Étiquette : Windenergie

  • Cette participation garantit le financement d’un grand projet éolien

    Cette participation garantit le financement d’un grand projet éolien

    La société aventron AG a acquis une participation importante dans le parc éolien de Sur Grati, dans le canton de Vaud, comme l’indique un communiqué. L’exploitant est la société de projet VOé éole SA. Outre aventron, le fournisseur d’énergie SIE SA, dont le siège se trouve à Crissier (VD), ainsi que les communes vaudoises de Premier, Vallorbe et Vaulion détiennent également des parts dans cette société.

    L’entrée d’aventron a permis de finaliser la structure de l’actionnariat ainsi que le financement de la société de projet. Cette opération fait suite à une décision favorable rendue en mai 2025 par le Tribunal fédéral concernant les permis de construire du parc éolien, dont la mise en service est prévue pour fin 2027.

    VOé, qui a développé le projet pendant plusieurs années, est un fournisseur d’énergie ancré dans la région et apporte ses réseaux locaux. Aventron apporte son expérience dans la construction et l’exploitation de parcs éoliens dans plusieurs pays européens. « Ensemble, nous réalisons l’un des plus grands projets éoliens de Suisse. Nous soutenons ainsi la stratégie énergétique de la Confédération et renforçons la sécurité d’approvisionnement, en particulier en hiver », déclare Eric Wagner, CEO d’Aventron.

    Le parc éolien est situé sur la chaîne du Jura, dans le nord du canton de Vaud, et est actuellement en construction. Six éoliennes d’une puissance totale de 25,2 mégawatts sont prévues. L’installation devrait produire environ 45 gigawattheures d’électricité par an, ce qui correspond aux besoins d’environ 11 000 foyers. Une fois achevé, Sur Grati devrait être le deuxième plus grand parc éolien de Suisse.

  • Le vent et le soleil garantissent un approvisionnement stable en électricité dans le système énergétique régional

    Le vent et le soleil garantissent un approvisionnement stable en électricité dans le système énergétique régional

    Selon un communiqué de l’exploitant BKW, le Swiss Energypark, situé dans la zone d’approvisionnement de la Société des Forces électriques de La Goule, a produit au total 134,45 gigawattheures d’électricité en 2025. Cela correspond à 81 % de la consommation totale de la région, qui s’élève à 166,96 gigawattheures. L’année précédente, l’Energypark avait produit 139,6 gigawattheures.

    L’énergie éolienne a de nouveau contribué pour la plus grande part à la production d’électricité, avec un total de 86,50 gigawattheures. À elle seule, la centrale éolienne de Juvent a produit 72,6 gigawattheures. En raison de la faiblesse des vents, ce chiffre est certes inférieur aux 91,1 gigawattheures de l’année précédente, qui avait été très venteuse. Mais l’énergie éolienne reste une source d’électricité fiable, en particulier pendant la saison hivernale.

    La centrale hydroélectrique de La Goule a fourni 16,29 gigawattheures, soit le plus mauvais résultat depuis des décennies. L’année précédente, elle avait encore produit 17,6 gigawattheures.

    L’énergie solaire a en revanche connu une forte croissance. Elle a fourni au total 31,66 gigawattheures en 2025, soit 24 % de la production totale. En 2024, année marquée par un faible rendement, ce chiffre n’était que de 13,6 gigawattheures.

    Le Swiss Energypark couvre une superficie de 251 kilomètres carrés entre les cantons de Berne et du Jura. 21 000 personnes y vivent.

  • Un contrat de fourniture à long terme renforce l’industrie éolienne mondiale

    Un contrat de fourniture à long terme renforce l’industrie éolienne mondiale

    Gurit Holding AG a conclu un contrat de livraison à long terme avec l’un des « principaux fabricants mondiaux d’éoliennes », selon un communiqué. L’accord a une durée de cinq ans et devrait augmenter le chiffre d’affaires net de Gurit d’environ 250 millions de francs suisses, en fonction de la demande du client.

    Le contrat prévoit la livraison continue de matériaux de base utilisant la technologie Gurit OptiCore et comprend des engagements en termes de volume pour des plateformes terrestres et maritimes dans plusieurs régions du monde. Selon le communiqué, cet accord renforce la position de leader mondial de Gurit dans le domaine des solutions techniques de base pour l’énergie éolienne, tout en contribuant à la réalisation des objectifs du client en matière de réduction du poids de ses pales de rotor. Le client bénéficie ainsi d’une meilleure efficacité de production et d’une réduction des coûts d’exploitation globaux.

    « Ce nouveau contrat à long terme important souligne notre forte position sur le marché mondial et le partenariat durable que nous avons établi avec des clients stratégiques », déclare Tobias Lühring, PDG du groupe Gurit. « Il reflète la confiance dans les solutions innovantes de Gurit et notre capacité à créer de la valeur ajoutée à long terme. Grâce à notre présence mondiale, nous servons des clients sur tous les marchés importants tout en optimisant nos capacités et notre efficacité. Nous sommes fiers de soutenir le secteur des énergies renouvelables et de contribuer à sa croissance future. »

    La société Gurit Holding AG, dont le siège est à Wattwil, est spécialisée dans le développement et la fabrication de matériaux composites haute performance, de solutions d’outillage et de services de core kitting (préparation de matériaux sur mesure). Son portefeuille de produits comprend des matériaux de base structurels, des profilés, des préimprégnés (produits semi-finis), des résines, des adhésifs et des services d’ingénierie.

  • Lancement d’une étude de faisabilité pour un parc éolien régional

    Lancement d’une étude de faisabilité pour un parc éolien régional

    Le producteur d’énergie Axpo étudie la faisabilité d’un parc éolien en collaboration avec les deux communes locales de Rüthi et Sennwald et la commune politique de Rüthi. Selon un communiqué de presse, il est prévu d’installer trois éoliennes sur le sol de Rüthi, une à Altstätten SG et trois à Sennwald. Ensemble, elles pourraient produire environ 54 gigawattheures d’électricité par an, y compris en hiver. Cela correspond à la consommation annuelle moyenne de 11 500 ménages.

    Le 25 août, Axpo a informé la population à Rüthi et le 26 août à Sennwald. Des spécialistes du canton et d’Axpo ont répondu aux questions des citoyens. En outre, la Wind-Mobil d’Axpo était sur place pour des explications sur la technologie et une visualisation en 3D du parc éolien potentiel.

    Le communiqué cite la présidente de la commune de Rüthi, Irene Schocher, qui salue la transparence de l’évaluation du potentiel éolien et l’implication précoce de la population : « Une base de décision solide est essentielle pour pouvoir évaluer de manière réaliste le potentiel d’un parc éolien dans notre région » La commune locale de Sennwald soutient le projet, selon son président Daniel Berger. Elle voit « dans le parc éolien prévu une opportunité de renforcer l’approvisionnement énergétique régional et de contribuer activement à la transition énergétique »

    Un mât de mesure du vent sera installé en octobre 2025 afin de collecter des données sur le vent et l’activité des chauves-souris pendant plus d’un an. La rentabilité du projet sera ensuite évaluée et une décision sera prise sur la suite de la planification. S’il se concrétise, les communes d’implantation et la population locale pourront participer à une société de projet.

  • D’où viendra l’électricité en 2050

    D’où viendra l’électricité en 2050

    Pour que la Suisse devienne neutre en termes de CO₂ d’ici 2050, les transports, l’approvisionnement en chaleur et l’industrie doivent être largement électrifiés. Les besoins en électricité, qui s’élèvent aujourd’hui à 56 térawattheures, passeront à environ 75 TWh d’ici à 2050. Dans le même temps, 23 TWh proviendront de l’énergie nucléaire. La réorganisation nécessaire du système énergétique est d’une grande portée technique, économique et sociale.

    Développement massif des énergies renouvelables
    Selon le rapport EDGE, environ 60 % de l’électricité doit être couverte par de nouvelles énergies renouvelables d’ici 2050, soit 45 TWh par an. Cela serait possible grâce à 28 TWh provenant de l’énergie photovoltaïque, 13 TWh de l’énergie éolienne et 4 TWh de la biomasse. Pour y parvenir, la capacité photovoltaïque devrait être quadruplée pour atteindre 26,8 GW. L’énergie éolienne devrait être multipliée par 80 pour atteindre 8,4 GW, notamment en hiver. Selon les chercheurs, cela est difficilement réalisable sans de fortes subventions.

    Lalimitation des importations d’électricité rend le système plus coûteux
    La nouvelle loi sur l’électricité limite les importations nettes d’électricité en hiver à 5 TWh. Pour atteindre cet objectif, il faudrait augmenter de 80 % la capacité éolienne, de 11 % la capacité gazière et de 10 % la capacité solaire. Les coûts de production de l’électricité augmenteraient alors de 20 % et les prix de l’électricité pourraient plus que doubler.

    L‘Europe reste déterminante
    Si le commerce européen de l’électricité était fortement restreint, par exemple par une réduction de 70 % des capacités de réseau transfrontalières, la Suisse devrait augmenter sa production d’électricité éolienne de 20 % supplémentaires. Les coûts d’approvisionnement augmenteraient de 8 % supplémentaires. Une enquête menée par le consortium EDGE montre que les priorités sont contradictoires. 60 % de la population souhaite coopérer avec l’Europe, tandis que 70 % veulent l’indépendance énergétique et privilégient les sources d’énergie nationales.

    Les investissements partent à l’étranger
    Une autre étude montre que plus de la moitié des investissements annuels réalisés par les fournisseurs d’énergie suisses dans des projets d’énergie renouvelable à grande échelle sont canalisés principalement vers l’Allemagne, la France et l’Italie. Seul 1 % de ces fonds est investi en Suisse. La Suisse ne dispose pas de projets ou de conditions-cadres appropriés. La Suisse finance donc souvent la transition énergétique de manière indirecte, mais pas chez elle.

    Lenet zéro a un prix
    Le coût de la vie pourrait augmenter entre 2020 et 2050, par exemple en raison des taxes sur le CO₂, de l’échange de droits d’émission ou de l’augmentation des coûts de production. La perte de consommation annuelle d’un ménage pourrait être de 0,63 à 0,75 %, en fonction de la trajectoire mondiale de protection du climat. En l’absence d’options de compensation à l’étranger, les coûts pourraient atteindre 1 %. Toutefois, à long terme, cette situation serait plus favorable que les conséquences d’un changement climatique non maîtrisé.

    La transition énergétique est possible et ambitieuse
    Un approvisionnement en électricité neutre en CO₂ d’ici 2050 est techniquement possible si l’on développe massivement l’énergie photovoltaïque et éolienne, si l’on utilise intelligemment les importations et si l’on oriente les investissements de manière ciblée. L’accès au marché européen de l’électricité reste crucial. Dans le même temps, nous avons besoin d’un large soutien social et de comprendre que l’inaction sera plus coûteuse qu’une transformation audacieuse.

  • La Suisse à la traîne dans l’éolien et le solaire

    La Suisse à la traîne dans l’éolien et le solaire

    Une nouvelle étude de la Fondation suisse de l’énergie (SES) place la Suisse en queue de peloton pour la production d’électricité à partir de l’énergie solaire et éolienne. Sa production d’électricité solaire s’élève à 681 kilowattheures par habitant et celle d’électricité éolienne à 19 kilowattheures. Au total, elle produit 700 kilowattheures par habitant à partir de l’énergie solaire et éolienne, ce qui la place en 22e position sur 28 dans le classement des États membres de l’UE.

    La Suède est en tête pour la production d’énergie éolienne avec 3930 kilowattheures par habitant, suivie par le Danemark avec 3448 kilowattheures. Même son voisin autrichien arrive à 1004 kilowattheures. En ce qui concerne la production solaire par habitant, les Pays-Bas sont en tête avec 1206 kilowattheures par habitant, suivis de l’Espagne et de Chypre. Mais même l’Autriche arrive à 941 kilowattheures et l’Allemagne à 888 kilowattheures.

    En cinq ans, la Suisse a réussi à augmenter sa production d’électricité éolienne et solaire de 7,2 % à 11 %. D’autres pays européens ont toutefois atteint des augmentations souvent plus importantes, allant jusqu’à 20 points de pourcentage, au cours de la même période. En comparaison européenne, seuls Malte, la Slovénie, la Roumanie, la République tchèque, la Lettonie et, en queue de peloton, la Slovaquie se classent derrière la Suisse en termes de production d’électricité éolienne et solaire par habitant.

    Du point de vue de la SES, l’énergie éolienne en particulier doit être développée en Suisse, peut-on lire dans un communiqué. Au total, 11% de l’électricité consommée dans le pays est produite par l’éolien et le solaire, soit 7,2 points de pourcentage de plus qu’il y a cinq ans. Voisins européens

    La nouvelle loi sur l’électricité montre que la population suisse souhaite intensifier la production d’électricité durable à l’avenir. Des instruments politiques pour la mise en œuvre de la loi sont déjà actifs ou le seront à partir de 2026. Leur impact se fera sentir dans les années à venir, explique-t-on à la SES.

    En outre, l’échange d’électricité avec les voisins recèle un grand potentiel pour la Suisse. La Suisse est déjà intégrée dans le réseau électrique européen avec plus de 40 réseaux de transport transfrontaliers. Les échanges d’électricité européens sont essentiels pour que la Suisse puisse se procurer de l’électricité hivernale produite par les éoliennes de ses voisins européens, peut-on lire dans le communiqué. L’accord sur l’électricité prévu par l’UE constitue la base de l’intensification des échanges d’électricité.

  • L’essai sur le terrain de l’éolienne verticale a commencé à Brütten

    L’essai sur le terrain de l’éolienne verticale a commencé à Brütten

    Selon un communiqué,Agile Wind Power teste depuis fin octobre à Brütten une version réduite de son éolienne verticale. L’entreprise basée à Dübendorf (ZH) veut ainsi vérifier la technologie de contrôle sur le terrain. Les tests en soufflerie avaient donné des résultats positifs.

    L’installation d’essai constitue une étape importante pour l’entreprise. « C’est une étape importante pour la confiance dans le développement de l’éolienne », déclare Laurenz Zellweger, responsable de la communication chez Agile Wind Power. Les rotors d’une éolienne d’essai grandeur nature à Grevenbroich en Allemagne s’étaient fissurés puis cassés, conséquence, selon Zellweger, de résonances dans le rotor.

    Les rotors de l’éolienne d’Agile Wind Power tournent autour du mât au lieu de tourner autour d’une cicatrice au sommet du mât comme dans les éoliennes traditionnelles. Avec une hauteur de 133 mètres et une longueur de rotor de 65 mètres, le diamètre de la tour de la version A40 n’est que de 40 mètres.

    Agile Wind Power a baptisé sa nouvelle construction Vertical Sky (ciel vertical). Elle devrait permettre de réduire le volume sonore de l’éolienne, de simplifier la logistique de montage et de maintenance et de réduire les coûts d’exploitation. Elle permettrait en outre d’utiliser des sites qui ne se prêtent pas encore à l’énergie éolienne.

    L’essai sur le terrain à Brütten devrait durer environ un an.

  • Nouvelle éolienne en projet au Flumserberg

    Nouvelle éolienne en projet au Flumserberg

    Axpo, dont le siège est à Baden, entame les premières études pour un éventuel parc éolien sur le Flumserberg dans le canton de Saint-Gall. Il pourrait comprendre jusqu’à six éoliennes. Selon son communiqué de presse, l’entreprise énergétique va installer cette semaine un mât de mesure du vent. Celui-ci doit permettre de collecter des données sur le vent et les chauves-souris pendant un an.

    Les données recueillies serviront de base aux prochaines étapes du projet et à la planification détaillée. La commune locale de Flums-Dorf et la corporation d’alpage de Mols ont donné leur accord pour l’installation du mât de mesure du vent. Le mât de 120 mètres de haut sera installé sur le site de Grappenchöpf, un site qui, selon Axpo, offre un potentiel éolien prometteur.

    L’électricité produite par le parc éolien correspondrait à la consommation de plus de 10 000 foyers. Selon les informations fournies, elle pourrait combler le déficit hivernal, les deux tiers de la production d’électricité ayant lieu en hiver. Comme le précise Axpo, un parc éolien sur le Flumserberg contribuerait non seulement à réduire les émissions de CO2 et à exploiter une source d’énergie durable et renouvelable, mais donnerait également des impulsions économiques à la région.

  • Cinq cantons rompent une lance pour l’énergie éolienne

    Cinq cantons rompent une lance pour l’énergie éolienne

    Lors d’une conférence de presse commune à Winterthur, les représentants des gouvernements des cantons d’Appenzell Rhodes-Extérieures et Rhodes-Intérieures, de Saint-Gall, de Thurgovie et de Zurich ont rompu une lance en faveur de l’énergie éolienne. Elle doit devenir « un pilier de notre futur approvisionnement en énergie locale – en particulier pour couvrir la pénurie d’électricité en hiver », indique le canton de Zurich dans un communiqué relatif à la conférence. Pour ce faire, les cinq cantons voisins veulent créer un « nouvel esprit de pionnier ».

    Lors de la conférence de presse, les membres compétents du gouvernement ont présenté les approches respectives de leurs cantons. A cette occasion, Dölf Biasotto, du canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures, a évoqué l’impact des éoliennes sur le paysage, qui peut être réduit. Dans le canton d’Appenzell Rhodes-Intérieures, l’installation d’éoliennes doit être accompagnée d’un développement ultérieur du paysage. Dans le canton de Zurich, les conditions de planification pour l’utilisation de l’énergie éolienne sont en cours de création.

    Les représentants des cantons de Saint-Gall et de Thurgovie ont souligné dans leurs interventions l’importance de la collaboration avec la population concernée. Dans le canton de Saint-Gall, le plan d’affectation spécial stipule que toutes les communes concernées et leur population peuvent participer à la procédure d’autorisation. Dans le canton de Thurgovie, une base légale pour la participation locale a été préparée. Dans le cadre d’un projet en cours à Thundorf TG, les électeurs seront appelés à se prononcer sur la construction d’un parc éolien le 24 novembre prochain.

  • Implenia prend une participation dans un producteur norvégien d’énergie éolienne

    Implenia prend une participation dans un producteur norvégien d’énergie éolienne

    L’entreprise de construction et d’immobilier Implenia a signé un accord d’investissement et d’actionnariat avec le producteur d’électricité éolienne WindWorks Jelsa, basé à Jelsa en Norvège. Implenia et NorSea participent chacune à hauteur de 41% en tant qu’actionnaires minoritaires de WindWorks Jelsa, peut on lire dans un communiqué de presse.

    L’objectif de l’accord est de développer dans le village riverain de Jelsa une installation ultramoderne pour la production et l’assemblage de grandes structures en béton et en acier destinées à des éoliennes flottantes. Outre une surface de production et de montage de 800 000 mètres carrés, il est prévu de construire d’ici 2032 des entrepôts, des ateliers ainsi que des installations de mise à l’eau et des quais pour charges lourdes spécialement conçus. Implenia doit apporter son expérience dans les domaines de la conception et de la planification d’un site, de la stratégie et de la prospection du marché.

    Pour la Norvège, l’énergie éolienne produite en haute mer revêt une grande importance en tant que source d’énergie future et en tant que produit d’exportation. Dans toute l’Europe également, l’énergie éolienne « devrait devenir la forme d’énergie la plus importante ». WindWorks Jelsa souhaite construire des éoliennes flottantes d’une capacité totale de 1 gigawatt par an. Cette capacité peut couvrir la consommation annuelle d’électricité de 4 millions de foyers.

    Par son engagement, Implenia souhaite devenir un acteur important de ce marché en forte croissance. « Les parcs éoliens offshore flottants constituent un nouveau domaine intéressant dans lequel Implenia peut mettre à profit sa longue expérience et sa vaste expertise », déclare Christian Späth, Head Division Civil Engineering d’Implenia, cité dans le communiqué de presse. Implenia s’est engagée à réaliser deux petites tranches d’investissement en 2023 et 2024.

  • Zürich Wind – Coopération zurichoise pour l’exploitation de l’énergie éolienne zurichoise

    Zürich Wind – Coopération zurichoise pour l’exploitation de l’énergie éolienne zurichoise

    Avec la stratégie énergétique et la planification énergétique 2022, le Conseil d’Etat zurichois a défini l’orientation à suivre dans le canton de Zurich : abandonner les sources d’énergie fossiles importées au profit d’une énergie renouvelable et locale. EKZ, ewz et Stadtwerk Winterthur ont donc l’intention de mettre en œuvre conjointement des projets éoliens sur les sites définis par le canton de Zurich et inscrits dans le plan directeur cantonal. Les gouvernements des villes de Zurich et de Winterthur ont approuvé un accord de coopération en ce sens. Michael Baumer, conseiller municipal de la ville de Zurich : « Avec EKZ, ewz et Stadtwerk Winterthur, trois partenaires solides se sont associés pour développer la production d’énergie locale et fournir encore plus d’énergie renouvelable à la population de la ville et du canton de Zurich » Stefan Fritschi, conseiller municipal de Winterthur, ajoute : « Avec des projets éoliens dans le canton de Zurich, nous apportons ensemble une contribution précieuse à la production d’électricité renouvelable et à nos objectifs en matière de politique climatique et énergétique » Zurich Wind, la coopération zurichoise pour l’exploitation de l’énergie éolienne zurichoise, vise à assurer le développement, mais aussi le financement, la construction et l’exploitation d’éoliennes dans le canton de Zurich. Les projets éoliens ne sont pas partout bien accueillis par la population. Selon Urs Rengel, CEO d’EKZ, les partenaires en sont conscients : « Zurich Wind mise sur le dialogue et ne réalisera des projets éoliens qu’avec le soutien de la population locale » Avec Zürich Wind, les trois partenaires veulent donner un signal clair en faveur d’un approvisionnement en électricité renouvelable dans le canton de Zurich.

    Le 7 octobre 2022, le canton de Zurich a présenté ses plans pour l’évaluation des zones d’énergie éolienne dans le plan directeur cantonal. Les éoliennes doivent également contribuer à l’approvisionnement futur en électricité à partir d’énergies renouvelables dans le canton de Zurich. La sécurité d’approvisionnement prend de plus en plus d’importance et il faut notamment trouver des solutions pour répondre aux besoins en électricité en hiver. Les éoliennes sont particulièrement adaptées pour contribuer à la sécurité de l’approvisionnement car, en raison des conditions de vent, la production d’électricité a lieu principalement en hiver, lorsque la production des installations photovoltaïques est faible faute d’un ensoleillement optimal dans le Mitteland.

    Potentiel éolien dans le canton de Zurich
    Sur mandat de la Confédération, la direction des travaux publics du canton de Zurich a rédigé un rapport de base sur l’énergie éolienne concernant la situation dans le canton de Zurich et l’a publié l’automne dernier. Ce rapport montre qu’il est également possible d’utiliser l’énergie éolienne dans le canton de Zurich. Une cinquantaine de zones ont été définies comme zones potentielles. Des projets spécifiques doivent être menés pour déterminer si la réalisation d’éoliennes est réalisable dans ces zones et si le rendement du vent est rentable. L’objectif du canton est d’achever la planification directrice en définissant les sites d’ici fin 2025.

    Source www.ewz.ch

  • Utilisation de piles à combustible à hydrogène stationnaires pour soutenir la transition énergétique

    Utilisation de piles à combustible à hydrogène stationnaires pour soutenir la transition énergétique

    L’énergie hydraulique, l’énergie photovoltaïque et l’énergie éolienne constituent les piliers d’une infrastructure énergétique renouvelable et écologiquement durable en Suisse. Toutefois, l’intégration accrue de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne dans le réseau électrique comporte certains risques, car ces sources d’énergie présentent un caractère volatile et constituent donc un danger potentiel pour l’équilibre du réseau.

    L’utilisation de l’hydrogène offre une possibilité de compenser ces fluctuations d’énergie. Les surplus d’énergie solaire et éolienne imprévisibles ne sont pas directement injectés dans le réseau, mais utilisés pour produire de l’hydrogène par électrolyse. En période de pénurie d’énergie, due par exemple à l’absence de vent et à un temps très nuageux en hiver, l’hydrogène stocké peut être utilisé comme source d’énergie.

    Depuis 2020, Hälg Group s’intéresse à la question des piles à combustible à hydrogène stationnaires dans les bâtiments. Dans ce contexte, une équipe de projet composée de trois entreprises partenaires a été constituée : Osterwalder AG, à Saint-Gall, est responsable de la production d’hydrogène vert à partir de l’énergie hydraulique et de son transport, H2Energy est un partenaire technologique et de production dans le domaine des piles à combustible, tandis que Hälg Group, en tant que fournisseur de systèmes intégraux de gestion des bâtiments et de l’énergie, est responsable de la planification, de la réalisation et du suivi de l’ensemble de la gestion des bâtiments. La vision de cette équipe de projet est de créer des réseaux d’énergie idéaux dans lesquels l’hydrogène produit de manière écologique comble les lacunes des autres énergies renouvelables en tant que moyen de stockage de l’énergie.

    Pile à combustible à hydrogène stationnaire : une approche prometteuse pour une économie énergétique verte
    La base du système de pile à combustible à hydrogène existe depuis près de deux siècles. L’utilisation accrue de l’hydrogène comme source d’énergie et comme substitut aux sources d’énergie fossiles a récemment entraîné un développement significatif de la technologie des piles à combustible. La méthode de production de l’hydrogène est essentielle pour la compatibilité écologique de ce procédé. L’hydrogène dit « gris » est produit à partir de la décomposition de combustibles fossiles. L’hydrogène « vert », quant à lui, est obtenu par électrolyse de l’eau en utilisant des sources d’énergie respectueuses de l’environnement telles que l’énergie hydraulique, l’énergie solaire et l’énergie éolienne.

    En utilisant uniquement de l’hydrogène « vert » dans l’écosystème du groupe de projet, la pile à combustible stationnaire génère de l’électricité et de la chaleur de manière écologique. L’hydrogène et l’oxygène sont combinés dans la pile à combustible. En appliquant une tension électrique entre une anode et une cathode, les deux éléments réagissent et se combinent pour former de la vapeur d’eau. Il en résulte de l’énergie électrique et de la chaleur qui peuvent être utilisées directement pour alimenter des bâtiments et des zones. L’eau qui en résulte est réutilisée.

    La pile à combustible à hydrogène se caractérise par son respect de l’environnement, car aucune émission de substances nocives n’est produite ou libérée au cours de la réaction chimique. Seule de la vapeur d’eau pure, peu énergétique et inoffensive, s’échappe sous forme de « gaz d’échappement ». Par conséquent, le fonctionnement de la pile à combustible à hydrogène est considéré comme totalement exempt d’émissions.

    Avantages de la solution domotique des piles à combustible à hydrogène

    • Maximise la valeur de la propriété et augmente son attractivité
    • Augmente la réputation du propriétaire de l’installation et fait une déclaration responsable en matière de protection de l’environnement, de changement climatique et de transformation verte.
    • Alimentation de secours dans le bâtiment : possibilité d’autonomie partielle ou totale
    • Réduction des coûts de puissance et de connexion
    • Coûts de maintenance réduits en raison de l’absence de pièces mobiles
    • Construction modulaire : à partir de 80 kWel / 78 kWth, modulable à volonté.
    • Réduction des besoins en électricité en hiver, de la charge du réseau, des déficits d’électricité en hiver
    • Aide à la décarbonisation, à la protection de l’environnement et à la réduction des gaz à effet de serre
    • Élimination des pics de consommation d’électricité sur le réseau

    Réseau énergétique idéal
    Il est important que les producteurs et les consommateurs d’énergie puissent s’appuyer sur un large éventail de technologies respectueuses de l’environnement. Outre les piles à combustible à hydrogène, cela inclut les pompes à chaleur, les machines frigorifiques, l’énergie solaire thermique, l’énergie éolienne et l’énergie photovoltaïque, ainsi que le stockage à court terme des batteries et les véhicules électriques à utilisation bidirectionnelle. Pour plus d’informations, rendez-vous sur https://haelg.ch/stationaere-wasserstoff-brennstoffzelle/

  • L’obligation d’installer des panneaux solaires sur les bâtiments est rejetée par la Commission de l’énergie

    L’obligation d’installer des panneaux solaires sur les bâtiments est rejetée par la Commission de l’énergie

    La Commission de l’énergie du Conseil des Etats a mené d’intenses discussions sur les divergences concernant la loi fédérale sur la sécurité de l’approvisionnement en électricité produite à partir d’énergies renouvelables (21.047). Elle apporte de nouvelles propositions sur de nombreux points afin de trouver un juste équilibre entre les intérêts de protection et d’exploitation et de créer ainsi un projet bénéficiant d’un large soutien. Par 8 voix contre 5, la commission propose de supprimer l’article sur la suspension des prescriptions relatives aux débits résiduels pour les centrales hydroélectriques existantes, comme l’a décidé le Conseil national. Elle souligne que la disposition proposée est discutable d’un point de vue constitutionnel. En outre, il reste suffisamment de temps pour trouver une solution équilibrée au problème de la menace de perte de production des centrales hydroélectriques existantes. Une minorité souhaite suivre le Conseil national, car sans un maintien intégral de la production d’électricité existante à partir de l’énergie hydraulique, il ne sera pas possible d’atteindre l’objectif de développement des énergies renouvelables.

    La commission se prononce en outre en faveur de la délimitation, dans les plans directeurs cantonaux, de zones adaptées à l’exploitation de l’énergie solaire et éolienne. Cette planification doit également prendre en compte les intérêts de protection. Dans les zones définies, le besoin d’installations pour l’utilisation d’énergies renouvelables doit être prouvé et les installations doivent être liées au site. En outre, elles doivent en principe primer sur les autres intérêts nationaux dans le cadre d’une pesée des intérêts. La condition est que les installations ne soient pas réalisées dans des objets d’inventaire selon l’art. 5 LPN. En outre, le projet « Chlus » doit bénéficier des mêmes allègements que les 15 projets sélectionnés dans le domaine de l’hydroélectricité à accumulation. Une minorité s’oppose à cet ajout.

    INTÉRÊT NATIONAL DES INSTALLATIONS D’UTILISATION DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
    La commission s’est par ailleurs penchée sur les conditions-cadres des installations d’utilisation des énergies renouvelables d’intérêt national. Comme l’a décidé le Conseil national, ces installations seront toujours exclues des biotopes d’importance nationale et des réserves d’oiseaux d’eau et de migrateurs, mais elles pourront en principe être envisagées dans les nouvelles zones glaciaires et les plaines alluviales alpines. Cette exclusion ne s’appliquera pas aux installations hydroélectriques destinées à la restauration écologique. En outre, lors de la construction de centrales hydroélectriques, il devrait être possible que le tronçon à débit résiduel traverse ces zones protégées, une minorité souhaitant s’en tenir à la décision du Conseil national. Par 9 voix contre 3, la commission souhaite maintenir le fait que les électrolyseurs et les installations de méthanisation doivent également présenter un intérêt national au sens de la protection de la nature et du paysage (LPN) à partir d’une certaine taille et importance.

    UTILISATION OBLIGATOIRE DE L’ÉNERGIE SOLAIRE
    La commission rejette l’obligation d’utiliser l’énergie solaire pour toutes les nouvelles constructions ainsi que pour les projets de transformation et de rénovation importants, adoptée par le Conseil national, car elle constitue une atteinte trop importante à la propriété privée et à la souveraineté des cantons. En revanche, elle propose, par 6 voix contre 4 et 2 abstentions, d’introduire dans le droit en vigueur, pour une durée indéterminée, l’obligation d’utiliser l’énergie solaire sur les bâtiments d’une surface supérieure à 300 m2, comme le prévoit la « Loi fédérale sur des mesures urgentes visant à garantir à court terme un approvisionnement sûr en électricité en hiver » (21.501, projet 4). Une minorité demande que l’énergie solaire soit obligatoire, conformément au Conseil national, mais que cette obligation ne s’applique qu’aux nouvelles constructions et aux rénovations de toitures. En outre, la commission soutient, par 7 voix contre 3, l’obligation de recouvrir d’éléments solaires les surfaces de stationnement des véhicules à partir d’une certaine taille. Cette obligation s’appliquerait immédiatement aux nouveaux parkings de 250 m2 et aux parkings existants de 500 m2 et plus, avec une période de transition de 5 ans. Une minorité souhaite supprimer complètement cette obligation, tandis qu’une autre minorité souhaite qu’elle ne s’applique qu’à partir d’une surface de 500 m2 pour les nouveaux parkings et de 1000 m2 pour les parkings existants.

    Dans le domaine de la promotion des énergies renouvelables, la commission propose que le Conseil fédéral ait la compétence de fixer des tarifs minimaux de rachat au gestionnaire de réseau pour les installations jusqu’à 150 kW. Cela permettrait de garantir la sécurité des investissements pour les installations plus petites et donc plus coûteuses. En contrepartie, les dispositions transitoires adoptées par le Conseil national et prévoyant des rétributions fixes doivent être supprimées, car elles représentent une charge trop importante pour les gestionnaires de réseau et les consommateurs d’électricité captifs. En outre, la CEATE-E souhaite maintenir une incitation particulière à la production d’électricité en hiver dans le cadre de la prime de marché flottante. Si le prix de référence du marché de l’électricité dépasse la rétribution garantie pendant les mois d’hiver, l’exploitant de l’installation doit recevoir une part de l’excédent, à fixer par le Conseil fédéral, comprise entre 10 et 40%.

    CRÉATION D’UN MARCHÉ DES SERVICES D’EFFICACITÉ
    La commission soutient par 6 voix contre 5 et 1 abstention le programme de création d’un marché des services d’efficacité adopté par le Conseil national. Ce programme prévoit que les entreprises d’approvisionnement en énergie (EAE) doivent prouver chaque année qu’elles ont fourni un certain volume de mesures visant à améliorer l’efficacité électrique chez les consommateurs finaux ou qu’elles ont commandé ces mesures à des tiers, appelés prestataires de services d’efficacité. Ce ne sont pas les ventes d’électricité de l’entreprise d’approvisionnement en énergie qui déterminent si l’objectif est atteint ou non : les services d’efficacité constituent un nouveau domaine d’activité indépendant. Les mesures ne sont pas non plus limitées à la zone de réseau de l’entreprise d’approvisionnement en électricité concernée. Ainsi, les mesures les plus avantageuses peuvent être prises en premier dans toute la Suisse. Une minorité rejette ce programme d’efficacité en invoquant les charges d’exécution, les conflits d’objectifs des EAE et les mesures existantes pour améliorer l’efficacité.

    Sur la question de la réserve d’énergie selon l’art. 8a LApEl, la commission suit en principe la décision du Conseil national. Ainsi, les exploitants de centrales hydroélectriques à accumulation doivent pouvoir être obligés de constituer une réserve. Certaines conditions-cadres doivent cependant être modifiées : l’obligation ne doit être possible que pour les exploitants de centrales d’une capacité supérieure à 10 GWh. En outre, la rémunération pour l’eau mise en réserve doit également tenir compte de la situation actuelle du marché.

    CADRE DES RESEAUX ÉLECTRIQUES DE L’AVENIR
    Par 11 voix contre 1 et 1 abstention, la commission se prononce pour que tous les renforcements de réseau nécessaires à l’injection d’énergie renouvelable soient solidairement répercutés sur les consommateurs d’électricité de toute la Suisse. Pour les extensions au niveau le plus bas du réseau, un montant forfaitaire doit être versé au gestionnaire de réseau sans qu’une autorisation de l’Elcom soit nécessaire. Comme le Conseil national, la commission propose également de répartir les coûts de renforcement de certaines lignes de raccordement pour au niveau national. Les lignes situées entre la limite du terrain sur lequel se trouve une installation de production d’énergie renouvelable et le point de raccordement au réseau doivent bénéficier de cette aide.

    Dans le domaine du service universel de l’électricité (art. 6 LApEl), la commission propose de s’en tenir au droit en vigueur et donc à la méthode du prix moyen. L’amendement adopté par le Conseil national n’a pas convaincu. La commission soutient toutefois l’introduction d’un produit électrique standard, qui doit notamment reposer sur l’énergie renouvelable indigène.

    La commission propose de renoncer à l’ouverture du marché dans le domaine de la métrologie et s’en tient donc à la décision du Conseil des Etats. Les données collectées par les gestionnaires de réseau doivent toutefois être plus facilement disponibles. En outre, elle suit la décision du Conseil national selon laquelle le stockage avec consommation finale doit également être exempté de la rémunération pour l’utilisation du réseau : La rémunération du réseau doit pouvoir être remboursée pour l’électricité réinjectée. Une minorité propose de s’en tenir aux décisions du Conseil des Etats. En outre, l’utilisation de la flexibilité dans la consommation d’électricité ne devrait être possible qu’avec l’accord explicite de son détenteur.

    En raison de la complexité de l’élimination des divergences concernant l’acte modificateur unique (21.047), la commission n’a pas pu achever la discussion détaillée de la loi sur le CO2 (22.061) à temps pour la traiter lors de la session d’été. Elle portera ce projet à la session d’automne.

    La commission a siégé à Berne les 11 et 12 mai 2023, sous la présidence de la conseillère aux Etats Adèle Thorens Goumaz (G, VD) et en partie en présence du conseiller fédéral Albert Rösti.

  • Une étude révèle un potentiel considérablement plus élevé pour l'énergie éolienne

    Une étude révèle un potentiel considérablement plus élevé pour l'énergie éolienne

    La Suisse pourrait produire beaucoup plus d'électricité à partir de l'énergie éolienne qu'on ne le pensait auparavant. Selon une étude de l'entreprise bernoise Meteotest pour le compte de l'Office fédéral de l'énergie ( OFEN ), les éoliennes pourraient produire 19 térawattheures pendant les seuls mois d'hiver, selon un communiqué de presse de l'OFEN. Dans une étude précédente de 2012, les scientifiques avaient supposé 3,7 térawattheures par an. A titre de comparaison : la Suisse a consommé au total 58,11 térawattheures d'électricité en 2021.

    Avec 17,5 térawattheures, l'essentiel du potentiel se situe sur le Plateau Central. Dans l'arc jurassien et dans les grandes vallées alpines réunies, plus de 7,8 térawattheures pourraient être produits par an, dans la région alpine plus de 4,2 térawattheures.

    Les conditions politiques et la technologie ont évolué depuis la dernière étude. Les éoliennes d'aujourd'hui sont plus hautes, ont des rotors plus grands et produisent beaucoup plus que les systèmes plus anciens. De plus, davantage de zones telles que les forêts et les zones inscrites à l'Inventaire fédéral des paysages et monuments naturels ( BLN ) sont éligibles « à la reconnaissance d'intérêt national pour les parcs éoliens ». Cependant, ils sont soumis à des exigences plus élevées en matière de production d'énergie éolienne.

    "Même une expansion partielle de 30% du potentiel éolien total – ce qui correspond à environ 1000 éoliennes – pourrait apporter une contribution significative à un approvisionnement en électricité plus sûr en Suisse et à une réduction de la dépendance vis-à-vis de l'étranger", indique le communiqué de presse.

    Les zones habitées avec une zone tampon de 300 mètres, les paysages protégés tels que les landes, les parcs nationaux et les biotopes ainsi que les installations secrètes du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports ont été exclus du calcul.

  • Le Conseil fédéral veut accélérer les procédures pour les énergies renouvelables

    Le Conseil fédéral veut accélérer les procédures pour les énergies renouvelables

    La Suisse est à la traîne dans l’expansion de l’énergie éolienne. Les procédures de construction de grandes centrales hydroélectriques prennent également beaucoup de temps. Le Conseil fédéral veut maintenant accélérer les procédures de planification et d’approbation des grandes installations, écrit-il dans un communiqué . Aucun compromis ne doit être fait lorsqu’il s’agit de protéger la nature, l’environnement et les monuments.

    Le Conseil fédéral veut développer un concept avec les emplacements des principales centrales hydroélectriques et éoliennes. Cela devrait servir de ligne directrice pour la planification structurelle cantonale. Les systèmes qui y sont énumérés ne devraient alors être soumis qu’à une procédure cantonale d’approbation d’urbanisme. Celui-ci devrait être en mesure de délivrer tous les permis. Ainsi, en cas d’opposition, un seul recours auprès des instances devrait être possible.

    De plus, le Conseil fédéral veut accélérer l’installation du photovoltaïque sur les toits et les façades. Les investissements dans de nouveaux bâtiments devraient également être déductibles des impôts. L’approbation des systèmes solaires sur les façades doit être réglementée par une procédure de notification.

    La Fondation Suisse de l’Energie salue l’initiative du Conseil fédéral. « La Suisse a besoin d’un coup de pouce pour les énergies renouvelables », a déclaré le directeur général Nils Epprecht dans un communiqué . « Le Conseil fédéral a reconnu l’urgence. Ce faisant, il ne remet pas en cause les deux fondements politiques de la Suisse, l’équilibre des intérêts et le fédéralisme.»

    La consultation sur la proposition du Conseil fédéral dure jusqu’au 23 mai 2022.

  • LafargeHolcim renforce le cycle de l'éolien

    LafargeHolcim renforce le cycle de l'éolien

    Le groupe de matériaux de construction zougois LafargeHolcim et la filiale parisienne de General Electric GE Renewable Energy s’associent. Selon un communiqué, ils souhaitent trouver de nouvelles façons de recycler les matériaux des éoliennes démantelées. Les pales du rotor doivent également s’inscrire dans une économie circulaire, y compris en tant que matériau pour la construction de nouveaux parcs éoliens.

    Tous deux souhaitent développer des solutions circulaires, notamment pour le marché européen. Le contexte est que les éoliennes qui y vieillissent d’ici 2025 avec une puissance cumulée de près de 10 gigawatts seront remotorisées, c’est-à-dire remplacées par des éoliennes plus puissantes de dernière génération ou arrêtées.

    « Avec le développement durable au cœur de notre stratégie, l’accélération des énergies renouvelables et l’économie circulaire sont des priorités absolues pour notre entreprise », a déclaré Edelio Bermejo, responsable du Global Innovation Center de LafargeHolcim. « Je suis très heureux de cette collaboration avec GE Renewable Energy car elle remplit les deux objectifs. « .

    Les deux entreprises travaillent ensemble depuis 2020. En collaboration avec la société danoise Cobod , ils développent des tours record pour les éoliennes en utilisant l’impression 3D du béton. Ces tours sont « plus robustes, plus performantes et seront fabriquées dix fois plus vite qu’avant », précise le communiqué. Selon ses propres informations, LafargeHolcim a recyclé 46 millions de tonnes de matériaux l’an dernier. D’ici 2030, il devrait être de 100 millions de tonnes.

  • Repower investit dans des parcs éoliens allemands avec des partenaires

    Repower investit dans des parcs éoliens allemands avec des partenaires

    En début d’année, Repower a élargi son portefeuille d’éoliennes en Allemagne, a informé le fournisseur d’énergie des Grisons dans uncommuniqué de presse . Plus précisément, Repower a repris le parc éolien de Berlar en Rhénanie du Nord-Westphalie. La centrale avec cinq turbines et une puissance totale de 7,5 mégawatts devrait produire environ 14,4 gigawattheures d’électricité par an. La notification ne fournit aucune information sur le prix d’achat.

    Selon l’annonce, le fournisseur d’énergie des Grisons exploite déjà un certain nombre de parcs éoliens en Italie et en Allemagne. La nouvelle acquisition doit être intégrée à la société allemande Repartner Wind GmbH. La société est détenue à 100% par Bündner Repartner Produktions AG , détenue majoritairement à 51% par Repower. Les camions détiennent la plus grande part minoritaire avec 10,39%.

    Par l’intermédiaire de Repartner Produktions AG, Repower souhaite offrir à ses actionnaires « l’accès à une production d’électricité diversifiée et renouvelable », indique le communiqué de presse. Outre Repower et LKW, d’autres entreprises énergétiques suisses sont impliquées dans Repartner Produktions AG, notamment Eniva, WWZ et les installations électriques du canton de Zurich (EKZ).

    «Cette participation est un gain absolu pour LKW», a déclaré Gerald Marxer, PDG de LKW, dans une annonce distincte de LKW concernant le rachat du parc éolien. « D’une part, nous pouvons augmenter notre propre production et, d’autre part, nous investissons dans des technologies de production renouvelables conformément à notre stratégie. »

  • ewz devrait produire plus d'électricité renouvelable

    ewz devrait produire plus d'électricité renouvelable

    Selon un communiqué de presse , la mairie de Zurich a sollicité une troisième ligne de crédit de 200 millions de francs pour l’ ewz. Ces fonds sont destinés aux installations de production d’énergie qui produisent de l’électricité à partir de sources renouvelables. Les électeurs de la ville de Zurich décideront en dernier ressort si cette demande sera approuvée.

    Comme indiqué dans la communication, depuis 2007, les électeurs ont approuvé trois lignes de crédit pour des investissements dans la production d’énergie éolienne et d’autres sources renouvelables. Au total, le montant était de 420 millions de francs. Ainsi, ewz a acquis 18 parcs éoliens en Allemagne, France, Suède et Norvège via la filiale à 100% de la ville de Zurich, ewz (Deutschland) GmbH. Cela signifie que l’ewz dispose désormais d’environ un térawattheure d’électricité éolienne. Cela correspond à la part ewz actuelle de la production d’électricité de la centrale nucléaire de Gösgen.

    Avec les 200 millions de francs désormais demandés, l’ewz souhaite développer des éoliennes et des centrales hydroélectriques en Suisse et dans d’autres pays européens. L’ewz vise à nouveau à investir un tiers de la ligne de crédit dans des systèmes en Suisse.

    Le groupe ewz Allemagne est responsable de tous les achats et financements à l’étranger. La ville de Zurich le décrit comme l’un de ses investissements les plus importants. Le conseil municipal demande donc au conseil municipal de créer une base juridique pour ewz (Deutschland) GmbH dans une demande séparée.

  • La population de Fribourg veut des parcs éoliens

    La population de Fribourg veut des parcs éoliens

    La population de Fribourg est à l'origine des projets éoliens cantonaux. C'est ce que montre une enquête réalisée par MIS Trend pour le compte du Groupe E en septembre. Selon une déclaration du fournisseur d'énergie cantonal, 72% sont favorables à la construction de parcs éoliens dans le canton. 65 pour cent n'ont pas non plus de préoccupations concernant l'installation des systèmes.

    Le Groupe E souhaite implanter des parcs éoliens sur quatre sites. Ces emplacements sont inscrits dans le plan de structure du canton, qui a déjà été approuvé par le gouvernement fédéral. Les quatre parcs éoliens devraient permettre une production d'électricité supplémentaire de 156 gigawattheures d'électricité par an. Les deux tiers de la production d'électricité devraient avoir lieu en hiver lorsque le photovoltaïque est moins productif. Des mesures de compensation au profit de la biodiversité sont prévues pour les projets.

  • Le gouvernement fédéral spécifie les exigences relatives à l'énergie éolienne

    Le gouvernement fédéral spécifie les exigences relatives à l'énergie éolienne

    «Depuis 2018, la loi sur l'énergie et l'aménagement du territoire oblige explicitement les cantons à définir dans leurs plans structurels des zones adaptées à l'utilisation de l'énergie éolienne», explique le Conseil fédéral dans un communiqué de presse . Lors de sa réunion du 25 septembre, il a approuvé les adaptations nécessaires au concept d'énergie éolienne. Tous les promoteurs de planification et de projet doivent s'orienter vers ce concept.

    Dans le concept d'énergie éolienne, les intérêts d'utilisation et de protection sont mis en balance. De cette considération, le gouvernement fédéral tire des domaines qui, selon lui, conviennent à l'utilisation de l'énergie éolienne. Les intérêts de l'administration fédérale dans les zones de protection de la nature et du paysage ainsi que dans les installations techniques militaires et civiles de l'administration fédérale doivent être pris en compte par les cantons lors de la désignation des zones d'utilisation de l'énergie éolienne. Le concept adapté stipule que dans certaines conditions, des éoliennes peuvent être érigées dans des paysages d'importance nationale. Dans les biotopes d'importance nationale, cependant, la construction d'éoliennes est exclue.

    Les cantons restent compétents pour déterminer les domaines spécifiques qui sont en cause pour l'utilisation de l'énergie éolienne. Dans les plans structurels déjà approuvés par le gouvernement fédéral pour les cantons d'Argovie, de Bâle-Campagne, de Berne, de Fribourg, de Neuchâtel, de Schaffhouse, de Soleure, de Saint-Gall, de Vaud et de Wallis, plus de 50 zones ont déjà été définies. La communication fait également état d'un certain nombre de projets d'énergie éolienne qui sont déjà bien avancés au stade de la planification.

  • Agile Wind Power complète une éolienne unique

    Agile Wind Power complète une éolienne unique

    Dübendorfer Agile Wind Power AG a achevé la construction de la première éolienne Vertical Sky sur le champ d’essai éolien de Grevenbroich près de Düsseldorf. Vertical Sky est la première éolienne de la classe des mégawatts avec des pales de rotor montées verticalement. Selon un communiqué de presse, il est silencieux, efficace et « unique au monde ».

    Dans les semaines à venir, l’usine passera progressivement en phase d’essai. Pendant ce temps, diverses mesures nécessaires à la certification sont effectuées. En même temps, de l’électricité est produite. Selon Agile Wind Power, les éoliennes Vertical Sky sont écologiques et peuvent être installées dans des endroits qui ne conviennent pas aux systèmes conventionnels, comme à proximité de zones résidentielles. La tour est donc adaptée à la production d’électricité décentralisée. De plus, les oiseaux et les chauves-souris reconnaîtraient les pales de rotor alignées verticalement et n’en seraient pas victimes.

    Le premier type de produit a une puissance nominale de 750 kilowatts et une hauteur de 105 mètres. Son diamètre de rotor est de 32 mètres. Il se caractérise par des concepts logistiques simples. «Nous sommes orientés vers le marché et souhaitons contribuer à assurer un approvisionnement sûr et fiable en énergie propre dans un proche avenir, quelles que soient les sources d’énergie limitées», déclare le fondateur et PDG, Patrick Richter.

    Le rotor vertical du ciel entre en production en série sur l’ancien site aéroportuaire de Lemwerder près de Brême. L’accès aux ports internationaux est un avantage de l’emplacement, selon l’annonce. L’équipe de recherche et développement Agile Wind Power restera à Dübendorf.

  • La Suisse a relativement peu d'énergie éolienne et solaire

    La Suisse a relativement peu d'énergie éolienne et solaire

    La Fondation suisse pour l'énergie (SES) a montré dans une courte étude que la Suisse est loin derrière dans la comparaison européenne de la production d'énergie solaire et éolienne par habitant: par rapport à l'UE dans son ensemble, la Suisse se classe 24e sur 29. Seules la République tchèque, la Hongrie, la Slovénie, la Slovaquie et la Lettonie affichent des résultats encore pires.

    Les premiers rangs sont occupés par le Danemark, l'Allemagne, la Suède et l'Irlande. Ces pays produisent beaucoup plus d'énergie éolienne que la Suisse. En contrepartie, la Suisse peut augmenter l'expansion de l'énergie solaire: mais là aussi, elle est à un niveau très bas. La part de l'énergie solaire dans la consommation finale d'électricité de la Suisse est d'un peu moins de 4% en 2019, et la part de l'énergie éolienne n'est que de 0,3%. Cela se traduit par une part totale de 4,3% des nouvelles énergies renouvelables dans la consommation finale d'électricité. Elle est de 50% au Danemark et de 33% en Allemagne.

    Aucune nouvelle éolienne n'a été mise en service en Suisse en 2019; il reste 36 turbines plus grandes. Les cinq turbines du parc éolien "San Gottardo" devraient être mises en service à l'été 2020 et augmenter la production totale d'environ 15%.

    Les raisons de la mauvaise performance de la Suisse se trouvent surtout dans la politique énergétique suisse: contrairement aux pays de l'UE, cela garantit une sécurité d'investissement insuffisante. Pour l'avancée rapide de la transition énergétique, une nouvelle conception du marché de l'électricité est donc essentielle, peut-on lire dans l'étude. Selon le SES, les objectifs climatiques du Conseil fédéral sont menacés. Pour réaliser la stratégie énergétique 2050, un deuxième train de mesures est nécessaire.