Auteur/autrice : immovestuser

  • Ce projet de rénovation mise sur l’économie circulaire et la réduction des émissions de CO2

    Ce projet de rénovation mise sur l’économie circulaire et la réduction des émissions de CO2

    Selon son communiqué, Sika participe en tant que partenaire de financement au Living Lab HIL de l’ETH dans le cadre des trois phases du projet : Exploration (2026), Synthèse (2027) et Transfert (2028). Ces étapes visent à préparer la rénovation, la mise aux normes énergétiques et l’agrandissement du bâtiment dédié à l’enseignement et à la recherche en architecture et en génie civil (HIL) sur le campus de Hönggerberg. Ce projet d’envergure devrait être achevé d’ici 2035.

    Selon l’ETH, les besoins de rénovation et l’évolution des exigences en matière d’espace auraient clairement justifié une rénovation en profondeur avec démolition jusqu’à la structure porteuse. Au lieu de cela, l’université souhaite traiter le bâti existant avec plus de précaution et mettre l’accent sur la réduction des émissions de CO2, la numérisation et l’économie circulaire. Elle développe le projet de construction en interne, en s’appuyant sur les connaissances et les enseignements tirés de ses propres activités d’enseignement et de recherche, ainsi qu’avec des partenaires industriels.

    Dans ce « projet phare unique au monde », selon Sika, l’entreprise de chimie de spécialité pour la construction et l’industrie, basée à Baar, n’apporte pas seulement un soutien financier. Le soutien au projet comprend également un échange technique actif et étroit entre Sika et les équipes de projet de l’ETH. Il est assuré par la Fondation ETH.

    Sika souhaite contribuer à « faire avancer la transition vers des méthodes de construction durables », déclare Patricia Heidtman, responsable de l’innovation et du développement durable chez Sika. « Le Living Lab HIL offre une plateforme unique qui relie activement la recherche et la pratique et accélère sensiblement les innovations. »

    L’industrie et la science doivent agir ensemble pour atteindre les objectifs climatiques, selon Mathias Kohler, professeur d’architecture et de fabrication numérique à l’ETH. « En coopération avec Sika, nous testons au Living Lab HIL de nouvelles solutions qui seront mises en œuvre à partir de 2030 lors de la phase de rénovation du bâtiment de l’ETH. »

  • Un groupe d’assurance développe stratégiquement ses activités immobilières

    Un groupe d’assurance développe stratégiquement ses activités immobilières

    Selon un communiqué de presse, le groupe Vaudoise Assurances, dont le siège est à Lausanne, a acquis la majorité de Procimmo Group AG, basée à Renens, et détient désormais 92,27 % des droits de vote. Depuis 2021, Vaudoise Assurances détient une participation de 20 % dans le groupe Procimmo par l’intermédiaire de sa filiale Vaudoise Asset Management AG.

    Grâce à l’acquisition de Procimmo et à celle de Berninvest AG en 2017, la Vaudoise peut continuer à développer ses activités immobilières et, selon Jean-Daniel Laffely, CEO du groupe Vaudoise, devenir l’un des principaux acteurs dans le domaine des solutions de placement. « Cela nous permet de renforcer encore un axe de croissance déjà solide : la gestion immobilière pour le compte de tiers », déclare Jean-Daniel Laffely.

    Procimmo voit dans le « soutien d’un investisseur institutionnel qui partage ses valeurs » un potentiel de développement pour le groupe ; la filiale Procimmo SA, en particulier, pourrait bénéficier de la « solidité et de la vision à long terme » de la Vaudoise. Selon Arno Kneubühler, CEO de Procimmo SA, la Vaudoise est considérée comme « le meilleur propriétaire » après près de cinq ans de partenariat. L’ancrage social et les valeurs de la Vaudoise garantissent stabilité et vision durable. Dans le même temps, Procimmo dispose de la liberté de se développer « en tant que plateforme externe dotée de sa propre philosophie et de sa propre direction ».

    La finalisation de la vente (closing) est prévue pour début juillet 2026, sous réserve de l’accord préalable des autorités compétentes.

  • Un panorama de l’immobilier numérique

    Un panorama de l’immobilier numérique

    PropTech désigne des solutions numériques, technologiques et basées sur les données qui améliorent, automatisent ou transforment les processus, les produits ou les modèles commerciaux du secteur immobilier. Il s’agit notamment de plateformes logicielles, d’analyses IA, de systèmes de construction intelligents, de modèles de transaction numériques, d’outils de rénovation et d’évaluation basés sur les données, de solutions d’optimisation énergétique ainsi que de technologies immersives telles que les visualisations 3D, la réalité augmentée et les jumeaux numériques. Les PropTech s’étendent ainsi à l’ensemble du cycle de vie d’un bien immobilier. De la planification et du développement à la rénovation et à la transaction, en passant par la gestion.

    Frontières floues du terme
    La notoriété croissante des PropTech s’accompagne d’un désir croissant de nombreuses start-ups de faire partie de ce domaine. Des entreprises de domaines voisins comme les FinTech, les GreenTech, les Bau-Tech, les InsurTech ou des fournisseurs de logiciels génériques se positionnent de plus en plus comme PropTech, même si l’immobilier n’est qu’un thème marginal. Cela a pour conséquence que des outils sont encadrés a posteriori comme des solutions immobilières et que le secteur apparaît plus grand sur les cartes, les rapports et les classements qu’il ne l’est au sens strict. La PropTech Map Switzerland montre ainsi non seulement la force de l’écosystème, mais aussi son flou conceptuel.

    Clusters, catégories et hotspots régionaux
    La carte révèle une nette concentration géographique. Les entreprises PropTech sont particulièrement bien représentées dans les régions de Zurich, Zoug, Lausanne et Bâle. Tous ces lieux sont dotés de hautes écoles, de parcs technologiques et d’une forte densité économique. De nombreuses entreprises sont des spin-offs de l’ETH et de l’EPFL, ce qui souligne la forte concentration de la scène suisse sur la recherche et la technologie. En termes de contenu, la map couvre un large éventail allant de la gestion des actifs, de la construction et du développement aux outils énergétiques et climatiques, aux applications blockchain, aux plateformes financières et aux services logiciels spécialisés, en passant par les places de marché numériques, les plateformes de location et de vente et les technologies 3D et de smart building.

    Croissance, internationalisation et professionnalisme accru
    L’augmentation continue du nombre d’inscriptions montre que des dizaines de nouvelles entreprises viennent s’ajouter chaque année, complétées par des acteurs du marché établis qui élargissent leur modèle d’affaires au numérique, ainsi que par des fournisseurs internationaux qui s’ouvrent au marché suisse. De nombreuses PropTechs opèrent depuis longtemps au-delà des frontières nationales et étendent leurs solutions aux marchés européens et mondiaux. Parallèlement, l’écosystème se professionnalise. La PropTech Map ne reproduit pas seulement les logos, mais aussi l’orientation thématique et le positionnement des entreprises. La Map devient ainsi un point de repère central pour les investisseurs, les entreprises immobilières, les administrations et les universités.

    Vous trouverez ici la PropTech Map Switzerland

  • Proptech dans le cycle de vie

    Proptech dans le cycle de vie

    Planification, développement et financement
    Au cours de cette phase, les terrains et les idées de bâtiments sont examinés, évalués et financés. Les proptechs fournissent des données sur le marché et le site, des évaluations automatisées et des analyses ESG pour permettre aux investisseurs et aux propriétaires de prendre des décisions plus rapides et mieux informées. Les plateformes numériques relient les développeurs de projets, les financiers et les conseillers, réduisent les ruptures de médias et rendent les risques, le rendement et l’impact carbone visibles à un stade précoce.

    Construction et réalisation
    Il s’agit ici de la réalisation efficace du projet. Les solutions Proptech apportent leur soutien avec des modèles BIM, une planification numérique des travaux, un contrôle des délais et des coûts ainsi qu’un suivi des chantiers. Cela permet de réduire les erreurs de planification, de rendre les avenants plus transparents et d’optimiser l’utilisation des matériaux. Les outils de collaboration numériques relient les architectes, les entrepreneurs et les maîtres d’ouvrage en temps réel et créent une base de données propre pour l’exploitation ultérieure.

    Exploitation et services
    C’est dans l’exploitation que se décide la rentabilité et l’attrait réels d’un objet. Les Proptechs fournissent des plateformes pour la location, l’exploitation, le facility management et les services aux utilisateurs. Les capteurs et l’IoT rendent la consommation visible et permettent une maintenance prédictive. Pour les propriétaires, les gérants et les utilisateurs, de nouveaux services voient le jour, des portails de location numériques aux fonctions intelligentes des bâtiments, en passant par les systèmes de réservation, qui augmentent le confort et l’efficacité.

    Rénovation et changement d’affectation
    C’est dans l’existant que se trouve le plus grand levier. Les outils Proptech aident à analyser l’état, à calculer des scénarios et à établir des priorités pour les rénovations. Ils montrent quelles mesures sont les plus avantageuses en termes d’énergie, de finances et de réglementation. Les feuilles de route de rénovation basées sur des données aident les propriétaires à planifier leurs investissements sur plusieurs années et à utiliser les subventions de manière optimale. Parallèlement, les modèles numériques permettent de mieux planifier les changements d’affectation et les densifications.

    Décarbonisation et déconstruction
    La décarbonisation traverse certes toutes les phases, mais elle a besoin de ses propres instruments. Les solutions Proptech enregistrent les émissions de carbone sur l’ensemble du cycle de vie, simulent le chemin net-zéro, comparent les portefeuilles de bâtiments et fournissent des rapports pour la taxonomie, le climat et les rapports ESG. Lors de la déconstruction, les passeports numériques des matériaux et les données sur le cycle de vie aident à préserver les matériaux plutôt que de les éliminer. Ainsi, le cycle de vie se transforme de plus en plus en un cycle de valorisation.

    Tout au long du cycle de vie d’un bien immobilier, Proptech déplace l’attention. Loin des décisions individuelles, on passe à une gestion continue basée sur les données. Les solutions numériques relient des phases et des acteurs distincts. Elles permettent de visualiser rapidement les coûts, les risques et les émissions. Les investissements peuvent ainsi être mieux planifiés et classés par ordre de priorité. La réflexion sur le cycle de vie se transforme en un processus d’optimisation permanent pour la rentabilité, l’expérience utilisateur et les objectifs climatiques. Le secteur de la construction et de l’immobilier pense depuis des années en termes de cycles de vie. Proptech rend désormais ces concepts basés sur les données et évolutifs.

  • Horw s’agrandit en hauteur, 14 étages à la gare

    Horw s’agrandit en hauteur, 14 étages à la gare

    Trois nouveaux bâtiments marquants avec des cours intérieures seront construits entre la gare et la Ebenaustrasse. Au rond-point, la commune prévoit un bâtiment de huit étages, au sud un immeuble de 14 étages comme accent vertical et une construction longitudinale de huit étages vers la Ebenaustrasse. Entre les deux, la nouvelle gare routière aura sa place, plus proche des voies qu’aujourd’hui et nettement plus confortable pour tous ceux qui changent de bus chaque jour.

    « Janus » mise sur la verdure et le verre
    Plus à l’est, le long de l’Ebenaustrasse et de la Ringstrasse, la commune a organisé un concours d’architecture. Le projet gagnant s’appelle « Janus » et prévoit cinq immeubles collectifs de six à sept étages, largement vitrés, entourés d’arbres et reliés par une esplanade commune. Les maisons semblent claires et ouvertes, l’ensemble crée une qualité urbaine sans anonymat.

    Des activités commerciales, oui, mais dans quelle mesure ?
    Au moins 20 pour cent des surfaces des nouveaux bâtiments doivent être utilisées à des fins commerciales. C’est ce que prévoit la commune, et pas seulement au rez-de-chaussée, mais jusqu’au troisième ou quatrième étage. Les propriétaires fonciers voient cela d’un œil critique. Ils évoquent le manque de demande et s’appuient sur les expériences faites avec le concept d’espace libre « Horw Mitte ». Le conseil municipal se montre ouvert au dialogue, mais se réserve le droit de rajouter des étages si nécessaire.

    Partie d’un grand ensemble
    Le projet de gare est intégré dans le projet global « Horw Mitte », qui couvre environ 12 hectares et prévoit à long terme 1000 nouveaux logements ainsi que 800 nouveaux emplois. Une grande partie est déjà réalisée à l’ouest des voies, la partie est rattrape maintenant son retard. La commune développe ainsi sur deux décennies une ancienne zone périphérique en un centre compact et bien desservi.

    Le conseil des habitants a la parole
    Le conseil des habitants a déjà approuvé la gare routière le 27 mars 2026, un début de construction est possible au plus tôt en 2028. Le plan d’aménagement de la partie Est doit encore être voté. Il faut ensuite que le Conseil d’Etat du canton de Lucerne dise oui et que le projet soit conclu sans référendum. Il reste également à savoir qui prendra en charge les coûts de planification. Il reste donc encore beaucoup à éclaircir avant que les grues de construction ne sortent de terre.

  • Zurich porte, mais pour combien de temps encore ?

    Zurich porte, mais pour combien de temps encore ?

    Fin 2024, la place financière zurichoise emploie plus de 102 000 personnes à temps plein, dont 44 000 pour les seules banques. Avec une valeur ajoutée brute de 32,8 milliards de francs, le secteur génère plus d’un sixième de la performance économique totale de Zurich. Les banques couvrent en outre près de 30 pour cent des besoins de financement des entreprises et des ménages dans toute la Suisse. Ce ne sont pas des chiffres abstraits, c’est la base économique de toute une région métropolitaine.

    La moitié du budget de la ville provenant d’une branche
    L’étude réalisée par le cabinet de conseil en management Oliver Wyman pour le compte de l’Association des banques zurichoises met en évidence un chiffre particulier. Près de la moitié des impôts sur les entreprises de la ville de Zurich provient des banques et des assurances. Avec 10 pour cent des emplois, 16 pour cent de la valeur ajoutée est générée, avec une productivité largement supérieure à la moyenne. La Banque cantonale de Zurich a également versé une somme record au canton et aux communes pour 2025.

    Moins de banques, plus d’emplois
    Depuis 2015, le nombre de banques actives dans la région de Zurich est passé de 94 à 78 établissements. Malgré cela, l’emploi n’a cessé d’évoluer à la hausse, à un rythme supérieur à la moyenne depuis 2017. Les prestataires de services proches des banques, tels que les fintechs, les sociétés de gestion de fortune et les entreprises de conseil, ont créé des postes là où les structures classiques des établissements ont été supprimées. Le secteur se consolide, mais ne se contracte pas.

    La réglementation, un casse-tête
    Christian Bretscher, directeur de la ZBV, pose la question cruciale. Que se passe-t-il lorsque les conditions-cadres se dégradent insidieusement ? Il qualifie d’ »incompréhensibles » les exigences accrues en matière de capital prévues pour l’UBS. L’association demande une réglementation bancaire ciblée et mesurée, et non un durcissement généralisé qui pourrait évincer de Zurich les établissements actifs au niveau international. Les banques suisses contribuent déjà aujourd’hui à 5 pour cent du PIB national et emploient directement quelque 158.000 personnes.

    Ce qui est en jeu
    La place financière de Zurich est en concurrence directe avec Londres, Singapour et Francfort. Les charges réglementaires spéciales ou les détériorations fiscales ne touchent pas seulement les banques, mais l’ensemble de l’économie de la ville. Celui qui tire 50 pour cent des impôts des entreprises d’une seule branche a intérêt à ce que cette branche reste, se développe et investisse. Ce n’est pas une déclaration de lobby, c’est de l’arithmétique.

  • UBS suspend les versements, les investisseurs doivent attendre jusqu’à trois ans

    UBS suspend les versements, les investisseurs doivent attendre jusqu’à trois ans

    Depuis le 25 mars 2026, UBS Real Estate a suspendu le rachat et l’émission de parts du fonds UBS Euroinvest Immobilien. Les liquidités ne sont plus suffisantes pour répondre aux demandes de rachat des investisseurs. Le fonds gère un actif net d’environ 400 millions d’euros, investit principalement dans l’immobilier de bureau européen et avait déjà plusieurs biens en cours de vente. Selon le code allemand des investissements, la suspension est valable jusqu’à 36 mois.

    Trois fermetures en trois mois
    Le fonds UBS est le premier fonds d’immobilier commercial à fermer ses portes depuis la grande crise des fonds de 2008 jusqu’en 2012. Auparavant, deux fonds spécialisés dans l’immobilier résidentiel avaient déjà mis la clé sous la porte. Wertgrund WohnSelect D en janvier et Fokus Wohnen Deutschland en février 2026, en raison de demandes de rachat élevées, de ventes d’objets qui piétinent et d’un manque de liquidités.

    Dix milliards retirés
    Depuis janvier 2025, les investisseurs ont retiré en solde environ dix milliards d’euros des fonds immobiliers ouverts allemands. La hausse des taux d’intérêt, la faiblesse des marchés des transactions et la dévalorisation continue des objets ont érodé la confiance. Les ventes immobilières durent souvent plus de six mois en raison du financement bancaire restrictif, ce qui pèse structurellement sur les liquidités. L’agence de notation Scope prévoit de nouvelles sorties de fonds pour 2026.

    Bafin doute de la classe de risque
    Le chef de Bafin Mark Branson a lancé un avertissement public en mars 2026. Les petits fonds en particulier ne pourraient pas exclure de nouvelles fermetures. L’autorité de surveillance doute en outre fondamentalement de la classification de risque actuelle de ces produits. Ce qui a été vendu pendant des années aux investisseuses et investisseurs comme un placement conservateur et liquide se révèle être nettement plus lourd qu’on ne le pensait en temps de crise.

    Ce que les investisseurs doivent vérifier maintenant
    Ceux qui sont engagés dans de tels fonds devraient suivre de près les rapports de liquidité et les processus de vente des objets détenus. Un arrêt des rachats touche particulièrement ceux qui ont besoin de leur capital à court terme. Ceux qui souhaitent investir à nouveau devraient examiner attentivement la taille du fonds, la qualité des objets et les délais de détention. La crise montre clairement une chose : l’ouverture n’est pas un gage de qualité si le marché reste fermé pour les objets qui se trouvent derrière.

  • Centrale de commande du secteur électrique

    Centrale de commande du secteur électrique

    En raison de la forte demande, Ineltec 2026 occupera désormais les halles 3 à 6. Au niveau 1, de nouvelles marques, un secteur spécialisé « Lumière » élargi avec sa propre place de marché thématique ainsi que des présentations dans le Speakers Corner attendent les visiteurs. Le niveau 2 correspond à peu près à la surface de 2024 en termes de taille et d’agencement et offre un espace pour les échanges personnels et le réseautage. La directrice du salon Noëlle Marti le résume ainsi : les entreprises qui hésitaient encore en 2024 seront présentes en 2026.

    EIT.swiss comme soutien national
    Un contrat de partenariat récemment conclu avec l’association faîtière EIT.swiss approfondit l’interaction entre les connaissances de la branche et les compétences du salon. Le directeur Simon Hämmerli et la directrice du salon Noëlle Marti sont responsables ensemble des thèmes spécialisés, de la communication avec les visiteurs et du développement durable de la branche. Les visites de la relève, les offres de formation continue et le transfert de connaissances assurent la profondeur des contenus au-delà de la surface d’exposition classique.

    Focus au lieu de pertes de diffusion
    En se concentrant sur deux jours de salon, Ineltec mise délibérément sur l’efficacité. Un site économiquement pertinent et un public spécialisé national sans pertes de diffusion. Les sept domaines spécialisés vont de l’électrotechnique et de la domotique aux solutions et outils informatiques en passant par l’e-mobilité et l’infrastructure. Pour les cadres et les spécialistes du bâtiment et de l’installation, le salon est le rendez-vous le plus dense de la branche en Suisse en 2026.

    S’assurer un emplacement dès maintenant
    L’équipe du salon travaille actuellement de manière intensive à l’emplacement des stands. Les entreprises intéressées peuvent s’inscrire et réserver leur emplacement sur ineltec.ch. Ceux qui étaient présents en 2024 savent que deux jours suffisent pour nouer des contacts, voir des innovations et préparer des décisions. Celles qui hésitent encore risquent de rester sur la touche à l’automne.

  • Le business le plus sale du marché immobilier suisse

    Le business le plus sale du marché immobilier suisse

    Sur le Plateau suisse, un propriétaire a d’abord refusé. L’offre était bien supérieure au prix du marché et l’acheteur lui semblait suspect. Un jour plus tard, le même homme s’est présenté à sa porte avec de l’argent liquide, une somme moyenne à six chiffres en guise d’ »acompte ». Le propriétaire a craqué. La piste de ce deal mène directement au milieu d’une agence de voyage lucernoise présumée spécialisée dans le blanchiment d’argent et à des personnes ayant des liens étroits avec un patron albanais de la cocaïne, qui est en détention préventive en Albanie depuis l’automne 2024.

    Le schéma est toujours le même
    CH Media a récemment documenté des transactions immobilières douteuses dans plusieurs cantons. Le schéma se répète. Les propriétaires sont directement contactés, les offres d’achat sont massivement surévaluées, la pression du temps est énorme. Ceux qui acceptent constatent souvent que le nouveau propriétaire laisse immédiatement l’immeuble vide ou le met en vente à un prix bien plus élevé. Après une telle transaction, un appartement en Suisse centrale est resté vide pendant plus d’un an, au nom d’une société immobilière anonyme, le propriétaire étant apparemment en mesure de laisser en friche un investissement de plus d’un million de francs.

    Travail au noir comme deuxième canal d’argent
    L’argent de la drogue n’est pas le seul à circuler dans les immeubles. L’argent noir du secteur de la construction y atterrit également. Le schéma est astucieux. Un entrepreneur criminel reçoit un million de francs par le biais de la banque pour une nouvelle construction. Grâce au travail au noir, le projet ne lui coûte que 700’000 francs. Il « cache » les 300’000 francs restants avec de fausses factures d’entreprises fictives qui établissent des justificatifs fictifs contre une commission d’environ cinq pour cent. Ces entreprises ne tiennent pas de comptabilité et sont généralement déjà en faillite lorsque les autorités les interrogent. Il en résulte un bénéfice de 300 000 francs sur le dos de la collectivité et des ouvriers du bâtiment.

    Le marché se tait, le prix monte
    On estime que plus d’un tiers des cas de blanchiment d’argent dans le monde sont liés à des transactions immobilières. La Suisse est considérée comme particulièrement attractive au niveau international parce que le marché est stable et que la réglementation a longtemps été lacunaire. L’avocat Fabian Teichmann, expert en blanchiment d’argent, résume la situation en ces termes : « Celui qui est intelligent préfère acheter quatre biens immobiliers à cinq millions plutôt qu’un seul à 20 millions. C’est moins visible » L’effet secondaire direct est la surenchère des achats, qui fait monter les prix pour tout le monde.

    La loi suit, lentement
    Les Chambres fédérales ont adopté le 26 septembre 2025 une révision de la loi sur le blanchiment d’argent. Désormais, les agents immobiliers seront également soumis à des obligations de diligence et devront s’affilier à un organisme d’autorégulation reconnu. Le hic de cette loi, c’est que les transactions inférieures à cinq millions de francs restent en principe en dehors de cette obligation. L’entrée en vigueur est prévue pour le deuxième semestre 2026. Ceux qui achètent aujourd’hui quatre objets de quatre millions chacun restent pour l’instant sous le radar.

  • La « Lernfabrik » réinvente les liens entre l’industrie, la recherche et la formation

    La « Lernfabrik » réinvente les liens entre l’industrie, la recherche et la formation

    L’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) prévoit de créer l’ETH Learning Factory Zug au sein du Tech Cluster Zug, un pôle industriel et d’innovation de la société Metall Zug AG. Selon un communiqué, cette « usine d’apprentissage » permettra à l’avenir à des étudiants, à des apprentis issus de la formation professionnelle ainsi qu’à des experts issus de la recherche et du monde professionnel de travailler ensemble sur des problématiques concrètes issues de l’industrie et de la société.

    Le projet est soutenu par l’ETH, le canton et la ville de Zoug, ainsi que par neuf entreprises implantées à Zoug. La Learning Factory se concentre sur des thèmes tels que l’automatisation et la numérisation de l’industrie, les systèmes durables et l’apprentissage numérique. Environ 20 postes à temps plein sont prévus sur place pour l’exploitation, l’enseignement et la recherche. Le nouvel environnement d’apprentissage et de travail comprendra des ateliers modernes, des espaces d’apprentissage numériques et des zones de rencontre pour la collaboration interdisciplinaire.

    La première étape est prévue pour une durée de dix ans et coûtera au total environ 110 millions de francs. Le canton de Zoug prévoit de participer au financement à hauteur de 55 millions de francs, la ville de Zoug à hauteur de 27,5 millions de francs. D’autres contributions proviennent de partenaires économiques ainsi que de prestations de l’ETH.

    Des décisions politiques doivent encore être prises avant la mise en œuvre. Outre les décisions du Grand Conseil cantonal et du Grand Conseil communal, un référendum est prévu dans la ville de Zoug. En cas d’approbation, les travaux de transformation pourraient débuter en 2027, la mise en service étant prévue pour 2029.

  • Le béton imprimé en 3D stocke le CO₂ et réduit la consommation de ressources

    Le béton imprimé en 3D stocke le CO₂ et réduit la consommation de ressources

    Des chercheurs du laboratoire d’ingénierie structurelle de l’Institut fédéral de recherche et d’essai sur les matériaux (Empa) travaillent au développement d’éléments en béton fabriqués à l’aide d’une imprimante 3D. Selon un communiqué, ces éléments de construction sont stables sans armature traditionnelle en acier et ne contiennent pratiquement pas de ciment. Le matériau est censé stocker du dioxyde de carbone lors de son durcissement.

    Ces travaux de recherche s’inscrivent dans le cadre du projet européen CARBCOMN (Carbon-negative compression dominant structures for decarbonized and de-constructable concrete buildings). Outre l’Empa, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) ainsi que de la filiale de l’Empa re-fer, située à Seewen, et d’autres partenaires européens participent à ce développement.

    Le matériau destiné à l’impression 3D provient de déchets industriels recyclés, tels que les scories d’acier. Des formes géométriquement optimisées sont produites selon un procédé spécial. Des alliages à mémoire de forme à base de fer (Fe-SMA) de re-fer sont utilisés comme armatures. Pour faire durcir ce béton, du dioxyde de carbone est injecté dans une chambre de combustion, où il se lie chimiquement au mélange de béton. « Nous combinons ici une expertise unique : l’impression 3D, la performance structurelle et notre spécialité, les alliages à mémoire de forme à base de fer », déclare Moslem Shahverdi, chercheur à l’Empa, dans le communiqué. « D’une part, nous utilisons des méthodes de fabrication numériques pour construire en préservant les ressources. D’autre part, nous remplaçons le ciment traditionnel par des liants à faible empreinte carbone. » Les éléments en béton sont en outre conçus de manière à pouvoir être démontés après utilisation et réutilisés ailleurs.

    Lancé en 2024, ce projet d’une durée de quatre ans est financé dans le cadre d’Horizon Europe et rassemble onze instituts de recherche et cabinets d’architecture de premier plan issus de toute l’Europe. Selon le communiqué, il s’agit notamment de l’université de Gand, de l’université technique de Darmstadt, de l’université grecque de Patras, ainsi que de Zaha Hadid Architects à Londres, de Mario Cucinella Architects à Bologne et des entreprises Tesis à Penta di Fisciano (Italie), orbix à Genk et incremental 3D à Innsbruck.

  • 47 millions pour un nouveau cœur dans l’Oberland bernois

    47 millions pour un nouveau cœur dans l’Oberland bernois

    Le projet global coûte 47 millions de francs. Le financement est assuré par une nouvelle société de développement du site à créer, à laquelle participent quatre partenaires. La ville de Thoune accorde un prêt sans intérêt de 16 millions garanti par un gage immobilier et se porte en outre garante d’un prêt cantonal de 10 millions de francs dans le cadre de la nouvelle politique régionale. L’Empa elle-même investit 16 millions dans les laboratoires et la centrale technique, tandis que Halter AG, en tant que partenaire de développement, apporte une contribution de 5 millions. Une fois le projet terminé, la société sera transférée à des investisseurs.

    Le permis de construire est disponible
    La voie n’était pas libre. Des oppositions ont retardé la procédure d’environ un an. Le permis de construire pour l’îlot B5 à Thoune Nord est désormais disponible, le début des travaux est fixé au printemps 2027 et leur achèvement à la fin 2029. Le parlement de la ville se prononcera sur le prêt le 30 avril 2026. Pour que le calendrier tienne, il faut un oui clair.

    L’Empa à Thoune depuis 1994
    Le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche fait de la recherche dans le domaine de la haute technologie et des matériaux à Thoune depuis 1994. Le nouveau bâtiment n’est pas une délocalisation, mais une extension. Le maire de la ville, Raphael Lanz, résume bien la situation. L’Empa assure à long terme des emplois hautement qualifiés dans la recherche et le développement, génère une valeur ajoutée régionale et renforce Thoune en tant que site technologique et d’innovation dans le canton de Berne.

    Du site de la caserne au quartier urbain
    Thoune Nord est le plus grand projet de développement urbain de l’Oberland bernois. Sur ce site de 60 hectares, des entreprises de recherche, des entreprises et des logements prennent le relais de l’utilisation militaire. 6’500 emplois devraient être créés à long terme, environ 2’300 y sont déjà installés aujourd’hui. Un nouvel arrêt du RER Thoune Nord est inscrit dans l’étape d’aménagement 2035 du Parlement fédéral et doit relier directement le quartier au trafic longue distance.

    Halter comme levier
    Ce n’est pas un hasard si Halter AG, partenaire de développement de l’îlot B5, s’engage dans le projet à hauteur de 5 millions de francs. L’entreprise a remporté le concours de projet en 2022 avec Bauart Architekten et Balliana Schubert Landschaftsarchitekten. La composition montre le concept. Le capital privé et les pouvoirs publics tirent ensemble, le site partage le risque parce qu’il participe à la réflexion sur le rendement.

    Ce qui compte maintenant
    Le 30 avril est la date qui décide de tout. Si le parlement de la ville approuve le prêt, la planification peut commencer. Si le crédit échoue, c’est tout le calendrier qui vacille. Pour Thoune Nord, ce serait un revers, pour l’Empa une question de site. La ville a déjà fait sa part du travail. C’est maintenant au Parlement de trancher.

  • Un grand projet renforce durablement la capacité ferroviaire dans la région de Zurich

    Un grand projet renforce durablement la capacité ferroviaire dans la région de Zurich

    Selon un communiqué, les CFF ont entamé l’élargissement de la ligne entre Zurich et Winterthour pour la porter à quatre voies sur toute sa longueur. Dans le cadre du projet « MehrSpur Zurich-Winterthour », les CFF construisent un nouveau tunnel, agrandissent plusieurs gares et procèdent à d’autres aménagements.

    Les CFF et les entreprises de construction concernées ont désormais entamé l’extension des gares de Wallisellen, Dietlikon, Bassersdorf et Winterthur Töss. Il s’agit notamment d’élargir les quais, de construire ou d’adapter des passages souterrains, ainsi que des passerelles et des ponts. Les travaux à Bassersdorf devraient s’achever d’ici 2030, ceux de Wallisellen et Dietlikon d’ici 2031 et ceux de Töss d’ici 2034.

    Le tunnel de Brütten devrait mesurer 9 kilomètres de long. Le début du creusement du tunnel est prévu pour 2029, et sa mise en service pour 2037.

    L’extension devrait coûter au total 3,3 milliards de francs. Ce grand projet, associé à d’autres projets tels que l’extension de la gare de Zurich Stadelhofen, devrait améliorer considérablement l’offre ferroviaire dans l’agglomération zurichoise.

  • Un nouveau réseau de chauffage urbain exploite efficacement la chaleur résiduelle et l’eau du Rhin

    Un nouveau réseau de chauffage urbain exploite efficacement la chaleur résiduelle et l’eau du Rhin

    Selon un communiqué, le fournisseur d’énergie AEW Energie AG investit 8 millions de francs dans la construction d’un réseau de chauffage urbain à Augst, dans le canton de Bâle-Campagne. Selon l’entreprise, cela envoie « un signal clair en faveur de la mise en œuvre de la stratégie énergétique et du développement systématique de solutions de chauffage renouvelables ».

    La chaleur résiduelle des générateurs de la centrale hydroélectrique existante d’Augst et l’eau du Rhin seront utilisées pour le chauffage urbain. Grâce à un réseau de chauffage urbain de 1,3 kilomètre de long, les bâtiments raccordés recevront cette énergie sans émissions de CO2 dès le début de la saison de chauffage 2026/2027, précise le communiqué.

    Trois accumulateurs de chaleur d’une capacité de 15 000 litres chacun garantissent un approvisionnement sûr ainsi qu’un fonctionnement fiable et stable, même en cas de pics de consommation. Selon le communiqué, la puissance thermique de l’installation s’élève à 2 mégawatts et devrait fournir, à terme, une production de chaleur de 4 400 mégawattheures. Cela devrait permettre d’économiser 1 200 tonnes de CO2 par an.

    Lors du coup d’envoi du projet de construction, marqué par le premier coup de pioche le 16 mars 2026, l’entreprise a annoncé la création d’un remplacement pour l’installation d’AEW Contracting à Pratteln, qui fonctionnait aux granulés de bois et au fioul. « Avec le réseau de chaleur d’Augst, nous exploitons de manière optimale les sources d’énergie existantes issues de notre propre infrastructure et apportons une contribution importante à la décarbonisation de l’approvisionnement en chaleur dans la région », a déclaré le Dr Raffael Schubiger, président du conseil d’administration d’AEW Energie AG et de Kraftwerk Augst AG.

    Selon David Gautschi, responsable du secteur Production chez AEW, le réseau de chauffage d’Augst illustre parfaitement comment les infrastructures énergétiques existantes et les ressources naturelles peuvent être combinées efficacement.

  • Les réseaux thermiques prennent de l’importance dans l’approvisionnement énergétique urbain

    Les réseaux thermiques prennent de l’importance dans l’approvisionnement énergétique urbain

    Des chercheurs de la Haute école de Lucerne (HSLU) travaillent au développement de systèmes de stockage d’énergie thermique saisonniers. À l’heure du réchauffement climatique, les réseaux thermiques prennent de plus en plus d’importance pour permettre le refroidissement des villes densément construites. Dans ce cadre, l’eau provenant de lacs ou de rivières est acheminée à travers des réseaux de canalisations pour refroidir les bâtiments ; ces mêmes canalisations sont utilisées en hiver pour le chauffage urbain. Afin de faire avancer le développement de tels systèmes, la Haute école a organisé un échange d’expériences. Selon un communiqué, le 22e séminaire de l’Institut pour la technique du bâtiment et l’énergie (IGE) s’est tenu le 11 mars 2026. Des représentants de Thermische Netze Schweiz, de WWZ Energie AG (Zoug), de Wien Energie GmbH ainsi que de la ville de Zurich, avec leur projet CoolCity Zurich, ont également pris part aux exposés et aux discussions.

    À la HSLU, on développe des accumulateurs de chaleur flexibles qui s’adaptent aux conditions changeantes. Des chercheurs dirigés par Timotheus Zehnder ont montré comment le bois de chauffage peut être utilisé plus efficacement dans les chaudières à bois grâce au refroidissement et à la condensation des gaz de combustion. Trois intervenants ont présenté les réseaux thermiques pour l’approvisionnement en chaleur et en froid à Zoug, Zurich et Vienne.

    Dieter Kissling, de l’ifa Institut für Arbeitsmedizin, a soulevé un aspect intéressant : dans les années 60, les températures ambiantes des bureaux ont été adaptées aux besoins des hommes (21 à 22 degrés Celsius). Il s’est toutefois avéré que les femmes sont plus productives à une température de 26 à 27 degrés Celsius. Compte tenu de la proportion croissante de femmes dans le monde du travail, il convient de se demander s’il ne faudrait pas adapter les températures ambiantes.

    La diversité des thèmes abordés a montré que le changement climatique pose de nouveaux défis. Le 23e séminaire de l’IGE a déjà été convoqué pour le 10 mars 2027.

  • Un projet de construction suisse mise sur l’architecture durable en terre crue à l’étranger

    Un projet de construction suisse mise sur l’architecture durable en terre crue à l’étranger

    Le coup d’envoi de la construction de la nouvelle ambassade de Suisse à Yaoundé, la capitale du Cameroun, a été donné, et la société Oxara AG, basée à Dietikon, y participe de manière déterminante, selon un communiqué. Ce bâtiment public sera construit en briques d’argile pressées. Oxara fournit son stabilisateur Oxabrick Loko pour cette matière première rouge disponible en abondance localement.

    Le projet du bâtiment de l’ambassade a été conçu par les cabinets d’architectes bâlois Caesar Zumthor Architekten et Nord Architekten et comprend une chancellerie, une résidence et un bâtiment de liaison, regroupés autour d’une cour. Les bâtiments doivent être construits de manière durable à partir de ressources locales.

    Sur son site Internet, l’entreprise Oxara, fondée en 2019, a lancé une série dans laquelle elle rend compte de l’avancement des travaux de construction. « En Afrique de l’Ouest, l’argile est perçue comme un signe de pauvreté et de ruralité, tandis que dans les villes, le béton domine en tant que symbole de statut social », y déclare Jonathan Ensslin, chef de projet chez Oxara. « Le fait que la nouvelle ambassade suisse soit construite en argile a donc un effet de signal. »

    L’activateur minéral non toxique d’Oxara transforme l’argile en un matériau de construction stable et hydrofuge. Selon l’entreprise, les constructions en argile deviennent ainsi plus rapides, moins exigeantes en main-d’œuvre et évolutives. Elles sont en outre circulaires et à faible empreinte carbone.

    Des tests effectués dans le laboratoire d’Oxara avaient montré que le matériau était bien adapté à une utilisation avec Oxabrick Loko. Mais sur place, les résultats de laboratoire n’ont dans un premier temps pas pu être reproduits. Avec l’aide du chercheur en matériaux Berardin Beauderic Kenne Diffo, basé sur place et qui avait déjà fait la connaissance d’Oxara pendant son doctorat à l’École polytechnique fédérale de Zurich, les proportions du mélange ont pu être ajustées. Un mur d’essai composé d’environ 7 000 briques d’argile est actuellement en cours de réalisation. Les travaux de construction de la nouvelle ambassade devraient ensuite commencer.

  • L’économie circulaire prend de l’importance dans le secteur du bâtiment et des travaux publics

    L’économie circulaire prend de l’importance dans le secteur du bâtiment et des travaux publics

    Selon un communiqué, la société INDUNI & CIE AG a développé des solutions visant à favoriser la réutilisation du béton armé provenant de bâtiments existants. Cette approche en trois étapes comprend la démolition, le transport et le stockage des matériaux avant le début de la reconstruction.

    Dans un premier temps, lors de la démolition des bâtiments, les éléments en béton sont concassés de manière à être déjà adaptés à leur réutilisation ultérieure. Les éléments sont ensuite transportés par les moyens logistiques propres à l’entreprise vers différents sites de stockage dans la région lémanique. Enfin, les éléments en béton sont intégrés dans les nouveaux projets par les équipes de gros œuvre et de génie civil de l’entreprise.

    INDUNI soutient également le 10e anniversaire de Matériuum. L’association genevoise pour la protection des ressources naturelles contribue à « promouvoir la réutilisation des matériaux de construction » et à « accompagner la transition vers une économie circulaire », écrit INDUNI dans un autre communiqué. L’entreprise souligne ainsi sa volonté de « poursuivre son engagement en faveur d’une construction plus responsable et axée sur le cycle de vie ».

    Fondée en 1917 et basée à Lancy, INDUNI & CIE SA est active dans le génie civil en Suisse romande.

  • La confiance dans l’immobilier suisse se renforce

    La confiance dans l’immobilier suisse se renforce

    Selon un communiqué d’EY Suisse, le marché immobilier suisse reste attractif pour 98 % des investisseurs immobiliers. Le cabinet d’audit et de conseil basé à Zurich fait part de ces informations dans son dernier «Baromètre des tendances du marché de l’investissement immobilier». L’année dernière, seuls 93 % des personnes interrogées se montraient intéressées.

    Pour cette étude, EY a interrogé 96 experts et investisseurs qui ont été actifs sur le marché immobilier suisse ces dernières années. Parmi les personnes interrogées, 35 % des investisseurs considéraient le marché suisse comme « très attractif » l’année dernière ; dans la nouvelle enquête, ils sont déjà 46 %. Neuf personnes interrogées sur dix estiment que la simplification et la numérisation des procédures d’obtention des permis de construire permettront de stimuler considérablement la construction de nouveaux bâtiments. Les trois quarts considèrent la numérisation comme un moteur de croissance, mais seuls 16 % utilisent déjà l’intelligence artificielle dans le cadre de leurs activités.

    L’immobilier résidentiel reste en vogue dans les neuf principaux centres (Bâle, Berne, Genève, Lausanne, Lugano, Lucerne, Saint-Gall, Zurich et Zoug), tandis que la demande est plus faible dans les zones rurales. La demande en immeubles de bureaux et en immobilier logistique a augmenté dans les centres. Les immeubles de bureaux, en particulier, sont plus demandés, avec un rapport de 58 % contre 48 % (2025). Dans le domaine de la logistique, la tendance est restée pratiquement inchangée : 51 % contre 52 % (2025).

    « Les incertitudes géopolitiques – telles que les droits de douane américains, les conflits commerciaux internationaux, la guerre en Ukraine ou les risques liés aux marchés financiers mondiaux – ont un impact accru en tant que facteurs perturbateurs exogènes sur le marché immobilier suisse, en particulier dans les centres à forte orientation internationale », déclare Daniel Zaugg, responsable du secteur Immobilier, Construction et Matériaux de construction chez EY en Suisse, dans le communiqué. « Ces effets renforcent les tendances existantes à la polarisation régionale en creusant le fossé entre les marchés fortement internationalisés comme Genève et Zurich et les régions plutôt tournées vers le marché intérieur. La Suisse reste néanmoins globalement un site stable sur les plans politique et économique – et se positionne même, en période d’incertitude, comme un « refuge » pour les capitaux. »

  • La coopération favorise le développement urbain intelligent dans la région

    La coopération favorise le développement urbain intelligent dans la région

    La ville de Thoune et l’association Smart Regio Thunersee ont conclu un accord de coopération. Selon un communiqué, cette collaboration s’appuiera sur la charte « Smart City Thoune ».

    « Ce partenariat vise à promouvoir les innovations de manière ciblée, à utiliser efficacement les ressources et à développer la ville de Thoune ainsi que la région du lac de Thoune en tant qu’espace de vie et économique attractif », déclare dans le communiqué Andrea de Meuron, conseillère municipale et cheffe de la Direction des finances, des ressources et de l’environnement.

    Le projet Smart City, déjà développé en 2021/22, vise à faire de Thoune une ville « agréable à vivre, progressiste et respectueuse des ressources ». La numérisation doit permettre d’améliorer l’efficacité des services. Parallèlement, l’objectif est également de mettre en relation les différents acteurs de la société.

    L’accord qui vient d’être conclu vise à renforcer certains formats d’innovation et de mise en réseau. Parmi les projets concrets, les PME de Thoune prévoient d’utiliser des vélos cargo pour les transports urbains ; une journée d’information aura lieu à ce sujet le 2 juin 2026. À l’automne, l’économie circulaire dans le secteur de la construction sera au premier plan. « Nous ne voulons pas seulement discuter de projets intelligents, mais aussi les lancer et les mettre en œuvre concrètement, en étroite collaboration avec la ville et la population », déclare Markus van Wijk, président de l’association Smart Regio Thunersee.

  • Un projet climatique met en place le stockage du CO₂ dans le cycle des matériaux de construction

    Un projet climatique met en place le stockage du CO₂ dans le cycle des matériaux de construction

    Selon un communiqué, le programme de protection climatique de la société zirkulit Beton AG, basée à Kloten, est désormais officiellement enregistré en tant que projet visant à accroître la capacité de puits de carbone. L’OFEV l’a ainsi approuvé comme premier projet de stockage de CO₂ dans du béton circulaire en Suisse. Le programme comprend plusieurs installations de stockage de CO2, exploitées dans le cadre de partenariats entre zirkulit et des fabricants de béton sur différents sites en Suisse.

    Dans le cadre de ce programme, le CO2 d’origine biogénique issu d’installations de biogaz suisses est capté, transporté vers des usines de béton recyclé et mis en contact, dans les installations de stockage développées par zirkulit, avec des granulats issus de béton de démolition. Le CO2 réagit avec la pâte de ciment contenue dans les granulats de béton pour former du carbonate de calcium et est ainsi lié de manière minérale et durable. Ces granulats sont ensuite utilisés pour la fabrication de béton circulaire.

    « Cela permet de créer un puits de carbone durable dans un matériau de construction à longue durée de vie », explique zirkulit Beton AG, « un levier central sur la voie de la neutralité carbone dans le secteur du bâtiment ». Cela souligne sa volonté de contribuer activement à la transition vers un secteur de la construction circulaire et respectueux du climat.

    Le programme bénéficie du soutien financier de la Fondation Centime Climatique. Celle-ci soutient le projet, en collaboration avec les partenaires de zirkulit Beton AG, dans le cadre de l’un des cinq projets pilotes nationaux consacrés aux technologies à émissions négatives et au captage et stockage du carbone. Au total, la Fondation Centime Climatique met à disposition 50 millions de francs à cet effet. Le financement s’inscrit dans le cadre d’un contrat de livraison pluriannuel portant sur les retraits de CO₂ réalisés grâce au programme.

  • La ville étudie de nouvelles approches pour réduire les déchets et la consommation de ressources

    La ville étudie de nouvelles approches pour réduire les déchets et la consommation de ressources

    Le Conseil d’État de Bâle-Ville examine actuellement un projet pilote mené en collaboration avec la start-up bernoise Pretty Good, visant à mettre en place une collecte et une réparation plus systématiques d’objets du quotidien usagés ou présentant de légers défauts. C’est ce qui ressort d’une réponseà une motion déposée au Grand Conseil.

    Le Conseil d’État renvoie à cet égard à des projets pilotes menés à Berne et à Zoug avec Pretty Good. Leurs résultats ont montré qu’une telle approche présentait des avantages écologiques et était économiquement viable. Ces projets ne sont toutefois pas encore autosuffisants sur le plan financier. Ce serait également le cas pour un projet pilote à Bâle. C’est pourquoi le Conseil d’État s’engagera à trouver d’autres bailleurs de fonds.

    Si un projet pilote voit le jour à Bâle, le secteur local des articles d’occasion et de la réparation devra y être associé. L’objectif est de mettre en place un réseau solide d’ateliers de réparation et de points de vente.

    En 2023,le service de gestion des déchets et de recyclage de la ville de Berne et Pretty Good ont lancé un projet pilote permettant de déposer des objets du quotidien en état de marche ou légèrement défectueux dans deux déchetteries de la ville. Parmi ceux-ci, 74 % ont pu être remis en état, dont près de 84 % ont ensuite été vendus. Une grande partie des objets étaient des appareils électroniques. Le projet a été soutenu par l’association professionnelle Swico, la Banque cantonale de Berneet la commune bourgeoise de Berne.

    Pretty Good est organisée d’une part en tant qu’association dont le siège est à Langnau i.E. et d’autre part en tant que Sàrl dont le siège est à Berne. Après le projet pilote à Berne, l’initiative s’est étendue à d’autres sites dans le canton de Berne et à Zoug.

    Le Conseil d’État de Bâle-Ville a réagi en répondant à une motion déposée par le député UDC Beat K. Schaller et d’autres membres du Grand Conseil.

  • Une nouvelle norme de construction définit la neutralité carbone sur l’ensemble du cycle de vie

    Une nouvelle norme de construction définit la neutralité carbone sur l’ensemble du cycle de vie

    L’association Minergie, dont le siège est à Bâle, a mis en place la norme Minergie zéro net pour les constructions neuves et les rénovations de bâtiments. Elle vient de la présenter lors d’un événement à Zurich.

    Jusqu’à présent, il n’existait aucune directive concrète à l’intention des maîtres d’ouvrage, des concepteurs, des communes et des entreprises pour « la réalisation de bâtiments dont le bilan climatique est réellement nul sur l’ensemble de leur cycle de vie », a déclaré Fabian Peter, conseiller d’État lucernois et président de Minergie, dans un communiqué. Minergie-Netto-Null offre un cadre transparent et crédible.

    Selon le communiqué, les bâtiments Minergie-Netto-Null génèrent « de très faibles émissions de gaz à effet de serre sur leur cycle de vie défini de 60 ans ». Quant à la procédure, il est précisé qu’après avoir déterminé les émissions sur le cycle de vie, le carbone stocké dans le bâtiment est déduit des émissions restantes. Cela améliore le bilan carbone au sens de la loi sur le climat. Pour les émissions restantes, une compensation est mise en place à l’aide de certificats d’émissions négatives.

    Pour atteindre la neutralité carbone en 2050 au niveau national, la « prévention » seule ne suffirait pas. Avec Minergie-Net-Zero, cet objectif pourrait être atteint dès 2026, mais cela s’accompagnerait « d’exigences très élevées », explique Andreas Meyer Primavesi, directeur de l’association Minergie. « Nous prenons en compte les émissions grises. Nous sommes donc bien plus stricts que les lois qui entreront en vigueur dans les prochaines années », déclare-t-il. Le canton de Bâle-Ville vise le zéro net d’ici 2037, tandis que de nombreuses institutions souhaitent y parvenir d’ici 2040.

    Selon les informations disponibles, Minergie est la norme suisse de construction en matière de confort, d’efficacité et de protection du climat pour les nouvelles constructions et les rénovations. Les trois normes de construction bien connues que sont Minergie, Minergie-P et Minergie-A peuvent être complétées par le suffixe ECO.

  • Le début des travaux marque une étape importante pour la production d’électricité renouvelable

    Le début des travaux marque une étape importante pour la production d’électricité renouvelable

    Selon un communiqué, la société Kraftwerk Meiental AG a célébré le 11 mars le lancement officiel des travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Meiental, dans la commune de Wassen. Les travaux proprement dits ont déjà commencé en septembre. Actuellement, les travaux portent sur la conduite forcée et le nouveau poste de commande de la centrale.

    La centrale utilise l’eau de la Meienreuss. Celle-ci est captée à 1 317 mètres d’altitude et acheminée par une conduite forcée de 3 250 mètres de long vers la nouvelle centrale hydroélectrique, située à 1 100 mètres d’altitude à Fedenbrügg. Avec une puissance de 10 mégawatts, la centrale devrait produire environ 34 gigawattheures d’électricité par an. Elle devrait entrer en service fin 2028.

    Au total, 40 millions de francs seront investis. Le canton d’Uri et la commune de Wassen tablent sur des recettes fiscales supplémentaires, tandis que le canton et la corporation d’Uri prévoient des redevances hydrauliques d’un demi-million de francs par an. « Nous exploitons notre énergie hydraulique locale, renforçons la valeur ajoutée régionale et apportons en même temps une contribution importante à un approvisionnement énergétique respectueux du climat », déclare Hermann Epp, conseiller d’État et directeur des travaux publics du canton d’Uri, dans le communiqué.

    La société Kraftwerk Meiental AG appartient au fournisseur d’énergie cantonal energieUri AG, au canton et à la corporation d’Uri ainsi qu’à la commune de Wassen.

  • Les communautés énergétiques locales font progresser le développement de l’énergie solaire

    Les communautés énergétiques locales font progresser le développement de l’énergie solaire

    Depuis le début de l’année, les propriétaires d’installations solaires peuvent vendre leur électricité excédentaire au niveau local par l’intermédiaire de communautés d’électricité locales (LEG). La compagnie d’électricité de la ville de Zurich (ewz) propose une solution simple pour cela avec son nouveau produit ewz.solarquartier.

    Selon un communiqué, 130 de ces communautés d’électricité injectent déjà leur électricité excédentaire. Elles bénéficient en contrepartie d’un prix d’achat garanti de 14 centimes par kilowattheure. Pas moins de 6000 clients s’approvisionnent déjà en électricité auprès de l’ewz.

    Ce produit vise à encourager l’utilisation des toitures pour les installations solaires. « Avec notre produit LEG ewz.solarquartier, nous avons créé une incitation économique supplémentaire pour que les installations solaires ne soient pas seulement construites, mais qu’elles permettent également de générer des rendements élevés à long terme », déclare Corinne Pellerin, responsable Marché et Clients chez ewz, dans le communiqué. L’utilisation locale de l’électricité soulage en outre le réseau.

    La coopérative de construction Allgemeine Baugenossenschaft Zürich (ABZ) alimente déjà le réseau avec l’électricité excédentaire de toutes ses installations. « Grâce à la solution LEG d’ewz.solarquartier, il était évident pour nous d’enregistrer l’ensemble des 28 installations photovoltaïques situées dans nos lotissements en zone urbaine », explique Eliane Hurni, responsable du département Bâtiments et environnement et membre de la direction de l’ABZ.

    Au total, près de 2 900 installations photovoltaïques d’une puissance crête de près de 100 mégawatts sont actuellement installées dans la ville. Elles produisent environ 80 gigawattheures d’électricité par an. D’ici 2040, la production devrait passer à 500 gigawattheures.

  • Les conditions météorologiques et les corrections de valeur pèsent sur les résultats

    Les conditions météorologiques et les corrections de valeur pèsent sur les résultats

    Selon un communiqué, BKW a réalisé un chiffre d’affaires de 4 543,6 millions de francs en 2025. L’année précédente, ce chiffre s’élevait encore à 4 772,3 millions, soit une baisse de 4,8 %. La baisse au niveau du résultat d’exploitation avant intérêts et impôts a été nettement plus marquée. En 2025, BKW a réalisé un résultat de 561,0 millions de francs, contre 789,9 millions l’année précédente. Le bénéfice net d’exploitation a reculé de 550,4 millions l’année précédente à 351,1 millions en 2025.

    BKW attribue ce recul, d’une part, à une correction de valeur sur sa participation dans la centrale à charbon de Wilhelmshaven, située sur la côte de la mer du Nord en Basse-Saxe. Cette correction s’élève à 113,7 millions de francs au niveau du résultat d’exploitation et à 90,9 millions de francs au niveau du bénéfice net. BKW détient une participation de 33 % dans cette centrale.

    D’autre part, la baisse de la production d’électricité issue de l’énergie hydraulique et éolienne, due aux conditions météorologiques, a pesé sur le résultat du secteur Energy Solutions. Celui-ci était déjà en baisse de 18,6 % par rapport à l’année précédente avant la correction de valeur. Le résultat du secteur Power Grid s’est établi à 130,6 millions de francs, soit une baisse de 7,0 % par rapport à l’année précédente.

    En revanche, le résultat du secteur d’activité Infrastructure & Buildings a nettement augmenté de 40,6 % pour atteindre 80,0 millions de francs. Le chiffre d’affaires du secteur d’activité est resté stable à 1,98 milliard.

    BKW table sur un résultat compris entre 650 et 750 millions de francs pour 2026.

  • Les Grisons construisent plus grand, plus cher, plus longtemps

    Les Grisons construisent plus grand, plus cher, plus longtemps

    128 chantiers ne signifient pas un allègement, mais une concentration. Au lieu de nombreuses petites interventions, ce sont des projets d’infrastructure coûteux qui seront mis en avant en 2026, nécessitant plus de main-d’œuvre, des durées de construction plus longues et des budgets plus élevés. Pour 67 des 128 chantiers, des feux de signalisation seront utilisés afin de faire passer le trafic de manière ordonnée. L’Office des ponts et chaussées des Grisons a fixé des priorités claires.

    La Punt libérée du trafic de transit
    Le plus grand projet est le contournement de La Punt en Engadine. Un tunnel de 584 mètres de long passera à l’avenir sous le centre du village, tandis qu’un pont de 55 mètres de long traversera l’Inn. Les coûts totaux s’élèvent à 80 millions de francs, la durée des travaux à huit ans, jusqu’en 2033. Après le premier coup de pioche en septembre 2025, les pré-découpes seront réalisées en 2026 dans la région des Arvins. Pour La Punt, c’est une libération et pour l’Engadine, un saut qualitatif.

    Nouveau tunnel pour la Surselva
    Entre Disentis et Curaglia, une nouvelle construction d’environ 500 mètres de long remplace le tunnel délabré de Las Ruinas et ses deux galeries. Les travaux dureront trois ans et la circulation sera maintenue pendant toute la durée des travaux. Comme le nouveau tunnel passe en partie directement à côté de l’existant, des fermetures nocturnes sont inévitables. Une intervention qui exige des égards, mais qui est nécessaire.

    malix Cinq ans de travaux avant la fin
    Sur la route du Julier entre Coire et Malix, les signes de la finale sont là. Situé dans une zone de glissement de terrain, ce tronçon a été stabilisé, élargi et rectifié pendant cinq ans. Les derniers travaux devraient être terminés d’ici juillet. Signe visible de ce nouveau départ, le tronçon sera doté d’une bande cyclable. Un projet né de la nécessité et qui se termine par un tronçon de route moderne.

    l’infrastructure, un investissement
    Avec sa saison de construction 2026, le canton des Grisons montre que l’infrastructure n’est pas un acquis. Celui qui exploite 1360 kilomètres de routes cantonales à travers des terrains alpins, des zones de glissement et des zones inondables doit investir en permanence. Moins de chantiers, des projets plus importants, ce n’est pas un exercice d’économie, mais une décision stratégique pour une qualité durable.

  • Le plafond des loyers mange ses propres enfants

    Le plafond des loyers mange ses propres enfants

    Depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance sur la protection du logement à Bâle-Ville en mai 2022, les demandes de permis de construire pour des logements locatifs se sont effondrées de 76 pour cent. en 2024, seuls 151 nouveaux logements ont été achevés dans le canton-ville, soit moins d’un quart de la moyenne à long terme. Alors que Zurich a enregistré une hausse de 20 pour cent des demandes de permis de construire au cours de la même période, l’activité de construction s’est pratiquement arrêtée à Bâle.

    La rénovation ne se fait pas, les bâtiments se dégradent
    La réglementation ne freine pas seulement la construction de nouveaux bâtiments, elle paralyse également la rénovation du parc immobilier existant. Les entreprises artisanales se plaignent du manque de commandes ; certaines entreprises cherchent du travail à 40 kilomètres de là, dans le Fricktal. Les rénovations énergétiques nécessaires ne sont pas effectuées, les immeubles se dégradent. Au final, ce sont les locataires eux-mêmes qui en pâtissent, ce qui va à l’encontre de toute ambition de protection du climat.

    Genève 40 ans de réglementation, 40 ans de retard
    Genève connaît depuis 1983 l’une des protections des locataires les plus strictes de Suisse. Le résultat est décevant. 83,5 % des immeubles d’habitation de plus de 40 ans n’ont jamais été modernisés en profondeur, contre 47,6 % à Bâle et 41,3 % à Zurich. A Genève, les nouveaux locataires paient en moyenne 30 pour cent de plus par mètre carré que les locataires en place. Une protection stricte des locataires protège donc surtout ceux qui ont déjà un logement bon marché. Donc pas ceux qui en cherchent un.

    Le vrai problème, une offre insuffisante
    Pour faire baisser les loyers, il faut augmenter l’offre. Cela signifie des procédures d’autorisation plus rapides, plus de densification, plus de constructions neuves de remplacement et de surélévations ainsi que moins de recours. Le Grand Conseil zurichois a déjà élaboré deux contre-propositions qui misent sur de meilleures conditions-cadres plutôt que sur des interdictions. C’est la bonne direction à prendre.

    Ce que Zurich doit décider
    Le marché du logement dans le canton de Zurich est sous pression, c’est réel. Mais un plafonnement des loyers ne résout pas le problème, il l’aggrave. Bâle et Genève ne sont pas des théories, mais des avertissements vécus. Le 14 juin, Zurich a le choix entre apprendre de ses erreurs ou les répéter.

  • Qui paie, qui habite, qui profite ?

    Qui paie, qui habite, qui profite ?

    Le cadre SOSDA, développé par Zimraum et Stratcraft, saisit la performance sociale des immeubles d’habitation le long de neuf indicateurs dans trois scopes, les locataires, le voisinage et la société. Le pool de données comprend 30 portefeuilles avec environ 68’500 logements de 17 propriétaires. Parmi eux, des caisses de pension, des fondations de placement, des fonds cotés et des maîtres d’ouvrage d’utilité publique. Une base de données qui permet pour la première fois d’établir des comparaisons.

    L’abordabilité se maintient mieux que prévu
    78 % des logements du pool de données sont considérés comme abordables selon la définition de SOSDA. Le loyer net représente moins d’un tiers du revenu mensuel médian imposable dans la commune concernée. Même dans le segment des nouvelles constructions, cette valeur est de 58 pour cent. Dans les portefeuilles institutionnels, 48 pour cent des logements neufs atteignent ce seuil. Cela contredit l’image répandue selon laquelle la construction neuve et l’accessibilité financière s’excluent fondamentalement.

    Grande satisfaction, qualité de gestion solide
    La satisfaction des locataires est remarquablement élevée. 90 % des personnes interrogées sont plutôt satisfaites ou très satisfaites de leur logement. 83 % donnent également de bonnes notes à leur gestion immobilière. L’environnement du logement est également convaincant. 85 % sont satisfaits de leur voisinage, 77 % évaluent positivement les relations de voisinage. La qualité n’est manifestement pas un produit du hasard sur le marché suisse du logement.

    Les logements familiaux restent sous-occupés
    En ce qui concerne l’efficacité de l’occupation, le benchmark révèle une faiblesse structurelle. Seuls 58% des logements respectent la règle de la « pièce moins une ». Pour les logements familiaux de quatre pièces et plus, ce pourcentage tombe à 41 %. Les portefeuilles d’utilité publique font certes légèrement mieux que les portefeuilles institutionnels en ce qui concerne les logements familiaux, mais la différence reste minime. Il y a là un champ d’optimisation évident pour tous les acteurs du marché.

    La pratique de la location sous la loupe
    Pour la première fois, le benchmark documente également à qui les logements sont effectivement loués. La fourchette est considérable. Selon le portefeuille, entre 46 et 100 pour cent des appartements familiaux ont été loués à des ménages avec enfants. Seuls 9 pour cent des logements ont été loués à des personnes âgées. La part des logements à loyer modéré destinés aux ménages à bas revenus varie entre 30 et 50 pour cent. La base de données est encore limitée, mais la direction est claire. La performance sociale ne pourra plus être ignorée à l’avenir.

  • Succès du jobcoaching du SVIT Zurich !

    Succès du jobcoaching du SVIT Zurich !

    Le SVIT Zurich soutient activement la recherche d’emploi dans le secteur immobilier. Les candidats ne sont pas livrés à eux-mêmes : S’ils le souhaitent, ils peuvent bénéficier d’un soutien ciblé lors de leur entrée dans le secteur de l’immobilier. Un professionnel de l’immobilier expérimenté les accompagne en tant que coach personnel, analyse ensemble leur situation de départ et définit des mesures efficaces pour une recherche d’emploi réussie. Les participants acquièrent ainsi des compétences supplémentaires qui améliorent durablement leurs chances de candidature.

    Le service de placement est gratuit pour les membres et les non-membres, à condition qu’ils aient suivi ou suivent actuellement le cours « Quereinsteiger Assistenz Immobilienbewirtschaftung und -vermarktung » ou « Sachbearbeiter/in Immobilienbewirtschaftung » au SVIT Zurich à Oerlikon. Avec cette offre, l’association contribue activement à la lutte contre la pénurie de personnel qualifié et s’assure en même temps que les candidats placés disposent d’une solide formation de base dans la branche au SVIT Zurich.

    De plus en plus de membres font appel à cette ressource professionnelle qualifiée – avec des retours toujours positifs. Ils profitent de la possibilité de former de nouveaux membres d’équipe de manière ciblée en fonction de leurs besoins et de les engager à long terme. De plus, de nombreux candidats apportent de précieuses compétences supplémentaires issues de leur vie professionnelle antérieure.

    Les personnes intéressées peuvent s’inscrire par e-mail à l’adresse diana.waly@svit.ch. Le SVIT Zurich dispose d’une autorisation officielle du canton de Zurich pour le placement privé.

    Vous trouverez de plus amples informations sur la procédure ainsi que des vidéos de candidature de candidates et candidats actuels sous le lien suivant :

    https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/themen-services/einstieg-die-immobilienbranche-bewerbungsvideos-quereinsteiger

  • Concepts d’utilisation et d’exploitation : la clé d’installations sportives adaptées aux besoins

    Concepts d’utilisation et d’exploitation : la clé d’installations sportives adaptées aux besoins

    Du site de compétition à l’installation pour les loisirs et l’activité physique
    Au cours des cinq dernières décennies, le comportement sportif de la population – que ce soit sur une base individuelle ou dans le cadre du sport organisé – a considérablement évolué. Les nouvelles habitudes d’entraînement, l’augmentation significative du nombre de personnes, la professionnalisation croissante du sport associatif ainsi que l’évolution des besoins de la société ont conduit à ce que les installations doivent aujourd’hui être nettement plus performantes qu’il y a 50 ans. Des aspects tels que l’égalité des sexes et l’adaptation à l’âge, qui sont aujourd’hui considérés comme allant de soi, en font également partie.

    Par conséquent, au début de chaque projet d’infrastructure, la priorité ne devrait pas être donnée à la solution de construction, mais à la question d’un concept d’utilisation et d’exploitation approprié (y compris un calcul de rentabilité). Or, il arrive trop souvent qu’un planificateur soit mandaté à la hâte, avant que les bases du projet et les interdépendances avec d’autres institutions et projets n’aient été définies. Le résultat est alors l’élaboration d’options volumétriques et non d’options stratégiques pour les communes concernées. En tant que spécialiste de la conception stratégique de l’utilisation et de l’exploitation, BPM Sports dispose de plus de 20 ans d’expérience dans ce domaine.

    Qu’est-ce qui caractérise donc un bon concept d’utilisation et d’exploitation ? En principe, il comprend trois niveaux déterminants :

    • Stratégique-conceptuel : but, groupes cibles, offre, business case, stratégie, organisme responsable
    • Conception opérationnelle : exploitation maximale et utilisation avec valeur ajoutée
    • Opérationnel : besoins en personnel, maintenance, gestion des visiteurs, autofinancement de l’entretien

    Au niveau stratégique, il convient de répondre à la question de la raison d’être – la finalité de l’installation. Il convient de l’affiner et de la définir clairement vis-à-vis de toutes les parties prenantes. Mieux on y parviendra, plus la communication avec les contribuables et les autres parties impliquées dans la planification sera facile.

    Les éléments centraux sont les suivants :

    Leadership politique : les projets d’installations sportives nécessitent un large soutien. Un travail de direction politique perceptible, continu et fort est donc indispensable.

    Groupes cibles concernés : Il convient d’identifier les groupes d’utilisateurs et leurs besoins. Cela implique de saisir les routines et les attentes, mais aussi les évolutions futures. Les fréquences et les capacités qui en découlent sont essentielles pour exploiter l’installation de manière optimale, tant pour les utilisateurs que pour les exploitants.

    Offre affinée : l’offre d’espace et les fonctionnalités sont formulées de manière ciblée, en mettant l’accent sur les coûts de l’énergie et du personnel. Ceux-ci sont déterminés en fonction des besoins formulés, avec des répercussions directes sur les coûts subséquents d’une installation.

    Coûts de construction vs. coûts subséquents : ces derniers sont (trop) souvent dans l’ombre et ont tendance à n’être mis en avant que dans une phase ultérieure du projet. Il est pourtant utile d’examiner les coûts subséquents à un stade précoce afin de garantir la viabilité financière d’une installation.

    Stratégie d’installation : un levier efficace pour anticiper les coûts d’exploitation et les revenus potentiels. En particulier pour les installations saisonnières telles que les piscines en plein air ou les patinoires, des offres complémentaires ou additionnelles peuvent augmenter les revenus et influencer les besoins en ressources.

    Modèle d’organisme responsable : ici, la diversité des modèles est grande. Différentes formes d’organisation (administrations, sociétés anonymes, partenariats public-privé) offrent différents avantages, les PPP ayant pu s’établir de plus en plus au cours des dernières années et offrant de nouvelles possibilités spécialement au sport associatif et au sport de masse peu rentables.

    Les autres facteurs de réussite au niveau opérationnel et conceptuel sont les suivants :

    Taux d’occupation: générer un taux d’occupation élevé est un défi. En effet, celle-ci ne va pas toujours de pair avec la rentabilité en raison des différences de pouvoir d’achat des groupes cibles et de l’usure inévitable. Les vestiaires et les surfaces de chargement constituent également un point décisif. Si elles ont été négligées lors de la construction pour des raisons d’économie, cela a des répercussions négatives sur les capacités et donc sur l’utilisation maximale.

    Personnel : les collaborateurs des installations sportives sont des facteurs d’identification. Afin d’encourager ce potentiel de manière optimale, il convient de raccourcir et de clarifier les trajets et de mettre en place des processus de travail efficaces. L’aménagement approprié de l’installation et des différents locaux permet de garantir ces avantages.

    Conclusion : un concept d’utilisation et d’exploitation des installations sportives est une interaction complexe de facteurs stratégiques, opérationnels et économiques. Correctement composé et appliqué, il constitue la condition préalable au succès à long terme et à la rentabilité d’une installation.

    BPM Sports est un spécialiste des infrastructures sportives de droit public actif dans toute la Suisse et basé à Berne. Avec plus de 20 ans d’expérience dans le conseil, l’accompagnement et le soutien de projets – et d’exploitations – d’installations sportives les plus divers, l’entreprise fondée en 2006 par son propriétaire Rainer Gilg fait partie des prestataires de services leaders dans ce domaine.