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  • Limitation des recours des associations pour les projets de construction de logements

    Limitation des recours des associations pour les projets de construction de logements

    Les associations ne pourront désormais plus déposer de recours contre des projets de construction de logements de petite taille s’ils sont situés dans des zones constructibles. Cela concerne les projets dont la surface de plancher est inférieure à 400 mètres carrés. Le Conseil national a approuvé lundi les dispositions plus restrictives du Conseil des Etats, ce qui rend l’affaire prête pour le vote final.

    A l’origine, le Conseil national avait proposé d’autoriser les recours également pour les projets de construction situés dans les espaces réservés aux eaux. Le Conseil des Etats a toutefois supprimé cette possibilité et limité les recours des associations aux projets de construction dans les zones d’ »importance nationale ». Le droit de recours des associations sera donc désormais nettement limité.

    Droit de recours limité pour les projets de construction dans l’espace réservé aux eaux
    Une proposition de la conseillère nationale Martina Munz (PS/SH), qui demandait que le droit de recours ne soit supprimé que pour les projets de construction qui empiètent légèrement sur l’espace réservé aux eaux, a échoué au Conseil. La proposition a été rejetée par 118 voix contre 72. On en reste donc à la règle selon laquelle les petits projets de construction dans l’espace réservé aux eaux ne peuvent plus être contestés par les associations.

    La modification de la loi sur la protection de la nature et du paysage a été lancée par une initiative parlementaire du conseiller national valaisan Philipp Matthias Bregy (au centre). L’objectif est de restreindre le droit de recours pour les petits projets de construction de logements afin de faciliter l’activité de construction en Suisse.

    La nouvelle réglementation, qui limite fortement le droit de recours pour les petits projets de construction dans les zones à bâtir, constitue une étape importante pour accélérer les projets de construction de logements. Il sera à l’avenir plus difficile pour les associations de s’opposer aux petits projets de construction, en particulier dans les zones de cours d’eau.

  • Le Parlement limite le droit de recours des associations dans les projets de construction de logements

    Le Parlement limite le droit de recours des associations dans les projets de construction de logements

    Le 11 septembre, le Conseil des Etats a pris une décision de grande portée : les associations ne pourront plus déposer de recours contre les petits projets de construction de logements en zone constructible. Cette nouvelle réglementation concerne les projets de construction de logements d’une surface de plancher inférieure ou égale à 400 mètres carrés. Le Parlement s’est prononcé à une nette majorité de 30 voix contre 14 en faveur de cette mesure, qui a suscité une vague de soulagement mais aussi de critiques dans le secteur de la construction.

    La nouvelle réglementation, qualifiée de « restriction modérée » du droit de recours des associations, vise à réduire les retards dans la réalisation des projets de construction. Cette évolution revêt une grande importance pour les maîtres d’ouvrage, surtout en période de pénurie croissante de logements. « Le droit de recours actuel agit souvent comme un frein à la création de nouveaux logements », a expliqué Fabio Regazzi (centre/TI). « Avec cette adaptation, nous réduisons l’inégalité de pouvoir entre les petits maîtres d’ouvrage et les associations nationales »

    Moins d’oppositions aux maisons individuelles
    Grâce à la nouvelle loi, les petits projets de construction, comme les maisons individuelles, pourront désormais être réalisés plus rapidement et sans oppositions coûteuses. Cela vaut en particulier pour les projets situés à l’intérieur des zones à bâtir déclarées. Pour de nombreux maîtres d’ouvrage, cela signifie une réduction des obstacles bureaucratiques et une plus grande sécurité de planification.

    Beat Rieder (centre/VS), président de la Commission de l’environnement et de l’aménagement du territoire, a souligné l’urgence de cette adaptation : « Il n’est pas acceptable que même les plus petits projets de construction soient bloqués pendant des années par des recours » La majorité du Parlement considère cette nouveauté comme une mesure urgente et nécessaire pour accélérer la construction de logements en Suisse et répondre à la demande croissante de logements.

    Les critiques mettent en garde contre les dérives
    Cependant, tous les parlementaires n’étaient pas satisfaits de la décision. Simon Stocker (PS/SH) a mis en garde contre le fait que la nouvelle loi se trompe de cible. « Dans de nombreux cas, ce ne sont pas les associations, mais les voisins qui font opposition aux petits projets de construction », a déclaré Stocker. La réglementation ne touche donc pas toujours les bons acteurs.

    Les associations environnementales ont également fait part de leurs inquiétudes. Heidi Z’graggen (centre/UR) a rappelé que les dispositions actuelles de la loi sur la protection de la nature et du paysage (LPN) avaient un effet préventif important. Elle a mis en garde contre le fait que la nouvelle réglementation pourrait créer des lacunes indésirables qui nuiraient à la qualité de la construction.

    Le point de désaccord central
    Un autre point de discussion a été le plafond de la surface de plancher. Alors que la majorité soutenait la limite de 400 mètres carrés proposée par le Conseil national, une minorité demandait de l’abaisser à 250 mètres carrés. Cette surface correspondrait plutôt à celle d’une maison individuelle moyenne, selon Simon Stocker. Mais cette proposition n’a pas obtenu la majorité.

    Le Conseil fédéral était également favorable à la règle des 400 mètres carrés. Le ministre de l’environnement Albert Rösti a expliqué que cette taille permettait également de construire une maison individuelle avec un appartement indépendant et répondait ainsi aux besoins des maîtres d’ouvrage.

    Limitation aux sites construits importants et aux espaces réservés aux eaux
    Un autre point litigieux du projet concernait les cas exceptionnels dans lesquels les recours des associations resteraient possibles. Le Conseil des Etats a décidé que ceux-ci ne seraient admissibles que pour les projets de construction dans des zones d’importance nationale. Le Conseil national avait initialement défini les « sites construits importants » comme critère. La réglementation plus stricte du Conseil des Etats a toutefois été adoptée à la majorité, de même que la suppression de la possibilité de recours des associations dans l’espace réservé aux eaux, ce qui a suscité une nouvelle opposition.

    Céline Vara (Verts/NE) a vivement critiqué cette décision et mis en garde contre les risques écologiques : « Construire à proximité d’un cours d’eau peut avoir des conséquences fatales. Les spécialistes le déconseillent fortement, et pourtant cette protection est dangereusement affaiblie par la nouvelle réglementation »

    Alignement sur la loi sur la protection de l’environnement
    L’adaptation du droit de recours des associations s’inscrit également dans le contexte d’un alignement sur la loi sur la protection de l’environnement (LPE). Alors que la LPE connaît déjà des restrictions pour les recours concernant les grands projets, la loi sur la protection de la nature et du paysage était jusqu’à présent illimitée à cet égard. La nouvelle réglementation permet de remédier à cette divergence et vise à uniformiser le traitement des plaintes.

    Une étape controversée mais décisive
    La limitation du droit de recours des associations pour les petits projets de construction de logements est une étape importante qui influencera durablement aussi bien les maîtres d’ouvrage que le secteur immobilier. Alors que les uns parlent d’une réduction urgente et nécessaire des obstacles bureaucratiques, les critiques mettent en garde contre d’éventuelles dérives et des risques écologiques. Le projet de loi va maintenant être à nouveau examiné par le Conseil national – et l’issue du vote final reste toujours aussi passionnante.