Étiquette : Wohnungsnot

  • La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    Les immeubles plus hauts dans les villes pourraient atténuer la pénurie de logements, mais ils sont impopulaires auprès de la population. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par le portail de comparaison Comparis. Selon ce sondage, 50 % des personnes interrogées par Comparis se sont prononcées contre la construction d’immeubles de plus de six étages. En revanche, 45 % des 1 039 adultes interrogés dans toute la Suisse en novembre 2025 y étaient favorables.

    Selon l’expert immobilier Harry Büsser de Comparis, la construction d’immeubles plus hauts dans les zones urbaines pourrait être « une voie politique vers plus d’espace habitable ». « Laissons les citadins prendre l’ascenseur plutôt que la voiture », déclare-t-il dans un communiqué sur l’étude. Celle-ci met en évidence un dilemme : la hausse des loyers touche tout le monde, mais les mesures possibles pour y remédier sont majoritairement rejetées. Ainsi, 68 % des personnes interrogées sont opposées à une densification impliquant moins d’espaces verts et des distances plus courtes. 66 % rejettent la création de nouvelles zones constructibles au détriment des terres agricoles ou des espaces verts. Seule la limitation des recours a obtenu une majorité relative : 47 % y sont favorables, 43 % y sont opposés.

    L’étude montre également que les mesures visant à créer des logements supplémentaires sont évaluées différemment selon le sexe et l’âge. Alors que 54 % des hommes sont favorables à des bâtiments plus hauts, la proportion de femmes est de 36 %. Les constructions plus denses ont été approuvées par 33 % des hommes contre 22 % des femmes. 39 % des hommes interrogés se sont prononcés en faveur de nouvelles zones à bâtir, contre 21 % des femmes. Büsser suppose que cela s’explique par la différence des rôles et des activités. Les femmes assument souvent la majeure partie des tâches familiales et de voisinage. Les changements dans leur environnement résidentiel seraient donc « davantage perçus comme une perte de qualité de vie ».

    La pénurie croissante de logements touche particulièrement les 18-35 ans (65 %) et les citadins (66 %). Selon Comparis, cela explique pourquoi l’approche consistant à construire en hauteur a reçu le plus grand soutien parmi eux : 52 % des personnes interrogées dans le groupe de population jeune seraient d’accord avec une construction de plus de six étages. L’enquête a également révélé que les immeubles plus hauts ne sont acceptés qu’en ville (54 %). Dans les agglomérations, seuls 39 % y sont favorables.

  • La Suisse a besoin de procédures d’autorisation plus rapides

    La Suisse a besoin de procédures d’autorisation plus rapides

    La pénurie de logements en Suisse continue de s’aggraver. Bien que l’activité de construction ait légèrement augmenté par rapport aux années précédentes, le rythme n’est pas suffisant pour répondre à la demande croissante. Les prévisions montrent qu’en 2025, seuls 42 000 nouveaux logements seront construits, soit environ 20 % de moins que ce qui serait nécessaire pour assurer un approvisionnement stable. Compte tenu de la forte immigration, de la croissance des besoins internes et du faible taux de vacance dans les régions urbaines, cette situation entraîne une hausse sensible des loyers et une pression croissante sur le marché du logement.

    Une étude de l’OFL révèle les problèmes
    Le 1er juillet 2025, l’Office fédéral du logement a publié une étude approfondie sur les causes de la longueur des procédures de planification et d’autorisation ainsi que du nombre croissant de recours. Le résultat montre clairement que les procédures sont souvent trop complexes, trop longues et sujettes à des retards dus à des oppositions qui ne sont pas toujours faites dans l’intérêt public. Dans le même temps, l’étude montre également qu’il existe des possibilités d’accélérer les procédures sans pour autant annuler la protection de l’environnement ou du patrimoine. Elle confirme ainsi ce que la SSE souligne depuis des années, à savoir que les goulets d’étranglement dans la construction de logements ne pourront pas être éliminés sans adaptations légales.

    La SSE demande une action résolue
    La SSE voit dans les résultats de l’étude de l’OFL un mandat clair pour les politiques. C’est le moment de s’attaquer résolument aux réformes et de déclencher ainsi les investissements. Les maîtres d’ouvrage et les investisseurs ont besoin de sécurité en matière de planification et de droit pour mettre en œuvre des projets et mettre sur le marché des logements dont ils ont un besoin urgent. « Le temps est compté. Nous devons agir maintenant pour endiguer la pénurie de logements », déclare l’association.

    Concrètement, la SSE s’engage pour les mesures suivantes

    1. Procédures de planification et d’autorisation plus rapides
    Accélérer et rationaliser les processus aux niveaux cantonal et communal.
    Limiter les oppositions aux intérêts personnels dignes de protection.
    Limiter les recours abusifs, par exemple en imposant des frais de procédure ou des obligations de dédommagement en cas de retard.

    2. Adaptation des bases de l’aménagement du territoire
    Augmentation des coefficients d’utilisation, par exemple par l’ajout d’étages supplémentaires.
    Réduction des distances aux limites afin d’utiliser plus efficacement les surfaces existantes.
    Création de zones mixtes supplémentaires pour l’habitat et le travail afin de promouvoir des quartiers vivants.

    3. Peser équitablement les intérêts entre la construction de logements et la protection du patrimoine
    Pondérer de manière équilibrée les besoins en logements et les intérêts de protection.
    Application directe de l’ISOS (Inventaire des sites construits à protéger en Suisse) uniquement dans le cadre de procédures fédérales ayant un lien direct avec la protection des sites.
    Clarification précoce de l’équilibre entre la protection du patrimoine et la densification dès le plan directeur et les règlements de construction et de zonage.

    Soutien politique disponible
    Plusieurs interventions ont été déposées au Parlement national pour aborder précisément ces points. Elles bénéficient d’un large soutien au-delà des frontières des partis. L’USP demande donc que ces travaux soient maintenant rapidement transformés en modifications législatives concrètes. C’est la seule façon de simplifier les procédures, d’éliminer les incertitudes juridiques et de lever les blocages.

    La construction de logements, une tâche qui concerne l’ensemble de la société
    La création d’un nombre suffisant de logements n’est pas seulement une tâche pour le secteur de la construction, mais un défi pour l’ensemble de la société. Les villes et les communes ont besoin d’instruments fiables pour répondre à la demande sans perdre un temps précieux dans des procédures fastidieuses. Parallèlement, il faut maintenir l’équilibre entre la densification des constructions, les exigences écologiques et la protection des sites.

    L’étude de l’OFL résume bien la situation. La Suisse a besoin de réformes structurelles pour accélérer à nouveau la création de logements. La SSE se félicite de ces conclusions claires et demande que la politique et l’administration prennent maintenant leurs responsabilités. Sans réforme, la pénurie de logements risque de s’aggraver dans les années à venir, avec toutes les conséquences négatives que cela implique pour les locataires, les familles et la compétitivité de la place économique suisse.

  • Une clé pour lutter contre la pénurie de logements dans la ville de Zurich

    Une clé pour lutter contre la pénurie de logements dans la ville de Zurich

    La pénurie de logements dans la ville de Zurich est alarmante. Avec un taux de vacance de seulement 0,06%, il existe un besoin massif de nouveaux logements. Une initiative interpartis s’attaque précisément à ce problème et demande l’adaptation des règles de construction afin de pouvoir surélever les bâtiments existants sur l’ensemble du territoire. Cette mesure pourrait contribuer à créer rapidement des logements supplémentaires et à contrer l’énorme pression sur le marché du logement zurichois.

    La construction en bois, une solution idéale pour les surélévations
    En raison de son faible poids, la construction en bois se prête particulièrement bien aux surélévations. Par rapport aux matériaux de construction massifs, le bois permet d’agrandir des bâtiments existants sans imposer de contraintes importantes aux structures sous-jacentes. Il est même possible de réaliser des surélévations de plusieurs étages sans qu’il soit nécessaire de procéder à des renforcements statiques importants. De plus, le bois marque des points grâce à ses excellentes propriétés énergétiques, ce qui permet de réaliser des économies significatives sur les coûts de chauffage.

    Synergie entre gain d’espace et efficacité énergétique
    Les surélévations offrent non seulement un espace de vie supplémentaire, mais aussi la possibilité de rénover l’ensemble de l’enveloppe du bâtiment et d’en optimiser l’efficacité énergétique. Cela améliore l’efficacité énergétique de l’ensemble du bâtiment, ce qui se traduit par une réduction des coûts d’exploitation à long terme. Le nouvel espace créé, généralement de grande qualité et donc facile à louer, contribue à amortir l’investissement dans la surélévation et la rénovation énergétique.

    L’initiative bénéficie d’un large soutien
    L’initiative « Davantage de logements par surélévation – compatible avec le développement durable du quartier » a déjà reçu un large soutien. Plus de 4000 signatures ont été déposées avant même la fin du délai de collecte, ce qui souligne le grand intérêt de la population pour cette solution. La mise en œuvre de cette initiative pourrait constituer une étape importante pour lutter efficacement contre la pénurie de logements à Zurich tout en encourageant les pratiques de construction durable.

  • Plus d’incitations à la densification et à l’éco-construction

    Plus d’incitations à la densification et à l’éco-construction

    A l’heure où la lutte contre le réchauffement climatique et la pénurie de logements deviennent de plus en plus urgentes, tous ceux qui travaillent dans le secteur de la construction sont plus que jamais sollicités. Le parc immobilier est responsable d’une part importante des émissions de CO2 et la demande de nouveaux logements croît plus vite que jamais. Il est donc indispensable d’agir rapidement.

    Malgré de nombreuses initiatives et interventions politiques, les progrès dans la résolution de ces problèmes semblent toujours trop lents et les fronts se durcissent de plus en plus. Bernhard Lanzendörfer plaide pour une recherche commune de solutions rapides, innovantes, abordables et sociales, plutôt que de se perdre dans des points de vue idéologiques.

    Un exemple de point de vue idéologique est la pétition de l’association Countdown 2030, qui s’oppose avec véhémence à la démolition de bâtiments. Bernhard Lanzendörfer fait valoir que des idées rigides comme celles-ci ne résoudront pas les problèmes et demande une approche différenciée du point de vue de la construction, de l’environnement et du social.

    Compte tenu de la pénurie de logements, une densification substantielle de l’habitat n’est souvent possible que par le biais d’une nouvelle construction de remplacement. L’approche consistant à construire dans l’existant atteint ici rapidement ses limites, notamment lorsqu’il s’agit de moderniser et de surélever des bâtiments existants.

    Afin d’encourager la construction écologique et sociale, Lanzendörfer suggère que les politiques mettent en place des incitations concrètes. Cela pourrait par exemple prendre la forme de récompenses pour l’amélioration écologique des bâtiments ou d’un coefficient d’utilisation plus élevé pour les projets écologiques exemplaires.

    Compte tenu de l’augmentation de la population et de l’étalement urbain, il est inévitable de construire également en hauteur. Bien que cela puisse susciter des résistances, c’est la solution la plus simple pour mieux utiliser chaque mètre carré, selon M. Lanzendörfer.

    Il est important de ne pas entraver les concepts innovants par des barrières idéologiques. L’industrie du bâtiment a déjà fait de grands progrès dans le développement de produits respectueux du climat, et le monde politique soutient également l’utilisation de matériaux de construction écologiques en introduisant de nouvelles réglementations dans la loi sur la protection de l’environnement.

  • Les projets de construction dans les villes sous la loupe

    Les projets de construction dans les villes sous la loupe

    Les statistiques de l’Office fédéral indiquent une diminution du nombre de logements vacants, due à la baisse de l’activité de construction et à la densité croissante de la population. Il en résulte un déficit d’offre significatif d’environ 10.000 logements par an. Cette pénurie se fait de plus en plus sentir, en particulier dans les zones urbaines, ce qui souligne l’urgence de prendre des mesures rapides pour éviter une aggravation de la pénurie de logements.

    L’exigence d’une densification urbaine conformément aux lois sur l’aménagement du territoire pose des défis majeurs aux promoteurs. Des réglementations plus strictes et un excès d’obstacles bureaucratiques rendent le processus de construction plus complexe et entraînent une augmentation des coûts. Les recours et les longues procédures juridiques retardent les projets de construction et augmentent les prix des loyers.

    Plusieurs mesures sont nécessaires pour faciliter la construction de logements dans les zones urbaines : Les plans directeurs et les plans d’occupation des sols doivent être révisés et les obstacles à la densification supprimés. La suppression ou l’adaptation des coefficients d’utilisation du sol et des distances aux limites permet à la fois de créer davantage de logements et de préserver les espaces verts.

    En outre, les règles de construction devraient être simplifiées pour les constructions denses. Les règles obsolètes en matière de bruit, d’ombre portée et d’esthétique doivent être modernisées ou supprimées. Il est nécessaire de réduire les recours et d’accélérer les procédures juridiques afin de rendre les projets de construction plus efficaces et de réduire la pression sur le marché du logement.

    Une solution prometteuse pourrait consister à simplifier la planification de la construction urbaine tout en optimisant la participation des citoyens afin d’améliorer la réalisation et l’acceptation des projets. Cela permettrait non seulement de raccourcir les délais de construction, mais aussi de réduire les coûts et, en fin de compte, de créer des logements abordables.

    Une combinaison équilibrée d’efficacité économique et de responsabilité sociale constitue la clé d’un développement sain du marché immobilier. En se concentrant sur des concepts de construction innovants, des pratiques de développement durable et une planification urbaine prévoyante, les villes peuvent continuer à croître et à prospérer sans compromettre la qualité de vie.

  • Des gratte-ciel comme ceux de Manhattan sont inimaginables pour la Suisse

    Des gratte-ciel comme ceux de Manhattan sont inimaginables pour la Suisse

    La Suisse connaît une dynamique remarquable sur son marché du logement. Selon une analyse approfondie de Dani Steffen et de son équipe à la Haute école de Lucerne, des régions spécifiques comme Zurich, Genève et les zones touristiques centrales connaissent une pénurie de logements frappante. Cela contraste avec des marchés plutôt détendus comme le Jura ou le Tessin, où l’offre de logements locatifs est excédentaire. Ces disparités régionales sont illustrées par un taux de logements vacants de 1,15% à l’échelle nationale, qui montre une baisse inquiétante depuis 2020.

    Steffen souligne que le manque de logements n’est pas seulement un phénomène local, mais national, malgré les différences régionales. Avec l’augmentation constante de la population et la tendance à l’habitat individuel, la demande de logements reste constamment élevée, alors que l’activité de construction de logements stagne. Cet écart entre l’offre et la demande est renforcé par une combinaison d’obstacles réglementaires, de restrictions géographiques et de facteurs conjoncturels tels que l’inflation et la hausse des taux d’intérêt.

    L’étude souligne également le poids des loyers, qui représentent en moyenne environ 20 % du budget des ménages, les groupes à faibles revenus étant nettement plus touchés. Steffen souligne que malgré des loyers élevés dans des villes comme Zurich ou Genève, le coût des loyers reste relativement stable par rapport aux revenus. Cela indique un certain équilibre régional, bien que l’accessibilité pour les groupes à faibles revenus reste un défi.

    A l’avenir, le besoin de logements adaptés aux personnes âgées augmentera afin de répondre au vieillissement de la population. M. Steffen souligne la nécessité d’inciter les personnes âgées à réduire la taille de leur logement afin de faire plus de place aux familles et de désengorger le marché du logement. Ce processus nécessite toutefois des approches sensibles, car le logement est un sujet très émotionnel.

    Dans l’ensemble, l’étude montre que la Suisse est confrontée à d’importants défis en matière de logement, qui nécessitent une prise en compte attentive à la fois des spécificités régionales et des différents besoins des groupes de population.

  • Manifeste contre le mal-logement

    Manifeste contre le mal-logement

    Le Manifeste pour l’urbanisme d’URBANISTICA a pour but de faire prendre conscience à la population et aux responsables politiques de la nécessité de pratiquer à nouveau l’urbanisme de manière sérieuse et compétente dans notre pays, afin de répondre aux défis actuels et aux besoins des générations futures.

    Avec l’avènement de la mobilité individuelle au milieu du siècle dernier, la planification urbaine est tombée dans l’oubli en Suisse. La priorité a été donnée à la planification des transports et à la ségrégation des usages, ce qui a conduit à l’étalement urbain en Suisse. En acceptant la révision de la loi sur l’aménagement du territoire en 2013, le peuple suisse a décidé qu’aucun terrain à bâtir supplémentaire ne devait être classé en zone à bâtir et que la croissance démographique future devait être absorbée par le développement urbain interne.

    Le manifeste ci-dessous vise à lancer le débat nécessaire sur l’urbanisme et l’aménagement urbain. Urbanistica est à la fois un site web, une plateforme et un mouvement qui donne des impulsions et encourage le dialogue public dans le but de rétablir un urbanisme et un aménagement urbain de qualité, durable et adapté aux besoins dans de nombreux cantons, communes et villes de Suisse. Dans l’intérêt d’un développement territorial durable en Suisse, les initiateurs vous demandent d’examiner et de signer le manifeste. Chaque voix est importante ! Manifeste contre la pénurie de logements. www.urbanistica.ch

  • La construction de nouveaux logements est à la traîne de la croissance démographique

    La construction de nouveaux logements est à la traîne de la croissance démographique

    Dans toute la Suisse, il se construit environ un quart de logements en moins qu’il y a quelques années. Compte tenu de l’augmentation de la population, il y a un risque de pénurie de nouveaux logements dont le besoin est urgent, peut-on lire dans un communiqué de presse de la Banque cantonale de Zurich(ZKB) concernant la nouvelle étude de son service de recherche immobilière.

    Parmi les raisons du ralentissement de l’activité de construction, l’étude cite la baisse du nombre de demandes de permis de construire. Le délai moyen entre la demande de permis de construire et l’autorisation est de 140 jours, soit une augmentation de 67% par rapport à 2010. Les personnes souhaitant construire attendent le plus longtemps dans les régions à forte densité de population. Ainsi, le délai pour le canton de Zurich est estimé à près de 200 jours, ce qui correspond à une augmentation de 136 pour cent par rapport à l’année de référence et à une attente de près d’un an. Le canton de Genève est le plus mauvais élève, avec un délai de 500 jours pour obtenir l’autorisation de construire un logement.

    De plus, des contraintes de construction élevées rendent difficile la création rapide de nouveaux logements. Les recours contribuent également à ralentir le secteur de la construction neuve. La recherche immobilière s’appuie sur une étude des projets de construction de logements neufs effectivement réalisés, selon laquelle un projet de logement autorisé sur dix n’a pas été mis en œuvre en 2010 et il manque 4000 logements par an sur le marché de la location.

    Dans le dernier numéro d’Actualités immobilières, la Banque cantonale de Zurich met à disposition des faits et des analyses basés sur des données sur le thème de la pénurie de logements. Dans un article plus détaillé, la construction de nouveaux logements est comparée à un parcours du combattant.

  • Crise du logement : le Conseil fédéral attend

    Crise du logement : le Conseil fédéral attend

    Pour Coopératives d’habitation Suisse, il est incompréhensible que le Conseil fédéral se contente d’attendre face à la pénurie de logements. Dans une interpellation, Manuela Weichelt, conseillère nationale (Verts) et membre du comité de Coopératives d’habitation Suisse, a voulu savoir ce que le Conseil fédéral comptait faire contre la pénurie de logements. Le Conseil fédéral a répondu qu’il était conscient qu’une offre insuffisante de logements pouvait freiner le développement économique et entraîner des tensions sociopolitiques. Il considère toutefois que la responsabilité de l’offre de logements incombe en premier lieu au secteur immobilier. Certes, la construction de logements d’utilité publique joue un rôle important dans la mise à disposition de logements à prix modérés, mais elle est déjà encouragée par le Fonds de roulement et les cautionnements. Le cas échéant, le Conseil fédéral est prêt à évaluer des mesures supplémentaires, comme le demande un postulat du conseiller aux Etats Damian Müller (PLR).

    Il faut des mesures immédiates
    La pénurie de logements fait grimper les loyers de plus en plus haut. « La pénurie de logements abordables est aiguë et des mesures doivent être prises rapidement », souligne Manuela Weichelt. « Nous demandons au Conseil fédéral d’agir maintenant. Les recettes pour lutter contre la pénurie de logements sont connues : Il faut davantage de construction de logements d’utilité publique et à prix modérés » La situation actuelle montre que le secteur immobilier n’assure pas une offre suffisante de logements abordables. « Le Conseil fédéral reconnaît que les maîtres d’ouvrage d’utilité publique apportent une contribution importante dans ce domaine. Il est d’autant plus incompréhensible qu’il ne veuille pas les encourager davantage. L’aide au logement actuelle ne suffit pas à augmenter rapidement la proportion de logements d’utilité publique », explique Eva Herzog, conseillère aux Etats de Bâle-Ville (PS) et présidente de Coopératives d’habitation Suisse. Pour pouvoir construire davantage, les maîtres d’ouvrage d’utilité publique ont notamment besoin de terrains à bâtir appropriés. Pour cela, il faut un pilotage actif, par exemple avec des parts ou des zones définies pour les logements d’utilité publique. La Confédération aurait la possibilité de garantir des terrains pour des projets de construction d’utilité publique : Par exemple, en mettant à disposition des terrains de la Confédération et d’entreprises proches de la Confédération qui ne sont plus nécessaires. Ou en donnant aux communes la possibilité d’acheter des terrains avec un droit de préemption pour la construction de logements d’utilité publique. La Confédération pourrait également aider les communes à acheter des terrains, par exemple en créant un fonds d’acquisition de terrains.