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  • Numérisation des procédures de permis de construire dans le canton de Zurich

    Numérisation des procédures de permis de construire dans le canton de Zurich

    Dans le cadre de ses efforts pour moderniser et numériser les processus administratifs, le canton de Zurich a franchi une étape décisive pour simplifier et accélérer la procédure de demande de permis de construire. A partir du 1er avril 2024, la procédure de dépôt des demandes de permis de construire sera entièrement numérisée grâce à l’introduction de la plateforme. Cette évolution marque une avancée dans la gestion et le traitement des projets de construction, en réduisant la consommation de papier et en augmentant l’efficacité.

    Depuis son lancement en février 2020, la plateforme a déjà contribué de manière significative à la simplification du processus de demande de permis de construire. Elle permet un échange d’informations fluide entre les demandeurs, les autorités et les autres parties concernées et prend en charge l’ensemble du processus, de la soumission à l’approbation d’un projet de construction. Toutefois, jusqu’à présent, la procédure n’était pas entièrement dématérialisée, car des dispositions légales empêchaient l’utilisation exclusive de moyens numériques.

    Les récentes modifications apportées à la loi sur l’aménagement du territoire et la construction ainsi qu’à l’ordonnance sur la procédure de construction (BVV) et à l’ordonnance spéciale sur la construction I, adoptées par le Conseil d’Etat, lèvent ces obstacles. La nouvelle base juridique ouvre la voie à une procédure de permis de construire entièrement numérique. Le directeur des travaux publics Martin Neukom souligne l’importance de cette évolution et souligne que la mise en œuvre de ce projet numérique permettra de créer un service orienté vers le client et économe en ressources, qui répond aux exigences actuelles et simplifie le traitement des demandes de permis de construire pour toutes les parties concernées.

    Pour garantir une mise en œuvre complète, toutes les villes et communes du canton de Zurich doivent passer à la nouvelle procédure exclusivement électronique dans un délai de trois ans. Ce changement promet de rendre le processus d’octroi de permis de construire plus efficace et plus écologique, ce qui constitue une nouveauté importante pour les professionnels de la gestion du secteur immobilier.

  • 10 millions de francs de subventions pour la technologie de recyclage du béton

    10 millions de francs de subventions pour la technologie de recyclage du béton

    Près de 40% des émissions mondiales de CO2 sont imputables au secteur de la construction et du bâtiment. Chaque année, environ 30 milliards de tonnes de béton sont produites dans le monde et la demande ne cesse d’augmenter. Le ciment, un liant, et le béton, un matériau composite, sont des matériaux de construction importants – mais leur production contribue au changement climatique. On estime que l’industrie du ciment est responsable à elle seule de plus de 8% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Avec reCO2ver®, Sika a développé une technologie innovante qui permet de recycler entièrement les matériaux de démolition du béton et qui est unique dans le secteur du béton.

    17 000 tonnes de CO2 stockées dans le béton de démolition d’ici fin 2030

    Sikas ne se contente pas de recycler le béton de démolition en graviers, en sable et en blocs de ciment de haute qualité, mais peut également capturer du CO2 supplémentaire grâce à un procédé chimique. Environ 15 kg de CO2 peuvent être stockés durablement par tonne de matériaux de démolition. De plus, la poudre de ciment obtenue au cours du processus est améliorée grâce aux additifs Sika

    Additifs pour optimiser les performances et les rendre réutilisables comme substitut du ciment dans la production de béton. Depuis octobre 2021, une installation pilote est en service en Suisse – la phase de test vient de s’achever avec succès.

    Afin de pouvoir démontrer de manière standardisée la valeur ajoutée climatique des installations, Sika développe, en collaboration avec South Pole, un programme de protection du climat conformément aux directives de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Une étape importante a été franchie dans la mise en œuvre et l’utilisation de cette technologie de capture et de stockage du CO2 : la Fondation suisse pour le centime climatique garantit l’achat de certificats de CO2 issus de ce programme pour un montant initial de 10 millions de CHF jusqu’à fin 2030.

    La mise en œuvre des installations industrielles est un élément central du programme certifié de protection du climat. D’ici fin 2030, environ 17 000 tonnes de CO2 devraient ainsi être stockées dans des matériaux de démolition en béton. Cela correspond environ à la quantité de CO2 émise lors de la construction de 850 maisons individuelles en béton. Philippe Jost, Head Construction Sika : « Grâce à notre capacité d’innovation et à nos technologies durables, nous permettons à nos clients de l’industrie du bâtiment et de l’automobile de réduire leur empreinte écologique et d’évoluer vers plus de durabilité. Nous sommes très heureux que la technologie reCO2ver® soit promue de manière ciblée. Nous sommes convaincus que ce programme nous permettra de créer une grande valeur ajoutée pour le secteur de la construction, l’environnement et les générations futures »

  • Des micro-organismes pour lutter contre la pénurie d’électricité en hiver

    Des micro-organismes pour lutter contre la pénurie d’électricité en hiver

    L’étude conjointe d’Energie 360° et de ses partenaires montre qu’une mise en œuvre est possible et économiquement intéressante si elle utilise des installations de stockage de gaz existantes. Ceux-ci existent dans les pays voisins de la Suisse. Pour ce faire, la Suisse doit convenir avec ses voisins de règles pour l’importation de gaz renouvelable. La géométhanisation consiste à transformer l’énergie renouvelable excédentaire, comme l’énergie solaire, en hydrogène (H2) en été. Celui-ci est injecté dans un réservoir souterrain naturel avec du CO2 provenant par exemple d’installations de biogaz. À plus de 1000 mètres de profondeur, des micro-organismes – des bactéries préhistoriques appelées archées – combinent l’hydrogène et le carbone pour produire du méthane (CH4) renouvelable. En hiver, lorsque les besoins en électricité et en chaleur sont élevés, ce gaz renouvelable peut être stocké et utilisé de manière polyvalente.

    Réalisation possible dans un pays étranger proche
    Le projet de recherche « Underground Sun Conversion – Flexible Storage » (USC-FlexStore) mené par Energie 360° et l’entreprise autrichienne de stockage d’énergie RAG Austria AG a étudié les aspects techniques, opérationnels, économiques, environnementaux et réglementaires de ce procédé innovant. L’Université de Berne, l’Empa et la Haute école spécialisée de Suisse orientale ont collaboré en tant que partenaires de recherche suisses. Les résultats du projet montrent maintenant que de tels stockages sont réalisables – idéalement, pour des raisons économiques, là où des gisements existent déjà, par exemple à Pilsbach en Autriche.

    Unénorme potentiel pour les besoins énergétiques de la Suisse
    La bonne coopération internationale existante en matière d’approvisionnement énergétique reste essentielle. Ainsi, l’infrastructure existante, c’est-à-dire le réseau gazier européen, peut être utilisée et l’énergie stockée peut être utilisée sous forme de gaz renouvelable ou d’électricité, par exemple pour les processus industriels et la couverture des charges de pointe. Jörg Wild, CEO d’Energie 360° : « Le potentiel est énorme : chaque année, ce procédé permet de stocker de manière saisonnière une énergie renouvelable de plusieurs térawattheures. Cela permettra d’atténuer substantiellement la pénurie d’électricité hivernale en Suisse » L’utilisation de l’énergie hivernale est toutefois soumise à la condition que la Suisse conclue avec ses pays voisins des réglementations contraignantes pour l’achat de gaz renouvelables.

    Energie 360° envisage de participer au projet
    Dans une prochaine étape, Energie 360° souhaite approfondir l’expertise acquise en matière de géométhanisation et de stockage et intégrer son savoir-faire dans de futurs projets en Suisse et à l’international. L’entreprise étudie en outre la possibilité de participer à un projet de stockage de gaz renouvelable dans un pays voisin.

  • Cinq technologies sur la voie du zéro net

    Cinq technologies sur la voie du zéro net

    L’étude TA-Swiss a pour objectif d’informer les décideurs politiques et le public sur les opportunités, les limites et les risques de différentes méthodes de captage et de stockage du CO2. Des aspects tels que la faisabilité, l’efficacité climatique, les coûts, la consommation de ressources et l’impact sur l’environnement et la population ont été examinés.

    Les cinq technologies sont les suivantes :

    • le stockage du CO2 sous forme de biomasse dans les forêts et l’utilisation du bois
    • le stockage sous forme d’humus dans le sol et l’utilisation de charbon végétal
    • le captage et le stockage du CO2 lors de la combustion de la biomasse (BECCS)
    • le captage dans l’air et le stockage (DACCS)
    • l’altération accélérée du béton et des roches de démolition (carbonatation)

    Chacune des cinq NET a été évaluée sur la base des connaissances actuelles et à l’aide d’entretiens avec des experts. Les opportunités, les risques, les synergies et les conflits potentiels ont été identifiés et examinés du point de vue du système. Sur cette base, des options d’action et des recommandations générales et spécifiques, liées à la technologie, ont été identifiées et réfléchies avec des parties prenantes sélectionnées.

    Principales recommandations générales de l’étude
    Pour que la contribution des NET à l’objectif « zéro net » soit mise en œuvre d’une manière respectueuse de l’environnement et de la société, la politique et la société doivent se pencher sur le sujet à un stade précoce. Cela nécessite notamment que le public soit impliqué dans l’élaboration des conditions de déploiement des NET au moyen d’informations factuelles et compréhensibles.

    Une stratégie globale d’utilisation des ressources limitées, telles que les énergies renouvelables, l’eau, la biomasse et le sol, et de financement pour le développement et la mise en œuvre des NET est nécessaire.

    Des études supplémentaires sont nécessaires pour déterminer le potentiel des différentes technologies.

    La quantité de CO2 retirée de l’atmosphère sur le long terme doit pouvoir être comptabilisée de manière transparente et simple afin d’établir un cadre d’évaluation fiable et d’éviter de compter plusieurs fois le même CO2.

    La durée minimale de fixation du CO2 à partir de laquelle une technologie ou un projet NET est reconnu au sens de la stratégie climatique devrait être réfléchie.

    Pour atteindre l’objectif zéro net, les NET ne peuvent être utilisées qu’en complément de la réduction prioritaire des émissions de gaz à effet de serre. Il est donc important d’avoir des objectifs distincts pour la réduction des émissions de CO2 et pour l’élimination du CO2.

    La Suisse est actuellement à la pointe du développement des NET. Cet avantage concurrentiel devrait être renforcé en encourageant la recherche et le développement ainsi que les projets de démonstration.

  • Un nouveau procédé permet de personnaliser les briques

    Un nouveau procédé permet de personnaliser les briques

    Keller Unternehmungen, dont le siège est à Pfungen, et la Haute école de Lucerne(HSLU) ont développé un procédé de personnalisation des briques. Ce procédé offre aux maîtres d’ouvrage et aux architectes de nouvelles possibilités de conception dans la production en série pour la surface visible des briques, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Selon ce dernier, le nouveau procédé met en valeur les irrégularités naturelles de la texture et de la couleur des briques historiques. Le caractère unique d’une brique peut ainsi être utilisé de manière ciblée pour la conception d’une façade.

    « Notre objectif était de faire revivre et de compléter ces variations qui ont largement disparu dans la fabrication moderne des briques », explique Cornelia Gassler, responsable du projet.

    Avec la participation d’une équipe de recherche interdisciplinaire composée de designers de produits, d’ingénieurs en mécanique et d’architectes, des embouts d’outils modulaires ont ainsi été créés pour la conception de la surface des briques. « La fabrication de briques est une technique millénaire », poursuit Gassler. « Notre approche, avec ses embouts techniquement simples, le reflète, tout en étant contrôlable avec une grande précision grâce au contrôle numérique moderne »

    Dans la production industrielle moderne de briques, l’uniformité des briques est généralement recherchée. C’est ce que Cornelia Gassler a d’abord remis en question en 2018 dans son travail de master, pour lequel elle a reçu le prix d’encouragement Master of Arts Design de la HSLU. Cela a débouché en 2019 sur le projet de recherche ExxE, soutenu par Innosuisse, l’agence suisse pour la promotion de l’innovation, en coopération avec des entreprises Keller.

    Les nouveaux designs sont disponibles dès à présent sous la marque kelesto Signa auprès de Keller Systeme AG.

  • L'Office fédéral de l'énergie finance beaucoup plus de projets

    L'Office fédéral de l'énergie finance beaucoup plus de projets

    En 2021, l' Office fédéral de l'énergie a financé au total 79 nouveaux projets et 13 nouveaux programmes dans le cadre d'appels d'offres pour économiser l'électricité dans les secteurs industriels et tertiaires et dans les ménages. Le nombre de projets subventionnés a ainsi été sensiblement plus élevé qu'en 2020, selon un communiqué . En 2020, le nombre de projets financés était de 39 et le nombre de programmes financés était de 15.

    Selon l'Office fédéral de l'énergie, cette augmentation des projets est "au moins en partie due au processus de sélection assoupli en 2021". Il a été introduit comme une "mesure immédiate pour les projets dus à la pandémie de Covid 19". En 2021, les bénéficiaires ont reçu un total de 40 millions de francs.

    Les subventions ont servi, entre autres, à optimiser énergétiquement le chauffage de la gaine des systèmes d'enneigement, à remplacer un système de production de tiroirs chez un fabricant de meubles et à remplacer les pompes à vide d'une machine à papier.

    Pris ensemble, les projets et programmes financés permettent d'économiser 90 gigawattheures d'électricité par an. "Cela correspond à la consommation électrique annuelle de 16 000 foyers", précise le communiqué.

    Les appels d'offres pour 2022 ont quant à eux déjà commencé. Les personnes intéressées peuvent soumettre des programmes jusqu'au 2 mai. Les demandes de projets peuvent être soumises à tout moment de l'année. La saisie se fait en ligne. Les participants recevront les confirmations et les refus de financement après quatre semaines au plus tard.