Auteur/autrice : immovestuser

  • Schlieren modernise son centre d’entretien

    Schlieren modernise son centre d’entretien

    Le conseil municipal de Schlieren alloue 2,229 millions de francs à la rénovation et à la modernisation du site de son centre d’entretien. Selon un communiqué du conseil municipal, la croissance de la ville et les exigences croissantes en matière de services publics rendent cette modernisation nécessaire. Des éléments essentiels des installations seraient devenus trop vétustes et devraient être renouvelés afin de respecter les normes légales en matière de protection contre les incendies et de sécurité au travail. La modernisation permettrait en outre de prévenir les dommages matériels et de garantir un fonctionnement correct à long terme.

    Le site du centre d’entretien abrite les services de collecte des déchets, des travaux publics, de l’approvisionnement en gaz et en eau, de l’entretien des espaces verts et l’administration du département des travaux, de l’approvisionnement et des installations. En raison de la croissance continue de la ville, il s’agit de créer les conditions nécessaires pour répondre aux exigences croissantes en matière de services publics.

    Le projet prévoit le remplacement du chauffage au gaz par une installation de pompes à chaleur respectueuse de l’environnement ainsi que la rénovation des toitures. Afin de gagner en capacité, les surfaces de stockage des services d’entretien des espaces verts, d’approvisionnement en gaz et en eau, les vestiaires et la salle de repos seront agrandis.

    Le projet comprendra notamment la modernisation de la ventilation et de la protection thermique estivale dans le bâtiment administratif, ainsi que l’extension de l’infrastructure de recharge pour la flotte municipale de véhicules électriques, précise-t-on.

    L’attribution des marchés de travaux par une commission de construction nommée par le conseil municipal a déjà commencé. Le parlement communal doit encore se prononcer sur l’installation d’un système photovoltaïque performant.

  • La construction d’un nouveau commissariat de police établit de nouvelles normes en matière d’environnements de travail

    La construction d’un nouveau commissariat de police établit de nouvelles normes en matière d’environnements de travail

    Le groupe de construction Implenia construit en Allemagne, pour le compte de la société de projet PPMS Immobilien GmbH & Co. KG, le nouveau quartier général de la police de Münster, destiné à accueillir plus de 1 400 collaborateurs. Selon un communiqué, le bâtiment offrira des espaces d’extension dont la police a un besoin urgent, ainsi qu’un quartier général moderne caractérisé par des circuits courts et des concepts de travail innovants et attrayants. Le montant du contrat s’élève à plus de 200 millions d’euros.

    En tant qu’entrepreneur général, Implenia se charge de la planification et de la construction d’un bâtiment fonctionnel et administratif destiné à regrouper la quasi-totalité des services actuels de la police de Münster. Ce nouveau bâtiment clé en main comprendra des espaces de travail modernes pour les bureaux et les laboratoires, un poste de garde, une cantine, des zones de formation, des locaux de détention ainsi qu’un parking souterrain.

    Comme l’indique le communiqué, le projet s’inscrit dans la stratégie axée sur les « projets immobiliers de grande envergure, complexes et spécialisés ». Selon Matthias Jacob, responsable de la division Buildings Allemagne, Implenia mise sur « des modèles contractuels basés sur le partenariat, qui nous permettent d’exploiter nos compétences de manière optimale au profit de nos clients et d’Implenia ».

    Les travaux de construction devraient débuter à l’été 2026, après la réalisation anticipée de la fouille, et durer jusqu’en octobre 2029.

  • Cette acquisition renforce de manière ciblée la présence de l’entreprise dans le secteur de la construction

    Cette acquisition renforce de manière ciblée la présence de l’entreprise dans le secteur de la construction

    Le groupe SFS, basé à Heerbrugg, a racheté la société Harald Zahn GmbH, dont le siège se trouve à Wiesloch. En rachetant ce spécialiste des fixations pour toitures plates, originaire du nord du Bade-Wurtemberg, SFS entend renforcer sa position sur le marché de la construction en Allemagne et en Autriche, indique un communiqué.

    Fondée en 1981, la société Harald Zahn GmbH développe et produit des éléments de fixation haut de gamme pour toitures plates. En 2025, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 8 millions d’euros avec 45 collaborateurs. À l’avenir, elle sera intégrée au segment Fastening Systems de SFS sur son site de Wiesloch.

    Le groupe SFS est présent dans 35 pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord, avec 150 sites de distribution et de production. Selon ses propres informations, il a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards de francs.

  • Un fournisseur d’énergie augmente son résultat malgré une baisse de son chiffre d’affaires

    Un fournisseur d’énergie augmente son résultat malgré une baisse de son chiffre d’affaires

    Le groupe AEW a connu un exercice 2025 couronné de succès. Selon un communiqué, le fournisseur d’énergie argovien a réalisé un chiffre d’affaires total de 833,1 millions de francs, soit une baisse de 4,2 % par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, le résultat d’exploitation avant impôts et intérêts a augmenté de 24,4 millions de francs pour atteindre 131,4 millions de francs. Le résultat net ajusté s’élève à 159,7 millions de francs. Le canton peut compter sur une distribution de 53,0 millions de francs.

    L’entreprise attribue cette croissance à des effets exceptionnels. Outre la gestion efficace de l’activité énergétique, cela inclut la commercialisation précoce de la production propre sur la bourse de l’électricité, mais aussi les bons résultats du fonds de démantèlement et de gestion des déchets de la centrale nucléaire de Leibstadt (KKL), le dividende d’Axpo et une correction de valeur dans le portefeuille de centrales électriques. AEW détient une participation de 5,4 % dans la KKL.

    Les investissements, d’un montant de 94,3 millions, ont été légèrement supérieurs à ceux de l’année précédente (93,0 millions).

    « Sur le plan opérationnel, 2025 a été une très bonne année pour AEW », déclare le PDG Marc Ritter dans le communiqué. « Notre organisation a pris de la vitesse tout en prouvant qu’elle était performante, même dans un environnement de marché très exigeant et dynamique. »

  • Le marketing territorial attire 264 entreprises en Suisse

    Le marketing territorial attire 264 entreprises en Suisse

    Selon un communiqué de la Conférence des directeurs cantonaux de l’économie publique, les organismes de promotion économique ont attiré 264 nouvelles entreprises dans toute la Suisse en 2025. Celles-ci ont déjà créé 919 emplois dès leur première année d’activité. Ce chiffre devrait passer à 2 687 emplois au total au cours des trois prochaines années.

    Les organisations cantonales, régionales et nationales de promotion économique enregistrent ainsi une croissance significative. L’année précédente, elles avaient attiré 231 entreprises, qui avaient créé 716 nouveaux emplois au cours de leur première année. Ce chiffre devrait passer à 2 135 emplois d’ici 2027. En 2023, 206 entreprises s’étaient implantées, créant 640 emplois au cours de leur première année.

    Parmi les 2 025 entreprises nouvellement implantées, 60 % proviennent d’Allemagne, de France, de Chine et du Royaume-Uni. Environ 80 % d’entre elles opèrent dans les technologies clés stratégiques sur lesquelles la Confédération, les cantons et les régions se sont mis d’accord pour la période 2024-2027. Il s’agit notamment de la santé de demain, du numérique, de l’automatisation, de l’agroalimentaire et du secteur financier.

    La promotion de la Suisse en tant que site d’implantation est une tâche conjointe de la Confédération et des cantons. Ceux-ci ont confié à Switzerland Global Enterprise le mandat de promouvoir la Suisse au niveau national.

  • Les solutions intelligentes pour l’entretien des plantes font leur apparition dans les magasins physiques

    Les solutions intelligentes pour l’entretien des plantes font leur apparition dans les magasins physiques

    La start-up Ecotec bernoise Boum AG et l’enseigne de bricolage et de jardinage Hornbach ont annoncé un partenariat dans un communiqué. Dans le cadre de cet accord, le système intelligent d’arrosage Boum Core sera disponible dès ce printemps dans certaines succursales suisses.

    Boum Core est un système d’entretien des plantes entièrement automatique et alimenté par l’énergie solaire, qui arrose les plantes de manière autonome pendant plusieurs semaines. Grâce à une application dédiée, les utilisateurs peuvent consulter le niveau d’eau à tout moment. La start-up Ecotec mise résolument sur la durabilité : par rapport aux solutions traditionnelles, le système Boum réduit la consommation d’eau jusqu’à 40 % et fait également office de collecteur d’eau de pluie pour une réutilisation efficace de l’eau.

    Ce partenariat présente des avantages pour les deux entreprises. Pour Hornbach, il marque l’entrée dans un nouveau segment de produits innovants. « Avec le système d’entretien des plantes Boum Core, nous pouvons compléter notre gamme avec un produit unique. Nous sommes convaincus que cette innovation nous permettra de répondre aux besoins de nos clients en matière de solutions durables et intelligentes offrant une réelle valeur ajoutée », déclare Sorin Nasture, responsable de la gamme de matériel de jardinage chez Hornbach, dans le communiqué.

    Pour Boum, la disponibilité dans les magasins physiques va être renforcée. Dans une prochaine étape, l’entreprise vise une expansion en Europe. « Nous avons longtemps travaillé pour arriver à ce moment. Nous sommes très heureux de ce partenariat et voyons en Hornbach le partenaire idéal pour faire découvrir Boum au grand public », déclare le Dr Ludwig Auer, fondateur de Boum AG.

    Boum AG, une spin-off de l’Université de Berne, s’est fixé pour objectif de permettre à chacun de cultiver et d’apprécier des plantes avec succès, grâce à la combinaison de la technologie et de l’écologie.

  • La région économique de Zurich attire un nombre croissant d’entreprises internationales

    La région économique de Zurich attire un nombre croissant d’entreprises internationales

    Dans son rapport annuel 2025, Greater Zurich Area AG dresse un bilan positif. 98 entreprises étrangères ont répondu à l’appel de l’agence de promotion économique de la région de Zurich et ont choisi de s’implanter dans ce réseau composé de neuf cantons, de la ville de Zurich et de la région de Winterthur. Parmi elles, 29 mènent des activités de recherche et développement, tandis que 24 souhaitent y établir leur siège social. Ensemble, elles prévoient la création de 1 295 nouveaux emplois au cours des cinq prochaines années.

    La GZA agit pour le compte de la fondation Greater Zurich Area Standortmarketing, positionne l’espace économique zurichois à l’international et soutient les entreprises souhaitant s’implanter. Elle se concentre tout particulièrement sur les écosystèmes prioritaires que sont les sciences de la vie, l’intelligence artificielle et la robotique. « L’innovation est déterminante pour que les emplois de qualité, le savoir-faire entrepreneurial et les compétences industrielles restent ancrés dans notre région », déclare le président du conseil d’administration, le Dr Balz Hösly, dans son avant-propos. « Pour un site à coûts élevés comme la Greater Zurich Area, ce n’est pas une option, mais une nécessité stratégique. »

    Avec 20 implantations, la technologie blockchain a été le secteur prioritaire le plus dynamique en 2025, suivi par la biotechnologie et l’industrie pharmaceutique (15) et l’intelligence artificielle (8). Bon nombre de ces projets relèvent des domaines de la robotique, de l’intelligence artificielle, des systèmes autonomes ainsi que de l’agroalimentaire et des technologies agricoles.

    Ainsi, l’entreprise israélienne de food tech Aleph Farms a choisi Kemptthal (ZH) comme point de départ pour ses activités européennes. Sur place, elle trouve des partenaires tout au long de la chaîne de valeur : Givaudan, Migros Industrie et Bühler. TikTok a ouvert un bureau à Zurich et y bénéficie de la proximité avec des marques, des agences, des médias et des créateurs de contenu pour les réseaux sociaux. La société canadienne Blockstream développe son infrastructure Bitcoin à Lugano en y installant son siège social et en rachetant Elysium Lab. L’entreprise pékinoise Baidu Apollo a choisi Zurich comme premier site européen pour ses robotaxis.

    La visibilité internationale est également l’objectif du Zurich AI Festival, dont la GZA est coresponsable et qui se poursuivra en 2026. Parallèlement, l’intégration du canton d’Argovie est en cours de préparation pour 2027, selon Lukas Huber, directeur général de la GZA. Il souligne d’ailleurs le rôle des cantons associés dans le développement de la place économique : « Grâce à leurs conditions-cadres, leurs clusters et leur développement territorial, ils créent les bases nécessaires à la réussite de ce marketing. Nous nous chargeons de la promotion – les cantons sont d’excellents chefs de produit. »

  • Un nouveau concept d’espaces verts améliore la qualité de vie et favorise la biodiversité

    Un nouveau concept d’espaces verts améliore la qualité de vie et favorise la biodiversité

    Selon un communiqué, le conseil municipal de Spreitenbach a adopté le concept d’espaces libres. Celui-ci établit un cadre contraignant pour les autorités en vue du développement futur des espaces libres dans la zone urbanisée de la commune. L’objectif est de garantir et d’améliorer la qualité et l’utilisation des espaces libres et des espaces verts.

    Parmi les objectifs du concept figurent le renforcement de l’identité des quartiers, la promotion de la biodiversité et le renforcement de la résilience climatique selon le principe de la « ville-éponge » : l’eau de pluie s’écoulant doit pouvoir être absorbée autant que possible localement.

    Le concept comprend également un catalogue de 21 mesures concrètes. Parmi les premières mesures figurent la planification et la mise en œuvre du Neumattpark, le développement du site de la Ziegelei, mais aussi la création d’espaces libres temporaires. Des mesures immédiates visent à améliorer la qualité de vie, tandis qu’une meilleure signalisation permettra de mettre en évidence les liaisons piétonnes. D’ici fin 2026, les responsabilités doivent être clarifiées, les priorités fixées et les premières mesures préparées.

    L’assemblée communale a approuvé le 28 novembre 2023 le crédit d’engagement de 170 000 francs destiné au concept d’espaces libres. Une équipe de planification interdisciplinaire a ensuite élaboré le concept avec un groupe d’accompagnement bénéficiant d’un large soutien.

  • Une start-up fait progresser la mise à l’échelle des solutions de transformation du CO₂ en matières premières

    Une start-up fait progresser la mise à l’échelle des solutions de transformation du CO₂ en matières premières

    La start-up DeltaSpark, basée à Zurich, a reçu un financement de 150 000 francs de la part de Venture Kick. L’entreprise compte utiliser ces nouveaux capitaux pour développer sa technologie et son procédé de captage du dioxyde de carbone, selon un communiqué publié par l’organisme de soutien aux start-ups basé à Schlieren.

    Ce procédé utilise un processus électrocatalytique pour traiter un mélange de dioxyde de carbone absorbé et de minéraux ajoutés, de manière à produire de l’hydrogène, de l’oxygène et de l’acide sulfurique vert. Une grande partie du CO2 reste liée aux minéraux, qui peuvent ensuite servir de matériaux de construction.

    DeltaSpark, une spin-off de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), propose cette technologie sous forme de service auprès de grands émetteurs tels que les cimenteries ou les usines d’incinération des déchets. Les 150 000 francs désormais financés serviront à accélérer les projets pilotes payants et à préparer un prochain tour de financement d’amorçage.

    « Venture Kick est bien plus qu’un simple financement », déclare Luc Bondaz, PDG de DeltaSpark, dans le communiqué. « Grâce à un accompagnement ciblé, le programme nous a aidés à affiner notre business plan pour nos segments de clientèle cibles. Cela nous a permis de mieux comprendre les besoins de nos clients, de préciser notre proposition de valeur et de développer une stratégie de commercialisation claire. »

  • L’électricité hivernale provenant des Alpes affiche un rendement supérieur à la moyenne

    L’électricité hivernale provenant des Alpes affiche un rendement supérieur à la moyenne

    La centrale solaire Madrisa Solar a produit environ 1,5 gigawattheure d’électricité au cours du premier semestre hivernal, d’octobre à mars. La production a ainsi dépassé les attentes, comme l’indique Repower AG dans un communiqué. Au cours de ce premier hiver d’exploitation, quelque 3 600 panneaux solaires étaient en service, ce qui correspond à environ 20 % de la capacité totale prévue.

    La centrale, qui a été la première centrale solaire alpine de Suisse à injecter de l’électricité dans le réseau, est située au-dessus de Klosters, à environ 2 000 mètres d’altitude, et est spécialement conçue pour la production d’électricité en hiver. Après la première chute de neige, la production a augmenté d’environ 15 % grâce à l’effet dit « albédo ». Les modules bifaciaux exploitent en effet également la lumière réfléchie par la couche de neige.

    L’électricité produite est notamment utilisée directement pour l’exploitation des remontées mécaniques de Klosters-Madrisa. En combinaison avec les installations existantes, la production d’énergie du premier hiver a dépassé les besoins liés à l’exploitation de la saison hivernale. Avec sa production actuelle, Madrisa Solar dépasse largement le seuil minimum de 500 kilowattheures par kilowatt de puissance installée exigé dans le cadre du programme national « Solarexpress ».

    La deuxième phase de construction devrait débuter début mai. Une fois celle-ci achevée, environ 70 % de l’installation devraient être raccordés au réseau. La mise en service complète est prévue d’ici fin 2027. Le maître d’ouvrage de cette installation alpine est Madrisa Solar AG, dont Repower, les services électriques du canton de Zurich (EKZ) et la commune de Klosters sont actionnaires.

  • Un investissement soutient l’expansion des infrastructures énergétiques décentralisées

    Un investissement soutient l’expansion des infrastructures énergétiques décentralisées

    Youdera Group SA s’assure un investissement stratégique de la part d’Amundi Energy Transition. Selon un communiqué, les fonds serviront à soutenir la prochaine phase de croissance de l’entreprise ainsi qu’un plan de mise en œuvre d’environ 150 millions d’euros pour des infrastructures énergétiques décentralisées dans les secteurs commerciaux et industriels européens.

    Youdera propose aux entreprises une gestion de l’énergie qui prend en charge la planification et le développement, le financement, la construction et l’exploitation d’installations énergétiques. L’objectif est de réduire la dépendance vis-à-vis du réseau électrique, de rendre les coûts énergétiques plus prévisibles et de promouvoir l’électrification. L’offre comprend des installations photovoltaïques, des accumulateurs à batterie, des rénovations de l’enveloppe des bâtiments, des pompes à chaleur ainsi que d’autres mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique.

    L’investissement réalisé par Amundi Energy Transition, une filiale du gestionnaire d’actifs français Amundi S.A., offre la possibilité de faire évoluer le modèle à l’échelle européenne, selon Pedro Miranda, CEO et cofondateur de Youdera. « Dans un monde plus volatil, les entreprises européennes doivent agir avec détermination pour rester compétitives »

    Fondée en 2015, Youdera a son siège à Ecublens et son site principal à l’EPFL Innovation Park à Lausanne. Ses principaux marchés sont la Suisse, l’Espagne et le Portugal, mais l’entreprise estime qu’il existe un potentiel de croissance supplémentaire en Europe. « Alors que les clients commerciaux et industriels recherchent des solutions énergétiques plus résilientes et plus rentables, nous sommes convaincus que Youdera est bien positionnée pour répondre à cette demande croissante du marché », a déclaré Claire Chabrier, responsable des investissements directs – marchés privés chez Amundi.

  • La centrale de chauffage de la gare a été convertie aux pellets de bois

    La centrale de chauffage de la gare a été convertie aux pellets de bois

    Les services industriels de Bâle(IWB) avancent dans la décarbonisation du chauffage urbain. Selon un communiqué, ils ont testé en mars les deux nouvelles chaudières de l’installation à granulés de bois de la centrale de chauffage Bahnhof. D’une puissance de 30 mégawatts, elle devrait produire environ 95 gigawattheures de chauffage à distance par an.

    Le passage du gaz naturel aux pellets de bois permet d’économiser environ 23 000 tonnes de CO2 par an. Cela correspond à une réduction de 9 pour cent de l’ensemble des émissions de CO2 dans le chauffage urbain de Bâle. « Avec la nouvelle installation de granulés de bois, IWB apporte une contribution importante à la décarbonisation du chauffage urbain et à la réalisation de l’objectif zéro net du canton de Bâle-Ville », déclare Evelyn Rubli, responsable de la division Chaleur, citée dans le communiqué.

    Les environs de la centrale de chauffage seront à l’avenir accessibles au public en tant qu’espace vert. Le service des espaces verts de la ville veut commencer son aménagement à l’automne.

    D’ici 2035, IWB souhaite que le chauffage à distance soit entièrement basé sur les rejets thermiques et les énergies renouvelables. La prochaine étape sera la conversion de la centrale de chauffage à distance Volta. IWB mise en outre à l’avenir sur de grandes pompes à chaleur. Le site envisagé est la STEP de Bâle de ProRheno.

  • Dormakaba se développe dans le secteur de la santé

    Dormakaba se développe dans le secteur de la santé

    Dormakaba s’oriente vers une nouvelle croissance dans le secteur de la santé. Pour l’exercice 2025/2026, le fournisseur de solutions d’accès fait état d’un nombre accru de commandes dans le secteur de la santé. Selon un communiqué, dormakaba a pu s’assurer des projets en Norvège, en Allemagne et aux États-Unis dans le cadre de sa stratégie d’entrée sur le marché.

    L’entreprise, dont le siège est à Rümlang et qui est active dans le monde entier dans le domaine de la technique de fermeture, propose des solutions pour les portes, notamment des serrures, des ferrures de portes, des automatismes de portes, des systèmes de contrôle d’accès et des systèmes de fermeture mécaniques, qui, selon les indications de l’entreprise, sont destinés à 130 pays.

    En Norvège, dormakaba a reçu une commande de 5500 portes dans le cadre de la construction du nouvel hôpital New Aker. Aux États-Unis, deux organisations du secteur de la santé ont commandé la modernisation et la maintenance de systèmes d’entrée ainsi que d’autres prestations. Et en Allemagne, dormakaba a reçu une commande du groupe de cliniques m&i Enzensberg, qui comprend des solutions d’accès pour 4500 portes. Le volume total de la commande serait de l’ordre de quelques dizaines de millions.

    « Ces récents succès de projets montrent la demande croissante de solutions d’accès sûres, efficaces et innovantes », a déclaré Till Reuter, CEO de dormakaba, cité dans le communiqué. « Ces commandes renforcent encore notre position dans le secteur de la santé et soutiennent notre croissance dans ce secteur »

  • Bière, béton et habitat – Baden s’appuie sur son histoire

    Bière, béton et habitat – Baden s’appuie sur son histoire

    Quatre nouveaux bâtiments, répartis sur deux parcelles, seront construits directement près de la gare de Baden sur une surface d’environ 8’000 mètres carrés. L’îlot A est placé sous la responsabilité de Frei Architekten AG d’Aarau, l’îlot B sous celle du célèbre Harry Gugger Studio de Bâle. Le volume est considérable, 81’888 mètres cubes construits, 22’914 mètres carrés de surface utile, environ 64,5 millions de francs d’investissement. L’entrepreneur général est la société Gross AG de Brugg.

    Habiter là où le malt fumait autrefois
    136 appartements à louer de 1,5 à 4,5 pièces seront construits au cœur de la ville. Au rez-de-chaussée, des surfaces de vente au détail et de restauration d’une superficie totale de 2268 mètres carrés caractérisent le quartier. Dans la cour intérieure, un Biergarten d’environ 900 mètres carrés invite à la détente. La devise du maître d’ouvrage, la brasserie H. Müller AG en quatrième génération, résume bien la situation : « brasser – habiter – savourer ».

    L’histoire reste visible
    Tout ne cède pas sa place à la nouvelle construction. La salle des chaudières, la salle de brassage et le silo à malt seront conservés comme témoins architecturaux d’une histoire de la brasserie qui a commencé en 1897. La bière Müllerbräu elle-même est aujourd’hui produite par la brasserie Falken de Schaffhouse. Le site continue cependant d’abriter une brasserie spécialisée. Le passé du lieu reste ainsi non seulement visible, mais aussi vivable.

    Calendrier et commercialisation
    Le permis de construire date d’octobre 2023, la démolition a commencé en avril 2024. Depuis quelques jours, les façades des nouveaux immeubles sont visibles pour la première fois. Une étape importante pour le projet. Le début de la commercialisation des appartements est prévu pour l’été 2026, la première occupation pour juin 2027.

  • Laufenburg construit des moulins à vent à la gare

    Laufenburg construit des moulins à vent à la gare

    Le site Schützegärte se trouve à un endroit délicat du point de vue urbanistique. Trois rues l’entourent et des typologies de construction datant de différentes décennies s’y côtoient. C’est précisément ce chaos qui est le sujet. AWW Architekten AG fait du « contraire et du bilatéral » la base de son concept. L’architecture naît de la tension du lieu et non pas contre lui.

    Décalé, tourné, ancré
    Deux corps de bâtiments identiques de quatre étages forment l’ensemble. Ils ne sont pas parallèles, mais décalés et tournés l’un par rapport à l’autre sur un terrain légèrement en pente. Ce positionnement n’est pas une idée esthétique, mais une réaction précise à la formation d’arêtes et au flux spatial par rapport aux bâtiments voisins. Un ensemble qui s’intègre tout en restant autonome. La surface totale de plancher est d’environ 4 600 mètres carrés, le volume de construction d’environ 13 800 mètres cubes.

    Un moulin à vent comme modèle d’habitation
    Le concept architectural repose sur un bâtiment compact en forme de « moulin à vent » à quatre pales avec un noyau central de cage d’escalier. Les ailes en saillie marquent la façade et font référence aux formes d’encorbellement typiques du quartier. Chaque appartement est orienté sur trois côtés. Les « chambres quatre saisons » constituent le cœur du projet, avec des pièces spacieuses qui peuvent être utilisées comme jardin d’hiver, studio ou espace de vie et de repas. Avec les loggias, on obtient une offre d’espace flexible pour les projets de vie les plus divers.

    Vert, commun, ancré
    L’espace libre entre les maisons est volontairement à bas seuil. Il est accessible de l’intérieur et de la rue. Une couche de verdure composée d’arbustes et de plantes vivaces indigènes protège les appartements du rez-de-chaussée et confère du caractère au lotissement. Dans un coin, le site s’ouvre sur une prairie avec des arbres fruitiers, une référence à la tradition locale des vergers proches des habitations. Le projet considère l’habitat et la communauté comme un tout.

    Prochaines étapes ouvertes
    La ville de Laufenburg n’a pas participé au processus de planification. Le secrétaire municipal Marco Waser confirme que l’administration des constructions a simplement clarifié au préalable les conditions cadres en matière de droit de la construction. Jusqu’à présent, la ville n’a pas fait d’évaluation. La société Erne Immo AG, propriétaire du terrain, ne s’est pas encore prononcée sur l’horizon temporel de la mise en œuvre.

  • Certificat DGNB pour la déconstruction en Suisse

    Certificat DGNB pour la déconstruction en Suisse

    La tour de silo à céréales de 1939 a été démolie, mais son béton n’a pas été éliminé. Dans la centrale à béton toute proche, le matériau a été traité selon une formule spécialement développée à cet effet et réutilisé à 75-95 pour cent dans le nouveau bâtiment en tant que matériau recyclé. Environ 60 pour cent du nouveau bâtiment sont constitués de l’ancienne tour. Le maître d’ouvrage est la société Gutgrün AG de Coire, qui a délibérément renoncé aux bénéfices à court terme afin de mettre en œuvre le concept de durabilité de manière cohérente.

    52 appartements, trois certificats
    Le projet comprend 37 appartements de location sur onze étages dans la nouvelle tour d’habitation ainsi que 15 lofts dans le bâtiment historique rénové du moulin. Les architectes du bureau Ritter Schumacher ont répertorié tous les matériaux utilisés dans un passeport des ressources du bâtiment. Une approche prévoyante qui rend les futurs cycles de vie transparents dès aujourd’hui. Le projet a été récompensé pour cette performance par trois certificats DGNB. DGNB Platine pour la déconstruction, DGNB Or pour la nouvelle construction de la tour et DGNB Or pour la rénovation de l’ancien bâtiment.

    La protection incendie réinventée
    La façade photovoltaïque de 30 mètres de haut pose un problème aux réglementations traditionnelles en matière de protection incendie. Elles exigent des cloisonnements à chaque étage pour éviter que le feu ne saute d’un étage à l’autre. Cela aurait interrompu la façade et réduit sensiblement son efficacité.

    La surface PV n’est interrompue nulle part par des fenêtres et est continue du sol au toit. Les planificateurs spécialisés, les entreprises exécutantes et l’assurance ont développé ensemble une solution sur mesure. Le feu n’atteint pas la façade de l’intérieur et ne pénètre pas dans les appartements depuis la façade.

    Une alliance plutôt qu’un conflit
    Le projet a été construit selon le modèle de l’alliance. Le maître d’ouvrage, les planificateurs et les entreprises exécutantes se sont assis ensemble à la table dès le début. Les problèmes issus de la pratique de la construction ont ainsi été directement intégrés dans la planification. L’attitude de base était la confiance et l’équité plutôt que la simple couverture des risques. Un détail témoigne également de l’esprit non conventionnel : les graffitis qui ornaient le bâtiment désaffecté ont été conservés comme éléments de décoration dans la cage d’escalier.

    Un signal pour le secteur
    Le projet de transformation n’a fait l’objet d’aucune opposition. C’est exceptionnel pour un projet de construction de cette ampleur. Le moulin de Grüsch montre que la construction circulaire fonctionne aussi dans une région périphérique et que la durabilité n’est pas en contradiction avec la viabilité économique.

  • La confiance des consommateurs s’effondre

    La confiance des consommateurs s’effondre

    La baisse est brutale. En janvier et février 2026 encore, l’indice évoluait aux alentours de – 30 points et se situait donc légèrement au-dessus du niveau de l’année précédente. L’effondrement de mars à – 43 points est donc l’un des plus forts reculs mensuels de ces dernières années. Le retournement a été rapide et touche plusieurs secteurs en même temps.

    Où le moral bascule le plus
    Trois des quatre sous-indices du SECO se situent clairement en dessous du niveau de mars 2025. Ce sont les attentes concernant l’évolution économique qui se sont le plus effondrées. La situation financière attendue des ménages et la disposition à faire des achats importants ont également nettement baissé. Seul le regard sur la situation financière passée est resté stable par rapport à l’année précédente.

    La géopolitique, tueuse de moral
    La guerre en Iran et la hausse des prix du pétrole qui en a résulté sont considérées comme le principal déclencheur. Les anticipations d’inflation ont fortement augmenté en mars, passant de 98,3 à 121,4 points. Parallèlement, les attentes en matière de chômage ont augmenté. Ces deux éléments pèsent directement et sensiblement sur la confiance des ménages.

    Ce que cela signifie pour la consommation
    La baisse du moral des consommateurs n’est pas un simple signal statistique. Il montre que les ménages reportent les dépenses importantes et misent sur la sécurité. Pour le commerce de détail, le marché immobilier et l’industrie du bâtiment, cela signifie moins d’impulsions de la consommation intérieure, du moins à court terme. Trading Economics prévoit une reprise progressive à environ – 34 points d’ici la mi-2026 et – 26 points d’ici 2028.

    La reprise du moral dépendra fortement de la situation géopolitique et de l’évolution des prix. Jusqu’à présent, l’économie suisse se montre robuste, mais la confiance des consommateurs est un indicateur avancé. Si le moral des acheteurs reste durablement déprimé, les chiffres de la croissance suivent généralement avec un certain retard.

  • Le bois qui se protège

    Le bois qui se protège

    Des millions de tonnes de sciure sont produites chaque année dans le monde. La plus grande partie est brûlée, le CO2 lié au bois retourne dans l’atmosphère. C’est précisément là qu’intervient l’équipe de recherche du doctorant Ronny Kürsteiner, sous la direction d’Ingo Bungert, professeur de matériaux à base de bois à l’EPF de Zurich. L’objectif est de garder la sciure plus longtemps dans le cycle des matériaux.

    L’astuce avec le noyau de pastèque
    Le liant est la struvite, un phosphate d’ammonium et de magnésium cristallin aux propriétés ignifuges connues. Le problème jusqu’à présent était que la struvite se liait mal à la sciure de bois en raison de son comportement de cristallisation. Les chercheurs ont trouvé la solution dans une enzyme extraite de graines de pastèque. Cette enzyme contrôle la cristallisation de manière à ce que de gros cristaux de struvite se forment et remplissent les espaces vides entre les particules de sciure, les liant solidement entre elles. Le matériau compressé est ensuite séché à température ambiante.

    Trois fois plus longtemps que le bois d’épicéa
    Les tests d’incendie réalisés à l’école polytechnique de Turin parlent d’eux-mêmes. Dans un calorimètre à cône, une méthode d’essai standardisée pour l’action de la chaleur, du bois d’épicéa non traité a pris feu après environ 15 secondes. Le composite struvite-sciure a mis plus de trois fois plus de temps. Une fois en feu, le matériau forme rapidement une couche protectrice de matière inorganique et de carbone qui freine la propagation. De plus, la struvite libère de la vapeur d’eau et de l’ammoniaque sous l’effet de la chaleur, ce qui a un effet refroidissant et prive le feu d’oxygène.

    Plus léger que le ciment, meilleur pour le climat
    Les panneaux de particules traditionnels liés au ciment, aujourd’hui très répandus dans l’aménagement intérieur, sont composés de 60 à 70 % de ciment en poids. Ils sont lourds et nuisent au climat lors de leur fabrication. Les nouveaux panneaux de sciure de struvite se contentent de 40 pour cent de liant. Ils sont plus légers, ont un bilan climatique nettement meilleur et n’atterrissent pas dans les décharges spéciales après la démolition.

    Recyclables et utilisables comme engrais
    Le composite peut être décomposé en ses composants. Mécaniquement dans le broyeur, puis chauffé à un peu plus de 100 degrés, ce qui libère de l’ammoniaque et permet de tamiser la sciure. Le matériau minéral de base, la newberyite, tombe sous forme solide et peut être à nouveau transformé en struvite. Si l’on ne recycle pas le matériau, on peut l’utiliser comme engrais à long terme. La struvite libère lentement et de manière contrôlée le phosphore, l’azote et le magnésium dans le sol.

    La station d’épuration comme source de matière première
    Un autre cycle se dessine. La struvite est produite en grande quantité comme sous-produit indésirable dans les stations d’épuration, où elle bouche les tuyaux et doit être éliminée à grands frais. « Nous pourrions utiliser ces dépôts comme matériau de base pour notre matériau de construction », explique Kürsteiner. Le fait que le matériau s’impose sur le marché dépend en premier lieu du coût du liant. Un problème qui pourrait être résolu grâce à cette source.

  • Le chantier veut aussi de la flexibilité

    Le chantier veut aussi de la flexibilité

    Adrian Dinkelmann, directeur d’Infra Suisse, a mis les choses au point. La conciliation ne réussit pas par des mesures isolées, mais par un ancrage fondamental dans la culture d’entreprise. Deux projets soutenus par la Confédération montrent des champs d’action concrets. Le cadre doit être conçu de manière à ce que les différentes réalités de vie des collaborateurs y trouvent leur place.

    Tout le monde ne veut pas la même chose
    Jan Malmström, CEO du groupe JMS, a posé la question dans son entreprise. Le résultat est surprenant. Le souhait de travailler à temps partiel est très marqué au bureau, nettement moins sur les chantiers. Mais là aussi, il existe un besoin évident de plus de flexibilité au quotidien. Les modèles standard ne sont pas suffisants. Si l’on traite tous les collaborateurs de la même manière, on passe à côté de l’essentiel.

    Co-CEO comme test de réalité
    Sandra Werneyer et Lea Ott montrent ce qu’il est possible de faire chez werneyer ott architektur gmbh, à savoir une direction partagée dans un modèle de co-CEO. Cela fonctionne avec des exigences élevées en matière d’organisation et de communication. Leur présentation a clairement montré que les nouvelles formes de travail ne vont pas de soi. Elles exigent de la clarté sur les responsabilités qui peuvent vraiment être partagées.

    Les stéréotypes freinent le secteur
    Dörte Resch, professeur de psychologie appliquée à la FHNW, a clairement expliqué que les campagnes d’images ne changent rien à elles seules. Les stéréotypes qui ne correspondent plus à la réalité des métiers du bâtiment doivent être abordés activement. Il faut un marketing professionnel authentique qui mette en évidence les aspects attrayants du secteur pour tous. Caroline Farberger, entrepreneuse suédoise, a complété avec une perspective personnelle. L’inclusion commence par la remise en question des modèles de pensée existants.

    La culture l’emporte sur le concept
    Le podium a clairement montré ce qui fait la différence. Olivier Imboden, CEO Ulrich Imboden AG, la décrit ainsi. Lorsque les collaborateurs adhèrent aux valeurs d’une entreprise, cela se répercute directement sur son attractivité en tant qu’employeur. Sven Stingelin de Frutiger AG a complété la perspective du chantier en évoquant les conditions cadres qui sont différentes de celles du bureau. Thomas Weber de Walo Bertschinger a souligné que les déroulements de projets marquent considérablement la marge de manœuvre. Cornel Müller, fondateur de Work-ID AG, a montré comment un marketing professionnel ciblé permet d’atteindre de nouveaux groupes cibles, notamment grâce à une orientation professionnelle précoce.

  • Plus de bonus, mais une obligation

    Plus de bonus, mais une obligation

    Du label ESG à la réalité stratégique
    La durabilité dans le secteur immobilier a connu ses années bruyantes. Après avoir acquis un certain prestige en tant que critère de différenciation, elle a entre-temps plutôt pris place comme thème stratégique central sous la forme de critères ESG. Mais c’est précisément pour cette raison que le sujet risque de devenir silencieux entre les obligations de reporting et les affaires courantes. Ce qui devient la norme disparaît des feux de la rampe. Mais la routine n’est pas un bouclier. Surtout pas dans un secteur qui pense certes en décennies, mais qui prend souvent des décisions en années.

    Car si la durabilité est souvent considérée comme un devoir accompli, les défis structurels demeurent. L’immobilier pense en cycles de 30, 40 ans ou plus. Le zéro net d’ici 2050 n’est donc pas une vision lointaine, mais un horizon de planification bien réel. Cela signifie également qu’une grande partie des immeubles existants actuels ne pourront être remis en état correctement qu’une seule fois ou totalement rénovés.

    L’incertitude comme nouvelle réalité de la planification
    La situation géopolitique actuelle, la volatilité des marchés et le manque de clarté des conditions-cadres rendent actuellement difficile l’établissement de trajectoires d’atténuation du climat fiables. Dans la pratique, cela conduit souvent à ce que les décisions soient reportées ou réduites à la solution la plus avantageuse à court terme. Or, si l’on s’en tient à une pensée linéaire, on se limite soi-même à long terme. Les feuilles de route pour la protection du climat, l’énergie grise, les coûts du cycle de vie et les risques climatiques doivent faire partie intégrante de toute décision afin d’atteindre la neutralité climatique de manière économiquement viable. Et ce, non pas un jour, mais maintenant.

    Dans la pratique, on constate que les détenteurs de stocks pensent la durabilité de manière de plus en plus différenciée. Outre les approches classiques de la RSE, une approche clairement orientée sur les risques s’établit. L’accent est mis sur des données fiables concernant l’état, la consommation et les émissions ainsi que sur des profils de risque spécifiques aux bâtiments, qui sont intégrés dans la stratégie de portefeuille en tant que paramètres de gestion. La durabilité devient ainsi un facteur de décision stratégique, au-delà du reporting. Le site, en particulier, devient un élément central : Les biens immobiliers doivent non seulement être efficaces, mais aussi résilients face à la chaleur, à l’eau, aux événements extrêmes et aux tensions sociales. Ceux qui évaluent ces risques de manière systématique peuvent les gérer de manière ciblée. Tous les autres réagissent plus tard aux conséquences.

  • Quand les cantons passent du statut de frein à celui de facteur d’implantation

    Quand les cantons passent du statut de frein à celui de facteur d’implantation

    Dans plusieurs cantons, le permis de construire numérique n’est plus une vision d’avenir, mais fait partie du quotidien. Les demandes de permis de construire sont soumises via des plateformes centrales, distribuées numériquement et examinées dans le cadre de processus standardisés. Cela soulage les administrations, les planificateurs et les maîtres d’ouvrage et rend les procédures plus compréhensibles pour tous les participants.

    Les précurseurs misent sur des solutions cantonales claires et sur la coopération. Les plateformes communes réduisent les coûts, regroupent le savoir-faire et empêchent les solutions isolées. En même temps, il s’avère que la numérisation n’a d’effet que si elle n’est pas pensée comme un projet informatique, mais comme un changement de l’ensemble du processus, du dépôt de la demande à la décision.

    Qui autorise déjà par voie numérique
    Plusieurs cantons ont mis en place des plates-formes à l’échelle du canton, par le biais desquelles les demandes de permis de construire sont déposées et traitées électroniquement. Berne avec « eBau », Zurich avec « eBaugesucheZH », les Grisons avec ebau.gr.ch ou le Valais avec « eConstruction » montrent à quoi ressemble une procédure gérée numériquement, parfois de manière obligatoire ou avec des délais de transition. D’autres cantons, comme Soleure ou Argovie, misent sur la solution commune open source Inosca et introduisent leurs systèmes par étapes.

    Le degré de numérisation diffère néanmoins sensiblement. Dans certains cantons, le dépôt numérique est obligatoire, dans d’autres, les canaux analogiques et numériques fonctionnent en parallèle ou il n’existe que des communes pilotes. Il n’existe pas de vue d’ensemble complète et actualisée au jour le jour dans toute la Suisse et toutes les plateformes ne reproduisent pas déjà le processus de bout en bout de manière entièrement numérique.

    La politique entre vitesse et protection juridique
    Sur le plan politique, la procédure de permis de construire fait l’objet de tirs croisés. D’un côté, il y a la pénurie de logements, les objectifs énergétiques et climatiques, de l’autre, le fédéralisme, le droit d’opposition et les directives techniques complexes. Les associations économiques exigent des délais plus courts et plus d’obligations, les communes et les cantons insistent sur leurs propres compétences et leurs ressources limitées.

    La numérisation met ces tensions à nu. Elle met en évidence le nombre de services touchés par un dossier, les points de blocage et les différences de pratique entre les cantons. Mais elle ne remplace pas les décisions politiques. Limiter les oppositions, harmoniser les procédures ou raccourcir les délais reste une question de pouvoir, pas une question de logiciel.

    Coûts, avantages et risques
    Pour les administrations, le passage aux procédures numériques est un tour de force. Les nouvelles applications spécialisées, les interfaces, les formations et la gestion du changement coûtent du temps et de l’argent. Les petites communes, en particulier, sont tributaires de plateformes cantonales et de solutions communes pour supporter la charge.

    En contrepartie, il y a des effets tangibles. Moins d’interruption d’un processus, moins de saisies multiples, des processus plus rapides. Les effets indirects sont encore plus importants. Chaque semaine d’autorisation raccourcie réduit les coûts de projet et de financement, augmente la prévisibilité et rend un site plus attrayant. En même temps, le traitement des données reste sensible. La transparence, la protection des données et l’acceptation doivent être équilibrées proprement.

    De l’e-dossier à l’examen intelligent
    La numérisation des permis de construire n’en est qu’à ses débuts. À court terme, il s’agit d’introduire des plateformes cantonales sur l’ensemble du territoire, d’éliminer les ruptures de médias et de gérer les demandes de permis de construire de manière numérique de bout en bout. Parallèlement, les attentes augmentent. Les planificateurs veulent des interfaces numériques, les investisseurs des délais fiables, les communes davantage de possibilités de contrôle.

    À moyen terme, les contrôles automatisés de plausibilité et de régularité, l’intégration des données de planification et de construction ainsi que l’assistance assistée par l’IA seront au centre de l’attention. Ils peuvent accélérer les procédures, forcer la standardisation et orienter les ressources vers les cas où il faut vraiment prendre des décisions politiques ou techniques. La question de savoir si le permis de construire en Suisse passera du statut de frein à celui d’avantage stratégique pour la place économique se décidera en fonction de la cohérence avec laquelle la politique et l’administration piloteront ce changement et de leur volonté de bousculer les règles, les rôles et les routines.

  • Des données à l’IA dans le monde de l’immobilier

    Des données à l’IA dans le monde de l’immobilier

    C’est précisément pour cette raison qu’il vaut la peine de regarder en arrière. Car au cours des 30 dernières années, la manière dont les biens immobiliers sont planifiés, exploités et gérés a fondamentalement changé.

    Il y a 30 ans, de nombreux processus étaient encore étonnamment analogiques. Les données étaient rangées dans des classeurs et des documents papier, les décisions étaient fortement basées sur l’expérience et moins sur des analyses systématiques. Bientôt, une phase s’est ouverte au cours de laquelle le secteur a évolué pas à pas : les processus sont devenus plus numériques, les données plus importantes, les bâtiments et les entreprises de plus en plus interconnectés.

    C’est dans ce contexte qu’est né pom, spin-off de l’EPF de Zurich, au milieu des années 1990, avec l’idée d’intégrer davantage les tâches, les données et les processus dans le secteur de la construction et de l’immobilier. Trente ans plus tard, pom fête son anniversaire et la question de base est toujours très actuelle : comment penser ensemble de manière judicieuse l’immobilier, l’organisation et la technologie ?

    Sur le plan technologique, nous sommes aujourd’hui à un nouveau tournant. La numérisation de l’immobilier continue de progresser : les technologies cloud, l’IoT et les modèles numériques permettent de représenter les bâtiments de manière toujours plus précise. Ce que l’on appelle le Digital Twin devient de plus en plus une réalité et crée de nouvelles possibilités d’automatisation des processus.

    Parallèlement, la manière dont les entreprises travaillent évolue. L’intelligence artificielle va modifier de nombreux processus dans les années à venir, notamment là où de grandes quantités d’informations doivent être traitées et où les décisions doivent encore être prises manuellement aujourd’hui. Des données différentes peuvent être analysées plus facilement, des résultats prêts à l’emploi peuvent être générés automatiquement et les décisions peuvent être massivement accélérées, même avec la participation de l’homme. Les systèmes d’assistance, appelés agents, font partie du travail quotidien.

    Parallèlement, un coup d’œil sur le secteur révèle une zone de tension intéressante : le développement technologique progresse rapidement, mais la mise en œuvre dans les entreprises est nettement plus lente.

    Depuis 2016, pom Consulting AG mesure chaque année le degré de maturité numérique du secteur de la construction et de l’immobilier dans le cadre de l’étude Digital Real Estate & Construction. Actuellement, l’indice Digital Real Estate se situe à 4,3 points sur 10 – une légère amélioration par rapport à l’année précédente, mais définitivement pas un saut quantique.

    Sans surprise, l’intelligence artificielle occupe une place de plus en plus importante. Selon l’étude actuelle, Artificial Intelligence & Machine Learning fait à nouveau partie des technologies les plus utilisées, avec Platforms & Portals et Data Analytics. L’évaluation de l’IA est toutefois nettement plus différenciée que les années précédentes : Environ deux tiers des personnes interrogées y voient une grande utilité. Lors de l’enquête de l’année dernière, ils étaient encore 75%. L’utilisation plus fréquente de l’IA rend certes les possibilités de la technologie, mais aussi ses limites, nettement plus visibles et donc les attentes plus réalistes.

    La technologie seule ne décide donc pas du succès. Le facteur décisif reste l’organisation : la qualité des données, la capacité de mise en œuvre, des responsabilités claires – et la volonté de remettre en question les méthodes de travail existantes.

    C’est peut-être là que réside le véritable parallèle avec les 30 dernières années.

    A l’époque aussi, il ne s’agissait pas seulement de nouvelles technologies, mais aussi de nouveaux modes de pensée. L’intelligence artificielle pourrait ainsi devenir la prochaine grande étape de développement de la branche – non pas parce qu’elle change tout, mais parce qu’elle aide à mieux maîtriser la complexité croissante des biens immobiliers et des organisations.

  • Zurich reste la première ville intelligente au monde

    Zurich reste la première ville intelligente au monde

    Zurich occupe également la première place dans la septième édition de l’IMD Smart City Index. Oslo occupe la deuxième place, devant Genève qui, selon un communiqué, se classe également en troisième position cette année. Lausanne a gagné trois places par rapport à 2025 et se classe désormais 7e. Pour établir cet indice, le World Competitiveness Center (WCC) de l’IMD Business School a interrogé des citoyens dans 148 villes au total.

    Comme le montre l’indice, les citoyens évaluent la qualité de leur ville notamment en fonction de sa transparence politique et des possibilités de participation qui leur sont offertes. La « smartness » ne concerne donc pas seulement l’introduction des technologies les plus récentes, mais aussi une perception plus forte d’une bonne gouvernance urbaine et de la mise en place de services numériques. Les villes dans lesquelles les habitants ont le sentiment d’être écoutés obtiennent de bien meilleurs résultats, indique le communiqué.

    « Les centres urbains les plus avancés, où les citoyens se sentent le plus heureux, ne sont pas nécessairement ceux qui se distinguent par des horizons urbains utopiques, des réseaux de capteurs visibles ou une simple sophistication technologique », déclare Arturo Bris, directeur du WCC, dans le communiqué. « Elles se distinguent par leur capacité à coordonner efficacement les structures administratives, les priorités en matière de durabilité, les décisions d’investissement public et, ce qui est peut-être le plus important, la confiance des citoyens. »

    Derrière Zurich, Oslo et Genève, Londres, Copenhague et Dubaï occupent les places quatre à six. Derrière Lausanne, Canberra, Singapour et Abu Dhabi complètent le top 10.

  • Le projet hydroélectrique du Grimsel entre dans sa phase de mise en œuvre

    Le projet hydroélectrique du Grimsel entre dans sa phase de mise en œuvre

    Selon un communiqué, le conseil d’administration de Kraftwerke Oberhasli AG (KWO), dont le siège se trouve à Innertkirchen, a approuvé un investissement de 300 millions de francs dans la construction de la nouvelle centrale de pompage-turbinage Grimsel 4. Cette installation permettra d’utiliser l’eau des deux lacs de retenue, le Räterichsboden et le Grimsel, pour garantir la stabilité du réseau. La concession et le permis de construire ont déjà été obtenus.

    Grimsel 4 se compose d’une centrale électrique souterraine située entre les deux lacs. Deux turbines-pompes réversibles, d’un débit de 35 mètres cubes par seconde chacune et d’une puissance installée de 84 mégawatts chacune, pompent l’eau vers le lac du Grimsel en fonction des besoins ou la transforment en énergie lors de son écoulement vers le lac de Räterichsboden. La galerie d’adduction entre les deux lacs mesure environ 1 200 mètres de long et a un diamètre de 6 mètres. La galerie d’accès à la centrale hydroélectrique a une longueur d’environ 1 800 mètres.

    La construction débutera en juin et devrait s’achever en février 2032. Le creusement de la centrale hydroélectrique commencera début 2028.

    La KWO a été fondée en 1925. Elle exploite aujourd’hui 13 centrales hydroélectriques et huit lacs de retenue. La BKW détient 50 % de l’entreprise. Les services municipaux de Bâle (IWB), Berne (ewb) et Zurich (ewz) se partagent l’autre moitié à parts égales.

  • Un nouveau partenariat stimule l’innovation dans le domaine des accumulateurs de chaleur

    Un nouveau partenariat stimule l’innovation dans le domaine des accumulateurs de chaleur

    Cowa Thermal Solutions a annoncé son partenariat mondial avec Innova. Dans ce cadre, la société italienne Innova, basée près de Turin, intégrera la technologie de stockage thermique de Cowa, basée sur les matériaux à changement de phase (Phase Change Material, PCM), dans ses propres systèmes de pompes à chaleur. Comme l’indique un communiqué de la spin-off de la Haute école de Lucerne, fondée en 2019 et implantée au Technopark de Lucerne, cette collaboration permet de « proposer une nouvelle génération de solutions alliant design compact, confort élevé et technologie durable ».

    Selon les informations fournies, cette coopération s’appuie sur des validations et des évaluations techniques qui ont confirmé l’adéquation du PCM de Cowa pour les systèmes de pompes à chaleur d’Innova. D’après Cowa, les tests ont démontré la haute performance et l’efficacité de la solution intégrée.

    Innova est quant à elle responsable de la conception, du développement et de la fabrication des systèmes. L’entreprise piémontaise est spécialisée dans les solutions modernes de chauffage, de refroidissement, d’eau chaude et de qualité de l’air intérieur, et aide sa clientèle mondiale à remplacer les systèmes de chauffage fossiles par des alternatives durables.

  • Lancement du processus de planification de la succession chez un fournisseur régional

    Lancement du processus de planification de la succession chez un fournisseur régional

    Un changement intervient à la tête d’Industriellen Betriebe Interlaken AG. Selon un communiqué, le PDG Helmut Perreten a informé le conseil d’administration de son intention de quitter ses fonctions à la mi-2027. Il souhaite ensuite exercer ses activités en dehors du secteur de l’énergie.

    La recherche d’un successeur sera lancée dans les mois à venir. L’annonce précoce de ce changement permettra une organisation minutieuse et structurée de la succession, indique le communiqué. Le conseil d’administration regrette cette décision mais la respecte.

    M. Perreten était CEO d’IBI depuis 2015. Auparavant, ce mécanicien et ingénieur en mécanique de formation avait été responsable de la région de l’Oberland chez BKW Energie AG et, avant cela, directeur général de la centrale électrique de Grindelwald.

    En 2025, IBI a vendu au total 96 millions de kilowattheures d’électricité, 35,9 millions de kilowattheures de gaz et 1,8 million de mètres cubes d’eau.

  • Un espace d’expérimentation dévoile l’avenir du commerce

    Un espace d’expérimentation dévoile l’avenir du commerce

    Avec OF GOODS, Berne voit naître un « nouveau lieu de rencontre entre la production, le commerce et le public », comme l’indique un communiqué. La maison de commerce ouvrira ses portes le 10 avril sur trois étages du Kaiserhaus. Les initiateurs souhaitent ainsi créer un espace d’expérimentation afin de concrétiser une possible maison de commerce du futur.

    Les consommateurs s’intéressant de plus en plus à l’origine des matériaux et à leurs cycles de vie, OF GOODS vise à créer un contexte dans ce domaine. Des ateliers ouverts et des boutiques thématiques y contribuent tout autant que des formats d’accompagnement. Ainsi, d’une part, l’artisanat est mis en avant et, d’autre part, les clients apprennent, dans un espace de bricolage, à raccommoder des vêtements ou à entretenir leurs chaussures.

    De plus, des ateliers, des expositions et d’autres événements sont organisés au sein de la maison de commerce. Des formats variés invitent à « redécouvrir les matériaux, les processus et les idées ».

    À ce jour, plus de 60 marques, ateliers et manufactures, tant établis qu’inconnus, font partie des exposants d’OF GOODS, qui fêtera son ouverture les 10 et 11 avril. Des établissements gastronomiques tels que la Brasserie Kaiser, le Kaiser Deli et le Hof-Bar font également partie du concept.

  • Le fournisseur municipal d’énergie développe de manière systématique ses infrastructures et son réseau de chauffage urbain

    Le fournisseur municipal d’énergie développe de manière systématique ses infrastructures et son réseau de chauffage urbain

    La compagnie d’électricité de la ville de Zurich a réalisé un chiffre d’affaires de 1,44 milliard de francs en 2025, indique l’ewz dans un communiqué. Cela correspond à une augmentation de 11 millions de francs par rapport à l’année précédente. Les charges d’exploitation ont augmenté de 64 millions de francs au cours de la même période, pour atteindre 1,02 milliard de francs. L’intégration du réseau de chauffage urbain d’Entsorgung Recycling Zürich (ERZ-Fernwärme) ainsi que l’approvisionnement supplémentaire en énergie ont pesé sur ce résultat. Le bénéfice s’élève à 303 millions de francs, contre 391 millions de francs l’année précédente.

    « Ce bon résultat est principalement dû à la vente d’énergie sur le marché libre, à un bénéfice tiré de la commercialisation de la production éolienne à l’étranger et à l’utilisation ciblée des ressources », a déclaré Benedikt Loepfe, directeur d’ewz, cité dans le communiqué. « L’intégration réussie du chauffage urbain, avec plus de 100 collaborateurs supplémentaires, démontre de manière impressionnante la capacité d’adaptation de notre entreprise. »

    Au cours de l’exercice, ewz a en outre investi 244 millions de francs dans les réseaux, les centrales électriques et les participations. Cela représente 48 millions de francs de plus que l’année précédente, indique le fournisseur d’énergie. « Les besoins en capitaux vont considérablement augmenter au cours des dix prochaines années afin de pouvoir réaliser les investissements nécessaires, qui s’élèvent à plus de 3 milliards de francs », explique M. Loepfe. « La bonne situation financière actuelle d’ewz permet de réaliser ces investissements dans l’avenir énergétique et la sécurité d’approvisionnement au cours des prochaines années avec ses propres moyens. » Sur le bénéfice de cette année, 80 millions de francs seront versés à la ville.

  • Winterthur mise sur l’énergie solaire produite localement

    Winterthur mise sur l’énergie solaire produite localement

    Depuis le début de l’année, il est possible à Winterthur de vendre son électricité solaire à son voisinage. Pour cela, il faut inscrire son installation solaire auprès d’une communauté d’électricité locale (LEG) gérée par les services municipaux de Winterthur. À l’heure actuelle, les services municipaux proposent déjà 155 LEG sur l’ensemble du territoire, comme l’indique l’administration municipale de Winterthur dans un communiqué. Ainsi, environ sept ménages sur dix à Winterthur ont la possibilité de s’approvisionner en électricité solaire produite dans leur quartier.

    Sur les 155 LEG existantes, 535 des 2 500 installations photovoltaïques installées dans la zone urbaine sont actuellement enregistrées. Les personnes souhaitant enregistrer leur propre installation ou s’approvisionner en électricité auprès d’une LEG peuvent le faire sur la plateforme leghub.ch. La création de sa propre LEG est également possible via cette plateforme.

    La Confédération encourage l’achat d’électricité solaire produite dans le voisinage en accordant une réduction sur la composante « utilisation du réseau » du prix de l’électricité. Le prix de l’électricité solaire des LEG est ainsi jusqu’à 15 % inférieur au prix normal de l’électricité. Dans le communiqué, le chef du département des services techniques de Winterthour, Stefan Fritschi, souligne un autre avantage des communautés d’électricité : « Les LEG permettent également aux locataires et aux propriétaires qui ne disposent pas de leur propre installation d’accéder à de l’électricité solaire produite localement ».

  • Ce projet de construction renforce le pôle de recherche dans l’Oberland bernois

    Ce projet de construction renforce le pôle de recherche dans l’Oberland bernois

    Le coût de la construction du nouveau bâtiment de l’Empa sur le terrain B5 du site de Thoune Nord s’élève à 47 millions de francs. Selon un communiqué, une solution de financement est désormais sur la table. Le projet sera ainsi financé par une société de développement du site qui sera créée et à laquelle participeront quatre partenaires, indique la ville de Thoune dans un communiqué.

    Conformément à la proposition, la ville de Thoune accorde un prêt sans intérêt de 16 millions de francs, garanti par un gage immobilier. Elle accorde également une garantie pour un prêt pour lequel le canton de Berne a émis une déclaration d’intention dans le cadre de la Nouvelle politique régionale, d’un montant de 10 millions de francs. L’Empa investit 16 millions de francs dans les laboratoires et la centrale technique. La société Halter AG, en tant que partenaire de développement du site, apporte une contribution de 5 millions de francs. La société de développement du site doit être cédée à des investisseurs une fois le projet achevé.

    Le conseil municipal de Thoune se prononcera sur la proposition désormais disponible lors de sa séance du 30 avril. Le permis de construire pour la première étape sur le site B5 a déjà été délivré. Le début des travaux est prévu pour le printemps 2027, l’achèvement pour fin 2029.

    « La ville de Thoune porte un grand intérêt à la réalisation de ce nouveau bâtiment », déclare le maire Raphael Lanz dans le communiqué. « L’Empa garantit à long terme des emplois hautement qualifiés dans la recherche et le développement, génère de la valeur ajoutée régionale et renforce Thoune en tant que pôle technologique et d’innovation au sein du canton de Berne. »

    L’Empa est présente à Thoune depuis 1994 avec un site de recherche. Elle y mène des recherches dans le domaine des hautes technologies et des matériaux.

    Un nouveau quartier voit le jour à Thoune Nord. Outre le premier projet concret sur le terrain à bâtir B5, la future station de RER Thoune Nord joue un rôle central. Le potentiel total du site de Thoune Nord représente environ 6 500 emplois.