Étiquette : Wasserstoff

  • Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) ont mené un projet commun sur l’effet des piles à combustible à hydrogène, en collaboration avec le groupe Hälg de Saint-Gall, le groupe Osterwalder, également basé à Saint-Gall, et la société zurichoise H2 Energy AG. L’expérience menée au centre Empa de Dübendorf a montré que l’énergie électrique produite par les piles à combustible pourrait soulager les réseaux électriques locaux dans les centres de quartier, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Au cœur du projet, il s’agissait de soulager la consommation d’électricité des pompes à chaleur en produisant de l’énergie électrique à partir de piles énergétiques locales de quartier au moyen de piles à combustible à hydrogène. Celle-ci est injectée dans le réseau pour faire fonctionner les pompes à chaleur et soulage ainsi le réseau. Parallèlement, l’expérience a permis de tester le transfert de températures moyennes d’environ 35 degrés Celsius vers le réseau de chaleur du bâtiment d’innovation NEST et du campus de l’Empa à Dübendorf via des échangeurs de chaleur spéciaux. Le test, qui s’est déroulé d’octobre 2023 à septembre 2025, a montré que les piles énergétiques de quartier permettaient de lisser les pics de consommation d’électricité et de réduire de 10 % le coût total des charges de pointe.

    « Nos essais ont montré que les piles à combustible peuvent efficacement équilibrer les charges de pointe électriques et thermiques dans les bâtiments. Il est ainsi devenu évident que la couverture des charges de pointe à base d’hydrogène est techniquement réalisable et qu’elle fournit des connaissances précieuses pour la gestion de systèmes énergétiques complexes », explique Binod Prasad Koirala, directeur adjoint du département de recherche Urban Energy Systems de l’Empa, cité dans le communiqué. En utilisant de l’hydrogène vert, les piles à combustible contribuent en outre à la réduction des émissions de CO2.

  • L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    Dans le cadre d’une méta-analyse des faits, l’institut Fraunhofer ISI a analysé 774 affirmations individuelles et les a condensées en 77 affirmations clés. Il n’en est pas résulté un nouveau document d’opinion, mais une synthèse de l’état actuel des connaissances. Le résultat est nuancé, mais sans équivoque sur les points essentiels. L’auteur principal, Nils Bittner, le résume ainsi : l’hydrogène peut avoir un impact énorme là où il n’existe pas d’alternatives équivalentes. Là où de telles alternatives existent, son utilisation coûte de précieuses ressources et du temps.

    Le goulot d’étranglement de l’efficacité
    Le problème fondamental réside dans la physique. L’hydrogène vert est produit par électrolyse. Selon le procédé, il faut environ 50 à 60 kWh d’électricité par kilogramme. La compression, le transport et la reconversion consomment encore plus d’énergie. Au final, il ne reste souvent qu’une fraction des kilowattheures utilisés au départ. Les pompes à chaleur et les véhicules à batterie utilisent donc la même électricité de manière beaucoup plus efficace.

    Là où H₂ reste indispensable
    Malgré tout, il existe des domaines où l’hydrogène n’a pas d’alternative valable. L’industrie sidérurgique en a besoin pour réduire le minerai de fer, l’industrie chimique comme matière première pour l’ammoniac et le méthanol. L’aviation, la navigation et le transport lourd ne peuvent guère être électrifiés directement. L’hydrogène est ici le moyen de choix. Il n’existe pas non plus actuellement d’alternative comparable pour le stockage saisonnier d’énergie à long terme, sur plusieurs semaines ou mois. En Suisse, cette évaluation coïncide avec la stratégie de la Confédération en matière d’hydrogène, qui prévoit H₂ en premier lieu pour la chaleur industrielle à haute température et les secteurs des transports difficilement décarbonisables.

    Le problème de l’œuf et de la poule freine la montée en puissance
    Une économie de l’hydrogène qui fonctionne a besoin d’infrastructures, comme des pipelines, des réservoirs en caverne, des installations d’électrolyse. Mais les entreprises n’investissent que lorsque l’approvisionnement est assuré et les exploitants de réseaux ne construisent que lorsque la demande est suffisante. Ce problème de la poule et de l’œuf ralentit considérablement le démarrage du marché. C’est pourquoi le Fraunhofer ISI recommande de se concentrer sur les clusters industriels plutôt que de construire un réseau couvrant tout le territoire jusque dans les zones résidentielles.

    Les importations ne résolvent le problème qu’à moitié
    L’Allemagne devra importer jusqu’à 80 pour cent de ses besoins en hydrogène. Le transport sur de grandes distances nécessite généralement une transformation en ammoniac ou en hydrogène liquide, avec des pertes d’énergie supplémentaires. Au lieu de dépendances fossiles, de nouvelles chaînes d’approvisionnement mondiales voient ainsi le jour. La Suisse ne deviendra pas non plus autosuffisante en hydrogène. Les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont adopté pour la première fois en février 2026 une stratégie commune pour l’hydrogène et calculent pour 2050 un besoin de 0,4 à 3,4 pour cent du besoin énergétique total, concentré sur l’industrie et le trafic lourd.

  • L’installation d’hydrogène de Seewen est suspendue – l’évolution du marché reste décisive

    L’installation d’hydrogène de Seewen est suspendue – l’évolution du marché reste décisive

    Selon un communiqué, la société ebs Wasserstoff AG suspend son projet de production d’hydrogène sur le site de l’usine de revêtement de Seewen. Les ventes et la rentabilité ne sont actuellement pas suffisantes, explique-t-elle pour justifier sa décision. La situation du marché est toutefois observée. Si la demande devait augmenter, le projet pourrait être relancé.

    Le fournisseur d’énergie schwytzois ebs Energie AG détient 60% des parts de la société ebs Wasserstoff AG, le constructeur de routes et de génie civil A. Käppeli’s Söhne AG Schwyz 25% et le fournisseur d’énergie bâlois IWB 15%. Ensemble, ils ont déposé en 2022 une demande de permis de construire pour une installation de production à Seewen.

    Selon un relevé d’ ebs, l’installation devait produire de l’hydrogène pour jusqu’à 100 camions par jour avec une puissance de 5 à 6 mégawatts. Cela aurait suffi pour 11,1 millions de camions-kilomètres par an et aurait permis d’économiser 7,8 millions de kilogrammes de CO2. Les coûts d’investissement ont été estimés à 16,8 millions de francs.

    Une partie de l’hydrogène aurait également pu être injectée dans le réseau de gaz par la société ebs Erdgas Biogas AG. La chaleur résiduelle de l’électrolyse aurait pu être utilisée dans l’usine de revêtement.

  • Le tracker Power-to-X montre le dynamisme de la Suisse

    Le tracker Power-to-X montre le dynamisme de la Suisse

    Avec le nouveau Power-to-X-Tracker, le Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network (SPIN) et la Coalition for Green Energy & Storage (CGES) présentent une vue d’ensemble des activités Power-to-X à l’échelle nationale. La plateforme interactive cartographie tous les projets connus, des installations pilotes aux applications commerciales. Elle montre ainsi la croissance rapide d’une technologie qui pourrait devenir la pièce maîtresse de la transition énergétique.

    L’objectif est clair : mettre en commun les connaissances, favoriser les synergies et faciliter les investissements. « Le tracker crée une base de données commune qui accélère la collaboration et les processus de décision », soulignent les codirecteurs du CGES Christoph Sutter et Antonello Nesci.

    La clé de la défossilisation
    Les procédés Power-to-X permettent de convertir l’électricité renouvelable en vecteurs énergétiques chimiques. L’énergie renouvelable devient ainsi stockable et utilisable de manière polyvalente, notamment dans l’industrie, la mobilité ou le chauffage. Pour le coprésident du SPIN, Martin Bäumle, ces technologies sont essentielles à la transition vers une économie respectueuse du climat. « Des données transparentes et des acteurs en réseau sont la base pour transformer des idées en solutions évolutives », explique Bäumle.

    Mise en réseau de la recherche, de l’économie et de la politique
    Le tracker sera présenté lors de la manifestation annuelle du CGES chez Swissgrid à Aarau. Derrière cette initiative se trouve une large alliance de l’économie, de la science et du secteur public – soutenue par le domaine des EPF. Grâce au recensement et à la visualisation systématiques des projets, on obtient pour la première fois une vue d’ensemble du paysage Power-to-X suisse, qui permet d’orienter à la fois la recherche, la politique et les investisseurs.

  • Présentation d’un nouveau concept de stockage pour des réseaux électriques stables

    Présentation d’un nouveau concept de stockage pour des réseaux électriques stables

    L’entreprise zougoise de technologies vertes PLAN-B NET ZERO et sa filiale PLAN-B NET ZERO BESS GmbH ont présenté leur nouveau concept de stockage d’énergie lors du symposium D-A-CH sur l’hydrogène qui s’ est tenu cette année à la Höhere Technische Bundeslehr- und Versuchsanstalt de Wiener Neustadt. Selon un communiqué de l’entreprise, il combine le système de stockage d’énergie par batterie (Battery Energy Storage System, BESS), l’hydrogène vert et l’intelligence artificielle (IA) en un système énergétique intégré et flexible qui stabilise les réseaux électriques et augmente la sécurité d’approvisionnement.

    La planification de réseau de classe ne suffit plus en Allemagne, en Autriche et en Suisse, car l’injection volatile d’énergie éolienne et photovoltaïque, la lenteur de l’extension du réseau et l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes pèsent sur la stabilité du réseau, a fait valoir Tjark Connor Hennings-Huep, expert en systèmes de batteries de PLAN-B NET ZERO lors du symposium : « Nous avons besoin de systèmes décentralisés intelligents capables de réagir de manière autonome aux fluctuations »

    Comme le souligne l’entreprise, elle ne considère pas les solutions combinées batterie-hydrogène comme une concurrence à d’autres systèmes, mais comme un élément complémentaire dans un système énergétique plus résilient de centres énergétiques régionaux. « Les deux technologies forment ensemble le pont vers un système énergétique robuste et entièrement renouvelable et, lorsqu’elles sont combinées, elles offrent des paramètres supplémentaires en termes de contrôle et de flexibilité », explique Hennings-Huep.

    Le stockage par batterie et l’hydrogène sont complétés par des algorithmes de prévision et de contrôle basés sur l’IA, qui équilibrent dynamiquement la production, le stockage et la consommation. « Notre objectif », explique le spécialiste, « est un système énergétique qui se stabilise de lui-même – numérique, décentralisé et décarbonisé »

  • Industrie climatiquement neutre – Vision 2026

    Industrie climatiquement neutre – Vision 2026

    Créée en 2022, l’Association pour la décarbonisation de l’industrie a pour objectif de réduire au maximum les émissions grâce à une technologie innovante. En première ligne se trouve le procédé de pyrolyse du méthane, qui permet d’utiliser l’énergie sans émissions en séparant l’hydrogène du méthane. Le carbone restant est utilisé comme ressource, par exemple comme humus dans l’agriculture ou comme matériau de construction, ce qui permet de fixer le carbone à long terme.

    Collaboration entre l’économie, la recherche et la politique
    Sans la collaboration de 16 entreprises de premier plan, de l’Empa et de la politique du canton de Zoug, le projet ne serait guère réalisable. Ensemble, ils contribuent au développement et à la mise à l’échelle du procédé de pyrolyse, qui devrait passer de la taille du laboratoire à celle de l’industrie d’ici 2026. Les partenaires apportent un financement de plus de 8 millions de CHF et envoient ainsi un signal fort en faveur de la décarbonisation de l’industrie.

    Pyrolyse du méthane Réduction des émissions de CO2
    L’association se concentre sur la pyrolyse du méthane, un procédé qui permet de minimiser les émissions de CO2 lors de l’utilisation du gaz naturel. Au lieu de la combustion traditionnelle, l’hydrogène est obtenu à partir du méthane, tandis que le carbone se présente sous forme solide et ne génère donc pas d’émissions. Cette technologie pourrait permettre d’économiser jusqu’à 270 g de CO2 par kilowattheure produit, ce qui en fait une clé potentielle pour atteindre les objectifs zéro net d’ici 2050.

    Un écosystème durable sans déchets
    L’association travaille à la création d’un écosystème qui tire le meilleur parti de tous les composants du processus. En adoptant une approche circulaire, l’objectif est de réutiliser efficacement non seulement l’hydrogène, mais aussi le carbone et la chaleur résiduelle afin d’éviter les déchets. Cette stratégie holistique crée un modèle qui s’inscrit idéalement dans un avenir respectueux du climat.

    Adhésion à l’association pour la décarbonisation de l’industrie
    Les entreprises qui s’engagent pour un avenir climatiquement neutre de l’industrie et qui souhaitent bénéficier des connaissances de l’association peuvent devenir membres. L’association est exonérée d’impôts et les dons sont déductibles dans le canton de Zoug. Les membres gagnent l’accès à des connaissances avancées et soutiennent une initiative qui pose les bases d’une industrie sans émissions
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  • Un nouveau partenariat promeut l’hydrogène issu des déchets de bois

    Un nouveau partenariat promeut l’hydrogène issu des déchets de bois

    H2 Bois accueille un nouvel actionnaire minoritaire. En janvier 2025, le fournisseur d’énergie vaudois Romande Energie entrera au capital à hauteur de 33,7%, selon un communiqué. Le Groupe Corbat, basé à Vendlincourt (JU) et actif dans la filière bois, détiendra alors 50,3% de l’entreprise qu’ils ont créée en 2021, et la société de conseil Planair Vision SA, basée à La Sagne (NE), 16%.

    H2 Bois prévoit de construire une usine de production d’hydrogène à partir de déchets de bois en 2025 et de la mettre en service en 2026. La production génère également du biochar, qui peut stocker durablement une partie du CO2 contenu dans le bois. Lors de l’extension complète prévue pour 2030, il sera ainsi possible de produire un total de 450 tonnes d’hydrogène propre à partir de 14 000 tonnes de bois et de déchets de bois et de stocker 2500 tonnes de CO2 par an. H2 Bois utilise une technologie développée par la société française Haffner Energy.

    L’hydrogène est transporté par un gazoduc de 1,5 km jusqu’à une zone industrielle du village. Là, il est utilisé par des entreprises industrielles et pour la mobilité via une station-service. Le biochar est utilisé dans l’agriculture.

    Pour Romande Energie, cette participation constitue un pas en avant vers une Suisse romande décarbonée. « Cette participation nous permet de collaborer à un projet audacieux, pionnier en Suisse dans l’utilisation d’une technologie innovante à émission négative », déclare Jérémie Brillet, responsable de l’hydrogène chez Romande Energie, cité dans le communiqué.

    Benjamin Corbat, directeur général du Groupe Corbat, se félicite de la participation de Romande Energie. « Nous nous réjouissons de démarrer la production, mais aussi d’ouvrir de nouvelles voies dans l’utilisation locale du bois »

  • L’avenir des carburants renouvelables en Suisse

    L’avenir des carburants renouvelables en Suisse

    La Suisse est à la traîne par rapport à des pays comme l’Allemagne en ce qui concerne l’utilisation des énergies renouvelables pour la production de carburants. Mais elle serait bien placée pour rattraper son retard grâce à ses entreprises et ses instituts de recherche actifs dans ce domaine. C’est ce qui ressort des deux journées Power-to-X organisées au JED de Schlier par le Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network(SPIN), Avenergy Suisse et Swissmem. Environ 140 représentants de l’économie, de la science et de la politique, dont le conseiller fédéral Guy Parmelin et la conseillère d’Etat zurichoise Carmen Walker Späh, ont discuté des possibilités de mise à l’échelle de la production Power-to-X.

    Les participants ont souligné que le développement du Power-to-X dépendait de la coopération entre l’industrie, le secteur financier et la recherche et qu’il nécessitait des conditions-cadres appropriées. « L’industrie peut faire une partie du travail, mais la mise sur le marché de nouvelles technologies ne peut se faire sans que les universités et le monde de la finance soient à bord », a par exemple déclaré Patrik Meli, coprésident de SPIN, selon un article de blog consacré au premier jour de la manifestation.

    Markus Bareit, chef de projet pour l’hydrogène à l‘Office fédéral de l’énergie, a fait référence à la stratégie pour l’hydrogène en Suisse que le Conseil fédéral prévoit d’adopter dans les prochaines semaines. De son côté, le canton de Zurich prévoit de créer un centre de compétence pour les carburants d’aviation durables (Sustainable Aviation Fuel, SAF). Le cofondateur de Synhelion, Philipp Furler, a rappelé que la part de SAF devrait être multipliée par cinquante d’ici 2035. Des initiatives régionales font également partie de la transformation, comme l’association pour la décarbonisation de l’industrie à Zoug et le bus à hydrogène qui circule depuis mars à Brugg AG.

    Selon un communiqué de SPIN, les résultats des discussions seront préparés et publiés dans les prochaines semaines.

  • Le canton de Zoug accélère sa transformation vers la neutralité carbone

    Le canton de Zoug accélère sa transformation vers la neutralité carbone

    Le canton de Zoug a présenté une nouvelle stratégie énergétique et climatique. Selon un communiqué de presse, elle contient 40 nouvelles mesures couvrant un large éventail de thèmes. L’objectif est d’accélérer le passage à la neutralité carbone.

    Selon les informations du Conseil d’Etat, il s’agit d’une part d’investir dans des projets pilotes pour développer le secteur des énergies renouvelables. Il s’agit notamment du stockage de l’énergie par l’hydrogène. Dans le secteur de la construction, très gourmand en énergie, les bâtiments doivent devenir des « plaques tournantes énergétiques » qui consomment et produisent à la fois de l’énergie. Le gouvernement veut créer des incitations pour les particuliers et les entreprises par le biais de programmes de soutien à long terme. En matière de mobilité, le canton mise sur les moteurs électriques pour ses propres véhicules.

    Le projet de durabilité et d’innovation KERB (climat, énergie, ressources, biodiversité) vise également à agir sur l’agriculture. La réduction des émissions de CO2 est déjà encouragée par une « exploitation adaptée ». Pour la renforcer, il est prévu d’utiliser des technologies à émission négative. Des études sont en cours pour évaluer leur potentiel.

    Le canton prévoit également une stratégie de gestion des risques naturels. La priorité est donnée à un développement urbain respectueux du climat et à l’utilisation de revêtements routiers adaptés au climat.

    Dans tous les domaines, le canton veut impliquer l’ensemble de la population. « Nous avons besoin de l’engagement des communes, de l’économie, de la science et surtout de la population », a déclaré le directeur des travaux publics Florian Weber.

  • Swiss cleantech start-ups conquer the South African market

    Swiss cleantech start-ups conquer the South African market

    Dans le cadre du programme Academia-Industry Training Cleantech (AIT), quatre start-up suisses spécialisées dans les technologies propres ont pu présenter leurs solutions innovantes en Afrique du Sud. Subasol, Neology Hydrogen, Gaia Turbine et Soft Power ont présenté leurs technologies d’avenir et ont eu l’occasion de nouer de précieux contacts et de s’assurer l’accès à un marché en plein essor.

    Subasol convainc avec ses solutions de stockage photovoltaïque
    Subasol, qui développe des systèmes de stockage photovoltaïque innovants pour le marché africain, a remporté le concours de pitch et s’est imposé face à une forte concurrence. Les systèmes de stockage montés localement doivent assurer l’approvisionnement en énergie dans les zones rurales et hors réseau d’Afrique et contribuent ainsi de manière significative au développement durable du continent.

    Del’hydrogène à bas prix pour l’avenir
    Neology Hydrogen a marqué des points avec une technologie qui transforme l’ammoniac en hydrogène, offrant ainsi des solutions d’hydrogène à bas prix et facilement accessibles pour le marché mondial. Cette innovation accélère la transition vers une économie basée sur l’hydrogène.

    Des solutions pratiques pour une énergie propre
    Gaia Turbine et Soft Power ont complété le panel de participants avec des turbines hydrauliques compactes et des solutions de cuisson durables pour les pays en développement. Ces deux startups proposent des solutions pratiques pour promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables dans le monde et réduire la dépendance aux combustibles fossiles.

    Des échanges porteurs d’avenir
    La prochaine étape est un programme d’échange dans le cadre duquel cinq entrepreneurs sud-africains visiteront la Suisse pour développer leurs modèles d’entreprise et explorer les possibilités de coopération. Ce programme est une étape importante dans la promotion des partenariats internationaux en matière de technologies propres et dans la conquête de nouveaux marchés.

    Les cleantech made in Switzerland à la conquête de l’Afrique du Sud
    Le succès des startups suisses montre le potentiel des solutions innovantes en matière de cleantech sur le marché africain. La participation au SA Innovation Summit a posé la première pierre de coopérations futures et offre des perspectives prometteuses de développement international.

  • Hydrogène vert : une étude identifie le Canada comme un site de premier choix

    Hydrogène vert : une étude identifie le Canada comme un site de premier choix

    Des chercheurs de l’Institut Paul Scherrer(PSI) se sont penchés sur la question de savoir où l’hydrogène pourrait être produit de manière efficace et rentable, dans le but de stopper le changement climatique et de ne plus émettre de nouveaux gaz à effet de serre à l’avenir. Selon un communiqué, les chercheurs ont rassemblé des données et des prévisions géographiques et économiques afin de décrire la mise en place d’une économie de l’hydrogène. Pour cela, ils ont analysé quatre scénarios avec des besoins en hydrogène compris entre 111 et 614 mégatonnes par an. L’étude est actuellement publiée dans la revue scientifique « Nature Communications« .

    Il existe différentes technologies pour la production d’hydrogène. Dans le cas de l’électrolyse à membrane électrolytique polymère (PEM), l’hydrogène est extrait de l’eau dans un électrolyseur. Le grand avantage de ce procédé est que l’énergie nécessaire à la conversion peut être obtenue à partir d’électricité verte. Il reste à résoudre la question de savoir où la forte demande d’électricité verte a le plus de chances d’être satisfaite.

    « Pour ce faire, nous avons surtout utilisé des critères économiques », explique Tom Terlouw, doctorant au PSI et premier auteur de l’étude, cité dans le communiqué. « En d’autres termes, où la production est-elle la plus avantageuse ? » Deux axes principaux se sont dégagés : Où y a-t-il suffisamment de vent ou de soleil pour répondre à l’énorme demande d’électricité verte ? Et où y a-t-il suffisamment d’espace libre pour installer les équipements nécessaires à la production ? Le Canada s’est avéré être le meilleur choix. « Il y a beaucoup d’espaces libres qui sont très venteux et donc idéaux pour installer des éoliennes », ajoute Terlouw. Le centre des États-Unis, certaines parties de l’Australie, le Sahara, le nord de la Chine et le nord-ouest de l’Europe sont également des zones idéales. Les pays d’Europe centrale, comme la Suisse, sont en revanche moins appropriés, car ils ne disposent pas de surfaces libres ni d’un ensoleillement suffisant. En outre, les chercheurs soulignent que même la production d’hydrogène vert génère des émissions résiduelles de gaz à effet de serre dues à la production et au transport des matériaux nécessaires. Pour compenser ces émissions résiduelles, il faudrait filtrer des quantités correspondantes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, précise l’étude.

  • L’Empa teste l’utilisation de l’hydrogène pour les charges de pointe

    L’Empa teste l’utilisation de l’hydrogène pour les charges de pointe

    Le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) étudie, sur mandat de l’Office fédéral de l’énergie(OFEN), l’utilisation de l’hydrogène et des piles à combustible pour permettre de soulager le réseau électrique les jours les plus froids. Comme l’indique un communiqué de presse à ce sujet, le projet commun H2 districts a été initié à cet effet, auquel participent, outre l’Empa, le Hälg Group, le groupe Osterwalder et H2 Energy AG. Pour ce projet pilote, un modèle de simulation pour l’exploitation sous des charges de pointe sera construit sur le site de l’Empa à Dübendorf.

    Le groupe Osterwalder apporte son expertise et fournit de l’hydrogène renouvelable. H2 Energy AG apporte sa longue expérience dans le domaine des piles à combustible. Le groupe Hälg est responsable du domaine de la technique du bâtiment.

    « Pour ce faire, nous allons mettre en place une installation réelle sur le campus de l’Empa à Dübendorf dans le cadre des deux plates-formes de recherche ‘NEST’ et ‘move’ et valider les paramètres d’un fonctionnement ménageant le réseau et le potentiel d’économie de CO2 », explique Philipp Heer, responsable du Energy Hub et directeur adjoint du département de recherche Urban Energy Systems de l’Empa, cité dans le communiqué. Le projet est soutenu par l’OFEN et devrait durer jusqu’en septembre 2025.

  • Premier congrès suisse sur l’hydrogène

    Premier congrès suisse sur l’hydrogène

    Le premier congrès suisse sur l’hydrogène s’est tenu le 28 mars à Yverdon-les-Bains. L’événement a réuni des entrepreneurs, des spécialistes du monde scientifique et économique ainsi que des décideurs politiques. La diversité des intervenants a permis d’aborder le sujet sous de nombreux aspects. Organisé en collaboration avec Planair, CleanTech Alps et le réseau H2 de Suisse occidentale, le premier congrès suisse sur l’hydrogène a été un véritable succès.

    L’hydrogène n’est pas la panacée pour résoudre tous les problèmes énergétiques de la Suisse, mais il offre de nombreuses possibilités. Le premier congrès suisse sur l’hydrogène a donné lieu à des échanges fructueux et à une forte collaboration. Cela montre l’importance du sujet pour la Suisse, et tous les participants sont prêts à travailler ensemble pour renforcer la compétitivité du pays et construire un avenir énergétique durable.

    Ce qu’il faut retenir de cette journée
    Les représentants des secteurs de l’énergie, du gaz et de l’industrie, les entrepreneurs et les hommes politiques sont unanimes : la Suisse doit absolument être connectée au réseau européen. Il est crucial que notre pays ne rate pas cette occasion.

    Un autre point important est la demande d’une stratégie claire et de conditions-cadres appropriées de la part de la Confédération pour faire avancer le marché.

    Malgré les défis opérationnels existants, le congrès a permis de tirer des bilans positifs de projets en cours tels que Green Gaz à Aigle et Hydrospider. Les participants ont eu un aperçu du développement de projets d’hydrogène tels que H2 Bois, Gruyère Hydrogène Power et Prhysm.

    De plus, aeesuisse a présenté son positionnement sur l’hydrogène avec la publication de la brochure « 10 points sur l’hydrogène ».

    Une passion qui dépasse nos frontières
    L’hydrogène est plus que jamais un sujet d’actualité. Il fait bouger les spécialistes et les politiques au-delà des frontières de la Suisse. En Europe, les discussions sur ses opportunités et ses risques s’accélèrent et battent leur plein. La Suisse et son pool de compétences ont un rôle clé à jouer dans ce contexte. « Nous assistons actuellement à un fort engouement pour l’hydrogène, avec de grandes annonces au niveau international. La Suisse est à la pointe de l’innovation dans de nombreux domaines, comme la compression ou le stockage. Nous devons donc renforcer notre position de leader et ne pas nous laisser dépasser par nos concurrents européens », explique Laurent Scacchi Directeur pour la Suisse romande d’aeesuisse.

  • Projet hydrogène un site à potentiel

    Projet hydrogène un site à potentiel

    Le site de Domat/Ems, situé juste à côté d’un grand axe routier dans les Alpes suisses et à proximité immédiate de producteurs d’électricité et d’un exploitant de centrale électrique, est en train de créer un projet pionnier en matière d’hydrogène. En particulier pour les TGV qui ont besoin de se ravitailler en hydrogène aux jonctions stratégiques, l’emplacement dans la vallée du Rhin des Grisons est d’une grande valeur.

    L’éventail des performances techniques de la nouvelle installation prévue est impressionnant : à pleine capacité, la centrale de 2 MW peut générer plus de 300 000 kg d’hydrogène par an. Cela correspond au contenu énergétique de 1,000,000 litres de diesel. Un tel taux de production n’affecte pas seulement la diversité des sources d’énergie, mais peut également avoir un impact positif significatif sur l’environnement en réduisant les émissions annuelles de CO2 de plus de 3 600 tonnes.

    Stockage de l’énergie : le plus grand défi
    Les énergies renouvelables font parler d’elles depuis un certain temps. Toutefois, leur stockage pose quelques problèmes, notamment parce que la nature dicte quand et quelle quantité d’énergie est produite. C’est là que l’hydrogène entre en scène en tant qu’élément de stockage optimal. Surtout en période de forte production d’énergie en été, il peut être avantageux de convertir l’électricité excédentaire en hydrogène. Cependant, une production constante est essentielle pour un fonctionnement rentable. Les exigences légales actuelles suggèrent que de telles installations devraient être construites à proximité des sites de production d’énergie.

    Les premières réflexions dans ce sens ont été lancées en 2017. Peu après, l’équipe d’experts de Fanzun AG s’est mise en quête d’un site approprié. Urs Simeon, partenaire et chef de projet, a déclaré : « Nous étions conscients que le thème de l’hydrogène nécessitait une formation importante. C’est pourquoi nous avons commencé à l’étudier de manière intensive à un stade précoce et avons pu rapidement développer une expertise complète » Selon Simeon, le principal obstacle à la phase de planification a été le calcul économique – car le projet n’a de sens que s’il est économiquement viable.

    Au début, il y avait un investisseur norvégien

    Lorsque l’on cherche les origines de ce projet, on tombe sur le nom de Per Sandven, un investisseur visionnaire norvégien connu pour son approche pionnière et durable. Sandven, en tant que cofondateur et ancien actionnaire principal, a joué un rôle central dans la fondation et le développement de Calanda Solar. Il a également eu une influence significative sur la mise en œuvre du projet photovoltaïque adjacent de Calinis. Ce projet, situé dans l’ancienne carrière de Felsberg et exploité par Rhiienergie, était la plus grande installation photovoltaïque du canton des Grisons en 2020. Avec un rendement annuel remarquable de 1 500 000 kWh, elle fournit de l’électricité à environ 400 foyers.

    D’autres projets sont en cours

    Par le passé, Sandven et Fanzun ont déjà travaillé main dans la main, par exemple sur le projet 105%-PlusEnergie de l’hôtel Muottas Muragl à Samedan, qui a également remporté un prix solaire. Leur coopération illustre l’ambition et la vision partagées de conduire le changement vers un avenir énergétique plus respectueux de l’environnement et neutre sur le plan climatique. Fanzun AG planifie actuellement des initiatives supplémentaires dans le segment solaire de haute montagne, également connu sous le nom de « Solarexpress ».

  • Utilisation de piles à combustible à hydrogène stationnaires pour soutenir la transition énergétique

    Utilisation de piles à combustible à hydrogène stationnaires pour soutenir la transition énergétique

    L’énergie hydraulique, l’énergie photovoltaïque et l’énergie éolienne constituent les piliers d’une infrastructure énergétique renouvelable et écologiquement durable en Suisse. Toutefois, l’intégration accrue de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne dans le réseau électrique comporte certains risques, car ces sources d’énergie présentent un caractère volatile et constituent donc un danger potentiel pour l’équilibre du réseau.

    L’utilisation de l’hydrogène offre une possibilité de compenser ces fluctuations d’énergie. Les surplus d’énergie solaire et éolienne imprévisibles ne sont pas directement injectés dans le réseau, mais utilisés pour produire de l’hydrogène par électrolyse. En période de pénurie d’énergie, due par exemple à l’absence de vent et à un temps très nuageux en hiver, l’hydrogène stocké peut être utilisé comme source d’énergie.

    Depuis 2020, Hälg Group s’intéresse à la question des piles à combustible à hydrogène stationnaires dans les bâtiments. Dans ce contexte, une équipe de projet composée de trois entreprises partenaires a été constituée : Osterwalder AG, à Saint-Gall, est responsable de la production d’hydrogène vert à partir de l’énergie hydraulique et de son transport, H2Energy est un partenaire technologique et de production dans le domaine des piles à combustible, tandis que Hälg Group, en tant que fournisseur de systèmes intégraux de gestion des bâtiments et de l’énergie, est responsable de la planification, de la réalisation et du suivi de l’ensemble de la gestion des bâtiments. La vision de cette équipe de projet est de créer des réseaux d’énergie idéaux dans lesquels l’hydrogène produit de manière écologique comble les lacunes des autres énergies renouvelables en tant que moyen de stockage de l’énergie.

    Pile à combustible à hydrogène stationnaire : une approche prometteuse pour une économie énergétique verte
    La base du système de pile à combustible à hydrogène existe depuis près de deux siècles. L’utilisation accrue de l’hydrogène comme source d’énergie et comme substitut aux sources d’énergie fossiles a récemment entraîné un développement significatif de la technologie des piles à combustible. La méthode de production de l’hydrogène est essentielle pour la compatibilité écologique de ce procédé. L’hydrogène dit « gris » est produit à partir de la décomposition de combustibles fossiles. L’hydrogène « vert », quant à lui, est obtenu par électrolyse de l’eau en utilisant des sources d’énergie respectueuses de l’environnement telles que l’énergie hydraulique, l’énergie solaire et l’énergie éolienne.

    En utilisant uniquement de l’hydrogène « vert » dans l’écosystème du groupe de projet, la pile à combustible stationnaire génère de l’électricité et de la chaleur de manière écologique. L’hydrogène et l’oxygène sont combinés dans la pile à combustible. En appliquant une tension électrique entre une anode et une cathode, les deux éléments réagissent et se combinent pour former de la vapeur d’eau. Il en résulte de l’énergie électrique et de la chaleur qui peuvent être utilisées directement pour alimenter des bâtiments et des zones. L’eau qui en résulte est réutilisée.

    La pile à combustible à hydrogène se caractérise par son respect de l’environnement, car aucune émission de substances nocives n’est produite ou libérée au cours de la réaction chimique. Seule de la vapeur d’eau pure, peu énergétique et inoffensive, s’échappe sous forme de « gaz d’échappement ». Par conséquent, le fonctionnement de la pile à combustible à hydrogène est considéré comme totalement exempt d’émissions.

    Avantages de la solution domotique des piles à combustible à hydrogène

    • Maximise la valeur de la propriété et augmente son attractivité
    • Augmente la réputation du propriétaire de l’installation et fait une déclaration responsable en matière de protection de l’environnement, de changement climatique et de transformation verte.
    • Alimentation de secours dans le bâtiment : possibilité d’autonomie partielle ou totale
    • Réduction des coûts de puissance et de connexion
    • Coûts de maintenance réduits en raison de l’absence de pièces mobiles
    • Construction modulaire : à partir de 80 kWel / 78 kWth, modulable à volonté.
    • Réduction des besoins en électricité en hiver, de la charge du réseau, des déficits d’électricité en hiver
    • Aide à la décarbonisation, à la protection de l’environnement et à la réduction des gaz à effet de serre
    • Élimination des pics de consommation d’électricité sur le réseau

    Réseau énergétique idéal
    Il est important que les producteurs et les consommateurs d’énergie puissent s’appuyer sur un large éventail de technologies respectueuses de l’environnement. Outre les piles à combustible à hydrogène, cela inclut les pompes à chaleur, les machines frigorifiques, l’énergie solaire thermique, l’énergie éolienne et l’énergie photovoltaïque, ainsi que le stockage à court terme des batteries et les véhicules électriques à utilisation bidirectionnelle. Pour plus d’informations, rendez-vous sur https://haelg.ch/stationaere-wasserstoff-brennstoffzelle/

  • Greenpower : un écosystème énergétique unique à Dagmersellen

    Greenpower : un écosystème énergétique unique à Dagmersellen

    Un écosystème énergétique unique en Suisse devrait voir le jour à Dagmersellen dans les prochaines années. L’entreprise de transport Galliker, l’entreprise de transformation du lait Emmi, le producteur de gaz naturel PanGas et le fournisseur d’énergie CKW ont signé une déclaration d’intention commune fin 2022.

    Pour les partenaires, ce projet est une étape importante pour atteindre les objectifs de la stratégie énergétique des entreprises concernées et de la Suisse. « Ensemble, nous voulons faire avancer la transition énergétique et apporter une contribution significative à la décarbonisation et à la diversification de l’approvisionnement énergétique grâce à l’écosystème énergétique prévu », explique Martin Schwab, CEO de CKW.

    Au début de l’écosystème énergétique se trouve une centrale thermique à bois exploitée par CKW pour la production de chaleur et d’électricité. PanGas utilisera une partie de l’électricité pour produire de l’hydrogène destiné à alimenter la flotte de camions de Galliker. En outre, PanGas récupère du CO2 vert à partir du processus de combustion ; par exemple pour une utilisation dans l’industrie alimentaire.

    « Chez PanGas, nous nous occupons depuis toujours de l’hydrogène. Nous sommes très heureux que ce projet nous permette de contribuer de manière significative à la réduction des émissions de CO2 et de nous rapprocher de l’objectif suisse de décarbonisation », déclare Roger Britschgi, Managing Director PanGas.

    L’énergie renouvelable produite par la centrale de chauffage au bois permet à Emmi de couvrir une partie des besoins en énergie thermique de son site de production de Dagmersellen pour la production de spécialités fromagères fraîches telles que la mozzarella ou la ricotta ainsi que le lait en poudre. Dans l’optique de boucler la boucle, Emmi fournit également de l’eau déminéralisée issue de la production de produits laitiers pour la production d’hydrogène.

    L’écosystème énergétique doit fonctionner en circuit fermé.

    « Cet écosystème énergétique unique, conçu en collaboration avec trois partenaires nationaux ancrés dans la région, permet une production plus durable de nos produits laitiers et réduit notre dépendance aux combustibles fossiles », explique Marc Heim, directeur d’Emmi Suisse.

    La centrale de cogénération à bois produira de l’électricité et de la chaleur à plein régime. Un bon tiers de la chaleur est utilisé par Emmi. Les autres utilisateurs potentiels de chaleur sont l’industrie locale et les réseaux de chaleur des villages environnants. La centrale de chauffage au bois fonctionnera autant que possible avec des copeaux de bois et du bois usagé de la région. Pour cela, il faut jusqu’à 200 000 tonnes de bois par an.

    Les quatre entreprises prévoient d’investir au total environ 200 millions de francs dans la production, la distribution et l’utilisation des énergies renouvelables. D’autres étapes de planification et d’autorisation sont nécessaires avant que l’écosystème énergétique puisse être construit. La planification détaillée doit permettre d’organiser l’ensemble de la chaîne de valeur. Avant que les demandes de permis de construire puissent être déposées, le plan de zonage de la commune de Dagmersellen doit également être adapté.

    La population sera régulièrement informée de l’état d’avancement du projet. La planification actuelle prévoit une mise en service au plus tôt en 2027.

  • Stockage d'énergie révolutionnaire

    Stockage d'énergie révolutionnaire

    Les immeubles à appartements de Seebrighof stockent l’énergie solaire sous forme d’hydrogène. Dr. Martin Nicklas, Head of Energy Contracting chez EKZ, explique le concept révolutionnaire de power-to-gas : « Les jours d’été, le système solaire sur le toit du Seebrighof produira plus d’électricité que les habitants ne peuvent en utiliser. L’usine de power-to-gas le transforme en hydrogène. En hiver, les besoins en énergie sont plus élevés. Ensuite, l’hydrogène stocké est converti en énergie. Environ 55 % de cette quantité est utilisée pour produire de l’électricité dans les piles à combustible du système. Les 45 % restants de l’énergie s’échappent sous forme de chaleur résiduelle, qui est utilisée pour chauffer le bâtiment. » L’hydrogène est produit à partir de l’eau du robinet qui est traitée directement dans l’usine. L’oxygène est créé comme un quasi déchet qui s’échappe dans l’air ambiant. Ceci est respectueux de l’environnement car en hiver, l’hydrogène est reconverti en eau et en énergie renouvelable avec l’oxygène de l’air. Cela ferme le cycle. Le système utilise uniquement de l’énergie solaire produite localement pour la production, et le réseau électrique public est soulagé.

    EKZ en tant que pionnier
    Avec une batterie dans la maison, les fluctuations à court terme de la production d’énergie solaire en été sont absorbées et, par exemple, l’énergie solaire est stockée pour la nuit. Le système P2G convertit en permanence l’excédent restant libre en hydrogène. En conséquence, il peut être mis en œuvre de manière plus rentable et exploité de manière plus efficace. Pour Nicklas, EKZ joue un rôle de pionnier dans la conversion à l’approvisionnement en énergie renouvelable : « Pour la première fois en Suisse, un système P2G est mis en œuvre qui peut également être utilisé de manière rentable dans d’autres propriétés de différentes tailles – même dans immeubles. Avec le système, nous testons le potentiel de stockage saisonnier d’énergie à partir de l’énergie solaire pour l’hiver. » Il existe quelques propriétés avec des systèmes à hydrogène en Suisse, y compris dans le canton de Zurich. La différence dans le projet du Seebrighof est le concept standardisé, qui peut être appliqué facilement et à moindre coût à d’autres bâtiments.

    Système power-to-gas
    Mais c’est encore mieux : grâce au système power-to-gas, la majeure partie de l’énergie solaire peut être utilisée localement. L’efficacité électrique du système P2G est d’environ 30 à 35 % pour tous les processus. Le reste est généré sous forme de chaleur résiduelle, qui est utilisée pour le chauffage de l’eau chaude en été et pour le chauffage en hiver. Seriez-vous en mesure de vous approvisionner en énergie en toute autonomie au Seebrighof ? – «Ce serait techniquement possible et se fait déjà dans des objets individuels. Cependant, cela coûterait très cher et n’était donc pas le but de ce projet. »

    Stockage sûr de l’hydrogène
    Des précautions de sécurité appropriées doivent être prises lors du stockage de gaz inflammables et potentiellement explosifs tels que le gaz naturel ou l’hydrogène. Ces mesures sont contrôlées par les autorités pour garantir la sécurité des installations. L’hydrogène est généralement stocké à l’extérieur, tout gaz de fuite se volatilisant rapidement et empêchant ainsi un mélange explosif. Dans le cas actuel, selon Nicklas, le H2 est stocké dans des bouteilles de gaz disponibles dans le commerce qui répondent pleinement aux normes et normes de sécurité suisses.

    Quand un système P2G vaut-il la peine ?
    La réponse dépend de nombreux facteurs et doit toujours être liée au projet de construction spécifique et aux exigences du client, comme l’explique Nicklas : « La question fondamentale est de savoir à quelle fréquence le réservoir de stockage d’hydrogène peut être chargé par an. Car à chaque cycle de charge, le système génère une marge de contribution qui contribue à l’amortissement. Nous testons également ce potentiel avec le système et développons davantage le concept en conséquence. » Le client du Seebrighof fait également preuve d’un esprit pionnier avec le projet. De cette façon, elle ne fait pas installer le système uniquement d’un point de vue purement monétaire. On voudrait montrer la voie ici et contribuer à réduire le déficit d’approvisionnement en hiver – rendre la société plus indépendante des importations d’énergie provenant de sources fossiles. L’installation de Seebrighof peut être bien financée grâce à sa mise en œuvre rentable, explique Nicklas. Elle apporte une contribution significative à la recherche sur les technologies de stockage saisonnier : « L’efficacité économique de la technologie est le sujet de nos investigations. Dans les prochaines années, cependant, nous nous attendons à une nouvelle baisse significative des prix sur le marché de l’hydrogène, ce qui pourrait donner un coup de pouce à la technologie.

    Stratégie énergétique 2050
    Dans la Stratégie énergétique 2050 du Conseil fédéral, les technologies de stockage à base de gaz et de liquides ont une priorité élevée. Avec le premier système power-to-gas standardisé, EKZ a franchi une étape importante qui pourrait servir d’exemple pour les développements futurs. Nicklas conclut : « Si nous voulons alimenter pleinement l’approvisionnement en chaleur et en électricité ainsi que la mobilité avec des sources d’énergie renouvelables, nous avons besoin d’efforts dans tous les domaines. L’hydrogène comme support de stockage peut aider à désamorcer les défis de l’alimentation électrique en hiver ».

  • Les partenaires veulent apporter de l'hydrogène dans le secteur du bâtiment

    Les partenaires veulent apporter de l'hydrogène dans le secteur du bâtiment

    Romande Energie , GreenGT ainsi que la Fondation Nomads et le Groupe Realstone s’associent pour utiliser l’hydrogène local dans l’approvisionnement énergétique du secteur immobilier. Dans le cadre d’un projet baptisé Aurora, les partenaires francophones souhaitent développer les solutions nécessaires.

    Aurora est destiné à couvrir divers aspects de la production, de la distribution et de l’utilisation de l’hydrogène, selon une communication . L’objectif est d’introduire des solutions intégrées telles que l’électrolyse de l’eau ou les piles à combustible dans des systèmes existants tels que le photovoltaïque et le stockage par batterie.

    Le projet commun devrait prendre plusieurs années. D’abord la modélisation, puis l’installation des systèmes développés dans plusieurs bâtiments est prévue. Après cela, les développements doivent être commercialisés.

    La Fondation Nomads est une fondation privée à but non lucratif qui promeut la collaboration multidisciplinaire. GreenGT est actif dans la technologie de l’hydrogène et offre également des conseils. Le Groupe Realstone est un spécialiste des investissements immobiliers collectifs. Romande Energie est un fournisseur d’énergie qui mise sur les énergies renouvelables.

  • Le premier hub hydrogène suisse est en construction dans les ports rhénans

    Le premier hub hydrogène suisse est en construction dans les ports rhénans

    Le premier hub hydrogène suisse sera construit dans les zones portuaires de Birsfelden et Muttenz. Selon un communiqué de presse, quatre entreprises partenaires se sont mises d’accord sur ce point. Les ports suisses du Rhin , la société énergétique Varo , l’exploitant de stations-service AVIA et le fournisseur d’énergie bâlois IWB ont signé une déclaration d’intention commune pour la construction d’un tel nœud d’hydrogène. En tant que vecteur d’énergie verte, l’hydrogène jouera un rôle important dans un avenir neutre en CO2, selon le communiqué de presse.

    Les quatre partenaires de l’industrie de l’énergie et de la logistique considèrent les ports de Muttenz et Birsfelden comme des emplacements idéaux pour un hub hydrogène, selon le communiqué de presse conjoint publié par Varo. Le projet H2-Hub Schweiz devrait inclure la production, la distribution et l’utilisation d’hydrogène. Les plans prévoient non seulement de distribuer l’hydrogène avec l’infrastructure existante, mais aussi de produire, stocker et mettre à disposition l’énergie verte sur place. L’entreprise de stockage de réservoirs AVIA AG et l’entreprise énergétique Varo Energy Holding AG sont déjà actives dans les ports du Rhin.

    IWB (Industrielle Werke Basel) produit et vend des énergies renouvelables et neutres en CO2 comme l’électricité, le chauffage et le refroidissement et pour la mobilité. Selon l’annonce, IWB a fondé GreenH2 AG avec l’exploitant de la station-service et la société membre d’AVIA Fritz Meyer AG. L’entreprise va construire des usines de production d’hydrogène.

    Des applications de l’hydrogène seront bientôt testées dans le hub H2 Suisse comme carburant pour les camions, les trains, d’autres véhicules routiers et les bateaux.

  • Axpo veut produire de l'hydrogène

    Axpo veut produire de l'hydrogène

    Axpo souhaite à l’avenir produire de l’hydrogène vert à partir de l’hydroélectricité du Rhin. À cette fin, une usine de production d’hydrogène de la centrale électrique d’Eglisau-Glattfelden doit être mise en service dès l’automne 2022, selon un communiqué de presse . Cela devrait produire 350 tonnes d’hydrogène par an. Selon Axpo, cela permet d’économiser plus de 1,5 million de litres de diesel par an sur le trafic routier.

    La nouvelle usine de production d’hydrogène aura une puissance de 2,5 mégawatts. Cependant, il peut être étendu à 5 mégawatts. Axpo prévoit également de mettre en œuvre des systèmes supplémentaires sur d’autres sites. L’entreprise a déjà mis en place son propre département pour le domaine d’activité hydrogène.

    Axpo travaille avec Hydrospider AG, basée à Opfikon, pour transporter l’hydrogène jusqu’aux stations-service. Il s’agit d’une joint-venture entre H2 Energy , Alpiq et Linde GmbH . Axpo et Hydrospider voient tous deux un grand potentiel pour l’hydrogène dans le secteur de la mobilité. Il y a déjà plus de 50 camions équipés de piles à combustible en Suisse aujourd’hui. Selon les partenaires, il devrait être supérieur à 1600 d’ici 2026.

    Axpo avait déjà prévu une usine de production d’hydrogène pour la même centrale électrique en 2015. A cette époque, cependant, le projet n’a pas été poursuivi car le volume des ventes d’hydrogène est resté inférieur aux attentes de l’entreprise. «Depuis, la lutte contre le changement climatique a pris une importance considérable et l’hydrogène s’est avéré être une source d’énergie adaptée à la décarbonation de la mobilité et de l’industrie», a déclaré Guy Bühler, responsable de l’hydrogène chez Axpo, cité dans le communiqué de presse.

  • Les entreprises énergétiques veulent promouvoir l'expansion de l'hydrogène

    Les entreprises énergétiques veulent promouvoir l'expansion de l'hydrogène

    L’association des producteurs suisses de H2 , qui a été fondée jeudi, veut faire campagne pour de meilleures conditions locales pour la production d’hydrogène vert. Jusqu’à présent, sept entreprises énergétiques font partie de l’association. «Ensemble, ils aideront la production d’hydrogène neutre en CO2 en Suisse à percer», indique-t-il dans leur communiqué de presse.

    Des domaines d’application importants pourraient être trouvés dans le transport lourd, en remplacement du diesel sur les lignes ferroviaires non électrifiées et dans l’industrie chimique. La production a lieu de préférence directement à partir d’une centrale hydroélectrique ou éolienne. Car ce n’est que si l’électricité nécessaire à la production d’hydrogène provient de sources renouvelables qu’elle est neutre en CO2.

    Alors que les pays voisins reconnaissent la technologie de l’hydrogène comme une composante indispensable de la transition énergétique et le financement de l’État en conséquence, la Suisse a encore du mal avec elle. «De plus, la production d’hydrogène en Suisse n’a jusqu’à présent été possible que sur un nombre limité de sites», a déclaré Arthur Janssen, président de la nouvelle association et responsable de l’innovation et de la stratégie chez le fournisseur d’énergie bâlois IWB , cité dans le communiqué de presse.

    En plus de ces obstacles réglementaires, peu d’acteurs avaient des connaissances suffisantes. C’est pourquoi les membres de l’association veulent s’entraider dans la planification et la construction de nouvelles installations de production. L’association souhaite également travailler en étroite collaboration avec les universités et les instituts de recherche.

    Les membres fondateurs sont: Elektrizitätswerk Altdorf, Oiken, St. Gallisch-Appenzellische Kraftwerke, Satom, SIG et les joint-ventures Swiss H2 Generation AG (d’ENGIE Services AG et Groupe E) et greenH2 (Fritz Meyer AG et IWB).

  • Trafigura investit dans H2 Energy

    Trafigura investit dans H2 Energy

    Le géant néerlandais du négoce de matières premières Trafigura, avec une succursale à Genève, investit massivement dans H2 Energy Holding, basé à Zurich. Dans un premier temps, l’entreprise s’est engagée, selon son communiqué de presse, à fournir 62 millions de dollars. 20 millions de ce montant iront à H2 Energie AG en tant qu’apport en capital. Il vise à accompagner le développement de la production, du stockage et de la distribution d’hydrogène vert pour les stations-service et les clients industriels.

    Trafigura, l’un des plus grands négociants mondiaux en combustibles fossiles, fournira les 40 millions de dollars restants pour fonder et financer une joint-venture à parts égales, H2 Energy Europe, basée à Zurich. Il vise à mettre sur les marchés des écosystèmes verts basés sur l’hydrogène. En outre, il investira dans les infrastructures de l’hydrogène et dans des projets fonctionnant avec l’hydrogène dans toute l’Europe, à l’exception de la Suisse.

    H2 Energy a « développé un modèle commercial performant qui est présent dans chaque partie de la chaîne de valeur de l’hydrogène », a déclaré Jeremy Weir, président exécutif et PDG de Trafigura, dans le communiqué de presse. «Et en fournissant des solutions de piles à combustible à grande échelle, ils ont créé une demande d’hydrogène.» Trafigura apportera désormais sa capacité à développer davantage les chaînes d’approvisionnement traditionnelles et à ouvrir de nouveaux marchés.

    L’accent est mis sur la décarbonisation rentable de divers secteurs, déclare Rolf Huber, directeur de H2 Energy. «La joint-venture avec Trafigura permettra aux partenaires de mener à bien les projets prévus à travers l’Europe. En outre, cela nous permettra de développer davantage les applications des piles à combustible pour le secteur des transports terrestres et maritimes, mais aussi pour les applications stationnaires. « 

  • Coop livre avec des camions à hydrogène

    Coop livre avec des camions à hydrogène

    A l' avenir, Coop approvisionnera de plus en plus ses points de vente en camions à hydrogène. Selon un communiqué de presse publié mercredi, la coopérative alimentaire a mis en service l'un des premiers camions électriques à pile à combustible fabriqués en série au monde. Au total, sept d'entre eux seront utilisés d'ici la fin de l'année. Comme il n'y a pas d'autres émissions que la vapeur d'eau, Coop prévoit des économies potentielles de 80 tonnes de CO2 par camion et par an. En outre, Coop met en place de nouvelles stations de remplissage d'hydrogène en Suisse.

    Comme le dit le message, Coop travaille avec la société suisse H2 Energy AG et la Hyundai Motor Company . Hyundai est considéré comme un leader mondial dans le développement de la technologie des piles à hydrogène. Les performances, le temps de ravitaillement et l'autonomie de leurs camions à hydrogène sont comparables à ceux des camions conventionnels.

    Coop s'est fixé comme objectif d'être neutre en CO2 dans les domaines concernés de l'entreprise d'ici 2023. C'est pourquoi le grossiste et détaillant en alimentation fait un «travail de pionnier» pour l'électromobilité à l'hydrogène vert. En 2018, l'association H2 Mobility Suisse a été fondée à l'initiative de Coop. Il comprend sept grands exploitants de stations-service et de flottes de camions.

    «L'association H2 Mobility Suisse promeut un trafic individuel motorisé propre et sans CO2 en Suisse et met en œuvre la technologie de la mobilité hydrogène dans le trafic routier à titre privé», déclare Jörg Ackermann, membre de la direction de Coop et président de l'association. L'objectif de l'association est de créer un réseau national de stations-service d'hydrogène dans toute la Suisse d'ici 2023.

  • La première centrale électrique au gaz industrielle est construite à Dietikon

    La première centrale électrique au gaz industrielle est construite à Dietikon

    Le projet de vitrine pour l’utilisation des énergies renouvelables est développé en coopération entre huit fournisseurs d’énergie et l’alliance des services publics Swisspower . Le projet vise à montrer comment les systèmes power-to-gas peuvent compléter la production d’électricité renouvelable et fonctionner de manière économique, selon un communiqué de presse . La plus grande centrale électrique au gaz de Suisse à ce jour aura une capacité d’électrolyse de 2,5 mégawatts et alimentera le réseau en gaz synthétique renouvelable de l’hiver 2021 à 2022.

    Le principe de fonctionnement de la nouvelle usine est décrit dans la communication comme suit: «La centrale power-to-gas utilise de l’électricité renouvelable de l’usine d’incinération des déchets pour produire de l’hydrogène. Ceci est mélangé avec le CO2 dans le gaz d’égout, produisant du gaz méthane renouvelable. De cette manière, Limeco extrait une source d’énergie neutre en CO2 à partir des déchets et des eaux usées. »Dans le réseau de gaz existant, le gaz renouvelable remplace les sources d’énergie fossile. Selon les informations, cela permet d’économiser 4 000 à 5 000 tonnes de CO2 par an.

    Lors de la cérémonie d’inauguration du projet de construction, Stefano Kunz, président du conseil d’administration de Limeco et conseiller municipal de Schlieren, a déclaré: « Avec le recyclage des déchets et le traitement des eaux usées au même endroit, nous avons les conditions idéales pour produire du gaz vert. » Ronny Kaufmann, PDG de l’alliance des services publics Swisspower, qui qui a co-initié le projet, déclare: « Le projet montre: Nous devons travailler ensemble pour un système d’énergie renouvelable et climatiquement neutre, au-delà des frontières de l’entreprise. » L’Office fédéral de l’énergie ( OFEN ) soutient le projet dans le cadre de son programme pilote et de démonstration.

    Des systèmes comme celui en cours de construction à Dietikon sont importants pour la mise en œuvre de la stratégie énergétique 2050. Le plan est de remplacer l’électricité d’origine nucléaire par l’énergie solaire, hydraulique et éolienne. Cela signifie que beaucoup plus d’électricité sera produite en été que consommée. En hiver, en revanche, lorsque la demande d’énergie est plus importante, la Suisse doit importer de l’électricité. Le power-to-gas est une technologie clé pour stocker l’excès d’électricité renouvelable de manière saisonnière.

  • L'hydrogène peut être produit à moindre coût

    L'hydrogène peut être produit à moindre coût

    Des experts de l’ Institut pour l’innovation et la gestion des technologies de l’Université des sciences appliquées et des arts de Lucerne (HSLU) ont examiné la valeur ajoutée économique d’une production d’hydrogène respectueuse de l’environnement. Selon un communiqué de presse , votre travail a montré que l’utilisation d’électrolyseurs à eau pour stabiliser le réseau électrique en cas de surcharges ou de sous-charges réduit les coûts de fabrication jusqu’à 15%.

    Dans l’électrolyse de l’eau, l’eau est décomposée en oxygène et hydrogène en utilisant l’électricité. L’efficacité reste problématique: lors de la production, une chaleur résiduelle est générée qui ne peut pas toujours être bien utilisée. De plus, le prix de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables est élevé. Ces deux facteurs rendent l’hydrogène respectueux du climat relativement cher à l’heure actuelle. Le réseau de stations-service pour voitures est encore mince. «Ce n’est qu’une question de temps avant que cela ne change. En Suisse, de grandes offensives sont déjà en préparation », explique Christoph Imboden, maître de conférences en gestion de l’énergie au HSLU.

    Le projet européen QualyGrid, avec onze partenaires de huit pays, a examiné une solution prometteuse pour réduire les coûts de fabrication. L’objectif du projet était de standardiser les tests de préqualification des électrolyseurs à eau et ainsi de simplifier leur agrément.

    Dans ce contexte, les chercheurs de HSLU ont calculé l’avantage monétaire des électrolyseurs d’eau. Parce qu’il n’y avait toujours pas de base de données pour cela, la valeur de leur service pour les différents opérateurs de réseau en Europe devait être calculée en premier. Enfin, le groupe de recherche a pu démontrer que l’utilisation d’électrolyseurs à eau pour stabiliser le réseau électrique réduit les coûts de production d’hydrogène jusqu’à 15%. « Cela facilitera considérablement la transition vers une large introduction de la technologie de l’hydrogène », indique le communiqué.