Auteur/autrice : immovestuser

  • Le canton de Berne prévoit un grand bâtiment dans le Seeland bernois

    Le canton de Berne prévoit un grand bâtiment dans le Seeland bernois

    L’Office de la circulation routière et de la navigation a son siège principal au Schermenweg à Berne depuis des décennies. Les bâtiments qui s’y trouvent présentent des défauts statiques et sont dans un état tel qu’il est impossible de les rénover totalement sans interrompre l’activité. A cela s’ajoute un deuxième site à Ostermundigen, où le canton paie un loyer annuel de plus d’un million de francs.

    Déménager trois fois ou construire une fois
    La décision a été prise en faveur d’une nouvelle construction. Les trois sites seront supprimés et les quelque 400 collaborateurs seront regroupés en un seul lieu. Le nouveau bâtiment sur la Buechlimatt à Münchenbuchsee offre de la place pour les bureaux, les centres de contrôle et l’ensemble des activités clients sur une seule surface de terrain. Homologations de véhicules, examens de conduite, procédures administratives : tout est réuni sous un même toit, pour la première fois depuis des décennies.

    Un concours, un vainqueur, une construction en bois
    en 2021, le canton a lancé un concours de projets ouvert. Trente équipes ont présenté des projets et l’équipe de planificateurs zurichois composée de Studiomori Architektur et de KNTXT Architekten a convaincu le jury. Leur projet porte le nom programmatique « Un pour tous ». Il mise sur une construction en bois nécessitant peu d’entretien, qui s’intègre de manière organique dans la périphérie rurale du village de Münchenbuchsee. Il ne s’agit pas d’une déclaration en béton et en verre, mais d’un bâtiment qui rend visible la stratégie climatique du canton de Berne. Le bois en tant que matériau de construction réduit le bilan CO2 sur l’ensemble du cycle de vie.

    La politique décide
    En avril 2026, le gouvernement bernois a demandé le crédit d’engagement de 132,9 millions de francs au Grand Conseil. Le fait que le montant ait augmenté depuis la phase de concours de 2021, passant d’environ 104 millions de francs à l’époque à 132,9 millions, devrait soulever des questions au Parlement. Le renchérissement de la construction et les exigences accrues en matière de planification sont considérés comme les principales raisons. Si l’on compare les coûts de location et les retards d’assainissement, on obtient un résultat économique clair en faveur de la nouvelle construction.

    Emménagement au plus tôt en 2031
    Si les débats parlementaires se déroulent comme prévu, la mise à l’enquête aura lieu mi-2026 et les travaux débuteront en 2028. La mise en service est prévue entre 2030 et 2031. Pour Münchenbuchsee, cela signifie un nouveau centre de travail avec plusieurs centaines d’employés à la périphérie du village. Pour le canton de Berne, cela signifie la fin d’une longue restructuration administrative. Et pour le secteur suisse de la construction, le projet est exemplaire d’une tendance qui prendra de l’ampleur en 2026. Des bâtiments publics en bois, construits pour la prochaine génération.

  • 11. Mai où la Suisse franchit ses frontières

    11. Mai où la Suisse franchit ses frontières

    Depuis le premier relevé de l’empreinte écologique en 1961, l’Overshoot Day suisse s’est avancé de plus de sept mois, passant de fin décembre à mi-mai. Si l’ensemble de la population mondiale vivait comme la Suisse, il faudrait les ressources de 2,8 Terres en 2026. L’empreinte écologique de la Suisse est de 4,15 hectares globaux par personne, la biocapacité disponible est d’à peine 1,48 hectare. L’écart se creuse.

    Le logement, un moteur sous-estimé
    Le logement est l’un des plus forts moteurs de l’empreinte écologique suisse, avec la mobilité, l’alimentation et les biens importés. Entre 1990 et 2021, la surface habitable en Suisse a augmenté de 54 pour cent, alors que la population n’a augmenté que de 31 pour cent. Dans ce contexte, les changements de comportement individuels ne peuvent générer qu’environ 20 pour cent des économies. Les grands leviers se trouvent ailleurs.

    Les bâtiments comme entrepôts de matières premières
    Le secteur du bâtiment est à l’origine de plus de 40 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Outre l’énergie d’exploitation (chauffage, refroidissement, électricité), c’est surtout l’énergie grise qui détermine la taille réelle de l’empreinte d’un bâtiment. Elle comprend l’ensemble de l’énergie, de l’extraction des matières premières à la démolition en passant par la transformation. Tant que la démolition sera moins chère que le recyclage, le potentiel de l’économie circulaire restera inexploité.

    La réglementation se resserre
    Le cadre législatif se densifie. La loi sur le climat et l’innovation est en vigueur depuis janvier 2025 et crée des incitations à la promotion du remplacement des systèmes de chauffage fossiles et des mesures d’efficacité énergétique. Les MoPEC 2025, adoptés en août 2025, définissent pour la première fois des valeurs limites pour l’énergie grise dans les nouvelles constructions et augmentent les exigences pour le photovoltaïque et les systèmes de chauffage renouvelables. Ils ne seront toutefois contraignants que lorsque les cantons les intégreront dans leurs lois sur l’énergie.

    Un changement de système plutôt qu’une politique symbolique
    Le message de l’Overshoot Day est clair, les petites adaptations ne suffisent pas. Ce qu’il faut, ce sont des solutions évolutives dans les domaines de l’énergie, de la mobilité, de la gestion des matériaux et du développement des sites. Le secteur de la construction et de l’immobilier, en tant que secteur transversal, peut avoir un impact dans tous ces domaines si les données sont saisies avec précision, les matériaux documentés et les processus circulaires standardisés. Les bâtiments comme entrepôts de matières premières plutôt que comme fournisseurs de décharges, telle est la direction à prendre.

  • Le bois suisse doit devenir obligatoire

    Le bois suisse doit devenir obligatoire

    Les forêts suisses produisent chaque année 10,4 millions de mètres cubes de bois, dont 5 millions seulement sont consommés. Mais au total, 10 millions de mètres cubes de bois finissent sur les chantiers suisses. Le reste provient de l’étranger, car il est nettement moins cher. Un potentiel de ressources qui reste en friche alors que la demande existe.

    Ce que demande le Conseil national
    Le conseiller national Daniel Ruch (PLR/VD), entrepreneur forestier vaudois de profession, a déposé une motion visant à modifier la loi sur les forêts. A l’avenir, du bois suisse devrait être utilisé dans les constructions subventionnées par des fonds fédéraux, sans que cela n’entraîne de coûts supplémentaires pour les maîtres d’ouvrage. Le Conseil national a accepté la motion, la balle est maintenant dans le camp du Conseil des Etats.

    Le Conseil fédéral freine
    Le conseiller fédéral Martin Pfister, qui représentait le ministre de l’environnement Albert Rösti, convalescent, lors des débats, s’est opposé à un subventionnement direct. La Confédération encourage déjà le bois durable dans ses propres constructions et installations. Il existe une base légale à cet effet depuis la révision de la loi sur les forêts de 2017. Compte tenu des finances fédérales tendues, il n’y a pas de marge de manœuvre pour de nouvelles subventions, et il faut éviter les distorsions de concurrence.

    Pas de nouveau thème, mais une nouvelle pression
    En 2021 déjà, le Conseil national avait adopté une motion similaire sur la chaîne de création de valeur complète de l’économie du bois par 151 voix contre 29, également contre la volonté du Conseil fédéral. Certains cantons comme Thurgovie et Zoug ont déjà intégré la promotion du bois dans leur législation au niveau cantonal. La pression pour agir s’accroît.

    Les enjeux
    Le bois est le seul matériau de construction entièrement renouvelable de Suisse. En l’utilisant de manière conséquente, on renforce la création de valeur régionale, on réduit les émissions dues au transport et on protège la forêt du vieillissement. Que le Conseil des Etats soutienne ou freine la motion, cela déterminera si cette logique sera enfin ancrée dans la loi.

  • Un bus électrique marque une nouvelle étape dans les transports régionaux

    Un bus électrique marque une nouvelle étape dans les transports régionaux

    La société STI Bus AG, dont le siège se trouve à Thoune, a mis en service son premier bus électrique. Selon un communiqué, celui-ci circule à Grindelwald depuis le 15 avril.

    L’entreprise a préparé son personnel de manière intensive à cette transition vers la mobilité électrique. Le personnel a été formé aux principes techniques, aux systèmes haute tension et à la conduite économe en énergie des bus électriques. Ces formations se poursuivent en continu.

    STI Bus AG prévoit de mettre en service trois autres bus électriques à Grindelwald et deux à Thoune avant la fin de l’année. D’ici novembre, tous les sites STI seront également équipés pour la recharge en dépôt. L’année prochaine, 16 bus électriques supplémentaires suivront. D’ici 2036, l’ensemble de la flotte, qui compte plus de 100 véhicules de ligne, devrait être électrifiée.

    « Le premier bus électrique est une étape importante, mais surtout une promesse », déclare Jürg Lehmann, directeur général de STI Service AG et chef de projet E-mobilité, dans le communiqué. L’entreprise s’engage auprès de ses collaborateurs, de ses passagers et de la région à « développer la mobilité de manière responsable ».

    Selon Patrick Fankhauser, le passage à la mobilité électrique montre comment l’entreprise souhaite façonner la mobilité du futur. « La mobilité électrique est un investissement conscient dans l’environnement et dans la qualité de vie de notre région pour les générations actuelles et futures », déclare le directeur de STI Holding AG.

  • La ville façonne le trafic et le trafic façonne la ville

    La ville façonne le trafic et le trafic façonne la ville

    Des chercheurs de l’ETH Zurich et de l’Université du Wisconsin-Madison ont mis en relation des données de géoinformation de 30 grandes villes du monde avec des données de congestion. Pour la première fois, ils sont parvenus à démontrer non seulement des corrélations, mais aussi de véritables relations de cause à effet entre les changements urbains et la fluidité du trafic. L’étude a été publiée en avril 2026 dans la revue scientifique « Nature Communications ».

    Trois facteurs, un embouteillage
    L’équipe de chercheurs dirigée par Yatao Zhang, premier auteur, a distingué trois dimensions. La structure du réseau routier, la forme spatiale de la ville et la fonction de certaines surfaces, à savoir si l’on y habite, y fait ses courses ou y travaille. Il est surprenant de constater que le réseau routier n’est pas le seul à déterminer le flux de circulation. Une ville dispersée génère structurellement plus de trafic. La concentration d’offres de loisirs dans un quartier fait augmenter le trafic de week-end. En revanche, les zones à usage mixte, où l’habitat et le travail sont proches l’un de l’autre, raccourcissent les trajets pendulaires et réduisent le volume de trafic. « Le trafic est généré par ce que font les gens, pas seulement par l’existence de routes », résume Zhang.

    Singapour versus Zurich
    La comparaison internationale révèle de fortes différences. A Singapour, les zones résidentielles sont clairement séparées du centre de services et les modifications architecturales se répercutent directement sur les flux de pendulaires. A Zurich, ce couplage est nettement plus faible, car les logements sont répartis dans toute la ville et les trajets domicile-travail sont plus courts et plus variés. De telles différences peuvent désormais être mesurées et comparées systématiquement pour la première fois.

    Ce que cela signifie pour la planification
    Le professeur de l’EPFZ Martin Raubal, qui a supervisé l’étude, voit un grand potentiel pour la planification urbaine et des transports. La nouvelle méthode permet de faire des prévisions sur la manière dont une intervention, comme la construction d’un grand centre commercial, se répercute à moyen terme sur le trafic. Les villes pourraient ainsi mieux simuler des mesures avant de les mettre en œuvre. Pour des recommandations concrètes à Zurich ou dans d’autres villes, des analyses détaillées plus approfondies sont toutefois encore nécessaires.

    Données issues de sources ouvertes
    La base de données utilisée était principalement Open Street Map, complétée par les données d’embouteillage de Here Technologies, qui sont actualisées toutes les cinq minutes dans le monde entier. Pour la seule ville de Los Angeles, les valeurs d’embouteillage de plus de 18 000 tronçons routiers ont été prises en compte dans l’évaluation. Le fait qu’une telle étude se base sur des données géographiques accessibles au public rend l’approche reproductible et évolutive.

  • Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Le chemin a été long. La direction de l’économie publique a développé la base légale depuis 2020, la consultation a eu lieu en 2022, et en automne 2025, le Grand Conseil a approuvé la loi par 114 voix contre 59. Le 30 avril 2026, le Conseil d’État met en vigueur la loi sur la promotion économique et l’allègement des entreprises au 1er juillet 2026. Ce qui était auparavant au coup par coup a désormais une patrie légale claire.

    Ce que la loi regroupe
    La loi regroupe sous un même toit six domaines de tâches essentiels : le développement du site, le renforcement de la capacité d’innovation, l’entretien des entreprises implantées, l’implantation de nouvelles entreprises, la promotion du site et les relations économiques extérieures. Parallèlement, l’ancienne loi sur l’allégement administratif est abrogée et entièrement intégrée. C’est la fin d’une course à double sens entre deux réglementations distinctes.

    La pression qui se cache derrière
    La pénurie d’énergie, le manque de personnel qualifié, l’impôt minimum de l’OCDE et les relations non clarifiées avec l’UE mettent la place économique zurichoise sous pression. Une promotion économique ancrée dans la loi doit augmenter la capacité de réaction du canton et garantir que les mesures puissent être mises en œuvre rapidement et de manière ciblée. La loi contient également une base permettant au canton de participer rapidement à des programmes fédéraux de soutien en cas de crise.

    L’allègement des entreprises comme pièce maîtresse
    L’actuel service de coordination est revalorisé en service spécialisé dans l’allègement des entreprises. A l’avenir, il examinera systématiquement toutes les lois et ordonnances cantonales, nouvelles ou modifiées, sous l’angle de leur impact sur les entreprises. L’analyse d’impact de la réglementation a un objectif clair : des réglementations favorables aux entreprises et une exécution numérique qui permet d’économiser du temps et des efforts.

    Zurich comme modèle
    Zurich se positionne ainsi comme un canton qui ne laisse pas la compétitivité économique au hasard. La directrice de l’économie publique Carmen Walker Späh a fortement influencé la loi, c’est l’un des derniers grands projets de ses douze années de mandat. Le coup d’envoi sera donné le 1er juillet 2026, au moment où Walker Späh effectuera déjà son année de présidence du gouvernement.

  • La modernisation de la station d’épuration renforce la protection des eaux et l’efficacité énergétique

    La modernisation de la station d’épuration renforce la protection des eaux et l’efficacité énergétique

    La rénovation et l’extension de la station d’épuration de Bâle sont achevées. La station d’épuration a été officiellement inaugurée le 17 avril. L’une des infrastructures les plus importantes de la région a fait l’objet d’une modernisation et d’un agrandissement en profondeur depuis 2019, sans interruption de son activité. Elle compte désormais parmi les installations les plus modernes de ce type en Europe. Le week-end des 18 et 19 avril, la population pourra s’en rendre compte lors des journées portes ouvertes.

    Selon un communiqué du canton de Bâle-Ville, l’objectif du projet était d’améliorer considérablement les performances d’épuration, d’adapter l’installation aux exigences futures et d’apporter une contribution à long terme à la protection des eaux. Elle est désormais à la pointe de la technologie et garantit un fonctionnement conforme à la législation pour plusieurs décennies. Elle est conçue pour une capacité suffisante jusqu’en 2050, soit 520 000 habitants. Elle peut en outre accueillir les eaux usées industrielles pré-épurées de l’ARA Chemie.

    Grâce à cette modernisation, la STEP de Bâle est désormais également équipée pour la dégradation de l’azote et dispose d’un niveau de traitement permettant de réduire les micropolluants. Elle est complétée par une installation de digestion des boues et des installations photovoltaïques. De plus, la fermentation des boues d’épuration permet de produire du biogaz et de fournir davantage de chaleur résiduelle au réseau de chauffage urbain.

    L’ARA Basel est exploitée par la société Prorheno AG. Les parlements des deux Bâle ont approuvé un budget de 325,1 millions de francs pour la rénovation de l’installation. Le décompte final n’est pas encore disponible.

  • Les déménagements des personnes âgées de 55 ans et plus pourraient soulager le marché du logement

    Les déménagements des personnes âgées de 55 ans et plus pourraient soulager le marché du logement

    Les habitudes de déménagement des «Best Ager», c’est-à-dire la génération des 55-74 ans, prennent de l’importance pour le bon fonctionnement du marché du logement en Suisse, comme le montre le nouveau rapport sur le logement d’Helvetia, selon un communiqué d’Helvetia Baloise. Cette étude a été réalisée par l’assureur en collaboration avec l’institut de recherche Sotomo, basé à Zurich.

    Lorsque ce groupe d’âge déménage, il s’installe généralement dans des zones moins centrales ou, de plus en plus souvent, à l’étranger. Cela libère des logements plus spacieux et mieux situés, qui sont ensuite nettement plus souvent occupés par des familles. Selon l’étude, cela contribue à répartir plus efficacement le parc immobilier existant tout au long des différentes phases de la vie.

    Par ailleurs, l’exode vers l’étranger a augmenté de près de 50 % entre 2014 et 2024. Dans le même temps, les déménagements au sein de la même commune restent relativement rares. Ce n’est qu’à partir de 75 ans que la tendance s’inverse : les personnes âgées déménagent alors plus souvent vers des zones bien desservies et centrales.

    « Les déménagements supplémentaires de ce groupe d’âge contribuent de manière importante à une meilleure utilisation de l’espace de vie », déclare Michael Hermann, directeur de Sotomo. Cette dynamique est notamment favorisée par le comportement en matière de déménagement des « Best Agers » étrangers, dont la probabilité de déménager est supérieure de 50 % à celle des Suisses. Cette dynamique est toutefois freinée par ce qu’on appelle l’effet de verrouillage : les propriétaires déménagent nettement moins souvent – leur probabilité de déménager est inférieure de plus de 60 % à celle des locataires. Selon le rapport, l’influence souvent évoquée des loyers bon marché du parc immobilier existant s’avère en revanche nettement moins importante que prévu et n’est pas le facteur déterminant de la faible mobilité des ménages âgés.

  • Une coopérative énergétique renforce son image de marque et augmente ses investissements

    Une coopérative énergétique renforce son image de marque et augmente ses investissements

    La transition d’EBM vers Primeo Energie est désormais définitivement achevée : lors de leur assemblée générale ordinaire du 15 avril 2026, les délégués ont décidé de changer le nom d’EBM en Primeo Energie Genossenschaft. L’entreprise opère déjà sous la marque Primeo Energie depuis 2019. Selon un communiqué, ce changement de nom vise à rendre la marque ombrelle visible à l’avenir dans le nom de la coopérative et à éviter tout malentendu.

    Auparavant, les délégués avaient approuvé les comptes annuels et le rapport de gestion du groupe Primeo Energie. Le résultat opérationnel (EBIT) avait atteint 127 millions de francs en 2025. L’année précédente, il s’élevait à 124 millions de francs. Au cours de la même période, le bénéfice est passé de 91 à 109 millions de francs. Au total, Primeo Energie a investi 187 millions de francs dans les infrastructures énergétiques. Cette année, ce montant devrait passer à 220 millions de francs.

    La contribution au fonds pour l’énergie a été doublée, passant de 2 à 4 millions de francs. 3,1 millions de francs provenant du fonds ont été alloués à des demandes de subventions, principalement pour des raccordements à des réseaux de chauffage à distance. Désormais, la conversion des installations photovoltaïques avec injection directe vers l’autoconsommation est également soutenue. L’entreprise, organisée en coopérative, s’attend donc à une augmentation des demandes. 500 000 francs supplémentaires ont été mis à disposition pour des subventions à des institutions d’utilité publique.

    Gilbert Fuchs et Carmen Gerber-Balmelli ont été reconduits au conseil d’administration pour un nouveau mandat allant jusqu’en 2030. Thomas Ernst a été élu pour la première fois au sein de cet organe. Urs Grütter, vice-président de longue date, a fait ses adieux.

  • Les appartements en propriété restent demandés même en cas d’offre record

    Les appartements en propriété restent demandés même en cas d’offre record

    La dernière Online Home Market Analysis d’ImmoScout24, en collaboration avec l’Association suisse des propriétaires fonciers et le Swiss Real Estate Institute, analyse les annonces pour les appartements en propriété en 2025. Selon un communiqué, un nouveau record est atteint avec environ 101’000 objets annoncés – le plus élevé depuis le début de l’enquête en 2016. Parallèlement, la croissance de l’offre s’est nettement ralentie. Parallèlement, la durée moyenne des annonces se raccourcit de huit jours pour atteindre 84 jours, ce qui indique que la demande de logements en propriété est à nouveau en hausse par rapport à l’année précédente.

    L’étude cite notamment comme raison le changement de l’environnement des taux d’intérêt : la baisse des coûts de financement et l’octroi parfois facilité d’hypothèques augmentent l’attractivité de la propriété du logement par rapport aux objets locatifs. De plus, le besoin d’une situation de logement assurée à long terme gagne à nouveau en importance.

    « Le fait que les appartements en propriété se vendent à nouveau plus rapidement malgré l’offre importante est un signe clair. Les Suisses veulent vivre entre leurs quatre murs. Il est réjouissant de constater que le rêve de devenir propriétaire est toujours réalisable pour de nombreuses personnes », déclare Markus Meier, directeur de l’Association suisse des propriétaires fonciers.

    L’évolution est également homogène au niveau régional : Dans toutes les grandes régions, la durée d’annonce se raccourcit par rapport à 2024. Les appartements en propriété continuent à se vendre particulièrement vite en Suisse centrale (61 jours), à Zurich (64 jours) ainsi que dans la région de Genève (65 jours). L’évolution de la demande est particulièrement dynamique au Tessin, où la durée d’annonce se raccourcit nettement de 22 % alors que l’offre d’annonces augmente fortement ( 10 %).

    ImmoScout24 est une place de marché immobilière en ligne gérée par SMG Swiss Marketplace Group. Les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière sont réunies au sein de SMG Swiss Marketplace Group AG.

  • L’approvisionnement transfrontalier en chaleur se rapproche de la réalité

    L’approvisionnement transfrontalier en chaleur se rapproche de la réalité

    L’entreprise d’approvisionnement bâloise IWB et les services municipaux de Weil am Rhein étudient les options d’un approvisionnement en chaleur commun et transfrontalier. Un test de faisabilité montre déjà la faisabilité technique d’approvisionner la ville du Land allemand de Bade-Wurtemberg avec de la chaleur provenant de Bâle à partir de mi-2028, peut-on lire dans un communiqué.

    L’étude de faisabilité est déjà en cours depuis mai 2025 et les entreprises sondent depuis mars 2026 l’intérêt éventuel des consommateurs potentiels pour un tel réseau de chaleur. La chaleur nécessaire dans la zone située entre le Rhin et l’autoroute A5 serait fournie par IWB et devrait déjà être produite à 80 pour cent de manière neutre en CO2 au moment de la livraison. Une fois les résultats disponibles pour le milieu de l’année, une décision sera prise quant à une réalisation et à d’éventuels plans d’investissement, peut-on lire dans le communiqué.

  • Du groupe de construction à la tête des chemins de fer

    Du groupe de construction à la tête des chemins de fer

    Après douze ans au conseil d’administration, dont dix en tant que présidente, Monika Ribar laisse derrière elle une institution qui a changé. C’est la limitation des mandats qui a mis fin à son engagement, pas la volonté. Avec elle, le vice-président Pierre-Alain Urech, Georg Kasperkovitz et Clara Millard Dereudre quittent l’organe.

    Un reconverti avec système
    André Wyss est né en 1967, après un apprentissage de chimiste, il a suivi des études d’économie en cours d’emploi et s’est perfectionné à la Harvard Business School. Avant de rejoindre Implenia en 2018 en tant que CEO, il était responsable de quelque 40 000 collaborateurs chez Novartis. Il apporte ainsi à son nouveau poste 40 ans d’expérience de direction dans les secteurs de la construction, de l’immobilier et de l’industrie pharmaceutique. Depuis août 2024, il est déjà membre du conseil d’administration des CFF, la transmission s’est donc faite en bon ordre.

    La construction rencontre le rail
    Ce qui, à première vue, semble être un changement de carrière inhabituel, prend tout son sens lorsqu’on y regarde de plus près. Les CFF ne sont pas seulement l’exploitant ferroviaire, ils sont aussi l’un des plus grands propriétaires immobiliers de Suisse. Wyss connaît de première main les projets d’infrastructure complexes, la réalisation durable des travaux et les conditions politiques en Suisse. C’est précisément pour cette raison que le Conseil fédéral a vu en lui le candidat idéal.

    Un cap stable, de nouvelles impulsions
    Wyss a clairement communiqué ce qu’il souhaitait : continuer à développer les CFF en tant qu’épine dorsale moderne et durable de la Suisse, en mettant l’accent sur la stabilité et l’innovation. De leur côté, les CFF poursuivent l’objectif d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2030. Wyss et la nouvelle composition du conseil d’administration vont précisément dans ce sens.

    Quatre nouveaux venus renforcent l’organe
    Parallèlement à Wyss, quatre nouveaux membres ont été élus au conseil d’administration : Anna Barbara Remund, Dino Cauzza, Dominique Pierre Locher et Maria-Antonella Bino. Ils doivent compléter l’organe sur le plan technique et apporter de nouvelles impulsions, sans pour autant abandonner le cap. La constitution du conseil d’administration a eu lieu directement après l’assemblée générale à Berne.

  • Projet de recherche développe un indice global de corrosion pour la construction

    Projet de recherche développe un indice global de corrosion pour la construction

    Sky-Frame de Frauenfeld et le WITG étudient ensemble la possibilité de développer un indice de corrosion global sur la base des données météorologiques et climatiques disponibles. Ce projet est soutenu par un chèque d’innovation d’Innosuisse. La somme d’encouragement de 15 000 francs maximum de l’Agence suisse pour l’innovation est un crédit pour une étude préliminaire. Elle permet de commander des idées, des études d’idées et des analyses du potentiel d’innovation et de marché à un partenaire de recherche suisse et de tester la collaboration avec celui-ci.

    Dans le projet avec Sky-Frame, le WITG apporte son expertise en matière de corrosion et d’évaluation des propriétés des matériaux. Dans un premier temps, selon un communiqué, les sites réels du projet sont reliés aux bases de données climatiques disponibles et les valeurs empiriques existantes issues de l’application sont systématiquement évaluées. Il en résulte, en tenant compte de facteurs tels que la proximité de la mer, la direction du vent et les conditions microclimatiques spécifiques au projet, une première approche scientifiquement fondée de la classification des risques.

    ce projet montre de manière exemplaire que les idées d’innovation n’ont pas besoin d’évoluer dans le domaine de la « rocketscience » pour être encouragées », explique le WITG. Au lieu de cela, elles doivent offrir à l’entreprise un avantage durable et une valeur ajoutée future, tout en comportant une composante de risque lors de la mise en œuvre et donc la possibilité d’un échec.

  • Cette participation garantit le financement d’un grand projet éolien

    Cette participation garantit le financement d’un grand projet éolien

    La société aventron AG a acquis une participation importante dans le parc éolien de Sur Grati, dans le canton de Vaud, comme l’indique un communiqué. L’exploitant est la société de projet VOé éole SA. Outre aventron, le fournisseur d’énergie SIE SA, dont le siège se trouve à Crissier (VD), ainsi que les communes vaudoises de Premier, Vallorbe et Vaulion détiennent également des parts dans cette société.

    L’entrée d’aventron a permis de finaliser la structure de l’actionnariat ainsi que le financement de la société de projet. Cette opération fait suite à une décision favorable rendue en mai 2025 par le Tribunal fédéral concernant les permis de construire du parc éolien, dont la mise en service est prévue pour fin 2027.

    VOé, qui a développé le projet pendant plusieurs années, est un fournisseur d’énergie ancré dans la région et apporte ses réseaux locaux. Aventron apporte son expérience dans la construction et l’exploitation de parcs éoliens dans plusieurs pays européens. « Ensemble, nous réalisons l’un des plus grands projets éoliens de Suisse. Nous soutenons ainsi la stratégie énergétique de la Confédération et renforçons la sécurité d’approvisionnement, en particulier en hiver », déclare Eric Wagner, CEO d’Aventron.

    Le parc éolien est situé sur la chaîne du Jura, dans le nord du canton de Vaud, et est actuellement en construction. Six éoliennes d’une puissance totale de 25,2 mégawatts sont prévues. L’installation devrait produire environ 45 gigawattheures d’électricité par an, ce qui correspond aux besoins d’environ 11 000 foyers. Une fois achevé, Sur Grati devrait être le deuxième plus grand parc éolien de Suisse.

  • Le Conseil fédéral souhaite renforcer les règles relatives aux achats immobiliers par des étrangers

    Le Conseil fédéral souhaite renforcer les règles relatives aux achats immobiliers par des étrangers

    Le 15 avril, le Conseil fédéral a ouvert la procédure de consultation relative à la révision de la loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger (LAIE). Selon un communiqué, celle-ci se poursuivra jusqu’au 15 juillet. L’objectif est de restreindre davantage l’accès au marché immobilier suisse.

    Le Conseil fédéral justifie notamment le durcissement de la « Lex Koller » par la situation tendue sur le marché du logement. Ainsi, les ressortissants de pays tiers, c’est-à-dire ceux originaires d’États n’appartenant ni à l’UE ni à l’AELE, devront à l’avenir obtenir une autorisation pour acheter une résidence principale en Suisse. S’ils déménagent, ils devront revendre leur bien immobilier dans un délai de deux ans.

    Des règles plus strictes sont également prévues pour l’acquisition d’immeubles commerciaux. Alors que l’achat pour usage personnel restera possible sans autorisation, les purs placements financiers – par exemple à des fins de location ou de bail – ne seront plus autorisés.

    En outre, le Conseil fédéral entend restreindre davantage l’achat de résidences secondaires et d’unités d’habitation dans des appart-hôtels par des personnes résidant à l’étranger. À cette fin, les contingents d’autorisation cantonaux seront réduits et toutes les transactions correspondantes seront désormais imputées sur ces contingents.

    Il est également prévu que les personnes résidant à l’étranger ne puissent plus acquérir de parts cotées en bourse de sociétés immobilières résidentielles, ni de parts régulièrement négociées de fonds immobiliers et de SICAV immobilières.

  • Ce projet d’infrastructure renforce l’efficacité et la sécurité des opérations aériennes

    Ce projet d’infrastructure renforce l’efficacité et la sécurité des opérations aériennes

    Le 14 avril, les travaux de construction d’une nouvelle infrastructure dédiée à l’aviation générale ont débuté dans la zone ouest de l’aéroport de Zurich. Le projet prévoit un terminal avec hangar ainsi qu’une aire de trafic dédiée. La mise en service est prévue pour le printemps 2028, comme l’indique un communiqué.

    La nouvelle installation doit pouvoir accueillir des avions de plus grande taille et offre en outre des espaces pour l’enregistrement des passagers et des bureaux. La proximité de l’héliport devrait également permettre de réduire les temps de correspondance. Des places de stationnement pour les employés et les passagers ainsi qu’un accès via une extension de la Rohrstrasse seront également aménagés.

    La société Flughafen Zürich AG investit environ 100 millions de francs dans ce projet. La nouvelle construction s’inscrit dans le cadre du développement de la zone Ouest, d’une superficie d’environ 16,8 hectares, destinée notamment à l’extension des aires de trafic, à la logistique ainsi qu’à la maintenance des avions et de l’aéroport.

    Avec ce nouveau bâtiment, l’aéroport répond à l’évolution des besoins dans le domaine de l’aviation générale. L’infrastructure existante à l’est a atteint la fin de son cycle de vie et ne peut plus répondre aux besoins en surfaces de hangars, en particulier pour les gros avions.

    De plus, le projet s’inscrit dans le cadre du réaménagement prévu à l’aéroport de Zurich. Celui-ci vise à réduire le nombre de croisements entre les pistes pour les avions à l’atterrissage et au décollage, et ainsi à renforcer la sécurité des opérations aériennes.

  • L’espace économique du Tessin entre énergie, logement et investissements

    L’espace économique du Tessin entre énergie, logement et investissements

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    Lors de la 108e immoTable Ticino à Savosa, des représentants du secteur immobilier, de l’énergie, de la planification et de l’investissement ont discuté de l’avenir de l’espace économique du Tessin. L’accent n’a pas été mis sur des projets individuels, mais sur la question fondamentale de savoir comment le Tessin peut continuer à se développer en tant que site économique et immobilier moderne.

    La discussion a clairement montré que le Tessin est aujourd’hui bien plus qu’une région de vacances et de résidences secondaires. Une qualité de vie élevée, une situation stratégique et des potentiels de développement passionnants côtoient des défis en matière de procédures, de logement, de mobilité et de coopération régionale.

    Roberto Fantoni de Volta RE a montré à quel point le marché de l’énergie a changé. Alors que les tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque ont massivement baissé ces dernières années, de nouveaux modèles pour les propriétaires immobiliers, les communes et les projets de développement de sites voient le jour avec les communautés énergétiques, les regroupements virtuels et les communautés électriques locales. Les nouveaux modèles de CLE à partir de 2026 pourraient notamment modifier durablement le marché immobilier. Parallèlement, il est apparu clairement que les propriétaires et les administrations recherchent de plus en plus des solutions qui permettent de réduire les coûts énergétiques, de revaloriser les bâtiments sur le plan énergétique et de simplifier les investissements.

    Monique Bosco-von Allmen de la CASSI a placé la question du logement au centre des débats. Elle a mis en évidence le fait que le Tessin est très en retard dans le domaine de la construction de logements d’utilité publique par rapport à l’ensemble de la Suisse et que la discussion sur les logements abordables, l’évolution démographique et les formes d’habitat durable prend une importance urgente. La gentrification, la hausse des loyers, le faible taux de logements d’utilité publique ainsi que la question de savoir comment la politique, les communes et les acteurs privés peuvent promouvoir ensemble de nouveaux modèles de logement ont notamment été abordés. Parallèlement, il a été souligné que le logement était bien plus qu’un simple toit, mais qu’il était étroitement lié à l’équilibre social, au dialogue entre les générations et à la qualité de vie.

    Manuel Gamper de Leading Investors a montré le Tessin du point de vue des investisseurs nationaux et internationaux. Le Tessin reste attractif, mais se trouve dans un environnement de marché plus exigeant, qui demande nettement plus de professionnalisme, de compétence en matière de données et de réflexion stratégique. La prévisibilité, la rapidité, des volumes plus importants et un écosystème professionnel tout au long de la chaîne de création de valeur immobilière sont particulièrement importants. Parallèlement, il est apparu clairement que le Tessin, malgré la taille limitée de son marché, dispose de rendements intéressants et d’un potentiel de développement considérable si les projets sont de grande qualité, flexibles et orientés sur le long terme.

    L’avenir de l’espace économique du Ticino ne se décide pas uniquement sur des projets de construction ou des investissements isolés, mais sur la coopération, la qualité, l’innovation et la capacité à penser ensemble le développement économique, l’énergie, la mobilité et le logement.

    La prochaine immoTable aura lieu le 18 juin 2026 au StartUp Space à Schlieren.

  • Le Tessin en bref – Opportunités, pression et dynamisme

    Le Tessin en bref – Opportunités, pression et dynamisme

    Le canton, environ 360 000 habitants, 100 communes, 2812 km² de superficie, s’est positionné comme une région proche de la recherche et de l’innovation. Dans le tableau de bord régional de l’innovation 2025 de l’UE, le Tessin occupe la 6e place parmi 241 régions européennes, juste derrière Zurich au niveau suisse. Selon BAK Economics, le PIB cantonal a augmenté de 0,6% en 2024. Pour 2025, on s’attend à une augmentation d’environ 1,1 pour cent. En janvier 2026, le taux de chômage était de 3,3 pour cent, légèrement supérieur à la moyenne suisse de 3,2 pour cent.

    Cette évolution est importante pour le secteur immobilier, car l’innovation à elle seule ne garantit pas l’attractivité du site. Ce qui est décisif, c’est de savoir si la recherche, l’esprit d’entreprise et la qualité urbaine se rejoignent sur le plan spatial. Avec l’USI, la SUPSI, le Switzerland Innovation Park Ticino et l’accélérateur Boldbrain, le canton dispose d’une solide infrastructure d’innovation. Parallèlement, le secteur de la construction et l’évolution du marché sont sous pression. La production dans le secteur de la construction a baissé de 0,2 % en décembre 2025 dans toute la Suisse, et de manière supérieure à la moyenne au Tessin. L’augmentation des coûts de construction, les incertitudes politiques et la complexité des procédures d’autorisation accentuent à moyen terme la pression sur l’offre et le calcul des projets.

    Le marché immobilier présente une image différenciée. Le taux de logements vacants a baissé au Tessin de 2,08 pour cent en 2024, à 1,92 pour cent en juin 2025, le plus fort recul de toutes les grandes régions, mais toujours presque deux fois plus élevé que la moyenne suisse de 1,0 pour cent. Dans le même temps, les loyers proposés ont baissé de 5,6 pour cent en 2024/2025 selon ReMPA. Il s’agit de la seule région de Suisse en baisse, alors que la moyenne nationale a augmenté de 2,4 pour cent.

    La structure spatiale reste un défi. Lugano avec 63’600 habitants, Bellinzona avec 45’300, Locarno avec 16’400 et Mendrisio avec 15’100 forment des sous-espaces différents avec des profils propres. A cela s’ajoutent la topographie, la rareté des surfaces et la pression démographique. L’OFS prévoit un recul de la population active de 45’000 personnes d’ici 2050. Les quelque 78’800 frontaliers soutiennent le marché du travail, mais leur nombre a légèrement baissé pour la première fois. Contre la tendance nationale de 411’000 frontaliers dans toute la Suisse. Celui qui veut investir au Tessin n’ira pas loin avec une simple analyse à distance depuis Zurich ou Bâle. Il faut des partenaires locaux, des connaissances du marché et une compréhension des sous-espaces spécifiques.

    En même temps, cette situation mixte offre un potentiel. La proximité de l’Italie du Nord, le tunnel de base du Gothard, le rôle de portail sud du corridor du Gothard et la qualité de vie élevée. Avec 85,2 ans, le Tessin présente la deuxième espérance de vie la plus élevée d’Europe et crée des conditions qui ne sont guère réunies ailleurs. Si l’on parvient à coordonner plus étroitement la stratégie d’innovation, la politique foncière, la mobilité et le développement de projets, le Tessin peut nettement renforcer sa position en tant qu’espace économique et immobilier. Il ne s’agit pas de savoir si le potentiel existe, mais de savoir avec quelle cohérence il est traduit dans la réalité.

  • BIM et jumeaux numériques les partenaires numériques des bâtiments

    BIM et jumeaux numériques les partenaires numériques des bâtiments

    Le BIM, Building Information Modeling, remplace les plans statiques 2D par un modèle de bâtiment numérique commun dans lequel l’architecture, la technique et les coûts interagissent en temps réel. Tous les éléments de construction sont saisis en tant qu’objets BIM avec les dimensions, les performances, les prix, la garantie et les informations d’entretien, de la maçonnerie à la porte, du capteur à la pompe.

    Au lieu d’envoyer des plans de part et d’autre, tous les participants travaillent dans le même modèle 3D, détectent rapidement les collisions et découvrent le bâtiment virtuellement avant que la première pelleteuse n’arrive. Cela permet de réduire les risques d’erreur, de mieux planifier les délais et de poser les bases de budgets clairs au lieu d’avenants ultérieurs.

    Du modèle BIM au Building Twin
    Le jumeau numérique est créé en cours d’exploitation à partir du modèle BIM. Le Building Twin, qui reprend jusqu’à 95 % des informations de planification et les associe aux données en direct du bâtiment. Il constitue la « Single Source of Truth » pour les surfaces, la technique et les capteurs et permet de visualiser en temps réel les performances, l’occupation et les états de confort.

    Les plateformes Building Twin basées sur le cloud permettent de surveiller virtuellement les bâtiments, de simuler des scénarios et de faire évoluer rapidement de nouvelles applications, du monitoring énergétique à la suite de services centrés sur l’utilisateur avec des analyses IA. Le plan rigide devient ainsi un système apprenant qui évolue en fonction des exigences des exploitants, des locataires et des villes.

    Création de valeur dans l’exploitation plutôt que seulement sur le chantier
    Environ 80 % des coûts du cycle de vie d’un bâtiment sont liés à l’exploitation. C’est précisément là que le BIM, en interaction avec les jumeaux numériques, déploie son plus grand levier. Les Facility Managers accèdent dans le modèle 3D aux cycles de maintenance, aux manuels d’utilisation, aux données du fabricant et de garantie, planifient les transformations avec précision et réduisent les temps d’arrêt et les déplacements.

    Les données structurées sur les produits et les données en direct permettent d’anticiper la maintenance, de regrouper les achats ou d’automatiser les réactions comme la fermeture des stores en cas d’alerte météo. Parallèlement, la base de données transparente soutient les objectifs ESG, la décarbonisation et l’économie circulaire, du suivi de l’énergie et de l’eau à la réutilisation à valeur ajoutée des matériaux lors du démantèlement.

    Des écosystèmes numériques comme modèle d’avenir
    Les jumeaux numériques relient les bâtiments, les campus et les quartiers en écosystèmes intelligents dans lesquels l’énergie, l’utilisation et la mobilité sont harmonisées. Ils fournissent des informations sur le confort, la santé, l’utilisation et les émissions et aident à piloter des stratégies « net zero », de nouveaux environnements de travail et des éléments urbains à usage mixte sur la base de données.

    Pour les propriétaires et les exploitants, la BIM et les jumeaux numériques deviennent ainsi des facteurs de différenciation sur le marché. Celui qui comprend numériquement son propre parc immobilier peut mieux prioriser les investissements, gérer les risques et prouver le « retour sur investissement » des rénovations, transformations et services. Dans un secteur tiraillé entre la pression de la décarbonisation et les attentes des utilisateurs, ils deviennent la clé pour faire passer l’immobilier du statut d’objet statique à celui d’infrastructure capable d’apprendre et d’évoluer.

  • Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    A partir de 2029, de nouvelles valeurs limites pour les émissions de gaz à effet de serre et des directives sur l’énergie grise dans la construction seront applicables en Suisse. Fixées par la révision des modèles de prescriptions des cantons dans le domaine de l’énergie. La pression sur le secteur de la construction augmente. Si l’on n’investit pas aujourd’hui dans de nouveaux processus et matériaux, on risque demain de devoir procéder à des adaptations coûteuses sous la pression du temps. Le canton de Fribourg l’a reconnu et agit en amont. Dès 2023, il a adopté une feuille de route sur l’économie circulaire qui fait des changements structurels dans la construction une priorité.

    Innovation tout au long de la chaîne de valeur
    Le thème de l’appel à projets de cette année est « Repenser la construction, vers des systèmes circulaires et éco-conçus ». Sont recherchés des projets qui réduisent l’empreinte écologique des bâtiments dès la phase de conception, grâce à des matériaux biosourcés locaux, des systèmes de construction déconstructibles ou des outils numériques de suivi des matériaux. La Charte suisse de la construction circulaire, soutenue par douze organisations leaders du secteur de la construction et de l’immobilier, formule clairement l’objectif : « D’ici 2030, la part des matières premières primaires non renouvelables doit être réduite à 50 pour cent de la masse totale »

    La collaboration comme condition
    Les combattants solitaires n’ont ici aucune chance. Chaque projet soumis doit réunir au moins trois entreprises, dont la majorité doit avoir son siège dans le canton de Fribourg. Des partenaires académiques comme l’Ecole d’ingénieurs et d’architectes EIA-FR peuvent être consultés afin d’assurer le transfert de connaissances et la reproductibilité des solutions. Nicolas Huet d’INNOSQUARE souligne que pour relever les défis de la circularité, l’innovation doit être partagée.

    Financement avec responsabilité propre
    Le financement NPR couvre au maximum 65 pour cent du budget total, le reste étant à la charge des entreprises participantes, 10 pour cent en espèces et 25 pour cent sous forme de contribution propre. Cette structure n’est pas un obstacle, c’est un programme. Elle garantit que seuls les projets que les entreprises soutiennent réellement sont soumis. Alain Lunghi, directeur adjoint de la WIF, considère l’anticipation comme une clé décisive de la compétitivité des entreprises fribourgeoises.

    Déposer maintenant
    Les projets peuvent être déposés individuellement ou en consortium via www.promfr.ch/de/nrp. L’appel est porté par la Promotion économique WIF, la Chambre de commerce et d’industrie Fribourg, l’EIA-FR ainsi que la plateforme d’innovation INNOSQUARE. Le délai est fixé au 9 septembre 2026. Ceux qui considèrent le tournant de la construction comme une opportunité ont encore le temps d’agir.

  • Qui bloque paie

    Qui bloque paie

    La majorité des procédures de permis de construire en Suisse se déroulent dans des délais raisonnables. Mais il y a des dérapages qui ont des conséquences graves. Les oppositions et les recours peuvent bloquer des projets pendant des années, voire les empêcher complètement. Aujourd’hui, même les personnes qui ne sont pas directement concernées par un projet peuvent faire opposition, par exemple parce que la couleur de la façade prévue par le voisin ne leur plaît pas. C’est l’un des points faibles structurels auquel le Conseil fédéral s’attaque maintenant.

    La construction de logements devient un objectif d’État
    Le levier le plus puissant du paquet de réformes se trouve dans la loi sur l’aménagement du territoire. La construction de logements dans le cadre du développement de l’urbanisation vers l’intérieur doit y être inscrite comme intérêt national. Cela semble technique, mais a des effets concrets. Lors de la pesée des intérêts, la construction de logements aurait plus de poids que la protection des sites ou des monuments. Les projets qui échouent aujourd’hui en raison d’intérêts de protection locaux auraient ainsi de meilleures chances de se réaliser.

    Oppositions avec conséquences
    Celui qui fait opposition de manière abusive, c’est-à-dire dans le seul but de retarder un projet, devrait à l’avenir supporter les frais de procédure. Le Conseil fédéral examine la possibilité d’obliger légalement les cantons à mettre de tels frais à la charge des opposants. Parallèlement, la légitimité des particuliers à recourir devant le Tribunal fédéral devrait être limitée. En revanche, le Conseil fédéral rejette les frais forfaitaires pour les oppositions rejetées. L’accès à la protection juridique ne doit pas dépendre du porte-monnaie.

    Les limites de la Confédération
    Malgré la volonté politique, les possibilités d’intervention de la Confédération sont limitées. Les procédures d’autorisation de construire relèvent de la souveraineté des cantons. La Confédération ne peut pas prescrire de délais contraignants pour les procédures cantonales ou l’obligation d’introduire des processus d’autorisation numériques. Elle recommande aux cantons d’introduire de telles mesures sous leur propre responsabilité, car il est prouvé qu’elles ont un effet accélérateur à long terme. L’association sectorielle Bauenschweiz soutient cette orientation et demande des processus allégés tout en garantissant une qualité de planification élevée.

    Consultation
    Le rapport de réforme répond à cinq postulats du Conseil national et du Conseil des États et fait partie du plan d’action de la Confédération contre la pénurie de logements. Le DETEC est maintenant chargé d’élaborer un projet de consultation d’ici fin 2026. Des années devraient encore s’écouler avant que des modifications législatives concrètes n’entrent en vigueur.

  • L’hybride est la nouvelle normalité

    L’hybride est la nouvelle normalité

    77 pour cent des entreprises suisses misent aujourd’hui sur des modèles de travail hybrides. C’est plus de deux fois plus qu’avant la pandémie. En Allemagne, 79 pour cent des entreprises proposent un travail hybride, la part des employés travaillant à domicile oscille de manière stable entre 23 et 24 pour cent. Parallèlement, l’analyse des offres d’emploi, un sismographe fiable pour les décisions à moyen terme des entreprises, montre que le travail hybride est constamment communiqué comme modèle de travail depuis 2023 dans environ 20 pour cent des offres allemandes et 15 pour cent des offres suisses.

    Recalibrage, pas capitulation
    Oui, le temps moyen de travail à domicile a légèrement baissé. En Suisse, il est passé de 1,36 à 1,15 jour par semaine, en Allemagne de 1,0 à 0,85 jour. Ceux qui y voient la fin de la flexibilisation lisent mal les données. Seuls 4 à 5 pour cent des entreprises allemandes envisagent de supprimer complètement le home office. 74 pour cent prévoient de conserver des modèles hybrides, 11 pour cent veulent même étendre la flexibilité. Ajuster la pensée entrepreneuriale, elle ne revient pas en arrière.

    Repenser le bureau
    La vraie question n’est pas de savoir combien de jours une personne passe au bureau. Elle est de savoir pourquoi quelqu’un doit venir au bureau. 75% des collaborateurs considèrent le bureau comme un meilleur endroit pour les échanges sociaux, 58% pour le réseautage et la gestion de carrière, 49% pour l’interaction créative. Le bureau se transforme d’un lieu obligatoire en un point de contact pour ce qui ne fonctionne pas à distance. CBRE parle du « bureau en tant qu’attracteur », un lieu qui doit offrir une valeur ajoutée tangible pour justifier le déplacement. À l’échelle mondiale, le taux d’occupation des bureaux s’est entre-temps redressé pour atteindre 53 %, le niveau le plus élevé depuis mars 2020.

    Ce que les entreprises doivent faire maintenant
    Les données sont claires, les champs d’action aussi. 72 pour cent des entreprises interrogées se sont fixé pour objectif d’améliorer l’utilisation de l’espace de bureau. 66 pour cent veulent améliorer durablement l’expérience au bureau. En d’autres termes, des surfaces qui permettent la collaboration au lieu de l’empêcher. Des concepts qui organisent judicieusement les journées d’équipe et une culture d’entreprise qui ne force pas la présence, mais la rend attrayante. Si l’on considère le bureau comme un simple problème de coûts, on passe à côté de la véritable question stratégique. Quelle valeur crée-t-il pour l’homme et l’organisation ?

    La flexibilité comme facteur concurrentiel
    Le travail hybride est depuis longtemps plus qu’un sujet RH. C’est un facteur dans la lutte pour le personnel qualifié. Les entreprises qui vivent la flexibilité de manière crédible ont un avantage mesurable en matière de recrutement. L’étude ISG sur l’avenir du lieu de travail en Suisse montre que l’expérience de l’employé est devenue un levier central, de la collaboration à la disponibilité des locaux en passant par l’onboarding. Le travail hybride est la nouvelle norme et celui qui l’organise maintenant de manière stratégique se positionne comme l’employeur du futur.

  • Des cellules solaires qui se camouflent

    Des cellules solaires qui se camouflent

    La nature nous montre comment faire. Le papillon morpho produit l’éclat bleu intense de ses ailes non pas grâce à des pigments, mais grâce à des microstructures tridimensionnelles qui réfractent et réfléchissent la lumière. Des chercheurs du Fraunhofer ISE ont appliqué ce principe aux modules photovoltaïques. Un processus sous vide applique une structure de surface similaire sur le verre de couverture ou sur des films flexibles. Selon la finesse de la structure, on obtient ainsi des modules aux couleurs les plus diverses, du rouge brique à l’anthracite. Le résultat porte le nom de MorphoColor®.

    Motifs directement dans le module
    La nouveauté réside désormais dans la technique « ShadeCut », qui consiste à munir les films colorés d’encoches transparentes et à intégrer ainsi des motifs et des dessins complexes directement dans les modules solaires. Un laser ou un processus de découpe piloté par CAO insère le motif souhaité dans le film, qu’il s’agisse d’une structure en briques, d’une maçonnerie ou d’un logo d’entreprise. La technique fonctionne avec tous les modules photovoltaïques et solaires thermiques courants et peut être utilisée aussi bien comme film d’enrobage flexible que comme film de face arrière. Les modules colorés atteignent environ 95 pour cent de la performance d’un module comparable sans revêtement.

    La fin du dilemme de la protection des monuments
    Jusqu’à présent, le photovoltaïque intégré au bâtiment a souvent échoué en raison d’exigences esthétiques. En Suisse et en Allemagne, les bâtiments classés monuments historiques et les zones de protection des sites constituaient justement des obstacles importants. Dans plusieurs Länder allemands, la protection des monuments historiques a déjà été assouplie, à condition que la couleur des modules s’accorde avec celle de l’enveloppe du bâtiment. Les modules peuvent imiter à s’y méprendre la maçonnerie ou les tuiles et s’adapter parfaitement aux couleurs, explique le Dr Martin Heinrich, chef de groupe au Fraunhofer ISE. Une façade de démonstration en 78 nuances de couleurs a déjà été réalisée à la HSLU dans le cadre d’un projet Innosuisse dans la ville de Viscosis à Emmenbrücke.

    Le BIPV sur le point de percer
    Le marché du photovoltaïque intégré au bâtiment connaît une croissance rapide. Au niveau mondial, il est estimé à environ 85,9 milliards de dollars d’ici 2034, contre 28,3 milliards en 2026. En Suisse, depuis cette année, la procédure de déclaration des installations en façade simplifie les procédures d’autorisation, ce qui donne une nette impulsion à la demande de solutions esthétiques en façade. Les premiers modules tandem commerciaux axés sur le BIPV sont attendus en 2026 pour des marchés de niche. Fraunhofer ISE estime le potentiel total du PV sur les bâtiments à environ 1 000 GWp d’ici 2045.

    Ce qui a vu le jour en laboratoire à Fribourg arrive maintenant sur les toits et les façades via un partenaire suisse.

  • Zurich se réinvente

    Zurich se réinvente

    La conseillère d’Etat Carmen Walker Späh l’a dit ouvertement, de nombreuses bonnes idées ne parviennent jamais à être commercialisées. Ce n’est pas la créativité qui manque, mais le bon soutien au bon moment. C’est pourquoi le canton de Zurich a franchi le pas cette année et s’est associé au programme international « MIT REAP ». L’objectif est d’orienter le financement de manière plus ciblée, de mettre en réseau plus étroitement les acteurs et de promouvoir systématiquement le changement d’échelle. Car Zurich s’est déjà établie comme un hotspot dans les domaines de l’IA, de la robotique, des sciences de la vie et de la nouvelle économie spatiale. Il s’agit maintenant d’assurer cette avance.

    Sans les gens, rien ne va plus
    Markus Müller, co-directeur de la promotion économique, a résumé la situation en citant l’entrepreneur en technologie médicale Andy Rihs : « Ohni Lüt gaht nüt » Le capital seul ne construit pas l’avenir. Ce qui fait la force de Zurich, c’est sa capacité à associer de nouvelles idées au bon savoir-faire et aux capacités adéquates. Zurich doit jouer un rôle de leader dans la nouvelle économie de l’espace. Car selon Müller, l’innovation est ce qui transforme un « bon » en « leader » à long terme.

    On ne pense pas l’avenir tout seul
    La futurologue Martina Kühne a donné trois impulsions aux invités. Penser plus loin que demain, développer des images d’avenir au pluriel et construire l’avenir ensemble. Chaque image d’avenir est comme un appareil de gymnastique sur lequel on peut se défouler intellectuellement. Celui qui le fait peut développer des idées pour un avenir possible et souhaitable. Car l’avenir, selon Kühne, n’arrive pas tout seul.

    La collaboration comme catalyseur
    La spin-off de l’ETH Sevensense montre comment cette théorie se traduit dans la pratique. en 2021, la jeune start-up a convaincu ABB avec sa technologie de vision 3D pour robots autonomes. Aujourd’hui, près de 80% des robots autonomes vendus par ABB proviennent de Sevensense. Une preuve de l’efficacité de l’interaction entre un capital établi et un esprit inventif frais.

    Des organes dans l’espace, des muscles en laboratoire
    « Prometheus Life Technologies » est encore plus audacieuse. La start-up utilise l’apesanteur dans l’espace pour faire pousser des organes en trois dimensions. Cela a été rendu possible par un programme de vol parabolique dans le parc d’innovation, en étroite collaboration avec le Center for Space and Aviation de l’université de Zurich. Muvon, qui travaille en collaboration avec la ZHAW sur une méthode automatisée de régénération musculaire à l’aide de cellules autologues, n’est pas moins ambitieux. Si elle parvient à passer à l’échelle, elle pourrait permettre de traiter l’incontinence d’effort, qui touche une part importante des femmes de plus de 40 ans en Europe.

    Une plate-forme qui innove elle-même
    Samuel Mösle, co-directeur de la promotion économique, a tracé une ligne claire lors de la discussion finale. Les trois start-ups présentées évoluent aux frontières de l’avenir imaginable. La plateforme d’innovation sera à l’avenir plus interactive et plus connectée avec le soutien de l’intelligence artificielle. Après cinq ans, l’initiative est arrivée à la fin de sa propre phase de démarrage. La conclusion de Samuel Mösle est précise : « Il n’y a pas que de l’innovation sur le site, il y a aussi de l’innovation dedans »

  • Plus d’IA ne résout pas les problèmes de données

    Plus d’IA ne résout pas les problèmes de données

    L’erreur commence par l’investissement
    C’est un schéma familier : une entreprise reconnaît le potentiel de l’intelligence artificielle, passe en revue les solutions, choisit un outil – et se lance. L’attente : la nouvelle technologie élimine d’une manière ou d’une autre les problèmes de données existants. La réalité : Elle ne le fait pas. Elle les rend plus visibles.

    Ce n’est pas un hasard. C’est la conséquence d’un mauvais ordre.

    Les données sont collectées – mais pas rendues utilisables
    Dans la plupart des entreprises immobilières, il existe des données. Données sur les objets, données sur les locataires, indicateurs d’exploitation, historiques d’entretien – elles existent. Le problème n’est pas leur absence, mais leur constitution. Elles sont dispersées dans les systèmes, gérées de manière incohérente, définies de manière contradictoire ou ne peuvent tout simplement pas être reliées entre elles. Pour le même indicateur, il existe parfois trois versions différentes – dans trois systèmes différents.

    Dans ces conditions, celui qui met en place un modèle d’IA n’obtient pas de réponses. Il obtient des sorties qui renforcent les imprécisions existantes – de manière automatisée et à grande vitesse. L’IA reconnaît des modèles dans les données. Si les données sont incohérentes, le modèle apprend de l’incohérence. Si elles sont incomplètes, il opère sur une base lacunaire.

    Une nouvelle couche de complexité
    Ce qui se produit dans la pratique n’est pas un gain d’efficacité. C’est une nouvelle couche de complexité : des résultats d’IA auxquels personne ne fait confiance. Des départements spécialisés qui vérifient manuellement les résultats. Des projets qui s’enlisent. Beaucoup d’efforts, peu d’effets, une frustration croissante.

    Fatal : de nombreuses entreprises réagissent en mettant à jour leurs outils. Le cycle recommence.

    Un Data Hub n’est pas un outil – c’est une structure
    La solution ne réside pas dans de meilleurs modèles. Elle réside dans une décision structurelle : la création d’une base de données commune et harmonisée. Un hub de données n’est pas un système supplémentaire qui s’ajoute à l’environnement informatique existant. C’est tout le contraire : il remplace la fragmentation par une disponibilité centrale. Il intègre des sources de données distribuées, élimine les silos et les incohérences et crée la base pour des applications d’intelligence artificielle évolutives et des rapports automatisés.

    L’important n’est pas de savoir où se trouvent les données. Ce qui compte, c’est la manière dont elles deviennent utilisables : définies de manière uniforme, avec une assurance qualité, accessibles pour différents cas d’application. Ce n’est que sur cette base que l’IA peut faire ce qu’elle promet.

    La qualité des données n’est pas un travail préparatoire – c’est une tâche permanente
    Même avec un Data Hub, un défi central subsiste : La qualité des données n’est pas un projet de nettoyage unique avant la mise en service. C’est un processus continu. Si l’on considère la qualité des données comme un avant-projet, on constatera après le lancement que le véritable problème ne fait que commencer.

    La base de données est complétée par un catalogue de données : Il documente de manière transparente quelles données existent, d’où elles proviennent et quel est leur degré de fiabilité. Il crée le langage commun qui relie les départements spécialisés et la technologie – et redonne le contrôle à l’organisation.

    Dans le webinaire : de la base de données à l’IA évolutive
    Nous montrons comment les entreprises immobilières peuvent aborder concrètement cette transformation – de l’architecture des données à l’utilisation productive de l’IA en passant par l’assurance qualité – dans notre webinaire gratuit « L’architecture IA optimale : comment le hub de données, la qualité des données et le catalogue de données font la différence ». Avec des aperçus pratiques, des solutions concrètes et du temps pour vos questions.

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  • 300 logements sont remis en état – personne ne doit déménager

    300 logements sont remis en état – personne ne doit déménager

    Construit en trois étapes entre 1974 et 1990, l’ »Untere Bühl » marque jusqu’à aujourd’hui l’ancien centre d’Oberwinterthur. Le site est considéré comme digne de protection, certains bâtiments se trouvent encore en grande partie dans leur état d’origine. Une partie d’entre eux a déjà été rénovée en 2015, les autres sont en train de rattraper cette étape. La demande de permis de construire a été approuvée, le début des travaux est prévu pour début 2027.

    Personne ne doit quitter le terrain
    Ce qui caractérise le projet, c’est sa cohérence sociale. En tant que gestionnaire d’actifs de la fondation de placement AXA, BNP Paribas a conçu la rénovation dès le départ de manière à ce que tous les locataires puissent rester dans leur logement. Les locataires ont été impliqués très tôt, avec des ateliers sur l’espace extérieur et l’aménagement inclus. « Nos locataires font partie intégrante de la cité depuis des années », explique Pascal Messmer, Asset Manager chez BNP Paribas. Cette attitude se retrouve dans l’ensemble du projet.

    Des extensions qui ne s’imposent pas
    Pour l’extension, AXA fait appel aux architectes bernath widmer, qui sont sortis vainqueurs d’une planification test coopérative. Les annexes et les nouveaux bâtiments sont majoritairement construits en bois et reprennent délibérément le caractère des bâtiments existants. Environ 80 appartements de 1 à 3 pièces sans seuil seront créés. Un complément aux appartements existants, aujourd’hui majoritairement grands. Des ateliers d’habitation, des espaces communs et une surface commerciale sont prévus au rez-de-chaussée.

    Le parc reste et devient plus vivant
    L’espace extérieur semblable à un parc avec des jardins communautaires, des aires de jeux et le jardin d’enfants de 1977 est conservé. Le bureau d’architecture paysagère ghiggi paesaggi reprend le concept d’espace libre initial de Fred Eicher et le développe. De nouvelles plantations et des toitures végétalisées renforcent la biodiversité et créent un habitat pour les petits animaux et les insectes. Une végétalisation partielle est prévue sur les toits des nouveaux bâtiments. Le pavillon central sera à l’avenir utilisé par le public, par exemple comme crèche.

    Par étapes vers l’avenir
    La mise en œuvre se fera par étapes jusqu’en 2028 probablement. Son objectif est un portefeuille immobilier avec zéro émission nette d’ici 2050. Winterthour ne gagne pas seulement un parc immobilier rénové, mais aussi 80 nouveaux logements dans un quartier qui a grandi et qui sait qui il est.

  • Une fondation de placement lève des capitaux frais pour l’immobilier résidentiel

    Une fondation de placement lève des capitaux frais pour l’immobilier résidentiel

    Selon un communiqué publié le 4 mai, la fondation d’investissement immobilier Vertina procède à une levée de fonds jusqu’au 6 juillet 2026. L’objectif visé se situe entre 60 et 80 millions de francs. Ce montant pourra être revu à la hausse en fonction de la demande. Les fonds sont destinés à des investissements immobiliers supplémentaires ainsi qu’à des projets de développement en cours et prévus.

    Cette levée de fonds intervient après que la fondation a investi de manière intégrale et durable les fonds qui lui ont été confiés dans le cadre de sa septième émission de capital. Après la conclusion de quatre transactions au premier trimestre 2026, le portefeuille comprend actuellement 13 biens immobiliers, dont quatre immeubles existants en excellent état, un nouveau bâtiment en voie d’achèvement ainsi que huit projets de développement. Une fois tous les projets en cours achevés, la valeur de marché devrait s’élever à environ 350 millions de francs. Au 31 mars 2026, la part résidentielle s’élève à 99 %.

    Lancée en mai 2022, la fondation d’investissement Vertina investit directement dans des immeubles résidentiels récents en Suisse qui répondent à des normes de durabilité élevées. À cette fin, la fondation coopère avec le groupe Markstein, prestataire de services immobiliers couvrant les domaines de la gestion de portefeuille, de la fiducie de construction ainsi que de la gestion des transactions et de la commercialisation. La fondation se concentre sur une offre de logements commercialisable avec un impact environnemental aussi faible que possible. La stratégie d’investissement, qui repose sur une approche cohérente de création de valeur, vise à générer des rendements stables et fiables à long terme pour les investisseurs.

  • Cette acquisition rend les projets d’aménagement intérieur plus efficaces et plus axés sur la région

    Cette acquisition rend les projets d’aménagement intérieur plus efficaces et plus axés sur la région

    La société Obrist interior AG, basée à Lucerne, a annoncé dans un communiqué le rachat de la société américaine Display Craft Manufacturing Co., située à Baltimore, dans l’État du Maryland. Cette acquisition permet d’accroître la capacité de production destinée au marché nord-américain.

    La fabrication sur place rendra la gestion des projets plus durable et plus efficace, indique l’entreprise spécialisée dans l’aménagement haut de gamme de magasins et d’intérieurs. Cela se traduira par une réduction des trajets de transport et de fret, une logistique et un emballage simplifiés, ainsi que des délais de réalisation plus courts. L’extension de l’activité commerciale aux États-Unis est une réponse à la forte demande des marques de luxe et haut de gamme, très présentes sur ce marché, qui exigent des délais de livraison courts, des temps de réaction rapides et une collaboration étroite avec des partenaires de production locaux.

    La direction opérationnelle est assurée par Corrado Tona, PDG d’Obrist interior America Inc. : « Nous gagnons une équipe locale solide, élargissons notre expertise en matière de fabrication et nous rapprochons encore davantage de nos clients. Cela renforce notre compétitivité et nous permet de servir de manière encore plus ciblée le marché américain, que nous avons activement développé ces dernières années », déclare-t-il. Selon le propriétaire Stefan Slamanig, la présence actuelle aux États-Unis sera renforcée et le nom d’Obrist consolidé tout au long de la chaîne de valeur.

    Display Craft Manufacturing Co. est depuis plus de 75 ans un fournisseur de présentoirs de vente au détail et de solutions pour l’aménagement de magasins et l’aménagement intérieur. L’entreprise de production compte 40 collaborateurs qui seront intégrés « dans l’univers des valeurs et de la qualité d’Obrist interior ».

    Cette acquisition s’accompagne d’une augmentation des capacités, associée à une moindre dépendance vis-à-vis des fournisseurs externes, à une plus grande flexibilité, à une optimisation des coûts et à une résilience stratégique accrue. Les solutions pour les clients ainsi que les projets peuvent être réalisés de manière plus efficace sur le plan économique et écologique. Le nouveau site de production offre en outre des perspectives pour les collaborateurs des sites suisses.

  • Un nouveau bâtiment combine un entrepôt, des bureaux et une installation solaire

    Un nouveau bâtiment combine un entrepôt, des bureaux et une installation solaire

    Schenker Suisse SA a donné le 1er avril 2025 le premier coup de pioche pour l’extension du terminal national de transport à Eiken. Comme l’indique un communiqué, le terminal doit être agrandi de 9800 mètres carrés pour atteindre 15 400 mètres carrés. Le nouvel entrepôt de transbordement est prévu avec un garage souterrain de deux niveaux de 4900 mètres carrés chacun. Au premier étage, il est prévu d’aménager une aile de bureaux avec des installations sociales.

    Le toit du nouveau bâtiment, qui doit être construit selon des directives modernes, sera équipé d’une installation photovoltaïque qui alimentera également des stations de recharge pour les camions électriques. Le maître d’œuvre de la construction est la société Tierstein AG, responsable de l’ensemble de la planification et de la réalisation.

    « Avec cette extension moderne, Schenker dispose de capacités supplémentaires pour continuer à développer son réseau de transport terrestre », déclare Basaran Yildirim, Head of Land Transport de Schenker Suisse SA, cité dans le communiqué. « Nous remercions la commune d’Eiken pour sa confiance ainsi que pour la collaboration avec toutes les parties prenantes au projet »

    Le site d’Eiken joue un rôle central pour la logistique de Schenker en ce qui concerne l’importation et l’exportation par voie terrestre en raison de sa bonne desserte à la frontière nord-ouest de la Suisse.

  • Umwelt Arena présente une nouvelle exposition sur le micro-habitat

    Umwelt Arena présente une nouvelle exposition sur le micro-habitat

    Selon une annonce, l’Umwelt Arena de Spreitenbach présente un concept d’habitat précurseur avec la nouvelle exposition « Micro-appartement – 50 m2 pour 4 personnes ». L’habitat durable et abordable est l’un des grands défis de notre époque, poursuit le communiqué. L’Umwelt Arena montre par un exemple concret que l’aménagement intelligent du territoire, la multifonctionnalité et la construction énergétiquement efficace ne sont pas des visions d’avenir, mais une réalité.

    Les visiteurs découvrent la genèse du projet, les solutions mises en œuvre et l’impact des micro-logements sur la durabilité, poursuit le communiqué. L’appartement témoin montre comment créer de l’espace pour une famille de quatre personnes sur une surface d’environ 50 mètres carrés, et ce sans perte de confort. Grâce à la planification de l’espace et à l’ameublement multifonctionnel, le salon peut être transformé en chambre à coucher en appuyant sur un bouton et la chambre des enfants peut être transformée en bureau ou en salle de jeux si nécessaire.

    L’appartement témoin, construit à l’échelle 1:1, peut être visité dans le cadre de courtes visites guidées. Elles ont lieu deux fois par jour à 14 heures et à 15h30.

    Des visites guidées peuvent être réservées sur demande pour les entreprises, les associations et les écoles, indique-t-on à l’Umwelt Arena. Le thème du micro-habitat peut être choisi comme point fort des deux visites guidées « Durabilité au quotidien » et « Construire et moderniser ».