Étiquette : Stromnetz

  • Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Par 11 voix contre 0 et 2 abstentions, la Commission de l’énergie du Conseil des Etats a adopté la modification de la loi visant à accélérer l’extension et la transformation des réseaux électriques. La commission indique ainsi clairement que le développement de l’infrastructure de réseau ne doit plus être traité politiquement comme un sujet secondaire.

    C’est plus qu’une simple étape technique. La commission souligne expressément l’importance primordiale d’un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable et exige que le cadre légal suive enfin cette importance. Le réseau électrique passe ainsi du statut d’accompagnateur à celui d’épine dorsale stratégique de la politique énergétique.

    Les lignes aériennes avant les câbles souterrains
    Sur un point central, la commission met clairement l’accent. Les lignes du réseau de transport doivent être réalisées en premier lieu sous forme de lignes aériennes. Les câbles souterrains restent l’exception et ne doivent être examinés que dans des cas particuliers. Ce principe ne doit toutefois pas s’appliquer dans les zones à bâtir.

    La priorité politique se déplace ainsi visiblement vers la rapidité et la faisabilité. En effet, plus la pesée des intérêts est complexe, plus les procédures sont longues. C’est précisément là que le projet veut intervenir et rationaliser les processus de planification.

    Plus de marge de manœuvre pour le remplacement
    Le regard porté sur le parc immobilier est particulièrement pertinent. Dans les années à venir, une grande partie de l’infrastructure de réseau atteindra la fin de sa durée de vie. Selon Swissgrid, des goulets d’étranglement structurels sont déjà perceptibles aujourd’hui et deux tiers des 6700 kilomètres du réseau de transport ont plus de 40 ans.

    Elle souhaite donc faciliter le remplacement des lignes à haute et très haute tension existantes, y compris sur les tracés existants ou directement adjacents. Ce principe doit désormais également s’appliquer à certaines parties du réseau de distribution de plus de 36 kV. C’est un signal qui a de l’effet. Toutes les extensions de réseau ne commencent pas en rase campagne. Beaucoup de choses se décident dans le remplacement plus rapide de l’existant.

    L’obstacle silencieux du tournant énergétique
    A cela s’ajoute un détail qui a un grand impact. A l’avenir, les stations de transformation seront également possibles, sous certaines conditions, en dehors de la zone à bâtir si aucun emplacement proportionné n’est trouvé à l’intérieur de la zone à bâtir. Cela montre également où le tournant énergétique reste bloqué au quotidien. Souvent pas à la stratégie, mais au terrain.

    L’intervention touche donc un point sensible. La Suisse a accéléré la production d’énergie renouvelable, mais le réseau risque de devenir un goulot d’étranglement. Si les procédures continuent à prendre des années, ce n’est pas le manque d’idées qui freinera le tournant, mais le manque de lignes.

  • Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) ont mené un projet commun sur l’effet des piles à combustible à hydrogène, en collaboration avec le groupe Hälg de Saint-Gall, le groupe Osterwalder, également basé à Saint-Gall, et la société zurichoise H2 Energy AG. L’expérience menée au centre Empa de Dübendorf a montré que l’énergie électrique produite par les piles à combustible pourrait soulager les réseaux électriques locaux dans les centres de quartier, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Au cœur du projet, il s’agissait de soulager la consommation d’électricité des pompes à chaleur en produisant de l’énergie électrique à partir de piles énergétiques locales de quartier au moyen de piles à combustible à hydrogène. Celle-ci est injectée dans le réseau pour faire fonctionner les pompes à chaleur et soulage ainsi le réseau. Parallèlement, l’expérience a permis de tester le transfert de températures moyennes d’environ 35 degrés Celsius vers le réseau de chaleur du bâtiment d’innovation NEST et du campus de l’Empa à Dübendorf via des échangeurs de chaleur spéciaux. Le test, qui s’est déroulé d’octobre 2023 à septembre 2025, a montré que les piles énergétiques de quartier permettaient de lisser les pics de consommation d’électricité et de réduire de 10 % le coût total des charges de pointe.

    « Nos essais ont montré que les piles à combustible peuvent efficacement équilibrer les charges de pointe électriques et thermiques dans les bâtiments. Il est ainsi devenu évident que la couverture des charges de pointe à base d’hydrogène est techniquement réalisable et qu’elle fournit des connaissances précieuses pour la gestion de systèmes énergétiques complexes », explique Binod Prasad Koirala, directeur adjoint du département de recherche Urban Energy Systems de l’Empa, cité dans le communiqué. En utilisant de l’hydrogène vert, les piles à combustible contribuent en outre à la réduction des émissions de CO2.

  • Un projet d’infrastructure remplace les lignes aériennes par des réseaux modernes

    Un projet d’infrastructure remplace les lignes aériennes par des réseaux modernes

    Les communes argoviennes de Bellikon, Remetschwil et certaines parties d’Oberrohrdorf ne sont plus alimentées par des lignes électriques aériennes en bois depuis la vallée, mais par un nouveau câble. Selon un communiqué, AEW Energie AG a ainsi achevé et mis en service un projet d’infrastructure central à Rohrdorferberg. Dans le cadre de ce projet, 1,6 kilomètre de lignes électriques sur poteaux en bois ont pu être démantelées, « contribuant ainsi à un réseau plus robuste, nécessitant moins d’entretien et améliorant l’aspect du paysage », selon le fournisseur d’énergie argovien.

    La ligne dite « Rohrdorferberg » entre Künten et Fislisbach a une longueur totale de 11,2 kilomètres. Au total, huit postes de transformation ont été raccordés à la nouvelle ligne. Selon les informations disponibles, cela profite en particulier aux entreprises « ayant des exigences élevées en matière de sécurité d’approvisionnement ».

    Au total, AEW a investi 3 millions de francs dans le projet. « Grâce à l’extension et au câblage systématiques de notre infrastructure de réseau, nous augmentons non seulement la sécurité d’approvisionnement pour la population, mais nous créons également les conditions nécessaires à un système énergétique flexible et durable », explique Christoph Fischer, responsable du département Réseaux chez AEW.

  • Le Tessin montre la voie vers un approvisionnement en électricité moderne

    Le Tessin montre la voie vers un approvisionnement en électricité moderne

    Le système énergétique européen est sur le point de connaître la plus grande transformation de son histoire. Les transports, l’industrie et les bâtiments sont électrifiés, la demande en électricité augmente massivement et la production devient plus décentralisée et volatile. Pour la Suisse, cela signifie adapter ses réseaux en profondeur. Le Tessin a pris les devants très tôt. Dès 2013, le canton a réuni les grands acteurs, Swissgrid, Azienda Elettrica Ticinese (AET) et les CFF, pour penser ensemble les réseaux électriques et l’aménagement du territoire.

    L’analyse a clairement montré que l’infrastructure construite dans les années 1950 était inefficace. Chaque institution avait construit des lignes pour elle-même, sans tenir compte de la vision globale ou des paysages. Résultat : un patchwork de tracés traversant des zones sensibles. Aujourd’hui, des planifications communes permettent de regrouper plusieurs lignes sur un seul trajet, ce qui a pour effet de rendre superflus 140 kilomètres de lignes.

    Projets de portée nationale
    Trois grands projets, Airolo – Lavorgo dans la Leventina, All’Acqua – Vallemaggia – Magadino et Lavorgo – Magadino dans la Riviera et le Piano di Magadino, sont au cœur de la mise en œuvre. Ils constituent l’épine dorsale d’un approvisionnement sûr pour les prochaines générations. Parallèlement, ils créent les conditions nécessaires au démantèlement des anciennes lignes, ce qui allège considérablement le paysage.

    La lenteur des procédures comme frein
    En Suisse, la construction de nouvelles lignes à haute tension dure souvent plus de 15 ans. Toutefois, une étroite concertation au Tessin a permis de développer la confiance, la coordination et des propositions communes qui devraient accélérer les procédures fédérales. Les communes et la population sont activement impliquées afin de parvenir à des solutions bénéficiant d’un large soutien.

    Conjuguerprotection des paysages et sécurité de l’approvisionnement
    Le Tessin réunit des habitats sensibles, des villages historiques et des paysages touristiques importants avec des lacs et des montagnes. L’équilibre entre la sécurité de l’approvisionnement et la protection du paysage y est maîtrisé de manière exemplaire. Au lieu de planifier unilatéralement des lignes électriques, le territoire est considéré comme un système global. Une approche qui augmente l’acceptation et réduit les conflits.

    Le Conseil fédéral veut étendre le modèle
    Le processus innovant n’est pas passé inaperçu. Le Conseil fédéral a reconnu les avantages et a proposé dans un projet d’étendre le modèle tessinois à d’autres cantons. Ainsi, ce qui n’était qu’un travail de pionnier régional pourrait devenir un modèle de réussite national, avec un effet de signal pour l’ensemble de la transition énergétique.

    Le Tessin montre comment la modernisation d’infrastructures critiques peut réussir avec une efficacité technique, un respect du paysage et une capacité à réunir une majorité politique. Le démantèlement de 140 kilomètres de lignes n’est que le succès le plus visible. Ce qui compte, c’est la nouvelle façon de penser, qui renforce à la fois la sécurité d’approvisionnement et la qualité de vie.

  • Zurich investit dans des batteries de grande capacité pour améliorer la sécurité d’approvisionnement

    Zurich investit dans des batteries de grande capacité pour améliorer la sécurité d’approvisionnement

    Le conseil municipal de Zurich a demandé au conseil municipal un crédit-cadre de 20 millions de francs. Selon un communiqué, ce crédit doit servir à l’extension des grandes batteries de stockage autonomes de la centrale électrique de la ville de Zurich(ewz).

    Ces installations autonomes servent à stocker de grandes quantités d’énergie, comme celles produites par des sources renouvelables telles que l’énergie solaire ou éolienne. En plus des centrales électriques existantes, les grands réservoirs peuvent injecter de l’énergie dans le réseau aux heures de pointe, contribuant ainsi à la stabilité du système énergétique et à la sécurité de l’approvisionnement. Cette contribution peut être particulièrement importante dans le contexte d’une électrification croissante, comme le passage aux véhicules électriques et aux pompes à chaleur.

    Comme le précise le communiqué, le conseil municipal peut approuver de manière autonome les projets d’ewz dans le cadre de ce crédit-cadre et raccourcir ainsi considérablement les processus de décision. Pour ewz, cela signifie rester compétitif dans des domaines d’activité très concurrentiels grâce à la réalisation rapide de projets, même de grande envergure.

  • Swissgrid investit dans le réseau du futur

    Swissgrid investit dans le réseau du futur

    Le réseau de transport est la base de la sécurité de l’approvisionnement en électricité en Suisse et son importance ne cesse de croître. La décarbonisation, la décentralisation et la numérisation modifient fondamentalement le système énergétique. Avec le projet « Réseau stratégique 2040 », Swissgrid réagit à ces évolutions et identifie 31 projets clés qui doivent être réalisés d’ici 2040. Près de 5,5 milliards de francs doivent être investis dans l’extension, la modernisation et la pilotabilité du réseau.

    Des exigences croissantes pour le réseau
    La transformation de l’approvisionnement énergétique entraîne de nouvelles charges. La consommation d’électricité augmente fortement en raison des pompes à chaleur, de la mobilité électrique et des centres de données. Parallèlement, l’alimentation à partir de sources volatiles et décentralisées augmente. Les flux internationaux d’électricité augmentent en raison des parcs éoliens et des fermes solaires en Europe. Pour relever ces défis, Swissgrid mise sur des renforcements ciblés du réseau, de nouveaux transformateurs déphaseurs pour gérer les flux d’électricité et la rénovation complète des infrastructures existantes.

    Planifier avec clairvoyance et considération
    Le principe NOVA (optimisation du réseau avant renforcement du réseau avant extension du réseau) est au cœur de la stratégie. L’extension du réseau n’a lieu que lorsque toutes les autres possibilités ont été épuisées. Cela permet de minimiser les coûts et l’impact sur l’environnement. Parallèlement, une planification coordonnée avec les cantons et les partenaires ainsi qu’une implication précoce de la population permettent d’accroître l’acceptation et d’accélérer le processus de planification.

    Interconnexion au-delà des frontières
    Swissgrid ne planifie pas seulement l’avenir énergétique de la Suisse, mais aussi celui de l’Europe. Un raccordement plus étroit au réseau européen ainsi que l’intégration dans un futur super-réseau doivent contribuer à un transport plus efficace de l’électricité par-delà les continents. Un accord réglementé sur l’électricité avec l’UE reste décisif pour cette intégration.

  • Renforcer le réseau électrique suisse avec du cuivre et de l’intelligence

    Renforcer le réseau électrique suisse avec du cuivre et de l’intelligence

    En inscrivant dans la loi l’objectif zéro net d’ici 2050, la Suisse a posé des jalons importants pour un approvisionnement énergétique neutre en termes de climat. Le développement des énergies renouvelables telles que le photovoltaïque, l’hydraulique et l’éolien progresse. Mais l’infrastructure de réseau existante n’est pas conçue de manière optimale pour y faire face. L’intégration des injections fluctuantes nécessite un réseau électrique flexible qui évite les goulets d’étranglement et garantit un approvisionnement stable.

    L’extension du réseau est le plus grand défi
    La Suisse dispose d’un réseau de transport solide, qui joue un rôle important dans le commerce international de l’électricité. Néanmoins, deux tiers des 6700 kilomètres de lignes ont entre 50 et 80 ans et doivent être modernisés. Le besoin d’agir est encore plus important aux niveaux inférieurs du réseau. Les réseaux de distribution locaux sont de plus en plus sollicités, car les producteurs d’électricité décentralisés, tels que les panneaux solaires sur les toits des maisons ou les véhicules électriques, sollicitent le réseau basse tension. Les capacités de ces réseaux doivent être étendues et mieux gérées.

    Solution cuivre et intelligence
    Deux approches sont essentielles pour une infrastructure de réseau durable.
    L’extension classique du réseau :
    L’extension physique du réseau électrique par de nouvelles lignes, un câblage renforcé et des transformateurs plus puissants. Cela est coûteux, mais inévitable dans de nombreux cas.
    Systèmes de contrôle intelligents :
    La numérisation et les technologies intelligentes permettent de réguler efficacement les flux d’électricité. Il s’agit par exemple de systèmes d’alimentation flexibles pour les panneaux photovoltaïques, de batteries domestiques utiles au réseau et d’une gestion optimisée de la charge pour les voitures électriques et les pompes à chaleur. Ces concepts réduisent les mises à niveau coûteuses du réseau et rendent le système plus agile.

    La flexibilité comme facteur de réussite
    Un réseau hautement flexible peut amortir les fluctuations de puissance et compenser les pics de demande. Cela est possible grâce à une interconnexion étroite avec les pays voisins, à l’utilisation de systèmes de stockage tels que les centrales de pompage-turbinage et à des mécanismes de contrôle intelligents. Les chercheurs de l’ETH Zurich étudient également comment l’électromobilité peut contribuer à la stabilité du réseau, par exemple en contrôlant la charge pendant les périodes de forte disponibilité du courant.

    Les deux sont nécessaires
    Ni l’extension classique du réseau ni les systèmes de contrôle intelligents ne suffisent à eux seuls à préparer le réseau électrique suisse à la transition énergétique. Il faut une combinaison des deux – du cuivre pour l’infrastructure physique et de l’intelligence pour les concepts de contrôle innovants. Les investissements dans ces deux domaines sont essentiels pour répondre aux exigences croissantes des énergies renouvelables de manière efficace et économique.

  • L’ETH Zurich fournit la clé de la transition énergétique du réseau électrique

    L’ETH Zurich fournit la clé de la transition énergétique du réseau électrique

    Le réseau électrique européen est basé sur le courant alternatif et sur un rythme précis, qui était jusqu’à présent imposé par les grandes centrales électriques dotées de lourdes turbines. Avec l’abandon du charbon et du nucléaire, ces horloges disparaissent à vue d’œil. Ce qui semble n’être qu’un détail technique est en réalité un défi majeur de la transition énergétique. Sans fréquence stable, les pannes de courant et l’instabilité du système menacent.

    Comme les installations éoliennes et solaires fournissent du courant continu, il faut des onduleurs qui le convertissent en courant alternatif compatible avec le réseau. Jusqu’à présent, ceux-ci suivent passivement la cadence existante. Mais avec la disparition des centrales électriques traditionnelles, un changement de paradigme s’impose. À l’avenir, les onduleurs devront eux-mêmes former le réseau, un défi que l’ETH Zurich a relevé avec succès.

    Un algorithme au lieu d’une déconnexion
    Sous la direction du professeur Florian Dörfler, une équipe de recherche de l’ETH Zurich a mis au point une commande révolutionnaire pour les onduleurs. Celui-ci empêche les installations de s’éteindre automatiquement en cas de défaillance du réseau, comme des chutes de tension. Au lieu de cela, ils restent connectés au réseau et stabilisent activement la fréquence, tout en limitant de manière autonome leur production d’électricité. Un mécanisme de protection qui évite les surcharges tout en soutenant le réseau.

    La solution est purement logicielle et donc directement utilisable dans l’industrie. Les premiers tests pratiques en laboratoire ont été concluants. Les nouveaux algorithmes font l’objet d’une demande de brevet et pourraient être intégrés rapidement dans les systèmes de contrôle industriels.

    Feuille de route pour la transition énergétique
    L’approche innovante de l’EPFZ a le potentiel de devenir l’épine dorsale de l’approvisionnement électrique de demain. Décentralisé, flexible, stable, un réseau électrique qui ne sera plus soutenu par quelques grandes centrales électriques centralisées, mais par des milliers de centrales solaires et éoliennes contrôlées de manière intelligente.

    Les partenaires industriels sont invités à travailler avec les étudiants de l’ETH à la mise en œuvre, par exemple par le biais de travaux de master dans les entreprises. Il en résulte un transfert direct de connaissances de la recherche vers l’industrie et, en fin de compte, vers les réseaux électriques européens.

    La contribution à la transition énergétique est considérable. La solution augmente la sécurité du réseau, réduit le risque de black-out et rend la transition vers les énergies renouvelables techniquement réalisable. Un élément central pour un avenir énergétique résilient et durable.

  • Les bâtiments contribuent à la stabilité du réseau

    Les bâtiments contribuent à la stabilité du réseau

    La transformation du secteur de l’énergie s’accompagne de défis. Les énergies renouvelables telles que le photovoltaïque ne fournissent pas de l’électricité de manière constante, mais sont soumises aux conditions météorologiques et aux moments de la journée. L’approvisionnement en électricité doit donc devenir plus flexible afin d’exploiter les pics de production et de compenser les pénuries. C’est précisément là que les systèmes automatisés pour bâtiments entrent en jeu. Ils gèrent la consommation et l’alimentation de manière intelligente et soulagent le réseau.

    Contrôle prédictif pour une efficacité maximale
    Un algorithme innovant de l’Empa analyse la disponibilité de l’énergie et le comportement des utilisateurs afin de gérer au mieux la consommation d’énergie. Ainsi, l’énergie solaire excédentaire est utilisée ou stockée en priorité au lieu de surcharger le réseau. En même temps, le confort est maintenu. L’eau chaude ou le chauffage sont disponibles au moment où ils sont nécessaires.

    Test pratique réussi dans le bâtiment NEST
    L’algorithme a été testé en conditions réelles dans le cadre d’un projet pilote mené dans le bâtiment NEST de l’Empa. Une installation photovoltaïque, un stockage sur batterie, une pompe à chaleur et une station de recharge pour véhicules électriques ont été utilisés. Les résultats montrent que les émissions de CO2 ont pu être réduites de plus de 10 % sans compromettre le confort des utilisateurs. De plus, le bâtiment a pu communiquer de manière autonome avec le réseau afin d’absorber les pics de charge.

    La numérisation, condition préalable à des solutions évolutives
    L’étude démontre que le contrôle intelligent de l’énergie est un élément central pour un avenir énergétique durable. Pour que de telles solutions puissent être déployées à grande échelle, une numérisation conséquente est nécessaire. En même temps, il faut s’assurer que l’infrastructure informatique reste durable. C’est pourquoi les chercheurs de l’Empa étudient déjà les possibilités d’utiliser les anciens smartphones comme unités de contrôle pour l’automatisation des bâtiments.

    L’avenir de l’approvisionnement énergétique réside dans la mise en réseau de systèmes intelligents. Grâce à une gestion prédictive, les bâtiments peuvent non seulement couvrir leurs propres besoins en énergie, mais aussi contribuer activement à la stabilité du réseau.

  • Le fournisseur d’énergie investit dans des postes électriques respectueux du climat et dans la sécurité sismique

    Le fournisseur d’énergie investit dans des postes électriques respectueux du climat et dans la sécurité sismique

    Selon un communiqué de presse, le fournisseur d’énergie bâlois IWB renforce le principal nœud du réseau électrique bâlois à la sous-station de Volta. L’une des plus grandes installations de commutation d’un réseau de distribution suisse y sera remplacée, ajoute le communiqué. D’ici 2029, IWB rénovera toutes les installations électriques de la sous-station Volta et rendra le bâtiment résistant aux tremblements de terre. Les nouvelles installations de commutation fonctionneront avec un gaz isolant respectueux du climat et le réseau électrique sera renforcé par des transformateurs supplémentaires. En investissant dans la rénovation du bâtiment et des installations, IWB apporte une contribution importante à la grande fiabilité de l’approvisionnement en électricité de Bâle, ajoute le communiqué.

    La sous-station Volta est la plus grande des sept sous-stations d’IWB et a presque 100 ans. Elle a été mise en service en 1932. Environ un cinquième de l’électricité de Bâle, soit 600 000 kilowattheures en moyenne, transite chaque jour par cette sous-station.

    Actuellement, un nouveau poste de couplage est en cours d’installation. Il remplace le poste de couplage du réseau de 145 kilovolts, qui date de 1976. Il sera composé de onze cellules et mesurera 16 mètres de long à la fin de sa construction. IWB remplacera ensuite le tableau du réseau 12 kilovolts. Il sera composé de 78 cellules et mesurera environ 60 mètres de long. Selon IWB, il s’agira des plus grands tableaux de distribution jamais installés sur un réseau d’approvisionnement suisse. Les deux tableaux de distribution seront en outre équipés d’un gaz isolant respectueux du climat.

    La sous-station de Volta compte trois transformateurs qui seront révisés dans le cadre du projet. IWB installera également deux transformateurs supplémentaires. La rénovation complète de la sous-station se fera sans interruption de l’exploitation.

  • La population demande une accélération du développement des énergies renouvelables

    La population demande une accélération du développement des énergies renouvelables

    La Suisse est à la veille d’un tournant décisif dans sa politique énergétique. Avec le « décret manteau », le gouvernement et le Parlement ont posé les jalons d’une utilisation accrue de l’énergie solaire, éolienne et hydraulique. La « loi sur l’électricité », sur laquelle la population sera appelée à se prononcer le 9 juin 2024, constitue une étape décisive à cet égard. Un sondage représentatif réalisé par un institut d’études de marché révèle qu’une majorité écrasante de 78% de la population souhaite accélérer le développement des énergies renouvelables.

    Patrick Drack, directeur de STIEBEL ELTRON Suisse, souligne l’importance de cette loi pour l’avenir énergétique du pays : « La loi sur l’électricité est un élément fondamental pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050 et vise à rendre notre approvisionnement énergétique plus durable et plus sûr » La prévention d’une pénurie d’énergie en hiver est particulièrement au cœur des efforts politiques.

    Les résultats de l’enquête mettent également en évidence que la population suisse exige une prise en compte équilibrée de la protection de la nature et du paysage parallèlement à la production d’électricité. Alors que 42% sont opposés à la priorité donnée à la production d’électricité sur la protection de l’environnement, 58% sont favorables à une telle priorité, à condition qu’elle soit soigneusement évaluée.

    Parallèlement à la transition énergétique, on s’attend à une augmentation de la demande en électricité, notamment pour le chauffage et le refroidissement des bâtiments. Dans ce cas, la technologie des pompes à chaleur offre une solution efficace en utilisant principalement l’énergie environnementale. Bien qu’un pourcentage élevé de nouvelles constructions utilise déjà des pompes à chaleur, le chauffage de plus de la moitié des bâtiments résidentiels repose encore sur des combustibles fossiles. Les alternatives respectueuses de l’environnement sont soutenues par des programmes d’aide importants afin de faciliter la transition financière.

    Les résultats du « Moniteur des tendances énergétiques 2024 » montrent toujours un fort soutien de 84% de la population en faveur d’une aide financière aux ménages dans le besoin pour les aider à s’équiper de systèmes de chauffage écologiques. De même, 79% sont favorables à des mesures ciblées visant à réduire le prix de l’électricité pour les systèmes de chauffage respectueux du climat, comme le tarif des pompes à chaleur.

  • AMAG met en service une deuxième installation photovoltaïque à Cham

    AMAG met en service une deuxième installation photovoltaïque à Cham

    AMAG a installé sa deuxième centrale solaire sur le toit de son propre parking, Alte Steinhauserstrasse 5, à Cham, et l’a raccordée au réseau électrique local. Selon un communiqué de presse du concessionnaire automobile, plus de 786 modules solaires ont été installés sur une surface de 1 599 mètres carrés. Cela permettrait de produire 320 000 kilowattheures d’électricité par an.

    Le parking public est exploité par AMAG Parking AG. En activant l’installation, le groupe AMAG poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de durabilité et de protection du climat. En juin 2023, le concessionnaire automobile avait mis en service une installation photovoltaïque en toiture chez AMAG Zoug. Comme là, l’électricité doit couvrir les besoins propres d’AMAG. Une éventuelle surproduction doit être acheminée vers le réseau électrique public.

    D’ici 2025, 75 000 mètres carrés des toits des entreprises AMAG devraient être équipés de panneaux solaires. Au cours des dernières années, le groupe AMAG a progressivement augmenté ses capacités solaires. Des installations correspondantes ont ainsi vu le jour sur les toits de nombreuses entreprises.

  • AMAG produit désormais aussi de l’électricité solaire à Zuchwil

    AMAG produit désormais aussi de l’électricité solaire à Zuchwil

    AMAG Zuchwil/Soleure a installé et mis en service une centrale photovoltaïque sur le toit du bâtiment VW et Škoda. Sur une surface de 726 mètres carrés, 367 panneaux solaires doivent produire 155 978 kilowattheures d’énergie par an. Avec les mêmes données de performance, le garage prévoit d’avoir installé une deuxième installation sur le toit de son bâtiment Audi et Seat à la fin de l’année.

    « Le fait de compter désormais parmi les entreprises AMAG capables de produire leur propre électricité grâce à une installation photovoltaïque ne nous rend pas seulement fiers, mais aussi plus durables et indépendants », déclare le directeur d’AMAG Soleure, Raphael Biberstein, cité dans un communiqué de presse. « Nous avons surtout besoin de l’électricité pour les véhicules des clients et pour notre propre flotte »

    Selon les informations, d’ici 2025, environ 75 000 mètres carrés de toiture d’AMAG seront équipés de modules solaires. Cela correspond à peu près à la surface de dix terrains de football. Le concessionnaire automobile produira ainsi lui-même plus de 20 pour cent de sa consommation actuelle d’électricité.

  • Utilisation de piles à combustible à hydrogène stationnaires pour soutenir la transition énergétique

    Utilisation de piles à combustible à hydrogène stationnaires pour soutenir la transition énergétique

    L’énergie hydraulique, l’énergie photovoltaïque et l’énergie éolienne constituent les piliers d’une infrastructure énergétique renouvelable et écologiquement durable en Suisse. Toutefois, l’intégration accrue de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne dans le réseau électrique comporte certains risques, car ces sources d’énergie présentent un caractère volatile et constituent donc un danger potentiel pour l’équilibre du réseau.

    L’utilisation de l’hydrogène offre une possibilité de compenser ces fluctuations d’énergie. Les surplus d’énergie solaire et éolienne imprévisibles ne sont pas directement injectés dans le réseau, mais utilisés pour produire de l’hydrogène par électrolyse. En période de pénurie d’énergie, due par exemple à l’absence de vent et à un temps très nuageux en hiver, l’hydrogène stocké peut être utilisé comme source d’énergie.

    Depuis 2020, Hälg Group s’intéresse à la question des piles à combustible à hydrogène stationnaires dans les bâtiments. Dans ce contexte, une équipe de projet composée de trois entreprises partenaires a été constituée : Osterwalder AG, à Saint-Gall, est responsable de la production d’hydrogène vert à partir de l’énergie hydraulique et de son transport, H2Energy est un partenaire technologique et de production dans le domaine des piles à combustible, tandis que Hälg Group, en tant que fournisseur de systèmes intégraux de gestion des bâtiments et de l’énergie, est responsable de la planification, de la réalisation et du suivi de l’ensemble de la gestion des bâtiments. La vision de cette équipe de projet est de créer des réseaux d’énergie idéaux dans lesquels l’hydrogène produit de manière écologique comble les lacunes des autres énergies renouvelables en tant que moyen de stockage de l’énergie.

    Pile à combustible à hydrogène stationnaire : une approche prometteuse pour une économie énergétique verte
    La base du système de pile à combustible à hydrogène existe depuis près de deux siècles. L’utilisation accrue de l’hydrogène comme source d’énergie et comme substitut aux sources d’énergie fossiles a récemment entraîné un développement significatif de la technologie des piles à combustible. La méthode de production de l’hydrogène est essentielle pour la compatibilité écologique de ce procédé. L’hydrogène dit « gris » est produit à partir de la décomposition de combustibles fossiles. L’hydrogène « vert », quant à lui, est obtenu par électrolyse de l’eau en utilisant des sources d’énergie respectueuses de l’environnement telles que l’énergie hydraulique, l’énergie solaire et l’énergie éolienne.

    En utilisant uniquement de l’hydrogène « vert » dans l’écosystème du groupe de projet, la pile à combustible stationnaire génère de l’électricité et de la chaleur de manière écologique. L’hydrogène et l’oxygène sont combinés dans la pile à combustible. En appliquant une tension électrique entre une anode et une cathode, les deux éléments réagissent et se combinent pour former de la vapeur d’eau. Il en résulte de l’énergie électrique et de la chaleur qui peuvent être utilisées directement pour alimenter des bâtiments et des zones. L’eau qui en résulte est réutilisée.

    La pile à combustible à hydrogène se caractérise par son respect de l’environnement, car aucune émission de substances nocives n’est produite ou libérée au cours de la réaction chimique. Seule de la vapeur d’eau pure, peu énergétique et inoffensive, s’échappe sous forme de « gaz d’échappement ». Par conséquent, le fonctionnement de la pile à combustible à hydrogène est considéré comme totalement exempt d’émissions.

    Avantages de la solution domotique des piles à combustible à hydrogène

    • Maximise la valeur de la propriété et augmente son attractivité
    • Augmente la réputation du propriétaire de l’installation et fait une déclaration responsable en matière de protection de l’environnement, de changement climatique et de transformation verte.
    • Alimentation de secours dans le bâtiment : possibilité d’autonomie partielle ou totale
    • Réduction des coûts de puissance et de connexion
    • Coûts de maintenance réduits en raison de l’absence de pièces mobiles
    • Construction modulaire : à partir de 80 kWel / 78 kWth, modulable à volonté.
    • Réduction des besoins en électricité en hiver, de la charge du réseau, des déficits d’électricité en hiver
    • Aide à la décarbonisation, à la protection de l’environnement et à la réduction des gaz à effet de serre
    • Élimination des pics de consommation d’électricité sur le réseau

    Réseau énergétique idéal
    Il est important que les producteurs et les consommateurs d’énergie puissent s’appuyer sur un large éventail de technologies respectueuses de l’environnement. Outre les piles à combustible à hydrogène, cela inclut les pompes à chaleur, les machines frigorifiques, l’énergie solaire thermique, l’énergie éolienne et l’énergie photovoltaïque, ainsi que le stockage à court terme des batteries et les véhicules électriques à utilisation bidirectionnelle. Pour plus d’informations, rendez-vous sur https://haelg.ch/stationaere-wasserstoff-brennstoffzelle/

  • 40 ans sur le réseau – la première installation photovoltaïque d'Europe en Suisse

    40 ans sur le réseau – la première installation photovoltaïque d'Europe en Suisse

    Ticino Solare a été installé sur le toit d'un bâtiment d'école technique près de Lugano. Le 13 mai 1982, l'installation orientée au sud alimentait le réseau en électricité. La puissance installée : 10 kWc. C'était inhabituel à l'époque. Plus tard, les panneaux ont été transférés dans un autre bâtiment.

    L'état, la qualité, la couleur et les performances des cellules solaires ont été régulièrement contrôlés et mesurés. Une enquête après 35 ans de fonctionnement est arrivée à la conclusion que les cellules présentaient des signes d'usure – les mots-clés sont la corrosion, les zones brûlées (points chauds), les fissures dans les cellules ou les câbles de connexion défectueux. Mais : La majorité des modules fonctionnaient toujours bien et fournissaient toujours au moins 80 % de la puissance globale. Les fabricants de panneaux solaires garantissent généralement une durée de vie de 25 à 30 ans.

    Energeiaplus a demandé à Mauro Caccivio ce qui rend TISO-10 spécial. Caccivio dirige le laboratoire de photovoltaïque de la SUPSI de l'Université des Sciences Appliquées du Tessin. "C'est absolument incroyable. En regardant les photos en noir et blanc de l'époque et en considérant les avancées technologiques qui ont été faites depuis lors, vous pouvez comprendre à quel point le projet était visionnaire et à quel point l'équipe derrière était courageuse. TISO a joué un rôle important dans la diffusion massive de l'énergie solaire qui a suivi : dès le début de sa phase industrielle, la technologie photovoltaïque a été en mesure de restituer plusieurs fois au réseau électrique l'énergie nécessaire à la production de modules solaires. C'est crucial pour minimiser l'impact sur l'environnement et la nature, et c'est encore plus vrai aujourd'hui compte tenu de la formidable évolution à laquelle nous assistons,

  • Un nouveau grand système de stockage devrait aider à stabiliser le réseau

    Un nouveau grand système de stockage devrait aider à stabiliser le réseau

    CKW et Axpo réagissent à l’expansion des énergies renouvelables volatiles. En 2021, vous implémenterez un système de stockage sur batterie à Rathausen qui, selon une annonce de CKW, peut être utilisé pour la première fois sur trois marchés différents simultanément. D’une part, le système peut fournir de l’électricité lorsque cela est nécessaire, rompant ainsi les pics de charge. D’un autre côté, cela devrait aider Swissgrid à maintenir la tension dans le réseau stable. En fin de compte, cela permet d’équilibrer rapidement les différences entre l’offre et la demande d’électricité à tout moment.

    Le système se compose de deux grandes batteries pesant chacune 50 tonnes et logées chacune dans un conteneur de 12 mètres de long. Il a une puissance de 6,25 mégawatts. Cela suffit pour alimenter 15 000 foyers en électricité pendant une heure.

    Le système sera installé à partir de la mi-2021 et intégré au réseau moyenne tension de CKW.