Auteur/autrice : immovestuser

  • La coopération vise à garantir les capacités de stockage à long terme

    La coopération vise à garantir les capacités de stockage à long terme

    Les cantons de Saint-Gall, Thurgovie et Schaffhouse collaborent à la planification de nouvelles décharges pour les scories provenant des usines d’incinération des ordures ménagères, selon un communiqué du Département de la construction et de l’environnementdu canton de Saint-Gall. Au cours des deux prochaines années, les services chargés des déchets des trois cantons élaboreront un plan coordonné qui déterminera les besoins en volume de décharge et les emplacements des décharges. L’objectif est de garantir la sécurité de l’élimination des déchets pour les 30 prochaines années et de tirer parti des avantages économiques et écologiques.

    Le point de départ de cette collaboration est la pénurie prévisible de volume de décharge approprié. L’incinération des déchets dans les usines d’incinération des ordures ménagères produit des scories d’UIOM qui ne peuvent être valorisées et qui doivent être stockées dans des décharges de type D spécialement sécurisées. Ces installations sont rares, tant dans les cantons concernés que dans l’ensemble de la Suisse. Sans capacités supplémentaires, des pénuries menacent à moyen terme dans le domaine de l’élimination des déchets.

    La planification coordonnée vise à optimiser les flux de déchets cantonaux existants, à exploiter les avantages économiques et écologiques et à permettre une utilisation rationnelle des différents sites. Les trois cantons souhaitent ainsi offrir une sécurité à long terme en matière de planification et d’élimination des déchets, tant pour les producteurs de déchets que pour les UIOM et les décharges.

    Avec ce projet, les cantons remplissent leur mandat légal en matière de planification des déchets. Celui-ci comprend la détermination des besoins futurs en matière de décharges et la définition de sites appropriés. La base de planification élaborée conjointement servira ensuite de fondement aux instruments de planification cantonaux tels que les plans directeurs et autres procédures.

  • Le canton de Zurich crée une interface avec le parc d’innovation

    Le canton de Zurich crée une interface avec le parc d’innovation

    Selon un communiqué, le canton de Zurich a créé le service spécialisé « Innovationspark Zürich ». Il met ainsi en œuvre une décision du Conseil d’État d’avril 2025, qui prévoit la transformation du service de coordination, jusqu’alors géré par un mandat externe, en une organisation régulière. Le service spécialisé est rattaché à l’Office de l’économie et a commencé ses activités opérationnelles au début de l’année.

    Il est chargé de veiller à la répartition des tâches entre la Direction de l’économie, la fondation Innovationspark, IPZ Property AG et IPZ Operations AG. Il doit coordonner les projets cantonaux et impliquer les différents groupes d’intérêt dans les communes concernées, au niveau fédéral, dans l’économie et auprès d’autres partenaires.

    Outre le parc d’innovation, qui est le projet de développement territorial le plus important du canton, le service spécialisé s’occupe également du développement actif des zones économiques, qui constituent un facteur central pour l’implantation d’entreprises. Il s’agit de surfaces destinées à la croissance, à la transformation et à l’implantation d’entreprises, notamment dans ou à proximité du parc d’innovation, mais aussi dans l’ensemble du canton.

    Benjamin Grimm est le premier directeur du service spécialisé. Ce géographe est titulaire d’un master en développement territorial et systèmes d’infrastructure de l’École polytechnique fédérale de Zurich et d’un master of advanced studies en immobilier de l’Université de Zurich. Il a notamment travaillé à l’Office fédéral du développement territorial et à l’Office du développement territorial du canton de Zurich.

  • Un projet de recherche mise sur le stockage saisonnier de l’énergie

    Un projet de recherche mise sur le stockage saisonnier de l’énergie

    Selon une publication LinkedIn, la Haute école de gestion et d’ingénierie du canton de Vaud (HEIG-VD) et le bureau d’ingénieursPlanairont lancé le projet BIG4HEAT. BIG4HEAT s’étend sur deux ans et bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Les Services Industriels de Genève (SIG), le Groupe E àGranges-Paccot FR et Cadcime, basé à Eclépens VD, sont également partenaires industriels du projet.

    L’objectif principal du projet est de développer un stockage saisonnier souterrain de chaleur (Chemical Thermal Energy Storage, CTES). L’énergie thermique doit être stockée en été, puis utilisée en hiver. La HEIG-VD et Planair souhaitent pour cela utiliser d’anciennes citernes qui seront transformées en accumulateurs de chaleur selon le principe de l’économie circulaire et du rétrofit, c’est-à-dire la modernisation d’anciennes installations. Selon la HEIG-VD, « le stockage saisonnier pourrait réduire le déficit électrique en hiver de près de 20 % ». Avec ce projet, la HEIG-VD et Planair souhaitent réduire les émissions de CO2 et créer de l’espace dans les zones urbaines à partir de 2030 grâce à l’utilisation d’espaces de stockage souterrains.

    Fondée en 1956 et basée à Yverdon, la HEIG-VD mène des recherches en collaboration avec des entreprises, des communes et des partenaires nationaux et internationaux dans divers domaines tels que l’énergie et le développement durable. Planair, dont le siège est à La Sagne NE, est active dans les domaines de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

  • Une nouvelle coopération améliore la précision dans les domaines de la mesure et de la construction

    Une nouvelle coopération améliore la précision dans les domaines de la mesure et de la construction

    Fixposition a annoncé une collaboration avec Topcon Positioning Systems lors du salon Geo Week 2026. Celui-ci se tient jusqu’au 18 février 2026 à Denver, dans l’État américain du Colorado. Selon un communiqué, le spécialiste de Schlieren en cinématique en temps réel (Real Time Kinematic, RTK) et en positionnement assisté visuellement fournira ses solutions à l’entreprise californienne. Les technologies de cette spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich, fondée en 2017, seront intégrées dans les systèmes de positionnement par satellite de haute précision de l’entreprise californienne Topcon.

    Topcon propose dans le monde entier des technologies de positionnement GNSS (Global Navigation Satellite System) de haute précision pour des applications géomatiques, de construction et agricoles, explique Ron Oberlander, responsable de la plateforme géomatique de Topcon. L’intégration des technologies de positionnement visuel de Fixposition aide son entreprise à créer de la valeur ajoutée pour ses clients.

    « Fixposition a développé une technologie qui améliore la localisation par satellite et qui est avantageuse pour les utilisateurs, même lorsqu’ils travaillent à l’intérieur de bâtiments et lors du passage entre des zones intérieures et extérieures, sans perturber le flux de travail, en combinant le RTK-GNSS avec l’intelligence artificielle pour garantir la précision de la position. Nous considérons cette technologie basée sur l’IA comme une intégration innovante dans nos solutions GNSS de nouvelle génération.»

    Zhenzhong Su, PDG et cofondateur de Fixposition, se dit « fier de fournir la technologie de positionnement xFusion, Vision et multimodale de Fixposition pour soutenir les solutions GNSS de nouvelle génération de Topcon. Nous sommes impatients de commercialiser cette nouvelle solution et d’aider les professionnels de la géomatique, de la construction et de l’agriculture à obtenir des résultats plus rapides et à en faire plus sans compromettre la qualité, même dans des environnements où les connexions GNSS sont difficiles. »

  • Le changement de site marque une nouvelle étape dans le développement

    Le changement de site marque une nouvelle étape dans le développement

    HKGadécidé de déménager à Baden-Dättwil. À partir du 1er mars 2026, la société d’ingénierie et de conseil sera située à la Täfernstrasse 14A à Baden-Dättwil, selon un communiqué. Le nouveau site offre plus d’espace que l’ancienne adresse Im Langacker 20.

    Pour HKG, c’est « un nouveau chapitre qui s’ouvre pour le développement du site », indique l’entreprise. Le changement de site crée de l’espace pour une croissance supplémentaire et l’avenir du fournisseur d’ingénierie électrique, de technologie du bâtiment et de conseil en énergie, fondé en 1978 selon ses propres informations.

    Le gain d’espace permettra d’améliorer l’environnement de travail « pour favoriser les idées créatives, une collaboration efficace et un travail tourné vers l’avenir ». Les collaborateurs pourront s’épanouir de manière optimale dans un « cadre moderne » et mener à bien leurs projets avec encore plus de succès.

  • S’orienter sur un marché immobilier tendu

    S’orienter sur un marché immobilier tendu

    Bilan rappelle que le marché immobilier suisse continue de « bouillonner ». L’écart entre l’offre et la demande reste important, l’activité de construction ne suffit pas en maints endroits à couvrir les besoins en logements en propriété. Selon les enquêtes immobilières, les spécialistes s’attendent à ce que les prix continuent d’augmenter en 2026, notamment pour les maisons individuelles et les appartements en copropriété, tandis que les prix des terrains atteignent de nouveaux sommets dans des centres comme Zurich. Parallèlement, des indicateurs de marché tels que l’UBS Swiss Real Estate Bubble Index mettent en garde contre des risques de surévaluation croissants, même si les experts estiment qu’un risque de bulle aiguë est encore modéré à l’heure actuelle.

    Pourquoi Bilanz élit les « Top Experts immobiliers 2026 »
    C’est précisément dans ce contexte que la connaissance du marché local et le soutien professionnel gagnent en importance. C’est pourquoi Bilanz et l’institut d’études de marché Statista ont à nouveau identifié les « Top experts immobiliers en Suisse en 2026 ». Ont été distinguées 125 entreprises qui ont été recommandées plus souvent que la moyenne dans des domaines tels que l’achat et la vente, la location, la gestion, l’évaluation immobilière, la représentation du maître d’ouvrage, le financement et la proptech. Le palmarès doit aider les propriétaires comme les acheteurs à trouver des partenaires adéquats, de la commercialisation d’un logement au financement d’un nouvel achat.

    Recommandations de professionnels et de clients
    Pour établir ce classement, Statista a interrogé des experts du secteur ainsi que des clients qui ont eu recours à des prestations immobilières au cours des dernières années. Sur la base de plus de 2 000 participants, les 125 entreprises les plus recommandées ont été identifiées et intégrées à la liste par ordre alphabétique. Des chiffres clés supplémentaires, tels que la taille de l’entreprise, ont été pris en compte à titre complémentaire. Bilanz souligne que le classement ne remplace pas une vue d’ensemble complète du marché, mais qu’il offre une aide à l’orientation fondée dans un marché complexe.

  • Nouvel investisseur pour Werkmatt Uri

    Nouvel investisseur pour Werkmatt Uri

    Le 25 février 2026, le directeur de l’économie publique Urban Camenzind et Risa Immobilien SA ont signé le contrat d’achat pour l’emplacement 11 sur le Werkmatt Uri. La base est un contrat de droit d’achat conclu en 2024 entre le canton d’Uri et IG Innovationspark Gotthard. Au cours des dernières années, la CI a développé l’idée de projet pour un bâtiment commercial et de services fonctionnel, construit de manière durable et convaincant sur le plan architectural. En octobre 2025, la commune d’Altdorf a accordé le permis de construire pour un bâtiment de quatre étages avec une surface utile d’environ 4000 mètres carrés et de la place pour environ 140 postes de travail.

    Marcus Weber mise sur le site d’Uri
    Derrière Risa Immobilien SA se cache Marcus Weber, un investisseur qui se distingue en Suisse dans les domaines de l’immobilier, du tourisme et des infrastructures alpines. Il s’engage depuis des années à Sedrun/Disentis où il est impliqué dans le développement de l’offre touristique en tant que président du conseil d’administration et actionnaire principal des Bergbahnen Disentis AG. Weber est également déjà présent dans le canton d’Uri, par exemple en investissant sur le Brüsti à Attinghausen dans le téléski, le restaurant de montagne et les infrastructures d’accompagnement. En s’engageant sur le site de Werkmatt Uri, il élargit son engagement à un autre projet d’avenir dans l’espace alpin.

    Le projet entre dans sa phase de réalisation
    Le bâtiment administratif et commercial prévu sera construit à la limite nord de la Werkmatt Uri, à distance de marche de la gare cantonale d’Altdorf et à proximité du futur demi-échangeur autoroutier A2. Le début des travaux est prévu pour l’automne 2026 et l’emménagement pour 2028. Dere investisseur veut faire avancer rapidement la réalisation. Des surfaces attrayantes et utilisables de manière flexible seront ainsi créées dans un emplacement central pour les entreprises qui souhaitent profiter des avantages du site d’Uri.

    Werkmatt Uri offre un potentiel supplémentaire
    Avec ses quelque douze hectares, Werkmatt Uri est la dernière grande réserve de terrain dans le fond de la vallée d’Uri et bénéficie d’une excellente desserte entre la gare cantonale et l’autoroute A2. Le site doit permettre à long terme la création de plus de 1’000 emplois et être développé de manière ciblée pour des entreprises industrielles, artisanales et de services. Outre l’emplacement 11, environ huit hectares sont disponibles pour la vente ou l’octroi d’un droit de superficie, gérés par le canton d’Uri. Les entreprises intéressées par des surfaces trouvent de plus amples informations en ligne sur la plateforme de Werkmatt Uri.

  • Utilisation multiple de places de stationnement privées utilisées efficacement

    Utilisation multiple de places de stationnement privées utilisées efficacement

    De nombreuses places de stationnement privées restent inutilisées pendant des heures, le jour dans les quartiers résidentiels, la nuit sur les lieux de travail ou d’achat. Avec l’utilisation multiple, les propriétaires mettent leurs places de parking à disposition lorsqu’ils n’en ont pas besoin eux-mêmes. Ainsi, la pression sur les parkings publics diminue, tandis que les villes gagnent de la place pour plus de verdure, de liaisons cyclables et de qualité de vie. La base est un concept de gestion mandaté par le Département des travaux publics et des transports, qui vise à une utilisation plus efficace des parkings privés.

    Quatre projets pilotes montrent le potentiel
    Depuis le début de cette année, quatre projets sont en cours, dans le cadre desquels des propriétaires collaborent avec les sociétés de gestion de parkings ShareP et Parcandi. PSP Swiss Property met à disposition une cinquantaine de places de parking souterrain à usage multiple à la Hochstrasse 16. Lonza AG ouvre ses parkings d’entreprise sur le site du Lindenhof aux résidents la nuit et le week-end. D’autres offres existent dans le quartier de St. Alban-Vorstadt, près du Goldenen Löwen, ainsi qu’à la Dornacherstrasse 8/10, avec des solutions pour les résidents comme pour les pendulaires. Les projets seront suivis et évalués pendant deux ans et constitueront la base de nouvelles réalisations.

    Offres flexibles pour différents besoins
    Les nouveaux modèles de parking s’adressent à différents groupes d’utilisateurs. Les pendulaires peuvent réserver des places fixes ou récurrentes pendant la journée en semaine. Les riverains bénéficient de places de stationnement sécurisées la nuit et le week-end. Les utilisateurs réguliers disposent d’abonnements, tandis que des offres de courte durée sont proposées pour les trajets spontanés. Il en résulte un système de stationnement qui s’adapte au quotidien des gens au lieu de générer un besoin supplémentaire en surface.

    Conseil pour les propriétaires et parkings de quartier complémentaires
    Les propriétaires de parkings peuvent désormais se faire conseiller gratuitement. Le premier conseil montre comment les installations peuvent être gérées plus efficacement sans grands frais. Des modèles d’utilisation multiple peuvent également être utilisés sans conseil et sans procédure d’autorisation. Parallèlement, le canton promeut des parkings de quartier supplémentaires. En reprenant le parking Horburg, il crée à partir d’avril 2026 plus de 300 places de stationnement à louer pour les riverains et renforce ainsi l’offre globale dans le quartier.

  • La construction en bois comme investissement

    La construction en bois comme investissement

    Les constructions en bois et hybrides se sont imposées comme une alternative sérieuse aux constructions massives à haute performance énergétique. Des études menées par Wüest Partner et Durable pour le compte de Lignum et de l’OFEV montrent que les constructions en bois peuvent rivaliser avec les constructions massives en termes de coûts de construction et de performance, bien qu’elles soient légèrement plus chères en moyenne. Pour les investisseurs, la construction en bois devient ainsi un élément permettant d’atteindre des objectifs de durabilité sans renoncer à la solidité économique.

    Coûts, cycle de vie et profil de risque
    En comparaison des coûts, les coûts de construction des bâtiments en bois sont en médiane d’environ 10 pour cent supérieurs à ceux des bâtiments en dur. Dans le segment de prix inférieur, les valeurs se rapprochent toutefois fortement. Les normes énergétiques telles que Minergie-P influencent davantage les coûts que le choix de la structure porteuse. A court et moyen terme, les constructions en bois bénéficient d’une grande sécurité des coûts, de coûts d’exploitation et d’entretien plus faibles ainsi que d’un meilleur profil de déconstruction et de réutilisation. Sur une très longue période (80 ans), la durabilité plus élevée des constructions minérales a un effet positif sur les coûts, de sorte que les coûts du cycle de vie sont plus bas.

    Avantage écologique et Green Premium
    Les évaluations écologiques montrent que les constructions en bois réduisent les émissions de gaz à effet de serre gris d’environ 20 % en moyenne par rapport à leurs jumelles minérales, voire nettement plus pour certains éléments de construction. L’effet est particulièrement important pour les surélévations, où la construction en bois permet de réaliser des économies de CO₂ marquées par rapport aux bâtiments neufs de remplacement, tout en créant des surfaces supplémentaires. Des méta-études internationales sur les bâtiments verts certifiés indiquent en outre des primes de prix et de location ainsi que des taux de capitalisation plus bas, ce qui prouve que le marché honore la durabilité en tant que tampon de risque.

    Le temps comme moteur de rendement
    La prime verte dans la construction en bois provient surtout des avantages de processus. Un haut degré de préfabrication, des systèmes modulaires et une planification numérique réduisent considérablement le temps de construction. Pour les investisseurs, cela signifie une rentrée d’argent plus rapide et une réduction des coûts de construction et de projet grâce au facteur temps. Des modèles de calcul estiment qu’un gain de temps de six mois permet de réaliser des économies de l’ordre de 200 francs par mètre carré. Parallèlement, les risques liés aux délais, à la coordination et aux conditions météorologiques diminuent, ce qui se traduit par des budgets plus stables et des cash-flows plus prévisibles.

    Rôle stratégique dans le portefeuille
    Les investisseurs institutionnels tels que les fonds spécialisés dans le développement durable considèrent que la valeur ajoutée principale de la construction en bois et hybride réside moins dans les loyers que dans les avantages écologiques, la réduction des risques d’actifs échoués et un positionnement ESG robuste. Dans l’existant, la construction en bois marque des points en particulier dans les surélévations et la densification, où sa légèreté et sa préfabrication conduisent à des économies globales supérieures. Pour les investisseurs en quête de rendement, la construction en bois est donc particulièrement intéressante lorsque les avantages du processus, la stratégie ESG et la qualité du site sont réunis.

  • Pourquoi le secteur immobilier aborde-t-il sa numérisation ?

    Pourquoi le secteur immobilier aborde-t-il sa numérisation ?

    Monsieur Caspar, pom est considéré comme l’une des entreprises de conseil qui donnent le ton dans les domaines de la numérisation, de la transformation et du développement immobilier durable. Comment décririez-vous votre rôle au sein de cet écosystème ?
    Chez pom, nous nous considérons comme un intermédiaire entre la recherche, le développement et la pratique du secteur immobilier. Notre rôle est d’identifier rapidement les nouveaux thèmes, de classer les tendances et de développer une compréhension de ce qui fera bouger le secteur à l’avenir. Nous traduisons ces connaissances en cas d’application concrets, en recommandations et en bases de décision pour nos clients. Nous aidons les entreprises à séparer ce qui est important de ce qui ne l’est pas et à se concentrer de manière ciblée sur les méthodes, les technologies et les données qui créent réellement une valeur ajoutée pour leur rôle dans le secteur immobilier.

    Quels sont les sujets qui préoccupent le plus vos clients actuellement : les données, les processus, l’organisation ou la technologie ?
    Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Ces dernières années, l’accent a été mis sur la technologie. De nombreuses entreprises ont introduit de nouveaux systèmes et lancé de nombreux projets de numérisation. Cela a certes permis de faire des progrès, mais a également conduit à une certaine désillusion. Les projets se sont avérés plus compliqués, plus coûteux et plus complexes que prévu. Souvent, c’est parce que les données et les processus ont été sous-estimés. Nous observons actuellement une nette évolution : les projets purement technologiques sont délaissés au profit d’approches davantage axées sur les données et les processus. L’engouement actuel pour l’IA renforce encore cette évolution.

    pom souligne que les données sont le fondement de la gestion immobilière moderne. Où se situent aujourd’hui les entreprises suisses en matière de data readiness ?
    En principe, les entreprises immobilières suisses ne sont pas en mauvaise posture. La plupart d’entre elles disposent d’une « data readiness » suffisante pour exploiter leurs processus clés de manière fiable et répondre aux questions pertinentes des parties prenantes. Pour cela, les données doivent être structurées, cohérentes et disponibles dans toute l’entreprise. Les limites apparaissent au plus tard pour les thèmes à forte intensité de données comme l’ESG. Un autre point important est la collaboration au-delà des frontières de l’entreprise. Le secteur immobilier a toujours été fortement interconnecté. Une plus grande Data Readiness est décisive pour rendre cette collaboration plus efficace, plus numérique et plus automatisée à l’avenir.

    Quels sont les malentendus les plus fréquents concernant la numérisation des portefeuilles immobiliers ?
    Les efforts et la complexité sont souvent sous-estimés. La mise à disposition et la préparation des données nécessaires sont notamment évaluées de manière trop optimiste. Les données sont certes disponibles, mais souvent pas dans la qualité ou la structure nécessaire. Cela entraîne des retards, des coûts supplémentaires et une charge de travail supplémentaire pour les départements spécialisés qui devraient en fait s’occuper de leur activité principale. Une autre idée fausse est que les projets de numérisation peuvent être mis en œuvre « en passant ». Souvent, les structures de projet professionnelles et le savoir-faire correspondant font défaut. Cela a des répercussions négatives sur la motivation, l’acceptation et, en fin de compte, la réussite du projet.

    Quelles sont les évolutions technologiques qui vont le plus modifier le secteur immobilier au cours des 5 à 10 prochaines années ?
    En principe, nous distinguons deux niveaux : la numérisation de l’immeuble lui-même et la numérisation des entreprises qui exploitent ces immeubles. Au niveau des bâtiments, nous constatons de grands progrès dans le cloud, l’IoT et les modèles numériques. La représentation numérique des biens immobiliers, souvent appelée Digital Twin, devient de plus en plus standard et permet de nouvelles formes d’automatisation.Au niveau des entreprises, l’évolution sera fortement marquée par l’IA et la numérisation des processus. Un petit nombre d’applications clés, combinées à des plateformes low-code flexibles, permettront d’automatiser les processus de manière efficace, y compris à l’échelle de l’entreprise.

    De nombreuses entreprises expérimentent l’IA. Où voyez-vous des champs d’application réalistes dans les 24 prochains mois ?
    À court terme, un grand potentiel réside dans l’analyse et l’évaluation de documents et de données non structurées. Les contenus peuvent être résumés, évalués et créés plus rapidement. Une autre étape importante est l’intégration d’outils d’IA dans le travail quotidien, par exemple comme solutions d’assistance. Dans une prochaine étape, ces systèmes seront de plus en plus liés à des données spécifiques à l’entreprise. Le reporting et l’analyse vont également changer : au lieu de rapports fixes, les informations seront rassemblées en fonction de la situation et des besoins.

    Quels risques voyez-vous dans l’utilisation de l’IA dans le secteur immobilier ?
    Nous ne voyons pas les plus grands défis dans le domaine réglementaire, mais plutôt au niveau culturel et technologique. De nombreuses entreprises ne disposent pas encore des compétences et des structures nécessaires pour gérer les données et la technologie. De plus, le marché suisse est très fragmenté et hétérogène, ce qui rend difficile l’introduction de solutions standardisées. Le secteur immobilier fonctionne par projets et avec peu de logique de série. Cela ralentit encore l’introduction de nouvelles technologies.

    Rate of Adoption plutôt que technologie : où se situent les principaux obstacles culturels ?
    Un obstacle central est que la numérisation n’est pas encore ancrée comme un thème stratégique dans de nombreuses entreprises. Le manque de compétences, le manque de clarté des responsabilités et l’attente d’une mise en œuvre de la numérisation « en passant » freinent la mise en œuvre. De plus, il manque souvent la volonté de remettre en question et de modifier de manière conséquente les méthodes de travail existantes.

    Comment la numérisation modifie-t-elle les rôles dans les entreprises immobilières ?
    Les compétences numériques feront à l’avenir partie des qualifications de base de nombreux rôles. L’accent est moins mis sur une compréhension approfondie de la technique que sur des connaissances sûres de l’utilisateur. Parallèlement, de nouveaux rôles apparaissent, par exemple pour la gestion de projets de numérisation et de plateformes numériques. Ces fonctions veillent à ce que les systèmes soient utilisés, développés et exploités de manière judicieuse.
    Ainsi, les gestionnaires d’actifs, de biens et d’installations peuvent continuer à se concentrer sur leur cœur de métier.

    Qu’est-ce qui caractérise une entreprise numériquement mature ?
    Une entreprise mature sur le plan numérique ancre la numérisation, la technologie et les données au plus haut niveau de la direction. Il existe une position stratégique claire, des objectifs et des responsabilités définis. La numérisation n’est pas déléguée à l’informatique, mais considérée comme une tâche entrepreneuriale.
    De plus, une telle entreprise dispose des rôles, des processus et des compétences nécessaires pour développer en permanence des solutions numériques et les adapter à l’évolution du contexte.

    ESG et PropTech se rejoignent. Quelles sont les technologies qui créent déjà un véritable impact ?
    L’ESG est un sujet fortement axé sur les données. Tout au long de la chaîne de données, de la mesure à l’indicateur, il existe aujourd’hui des solutions qui fonctionnent. Les compteurs intelligents, les évaluations automatisées des factures d’énergie et le regroupement des données sur plusieurs bâtiments sont techniquement faciles à mettre en œuvre. Le défi réside moins dans les modules individuels que dans l’intégration et l’automatisation continues au sein des entreprises. Nous ne voyons pas encore de solution globale tout-en-un.

    Où voyez-vous les plus grandes lacunes entre les exigences et la réalité du marché ?
    Les plus grandes lacunes apparaissent lorsque les exigences ne sont mises en œuvre que ponctuellement, sans prendre en compte l’ensemble de la chaîne de création de valeur. C’est précisément dans le cas des thèmes axés sur les données que l’on constate que les possibilités techniques existent, mais que les conditions organisationnelles et structurelles font souvent défaut.

    Comment jugez-vous le degré de maturité du marché suisse des PropTech en comparaison internationale ?
    La Suisse dispose d’une scène PropTech très vivante et innovante. De nombreuses solutions connaissent un succès international. Le plus grand défi réside dans l’évolutivité en raison de la taille du marché et des structures fédérales. Dans l’ensemble, le niveau de maturité est toutefois élevé et compétitif.

    Quels sont les domaines de la PropTech qui sont sous-développés et ceux qui sont en surchauffe ?
    Le domaine ESG est actuellement en forte surchauffe. Il existe une multitude de solutions, ce qui entraîne un certain désenchantement. En comparaison internationale, l’utilisation systématique du BIM tout au long du cycle de vie des biens immobiliers est particulièrement sous-développée. D’autres pays sont plus avancés dans ce domaine, notamment lorsqu’il s’agit d’investisseurs institutionnels.

    Où voyez-vous un potentiel pour des partenariats entre des entreprises établies et des startups ?
    Les partenariats offrent un grand potentiel, mais ils sont exigeants. Les entreprises établies pensent à long terme, les startups agissent de manière dynamique et innovante. Les coopérations sont fructueuses lorsqu’il existe une compréhension mutuelle et que des attentes claires sont définies, que ce soit dans le cadre de projets, de partenariats ou de modèles de promotion ciblés.

    Quelles sont les évolutions qui vous surprennent particulièrement actuellement, positivement ou négativement ?
    L’engouement pour l’IA est à la fois positif et stimulant. Positif, car il favorise l’innovation, l’efficacité et de nouvelles façons de penser. Négatif, car les attentes à court terme sont souvent surestimées. Le succès durable exige une réflexion approfondie sur les données, les processus et la gouvernance.

    Si vous pouviez changer immédiatement un sujet dans le secteur, quel serait-il ?
    Je souhaiterais davantage de continuité sur l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers.
    Les méthodes de travail basées sur des projets et fortement individualisées rendent difficile l’utilisation de solutions numériques évolutives. Des approches telles que la préfabrication et les méthodes de construction standardisées pourraient aider à faire des sauts technologiques sans perdre la qualité et la liberté de conception.

    Qu’est-ce qui vous pousse personnellement à faire avancer la transformation du secteur ?
    Ce qui me motive, c’est le changement, les nouveaux projets et la possibilité de faire évoluer les choses.
    L’immobilier est un domaine particulièrement passionnant à cet égard, car il façonne notre vie quotidienne, de l’habitat au travail. Je trouve que la numérisation et la transformation dans ce contexte sont porteuses de sens et très pertinentes.

  • PropTech Suisse 2025

    PropTech Suisse 2025

    Environ 430 entreprises PropTech sont aujourd’hui actives en Suisse, dont beaucoup ont leurs racines à l’ETH ou à l’EPFL. Cela témoigne de l’accent prononcé mis sur les DeepTech et la recherche. Une grande partie des entreprises se trouve encore dans les premières phases de développement, environ la moitié d’entre elles réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 0,5 million de francs. Néanmoins, la majorité des entreprises s’attendent à des revenus croissants, ce qui caractérise le mélange de jeunes start-ups, de scale-ups en croissance et d’entreprises technologiques établies.

    Financement, segments et pression de la durabilité
    Selon les estimations, plusieurs centaines de millions de francs ont été investis dans les PropTechs suisses au cours des dernières années, en raison du nombre élevé de tours de financement achevés en 2024. Les solutions pour les bâtiments intelligents, l’efficacité énergétique, les transactions numériques, l’analyse des données et les services basés sur l’IA sont particulièrement demandées. Près d’un cinquième des entreprises évoluent dans le courtage numérique, suivies par les solutions de smart building et les produits de données ou d’IA. Le domaine du développement durable et de la gestion du cycle de vie gagne fortement en importance, sous l’impulsion des directives ESG et des stratégies « net zero ». Une part significative des PropTechs intègre aujourd’hui la durabilité écologique comme fonction centrale de leurs offres.

    Internationalisation et visibilité dans l’écosystème des start-ups
    Entre 30 et 40 PropTech suisses sont déjà actives sur les marchés européens ou mondiaux, exportent leurs technologies ou les testent dans des projets pilotes internationaux. Parallèlement, les PropTech apparaissent régulièrement dans les classements des startups suisses les plus prometteuses, où elles font partie des jeunes entreprises à la croissance la plus rapide. L’image se déplace ainsi de la niche vers un segment de croissance visible dans l’écosystème d’innovation national.


    Une adoption lente face à une pression croissante de la numérisation
    Malgré des produits évolutifs, l’acquisition de clients reste exigeante. Les processus de décision et d’approvisionnement dans le secteur immobilier durent souvent un an à un an et demi, ce qui retarde les entrées sur le marché et étire les déploiements. Parallèlement, la pression augmente pour numériser les processus, mieux utiliser les données et exploiter les bâtiments de manière plus durable. Des exigences réglementaires à la hausse des prix de l’énergie. Pour les PropTechs, il en résulte un champ de tensions entre des cycles longs du côté des clients et un rythme élevé des exigences en matière de technologie et de capital.

    L’Europe, un levier de croissance et une chance pour la Suisse
    Le marché européen des PropTech connaît une croissance dynamique et devrait augmenter considérablement son volume d’ici la fin de la décennie, sous l’impulsion des investissements dans l’IA, les bâtiments intelligents et les technologies de rénovation durable. L’Europe détient aujourd’hui une part substantielle du marché mondial des PropTech, ce dont la Suisse peut profiter de manière disproportionnée grâce à sa forte densité d’innovation, à son solide paysage universitaire et à ses solutions exportables. Dans l’ensemble, il apparaît que la scène est petite, mais hautement innovante. Elle est en train de se professionnaliser, de s’internationaliser et de transformer à long terme le secteur immobilier.

    Faits et chiffres PropTech Suisse 2025

  • Une zone industrielle cède la place à un hôtel et à des bureaux modernes

    Une zone industrielle cède la place à un hôtel et à des bureaux modernes

    Selon un communiqué, le négociant en matériaux de construction HGC, actif dans toute la Suisse, se réorganise sur son site de Lucerne. Il réagit ainsi à la transformation de l’ancienne zone industrielle de Tribschen en un quartier urbain situé au centre-ville.

    En septembre dernier, HGC a déjà transféré ses activités de transport régional vers son nouveau site d’Inwil. C’est à partir de là que l’entreprise desservira tous ses clients régionaux au cours des deux prochaines années.

    L’ancien site de Tribschen sera rénové. L’ancien bâtiment situé au 7/9 Tribschenstrasse a déjà été démoli l’année dernière. C’est là que sera construit le nouvel hôtel-boutique 6000. Le grenier accueillera le nouveau siège des associations de maîtres d’œuvre de Suisse centrale.

    Le bâtiment situé sur le terrain voisin Tribschentrasse 11 sera transformé en utilisant la structure porteuse existante. Les cinq étages supérieurs seront loués à l’avenir sous le nom de Tribschen Office. La moitié de la surface a déjà trouvé preneur. Au rez-de-chaussée, une entreprise commerciale et le magasin de vente à emporter HGC seront installés.

    La HGC utilise le site de Tribschen depuis le début des années 1920. La rénovation totale et la réaffectation lui permettent de profiter du développement du quartier.

    HGC a été fondée en 1899 en tant que coopérative et a son siège à Zurich. Elle commercialise des matériaux de construction et des produits connexes. Elle appartient à ses plus de 3000 coopérateurs dans tous les secteurs de la construction.

  • Stratégies immobilières directes pour les family offices et les investisseurs

    Stratégies immobilières directes pour les family offices et les investisseurs

    Blacklake a fondé la société Blacklake Investment Partners AG à Zoug. Celle-ci a pour objectif de fournir aux investisseurs immobiliers et aux family offices un accès direct à des opportunités immobilières en Europe qui ne sont pas disponibles sur le marché classique. « Blacklake Investment Partners se concentre sur les opportunités immobilières dans toute l’Europe qui, en raison de leur complexité ou de situations particulières, ne sont pas accessibles à un large marché », déclare Christoph Schumacher, partenaire fondateur et nouveau PDG de Blacklake Investment Partners, dans un communiqué publié par le portail d’investissement « Trading View ».

    Le modèle commercial couvre toutes les phases du cycle d’investissement, de l’analyse à la transaction, en passant par la mise en œuvre de scénarios de sortie. Le groupe cible comprend des clients privés suisses, allemands et internationaux, des family offices et des multi-family offices ainsi que des investisseurs (semi-)professionnels. L’équipe fondatrice réunit une expertise internationale en matière d’investissement, de conseil et de gestion d’entreprise, acquise notamment chez Credit Suisse, Swissair, Union Investment, KPMG et Ernst & Young Real Estate.

    Basée à Zoug, l’entreprise est affiliée au groupe Blacklake via la société hambourgeoise Blacklake GmbH et se positionne de manière ciblée comme interface entre les opportunités d’investissement et les capitaux. Selon les informations disponibles, le groupe a réorganisé, repositionné, refinancé et négocié des biens immobiliers et des financements immobiliers pour une clientèle allemande depuis fin 2022, pour un volume de transactions d’environ 3 milliards d’euros.

  • Les loyers proposés n’augmentent que modérément en janvier

    Les loyers proposés n’augmentent que modérément en janvier

    L’indice Homegate des loyers proposés, établi par la plateforme immobilière Homegate en collaboration avec la Banque cantonale de Zurich (ZKB), mesure la variation mensuelle des loyers, corrigée en fonction de la qualité, sur la base des offres actuelles du marché. Pour janvier 2026, l’indice affiche une légère hausse de 0,2 % par rapport au mois précédent. Par rapport à janvier 2025, les loyers proposés ont augmenté de 2,2 % dans toute la Suisse.

    Au niveau cantonal et municipal, le tableau est inhabituellement contrasté. En début d’année, les loyers étaient en baisse dans la moitié des cantons, en particulier à Nidwald (moins 2,7 %) et à Schwyz (moins 2 %). Dans plusieurs cantons, cette évolution a suivi une phase d’un à trois mois marquée par de fortes hausses. Par rapport à l’année précédente, les loyers proposés ont toutefois augmenté dans tous les cantons, en particulier dans les Grisons (plus 7,7 %), à Glaris (plus 6,4 %) et en Valais (plus 6,2 %).

    Les villes ont également affiché une tendance à la baisse en janvier. Par rapport à décembre 2025, toutes les villes affichent des valeurs stables ou en baisse. Les loyers ont particulièrement baissé à Genève (moins 1,2 %) et à Lugano (moins 1 %). Seule Zurich a enregistré une hausse des loyers en janvier (+0,5 %). Toutefois, comme dans les cantons, les loyers proposés dans toutes les villes sont supérieurs à ceux de l’année précédente. Les loyers ont particulièrement augmenté à Lugano (+7,6 %) et Lucerne (+3,8 %) en 2025.

    Homegate est une plateforme du SMG Swiss Marketplace Group. Celle-ci regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et Mobiliar.

  • La coopération internationale gagne en importance dans le domaine de la construction numérique

    La coopération internationale gagne en importance dans le domaine de la construction numérique

    Le fournisseur de logiciels Revizto, basé à Lausanne, a annoncé son adhésion à buildingSmartdans un communiqué. L’organisation internationale buildingSmart, basée dans le Hertfordshire, au Royaume-Uni, s’engage à améliorer les processus de travail, par exemple grâce à des normes internationales ouvertes pour la modélisation des informations du bâtiment (BIM).

    En adhérant à cette organisation, Revizto réagit au problème posé par des projets de construction de plus en plus vastes et techniquement complexes. Une coopération interdisciplinaire mais aussi internationale plus étroite est nécessaire. En conséquence, les normes et les règles doivent être adaptées à la situation du marché. « Les normes ouvertes sont de plus en plus déterminantes pour le fonctionnement du secteur AECO », déclare Arman Gukasyan, fondateur et PDG de Revizto, dans le communiqué concernant les entreprises des secteurs de l’architecture, de l’ingénierie, de la construction et des opérations (AECO). « En tant qu’entreprise suisse, l’adhésion aux organisations buildingSMART en Allemagne, en Autriche et en Suisse nous permet d’intensifier notre engagement dans les communautés régionales qui promeuvent l’introduction de l’openBIM. En collaborant étroitement avec les équipes de projet dans le cadre de programmes en cours, nous pouvons contribuer à relier le développement des normes aux exigences pratiques de la gestion de projet, améliorant ainsi la coordination des équipes, minimisant les risques et travaillant plus efficacement. »

    Revizto prévoit de participer à des initiatives régionales, des groupes de travail et des activités de partage des connaissances dans le cadre de ses adhésions, et de soutenir les progrès continus vers des pratiques de construction numériques ouvertes et efficaces dans la région DACH.

  • Les ventes d’énergie évoluent différemment selon les régions

    Les ventes d’énergie évoluent différemment selon les régions

    En 2025, la société Industrielle Betriebe Interlaken AG (IBI) a distribué environ 96 millions de kilowattheures d’électricité sur son réseau. Cela correspond à une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année précédente. Avec 13,2 millions de kilowattheures, la production propre a été inférieure de 12 % à celle de l’année précédente. Selon le communiqué du fournisseur d’énergie et d’eau de la région d’Interlaken, cela s’explique par des travaux de garantie effectués sur la centrale hydroélectrique du canal navigable.

    La baisse a été plus marquée pour le gaz. Les ventes ont chuté à 35,9 millions de kilowattheures, soit une baisse de 19,7 %. Selon IBI, les gros clients auraient notamment optimisé leurs installations ou seraient passés à des systèmes de chauffage alternatifs.

    En revanche, les ventes d’eau ont augmenté de 1,1 % par rapport à l’année précédente, pour atteindre environ 1,8 million de mètres cubes en 2025. La part de l’eau de source s’élevait à 97 %, contre 99,4 % l’année précédente. Cette baisse s’explique par des travaux de nettoyage et de révision sur les infrastructures de la vallée de Saxettal.

    Au cours de l’année sous revue, IBI a baissé ses prix de l’électricité d’environ 24 %. En effet, après les hausses de prix observées à partir de mi-2022, l’entreprise a pu à nouveau acheter de l’énergie à un prix plus avantageux pour 2025. De plus, la société nationale Swissgrid a également réduit les coûts des services système et de la réserve d’électricité.

    IBI est passée d’un tarif double à un tarif unique au début de l’année 2026. Le tarif double en vigueur depuis les années 60 a déplacé une partie de la consommation d’électricité vers la nuit. Le fort développement du photovoltaïque a désormais modifié la logique de la production et de la consommation d’électricité, l’électricité solaire étant injectée dans le réseau pendant la journée.

  • Une installation de biogaz passe à la production de biométhane

    Une installation de biogaz passe à la production de biométhane

    Axpo Biomasse AG exploite désormais une installation de traitement du biogaz à Aarberg, en remplacement de l’ancienne centrale de cogénération. L’installation de fermentation d’Aarberg transforme chaque année environ 20 000 tonnes de biomasse régionale en électricité et en engrais naturel. Le biogaz ainsi produit est désormais transformé en biométhane et injecté directement dans le réseau de gaz existant.

    Jusqu’à présent, le biogaz était utilisé pour produire de l’électricité et de la chaleur. Cette conversion permettra d’utiliser plus efficacement le contenu énergétique de la biomasse utilisée. « Nous apportons ainsi une nouvelle contribution importante à la décarbonisation de l’approvisionnement énergétique et à la création de valeur régionale », déclare Daniel Gobbo, responsable de l’unité d’affaires Biomasse d’Axpo.

    Le biométhane produit est acheté par Energie Wasser Bern (ewb), le fournisseur d’énergie de la ville de Berne. Selon le communiqué, ewb a conclu un contrat pour l’achat de la totalité de la production. Le transport est assuré par le réseau de Seelandgas AG. Pour les éventuels excédents, Gasverbund Mittelland (GVM) construit en outre une station de surpression afin que le gaz puisse être injecté dans le réseau haute pression de Gasverbund Mittelland.

    En achetant cette production, Energie Wasser Bern contribue à promouvoir la production de biogaz en Suisse. « En s’approvisionnant auprès de l’installation d’Aarberg, ewb poursuit de manière cohérente sa stratégie pour un avenir énergétique neutre en CO2 et renforce la sécurité d’approvisionnement durable », déclare Marcel Ottenkamp, responsable du secteur Énergie chez ewb.

  • Le réseau de chauffage urbain en Argovie fait l’objet d’un développement stratégique

    Le réseau de chauffage urbain en Argovie fait l’objet d’un développement stratégique

    AEW reprendra le réseau de chauffage Hägglingen Zinsmatten de la commune de Hägglingen à compter du 1er mai, comme l’indique un communiqué. « Nous sommes très heureux de pouvoir continuer à fournir de manière fiable du chauffage aux clients du réseau Hägglingen Zinsmatten et de poursuivre ensemble le développement durable de l’installation », déclare Daniel Wernli, responsable de la production de chaleur chez AEW.

    Le réseau de chauffage, actif depuis 2007, alimente 30 immeubles en chaleur. Les copeaux de bois sont utilisés comme principale source d’énergie. La chaudière à bois de l’installation a une puissance de 450 kilowatts, et une chaudière à mazout est également disponible. AEW estime la consommation énergétique annuelle moyenne à environ 1100 mégawattheures.

    Avec le réseau de chauffage Hägglingen Zinsmatten, AEW exploite au total 78 installations de ce type dans le canton d’Argovie et les régions voisines. La capacité de production est supérieure à 240 gigawattheures par an, et 17 000 foyers sont alimentés au total.

  • L’industrie suisse des produits chimiques spéciaux stimule l’expansion du marché des mastics d’étanchéité

    L’industrie suisse des produits chimiques spéciaux stimule l’expansion du marché des mastics d’étanchéité

    Sika a annoncé l’acquisition d’Akkim, une entreprise turque spécialisée dans les adhésifs et les mastics. Le groupe de chimie de spécialité basé à Zoug souhaite élargir sa clientèle et renforcer sa position sur le marché mondial des adhésifs et des mastics. Selon un communiqué, l’acquisition devrait être finalisée au troisième trimestre 2026.

    Basée à Istanbul et disposant de deux sites de production en Turquie et en Roumanie, Akkim commercialise des applications et des technologies pour les adhésifs et les mastics destinés au secteur de la construction via un réseau de clients très étendu. Grâce à des canaux de distribution bien établis en Europe de l’Est, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, elle est en mesure de servir une clientèle très diversifiée. Selon le communiqué, le produit net en 2025 s’élevait à 220 millions de francs suisses.

    Sika espère que cette plus grande couverture géographique lui offrira d’importantes opportunités de croissance. « Cette acquisition permettra à Sika de mettre en place une plateforme de production et d’exportation hautement efficace pour les adhésifs et les mastics destinés à la distribution, ce qui favorisera la croissance à long terme dans ce segment », indique le communiqué.

    Sika souhaite également mettre à profit le savoir-faire supplémentaire et le vaste réseau d’Akkim pour développer son activité de commerce électronique et proposer des produits complémentaires tels que des mortiers de réparation et des solutions d’étanchéité via la vente croisée.

  • Le réseau européen ouvre de nouvelles perspectives à Baden dans le domaine du tourisme médical

    Le réseau européen ouvre de nouvelles perspectives à Baden dans le domaine du tourisme médical

    La ville de Baden est désormais membre de l’Association européenne des villes thermales historiques (EHTTA). Selon un communiqué, elle souhaite ainsi non seulement mettre en avant l’importance des sources thermales de Baden, qui remonte à l’époque romaine, au niveau européen, mais aussi favoriser les échanges avec d’autres stations thermales.

    Cette adhésion facilite les projets communs dans les domaines du tourisme culturel, de la santé et du tourisme médical. Avec cette adhésion, Baden se positionne « clairement comme une ville culturelle et thermale moderne au rayonnement international », déclare le maire Markus Schneider dans le communiqué.

    Le mandat pour la mise en œuvre opérationnelle incombe à TourismusRegion Baden AG. « L’adhésion à l’EHTTA est bien plus qu’un simple label pour Baden », déclare Andrea Portmann. « C’est un instrument stratégique qui nous permet de développer de manière ciblée notre positionnement sur le marché international et de nouer de nouveaux partenariats dans le domaine du tourisme médical et de la santé », explique la directrice générale de TourismusRegion Baden.

    L’EHTTA se réjouit de l’adhésion de Baden. « Baden est une ville thermale importante, riche d’une longue histoire et dotée d’une vision claire pour l’avenir », déclare Riccardo Mortandello, président de l’EHTTA et maire de Montegrotto Terme.

    Parmi les plus de 50membres de l’EHTTA, répartis désormais dans 20 pays, figurent notamment Baden-Baden et Baden bei Wien, mais aussi Budapest, Karlovy Vary, Spa, Vichy et Viterbe.

  • L’entreprise industrielle se positionne à nouveau parmi les plus durables au monde

    L’entreprise industrielle se positionne à nouveau parmi les plus durables au monde

    KONE figure dans la liste A des évaluations de durabilité des entreprises récemment publiées par le CDP, les « CDP Scores 2025 ». Celle-ci regroupe les 4 % des meilleures entreprises parmi les plus de 22 100 entreprises évaluées à travers le monde. Les classifications vont de D à A et montrent le niveau d’ambition et d’efficacité des entreprises en matière de climat, de sécurité de l’eau et de forêts.

    Selon un communiqué, le fabricant d’ascenseurs publie ses données via le CDP depuis 2009 et a désormais obtenu pour la 13e fois consécutive une note CDP de A ou A-. Fin janvier, KONE s’était classé 54e dans le classement Global 100 Most Sustainable Corporations in the World de Corporate Knights et occupait la 2e place parmi les constructeurs de machines.

    « Cette reconnaissance reflète nos efforts systématiques pour intégrer la durabilité dans tout ce que nous faisons, de nos produits et services à nos opérations et partenariats », déclare Kirsi Simola-Laaksonen. Il est vice-président senior de KONE et responsable de la durabilité et de l’environnement.

    Il ajoute que la part des entraînements renouvelables dans les ascenseurs KONE aura considérablement augmenté d’ici 2025. Cela aura amélioré l’efficacité énergétique des produits et réduit les émissions de CO2 de l’entreprise et de ses clients. Étant donné que plus de 99 % des émissions proviennent de la chaîne de production et de valeur, l’entreprise « travaille activement avec ses fournisseurs afin d’identifier les possibilités de réduire les émissions liées aux matériaux utilisés dans ses produits ».

    KONE a son siège social à Espoo, en Finlande, depuis 1910. En Suisse, KONE (Suisse) SA est active depuis 1996. L’entreprise emploie plus de 60 000 personnes dans plus de 70 pays.

  • La parahôtellerie propulse les nuitées à Spiez vers un nouveau record

    La parahôtellerie propulse les nuitées à Spiez vers un nouveau record

    Le tourisme à Spiez a atteint un nouveau record en 2025 avec 198 000 nuitées. Toutefois, selon un communiqué de Spiez Marketing AG (SMAG), ce résultat est uniquement dû à la croissance de l’hôtellerie parallèle. Celle-ci a augmenté ses nuitées de 35 % pour atteindre 63 000. Dans le même temps, les nuitées dans l’hôtellerie ont diminué de 2,5 % pour atteindre 135 000.

    Plus de la moitié des nuitées sont attribuées à des visiteurs suisses. La Chine suit avec une part de 9 %, l’Allemagne avec 7 % et les États-Unis avec 5 %. Dans le secteur parahôtelier, les visiteurs suisses représentent 15 %, suivis par la Chine avec 11 %, les États-Unis avec 10 % et l’Allemagne avec 9 %.

    L’augmentation du nombre de nuitées s’accompagne de défis. Au printemps dernier, le conseil municipal a chargé l’agence locale de promotion économique SMAG de créer un groupe de travail. Les représentants de la politique, de la population, de l’hôtellerie et de la parahôtellerie, mais aussi du commerce de détail et d’autres acteurs du tourisme, devaient identifier ces défis et rechercher des solutions. Le plan d’action 2026 qui en a résulté doit maintenant être mis en œuvre.

    « Notre objectif n’est absolument pas de battre des records en matière de nuitées », déclare Stefan Seger, directeur général de Spiez Marketing AG, dans le communiqué. La promotion du tourisme ne doit pas se faire au détriment des habitants. « Nous nous engageons en faveur d’un tourisme aussi durable que possible. »

  • Une nouvelle plateforme informe rapidement sur les demandes de permis de construire

    Une nouvelle plateforme informe rapidement sur les demandes de permis de construire

    Avec Baugesuche Pro, la société zurichoise Houzy AG a développé une « alerte construction pour son propre quartier à l’échelle nationale », comme elle le décrit dans un communiqué. Les propriétaires, locataires ou personnes intéressées par l’achat peuvent ainsi obtenir un aperçu des demandes de permis de construire dans leur quartier, ce qui nécessitait jusqu’à présent de consulter les journaux officiels ou les sites web des communes.

    « La transparence sur l’environnement immédiat est la base de décisions immobilières judicieuses », déclare Nicolas Steiner, COO et CMO de Houzy, dans le communiqué. « Avec Baugesuche Pro, nous offrons désormais à tous – des propriétaires de longue date aux locataires qui envisagent d’acheter un appartement – un outil pour mieux comprendre la dynamique de leur propre quartier, sans recherches fastidieuses. »

    Les utilisateurs peuvent s’inscrire sur Houzy et saisir l’emplacement de leur bien immobilier ou du quartier de leur choix. Ils reçoivent ensuite une notification pour chaque nouvelle demande de permis de construire dans un rayon pertinent.

  • Un nouveau procédé permet de produire en série du bois décoratif haute performance

    Un nouveau procédé permet de produire en série du bois décoratif haute performance

    La menuiserie Koster AG Holzwelten, une entreprise familiale de Gossau, a développé en collaboration avec l’Empa ce qu’on appelle le bois marbré. Le bois marbré se caractérise par un motif de fines lignes noires causées par un champignon. Ce bois unique, autrefois une trouvaille rare et fortuite, est désormais produit dans un bâtiment annexe de la menuiserie à l’aide de conteneurs en acier inoxydable, de laboratoires et de chambres climatiques et sous vide. Selon un communiqué, le produit est désormais commercialisé sous le nom de Myrai.

    Dans le cadre d’un projet Innosuisse lancé conjointement, la menuiserie et l’Empa ont mis au point un procédé standardisé et évolutif pour la production ciblée de bois marbré. Dans une chambre à vide, des planches de bois feuillu local, comme l’érable, le hêtre ou le frêne, sont amenées à la bonne humidité, stérilisées et inoculées avec le champignon. Elles passent ensuite plusieurs semaines dans une chambre climatique afin de permettre la croissance du champignon et la formation des motifs qui en résultent. Enfin, le bois est séché dans le cadre d’un processus technique et le champignon meurt.

    « La particularité de ce champignon est qu’il ne dégrade pas les zones fortement lignifiées de la paroi cellulaire, ce qui permet au bois de conserver une grande rigidité à la flexion », explique Francis Schwarze, chercheur à l’Empa et expert en champignons au laboratoire Cellulose & Wood Materials de Saint-Gall, cité dans le communiqué.

    Le bois marbré ainsi obtenu est particulièrement adapté à des applications décoratives telles que les meubles, l’aménagement intérieur ou les instruments de musique. Dans le cadre du projet, la menuiserie a développé un savoir-faire permettant de contrôler et d’affiner l’aspect du bois. Jakob Koster, ancien PDG de Koster AG Holzwelten, se consacrera désormais à la commercialisation et à la poursuite de l’innovation dans le domaine du bois marbré. Selon M. Koster, la demande est déjà forte. La menuiserie et l’Empa ont également déjà de nouvelles idées pour poursuivre leur collaboration.

  • Les deux Bâle veulent soutenir le développement de l’hydrogène

    Les deux Bâle veulent soutenir le développement de l’hydrogène

    Les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont présenté pour la première fois une stratégie commune en matière d’hydrogène. Celle-ci prévoit de s’appuyer sur le rôle de la région en tant que plaque tournante énergétique de la Suisse et de soutenir le développement de l’économie de l’hydrogène. Avec son infrastructure de transport trimodale, ses ports rhénans et ses grands dépôts de stockage, la région offre de bonnes conditions pour cela, selon un communiqué sur la stratégie.

    La région souhaite miser exclusivement sur l’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables. Celui-ci est principalement utilisé là où des densités énergétiques élevées sont nécessaires. Les deux cantons ont chargé le bureau d’études zurichois EBP Suisse de réaliser une étude pour déterminer les besoins. Selon cette étude, les besoins en hydrogène de l’industrie, du transport lourd et de la navigation pourraient représenter entre 0,4 et 3,4 % des besoins énergétiques des deux cantons en 2025.

    L’infrastructure régionale pour l’hydrogène vert et ses dérivés tels que le méthanol doit couvrir toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la production à l’utilisation. La stratégie mise à la fois sur les clusters d’hydrogène et les hubs énergétiques afin de créer des écosystèmes industriels.

    Sur le plan économique, la production d’hydrogène vert est particulièrement intéressante à proximité immédiate des sites de production d’énergies renouvelables. Actuellement, les services municipaux IWB et la société Fritz Meyer AG prévoient de construire le plus grand électrolyseur de Suisse dans le port de Birsfelden. Celui-ci devrait avoir une puissance de 15 mégawatts et être alimenté en électricité par la centrale hydroélectrique au fil de l’eau de Birsfelden.  L’hydrogène pourrait être consommé par l’industrie dans les environs immédiats. IWB souhaite également proposer le cluster prévu à des projets en Allemagne et en France. La décision définitive d’investissement n’a toutefois pas encore été prise. Une partie de la conduite d’hydrogène est déjà en construction le long du Rhin.

  • Les évaluations positives des collaborateurs valent à l’entreprise le titre de « Top Company »

    Les évaluations positives des collaborateurs valent à l’entreprise le titre de « Top Company »

    Le groupe ERNE a été distingué à trois reprises comme « Top Company » par le portail allemand dédié aux employeurs kununu. Selon un communiqué, les entreprises ERNE AG Bauunternehmung et ERNE AG Holzbau de Laufenburg ainsi que HUSNER AG Holzbau de Frick ont été récompensées. Le label « Meilleur employeur » est décerné aux entreprises qui obtiennent des évaluations positives durables de la part de leurs collaborateurs. Il confirme ainsi la culture d’entreprise valorisante et axée sur le développement du groupe ERNE, selon le communiqué.

    Kununu évalue les employeurs dans les pays germanophones sur la base d’évaluations indépendantes réalisées par les employés. La satisfaction, la confiance et la continuité au sein de l’entreprise sont évaluées selon des critères clairement définis. Au total, environ 5 % des entreprises évaluées obtiennent le label « kununu Employer of Choice ».

    « Cette distinction n’est possible que grâce à nos collaborateurs. Leurs commentaires francs, leur engagement quotidien et leur cohésion font d’ERNE un employeur de choix », indique le communiqué du groupe ERNE. « Que ce soit dans le cadre du travail quotidien ou lors d’événements communs, d’événements d’équipe et de la fête ERNE, notre culture du vivre ensemble est un élément central de notre identité. »

    Cette distinction confirme également la volonté du groupe de concilier tradition et innovation et de relever ensemble les défis grâce à des solutions créatives.

  • Comment Bâle-Campagne crée des espaces d’innovation et de vie

    Comment Bâle-Campagne crée des espaces d’innovation et de vie

    Bâle-Campagne construit l’avenir. D’anciens sites industriels sont transformés en campus innovants, en parcs d’activités flexibles et en quartiers urbains. Le Dreispitz associe l’art, la formation et la haute technologie à la frontière cantonale et crée de l’espace pour 4000 emplois, la recherche et une architecture durable de haut niveau. Uptown Basel à Arlesheim se positionne comme un hotspot pour l’industrie 4.0 et la MedTech avec des pionniers de l’informatique quantique et un caractère de phare écologique. De nouveaux quartiers à Muttenz, BusinessCity et AM SCHÄNZLI associent des espaces d’habitation et de travail, des espaces verts et une mobilité respectueuse du climat, ce qui permet au site de se profiler davantage comme un centre de connaissances et d’innovation.

    À Pratteln, Bredella, le Campus de l’économie et la centrale de Pratteln sont des espaces de vie urbains modernes qui misent sur le développement durable, une infrastructure intelligente et des concepts d’utilisation flexibles. À Allschwil, le Bachgraben se développe avec le Switzerland Innovation Park Basel Area pour devenir un site leader dans le domaine des sciences de la vie, où les entreprises de BioTech, MedTech et de l’industrie pharmaceutique font avancer la recherche de pointe et les innovations high-tech. Le parc industriel de Laufen et la briqueterie Ost à Allschwil donnent des impulsions à la production régionale, à l’artisanat et à la communauté, en mettant l’accent sur l’économie circulaire et la réduction du CO². GETEC PARK est un moteur de croissance pour la chimie et les sciences de la vie, poussé par la décarbonisation et les normes ESG.

    Bâle-Campagne démontre ainsi comment la diversité, la durabilité et la force d’innovation sont les moteurs de la transformation.

    Dreispitz
    Dreispitz à Münchenstein (Bâle-Campagne) est l’un des sites les plus diversifiés de la région de Bâle. L’art, l’éducation et l’économie s’y côtoient. Plus de 380 entreprises et environ 4000 emplois caractérisent le parc économique Dreispitz, flanqué de hautes écoles comme la FHNW et de clusters créatifs. Le site intercantonal offre de l’espace aux entreprises innovantes, aux start-ups, à la culture et aux institutions de formation modernes. Un site d’avenir vital pour toute la région.
    www.dreispitz.ch

    uptownBasel
    uptownBasel est en train de construire l’avenir. Depuis 2019, un campus d’innovation ultramoderne voit le jour pour les emplois des prochaines décennies. D’ici 2028, Straumann, le fabricant d’implants dentaires de renommée mondiale, transfèrera un total de 1 000 emplois sur ce site de développement tourné vers l’avenir. Arlesheim deviendra ainsi le plus important hotspot de Suisse pour la technologie médicale. Le campus, réalisé à un rythme soutenu par la famille Staehelin et Fankhauser Arealentwicklungen, se distingue par plusieurs bâtiments déjà en construction, à l’architecture durable de haut niveau. Le roofdeck a entre-temps attiré l’attention du monde entier et sert, avec les salles de séminaires et d’événements, à faire du site un cœur ultramoderne du site industriel de Bâle-Campagne.
    uptownbasel.ch

    Parc industriel de Laufen
    Le parc industriel de Laufen se trouve sur l’ancienne usine de carrelage de Keramik Laufen AG, à la périphérie sud-est de la ville, et est depuis 2017 la propriété de la Fondation Abendrot. Après le grand incendie de 2020, qui a détruit environ 80% de la substance, le site industriel sera reconstruit de 2025 à 2027 sous forme de bâtiments à système en bois d’un étage. L’objectif est de proposer une offre moderne et avantageuse pour les petites entreprises régionales, l’artisanat et les créatifs, avec des surfaces locatives flexibles et des options d’extension individuelles. Un réseau d’allées commerciales assure une bonne desserte, un bon éclairage et favorise la mise en réseau des utilisateurs. Des densifications et des extensions sur plusieurs étages sont possibles afin de réagir de manière flexible à la demande régionale. La durabilité est au centre des préoccupations. La réutilisation d’éléments de construction, le bois au lieu du béton et les énergies renouvelables caractérisent le concept. Une association de quartier doit renforcer la cohésion. Au total, il en résulte un centre commercial régional, polyvalent et tourné vers l’avenir.
    www.abendrot.ch

    AM SCHÄNZLI
    Le nouveau quartier AM SCHÄNZLI à Muttenz marque une réinterprétation urbaine de l’habitat, du travail et des loisirs à la porte d’entrée de Bâle. Sur le site de 74’000 m² « Hagnau Ost », trois immeubles comprenant 385 appartements et 14’000 m² de commerces seront construits d’ici 2029. Une place centrale ainsi qu’une végétation intensive confèrent à la densité urbaine une qualité de séjour directement au bord de l’espace de détente de la Birse. L’accent est mis sur une construction ménageant les ressources, l’efficacité énergétique (SNBS Gold), le photovoltaïque et une mobilité optimisée pour les piétons et les cyclistes. AM SCHÄNZLI est synonyme de développement de site moderne et d’intégration durable de la ville et de la nature.
    am-schaenzli.ch

    Site BaseLink
    Le site de Bachgraben à Allschwil est devenu le moteur de l’innovation à Bâle. Le site associe des entreprises internationales de sciences de la vie, une recherche de pointe et un urbanisme durable. Des projets tels que le site BaseLink et de nouvelles initiatives en matière de transports publics et de vélo permettent de créer des emplois attrayants et un environnement urbain. Une étroite collaboration entre le canton, la commune et l’économie assure le dynamisme et fait de cette zone un projet phare de l’espace trinational.
    sip-baselarea.com/maincampus/

    Campus de l’économie
    Le nouveau Campus de l’économie se trouve directement à côté de la gare de Pratteln et se développe pour devenir l’un des plus importants sites d’événements et de travail de Bâle-Campagne. D’ici 2028, le bâtiment H² constituera une pièce maîtresse ultramoderne. Six étages offrent plus de 10 000 m² de laboratoires, d’espaces événementiels et de bureaux utilisables de manière flexible, complétés par une salle de congrès pouvant accueillir jusqu’à 1 900 personnes et plus de 6 000 m² d’espace événementiel au total. Le campus s’adresse aux entreprises de l’industrie, de la recherche et des services, avec une architecture durable, une accessibilité optimale, une infrastructure d’un seul tenant ainsi que des synergies avec le quartier de Bredella. Ce développement renforce la compétitivité de la région et positionne Pratteln comme un centre international pour l’innovation, les échanges et les grands événements.
    h2-pratteln.ch

    GETEC PARK.MUTTENZ
    GETEC PARK.MUTTENZ est le principal cluster industriel du nord-ouest de la Suisse pour la chimie, la pharmacie et les sciences de la vie. Sur 50 hectares se concentrent les infrastructures les plus modernes, des surfaces de laboratoire et de logistique sûres ainsi que des concepts d’énergie et de ressources durables. Le parc, né de l’Infrapark Baselland et de Schweizerhalle, accueille des groupes mondiaux et de nombreuses PME. Des solutions innovantes telles que Waste2Value et des processus basés sur l’ESG font de GETEC le moteur de croissance du secteur.
    www.getec.swiss

    Centrale de Pratteln
    Le projet Zentrale Pratteln transforme l’ancien site de Coop au nord de la gare en un quartier vivant, écologique et social. D’ici 2026, environ 480 logements coopératifs pour 1 200 personnes seront construits, complétés par une nouvelle école, environ 15 000 m² de surface commerciale et des espaces libres variés. La construction et la planification misent systématiquement sur la conservation de l’existant, la réutilisation des éléments de construction et l’approvisionnement durable en énergie. Les bâtiments industriels historiques, comme le silo à sucre, sont conservés. La coopération de six promoteurs immobiliers et le concept d’utilisation innovant font de Zentrale Pratteln un projet phare du développement de quartier d’utilité publique et durable dans la région de Bâle.
    centralepratteln.ch

    Bredella à Pratteln
    Bredella à Pratteln est synonyme de transformation à grande échelle d’un site industriel central en un quartier urbain innovant. À proximité immédiate de la gare, 87’000 m² d’offres variées d’habitat, de travail et de loisirs, mêlées à des places verdoyantes et à un patrimoine industriel réhabilité, voient le jour. Le plan directeur et les plans de quartier misent sur un développement progressif, une mobilité durable et une grande qualité de séjour. Avec des îlots, des immeubles, des surfaces commerciales et des ateliers, des zones sans voitures et des rez-de-chaussée animés, un modèle de vie urbaine est créé dans la région de Bâle. Bredella allie courageusement modernité, histoire et développement durable.
    bredella.ch

    Briqueterie Est
    La Ziegelei Ost à Allschwil subit une transformation complète pour devenir un quartier vivant et mixte. Les bâtiments historiques sont soigneusement conservés et combinés avec de nouvelles utilisations pour l’habitat, le travail et la détente. Il se caractérise par de grands espaces verts, des espaces publics variés et un réseau de chemins à mailles fines reliant trois places centrales, la Kulturplatz, la Quartierplatz et la Lettenwiese. La tradition industrielle reste perceptible grâce à la conservation des hangars à briques et à leur intégration dans des structures modernes. Le projet mise sur la circularité, la réutilisation d’éléments de construction et la flexibilité des nouvelles constructions afin d’assurer la protection du climat, la durabilité et une qualité de vie élevée.
    www.ziegelei-ost.ch


  • Rénover des ponts avec de l’acier « intelligent

    Rénover des ponts avec de l’acier « intelligent

    De nombreux ponts en béton armé ont été conçus pour supporter des charges de trafic et des poids de véhicules qui, d’un point de vue actuel, sont dépassés. Parallèlement, les chlorures, l’eau et le gel font souffrir les ouvrages depuis des décennies. Les rénovations classiques se heurtent à des limites lorsque les éléments de construction sont déjà fortement fissurés ou durablement déformés.

    C’est là qu’intervient le nouveau système de l’Empa. Il combine une méthode éprouvée, la couche supplémentaire de béton ultra-résistant renforcé par des fibres, avec un élément de renforcement actif qui développe de manière ciblée des forces de précontrainte internes. L’objectif n’est pas seulement d’augmenter la capacité de charge, mais de redresser littéralement les tabliers de ponts endommagés.

    UHPFRC rencontre l’acier à mémoire de forme
    Aujourd’hui déjà, des ponts sont rééquipés d’une fine couche de béton fibré à ultra-haute résistance, appliquée directement sur le tablier. Ce béton haute performance est très dense, résiste à l’eau et aux sels de déverglaçage et se laisse facilement armer. Une « armure de protection » robuste avec une valeur ajoutée structurelle.

    L’équipe de l’Empa dirigée par Angela Sequeira Lemos et Christoph Czaderski remplace maintenant dans cette couche l’armature conventionnelle en acier par des barres en acier à mémoire de forme à base de fer. Une fois installées, les barres sont chauffées à environ 200 degrés Celsius et tentent de se contracter, mais le béton les en empêche. Il en résulte une précontrainte interne qui referme les fissures, repousse les déformations et place durablement la dalle dans un état de tension plus favorable.

    Les fissures se referment visiblement
    Dans un premier temps, l’équipe a étudié l’effet de liaison entre l’UHPFRC et l’acier à mémoire de forme. Quelle est la qualité de l’assemblage après le chauffage ? Quelle est la fiabilité de la transmission des forces ? Ensuite, des essais à grande échelle ont été réalisés avec cinq plaques de béton de cinq mètres de long chacune, qui simulaient des tabliers de pont en porte-à-faux.

    Une dalle est restée non renforcée, les autres ont reçu une couche d’UHPFRC, soit avec une armature classique, soit avec des barres Fe-SMA. Afin de reproduire des conditions réalistes, les plaques ont d’abord été chargées de manière ciblée jusqu’à la formation de fissures et n’ont été renforcées que par la suite. Après le chauffage des barres Fe-SMA, les fissures existantes se sont visiblement refermées, les zones de relâchement se sont à nouveau soulevées. Dès cette phase d’activation, les déformations se sont nettement améliorées.

    Plus rigide, plus résistant, plus durable
    Les essais ont été accompagnés d’un concept de mesure dense. Des caméras numériques ont observé les images des fissures, tandis qu’à l’intérieur des panneaux, des capteurs à fibres optiques ont enregistré les allongements le long des barres. Un peu comme les câbles à fibres optiques dans les télécommunications, sauf qu’ici, c’est la lumière rétrodiffusée qui sert à mesurer les déformations.

    Tant le renforcement conventionnel avec UHPFRC que le nouveau système avec acier à mémoire de forme ont permis de doubler au moins la capacité de charge par rapport à la plaque non renforcée. Cependant, sous des charges quotidiennes, comme celles dues au trafic routier normal, la variante Fe-SMA s’est révélée nettement plus avantageuse. La plaque est devenue plus rigide, les déformations permanentes sont apparues plus tard ou ont complètement disparu, les fissures existantes ont pu être comblées. Le système agit donc comme une « réactivation » de la structure porteuse existante.

    Champs d’application et prochaines étapes
    Le béton fibré à ultra-haute résistance et l’acier à mémoire de forme sont encore relativement chers. D’un point de vue économique, le système est donc le plus intéressant là où d’autres méthodes de renforcement ne suffisent plus. Par exemple, dans le cas de ponts fortement déformés et déjà endommagés ou, en particulier, d’ouvrages sensibles avec un espace d’intervention limité.

    En perspective, l’utilisation ne se limite pas aux ponts. On peut imaginer des applications dans le bâtiment, par exemple pour des balcons en porte-à-faux, des toits plats ou des éléments de construction sensibles, pour lesquels des solutions de renforcement compactes et une surface très étanche sont nécessaires. Le projet, soutenu par Innosuisse, est né d’une collaboration entre l’OST, la spin-off de l’Empa re-fer et cemsuisse. Après les essais réussis, l’équipe cherche maintenant un pont approprié pour la première utilisation pilote. Si cette étape réussit, le béton armé « intelligent » pourrait devenir un outil important dans la gestion de l’infrastructure vieillissante des ponts suisses.

  • Le chalet caché de Gaudí dans les Pyrénées

    Le chalet caché de Gaudí dans les Pyrénées

    Il n’existe ni plans originaux ni signature officielle de Gaudí pour le chalet de Catllaràs. Pendant des décennies, l’attribution s’est surtout basée sur des similitudes formelles avec des œuvres connues. L’étude commandée en 2023 par la chaire Gaudí de l’Université polytechnique de Catalogne a donc misé sur une autre stratégie, l’analyse géométrique et constructive plutôt que la découverte d’archives au dernier moment.

    Sous la direction de Galdric Santana, le bâtiment a été mesuré en trois dimensions, sa structure a été étudiée en détail et comparée à des bâtiments de Gaudí confirmés. En complément, l’équipe a évalué des photographies historiques et l’histoire de la construction dans l’environnement des projets pour Eusebi Güell. L’étude conclut que le projet a été conçu par Gaudí, mais que la réalisation a été confiée à des tiers et s’est écartée du concept initial.

    La logique des voûtes
    Le cœur de l’argumentation est la structure porteuse. Le chalet possède un plan rectangulaire et un toit voûté en pointe qui descend presque jusqu’au sol. Le toit et la façade forment une unité constructive, les fenêtres se trouvent exclusivement dans les murs longitudinaux et ressemblent à des mansardes découpées dans la voûte. Les faces frontales restent fermées, ce qui est cohérent d’un point de vue statique et radical d’un point de vue formel.

    L’axe longitudinal central est décisif, car il constitue une colonne vertébrale qui soutient les étages. Santana souligne que cette logique constructive est typique de Gaudí. La voûte ne sert pas seulement de plafond, elle supporte également les niveaux supérieurs. La base est le travail avec un modèle de chaîne ou de corde. La ligne fléchissante d’une chaîne chargée fournit la ligne de pression idéale d’un arc. Si l’on retourne ce modèle, on obtient une forme de voûte qui est presque entièrement soumise à la pression, un principe que Gaudí utilisait systématiquement.

    Interventions lors de la réalisation
    Mais l’étude montre également que la structure porteuse a été modifiée lors de la réalisation de la construction. Au lieu de répartir systématiquement les charges sur la voûte et l’axe central, les exécutants ont ajouté des murs transversaux supplémentaires. Des poutres longitudinales ont pris en charge une partie des charges, ce qui a atténué la clarté radicale du système initial.

    Santana y voit précisément une raison possible pour laquelle Gaudí n’en a jamais revendiqué la paternité de manière offensive. Le « téléphérique », le travail avec la ligne de chaîne idéale, n’a pas été mis en œuvre de manière conséquente dans le chalet pour l’étaiement des dalles de sol. L’idée est lisible dans la structure porteuse, mais son application conséquente n’est que partiellement réalisée.

    Gaudí et Güell
    Le commanditaire du chalet était Eusebi Güell, le principal mécène de Gaudí. Dans la région, il exploitait une mine de charbon et la cimenterie Asland. Le bâtiment servait de logement aux ingénieurs et aux spécialistes techniques avec leurs familles. Ainsi, la maison ne se situe pas dans le contexte de palais urbains représentatifs, mais dans le champ de tension entre l’industrie, l’infrastructure et le paysage montagneux dur.

    Du point de vue temporel, le projet se situe dans une phase où Gaudí travaillait parallèlement au Parc Güell et à l’église de la Colònia Güell. Dans ce contexte, il semble plausible qu’il n’ait pas assuré lui-même sur place la direction des travaux d’un chalet isolé dans les Pyrénées. Après la fermeture de la mine et de l’usine, la maison a été pendant un certain temps un foyer scolaire de campagne, de nombreux locaux l’ont connue dans leur enfance. Aujourd’hui, elle est restaurée et accessible, et constitue un élément identitaire pour la commune de La Pobla.

    Typique de la région et hautement rationnel
    Dans l’œuvre de Gaudí, le chalet occupe une place à part. Il est nettement plus petit que des icônes comme la Sagrada Família, mais il illustre des motifs centraux de sa pensée. Santana parle d’une réinterprétation à grande échelle des chalets de montagne gothiques des Pyrénées. Gaudí s’inspire des traditions architecturales régionales, mais les transforme sur le plan structurel et géométrique.

    La forme compacte et fermée sur elle-même réagit à la rudesse du climat et réduit les coûts de construction. Les matériaux proviennent en grande partie de l’environnement, le bâtiment s’intègre topographiquement dans la pente. Les répartitions à 45 degrés dans le plan, que Gaudí a également utilisées pour la Torre Bellesguard, sont également caractéristiques. Ils assurent des transitions spatiales fluides et brisent les systèmes orthogonaux rigides – un autre élément d’identification.

    Comment la science architecturale vérifie la paternité
    L’étude du chalet de Catllaràs n’est pas seulement une contribution à la recherche sur Gaudí, mais aussi une leçon sur les méthodes d’attribution architecturale. Contrairement à la peinture, il existe rarement une « signature » univoque pour les bâtiments. Les œuvres sont transformées, agrandies ou déplacées par des collaborateurs, les plans sont perdus ou n’existent que sous forme de fragments. Les chercheurs ont donc combiné des analyses géométriques, des études de matériaux et des modèles numériques en 3D avec un travail sur les sources historiques. Les proportions, les courbes et la logique de la structure porteuse ont été comparées à des bâtiments de Gaudí dont l’authenticité a été prouvée, et des photographies de l’époque de la construction ont complété le tableau. Lors de la présentation, la ministre de la Culture a souligné à quel point de telles attestations scientifiques sont indispensables pour déterminer la paternité de manière fiable. Le chalet de Catllaràs passe ainsi du statut de cas particulier local à celui d’élément clairement situé dans l’œuvre d’un des architectes les plus importants du mouvement moderne.

  • Les modules tandem repoussent les limites solaires

    Les modules tandem repoussent les limites solaires

    Les modules en silicium établis sur le marché atteignent aujourd’hui un rendement d’environ 20 à 24% et sont donc déjà proches de la limite spécifique au matériau de 29,4%. Cette limite est une conséquence de la limite dite de Shockley-Queisser, qui décrit un rendement maximal de 33,2% dans des conditions idéales pour les cellules solaires avec une seule couche de semi-conducteur.

    La raison en est la bande interdite du matériau : elle détermine quelles longueurs d’onde de la lumière peuvent être converties en électricité. Si la bande interdite est trop grande, les photons de grande longueur d’onde sont perdus ; si elle est trop petite, une partie de l’énergie s’évapore sous forme de chaleur. Le silicium ne correspond pas exactement à cet optimum théorique, c’est pourquoi la technologie classique du silicium ne permet que des améliorations limitées de l’efficacité.

    Principe du tandem
    Au lieu d’une seule couche semi-conductrice, on combine plusieurs couches avec des bandes interdites différentes. Chacune de ces couches utilise une partie différente du spectre solaire, des ondes courtes aux ondes longues. Il est ainsi possible de convertir en électricité une quantité nettement plus importante de l’énergie rayonnée, la limite classique d’une seule couche étant de fait dépassée.

    En théorie, les cellules tandem permettent d’atteindre des rendements de plus de 60%, selon la combinaison de matériaux et la structure. Le défi technique ne réside pas seulement dans le choix des matériaux, mais aussi dans le fait de les transformer en un module stable qui fonctionne de manière fiable dans des conditions réelles.

    Le projet « Vorfahrt » a donné naissance à un module tandem qui, selon les indications du Fraunhofer ISE, atteint un rendement de 34,2%, actuellement le module solaire le plus efficace au monde. Il est basé sur une structure semi-conductrice III-V à triple empilement sur un support en germanium, une architecture initialement développée pour les cellules solaires spatiales.

    Le partenaire du projet, Azur Space, a adapté ses cellules spatiales au spectre solaire terrestre et les a mises à l’échelle pour la fabrication des modules. L’entreprise Temicon a apporté une nanostructure à la surface du verre qui minimise les pertes de réflexion et permet ainsi d’obtenir un pourcentage d’efficacité supplémentaire.

    Le deuxième module record est issu du projet « Mod30plus ». Les chercheurs y combinent un semi-conducteur III-V avec du silicium, moins cher, au lieu du germanium, et atteignent ainsi un rendement de module de 31,3%. La base est constituée par des cellules tandem III-V/silicium avec un rendement de cellule de 36,1%, qui ont été fabriquées et interconnectées pour la première fois en petite série à l’institut.

    La technologie III-V/silicium quitte le statut de simple laboratoire et se dirige vers des processus industriels évolutifs. Les deux modules dépassent clairement la limite physique des modules classiques en silicium, qui est de 29,4%. Une valeur qui a longtemps été considérée comme difficilement atteignable.

    Valeurs des modules pour la pratique
    En photovoltaïque, on distingue les cellules et les modules. Les cellules sont mesurées dans des conditions de laboratoire idéalisées, les modules sont composés de nombreuses cellules interconnectées, intégrées dans du verre et un cadre. Les surfaces inactives, les pistes conductrices et les réflexions provoquent alors des pertes inévitables.

    Par conséquent, les rendements des modules sont toujours inférieurs aux rendements des cellules, même dans le cas de la technique record de Fribourg. Pour les applications réelles, les valeurs des modules sont donc décisives, car sur les toits, les façades ou les véhicules, on installe toujours des modules, jamais des cellules individuelles.

    Quand chaque centimètre carré compte
    Les modules haute performance deviennent passionnants là où la surface est rare et chère. Par exemple dans le photovoltaïque intégré au bâtiment, où les modules servent d’éléments de façade ou de toit, ou sur les véhicules. Parmi les partenaires du projet, on trouve notamment Audi, ce qui souligne le potentiel pour les applications automobiles.

    Efficacité pour le marché de masse
    Parallèlement, le Fraunhofer ISE poursuit une autre route en tandem. Il s’agit de modules en silicium pérovskite, développés entre autres en collaboration avec Oxford PV. Un module plein format d’une surface de 1,68 m² atteint déjà 25% d’efficacité et a été produit sur des lignes de fabrication qui conviennent également à la production de masse. Cette technologie vise moins des records absolus qu’une large pénétration du marché avec des matériaux relativement bon marché et devrait, à terme, convenir aux toitures standard. Des groupes de chercheurs, notamment à Hong Kong, annoncent en outre des cellules à base de pérovskite avec des rendements allant jusqu’à 40%, ce qui illustre le dynamisme de ce segment.