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  • Lucerne présente son plan directeur au public

    Lucerne présente son plan directeur au public

    Selon les prévisions, la population de Lucerne devrait augmenter d’environ 120 000 personnes d’ici le milieu du siècle et atteindre la barre des 560 000 habitants. Pour maîtriser cette croissance de manière ordonnée, la stratégie de développement territorial ancre des objectifs clairs dans le plan directeur. La priorité doit être donnée à des structures d’urbanisation compactes, efficaces et s’appuyant sur les transports publics.

    Le plan garantit une utilisation mesurée du sol et harmonise les intentions de développement du canton avec celles de la Confédération et des communes. Il doit servir de base à l’harmonisation spatiale de l’habitat, du travail et de la mobilité.

    Focalisation sur le développement interne et le logement abordable
    L’élément central de la révision est la création de logements sans mettre en péril les précieuses terres cultivables. Le plan directeur met l’accent sur la densification vers l’intérieur, par exemple en fixant des densités minimales et des taux de construction plus élevés dans les zones bien desservies par les transports, et permet des extensions ponctuelles des zones à bâtir là où elles sont utiles pour la construction de logements à prix modérés.

    Les « zones centrales » sont des instruments de planification permettant de développer de manière ciblée des sites centraux à forte densité. Les communes doivent à l’avenir pouvoir fixer leur offre de logements de manière contraignante. Des mesures complémentaires sont nécessaires dans d’autres domaines politiques, comme la politique foncière ou les programmes d’aide à la construction de logements d’utilité publique.

    Zones d’activités et développement économique
    En ce qui concerne les zones d’activités économiques, le plan directeur renforce la marge de manœuvre locale. Les communes ont la possibilité d’étendre leurs propres zones d’activités afin d’encourager les nouvelles implantations à vocation régionale et de renforcer le lien entre habitat et travail.

    Le canton joue un rôle de coordination avec le programme des pôles de développement. En outre, le plan directeur pose les bases d’une politique foncière active visant à préserver les surfaces d’intérêt cantonal. Comme les zones d’activités stratégiques ou les projets d’infrastructure, de manière plus ciblée.

    Intégration des objectifs supérieurs de durabilité
    La révision du plan directeur relie les thèmes pertinents pour le territoire aux stratégies supérieures. Les aspects relatifs à la protection du climat, à la production d’énergie et au développement de la mobilité issus de projets cantonaux tels que « Zukunft Mobilität Kanton Luzern » ou le rapport de planification sur le climat et l’énergie sont ancrés dans l’espace. La planification prend ainsi en compte les développements écologiques, économiques et sociaux de manière intégrée.

    Procédure et responsabilité politique
    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire et les constructions en 2018, le Grand Conseil est davantage impliqué dans la planification directrice. Il définit les objectifs stratégiques dans la stratégie de développement territorial, tandis que le Conseil d’État est responsable de la coordination opérationnelle et de la définition spatiale concrète dans les cartes du plan directeur.

    La révision actuelle se base sur les retours de la participation 2023 ainsi que sur l’examen préliminaire de la Confédération 2024. Après la mise à l’enquête publique, toutes les contributions seront évaluées avant que la version corrigée ne soit transmise au Grand Conseil, probablement à l’été 2026, puis soumise au Conseil fédéral pour approbation.

  • Potentiel de l’activité de construction de logements et du développement interne

    Potentiel de l’activité de construction de logements et du développement interne

    La construction de logements est un facteur clé du développement urbain et territorial durable. La Suisse est confrontée à la tâche de créer de nouveaux logements sans utiliser inutilement de précieuses surfaces en dehors des zones urbaines existantes. Les conclusions de l’Office fédéral du développement territorial montrent que la construction de logements existants, en particulier, joue un rôle central dans le développement futur. Toutefois, les défis à relever sont plus complexes que ceux liés à la construction de nouveaux logements sur des terrains non bâtis.

    Où se construisent les nouveaux logements ?
    Une analyse de l’activité de construction de logements entre 2018 et 2022 montre des schémas clairs. Les communes rurales et périurbaines affichent une activité de construction neuve plus importante que les zones urbaines par rapport à leur parc de résidences principales. Néanmoins, la part des nouvelles constructions sur des parcelles jusqu’alors non bâties a globalement diminué, tandis que la part des constructions dans l’existant représente désormais 59% des permis de construire. Dans les zones urbaines, la construction de logements se concentre de plus en plus sur les zones déjà urbanisées, tandis que la croissance se poursuit en périphérie des agglomérations.

    Le défi de la construction dans l’existant
    La construction de logements dans des zones déjà construites est plus complexe que l’ouverture de nouvelles zones à bâtir. L’un des principaux constats est que les communes disposant d’importantes réserves de terrains à bâtir non construits présentent une activité de construction dans l’existant plus faible. La pression en faveur d’une densification est plus faible là où il existe encore suffisamment de surfaces pour de nouvelles constructions. Parallèlement, des mesures ciblées prises par les communes ainsi que des projets de construction de qualité peuvent apporter une contribution positive au développement interne et inciter à utiliser les structures existantes.

    Moteurs et obstacles à la construction
    La construction sur des terrains non bâtis est plus facile à analyser, car elle est fortement influencée par des facteurs mesurables tels que l’évolution des prix de l’immobilier et les niveaux de loyer. Des études de cas montrent que les communes ayant une politique active de construction de logements ont un taux de développement interne plus élevé. Des mesures communales telles que des conseils ciblés, une politique foncière ou des espaces publics attrayants peuvent constituer des incitations décisives à la densification.

    La qualité, clé de l’acceptation
    La qualité des projets de construction est un autre facteur de réussite. L’acceptation sociale est plus élevée lorsque les projets de construction ne se contentent pas de créer des logements supplémentaires, mais qu’ils contribuent également à la qualité de l’urbanisation. Cela comprend, entre autres, des espaces libres accessibles au public, la promotion de la biodiversité ou des logements socialement acceptables. Ces critères de qualité sont particulièrement importants dans le cadre du développement interne, car les modifications de construction ont souvent lieu dans l’environnement direct des habitants.

    L’urbanisation, un changement à long terme
    Dix ans après l’entrée en vigueur de la loi sur l’aménagement du territoire, les premières données montrent que la transformation vers le développement vers l’intérieur a commencé. En particulier dans les zones urbaines telles que Zurich, Bâle et Lausanne, de plus en plus de logements sont construits grâce à des changements d’affectation ou à des surélévations de bâtiments existants. Mais les communes périurbaines et rurales montrent également une tendance croissante à l’utilisation de surfaces déjà construites.

    Stratégies pour l’activité de construction de logements
    L’analyse de l’activité de construction de logements montre qu’une gestion ciblée par l’aménagement du territoire est possible. Les communes qui encouragent activement le développement interne sont mieux à même de relever les défis de la construction de logements. Les stratégies efficaces comprennent une politique foncière prévoyante, des projets de construction de qualité et une étroite collaboration entre les pouvoirs publics et les acteurs privés. Le développement vers l’intérieur reste l’une des tâches centrales pour un développement territorial orienté vers l’avenir, afin de répondre aux besoins croissants en matière de logement tout en préservant les ressources.

  • Utiliser le logement plus efficacement grâce à une collaboration innovante

    Utiliser le logement plus efficacement grâce à une collaboration innovante

    (CONNECT) Des chercheurs de l’OST – Ostschweizer Fachhochschule veulent optimiser l’utilisation de l’habitat par une meilleure collaboration. Leur projet WOGE – Wohnzukunft gestalten soutient les personnes qui souhaitent réduire la taille de leur logement en leur proposant des offres locales pour un déménagement, une transformation ou la recherche de nouveaux colocataires, explique l’OST dans un communiqué. Pour WOGE, les chercheurs de l’OST collaborent avec le bureau de développement territorial Planteam S(plan:team) de Lucerne. Le projet est également soutenu par l’Agence suisse pour la promotion de l’innovation(Innosuisse) et l’Office fédéral du logement.

    WOGE doit être mis en œuvre en tant que projet pilote à Aarau, Köniz BE et Saint-Gall. Le coup d’envoi sera donné l’année prochaine dans le chef-lieu du canton d’Argovie. Ensuite, les résultats d’Aarau seront évalués et optimisés dans les communes bernoises de Köniz et de Saint-Gall. Plan:team souhaite proposer à d’autres communes les expériences acquises dans les communes pilotes dans le cadre de ses activités de conseil.

  • 101. immoTable – Espace économique de Genève

    101. immoTable – Espace économique de Genève

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    Lors de la 101e immoTable, l’événement renommé pour le secteur de l’immobilier au Signatur Rhône à Genève, l’accent a été mis sur des thèmes importants qui influencent considérablement l’avenir du monde de l’immobilier. Du développement territorial durable à la géothermie dans le cadre de la transition énergétique, en passant par les risques sanitaires dans l’eau et les questions juridiques liées aux rénovations à Genève, l’événement a offert une plateforme complète d’échange sur les défis actuels et les innovations dans le secteur.

    La directrice du département du territoire du canton de Genève, Marta Alonso, a présenté des projets pionniers en matière de développement urbain et d’aménagement du territoire. D’ici 2060, plus de 12 000 nouvelles unités de logement, 6 000 emplois ainsi que des écoles, un grand parc et des zones fluviales revitalisées devraient voir le jour sur une surface de 230 hectares. Les techniques de visualisation modernes et les modèles 3D permettent de présenter les scénarios de développement de manière transparente.

    David Faehndrich, directeur de la division Suisse romande chez EKZ Contracting SA, a souligné le rôle des systèmes d’approvisionnement en énergie durables et économiques. Plusieurs projets importants ont déjà été réalisés, comme l’approvisionnement en énergie géothermique des nouveaux appartements des « Jardins du Bourg » à Châtel-St-Denis. Ces mesures réduisent les émissions de CO₂ et favorisent la transition énergétique.

    Pierre Descloux, PDG de Dipan SA, a souligné dans son intervention l’importance du traitement des systèmes hydrauliques, notamment en ce qui concerne la rouille, le calcaire et la légionellose. Il a souligné l’importance d’assurer l’hygiène et l’efficacité de ces systèmes.

    Cosima Trabichet-Castan, une spécialiste du droit immobilier chez MLL Legal, a abordé dans son exposé les défis liés à l’obtention des permis de construire et au respect des réglementations locales en matière de construction. Elle a également parlé des exigences réglementaires complexes à Genève, où les délais d’attente pour les permis de construire sont les plus longs de Suisse, selon une étude récente d’UBS. Son intervention a mis en lumière l’importance de l’intégration des pratiques durables dans cet environnement réglementaire riche en contextes.

    Fabio Nairi d’IWG Switzerland a parlé des mesures visant à réduire les temps de trajet et les émissions de CO₂, ainsi que de la transition vers des modèles de travail hybrides.

    La 101e immoTable a de nouveau prouvé pourquoi l’événement est l’une des meilleures plateformes pour le secteur de l’immobilier. Les sujets abordés sont d’une importance capitale pour le développement futur du secteur et offrent des solutions précieuses aux défis actuels.

  • L’aménagement à Genève : un exercice délicat

    L’aménagement à Genève : un exercice délicat

    L’office de l’urbanisme est responsable de l’aménagement du territoire dans le canton de Genève. Pouvez-vous nous donner un aperçu de vos compétences?
    L’office de l’urbanisme élabore et met en œuvre une politique d’utilisation du sol visant à promouvoir la construction de logements, le développement
    économique, social et culturel, tout en améliorant le cadre de vie au regard de la transition écologique et en valorisant le patrimoine naturel et bâti. Il est la porte d’entrée pour tous les projets territoriaux et assure un dialogue
    constant et itératif entre les échelles locales et régionales, ainsi qu’entre
    les politiques publiques qui opèrent sur ces projets (nature, paysage,
    mobilité, foncier, social, santé, économie, etc.)

    Les outils comprennent le plan directeur cantonal qui donne une orientation générale sur les grands équilibres territoriaux, notamment en coordination avec les voisins français et vaudois. L’office de l’urbanisme est également en charge des modifications de zone pour adapter les affectations aux besoins du territoire et des planifications directrices tels les plans directeurs de quartier ou les plans localisés de quartier qui précisent l’implantation des bâtiments, organisent les espaces extérieurs et distribuent les droits à bâtir.Depuis 2015, l’office de l’urbanisme s’est doté d’un service de la participation citoyenne qui est un pôle de compétence pour toutes les démarches de concertation qui accompagnent l’ensemble des projets. En effet, la prise en compte de la population et de son expertise d’usage dans les projets s’est encore renforcée au travers des démarches de concertation. En complément des démarches participatives, pour comprendre comment le territoire est habité et permettre une meilleure prise en compte par les projets des aspirations résidentielles des habitants, des études sociologiques sont de plus en plus intégrées aux études de base des projets.

    Pour accompagner la construction des interfaces du Léman Express, l’office de l’urbanisme s’est également doté d’une direction opérationnelle en charge des projets d’espaces publics: places, voies vertes de mobilité douce, préaux d’écoles, parcs…

    Quels sont les défis et les opportunités auxquels est confronté le
    développement urbain à Genève, notamment en comparaison avec d’autres cantons suisses ?

    Avec une dynamique de croissance économique particulièrement forte, propre à un espace métropolitain transfrontalier, soutenue par le rayonnement de la Genève internationale, le plus grand défi est aujourd’hui d’accueillir cette croissance induite de façon qualitative dans un territoire de plus en plus exigu et contraint.

    Depuis des décennies, le territoire genevois a su préserver ses zones agricoles et naturelles ainsi que ses paysages, ce qui lui a permis d’offrir une grande qualité de vie à ses habitants. Cette attention constante entre préservation et développement l’a conduit à être à l’avant-garde dans le processus urbain de croissance vers l’intérieur. Le défi, aujourd’hui, consiste à la fois à accueillir cette croissance dans les tissus bâtis existants, mais également d’entraîner des processus vertueux de régénération et de réhabilitation des territoires déjà urbanisés. En effet, la résilience climatique nous demande de revoir les espaces publics notamment en gérant mieux l’infiltration de l’eau, la désimperméabilisation des sols et l’augmentation de la couverture végétale. Dans le même temps, la rénovation énergétique des bâtiments existants doit permettre des économies substantielles tout en passant à des sources d’énergies

    renouvelables. Ce défi de construire la ville sur des espaces déjà bâtis doit également se confronter à la préservation du patrimoine bâti et arboré et à la prise en compte de la biodiversité dans le milieu urbain.

    Quelles zones de Genève sont particulièrement attractives pour les
    entreprises et pourquoi ?

    Le territoire bâti de Genève est particulièrement dense et compact. Les
    entreprises du secondaire bénéficient des zones industrielles de qualité qui
    visent, via les « Ecoparc », à la fois une dynamisation du tissu économique,
    mais également la prise en compte des enjeux d’adaptation à la transition
    environnementale : meilleure gestion de l’eau, végétalisation, efficience
    énergétique, économie circulaire, etc. Ces zones industrielles sont en règle
    générale bien desservies par des axes de transport et sont pour certaines
    embranchées au rail.

    Les activités tertiaires, plus mobiles, ont connu dernièrement des
    relocalisations importantes pour bénéficier de nouvelles « adresses» mieux
    situées, plus modernes et surtout mieux connectées aux réseaux de mobilités. Dans cette recherche d’optimisation, les nouveaux quartiers d’affaire du PAV ont démontré une grande attractivité, notamment ceux directement situés à proximité des gares du Léman Express. On note en effet que les entreprises sont sensibles à divers paramètres dont, la localisation, la desserte en transport (public et privé), les services de proximité offerts dans le quartier ainsi qu’à la flexibilité des locaux et les performances environnementales des bâtiments.

    Quels sont les projets de construction les plus importants dans le
    canton de Genève et comment contribuent-ils au développement urbain et territorial et quels projets qualifieriez-vous de projet phare et pour quelles raisons ? Où le développement urbain et territorial de Genève voit-il encore un potentiel de développement et comment celui-ci pourrait-il être exploité ?

    Les développements urbains actuels sont principalement constitués de trois
    grandes familles de projets:

    Les « grands projets » en extension urbaine sur la zone agricole. Ces projets
    ont été conçus il y a une dizaine d’années ont suivi tout le processus allant
    de l’inscription dans le plan directeur cantonal, au plan directeur de quartier en passant par la modification de zone. Chacun de ces projets représente plusieurs milliers de logements, des surfaces d’activités économiques, des d’aménités ainsi que des équipements publics. Ils sont tous en phase de construction, celles-ci s’étalant par étapes jusqu’en 2040.
    Les projets de renouvellement urbain sur la zone villa. Ces projets ont un
    potentiel important de nouveaux logements, mais leur planification est délicate en raison de l’impact sur le tissu existant qui, outre la résistance naturelle au changement, possède par endroit des qualités patrimoniales et
    environnementales qui nécessitent des pesées d’intérêt délicates.

    La troisième grande famille concerne la densification de la couronne urbaine dont le secteur « Praille-Acacia-Vernet (PAV) » et les quartiers des gares du Léman Express. Si ces derniers sont en cours de finalisation offrant des logements et des surfaces d’activités extrêmement bien desservies par les transports, le secteur du PAV vise la mutation d’une zone industrielle de plus de 200 hectares pour en faire un nouveau cœur de ville. Bien loin d’une friche, ce secteur dynamique est aujourd’hui en activité et nécessite le relogement des entreprises pour en garantir la pérennité dans le tissu économique genevois.

    Existe-t-il encore des surfaces inutilisées à Genève qui pourraient
    faire l’objet de nouveaux projets de développement ? Si oui, où se
    trouvent-ils ?

    Comme déjà évoqué, le canton de Genève est contraint de se développer vers l’intérieur et de régénérer son territoire urbanisé. Contrairement à d’autres villes, Genève ne connaît pas friches urbaines, celles-ci étant souvent liées à la désindustrialisation. Ainsi, l’urbanisation se poursuit essentiellement par la mutation de la zone à bâtir existante, dans une perspective visant à équiper le territoire pour favoriser les pratiques de proximité.

    La qualité de vie est améliorée par la régénération des quartiers, incluant la
    requalification des espaces publics, la mise à disposition d’équipements et de services de quartier, la conservation du patrimoine bâti et naturel, ainsi
    qu’un accès facilité à des espaces de ressourcement. Dans ce sens, les zones de villas du siècle dernier représentent aujourd’hui le plus fort potentiel à
    terme de mutation pour des projets de développement du canton.

    Il faut également noter que l’ambition genevoise de préserver ses espaces
    naturels et agricoles est soutenue par le plan sectoriel des surfaces d’assolement (SDA) qui vise à préserver un quota de 8400 hectares de terres
    agricoles de très bonne qualité en vue de participer à l’auto approvisionnement genevois. Cette limite étant pratiquement atteinte, de futures grandes extensions urbaines sur la zone agricole ne sont donc plus envisageables.

    La pandémie a-t-elle entraîné des changements à long terme dans la
    planification de Genève ? Si oui, lesquels ?

    La pandémie a été un moment de prise de conscience collective du lien étroit entre modes de vie et production de la ville.

    En effet, le confinement a été pour tous une expérience réelle de résilience
    urbaine dans un contexte de nécessaire adaptation au changement climatique. Il a aussi révélé le besoin d’une ville plurielle, capable d’offrir dans une proximité de quartier des services, des lieux de détente et de ressourcement. La qualité des espaces publics est donc essentielle de même que la mise en réseau des parcs et jardins. Par les temps de canicule, l’accès à l’eau est également important et à conduit à revoir entièrement les usages des bords du lac et des cours d’eau, libérant des promenades et construisant de nouveaux points de détende (berges du Rhône, plage des Eaux Vives, plage du Vengeron, etc.)

    Le besoin de loisir et de détente a aussi mis sous pression les espaces
    agricoles et naturels avec une fréquentation importante durant la pandémie due notamment à la fermeture des frontières. Aujourd’hui, une réflexion sur la gestion « socio-environnementale» de ces espaces à forts enjeux est engagée pour tenter de concilier l’activité agricole, la préservation des écosystèmes tout en permettant un accès raisonné au public

    Comment imaginez-vous le développement idéal du canton de Genève ?
    Quels en seraient les éléments clés ?

    Le développement du canton de Genève passe prioritairement par la préservation et la mise en valeur de ses espaces agricoles et naturels, tant pour des raisons de biodiversité, de production alimentaire que de paysage.
    Les nouveaux potentiels se trouveront donc idéalement dans le tissu déjà bâti, pour partie en renouvellement urbain et pour partie, en densification de la zone villa.La vision qui sous-tend le développement vise à promouvoir une ville dense, verte, offrant des services et des aménités de proximité et localisant les futurs développements dans des secteurs bien desservis par les réseaux de mobilités (mobilités actives et transports publics). Des quartiers offrant des conditions d’accueil diversifiées et soutenant une mixité générationnelle végétalisés et conçus pour tous types de publics, des réseaux de mobilité douce connectant les lieux de vie (habitat, travail, enseignement, loisirs, etc.) Une urbanité assumée d’une ville dense qui sait contextualiser les typologies du bâti et pleinement intégrer les habitantes et habitants dans sa conception et sa réalisation.

  • Les communes suisses maintiennent un taux de résidences secondaires stable

    Les communes suisses maintiennent un taux de résidences secondaires stable

    La dernière enquête de l’Office fédéral du développement territorial (ARE) montre que la proportion de communes qui n’autorisent plus de nouvelles résidences secondaires reste significative. Environ une commune suisse sur six est concernée par cette décision, et ce chiffre n’a que légèrement augmenté par rapport à l’année dernière.

    Il est intéressant de noter que la Suisse compte désormais un total de 340 communes ayant un taux de résidences secondaires supérieur à vingt pour cent. Dans ces communes, les nouvelles résidences secondaires ne sont autorisées que dans des conditions strictes, comme le prévoit la loi sur les résidences secondaires. Les zones particulièrement concernées sont celles de l’arc alpin, des Préalpes et, de manière plus sporadique, du Jura et des lacs.

    Les communes réalisent chaque année leurs inventaires de logements afin de déterminer le nombre de résidences secondaires. Les résultats sont publiés par l’ARE chaque année à la fin du mois de mars. Les communes dont la part de résidences secondaires dépasse désormais vingt pour cent ont alors trente jours pour prendre position et préciser leur inventaire. Si le pourcentage reste supérieur à vingt pour cent, la loi sur les résidences secondaires, qui régit la construction de nouvelles résidences secondaires et se base sur l’initiative sur les résidences secondaires adoptée en mars 2012, s’applique.

    Cette évolution souligne les efforts des communes suisses pour réguler la problématique des résidences secondaires conformément aux dispositions légales et pour préserver l’équilibre entre l’utilisation récréative et résidentielle de leurs régions.

  • La HSLU lance un master en développement territorial collaboratif

    La HSLU lance un master en développement territorial collaboratif

    La Haute école de Lucerne propose à partir de ce semestre d’automne un nouveau master en développement territorial collaboratif. Il est ouvert aux étudiants issus de disciplines telles que l’aménagement du territoire, l’urbanisme, l’architecture, l’architecture paysagère ou les sciences environnementales, économiques et sociales, explique la HSLU dans un communiqué. « Le développement territorial de demain a plus que jamais besoin d’équipes inter- et transdisciplinaires pour trouver des solutions adéquates aux défis actuels », explique Tabea Michaelis, citée dans le communiqué. Elle dirigera le nouveau master avec sa collègue Amelie-Theres Mayer.

    Le cursus doit préparer ses diplômés aux défis complexes des futurs processus de transformation territoriale. L’accent est mis sur la gestion des exigences changeantes et des ressources de plus en plus rares. Le programme d’enseignement comprend l’intégration de groupes ayant des exigences différentes dans la planification et la médiation entre eux.

    « Nous ne considérons pas le développement territorial comme un produit, mais comme un processus », explique Michaelis. Selon la codirectrice du cursus, de tels processus doivent permettre de créer des espaces adaptés au climat, ouverts et appropriables. « Pour planifier ces espaces, il faut une compréhension globale de la culture du bâtiment, qui part de l’existant et qui garde à l’esprit les conditions politiques et juridiques ainsi que la viabilité économique » Pour ce faire, les étudiants doivent collaborer de manière pratique avec les commanditaires potentiels des projets.

  • Les prix de l’immobilier dans les régions de montagne augmentent

    Les prix de l’immobilier dans les régions de montagne augmentent

    La loi ZWG, adoptée en 2015, a entre-temps largement stoppé la construction de nouvelles résidences secondaires dans les régions de montagne, informe l’Office fédéral du développement territorial(ARE) dans un communiqué. En collaboration avec le Secrétariat d’Etat à l’économie, l’ARE procède régulièrement à un monitoring des effets de la loi. Selon le monitoring actuel, l’impact de la ZWG sur le secteur de la construction et de l’hôtellerie dans les régions de montagne est faible.

    « En revanche, il est devenu difficile pour les autochtones et les travailleurs des régions de montagne de trouver des logements abordables », écrit l’ARE. Les spécialistes de l’office fédéral n’attribuent toutefois pas cette situation exclusivement à la ZWG. En effet, le faible niveau des taux d’intérêt et la possibilité de travailler à distance ont également augmenté la demande de résidences secondaires. Ainsi, l’excédent d’offre de résidences secondaires constaté dans le premier monitoring 2021 a disparu en de nombreux endroits. En lieu et place, de plus en plus de logements libres d’utilisation, dits de l’ancien droit, sont mis sur le marché en tant que résidences secondaires.

    Les difficultés rencontrées par la population résidente, les nouveaux arrivants et les employés pour trouver des logements abordables ont entraîné « l’éviction et l’émigration », explique l’ARE. Les personnes âgées ont tendance à s’installer dans des communes de plaine plus centrales, les actifs dans des communes offrant des logements abordables et la possibilité de se rendre sur leur lieu de travail. Les communes peuvent limiter le changement d’affectation des résidences principales en résidences secondaires en fixant des objectifs de création de logements abordables. L’Office fédéral du logement soutient les communes dans leur politique active de localisation des logements en publiant le guide « Attractive Wohnen in Berggebieten » (Un habitat attrayant dans les régions de montagne).

  • Plateforme suisse innovante pour le développement spatial et immobilier

    Plateforme suisse innovante pour le développement spatial et immobilier

    Luucy AG, basée à Lucerne, a été fondée en 2019 par l’architecte et entrepreneur Mark Imhof. Il se décrit comme un visionnaire qui s’occupe depuis longtemps des problèmes complexes du développement interne des villages et des villes. Il a été frappé par le fait qu’il atteignait à plusieurs reprises des limites avec les méthodes et procédures habituelles. Imhof a décidé de développer une solution qui renforce et simplifie la communication et la coopération entre toutes les parties concernées : « Luucy combine les données pertinentes pour le développement spatial et immobilier de toutes les communes suisses en un seul endroit central. La plate-forme de planification fournit également des outils de développement intelligents et soutient l’échange avec toutes les parties prenantes grâce à la visualisation 3D compréhensible », explique Mark Imhof, PDG de Luucy AG.

    Les données et les informations de toutes les parties prenantes pourraient être facilement trouvées, développées et mises à disposition via la plate-forme complète. Pour rendre cela possible, Luucy a été construit comme un jumeau numérique de la Suisse construite. Imhof : « La topographie du paysage suisse avec tous les bâtiments existants est disponible en 3D comme base. Grâce à la solution web, aucun logiciel n’a besoin d’être installé pour l’utiliser. Les volumes de construction initiaux et les études de variantes peuvent être modélisés directement dans Luucy et comparés les uns aux autres. Des applications supplémentaires de fournisseurs tiers, par exemple pour le calcul des coûts d’investissement, fournissent des informations supplémentaires précieuses pour la prise de décision. « 

    Les données d’arpentage officielles, les cartes et l’accès aux lois sur la construction peuvent également être consultés directement sur la plate-forme. « Luucy permet à tous les fournisseurs tiers intéressés de connecter des solutions supplémentaires et offre ainsi un espace pour de nouveaux modèles commerciaux et chaînes de valeur », déclare Imhof. La solution a rencontré un grand intérêt dans le secteur de l’immobilier : « Disposer en ligne de toutes les données et outils pertinents pour le développement des locaux et de l’immobilier au même endroit augmente considérablement l’efficacité », explique Imhof.

    Facilitez considérablement les études de faisabilité
    Luucy n’est pas la seule plate-forme qui rend les données accessibles dans un jumeau numérique. « La spécialité de notre solution est le concept de plateforme. Nous ne réglons pas tout nous-mêmes – nous nous intégrons et travaillons avec les meilleurs. En conséquence, la plate-forme se développe régulièrement », explique Imhof, expliquant les avantages. La plate-forme interactive se distingue également des autres solutions, car elle agit comme un intermédiaire bâtisseur de ponts entre les autorités, qui ne connaissent souvent pas assez les besoins du secteur privé, et le secteur privé, dont les objectifs primordiaux de développement territorial dans le sens d’un organisme durable et fonctionnant de manière holistique Trop peu de considération de « l’espace de vie ».

    « Aujourd’hui, par exemple, de nombreuses étapes dans différents systèmes sont nécessaires pour créer une étude de faisabilité. L’analyse de la base légale dans les lois sur la construction des 2172 communes de Suisse et leur interprétation est souvent un défi. Beaucoup de temps est perdu ici », explique Imhof. Luucy a toutes ces bases prêtes dans un seul système. La plate-forme serait principalement utilisée par des spécialistes de l’architecture ou du développement de sites. De cette façon, ils peuvent vérifier des scénarios de développement significatifs en quelques heures seulement. « Les autorités et les bureaux d’aménagement du territoire peuvent également utiliser notre solution pour afficher les révisions de la planification locale et les développements spatiaux potentiels sur une vaste zone. Les investisseurs peuvent facilement faire leurs propres évaluations potentielles initiales des propriétés et des zones », explique Imhof.

    La modélisation des propres volumes de construction et le calcul rapide des coûts approximatifs correspondants sont actuellement les plus demandés. « Ici, l’ensemble du contexte d’implantation est pris en compte et l’influence sur les bâtiments voisins en termes d’ombres et de vues peut être rapidement vérifiée. De plus, Luucy est souvent utilisé pour des concours numériques dans lesquels les différentes idées de projets sont simplement évaluées et comparées les unes aux autres », explique Imhof.

    En 10 ans, la plateforme de planification et de coordination la plus utilisée pour l’industrie spatiale et immobilière
    Luucy AG se concentre d’abord sur la Suisse. « Mais il est tout à fait concevable que la solution soit également proposée dans la région DACH et en Europe dans les prochaines années », déclare Imhof. Les coûts de base de la plate-forme s’élèvent à 3000 CHF par an. Cela signifie que trois administrateurs peuvent créer n’importe quel nombre de projets et qu’un nombre illimité d’utilisateurs peuvent travailler dans ces projets.

    Au cours des prochains mois, la start-up prévoit d’étendre continuellement ses offres : « Dans cinq ans, Luucy sera si vaste que toutes les données et fonctions relatives à la pièce seront accessibles via la plate-forme. Des simulations, par exemple sur le bruit, la mobilité et le climat, peuvent être affichées »,
    dit Imhof. Et il en est convaincu : « Dans dix ans, notre solution sera la plateforme de planification et de coordination pour le secteur spatial et immobilier. Et avec Luucy, la coopération avec le secteur privé sera également grandement simplifiée pour les autorités. Les applications de planification peuvent ensuite être publiées au format 3D. »

    En plus d’un système de géomètre perfectionné, Luucy veillera un jour à ce qu’un jumeau numérique à jour soit disponible quotidiennement pour tous les planificateurs. Les stratégies spatiales et le développement associé de l’infrastructure des villes et des municipalités devraient être disponibles. La solution est perturbatrice et est susceptible de jouer un rôle clé dans le remplacement des processus compliqués et moins dynamiques dans l’industrie de la construction, comme l’explique Imhof.

    Mark Imhof, PDG Luucy.
  • L'Institut publie des lignes directrices pour le développement spatial

    L'Institut publie des lignes directrices pour le développement spatial

    L’Institut pour le développement territorial (IRAP) de l’ OST – Ostschweizer Fachhochschule a publié un guide gratuit étape par étape pour les questions sur la redensification dans les petites communautés. Il est destiné à aider les communautés de moins de 10 000 habitants à préparer leur propre stratégie d’établissement, selon un communiqué de presse .

    Au total, 95 pour cent des communes suisses comptent moins de 10 000 habitants. Les petites administrations correspondantes n’emploient souvent pas de personnel spécialisé pour l’aménagement du territoire. Selon un communiqué de presse, cela signifie que personne ne se soucie d’une densification de qualité des implantations. Cependant, depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire de 2014, les localités n’ont été autorisées à se développer que dans leur zone existante afin d’éviter l’étalement urbain.

    Le guide gratuit de l’IRAP est destiné à vous donner un début. Le document comprend sept chapitres sur 40 pages et vise à répondre à des questions telles que « à quelle croissance notre communauté peut-elle s’attendre ? », « Où dans nos zones de construction a-t-elle le plus de sens ? » Et « comment lançons-nous ces projets ? ».

    « Avec cette méthodologie, les urbanistes qualifiés devraient être en mesure d’élaborer une stratégie d’aménagement intérieur pour l’ensemble de la commune dans un délai maximum de 200 à 300 heures pour les communes jusqu’à 10 000 habitants, et donc pour moins de 50 000 CHF » -Professeur Andreas Schneider cité dans le communiqué de presse.

    Le manuel complet de la méthode est disponible en ligne en téléchargement gratuit.