie comment cela peut être fait avec Tesla.

    Quelles évolutions attendez-vous dans le domaine des batteries ?
    Je suis devenu prudent avec de telles prévisions. En ce qui concerne les modules photovoltaïques et les puces informatiques au cours des dernières décennies, nous avons toujours entendu dire : il ne peut pas être meilleur ou plus petit. Et nous avons été à plusieurs reprises mieux enseignés par les développements technologiques. C'est pourquoi je ne vois pas de limites strictes par principe. La densité énergétique et le poids seront bien meilleurs et les voitures électriques seront moins chères que les moteurs à combustion dans quelques années.

    Une autre chose est importante pour moi. À l'avenir, nous devrons utiliser les batteries plus d'une fois : dix ans dans la voiture, au moins dix ans dans le bâtiment et ensuite seulement pour le recyclage. Nous n'avons pas besoin de nouvelles batteries de l'usine dans les bâtiments ou les installations de stockage du district, mais nous pouvons compter sur des batteries qui ont été jetées des véhicules électriques.

    Dans vos scénarios, vous supposez une amélioration significative de l'efficacité énergétique. Ce sujet est passé un peu au second plan ces dernières années. Avons-nous besoin d'une autre campagne de sensibilisation comme celle que nous avons menée lorsque le conseiller fédéral Adolf Ogi a démontré comment cuire des œufs tout en économisant de l'énergie? Ou la technologie résout-elle tous les problèmes ?
    Ce n'est certainement pas mal de rappeler sans cesse aux gens d'utiliser l'énergie de manière efficace, mais il ne s'agit pas principalement de faire des sacrifices. Je cuisine toujours mon œuf du petit-déjeuner selon le principe Ogi. C'était une excellente idée. Cependant, il ne faut pas oublier qu'il s'est passé beaucoup de choses dans le domaine de l'efficacité énergétique. Aujourd'hui, nous avons besoin de beaucoup moins d'énergie par habitant. La consommation s'est découplée de la croissance démographique et économique. La consommation totale d'énergie a également chuté de manière significative au cours des dix dernières années et est maintenant inférieure à ce qu'elle était en 1990. De plus, l'efficacité énergétique des appareils électroniques s'est améliorée de 30 à 60 %. Et le bout du chemin n'est pas encore atteint. Les prix de l'énergie actuellement plus élevés contribueront certainement aussi à rendre l'efficacité énergétique encore plus attrayante.

  • L’énergie solaire pourrait résoudre les problèmes énergétiques suisses

    L’énergie solaire pourrait résoudre les problèmes énergétiques suisses

    Seul le photovoltaïque peut montrer à la Suisse la voie d’un avenir sans CO2, écrit Peter Richner, directeur adjoint de l’Institut fédéral des essais et de la recherche sur les matériaux ( Empa ), dans un article pour Avenir Suisse . Il est basé sur l’identité dite de Kaya, que le scientifique japonais Yoichi Kaya a utilisée en 1993 pour décrire la quantité totale d’émissions anthropiques de CO2 en fonction de quatre facteurs. Le quatrième seul, une réduction de l’empreinte CO2, a un potentiel suffisant, selon Richner, pour atteindre les objectifs climatiques de la Suisse – grâce à une expansion massive du photovoltaïque.

    Si seulement 50% de tous les toits suisses étaient équipés de modules solaires, l’électricité provenant des centrales nucléaires serait superflue. Richner le démontre en termes d’offre et de demande d’électricité pour 2015. Cependant, si tous les toits et de plus en plus les façades des bâtiments étaient équipés de panneaux solaires, l’écart de production en hiver pourrait également être compensé. Dans le même temps, cependant, il faudrait trouver des solutions pour pouvoir utiliser une part aussi importante du surplus d’électricité que possible en été, à la fois sur une base quotidienne et à d’autres moments de l’année.

    Pour une flexibilité d’utilisation accrue, les systèmes de stockage journalier pourraient déplacer des charges, par exemple via des batteries ou de l’hydrogène. La numérisation offre des opportunités pour la création nécessaire de la flexibilité dans la consommation et la production. L’excès d’électricité pourrait être converti en hydrogène en été et éventuellement, avec le CO2 de l’air, en méthane ou en hydrocarbures synthétiques liquides. Ces sources d’énergie chimique peuvent être facilement stockées et utilisées de différentes manières. Enfin, les systèmes de stockage de chaleur saisonniers pourraient être chargés avec un surplus d’électricité afin de réduire la consommation d’énergie en hiver.

    Le potentiel d’efficacité énergétique, un autre facteur influençant de l’identité Kaya, est loin d’être épuisé, dit Richner. Cependant, les réalisations dans ce domaine seraient contrebalancées par une demande d’électricité plus élevée, des importations d’électricité fossile de l’étranger en hiver ou une consommation d’électricité accrue.

    Afin de parvenir à une Suisse climatiquement neutre, l’un des quatre facteurs de l’identité Kaya doit être nul ou le produit restant est compensé par des technologies négatives en CO2 telles que la séparation du CO2 de l’air et son stockage. Les politiciens doivent fournir un cadre décisif pour cela tant que les centrales nucléaires fonctionnent encore.