Catégorie : Évaluations & analyses de marché

  • Le programme de transformation porte ses fruits chez le spécialiste des techniques d’accès

    Le programme de transformation porte ses fruits chez le spécialiste des techniques d’accès

    Au cours du premier semestre de l’exercice 2025/26, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2025,Dormakaba a réalisé un chiffre d’affaires total de 1,362 milliard de francs, soit une baisse de 4,1 % par rapport à la même période de l’année précédente. Alors que les volumes ont reculé, « la mise en œuvre cohérente des prix » a entraîné une croissance organique de 2,0 %, selon un communiqué. Le bénéfice ajusté avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (EBITDA) s’est élevé à 211,9 millions de francs, soit 1,9 % de moins que l’année précédente. La marge EBITDA a en revanche augmenté, passant de 15,2 % à 15,6 %.

    « Au cours du premier semestre 2025/26, nous avons poursuivi la mise en œuvre de notre transformation et augmenté notre marge EBITDA ajustée. Nous sommes en bonne voie dans la mise en œuvre de notre stratégie et avons réalisé plus tôt que prévu les économies de coûts prévues dans le cadre de notre programme de transformation », a déclaré le PDG Till Reuter dans le communiqué.

    L’entreprise confirme ses prévisions pour l’ensemble de l’année 2025/26. Dormakaba table ainsi sur une croissance organique du chiffre d’affaires net comprise entre 3 et 5 %, une marge EBITDA ajustée supérieure à 16 % et une marge de trésorerie opérationnelle ajustée comprise entre 11,5 % et 12,5 %. Cette marge s’élevait encore à 4,5 % au premier semestre, contre 7,4 % à la même période l’année précédente.

  • S’orienter sur un marché immobilier tendu

    S’orienter sur un marché immobilier tendu

    Bilan rappelle que le marché immobilier suisse continue de « bouillonner ». L’écart entre l’offre et la demande reste important, l’activité de construction ne suffit pas en maints endroits à couvrir les besoins en logements en propriété. Selon les enquêtes immobilières, les spécialistes s’attendent à ce que les prix continuent d’augmenter en 2026, notamment pour les maisons individuelles et les appartements en copropriété, tandis que les prix des terrains atteignent de nouveaux sommets dans des centres comme Zurich. Parallèlement, des indicateurs de marché tels que l’UBS Swiss Real Estate Bubble Index mettent en garde contre des risques de surévaluation croissants, même si les experts estiment qu’un risque de bulle aiguë est encore modéré à l’heure actuelle.

    Pourquoi Bilanz élit les « Top Experts immobiliers 2026 »
    C’est précisément dans ce contexte que la connaissance du marché local et le soutien professionnel gagnent en importance. C’est pourquoi Bilanz et l’institut d’études de marché Statista ont à nouveau identifié les « Top experts immobiliers en Suisse en 2026 ». Ont été distinguées 125 entreprises qui ont été recommandées plus souvent que la moyenne dans des domaines tels que l’achat et la vente, la location, la gestion, l’évaluation immobilière, la représentation du maître d’ouvrage, le financement et la proptech. Le palmarès doit aider les propriétaires comme les acheteurs à trouver des partenaires adéquats, de la commercialisation d’un logement au financement d’un nouvel achat.

    Recommandations de professionnels et de clients
    Pour établir ce classement, Statista a interrogé des experts du secteur ainsi que des clients qui ont eu recours à des prestations immobilières au cours des dernières années. Sur la base de plus de 2 000 participants, les 125 entreprises les plus recommandées ont été identifiées et intégrées à la liste par ordre alphabétique. Des chiffres clés supplémentaires, tels que la taille de l’entreprise, ont été pris en compte à titre complémentaire. Bilanz souligne que le classement ne remplace pas une vue d’ensemble complète du marché, mais qu’il offre une aide à l’orientation fondée dans un marché complexe.

  • La construction en bois comme investissement

    La construction en bois comme investissement

    Les constructions en bois et hybrides se sont imposées comme une alternative sérieuse aux constructions massives à haute performance énergétique. Des études menées par Wüest Partner et Durable pour le compte de Lignum et de l’OFEV montrent que les constructions en bois peuvent rivaliser avec les constructions massives en termes de coûts de construction et de performance, bien qu’elles soient légèrement plus chères en moyenne. Pour les investisseurs, la construction en bois devient ainsi un élément permettant d’atteindre des objectifs de durabilité sans renoncer à la solidité économique.

    Coûts, cycle de vie et profil de risque
    En comparaison des coûts, les coûts de construction des bâtiments en bois sont en médiane d’environ 10 pour cent supérieurs à ceux des bâtiments en dur. Dans le segment de prix inférieur, les valeurs se rapprochent toutefois fortement. Les normes énergétiques telles que Minergie-P influencent davantage les coûts que le choix de la structure porteuse. A court et moyen terme, les constructions en bois bénéficient d’une grande sécurité des coûts, de coûts d’exploitation et d’entretien plus faibles ainsi que d’un meilleur profil de déconstruction et de réutilisation. Sur une très longue période (80 ans), la durabilité plus élevée des constructions minérales a un effet positif sur les coûts, de sorte que les coûts du cycle de vie sont plus bas.

    Avantage écologique et Green Premium
    Les évaluations écologiques montrent que les constructions en bois réduisent les émissions de gaz à effet de serre gris d’environ 20 % en moyenne par rapport à leurs jumelles minérales, voire nettement plus pour certains éléments de construction. L’effet est particulièrement important pour les surélévations, où la construction en bois permet de réaliser des économies de CO₂ marquées par rapport aux bâtiments neufs de remplacement, tout en créant des surfaces supplémentaires. Des méta-études internationales sur les bâtiments verts certifiés indiquent en outre des primes de prix et de location ainsi que des taux de capitalisation plus bas, ce qui prouve que le marché honore la durabilité en tant que tampon de risque.

    Le temps comme moteur de rendement
    La prime verte dans la construction en bois provient surtout des avantages de processus. Un haut degré de préfabrication, des systèmes modulaires et une planification numérique réduisent considérablement le temps de construction. Pour les investisseurs, cela signifie une rentrée d’argent plus rapide et une réduction des coûts de construction et de projet grâce au facteur temps. Des modèles de calcul estiment qu’un gain de temps de six mois permet de réaliser des économies de l’ordre de 200 francs par mètre carré. Parallèlement, les risques liés aux délais, à la coordination et aux conditions météorologiques diminuent, ce qui se traduit par des budgets plus stables et des cash-flows plus prévisibles.

    Rôle stratégique dans le portefeuille
    Les investisseurs institutionnels tels que les fonds spécialisés dans le développement durable considèrent que la valeur ajoutée principale de la construction en bois et hybride réside moins dans les loyers que dans les avantages écologiques, la réduction des risques d’actifs échoués et un positionnement ESG robuste. Dans l’existant, la construction en bois marque des points en particulier dans les surélévations et la densification, où sa légèreté et sa préfabrication conduisent à des économies globales supérieures. Pour les investisseurs en quête de rendement, la construction en bois est donc particulièrement intéressante lorsque les avantages du processus, la stratégie ESG et la qualité du site sont réunis.

  • PropTech Suisse 2025

    PropTech Suisse 2025

    Environ 430 entreprises PropTech sont aujourd’hui actives en Suisse, dont beaucoup ont leurs racines à l’ETH ou à l’EPFL. Cela témoigne de l’accent prononcé mis sur les DeepTech et la recherche. Une grande partie des entreprises se trouve encore dans les premières phases de développement, environ la moitié d’entre elles réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 0,5 million de francs. Néanmoins, la majorité des entreprises s’attendent à des revenus croissants, ce qui caractérise le mélange de jeunes start-ups, de scale-ups en croissance et d’entreprises technologiques établies.

    Financement, segments et pression de la durabilité
    Selon les estimations, plusieurs centaines de millions de francs ont été investis dans les PropTechs suisses au cours des dernières années, en raison du nombre élevé de tours de financement achevés en 2024. Les solutions pour les bâtiments intelligents, l’efficacité énergétique, les transactions numériques, l’analyse des données et les services basés sur l’IA sont particulièrement demandées. Près d’un cinquième des entreprises évoluent dans le courtage numérique, suivies par les solutions de smart building et les produits de données ou d’IA. Le domaine du développement durable et de la gestion du cycle de vie gagne fortement en importance, sous l’impulsion des directives ESG et des stratégies « net zero ». Une part significative des PropTechs intègre aujourd’hui la durabilité écologique comme fonction centrale de leurs offres.

    Internationalisation et visibilité dans l’écosystème des start-ups
    Entre 30 et 40 PropTech suisses sont déjà actives sur les marchés européens ou mondiaux, exportent leurs technologies ou les testent dans des projets pilotes internationaux. Parallèlement, les PropTech apparaissent régulièrement dans les classements des startups suisses les plus prometteuses, où elles font partie des jeunes entreprises à la croissance la plus rapide. L’image se déplace ainsi de la niche vers un segment de croissance visible dans l’écosystème d’innovation national.


    Une adoption lente face à une pression croissante de la numérisation
    Malgré des produits évolutifs, l’acquisition de clients reste exigeante. Les processus de décision et d’approvisionnement dans le secteur immobilier durent souvent un an à un an et demi, ce qui retarde les entrées sur le marché et étire les déploiements. Parallèlement, la pression augmente pour numériser les processus, mieux utiliser les données et exploiter les bâtiments de manière plus durable. Des exigences réglementaires à la hausse des prix de l’énergie. Pour les PropTechs, il en résulte un champ de tensions entre des cycles longs du côté des clients et un rythme élevé des exigences en matière de technologie et de capital.

    L’Europe, un levier de croissance et une chance pour la Suisse
    Le marché européen des PropTech connaît une croissance dynamique et devrait augmenter considérablement son volume d’ici la fin de la décennie, sous l’impulsion des investissements dans l’IA, les bâtiments intelligents et les technologies de rénovation durable. L’Europe détient aujourd’hui une part substantielle du marché mondial des PropTech, ce dont la Suisse peut profiter de manière disproportionnée grâce à sa forte densité d’innovation, à son solide paysage universitaire et à ses solutions exportables. Dans l’ensemble, il apparaît que la scène est petite, mais hautement innovante. Elle est en train de se professionnaliser, de s’internationaliser et de transformer à long terme le secteur immobilier.

    Faits et chiffres PropTech Suisse 2025

  • Les loyers proposés n’augmentent que modérément en janvier

    Les loyers proposés n’augmentent que modérément en janvier

    L’indice Homegate des loyers proposés, établi par la plateforme immobilière Homegate en collaboration avec la Banque cantonale de Zurich (ZKB), mesure la variation mensuelle des loyers, corrigée en fonction de la qualité, sur la base des offres actuelles du marché. Pour janvier 2026, l’indice affiche une légère hausse de 0,2 % par rapport au mois précédent. Par rapport à janvier 2025, les loyers proposés ont augmenté de 2,2 % dans toute la Suisse.

    Au niveau cantonal et municipal, le tableau est inhabituellement contrasté. En début d’année, les loyers étaient en baisse dans la moitié des cantons, en particulier à Nidwald (moins 2,7 %) et à Schwyz (moins 2 %). Dans plusieurs cantons, cette évolution a suivi une phase d’un à trois mois marquée par de fortes hausses. Par rapport à l’année précédente, les loyers proposés ont toutefois augmenté dans tous les cantons, en particulier dans les Grisons (plus 7,7 %), à Glaris (plus 6,4 %) et en Valais (plus 6,2 %).

    Les villes ont également affiché une tendance à la baisse en janvier. Par rapport à décembre 2025, toutes les villes affichent des valeurs stables ou en baisse. Les loyers ont particulièrement baissé à Genève (moins 1,2 %) et à Lugano (moins 1 %). Seule Zurich a enregistré une hausse des loyers en janvier (+0,5 %). Toutefois, comme dans les cantons, les loyers proposés dans toutes les villes sont supérieurs à ceux de l’année précédente. Les loyers ont particulièrement augmenté à Lugano (+7,6 %) et Lucerne (+3,8 %) en 2025.

    Homegate est une plateforme du SMG Swiss Marketplace Group. Celle-ci regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et Mobiliar.

  • Droits en cas de défauts et hypothèque légale des artisans et entrepreneurs : changements importants

    Droits en cas de défauts et hypothèque légale des artisans et entrepreneurs : changements importants

    Kohler Law est un nouveau cabinet d’avocats spécialisé dans le droit de la construction et de l’immobilier, le droit public et administratif ainsi que le droit des contrats. Fort de plus de 15 ans d’expérience dans des cabinets d’avocats zurichois et argoviens, je conseille et représente des particuliers, des entreprises et des institutions publiques. En tant qu’avocat indépendant, je garantis un interlocuteur direct, une grande disponibilité et des conseils adaptés à vos besoins. Je privilégie les solutions efficaces, pratiques et durables.

    Droit des contrats de vente
    Pour les biens mobiliers qui sont intégrés de manière conforme à leur destination dans un ouvrage immobilier (par exemple, les matériaux de construction), il existe désormais un délai de réclamation d’au moins 60 jours pour les vices apparents et cachés. Le délai de prescription pour les droits liés aux vices est, comme auparavant, de cinq ans, mais une réduction de ce délai reste possible.

    Lors de l’achat d’un terrain avec des constructions neuves qui doivent encore être construites ou qui ont au maximum deux ans, les acheteurs bénéficient pour la première fois d’un droit de réparation obligatoire et gratuit. En outre, les vices apparents et cachés peuvent désormais être signalés dans un délai d’au moins 60 jours après leur découverte. Les droits liés aux vices pour tous les types d’achats de terrains se prescrivent cinq ans après le transfert de propriété, ce délai ne pouvant être raccourci.

    Droit des contrats d’entreprise
    Pour les ouvrages immobiliers, un délai de réclamation de 60 jours s’applique désormais aux vices apparents et cachés. Cela inclut également les vices des ouvrages mobiliers intégrés dans un ouvrage immobilier ou les vices des ouvrages d’architectes/ingénieurs qui constituent la base de la construction d’un ouvrage immobilier. Une autre nouveauté est le droit obligatoire à la réparation gratuite ; les exclusions ou limitations contractuelles, par exemple les montants maximaux, sont sans effet. Le délai de prescription de cinq ans ne peut être raccourci au détriment du client ; il commence à courir à compter de la réception de l’ouvrage.

    Droit de gage des artisans et entrepreneurs
    Le droit de gage garantit aux entrepreneurs le paiement des créances impayées pour les travaux effectués. Pour les propriétaires, cela peut limiter leur solvabilité ou entraîner un risque de double paiement. La nouvelle règle est la suivante : une garantie couvrant la créance principale et les intérêts moratoires pendant dix ans empêche l’inscription du droit de gage. Cela introduit une règle claire et applicable dans la pratique qui résout les problèmes antérieurs liés aux garanties d’intérêts illimitées.

    Entrée en vigueur et droit transitoire
    Les modifications s’appliquent à partir du 1er janvier 2026. Les contrats de vente et d’entreprise conclus avant cette date restent soumis à l’ancien droit ; les droits à réparation pour les nouvelles constructions achevées avant 2026 n’existent que s’ils ont été convenus contractuellement. Toutefois, les délais de prescription obligatoires et la nouvelle règle de sécurité en matière de droit de gage des artisans et entrepreneurs s’appliquent indépendamment de la date du contrat.

    Recommandations
    Il est en tout état de cause recommandé d’adapter tous les modèles de contrats à la nouvelle législation. Lors de la vente de biens immobiliers encore à construire, les contrats de vente et d’entreprise doivent être harmonisés afin d’éviter toute contradiction entre la responsabilité découlant du contrat de vente et celle découlant du contrat d’entreprise. Cela vaut en particulier pour les contrats d’entreprise conclus en 2025, si le bien immobilier n’est vendu qu’en 2026. Une attention particulière doit être accordée à la norme SIA 118, car contrairement aux dispositions légales, celle-ci prévoit un droit de réparation préalable pour l’entrepreneur.

  • La reprise opérationnelle porte ses fruits dans le secteur industriel

    La reprise opérationnelle porte ses fruits dans le secteur industriel

    Selon un communiqué, le groupe Schindler a réalisé un chiffre d’affaires de 10,947 milliards de francs suisses au cours de l’exercice 2025, soit une baisse de 2,6 % par rapport à l’année précédente. En monnaies locales, en revanche, une croissance de 1,3 % a été enregistrée. Les entrées de commandes se sont élevées à 11,313 milliards de francs (- 0,9 %, 3,1 % en monnaies locales). Le résultat d’exploitation ajusté en monnaies locales a même augmenté de 12,3 %. Schindler a réalisé un bénéfice consolidé de 1,073 milliard de francs, soit une augmentation de 6,2 %.

    « 2025 marque la dernière année de notre reprise opérationnelle », a déclaré Paolo Compagna, PDG de Schindler. « Quatre ans après avoir dû relever des défis particuliers en 2022, je suis heureux de pouvoir dire que nous sommes sortis de cette phase en tant qu’entreprise plus forte et plus résistante. »

    Pour l’année en cours, Schindler prévoit « une croissance du chiffre d’affaires en monnaies locales comprise entre 1 et 5 % ». L’objectif est d’atteindre une marge EBIT de 13 % (2025 : 12,6 %, marge EBIT ajustée 13,3 %). « Notre priorité pour 2026 est de croître de manière ciblée et de continuer à nous concentrer sur l’amélioration des marges opérationnelles », déclare M. Compagna.

  • Le canton de Zurich poursuit sa croissance

    Le canton de Zurich poursuit sa croissance

    Le canton de Zurich continue de croître, mais la grande poussée de croissance des années précédentes est pour l’instant terminée. Fin 2025, la population résidente selon le droit civil comptait 1 628 081 personnes – une augmentation de près de 13 000 habitants ou 0,8 pour cent par rapport à l’année précédente. Hormis les années Corona, il s’agit de la plus faible augmentation depuis 2005, ce qui indique clairement une phase de dynamique plus modérée.

    L’immigration, principal moteur de la croissance
    La croissance démographique continue d’être portée principalement par l’immigration en provenance de l’étranger. Plus de 80 pour cent de l’augmentation est due à des personnes de nationalité étrangère qui s’installent dans le canton. Le solde migratoire avec l’étranger a certes légèrement diminué par rapport à l’année précédente, mais il se situe à nouveau à peu près au même niveau qu’avant la guerre en Ukraine. Le solde migratoire interne avec les autres cantons reste légèrement négatif et n’évolue plus guère depuis quelques années. Zurich perd à peu près autant de personnes qu’elle en gagne au sein de la Suisse.

    Naissances et décès
    Le solde des naissances représente moins d’un cinquième de la croissance. Les premières estimations montrent certes une légère augmentation des naissances et un nombre de décès légèrement inférieur, mais l’excédent reste globalement faible. Cela confirme la tendance selon laquelle la population augmente surtout « de l’extérieur », tandis que la dynamique démographique s’affaiblit à l’intérieur.

    Les villes et les petites communes connaissent la plus forte croissance
    Sur le plan spatial, l’image est partagée en deux. Plus des deux tiers de la croissance sont le fait des villes de plus de 10 000 habitants. La ville de Zurich absorbe à elle seule près d’un tiers de l’augmentation cantonale et croît de 4’008 personnes. Elle est suivie par Dübendorf et Uster, tandis que Winterthur, avec une augmentation de 355 personnes, enregistre la plus faible croissance depuis le début du millénaire.

    Par rapport à la taille de la commune, ce sont en revanche les petites communes qui augmentent le plus. Flaach, Hüntwangen et Wila enregistrent des taux de croissance compris entre 4 et 5 pour cent, soulignant ainsi que même les communes à caractère rural du canton peuvent profiter de l’immigration.

    Les régions se déplacent
    Toutes les régions du canton croissent, mais à des rythmes différents. Le Weinland et le Furttal sont en tête avec des taux de croissance de 1,1 et 1,0 pour cent. Deux fois plus que dans la région de Winterthur, qui sera en queue de peloton en 2025. Alors que ce sont surtout les régions proches de la ville au nord et à l’est qui ont connu une croissance supérieure à la moyenne, la ville de Zurich et la vallée de la Limmat se situent désormais au-dessus de la moyenne cantonale, tandis que la vallée de la Glatt et la région de Winterthour sont à la traîne.

    Une population étrangère fortement marquée par l’Europe
    Fin 2025, environ 472 000 personnes de nationalité étrangère vivaient dans le canton. Une part de 29 pour cent de la population totale. Leur nombre continue d’augmenter, même si, avec 1,5 pour cent, il a rarement été aussi lent depuis l’introduction de la libre circulation complète des personnes avec l’UE en 2007. Près des deux tiers sont originaires d’un pays de l’UE ou de l’AELE, et plus de 80 pour cent sont européens.

  • Les entreprises suisses commencent l’année avec plus d’optimisme

    Les entreprises suisses commencent l’année avec plus d’optimisme

    L’indicateur KOF de la marche des affaires a augmenté en janvier pour le deuxième mois consécutif et signale une situation de départ nettement plus favorable qu’il y a un an. La situation des affaires s’est nettement améliorée, en particulier dans l’industrie manufacturière, ce qui indique une reprise de la demande et de l’utilisation des capacités.

    les services financiers et d’assurance, le commerce de gros, l’hôtellerie-restauration et la construction enregistrent également des indicateurs de la marche des affaires en hausse, tandis que le commerce de détail connaît au moins une légère progression. Dans les autres services, la situation reste largement stable, seul le secteur de la conception de projets signale un léger ralentissement. Dans l’ensemble, on constate donc une amélioration largement étayée dans toute l’économie suisse.

    l’industrie en tant qu’ancre du moral
    L’optimisme prévaut dans de nombreuses branches en ce qui concerne les six prochains mois. L’industrie manufacturière, en particulier, s’attend à une nouvelle amélioration de l’activité et confirme ainsi son rôle d’ancre du moral en début d’année.

    en outre, les attentes se sont éclaircies dans le commerce de détail, la construction, les services financiers et d’assurance ainsi que dans le domaine des projets. En revanche, l’hôtellerie-restauration, le commerce de gros et les autres services se montrent un peu plus réservés quant aux mois à venir, tout en restant majoritairement dans un cadre d’attentes modérément positives.

    plus de recrutements
    De nombreuses entreprises prévoient d’embaucher du personnel supplémentaire. C’est particulièrement visible dans l’hôtellerie-restauration, qui souhaite étoffer ses effectifs, mais qui a de plus en plus de mal à trouver des collaborateurs adéquats.

    les secteurs de la construction et de l’étude de projets sont ceux qui font le plus souvent état d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, ce qui met davantage l’accent sur les goulets d’étranglement existants. Pour les cadres et les responsables RH, cela signifie que la concurrence pour la main-d’œuvre qualifiée continue de s’intensifier dans plusieurs secteurs clés.

    une dynamique modérée sans nouveaux signaux inflationnistes
    Malgré l’embellie conjoncturelle, les attentes salariales restent stables. Comme lors de l’enquête d’octobre, les entreprises tablent en moyenne sur une hausse des salaires bruts de 1,3% pour les douze prochains mois, avec des augmentations supérieures à la moyenne dans l’hôtellerie-restauration, les projets et la construction.

    les entreprises ne s’attendent pas non plus à un renversement de tendance pour les prix à la consommation. Le taux d’inflation attendu est désormais de 0,9%, ce qui correspond pratiquement au niveau de l’enquête d’octobre (1,0%). Pour la politique monétaire et salariale, il en résulte une image d’évolution modérée et bien ancrée des prix et des salaires.

    large base dans l’économie réelle
    L’enquête s’appuie sur quelque 4500 entreprises des secteurs de l’industrie manufacturière, de la construction et des services centraux, ce qui correspond à un taux de réponse d’environ 56%.

    pour les cadres, l’indicateur KOF de la marche des affaires fournit ainsi une image robuste du climat. L’économie privée suisse aborde l’année 2026 avec une large assise, une confiance prudente et sans dynamique inflationniste apparente, tout en subissant une pression croissante sur le marché du travail dans les secteurs importants de la construction et des services.

  • La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    Les immeubles plus hauts dans les villes pourraient atténuer la pénurie de logements, mais ils sont impopulaires auprès de la population. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par le portail de comparaison Comparis. Selon ce sondage, 50 % des personnes interrogées par Comparis se sont prononcées contre la construction d’immeubles de plus de six étages. En revanche, 45 % des 1 039 adultes interrogés dans toute la Suisse en novembre 2025 y étaient favorables.

    Selon l’expert immobilier Harry Büsser de Comparis, la construction d’immeubles plus hauts dans les zones urbaines pourrait être « une voie politique vers plus d’espace habitable ». « Laissons les citadins prendre l’ascenseur plutôt que la voiture », déclare-t-il dans un communiqué sur l’étude. Celle-ci met en évidence un dilemme : la hausse des loyers touche tout le monde, mais les mesures possibles pour y remédier sont majoritairement rejetées. Ainsi, 68 % des personnes interrogées sont opposées à une densification impliquant moins d’espaces verts et des distances plus courtes. 66 % rejettent la création de nouvelles zones constructibles au détriment des terres agricoles ou des espaces verts. Seule la limitation des recours a obtenu une majorité relative : 47 % y sont favorables, 43 % y sont opposés.

    L’étude montre également que les mesures visant à créer des logements supplémentaires sont évaluées différemment selon le sexe et l’âge. Alors que 54 % des hommes sont favorables à des bâtiments plus hauts, la proportion de femmes est de 36 %. Les constructions plus denses ont été approuvées par 33 % des hommes contre 22 % des femmes. 39 % des hommes interrogés se sont prononcés en faveur de nouvelles zones à bâtir, contre 21 % des femmes. Büsser suppose que cela s’explique par la différence des rôles et des activités. Les femmes assument souvent la majeure partie des tâches familiales et de voisinage. Les changements dans leur environnement résidentiel seraient donc « davantage perçus comme une perte de qualité de vie ».

    La pénurie croissante de logements touche particulièrement les 18-35 ans (65 %) et les citadins (66 %). Selon Comparis, cela explique pourquoi l’approche consistant à construire en hauteur a reçu le plus grand soutien parmi eux : 52 % des personnes interrogées dans le groupe de population jeune seraient d’accord avec une construction de plus de six étages. L’enquête a également révélé que les immeubles plus hauts ne sont acceptés qu’en ville (54 %). Dans les agglomérations, seuls 39 % y sont favorables.

  • Le droit des cartels laisse une marge de manœuvre pour les coopérations

    Le droit des cartels laisse une marge de manœuvre pour les coopérations

    L’économie suisse soutient une législation stricte en matière de cartels. Il s’agit d’empêcher les restrictions à la concurrence et de garantir une concurrence loyale. Dans la pratique, cependant, les autorités de la concurrence se sont progressivement éloignées de ce principe. Au lieu d’examiner les effets réels sur le marché, elles ont principalement évalué la forme d’un accord. Certains accords ont ainsi été automatiquement considérés comme illicites, même s’il était prouvé qu’ils n’avaient aucun effet néfaste.

    Cela a entraîné une grande insécurité juridique, en particulier pour les PME, les bureaux d’études et les entreprises du secteur de la construction. Les groupements d’achat, les projets de recherche communs ou les pools d’assurance ont été pris pour cible, alors qu’ils permettaient souvent des gains d’efficacité et de meilleures performances sur le marché. Avec la révision qui vient d’être adoptée, le Parlement réagit à cette situation déplorable et demande un retour à la volonté initiale du législateur.

    Nouvelle logique d’examen à l’art. 5 de la loi sur les cartels
    La précision apportée à l’art. 5, al. 1 bis, de la loi sur les cartels est au cœur de la révision. À l’avenir, il ne suffira plus de qualifier un accord d’« entente dure ». Il faudra toujours procéder à une évaluation globale de l’importance, qui tiendra compte d’éléments qualitatifs et quantitatifs . Tels que la structure du marché, les parts de marché et les conditions-cadres concrètes dans chaque cas particulier.

    La nature de l’accord reste importante, car elle donne des indications sur un potentiel de nuisance typique. Cependant, il est désormais clairement établi qu’il faut vérifier si ce potentiel se concrétise réellement dans l’environnement de marché réel. Dans la pratique, cela signifie que les autorités de la concurrence ne peuvent plus sanctionner les coopérations uniquement en raison de leur forme, mais doivent justifier pourquoi et où elles affectent réellement la concurrence. L’entrée en vigueur des modifications matérielles est prévue pour le 1er janvier 2027.

    Plus de marge de manœuvre pour les coopérations
    La révision permet d’atteindre un équilibre délicat. Les coopérations qui ne posent pas de problème en matière de concurrence, voire qui sont bénéfiques, sont retirées de la ligne de mire sans affaiblir le pouvoir de la COMCO. Pour les bureaux d’études, les sociétés d’ingénierie et les autres acteurs du secteur de la construction, cela apporte plus de clarté. En particulier lorsque la coopération est autorisée, dans le cas d’achats groupés, de projets de normalisation ou de partage de ressources.

    Dans le même temps, la mission fondamentale du droit des cartels reste inchangée. Les cartels durs, les ententes sur les prix ou les ententes sur les marchés continueront d’être sévèrement poursuivis. La révision ne détourne pas l’attention de la protection de la concurrence, mais la recentre sur son essence même. L’effet plutôt que la forme, les comportements abusifs plutôt que les soupçons généraux.

    Réforme institutionnelle des autorités de concurrence
    La révision matérielle ne marque pas la fin du processus. En 2026 et 2027, la réforme institutionnelle passera au premier plan. Il s’agit ici de déterminer comment les procédures antitrust sont menées et dans quelle mesure elles sont conformes à l’État de droit.

    Plusieurs éléments sont au centre de cette question. Premièrement, la séparation institutionnelle entre l’enquête et la décision doit être renforcée. La Commission de la concurrence sera transformée en une instance plus proche d’un tribunal, dotée de ses propres ressources spécialisées, tandis que le secrétariat agira en tant qu’autorité de poursuite indépendante.

    Deuxièmement, il est prévu de créer une instance de recours spécialisée qui regroupera les affaires de cartels, garantira l’expertise et accélérera les procédures. Troisièmement, un conseiller-auditeur indépendant (« hearing officer ») sera nommé pour veiller au respect des droits procéduraux et servir de point de contact neutre pour les parties, sans intervenir lui-même dans les décisions matérielles.

    Quatrièmement, il convient d’accroître la transparence en publiant les opinions dissidentes et en rendant visibles les divergences d’opinion, ce qui rendra l’évolution du droit plus compréhensible. Selon la CEDH, les procédures antitrust sont considérées comme des procédures pénales, elles portent profondément atteinte aux droits des entreprises concernées et sont donc soumises à des exigences élevées en matière d’État de droit. C’est précisément dans ce domaine que Bauenschweiz continue de voir un besoin considérable de réforme.

    Bauenschweiz insiste sur le renforcement de l’État de droit
    Construction Suisse salue le fait que le Conseil fédéral reconnaisse la nécessité d’une réforme dans l’application de la loi, mais rejette le projet actuel de réforme institutionnelle. Du point de vue de l’association faîtière, celui-ci ne comble pas suffisamment les lacunes essentielles. En particulier, l’indépendance de l’instance décisionnelle, la séparation claire entre l’enquête et le jugement ainsi que la protection des garanties procédurales ne sont pas encore suffisamment assurées.

    Un cadre juridique en matière de cartels qui empiète fortement sur les libertés entrepreneuriales nécessite des institutions solides, des procédures compréhensibles et une confiance dans l’équité. C’est la seule façon de sanctionner systématiquement les infractions à la concurrence sans freiner inutilement la propension à investir et les coopérations judicieuses.

    Le message du Conseil fédéral sur la réforme institutionnelle est attendu pour l’été 2026, et les débats parlementaires devraient débuter au troisième ou quatrième trimestre. Construction Suisse souhaite à nouveau s’impliquer, en collaboration avec une alliance économique. L’objectif est d’ancrer un droit des cartels qui protège la concurrence, évalue les coopérations de manière différenciée et satisfait systématiquement aux exigences de l’État de droit.

  • Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Parmi les cantons présentant les plus grands risques démographiques figurent le Tessin, Berne, Neuchâtel, le Jura, Appenzell Rhodes-Extérieures, Nidwald, Obwald, les Grisons, Glaris et Schaffhouse. Ils réunissent environ 23 pour cent du volume total des hypothèques en Suisse et sont donc tout sauf des régions périphériques. En même temps, elles sont structurellement moins bien équipées pour affronter l’avenir.

    Le cœur du problème réside dans la structure d’âge. La croissance démographique se joue surtout dans les groupes de plus de 65 ans. Des personnes qui déménagent rarement et qui ne demandent guère d’espace de logement supplémentaire. Parallèlement, le nombre d’actifs, c’est-à-dire les ménages qui acquièrent typiquement un logement ou qui concluent de nouveaux baux, diminue. Il en résulte une baisse de la demande, une plus grande patience lors de la vente et des baisses de prix croissantes. Ce phénomène est particulièrement sensible sur les marchés où l’on trouve beaucoup de maisons individuelles et d’objets de vacances, comme dans certaines régions du Tessin, des Grisons ou du Jura.

    La démographie bat l’imagination en matière de prix
    L’étude esquisse un marché qui devrait se différencier nettement au cours des 20 prochaines années. Alors que les propriétaires des cantons concernés s’attendent encore en de nombreux endroits à une poursuite de la hausse des prix, la démographie dessine une autre image. Si peu de jeunes ménages prennent la relève et que l’immigration reste faible, la poussée de la demande qui justifie les évaluations actuelles fera défaut.

    Pour les propriétaires, cela signifie une durée de détention plus longue, des risques de vente plus élevés et, selon la situation, des baisses de prix plus marquées. Les maisons individuelles anciennes situées dans des communes périphériques, qui ne répondent plus aux attentes des nouvelles générations d’acheteurs en termes d’énergie et de qualité, sont particulièrement exposées. Là où une offre importante arrive simultanément sur le marché, par exemple à la suite d’une succession, la pression sur les prix peut rapidement augmenter.

    Les cantons en plein essor comme contrepoids
    De l’autre côté, on trouve les cantons en pleine croissance que sont Zurich, Vaud, Lucerne, Genève, Thurgovie, Argovie, Saint-Gall, le Valais, Fribourg, Zoug et Bâle-Ville. Selon l’analyse, ils devraient absorber près de 86 pour cent de la future croissance démographique. Les deux tiers du volume des hypothèques se concentrent déjà dans ces cantons, et la tendance est à la hausse.

    L’immigration y rencontre le dynamisme économique, des centres urbains et des marchés du travail forts. Pour le marché immobilier, cela signifie une demande toujours élevée, des prix qui ont tendance à rester stables, voire à augmenter, et des risques structurels moindres, malgré la numérisation, le retournement des taux d’intérêt et l’augmentation des réglementations. La polarisation entre cantons « perdants » et « gagnants » devrait donc encore s’accentuer.

    Conséquences pour les banques et les investisseurs
    Pour les banques, les assurances et les caisses de pension, la perspective démographique est plus qu’une note en bas de page. Jusqu’à présent, les risques régionaux ne sont pas suffisamment représentés dans de nombreux portefeuilles. Les établissements régionaux qui se concentrent fortement sur leur canton d’origine sont particulièrement exposés à des risques accrus dans les régions en déclin. Surtout lorsqu’une grande partie du portefeuille est constituée de maisons individuelles situées à la campagne.

    Ce ne sont pas seulement la situation, l’état et la capacité financière qui comptent, mais aussi la question de savoir combien d’acheteurs potentiels seront encore sur place dans 10, 15 ou 20 ans. Si l’on veut gérer les hypothèques et les placements immobiliers à long terme, il faut systématiquement penser ensemble la démographie, la demande de logements et la structure économique locale.

    Ce que les propriétaires peuvent faire maintenant
    Pour les propriétaires des cantons concernés, il vaut la peine de jeter un regard lucide sur leur propre bien, comme l’emplacement, le groupe cible, l’état énergétique, une éventuelle réaffectation. Ceux qui gèrent activement, modernisent et réfléchissent à temps à des alternatives, ont un net avantage sur ceux qui espèrent seulement que les prix continueront à augmenter.

    Le marché ne bascule pas partout. Dans de nombreuses villes des cantons « perdants », les logements resteront rares, tandis que les zones rurales seront soumises à une pression plus forte. La précision avec laquelle les acteurs du marché comprennent les différences au sein d’un même canton et la rapidité avec laquelle ils adaptent leurs stratégies à la nouvelle réalité démographique seront décisives.

  • Le transport aérien entre croissance et coûts climatiques

    Le transport aérien entre croissance et coûts climatiques

    En 2024, l’aviation civile aura généré une valeur ajoutée directe de 9,8 milliards de francs en Suisse. Ce chiffre comprend les entreprises implantées dans les aéroports et leurs fournisseurs. C’est ce que révèle un rapport élaboré par INFRAS AG pour le compte de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Avec 68 %, plus des deux tiers de la valeur ajoutée directe reviennent à l’aéroport de Zurich et au complexe immobilier voisin The Circle. Genève suit avec 19 %, Bâle avec 12 %.

    La valeur ajoutée totale, qui inclut également les retombées indirectes, par exemple via le tourisme en Suisse, s’élève à 24,8 milliards de francs.

    L’aviation civile est également un moteur pour l’emploi. Elle permet directement l’emploi de 49 100 équivalents temps plein, et même 150 200 équivalents temps plein au total.

    Grâce à son aéroport, la région de Zurich est la région la plus accessible d’Europe. La Suisse du Nord-Ouest occupe la sixième place, notamment grâce à l’aéroport de Bâle, et la région lémanique la septième place, grâce à l’aéroport de Genève. Les autres régions du pays figurent également parmi les 15 régions les plus accessibles parmi les 284 régions étudiées en Europe.

    Le rapport estime les coûts externes de l’aviation civile à 6,1 milliards de francs, dont 4,6 milliards sont liés au climat et 1,1 milliard aux processus en amont et en aval.

  • Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Le baromètre immobilier de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) a analysé les tendances et les comportements en matière de logement sur le marché immobilier zurichois pour le quatrième trimestre 2025, comme l’indique un communiqué. Le baromètre montre que les seniors ne quittent généralement leur maison individuelle (EFH) de leur plein gré qu’à un âge très avancé – et continuent souvent à vivre dans des logements spacieux.

    Les transferts de propriété ont lieu tardivement : en règle générale, la probabilité de vendre une maison n’augmente de manière significative qu’à partir de 85 ans. L’âge moyen des propriétaires actuels de maisons individuelles est de 62 ans. Les déménagements à un âge avancé concernent généralement des couples, seuls 22 % d’entre eux touchant des ménages composés d’une seule personne. 44 % des personnes qui quittent leur maison individuelle restent ensuite dans la même commune.

    Les anciens propriétaires de maisons individuelles déménagent certes dans des logements plus petits, mais ils ne vivent pas pour autant à l’étroit. Plus de 60 % des 60-70 ans emménagent dans des appartements de quatre pièces ou plus. Plus le déménagement est tardif, plus la réduction de la surface habitable est importante, mais celle-ci reste souvent généreuse. « Le désir de réduire son espace de vie à un âge avancé est surestimé. Pour parler franchement, personne ne veut se retrouver soudainement à se marcher dessus dans un petit appartement. C’est du moins ce que pourraient ressentir ceux qui sont habitués à vivre dans une maison individuelle spacieuse », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB.

    Selon le baromètre, les prix de l’immobilier résidentiel ont continué d’augmenter dans le canton de Zurich. Dans la région de Land, les prix ont augmenté de 4,2 %, contre seulement 2,3 % dans la région de Regio. À l’échelle nationale, les loyers ont augmenté de 2,3 % en 2025, contre seulement 2,2 % dans la ville de Zurich. La croissance des loyers urbains est donc exceptionnellement inférieure à la moyenne suisse.

    Pour 2026, la ZKB prévoit une nouvelle hausse des prix de l’immobilier. Les conditions de financement favorables ont stimulé la demande, tandis que l’offre n’a pas augmenté de manière significative, explique M. Kubli.

  • La force régionale compense la faiblesse du marché asiatique

    La force régionale compense la faiblesse du marché asiatique

    Sika annonce ses résultats annuels provisoires pour 2025. Selon un communiqué, l’entreprise table pour 2025 sur un chiffre d’affaires de 11,2 milliards de francs, ce qui correspond à une croissance de 0,6 % en monnaies locales. Le chiffre d’affaires en francs a reculé de 4,8 %, l’effet des devises étrangères s’élevant à 5,4 %.

    La croissance organique s’est élevée à -0,4 %. Les activités au Moyen-Orient et en Afrique ont connu une évolution particulièrement forte, avec une croissance à deux chiffres. Dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), le chiffre d’affaires a augmenté de 2,2 % au total. Dans la région Amériques, Sika a également progressé de 2,2 %, malgré un « shutdown » du gouvernement américain au quatrième trimestre. Dans la région Asie/Pacifique, en revanche, le chiffre d’affaires a baissé de 5,2 %, principalement en raison d’un recul à deux chiffres dans le secteur de la construction en Chine. Hors Chine, la région a enregistré une croissance positive.

    « Malgré des conditions macroéconomiques difficiles, nous avons enregistré une croissance modérée en 2025 et continué à renforcer notre position sur le marché », a déclaré le PDG Thomas Hasler dans le communiqué. L’entreprise commence la nouvelle année « avec une structure de coûts allégée et une feuille de route claire en matière d’investissements afin d’accélérer l’innovation et la numérisation ».

    Le programme d’efficacité et d’investissement Fast Forward, grâce auquel Sika optimise ses réseaux de production et ses structures organisationnelles, sera essentiel pour les années à venir. Pour 2025, l’entreprise prévoit une marge EBITDA légèrement supérieure à 19 %, malgré des coûts de programme uniques d’environ 90 millions de francs.

    Lors de l’assemblée générale du 24 mars 2026, Barbara Frei et Lukas Gähwiler devraient être élus au conseil d’administration.

  • Les prix des maisons individuelles et des appartements en copropriété continuent d’augmenter

    Les prix des maisons individuelles et des appartements en copropriété continuent d’augmenter

    Les prix des logements occupés par leur propriétaire ont continué d’augmenter au quatrième trimestre 2025, selon un communiqué de Raiffeisen sur son nouvel indice des prix de transaction. Les prix des maisons individuelles ont augmenté de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, tandis que ceux des appartements en copropriété ont augmenté de 1,2 %. Par rapport au quatrième trimestre 2024, les maisons individuelles coûtaient ainsi 5,7 % de plus à la fin de 2025 et les appartements en copropriété 3,8 % de plus.

    Par rapport à l’année précédente, les maisons individuelles ont enregistré la plus forte hausse de prix dans les régions de Berne (8 %) et de Suisse orientale (6,9 %), tandis que les prix sont restés un peu plus stables dans le nord-ouest de la Suisse (3,0 %). Les propriétés par étage ont particulièrement renchéri en Suisse centrale (6,7 %) et en Suisse orientale (4,3 %), tandis que les prix n’ont que légèrement augmenté dans la région de Berne (0,8 %) et ont même baissé au bord du lac Léman (-0,5 %).

    Ventilés par type de commune, les centres ( 5,4 %) et les communes touristiques ( 5,3 %) ont enregistré la plus forte hausse des prix des maisons individuelles, tandis que les centres urbains ont connu la plus faible augmentation moyenne, avec 4,5 %. En ce qui concerne les propriétés par étage, les communes touristiques ont enregistré une hausse particulièrement importante (4,6 %), tandis que les centres ont affiché la dynamique des prix la plus faible, avec une croissance moyenne des prix de 1,2 %.

    « Contrairement au marché des logements locatifs, où la croissance des loyers s’est récemment quelque peu calmée en raison du recul de l’immigration, la dynamique des prix sur le marché des logements en propriété, qui est davantage influencé par la demande intérieure, reste élevée », explique Fredy Hasenmaile, économiste en chef chez Raiffeisen Suisse.

  • Winterthour introduit de nouvelles directives pour des achats durables

    Winterthour introduit de nouvelles directives pour des achats durables

    À Winterthour, de nouvelles directives relatives à l’achat de biens et de services entreront en vigueur le 1er juillet 2026. Comme l’indique la ville dans un communiqué, outre les exigences légales et les principes sociaux et économiques déjà en vigueur, les critères écologiques et sociaux auront une grande importance pour les futurs achats supérieurs à 50 000 francs dans tous les départements municipaux. Ceux-ci doivent être « vérifiés de manière aussi concrète et compréhensible que possible » à l’aide de 13 catégories.

    Concrètement, cela signifie que les décisions relatives à l’attribution des marchés publics seront prises en fonction de leur impact sur le climat, l’efficacité énergétique, la conservation des ressources, la prévention des polluants et l’économie circulaire. La raison en est le concept énergétique et climatique de la législature 2022.

    L’achat de biens et de services a notamment un impact important sur le bilan climatique. Cela permettrait de réduire considérablement les effets négatifs sur le climat et l’environnement dans ce secteur.

    La ville espère que les effets positifs attendus sur la protection du climat et des ressources lui permettront également d’accroître son efficacité économique à long terme. Avec un volume de 400 millions de francs en 2024 pour les marchés publics, Winterthur compte « parmi les principaux donneurs d’ordre régionaux du secteur privé ».

    Le passage de critères d’aptitude et d’attribution à des critères de coût du cycle de vie, de qualité et de durabilité crée davantage d’engagement et de transparence. « Nous apportons ainsi une contribution importante à la réalisation des objectifs climatiques et encourageons une économie durable », déclare Katrin Cometta, conseillère municipale et cheffe du département Sécurité et environnement.

  • Énergie grise Une passe décisive pour la protection des locataires

    Énergie grise Une passe décisive pour la protection des locataires

    L’énergie grise dans son contexte
    La force de l’argument provient de l’affirmation absolue selon laquelle « la conservation de l’existant et donc de l’énergie grise est toujours préférable à la démolition ». Selon une enquête menée dans les milieux professionnels, la grande majorité des planificateurs spécialisés, des architectes et des prestataires de services du secteur immobilier sont d’accord avec cette position. Toutefois, près de la moitié des propriétaires immobiliers partagent également cette opinion, même s’ils émettent des réserves.

    Interrogés plus précisément, les personnes interrogées nuancent leur position. Une mauvaise substance du bâtiment ou une mauvaise efficacité énergétique, une structure d’utilisation non moderne, une utilisation non activable pour la réalisation de davantage de logements ou la rentabilité peuvent s’opposer à la conservation. Le secteur souligne à juste titre qu’il n’existe pas de vérité absolue et que le traitement de chaque immeuble doit être pondéré entre les aspects écologiques, économiques et sociaux.

    Une réglementation pour deux préoccupations différentes
    Parallèlement à l’intensification du discours sur la préservation de l’énergie grise, le ton s’est durci sur la protection des locataires. Diverses initiatives au niveau cantonal et fédéral veulent éviter que les locataires ne doivent quitter leur logement en raison de rénovations importantes ou du remplacement de bâtiments. Ces initiatives adoptent elles aussi un point de vue intransigeant : il vaut toujours mieux ne pas expulser de locataires que d’en expulser. Le canton de Bâle-Ville montre à quelle vitesse les réglementations agissent. Trois ans à peine après l’introduction de l’initiative pour la protection du logement, le nombre de démolitions a déjà diminué et, par conséquent, le nombre d’immeubles délogés. La protection du logement agit principalement par le biais de la rentabilité, les prix réglementés pour les nouveaux logements rendant les remplacements et les rénovations moins intéressants financièrement pour les maîtres d’ouvrage. Par conséquent, moins de projets sont réalisés.

    Discussion prudente sur les coûts sociaux et sociétaux
    Si l’affirmation absolue concernant la conservation de l’énergie grise n’est pas correcte, l’affirmation générale selon laquelle il vaut toujours mieux ne pas désencombrer un logement que de le désencombrer n’est pas non plus valable. Si cette affirmation peut être vraie pour le locataire concerné, elle ne l’est pas lorsqu’il s’agit de fournir des logements à l’ensemble de la population. Les extensions et les remplacements peuvent créer davantage de logements pour davantage de personnes, et ce souvent dans des endroits déjà bien desservis et approvisionnés. Sans intervention sur la structure des bâtiments, il n’est pas possible de remédier aux déficits structurels des logements.

    Ce qu’il faudrait, c’est une discussion plus objective sur la manière de résoudre au mieux le conflit d’objectifs entre la protection des individus et l’intérêt de la société. Dans certains cas, il peut être judicieux de retarder le remplacement ou d’améliorer le parc existant pour un cycle de vie supplémentaire, dans d’autres cas, l’utilité sociale d’avoir plus de logements l’emporte. La discussion devrait porter sur la manière d’atténuer au mieux les effets sociaux de l’expulsion. Les réglementations devraient être orientées vers la recherche de solutions pour les cas difficiles.

    Il faut un discours équilibré
    Les considérations absolues occultent le fait que les décisions sont souvent complexes et nécessitent une pesée des intérêts divergents. Les solutions durables s’inscrivent généralement au milieu d’arguments différents.

    Les représentants du secteur devraient être conscients que les déclarations globales réduisent la marge de manœuvre pour les discussions spécifiques au contexte. Si la branche se range sans réfléchir derrière le maintien de l’énergie grise ou contre les déconstructions, la porte se ferme à la discussion sur des réglementations modérées.

  • Le marché immobilier en pleine tension

    Le marché immobilier en pleine tension

    Avec la baisse des taux d’intérêt de la Banque nationale suisse à 0 % à l’été 2025, les conditions de financement reviennent à des niveaux historiquement bas. Les acheteurs en profitent, tout comme les investisseurs institutionnels qui transfèrent des capitaux vers des immeubles de rapport. De ce fait, les prix augmentent à nouveau, surtout pour les immeubles collectifs.

    Parallèlement, la baisse du taux d’intérêt de référence entraîne des réductions de loyers pour les anciens contrats. Mais la demande dépasse nettement l’offre. Cela pousse encore plus le marché du logement locatif vers la pénurie.

    La propriété gagne, la conservation perd
    L’abolition de la valeur locative modifie le paysage de la propriété. Sans charge fiscale, l’intérêt pour l’achat augmente, en particulier dans la catégorie des revenus moyens. Mais la suppression de la déduction forfaitaire pour l’entretien freine les investissements dans l’entretien des bâtiments. Certains cantons étudient déjà des impôts alternatifs pour compenser le manque à gagner. La décision de réforme a donc un double effet. Elle stimule le marché, mais comporte des risques pour le patrimoine bâti.

    L’activité de construction s’effondre
    En 2025, la production de bâtiments a nettement diminué. A Zurich d’environ 35 %, au Tessin même de 80 %. Les raisons en sont les incertitudes politiques, la hausse des coûts de construction et la complexité des procédures d’autorisation. Cela se répercute directement sur les prix des loyers, qui continuent d’augmenter dans de nombreuses régions.

    Il en résulte une pénurie structurelle qui persistera en 2026. Même une légère baisse du nombre d’immigrants n’y changera pas grand-chose. Les membres de la SIV, en particulier, voient dans cette pénurie le principal moteur des prix de l’année.

    La politique change la donne
    Les cantons et les villes expérimentent des adaptations du droit de la construction, des quartiers sans voitures aux prescriptions plus strictes en matière de publication des pré-loyers. Pour les développeurs de projets, cela signifie plus d’incertitude, des procédures plus longues, des risques croissants.

    Les investisseurs deviennent plus sélectifs, le choix du site gagne en importance. Le marché se fragmente de plus en plus en fonction des exigences locales.

    Risques climatiques et nouveaux critères d’évaluation
    Avec la circulaire FINMA 2026/1, la durabilité devient une obligation. Les banques et les assureurs doivent intégrer explicitement les risques climatiques et naturels dans leurs évaluations des risques.
    Les sites exposés perdent en attractivité, les objets stables et résilients au climat gagnent. Pour les investisseurs institutionnels, cela signifie qu’il faut repenser les modèles d’évaluation et les portefeuilles.

    Le logement a le vent en poupe, le commerce sous pression
    L’évaluation de la SIV montre une image clairement divisée du marché. Le marché du logement reste robuste malgré le tournant des taux d’intérêt. La demande est forte, les taux de vacance continuent de baisser et devraient bientôt passer sous la barre des 1,2 %. Des augmentations de loyer sont réalistes, en particulier pour les nouvelles locations. La pression sur le marché se maintient.

    En revanche, le secteur commercial est soumis à une pression croissante. De nombreuses entreprises cèdent des surfaces de bureaux, ce qui entraîne une légère augmentation du taux de vacance. Les nouveaux bâtiments modernes et conformes aux normes ESG s’affirment, tandis que les biens plus anciens perdent de leur attrait et qu’il faut faire des concessions sur les prix.
    Le commerce de détail présente également un tableau mitigé. Les commerces de proximité restent stables, mais les surfaces de mode et d’électronique luttent contre une baisse de la fréquentation et de la rentabilité.
    En ce qui concerne les hypothèques, les propriétaires profitent du faible niveau des taux d’intérêt. Dans l’ensemble, les coûts de financement baissent nettement. Parallèlement, les dépenses d’énergie et d’entretien augmentent et restent donc un facteur de coût fixe.

    Malgré les incertitudes politiques et économiques, les membres de la SIV s’attendent pour la plupart à une hausse des prix et à des revenus stables dans le segment du logement et à une nouvelle baisse de l’activité de construction.

    La différenciation comme facteur clé
    En 2026, le marché reste robuste mais sélectif. La qualité, l’emplacement et l’aptitude au climat déterminent le succès. Alors que le logement est considéré comme une classe d’actifs sûre, le commerce devient un défi. Les investisseurs et les propriétaires sont confrontés à la tâche de lire plus précisément les environnements de marché et d’intégrer à temps les dynamiques réglementaires.

  • Sunrise rationalise ses structures

    Sunrise rationalise ses structures

    La suppression prévue fait partie d’un « développement organisationnel » par lequel Sunrise veut réduire les niveaux hiérarchiques, raccourcir les voies de décision et rendre les processus plus efficaces, grâce à l’utilisation de nouvelles technologies. De nombreuses fonctions d’encadrement seraient notamment concernées. Les collaborateurs du shop en contact direct avec la clientèle et les apprentis devraient être largement épargnés.

    pour les licenciements inévitables, un plan social sera mis en place, qui tiendra compte de l’âge et des années de service, prévoira un programme de replacement et comprendra un fonds pour des mesures individuelles de transition et de qualification. Les collaborateurs de 58 ans et plus bénéficient de contrats à durée déterminée jusqu’à 62 ans et Sunrise soutient les retraites anticipées à partir de 62 ans. Les collaborateurs plus jeunes doivent être réintégrés le plus rapidement possible sur le marché du travail.

    des coupes répétées qui touchent durement le personnel
    Pour les collaborateurs, la nouvelle est un nouveau choc. En 2024 déjà, Sunrise avait supprimé 166 postes dans le cadre de l’intégration d’UPC après une procédure de consultation.

    dans la procédure de consultation en cours, le syndicat Syndicom demande que des alternatives soient sérieusement étudiées et que l’on renonce à une nouvelle suppression de postes. La décision concernant les licenciements effectifs est attendue à la fin de la procédure. Elles devraient être prononcées en février et mars 2026.

    la guerre des prix oblige à l’efficacité
    Le marché suisse des télécommunications est très concurrentiel et de nombreux nouveaux fournisseurs sont apparus depuis la libéralisation, alors qu’il n’y a pas eu de consolidation du marché. Parallèlement, la clientèle est de plus en plus sensible aux prix, les actions de rabais et les promotions réduisent les marges et imposent une discipline rigoureuse en matière de coûts.

    dans ce contexte, les fournisseurs tentent de se profiler avec des tarifs avantageux, des offres groupées et une qualité de service, tout en investissant massivement dans les réseaux, la fibre optique et la 5G. Les programmes structurels comme ceux de Sunrise ne sont donc pas seulement des manœuvres de gestion, mais l’expression d’un marché dans lequel l’efficacité devient une question de survie.

  • Les logements rétrécissent à nouveau

    Les logements rétrécissent à nouveau

    Les ménages deviennent plus petits, les logements restent grands. Depuis les années 1960, la taille moyenne des ménages est tombée à environ deux personnes, la part des ménages d’une personne est aujourd’hui d’environ 41 pour cent, et dans les grandes villes, elle représente parfois la moitié de tous les ménages. Parallèlement, le grand appartement de plusieurs pièces domine dans le parc immobilier existant, une inadaptation structurelle qui met la construction neuve sous pression.

    a cela s’ajoutent la pression sur les prix et la localisation ainsi que la forte augmentation des coûts du sol, de la construction et de l’énergie. Cela rend les grands logements inabordables pour beaucoup, alors que les investisseurs obtiennent des revenus plus élevés au mètre carré avec des unités plus petites. Les modèles d’urbanisme misent sur la densification plutôt que sur la maison individuelle, la part des nouveaux logements construits dans des immeubles collectifs a augmenté.

    conséquences techniques pour la planification et la construction
    Des logements plus petits ne signifient pas moins de planification, mais plus de complexité dans un espace plus restreint. Des densités de bâtiment plus élevées, des portées plus importantes et une répartition plus fine des charges sollicitent la planification de la structure porteuse. Les installations techniques doivent desservir davantage d’unités d’habitation par bâtiment, avec des exigences plus élevées en matière d’insonorisation, de ventilation, d’acheminement des conduites et de logistique des compteurs.

    en matière de protection contre l’incendie, les voies de fuite, les compartiments coupe-feu et les concepts de sauvetage deviennent plus exigeants, car la densification et la mixité des usages augmentent. Parallèlement, la pression s’accroît sur les plans flexibles qui peuvent être divisés, regroupés ou réaffectés, de l’appartement pour célibataire à l’appartement familial et inversement.

    transformation plutôt que tabula rasa
    La construction neuve ne peut à elle seule remédier au déséquilibre structurel entre la taille des ménages et celle des logements. La majeure partie du parc immobilier existant date de l’époque d’autres modèles de logement et de famille. La démolition et le remplacement ne seraient justifiables ni sur le plan économique ni sur le plan écologique.

    l’attention se porte donc sur le parc existant. La division de grands appartements, les constructions complémentaires dans la cour, les surélévations ou la réaffectation de surfaces de bureaux deviennent des tâches d’ingénierie essentielles. Sur le plan technique, cela signifie des interventions au niveau de la statique et de la protection contre les incendies, la mise à niveau des installations techniques du bâtiment en cours d’exploitation et un travail de précision sur l’objet habité.

    la surface, un levier sous-estimé
    Le message principal des évaluations, le chauffage, l’isolation et la technique d’installation sont déterminants pour les besoins énergétiques. Dans ce contexte, la surface habitable chauffée par personne est déterminante. Celui qui vit dans moins de mètres carrés réduit automatiquement la charge de chauffage, l’utilisation de matériaux et l’énergie d’exploitation nécessaire

    Des logements plus petits et plus efficaces sur le plan énergétique deviennent ainsi une double clé. Ils conviennent mieux aux ménages de plus en plus petits et réduisent sensiblement la consommation d’énergie du secteur du bâtiment. Le downsizing a un effet plus immédiat que de nombreuses mesures techniques isolées, à condition que les plans restent vivables, adaptables et socialement mixtes.

  • Bâle entre réglementation et réalité

    Bâle entre réglementation et réalité

    Les récentes interventions politiques, en particulier l’initiative sur la protection du logement qui entrera en vigueur en mai 2022, ont secoué le secteur. La loi sur la protection de l’habitat protège l’existant et devient ainsi un frein à la rénovation. De nombreux propriétaires se demandent si cela vaut encore la peine de faire ce qui serait économiquement et écologiquement raisonnable Les discussions actuelles dans le secteur immobilier local montrent que le réalisme domine, que l’optimisme est rare et que l’incertitude est largement répandue. La politique a tout de même reconnu la problématique et procédé aux premières adaptations. Le 1er novembre 2025, l’ordonnance relative à la loi sur la protection du logement a été adaptée et des corrections ont été apportées. L’adaptation de l’ordonnance est un pas dans la bonne direction. Mais pas beaucoup plus. Pour que les rénovations, les assainissements et donc les investissements reprennent, il faut une adaptation au niveau de la loi.

    Parallèlement, on peut constater que le marché du logement bâlois reste robuste. La demande de logements de qualité ne faiblit pas, les taux de vacance restent faibles (même s’ils sont moins bas que dans d’autres villes) et l’attractivité du site dans le triangle des trois pays, avec le secteur pharmaceutique et des sciences de la vie ancré localement, reste élevée. Mais la périphérie ne dort pas non plus, les interventions réglementaires à Bâle favorisent un transfert insidieux des investissements vers les cantons voisins et au-delà. Cela ne concerne pas seulement les investisseurs, mais aussi l’industrie locale, qui doit chercher ses contrats en dehors de Bâle-Ville. Dans ce contexte, les prix vacillent par endroits. Ce n’est pas une tendance saine, mais un signal d’alarme.

    Les exigences en matière de conformité ESG et d’efficacité énergétique ne cessent d’augmenter et, avec elles, la pression sur les coûts. Ceux qui construisent ou rénovent aujourd’hui doivent non seulement faire leurs comptes, mais aussi se justifier auprès des banques, des autorités et d’un public de plus en plus critique.

    À court terme, la recherche de stabilité et de sécurité de planification domine. A moyen terme, l’accent est mis sur la rénovation énergétique du parc existant, notamment du point de vue ESG.

    A long terme, le marché immobilier bâlois devra être jugé sur sa capacité à trouver un nouvel équilibre entre réglementation, durabilité et rentabilité. Nous restons confiants, portés par la conviction que la qualité, l’esprit d’innovation et la force régionale perdurent même en période difficile.

    Fabian Halmer,
    Président du SVIT des deux Bâle
  • L’économie suisse entre baisse de régime et confiance

    L’économie suisse entre baisse de régime et confiance

    Après deux reculs consécutifs, l’indicateur KOF de la situation des affaires se situe en dessous de son niveau de l’été, mais toujours au-dessus des points bas d’août et de septembre. La dynamique conjoncturelle reste modérée, une base faible mais stable. Dans l’industrie manufacturière en particulier, la situation des affaires a continué de s’assombrir. La production et la politique d’achat stagnent et les hausses de prix sont moins souvent prévues. Malgré tout, les attentes en matière d’exportations et de carnets de commandes se montrent de plus en plus optimistes. De nombreuses entreprises s’attendent à une légère amélioration au cours du premier semestre 2026.

    Evolution sectorielle inégale
    L’évolution de la situation varie d’un secteur à l’autre. Les bureaux d’études, les prestataires de services financiers et d’assurance ainsi que les autres services font état d’un ralentissement de l’évolution des affaires, tandis que la construction et le commerce de détail enregistrent une légère reprise.

    Ces contrastes se retrouvent également au niveau des attentes. La confiance règne dans le secteur de la construction ainsi que chez les prestataires de services financiers et d’assurance, tandis que le commerce de détail et les bureaux d’études se montrent un peu plus prudents. Le commerce de détail enregistre le deuxième recul consécutif de son indicateur d’anticipation. C’est le signe que les tendances de consommation ne se consolident que de manière hésitante.

    La morosité reste
    Au niveau régional, la situation actuelle des affaires baisse dans toutes les régions du pays. La Suisse centrale, l’Espace Mittelland, la Suisse orientale, Zurich et le nord-ouest de la Suisse sont particulièrement touchés. Au Tessin et dans la région lémanique, le recul reste plus modéré. L’indicateur montre que la pression conjoncturelle est perceptible dans tout le pays, malgré la stabilité des exportations et des services.

    L’horloge conjoncturelle indique une reprise prudente
    Le KOF met en évidence la tension entre le présent et l’avenir. La situation reste inférieure à la moyenne, les perspectives sont supérieures. En 2025, avec une timide reprise, l’économie suisse ne s’est pas encore engagée dans un véritable redressement. Néanmoins, l’éclaircissement croissant des attentes est considéré comme un signe avant-coureur que 2026 pourrait apporter une meilleure dynamique. Soutenue par des secteurs de services robustes, des prévisions d’exportation stables et une reprise en douceur dans la construction.

    En ce début d’année, l’économie suisse reste placée sous le signe de la stabilité, avec de légers vents contraires. Alors que le présent est marqué par un rythme ralenti, de nombreuses entreprises tournent leur regard vers l’avenir avec optimisme, dans l’espoir que 2026 soit l’année d’une véritable reprise conjoncturelle.

    Indicateur KOF de la situation des affaires (source : kof.ethz.ch)