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  • Valoriser les déchets de construction au lieu de les mettre en décharge

    Valoriser les déchets de construction au lieu de les mettre en décharge

    Dans le canton de Zurich, environ un million de tonnes de déchets sont mis en décharge chaque année. La majeure partie de ces déchets provient de l’activité de construction – et ce, bien qu’une grande partie de tous les déchets de construction soit déjà valorisée comme matériau de construction recyclé, par exemple dans la construction de routes et le terrassement ou pour la fabrication de béton recyclé. Les capacités des décharges dans le canton de Zurich sont limitées et la création de nouvelles décharges est de plus en plus difficile et coûteuse. La direction des travaux publics veut donc adapter les directives pour le traitement et le recyclage des déchets de construction dans le but qu’à l’avenir, encore plus de déchets retournent dans le cycle des matières et n’atterrissent pas dans une décharge. Cela permet également de préserver les gisements naturels de matières premières.

    Valoriser jusqu’à 100 000 tonnes supplémentaires par an

    La grande majorité des déchets produits lors de la construction de bâtiments, de routes et d’infrastructures sont des matériaux d’excavation, c’est-à-dire de la terre et de la roche. Si ceux-ci sont pollués par des substances nocives, ils doivent d’abord être traités dans une installation de lavage des sols ou dans une installation thermique avant de pouvoir être réutilisés comme matériaux de construction. Jusqu’à présent, la direction de la construction prescrit que, lors de travaux d’excavation, au moins 50 pour cent des matériaux d’excavation et de déblais peu ou pas pollués doivent être traités. Ce taux doit désormais passer à 75 pour cent. Par rapport à aujourd’hui, cela permettrait de traiter chaque année entre 80 000 et 100 000 tonnes de déchets de construction pollués supplémentaires et de les réintroduire dans le cycle des matériaux sous forme de matériaux de construction recyclés.

    Les matériaux de déconstruction ne vont plus directement à la décharge que dans des cas exceptionnels

    La déconstruction ou la transformation de bâtiments existants génère également environ 2,5 millions de tonnes de déchets de construction par an dans le canton de Zurich. Environ 90 000 tonnes sont directement mises en décharge. A l’avenir, seuls les matériaux de déconstruction figurant explicitement sur une liste pourront être mis en décharge directement depuis le chantier. Cette liste comprend les matériaux pour lesquels il n’existe à ce jour aucun procédé de retraitement, comme la céramique, la porcelaine ou l’argile expansée. Tous les autres matériaux de déconstruction doivent d’abord être acheminés vers une installation de tri ou de traitement. Cette nouvelle réglementation vise à garantir que les matériaux de déconstruction soient, dans la mesure du possible, transformés en nouveaux matériaux de construction.

    Les prescriptions relatives au recyclage des déchets de construction sont définies dans une directive (« Règle de traitement des déchets de construction pollués, des matériaux de ballastage et des matériaux de déconstruction ») qui doit être appliquée aux projets de construction dans le canton de Zurich. La direction des travaux publics a soumis l’adaptation de cette directive aux acteurs concernés pour avis jusqu’à fin septembre.

  • Modèles d’exécution de projet collaboratifs (IPA, Design Build, etc.)

    Modèles d’exécution de projet collaboratifs (IPA, Design Build, etc.)

    Modèle de phases SIA
    Le déroulement courant des projets en Suisse est axé sur le modèle de phases de la SIA (norme 102/112). Ce principe de déroulement hiérarchique incite le maître d’ouvrage à répartir la concrétisation de sa planification sur plusieurs étapes de planification. Les mandats de planification sont ainsi considérés de manière isolée dans des phases partielles, le savoir-faire des entrepreneurs n’est recueilli que dans la phase « exécution » et les risques sont reportés sur le dernier entrepreneur de la chaîne. Les préoccupations de l’exploitation ultérieure ne sont souvent prises en compte que sous la forme d’indices de référence ou de rapports écrits.

    Esprit de silo vs. coopération
    Dans le modèle de phase SIA, les parties prenantes défendent leurs intérêts face au client, à l’architecte ou à l’entrepreneur général. L’objectif de chaque mandataire est de réaliser le plus grand bénéfice possible et de prendre le moins de risques possible. L’accent n’est donc pas mis sur la résolution commune des problèmes et encore moins sur la réussite du projet.

    Solution Méthodologie de gestion de projet collaborative
    La solution réside dans un changement de culture, de processus et de règles contractuelles incitatives et motivantes.

    Les méthodes de gestion de projet dites collaboratives ou intégrées (IPA) misent sur une gestion du projet en partenariat et sur l’intégration précoce du savoir-faire pour tous les corps de métier clés. Les équipes de planification, d’ingénierie, d’exécution et d’exploitation développent ensemble des solutions et recherchent le moyen le plus approprié pour atteindre les objectifs. Parallèlement, les risques liés au projet sont évalués et gérés de manière globale. Nous travaillons selon le principe « best for project » et tous participent aux bénéfices et aux pertes. Cela augmente la sécurité en termes de faisabilité et de rentabilité, et une confiance mutuelle s’installe. Cette confiance est à son tour la base de la créativité et de la motivation mutuelle.

    Pensées finales
    Le changement de culture décrit ci-dessus entraîne une modification de la culture du débat. Il ne s’agit plus de rejeter les risques sur les autres et de faire valoir des intérêts partisans isolés. Au contraire, toutes les parties ont intérêt à trouver une solution rapide et consensuelle. Cela modifie également le rôle des

    le rôle des avocats impliqués. Des contrats bien pensés et évitant les conflits sont tout aussi importants que l’influence anticipée sur le processus et les contributions à la solution en fonction des intérêts. Il n’y a donc plus guère de place pour des procédures judiciaires coûteuses et chronophages.

    Car en fin de compte, seul compte le succès du projet et donc de toute l’équipe. Un échec au sein du projet devient ainsi l’échec de tous et non du dernier à être mordu par le chien ou l’avocat adverse.