Catégorie : Promotion du site

  • Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) travaillent sur la réutilisation de matériaux de construction usagés. Dans le cadre d’un cours interdisciplinaire basé sur des projets et développé par la professeure Catherine De Wolf, les futurs ingénieurs en architecture ou en informatique cherchent des moyens de recycler judicieusement les matériaux de construction afin d’économiser les ressources et de les utiliser plus longtemps.

    Ils mettent leurs connaissances en pratique lors de visites de chantiers, d’ateliers ou dans l’atelier. Les chercheurs de l’ETH passent environ 70 pour cent de leur temps sur le terrain. « Ils apprennent à démonter soigneusement des matériaux de bâtiments existants, à les documenter numériquement, à les intégrer dans de nouveaux projets et enfin à les mettre en œuvre », explique-t-on. L’expérience du démontage d’un bâtiment et de la réutilisation de ces matériaux de démolition, qui sinon finiraient à la décharge, pour de nouveaux processus de construction, montre « comment les méthodes de construction durables peuvent être mises en pratique ». Dans le cours Digital Creativity for Circular Construction, les participants travaillent en équipes sur des projets réalisables pour des commanditaires et des utilisateurs externes. Le balayage laser, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée sont utilisés pour saisir la substance des bâtiments.

    Les travaux des étudiants ont été présentés à la Kunsthalle de Zurich, à la foire d’art Art Genève et à la Biennale d’architecture de Venise, et ont été utilisés par des commanditaires et des utilisateurs externes.

  • De jeunes adultes contribuent à façonner l’avenir d’un site central

    De jeunes adultes contribuent à façonner l’avenir d’un site central

    Dans la commune d’Adelboden, les jeunes adultes peuvent participer à l’utilisation future de la zone du parking. Pour trouver des idées, la commune organise, en coopération avec l’organisation touristique Adelboden-Lenk-Kandersteg, Parkhaus AG et Hotel Adler AG, un atelier créatif au centre de loisirs et de sport Adelboden. Le 19 juin 2026, 80 jeunes adultes de moins de 35 ans sont invités à développer des propositions concrètes pour un réaménagement architectural. Les personnes intéressées peuvent s’inscrire jusqu’au 5 juin.

    Sont demandées des approches qui vont au-delà des « logiques de planification classiques », peut-on lire dans un communiqué de presse. Pour la commune, il s’agit de rendre visible l’opinion des jeunes sur l’avenir de leur environnement résidentiel. Car « ils apportent une contribution précieuse au développement à long terme du village en tant que lieu de vie agréable et lieu touristique attractif ». Avant de commander des études de faisabilité, un « large éventail d’idées » est demandé.

    Deux variantes sont activement intégrées et discutées dans le processus « transparent et démocratique » : une place panoramique avec vue sur les montagnes et un parc aquatique avec un plan de construction déjà existant. En outre, il reste de la place pour d’autres et nouveaux concepts. Les meilleures idées de projet seront visualisées de manière professionnelle, exposées au public et examinées ensuite en concertation avec la population et les acteurs touristiques.

  • Lucerne pousse Zoug du trône fiscal

    Lucerne pousse Zoug du trône fiscal

    Lucerne abaisse le taux d’imposition effectif des entreprises de 11,91 à 11,66 pour cent en 2026 et dépasse ainsi Zoug, qui se situe désormais à 11,71 pour cent. Selon PwC, Lucerne est ainsi pour la première fois le canton suisse où l’impôt sur les sociétés est le plus bas.

    La différence est minime, le message n’en est que plus grand. Dans la concurrence fiscale, ce n’est pas seulement le montant absolu qui compte, mais aussi l’effet symbolique. Celui qui est en tête envoie un signal clair aux entreprises mobiles et aux investisseurs.

    La Suisse reste en mouvement
    Huit cantons baissent légèrement leurs impôts sur les entreprises, quatre les augmentent au minimum. Dans l’ensemble, la comparaison fiscale 2026 montre donc un pays qui reste actif dans la concurrence internationale et qui ne se contente pas de gérer son attractivité.

    Il est frappant de constater que l’introduction de l’impôt minimum de l’OCDE en 2024 n’a jusqu’à présent guère modifié les taux d’imposition cantonaux. PwC parle d’une attitude plutôt attentiste face aux nouvelles conditions cadres mondiales. C’est précisément pour cette raison que la concurrence intra-suisse gagne encore en importance.

    Zurich et Berne sous pression
    A l’autre bout de l’échelle, on trouve Berne et Zurich. Selon PwC, Berne affiche un taux effectif de 20,54 pour cent, tandis que Zurich se situe encore à 19,47 pour cent malgré une légère baisse. Les deux cantons comptent donc toujours parmi les sites les plus chers fiscalement pour les entreprises en Suisse.

    C’est délicat du point de vue de la localisation. En effet, une qualité économique élevée, une bonne accessibilité et des marchés du travail forts ne suffisent pas toujours lorsque la différence fiscale est presque deux fois plus élevée qu’à Lucerne. Le facteur fiscal reste un levier dur dans la concurrence pour les nouvelles implantations et les expansions.

    Plus qu’un classement fiscal
    Selon PwC, la Suisse centrale affirme son rôle d’espace particulièrement attractif pour les entreprises. En comparaison internationale, Lucerne et Zoug se classent au bas de l’échelle en matière de charge fiscale ; dans l’UE, seule la Hongrie impose les entreprises encore plus faiblement que Lucerne.

    On voit ainsi clairement de quoi il s’agit vraiment. Non pas d’une simple erreur de chiffres entre deux cantons, mais du positionnement stratégique d’espaces économiques entiers. Lucerne s’est placée en tête en faisant un petit pas. Dans la concurrence entre sites, c’est précisément ce qui peut faire la différence.

  • Zurich renforce son profil d’innovation

    Zurich renforce son profil d’innovation

    Le canton de Zurich est l’une des régions économiques les plus fortes d’Europe. Mais même un site de pointe est mis sous pression lorsque la main-d’œuvre qualifiée fait défaut, que les coûts de développement augmentent et que la concurrence mondiale se durcit.

    C’est précisément là que le Conseil d’État intervient. Il ne veut pas charger le site d’innovation avec des actions isolées, mais le renforcer avec des conditions-cadres fiables. Cette voie zurichoise doit permettre d’associer plus étroitement la recherche, l’entrepreneuriat et l’application.

    Cinq champs avec effet de levier
    Pour les années 2027 à 2030, le Conseil d’État définit cinq priorités. Les semi-conducteurs, l’espace, les technologies environnementales, la santé et le capital-risque. Ce choix n’est pas le fruit du hasard. Ces cinq domaines associent le dynamisme technologique à de réelles opportunités de croissance.

    En même temps, ils montrent où Zurich pense. Non pas en termes de tendances à court terme, mais dans des domaines où la force industrielle, la compétence en matière de recherche et les nouveaux marchés se superposent. C’est ce qui rend la stratégie pertinente en termes de politique économique.

    Du laboratoire au marché
    L’accent mis sur la mise en œuvre est particulièrement intéressant. L’innovation doit passer plus rapidement à l’application. C’est précisément là que de nombreux sites de recherche forts sont en perte de vitesse.

    Dans le domaine des semi-conducteurs, il s’agit d’accéder à la conception de puces, aux salles blanches et au transfert de technologie. Dans l’espace, Zurich veut faciliter le développement et la mise à l’échelle de nouvelles applications. Dans le domaine de la santé, les solutions numériques doivent être testées, validées et transférées plus rapidement dans les établissements. L’ambition est claire. Ne pas se contenter d’inventer, mais aussi d’appliquer.

    La durabilité devient un facteur d’implantation
    Le regard porté sur les technologies environnementales est également passionnant. La mobilité durable et la construction en circuit fermé ne sont pas seulement considérées comme des tâches écologiques, mais aussi comme des opportunités économiques.

    C’est un signal important. En pensant à la fois à la sécurité de l’approvisionnement, aux objectifs climatiques et à la qualité du site, on fait passer la durabilité de la niche au centre de la politique du site. Pour Zurich en particulier, cela peut donner naissance à un nouveau profil au rayonnement international.

    Le capital décide avec
    Les entreprises innovantes ont besoin de plus que de bonnes idées. Dans la phase de croissance, elles ont besoin de capital qui leur permette de changer d’échelle. C’est pourquoi la stratégie s’appuie également sur le capital-risque.

    Pour la première étape, le Conseil d’Etat demande un crédit-cadre de 23 millions de francs. Ce montant n’est pas énorme. Mais il marque une décision politique d’orientation. Zurich ne veut pas seulement gérer sa force d’innovation, mais la traduire de manière ciblée en création de valeur et d’emplois.

  • 2000 emplois sur la sellette à Wettingen

    2000 emplois sur la sellette à Wettingen

    Wettingen s’est retrouvée au centre d’un choix de politique économique. Le Conseil d’Etat argovien veut adapter le plan directeur dans la zone de Tägerhardächer et créer ainsi les conditions de planification pour un éventuel campus d’Hitachi Energy.

    Le pas est grand. Car il ne s’agit pas seulement d’un projet de construction isolé. Il s’agit de savoir si l’Argovie peut conserver sa substance industrielle tout en la développant. Dans le meilleur des cas, environ 1000 emplois existants resteront dans le canton, et jusqu’à 2000 nouveaux postes pourraient être créés.

    Pourquoi justement Tägerhardächer
    Le site n’est pas choisi par hasard. Hitachi Energy examine plusieurs options pour l’extension de ses capacités et le regroupement des emplois actuels. La zone de Tägerhardächer est considérée comme une variante privilégiée.

    Du point de vue de la promotion du site, de nombreux arguments plaident en faveur de Wettingen. Le site se trouve dans la région de Zurich, Limmattal et Baden, il est bien desservi par les transports et permet une solution de campus cohérente et extensible. À cela s’ajoute la proximité d’un cluster existant d’entreprises du secteur de l’énergie. Cela augmente le rayonnement du site bien au-delà des frontières communales.

    Le prix du progrès
    Là où le développement devient possible, des conflits apparaissent. Pour le projet, 10,7 hectares de zones d’habitation devraient être définis. Cette zone se trouve aujourd’hui dans l’espace agricole et est partiellement recouverte par une ceinture d’urbanisation.

    C’est précisément ce point qui suscite des critiques. Lors de la procédure de participation, ce sont surtout la perte de terres cultivables, la réduction des surfaces d’assolement, les atteintes au cordon d’urbanisation ainsi que les questions de transport qui ont été jugées de manière critique. Le Conseil d’Etat constate néanmoins que le projet est approprié du point de vue cantonal et qu’il est coordonné dans l’espace. Parallèlement, il convient d’essayer de revaloriser les surfaces agricoles ailleurs afin de limiter les pertes.

    La région voit plus loin que l’atelier
    L’essentiel est maintenant de savoir si croissance et qualité de vie vont de pair. Car un campus de cette envergure n’a pas seulement un impact sur le marché du travail. Il modifie les flux de circulation, les zones d’habitation et les attentes en matière d’infrastructures.

    C’est pourquoi la desserte ne doit pas fonctionner uniquement pour la voiture. Les transports publics ainsi que les liaisons piétonnes et cyclistes doivent être conçus de manière à ce que la charge pour les communes voisines reste la plus faible possible. C’est plus qu’une simple musique d’accompagnement. C’est la condition pour que le dynamisme économique soit accepté au niveau régional.

    Rien n’est encore décidé
    La volonté politique est visible. Wettingen et Baden Regio soutiennent également l’adaptation du plan directeur. Mais l’entreprise n’a pas encore pris de décision définitive quant au lieu d’implantation. Si elle est défavorable à Wettingen, les décisions correspondantes deviendront caduques.

    C’est justement là que réside le véritable message de ce dossier. L’avenir ne tombe pas du ciel. Il doit être préparé au niveau de la planification, soutenu politiquement et équilibré au niveau régional. Wettingen a maintenant la possibilité de prouver précisément cela.

  • La montée silencieuse au sud du Gothard

    La montée silencieuse au sud du Gothard

    Le tableau de bord régional de l’innovation 2025 de l’UE confirme le statut de « leader de l’innovation » du Tessin. Seul Zurich obtient un meilleur résultat en Suisse. Derrière ce rang se cachent des moteurs mesurables. Les hautes écoles USI et SUPSI constituent l’épine dorsale académique, complétée par des instituts comme l’IDSIA pour l’intelligence artificielle et le centre national de calcul haute performance. Parallèlement, les PME du canton investissent plus que la moyenne dans la recherche et le développement.

    Trois centres de compétences, un parc
    Le Switzerland Innovation Park Ticino regroupe les forces sur trois sites. Le Swiss Drone Base Camp à l’aéroport de la Riviera teste la technologie des drones dans l’espace aérien réel. A Lugano, le Lifestyle Tech Competence Center fait avancer la numérisation de la mode, de l’alimentation et du bien-être. À Bellinzone, le Life Sciences Competence Center fait de la recherche en biomédecine et en oncologie. À partir de 2032, le parc déménagera dans le Nuovo Quartiere Officine, une zone de développement urbain de 120 000 mètres carrés au cœur de la capitale cantonale.

    Lugano mise sur l’infrastructure numérique
    La ville de Lugano a choisi sa propre voie dans le domaine de la cryptographie. Plus de 400 entreprises acceptent déjà les moyens de paiement numériques et plus de 100 entreprises de fintech et de blockchain s’y sont installées. En mars 2026, la phase II a été lancée en collaboration avec l’entreprise Tether. Cinq millions de francs seront investis d’ici 2030 dans la résilience numérique, les écosystèmes d’IA et l’infrastructure urbaine décentralisée. Lugano se positionne ainsi comme la troisième plus grande place financière de Suisse avec une ambition technologique.

    60 millions de francs et un signal clair
    Le Grand Conseil a donné un signal clair fin 2023. Une ligne de crédit de 60 millions de francs assure la promotion de l’innovation, la coopération en matière de recherche et la politique économique régionale jusqu’en 2027. 25 millions sont directement affectés à l’innovation et aux synergies de recherche. La Fondazione Agire, agence d’innovation du canton depuis plus de 10 ans, accompagne chaque année 20 idées de start-up via son accélérateur Boldbrain et coache les PME dans leur numérisation.

    Ce que le secteur immobilier doit en tirer
    La promotion économique ne déploie toute sa valeur que lorsqu’elle dépasse les documents stratégiques. Le Tessin est confronté à la tâche de développer la disponibilité des surfaces, la sécurité des procédures et la qualité urbaine au même rythme que ses projets d’innovation. Pour les investisseurs, cela signifie une région en plein essor avec un potentiel élevé et en même temps un besoin de patience. Ceux qui ont aujourd’hui le sud de la Suisse sur leur radar trouveront un site qui veut livrer et qui a les moyens de le faire.

  • Un progetto di ricerca promuove il riutilizzo del calcestruzzo nelle costruzioni

    Un progetto di ricerca promuove il riutilizzo del calcestruzzo nelle costruzioni

    Il Gruppo Materiali e Strutture dell ‘Institut du patrimoine construit, d’architecture, de la construction et du territoire(inPACT) della Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève(HEPIA) è alla guida del progetto di ricerca Concrete Upcycling Techniques(CUT). Il progetto, guidato dalla professoressa Maléna Bastien Masse, mira a integrare il riutilizzo delle lastre di calcestruzzo nella pratica edilizia, come si legge in un comunicato stampa. L’obiettivo è ridurre l’impronta di CO2 dell’industria. Il progetto è sostenuto dal Fondo Nazionale Svizzero per la Ricerca Scientifica(FNS) ed è realizzato in collaborazione con il Laboratorio di Xploration Strutturale del Professor Corentin Fivet presso il Politecnico Federale di Losanna(EPFL).

    Il progetto mira a preservare le lastre di cemento durante la demolizione degli edifici. Le lastre vengono segate in loco e poi analizzate dai ricercatori dell’HEPIA. L’obiettivo è scoprire se queste lastre possono essere riutilizzate. I pannelli approvati per il riutilizzo vengono poi impiegati in nuovi edifici. Il progetto sta anche studiando come unirli durante il riutilizzo. Verranno utilizzate tecniche e materiali avanzati, come il composito cementizio fibrorinforzato ad alte prestazioni (CFUP).

    « L’industria delle costruzioni ama il calcestruzzo. È un materiale indispensabile, versatile, adattabile ed economico, ma è anche estremamente dannoso per l’ambiente. Una soluzione è ovvia: il riutilizzo », si legge nel comunicato stampa. « Recuperando e riutilizzando componenti di edifici esistenti per nuovi progetti di costruzione, si riduce il consumo di calcestruzzo, con conseguente riduzione dell’impronta di CO2 »

    L’HEPIA è un’università con sede a Ginevra specializzata nell’istruzione e nella ricerca nei campi dell’ingegneria, dell’architettura e dell’ambiente, in particolare nei settori dei materiali e dell’edilizia sostenibile. L’università fa parte dell’Università di Scienze Applicate della Svizzera Occidentale(HES-SO).

  • Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) ont mené un projet commun sur l’effet des piles à combustible à hydrogène, en collaboration avec le groupe Hälg de Saint-Gall, le groupe Osterwalder, également basé à Saint-Gall, et la société zurichoise H2 Energy AG. L’expérience menée au centre Empa de Dübendorf a montré que l’énergie électrique produite par les piles à combustible pourrait soulager les réseaux électriques locaux dans les centres de quartier, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Au cœur du projet, il s’agissait de soulager la consommation d’électricité des pompes à chaleur en produisant de l’énergie électrique à partir de piles énergétiques locales de quartier au moyen de piles à combustible à hydrogène. Celle-ci est injectée dans le réseau pour faire fonctionner les pompes à chaleur et soulage ainsi le réseau. Parallèlement, l’expérience a permis de tester le transfert de températures moyennes d’environ 35 degrés Celsius vers le réseau de chaleur du bâtiment d’innovation NEST et du campus de l’Empa à Dübendorf via des échangeurs de chaleur spéciaux. Le test, qui s’est déroulé d’octobre 2023 à septembre 2025, a montré que les piles énergétiques de quartier permettaient de lisser les pics de consommation d’électricité et de réduire de 10 % le coût total des charges de pointe.

    « Nos essais ont montré que les piles à combustible peuvent efficacement équilibrer les charges de pointe électriques et thermiques dans les bâtiments. Il est ainsi devenu évident que la couverture des charges de pointe à base d’hydrogène est techniquement réalisable et qu’elle fournit des connaissances précieuses pour la gestion de systèmes énergétiques complexes », explique Binod Prasad Koirala, directeur adjoint du département de recherche Urban Energy Systems de l’Empa, cité dans le communiqué. En utilisant de l’hydrogène vert, les piles à combustible contribuent en outre à la réduction des émissions de CO2.

  • Bellinzone ose une grande transformation

    Bellinzone ose une grande transformation

    Des surfaces de transformation de cette taille en centre-ville n’existent pratiquement pas en Suisse. Le site FFS au cœur de Bellinzone offre une chance que des villes comme Zurich ou Bâle n’ont plus depuis longtemps. Le nouveau quartier ne doit pas être créé en rase campagne, mais tisser la ville historique avec les alentours de la gare et de nouvelles zones de développement. La mixité des usages, la biodiversité et de vastes espaces libres sont au cœur du plan directeur.

    Le concours international a été remporté par l’équipe sa_partners, TAMassociati et Franco Giorgetta. Leur projet rompt le site industriel jusqu’ici fermé et l’organise autour de l’ »Almenda ». Un espace vert central de 6,4 hectares qui structure l’ensemble du quartier en tant que colonne vertébrale écologique et sociale. La « Cattedrale », classée monument historique, lieu de révision des locomotives depuis 1919, est conservée comme point fixe identitaire et devient le bâtiment d’ancrage du nouveau quartier.

    L’innovation au cœur du projet
    Le quartier abritera également à l’avenir le Switzerland Innovation Park Ticino. Le parc a été officiellement reconnu en novembre 2024 comme site du Switzerland Innovation Park Zurich et est soutenu par l’USI, la SUPSI, BancaStato, la chambre de commerce tessinoise ainsi que l’association patronale AITI. Dès 2032, le parc déménagera avec son siège sur une surface de 25 000 mètres carrés au sein du nouveau quartier.

    Trois centres de compétences sont déjà actifs, Swiss Drone Base à Lodrino pour la technologie des drones, un hub à Bellinzone pour les sciences de la vie et un site à Lugano pour les lifestyle tech. Avec les offres de formation postgraduée de l’USI et de la SUPSI, il en résulte un cluster d’innovation au rayonnement suprarégional. Bellinzone se positionne ainsi comme un site à mi-chemin entre l’administration, la technologie et la qualité de vie urbaine, et comme une alternative sérieuse aux grands pôles technologiques suisses.

    Revers à l’automne 2025
    La voie n’est pas libre. En octobre 2025, le tribunal administratif cantonal annule le plan d’aménagement détaillé du conseil municipal d’avril 2023. Les aspects financiers n’ont pas été suffisamment présentés, notamment les coûts d’acquisition des terrains publics et de dépollution, estimés entre 30 et 50 millions de francs. Le processus de planification doit en partie être repris depuis le début.

    Parallèlement, les travaux de construction des nouveaux ateliers de la FFS à Arbedo-Castione, un grand projet de 755 millions de francs dont la mise en service est prévue pour 2028, sont déjà en cours. Ce n’est que lorsque les Officine auront déménagé que le site sera libre. La première phase de réalisation devrait débuter au plus tôt entre 2030 et 2035, et la transformation totale devrait s’étaler sur 20 à 40 ans. La pression du temps est réelle et la complexité élevée.

    Modèle pour la Suisse centrale
    Porta del Ticino montre comment les centres de taille moyenne situés au-delà des espaces métropolitains peuvent gérer les grands sites industriels. Ne pas construire de manière monofonctionnelle, mais développer un espace de transformation urbaine avec un impact régional à long terme. Ce qui est en train de naître à Bellinzone peut servir de référence pour d’autres villes de la même taille. D’Aarau à Coire, de Schaffhouse à Sion.

    C’est dans les années à venir que se décidera si la qualité de la planification peut être assurée pendant des années, si les investissements peuvent être concentrés et si la vision peut être transformée en une perspective de réalisation solide. La véritable épreuve de vérité ne fait que commencer.

  • Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Le chemin a été long. La direction de l’économie publique a développé la base légale depuis 2020, la consultation a eu lieu en 2022, et en automne 2025, le Grand Conseil a approuvé la loi par 114 voix contre 59. Le 30 avril 2026, le Conseil d’État met en vigueur la loi sur la promotion économique et l’allègement des entreprises au 1er juillet 2026. Ce qui était auparavant au coup par coup a désormais une patrie légale claire.

    Ce que la loi regroupe
    La loi regroupe sous un même toit six domaines de tâches essentiels : le développement du site, le renforcement de la capacité d’innovation, l’entretien des entreprises implantées, l’implantation de nouvelles entreprises, la promotion du site et les relations économiques extérieures. Parallèlement, l’ancienne loi sur l’allégement administratif est abrogée et entièrement intégrée. C’est la fin d’une course à double sens entre deux réglementations distinctes.

    La pression qui se cache derrière
    La pénurie d’énergie, le manque de personnel qualifié, l’impôt minimum de l’OCDE et les relations non clarifiées avec l’UE mettent la place économique zurichoise sous pression. Une promotion économique ancrée dans la loi doit augmenter la capacité de réaction du canton et garantir que les mesures puissent être mises en œuvre rapidement et de manière ciblée. La loi contient également une base permettant au canton de participer rapidement à des programmes fédéraux de soutien en cas de crise.

    L’allègement des entreprises comme pièce maîtresse
    L’actuel service de coordination est revalorisé en service spécialisé dans l’allègement des entreprises. A l’avenir, il examinera systématiquement toutes les lois et ordonnances cantonales, nouvelles ou modifiées, sous l’angle de leur impact sur les entreprises. L’analyse d’impact de la réglementation a un objectif clair : des réglementations favorables aux entreprises et une exécution numérique qui permet d’économiser du temps et des efforts.

    Zurich comme modèle
    Zurich se positionne ainsi comme un canton qui ne laisse pas la compétitivité économique au hasard. La directrice de l’économie publique Carmen Walker Späh a fortement influencé la loi, c’est l’un des derniers grands projets de ses douze années de mandat. Le coup d’envoi sera donné le 1er juillet 2026, au moment où Walker Späh effectuera déjà son année de présidence du gouvernement.

  • Projet de recherche développe un indice global de corrosion pour la construction

    Projet de recherche développe un indice global de corrosion pour la construction

    Sky-Frame de Frauenfeld et le WITG étudient ensemble la possibilité de développer un indice de corrosion global sur la base des données météorologiques et climatiques disponibles. Ce projet est soutenu par un chèque d’innovation d’Innosuisse. La somme d’encouragement de 15 000 francs maximum de l’Agence suisse pour l’innovation est un crédit pour une étude préliminaire. Elle permet de commander des idées, des études d’idées et des analyses du potentiel d’innovation et de marché à un partenaire de recherche suisse et de tester la collaboration avec celui-ci.

    Dans le projet avec Sky-Frame, le WITG apporte son expertise en matière de corrosion et d’évaluation des propriétés des matériaux. Dans un premier temps, selon un communiqué, les sites réels du projet sont reliés aux bases de données climatiques disponibles et les valeurs empiriques existantes issues de l’application sont systématiquement évaluées. Il en résulte, en tenant compte de facteurs tels que la proximité de la mer, la direction du vent et les conditions microclimatiques spécifiques au projet, une première approche scientifiquement fondée de la classification des risques.

    ce projet montre de manière exemplaire que les idées d’innovation n’ont pas besoin d’évoluer dans le domaine de la « rocketscience » pour être encouragées », explique le WITG. Au lieu de cela, elles doivent offrir à l’entreprise un avantage durable et une valeur ajoutée future, tout en comportant une composante de risque lors de la mise en œuvre et donc la possibilité d’un échec.

  • Le Tessin en bref – Opportunités, pression et dynamisme

    Le Tessin en bref – Opportunités, pression et dynamisme

    Le canton, environ 360 000 habitants, 100 communes, 2812 km² de superficie, s’est positionné comme une région proche de la recherche et de l’innovation. Dans le tableau de bord régional de l’innovation 2025 de l’UE, le Tessin occupe la 6e place parmi 241 régions européennes, juste derrière Zurich au niveau suisse. Selon BAK Economics, le PIB cantonal a augmenté de 0,6% en 2024. Pour 2025, on s’attend à une augmentation d’environ 1,1 pour cent. En janvier 2026, le taux de chômage était de 3,3 pour cent, légèrement supérieur à la moyenne suisse de 3,2 pour cent.

    Cette évolution est importante pour le secteur immobilier, car l’innovation à elle seule ne garantit pas l’attractivité du site. Ce qui est décisif, c’est de savoir si la recherche, l’esprit d’entreprise et la qualité urbaine se rejoignent sur le plan spatial. Avec l’USI, la SUPSI, le Switzerland Innovation Park Ticino et l’accélérateur Boldbrain, le canton dispose d’une solide infrastructure d’innovation. Parallèlement, le secteur de la construction et l’évolution du marché sont sous pression. La production dans le secteur de la construction a baissé de 0,2 % en décembre 2025 dans toute la Suisse, et de manière supérieure à la moyenne au Tessin. L’augmentation des coûts de construction, les incertitudes politiques et la complexité des procédures d’autorisation accentuent à moyen terme la pression sur l’offre et le calcul des projets.

    Le marché immobilier présente une image différenciée. Le taux de logements vacants a baissé au Tessin de 2,08 pour cent en 2024, à 1,92 pour cent en juin 2025, le plus fort recul de toutes les grandes régions, mais toujours presque deux fois plus élevé que la moyenne suisse de 1,0 pour cent. Dans le même temps, les loyers proposés ont baissé de 5,6 pour cent en 2024/2025 selon ReMPA. Il s’agit de la seule région de Suisse en baisse, alors que la moyenne nationale a augmenté de 2,4 pour cent.

    La structure spatiale reste un défi. Lugano avec 63’600 habitants, Bellinzona avec 45’300, Locarno avec 16’400 et Mendrisio avec 15’100 forment des sous-espaces différents avec des profils propres. A cela s’ajoutent la topographie, la rareté des surfaces et la pression démographique. L’OFS prévoit un recul de la population active de 45’000 personnes d’ici 2050. Les quelque 78’800 frontaliers soutiennent le marché du travail, mais leur nombre a légèrement baissé pour la première fois. Contre la tendance nationale de 411’000 frontaliers dans toute la Suisse. Celui qui veut investir au Tessin n’ira pas loin avec une simple analyse à distance depuis Zurich ou Bâle. Il faut des partenaires locaux, des connaissances du marché et une compréhension des sous-espaces spécifiques.

    En même temps, cette situation mixte offre un potentiel. La proximité de l’Italie du Nord, le tunnel de base du Gothard, le rôle de portail sud du corridor du Gothard et la qualité de vie élevée. Avec 85,2 ans, le Tessin présente la deuxième espérance de vie la plus élevée d’Europe et crée des conditions qui ne sont guère réunies ailleurs. Si l’on parvient à coordonner plus étroitement la stratégie d’innovation, la politique foncière, la mobilité et le développement de projets, le Tessin peut nettement renforcer sa position en tant qu’espace économique et immobilier. Il ne s’agit pas de savoir si le potentiel existe, mais de savoir avec quelle cohérence il est traduit dans la réalité.

  • Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    A partir de 2029, de nouvelles valeurs limites pour les émissions de gaz à effet de serre et des directives sur l’énergie grise dans la construction seront applicables en Suisse. Fixées par la révision des modèles de prescriptions des cantons dans le domaine de l’énergie. La pression sur le secteur de la construction augmente. Si l’on n’investit pas aujourd’hui dans de nouveaux processus et matériaux, on risque demain de devoir procéder à des adaptations coûteuses sous la pression du temps. Le canton de Fribourg l’a reconnu et agit en amont. Dès 2023, il a adopté une feuille de route sur l’économie circulaire qui fait des changements structurels dans la construction une priorité.

    Innovation tout au long de la chaîne de valeur
    Le thème de l’appel à projets de cette année est « Repenser la construction, vers des systèmes circulaires et éco-conçus ». Sont recherchés des projets qui réduisent l’empreinte écologique des bâtiments dès la phase de conception, grâce à des matériaux biosourcés locaux, des systèmes de construction déconstructibles ou des outils numériques de suivi des matériaux. La Charte suisse de la construction circulaire, soutenue par douze organisations leaders du secteur de la construction et de l’immobilier, formule clairement l’objectif : « D’ici 2030, la part des matières premières primaires non renouvelables doit être réduite à 50 pour cent de la masse totale »

    La collaboration comme condition
    Les combattants solitaires n’ont ici aucune chance. Chaque projet soumis doit réunir au moins trois entreprises, dont la majorité doit avoir son siège dans le canton de Fribourg. Des partenaires académiques comme l’Ecole d’ingénieurs et d’architectes EIA-FR peuvent être consultés afin d’assurer le transfert de connaissances et la reproductibilité des solutions. Nicolas Huet d’INNOSQUARE souligne que pour relever les défis de la circularité, l’innovation doit être partagée.

    Financement avec responsabilité propre
    Le financement NPR couvre au maximum 65 pour cent du budget total, le reste étant à la charge des entreprises participantes, 10 pour cent en espèces et 25 pour cent sous forme de contribution propre. Cette structure n’est pas un obstacle, c’est un programme. Elle garantit que seuls les projets que les entreprises soutiennent réellement sont soumis. Alain Lunghi, directeur adjoint de la WIF, considère l’anticipation comme une clé décisive de la compétitivité des entreprises fribourgeoises.

    Déposer maintenant
    Les projets peuvent être déposés individuellement ou en consortium via www.promfr.ch/de/nrp. L’appel est porté par la Promotion économique WIF, la Chambre de commerce et d’industrie Fribourg, l’EIA-FR ainsi que la plateforme d’innovation INNOSQUARE. Le délai est fixé au 9 septembre 2026. Ceux qui considèrent le tournant de la construction comme une opportunité ont encore le temps d’agir.

  • Qui bloque paie

    Qui bloque paie

    La majorité des procédures de permis de construire en Suisse se déroulent dans des délais raisonnables. Mais il y a des dérapages qui ont des conséquences graves. Les oppositions et les recours peuvent bloquer des projets pendant des années, voire les empêcher complètement. Aujourd’hui, même les personnes qui ne sont pas directement concernées par un projet peuvent faire opposition, par exemple parce que la couleur de la façade prévue par le voisin ne leur plaît pas. C’est l’un des points faibles structurels auquel le Conseil fédéral s’attaque maintenant.

    La construction de logements devient un objectif d’État
    Le levier le plus puissant du paquet de réformes se trouve dans la loi sur l’aménagement du territoire. La construction de logements dans le cadre du développement de l’urbanisation vers l’intérieur doit y être inscrite comme intérêt national. Cela semble technique, mais a des effets concrets. Lors de la pesée des intérêts, la construction de logements aurait plus de poids que la protection des sites ou des monuments. Les projets qui échouent aujourd’hui en raison d’intérêts de protection locaux auraient ainsi de meilleures chances de se réaliser.

    Oppositions avec conséquences
    Celui qui fait opposition de manière abusive, c’est-à-dire dans le seul but de retarder un projet, devrait à l’avenir supporter les frais de procédure. Le Conseil fédéral examine la possibilité d’obliger légalement les cantons à mettre de tels frais à la charge des opposants. Parallèlement, la légitimité des particuliers à recourir devant le Tribunal fédéral devrait être limitée. En revanche, le Conseil fédéral rejette les frais forfaitaires pour les oppositions rejetées. L’accès à la protection juridique ne doit pas dépendre du porte-monnaie.

    Les limites de la Confédération
    Malgré la volonté politique, les possibilités d’intervention de la Confédération sont limitées. Les procédures d’autorisation de construire relèvent de la souveraineté des cantons. La Confédération ne peut pas prescrire de délais contraignants pour les procédures cantonales ou l’obligation d’introduire des processus d’autorisation numériques. Elle recommande aux cantons d’introduire de telles mesures sous leur propre responsabilité, car il est prouvé qu’elles ont un effet accélérateur à long terme. L’association sectorielle Bauenschweiz soutient cette orientation et demande des processus allégés tout en garantissant une qualité de planification élevée.

    Consultation
    Le rapport de réforme répond à cinq postulats du Conseil national et du Conseil des États et fait partie du plan d’action de la Confédération contre la pénurie de logements. Le DETEC est maintenant chargé d’élaborer un projet de consultation d’ici fin 2026. Des années devraient encore s’écouler avant que des modifications législatives concrètes n’entrent en vigueur.

  • Zurich se réinvente

    Zurich se réinvente

    La conseillère d’Etat Carmen Walker Späh l’a dit ouvertement, de nombreuses bonnes idées ne parviennent jamais à être commercialisées. Ce n’est pas la créativité qui manque, mais le bon soutien au bon moment. C’est pourquoi le canton de Zurich a franchi le pas cette année et s’est associé au programme international « MIT REAP ». L’objectif est d’orienter le financement de manière plus ciblée, de mettre en réseau plus étroitement les acteurs et de promouvoir systématiquement le changement d’échelle. Car Zurich s’est déjà établie comme un hotspot dans les domaines de l’IA, de la robotique, des sciences de la vie et de la nouvelle économie spatiale. Il s’agit maintenant d’assurer cette avance.

    Sans les gens, rien ne va plus
    Markus Müller, co-directeur de la promotion économique, a résumé la situation en citant l’entrepreneur en technologie médicale Andy Rihs : « Ohni Lüt gaht nüt » Le capital seul ne construit pas l’avenir. Ce qui fait la force de Zurich, c’est sa capacité à associer de nouvelles idées au bon savoir-faire et aux capacités adéquates. Zurich doit jouer un rôle de leader dans la nouvelle économie de l’espace. Car selon Müller, l’innovation est ce qui transforme un « bon » en « leader » à long terme.

    On ne pense pas l’avenir tout seul
    La futurologue Martina Kühne a donné trois impulsions aux invités. Penser plus loin que demain, développer des images d’avenir au pluriel et construire l’avenir ensemble. Chaque image d’avenir est comme un appareil de gymnastique sur lequel on peut se défouler intellectuellement. Celui qui le fait peut développer des idées pour un avenir possible et souhaitable. Car l’avenir, selon Kühne, n’arrive pas tout seul.

    La collaboration comme catalyseur
    La spin-off de l’ETH Sevensense montre comment cette théorie se traduit dans la pratique. en 2021, la jeune start-up a convaincu ABB avec sa technologie de vision 3D pour robots autonomes. Aujourd’hui, près de 80% des robots autonomes vendus par ABB proviennent de Sevensense. Une preuve de l’efficacité de l’interaction entre un capital établi et un esprit inventif frais.

    Des organes dans l’espace, des muscles en laboratoire
    « Prometheus Life Technologies » est encore plus audacieuse. La start-up utilise l’apesanteur dans l’espace pour faire pousser des organes en trois dimensions. Cela a été rendu possible par un programme de vol parabolique dans le parc d’innovation, en étroite collaboration avec le Center for Space and Aviation de l’université de Zurich. Muvon, qui travaille en collaboration avec la ZHAW sur une méthode automatisée de régénération musculaire à l’aide de cellules autologues, n’est pas moins ambitieux. Si elle parvient à passer à l’échelle, elle pourrait permettre de traiter l’incontinence d’effort, qui touche une part importante des femmes de plus de 40 ans en Europe.

    Une plate-forme qui innove elle-même
    Samuel Mösle, co-directeur de la promotion économique, a tracé une ligne claire lors de la discussion finale. Les trois start-ups présentées évoluent aux frontières de l’avenir imaginable. La plateforme d’innovation sera à l’avenir plus interactive et plus connectée avec le soutien de l’intelligence artificielle. Après cinq ans, l’initiative est arrivée à la fin de sa propre phase de démarrage. La conclusion de Samuel Mösle est précise : « Il n’y a pas que de l’innovation sur le site, il y a aussi de l’innovation dedans »

  • Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    La ZHAW a mis en ligne sa plateforme dkon.ch. Celle-ci permet aux étudiants, aux spécialistes et aux personnes intéressées d’analyser, de comparer et de développer eux-mêmes des constructions de bâtiments. Selon un communiqué de la haute école, cet outil numérique leur fournit des informations sur l’impact des différentes décisions de construction sur l’environnement, les coûts et le mode de construction. Les utilisateurs peuvent démonter, tourner et réassembler des éléments de construction dans l’espace virtuel.

    Ils peuvent ainsi voir de quels matériaux se compose une construction et comment ceux-ci interagissent. Le lien avec les données d’évaluation écologique permet de comparer les variantes de manière ciblée. Selon la ZHAW, cela ouvre de nouvelles possibilités dans la planification : « Si l’on souhaite par exemple réduire l’utilisation du béton ou examiner des matériaux alternatifs, on peut comparer directement différentes solutions. Les modifications de la construction sont immédiatement visibles et leurs effets sont compréhensibles »

    Selon les informations fournies, l’une des particularités de cette plateforme réside dans l’intégration de bâtiments de référence réels. Leurs constructions, matériaux et processus de construction peuvent être analysés en détail. « Grâce à dkon.ch, il existe un lien direct entre l’enseignement et l’application », explique Andri Gerber, chef de projet et codirecteur de l’Institut de conception constructive de la ZHAW. « Le savoir n’est pas transmis de manière isolée, mais rendu tangible dans le contexte de projets de construction réels et concrets »

    La plateforme est également utile pour les spécialistes qui doivent intégrer des exigences complexes et développer des solutions durables, poursuit Gerber. C’est pourquoi dkon.ch est « un outil qui peut être utilisé aussi bien dans la formation que dans la pratique professionnelle ».

  • Le nouveau directeur de service est chargé de poursuivre le développement stratégique des secteurs de l’économie et de l’emploi

    Le nouveau directeur de service est chargé de poursuivre le développement stratégique des secteurs de l’économie et de l’emploi

    Selon un communiqué, le gouvernement du canton de Saint-Gall a nommé Daniel Müller au poste de nouveau directeur de l’Office de l’économie et du travail à compter du 1er mai. Il succède à Karin Jung, qui dirigeait cet office depuis 2018 et a annoncé sa démission au début de l’année. M. Müller assure actuellement l’intérim.

    Âgé de 50 ans, il travaille pour le canton depuis 2018. Jusqu’à présent, il était responsable de la promotion économique. Cet électronicien audio-vidéo et technicien en informatique a suivi des études de gestion d’entreprise à l’OST– Haute école spécialisée de Suisse orientale. Avant de rejoindre le Département de l’économie, il a notamment travaillé pour l’Université de Saint-Gall.

  • Le marketing territorial attire 264 entreprises en Suisse

    Le marketing territorial attire 264 entreprises en Suisse

    Selon un communiqué de la Conférence des directeurs cantonaux de l’économie publique, les organismes de promotion économique ont attiré 264 nouvelles entreprises dans toute la Suisse en 2025. Celles-ci ont déjà créé 919 emplois dès leur première année d’activité. Ce chiffre devrait passer à 2 687 emplois au total au cours des trois prochaines années.

    Les organisations cantonales, régionales et nationales de promotion économique enregistrent ainsi une croissance significative. L’année précédente, elles avaient attiré 231 entreprises, qui avaient créé 716 nouveaux emplois au cours de leur première année. Ce chiffre devrait passer à 2 135 emplois d’ici 2027. En 2023, 206 entreprises s’étaient implantées, créant 640 emplois au cours de leur première année.

    Parmi les 2 025 entreprises nouvellement implantées, 60 % proviennent d’Allemagne, de France, de Chine et du Royaume-Uni. Environ 80 % d’entre elles opèrent dans les technologies clés stratégiques sur lesquelles la Confédération, les cantons et les régions se sont mis d’accord pour la période 2024-2027. Il s’agit notamment de la santé de demain, du numérique, de l’automatisation, de l’agroalimentaire et du secteur financier.

    La promotion de la Suisse en tant que site d’implantation est une tâche conjointe de la Confédération et des cantons. Ceux-ci ont confié à Switzerland Global Enterprise le mandat de promouvoir la Suisse au niveau national.

  • La région économique de Zurich attire un nombre croissant d’entreprises internationales

    La région économique de Zurich attire un nombre croissant d’entreprises internationales

    Dans son rapport annuel 2025, Greater Zurich Area AG dresse un bilan positif. 98 entreprises étrangères ont répondu à l’appel de l’agence de promotion économique de la région de Zurich et ont choisi de s’implanter dans ce réseau composé de neuf cantons, de la ville de Zurich et de la région de Winterthur. Parmi elles, 29 mènent des activités de recherche et développement, tandis que 24 souhaitent y établir leur siège social. Ensemble, elles prévoient la création de 1 295 nouveaux emplois au cours des cinq prochaines années.

    La GZA agit pour le compte de la fondation Greater Zurich Area Standortmarketing, positionne l’espace économique zurichois à l’international et soutient les entreprises souhaitant s’implanter. Elle se concentre tout particulièrement sur les écosystèmes prioritaires que sont les sciences de la vie, l’intelligence artificielle et la robotique. « L’innovation est déterminante pour que les emplois de qualité, le savoir-faire entrepreneurial et les compétences industrielles restent ancrés dans notre région », déclare le président du conseil d’administration, le Dr Balz Hösly, dans son avant-propos. « Pour un site à coûts élevés comme la Greater Zurich Area, ce n’est pas une option, mais une nécessité stratégique. »

    Avec 20 implantations, la technologie blockchain a été le secteur prioritaire le plus dynamique en 2025, suivi par la biotechnologie et l’industrie pharmaceutique (15) et l’intelligence artificielle (8). Bon nombre de ces projets relèvent des domaines de la robotique, de l’intelligence artificielle, des systèmes autonomes ainsi que de l’agroalimentaire et des technologies agricoles.

    Ainsi, l’entreprise israélienne de food tech Aleph Farms a choisi Kemptthal (ZH) comme point de départ pour ses activités européennes. Sur place, elle trouve des partenaires tout au long de la chaîne de valeur : Givaudan, Migros Industrie et Bühler. TikTok a ouvert un bureau à Zurich et y bénéficie de la proximité avec des marques, des agences, des médias et des créateurs de contenu pour les réseaux sociaux. La société canadienne Blockstream développe son infrastructure Bitcoin à Lugano en y installant son siège social et en rachetant Elysium Lab. L’entreprise pékinoise Baidu Apollo a choisi Zurich comme premier site européen pour ses robotaxis.

    La visibilité internationale est également l’objectif du Zurich AI Festival, dont la GZA est coresponsable et qui se poursuivra en 2026. Parallèlement, l’intégration du canton d’Argovie est en cours de préparation pour 2027, selon Lukas Huber, directeur général de la GZA. Il souligne d’ailleurs le rôle des cantons associés dans le développement de la place économique : « Grâce à leurs conditions-cadres, leurs clusters et leur développement territorial, ils créent les bases nécessaires à la réussite de ce marketing. Nous nous chargeons de la promotion – les cantons sont d’excellents chefs de produit. »

  • Un nouveau concept d’espaces verts améliore la qualité de vie et favorise la biodiversité

    Un nouveau concept d’espaces verts améliore la qualité de vie et favorise la biodiversité

    Selon un communiqué, le conseil municipal de Spreitenbach a adopté le concept d’espaces libres. Celui-ci établit un cadre contraignant pour les autorités en vue du développement futur des espaces libres dans la zone urbanisée de la commune. L’objectif est de garantir et d’améliorer la qualité et l’utilisation des espaces libres et des espaces verts.

    Parmi les objectifs du concept figurent le renforcement de l’identité des quartiers, la promotion de la biodiversité et le renforcement de la résilience climatique selon le principe de la « ville-éponge » : l’eau de pluie s’écoulant doit pouvoir être absorbée autant que possible localement.

    Le concept comprend également un catalogue de 21 mesures concrètes. Parmi les premières mesures figurent la planification et la mise en œuvre du Neumattpark, le développement du site de la Ziegelei, mais aussi la création d’espaces libres temporaires. Des mesures immédiates visent à améliorer la qualité de vie, tandis qu’une meilleure signalisation permettra de mettre en évidence les liaisons piétonnes. D’ici fin 2026, les responsabilités doivent être clarifiées, les priorités fixées et les premières mesures préparées.

    L’assemblée communale a approuvé le 28 novembre 2023 le crédit d’engagement de 170 000 francs destiné au concept d’espaces libres. Une équipe de planification interdisciplinaire a ensuite élaboré le concept avec un groupe d’accompagnement bénéficiant d’un large soutien.

  • Quand les cantons passent du statut de frein à celui de facteur d’implantation

    Quand les cantons passent du statut de frein à celui de facteur d’implantation

    Dans plusieurs cantons, le permis de construire numérique n’est plus une vision d’avenir, mais fait partie du quotidien. Les demandes de permis de construire sont soumises via des plateformes centrales, distribuées numériquement et examinées dans le cadre de processus standardisés. Cela soulage les administrations, les planificateurs et les maîtres d’ouvrage et rend les procédures plus compréhensibles pour tous les participants.

    Les précurseurs misent sur des solutions cantonales claires et sur la coopération. Les plateformes communes réduisent les coûts, regroupent le savoir-faire et empêchent les solutions isolées. En même temps, il s’avère que la numérisation n’a d’effet que si elle n’est pas pensée comme un projet informatique, mais comme un changement de l’ensemble du processus, du dépôt de la demande à la décision.

    Qui autorise déjà par voie numérique
    Plusieurs cantons ont mis en place des plates-formes à l’échelle du canton, par le biais desquelles les demandes de permis de construire sont déposées et traitées électroniquement. Berne avec « eBau », Zurich avec « eBaugesucheZH », les Grisons avec ebau.gr.ch ou le Valais avec « eConstruction » montrent à quoi ressemble une procédure gérée numériquement, parfois de manière obligatoire ou avec des délais de transition. D’autres cantons, comme Soleure ou Argovie, misent sur la solution commune open source Inosca et introduisent leurs systèmes par étapes.

    Le degré de numérisation diffère néanmoins sensiblement. Dans certains cantons, le dépôt numérique est obligatoire, dans d’autres, les canaux analogiques et numériques fonctionnent en parallèle ou il n’existe que des communes pilotes. Il n’existe pas de vue d’ensemble complète et actualisée au jour le jour dans toute la Suisse et toutes les plateformes ne reproduisent pas déjà le processus de bout en bout de manière entièrement numérique.

    La politique entre vitesse et protection juridique
    Sur le plan politique, la procédure de permis de construire fait l’objet de tirs croisés. D’un côté, il y a la pénurie de logements, les objectifs énergétiques et climatiques, de l’autre, le fédéralisme, le droit d’opposition et les directives techniques complexes. Les associations économiques exigent des délais plus courts et plus d’obligations, les communes et les cantons insistent sur leurs propres compétences et leurs ressources limitées.

    La numérisation met ces tensions à nu. Elle met en évidence le nombre de services touchés par un dossier, les points de blocage et les différences de pratique entre les cantons. Mais elle ne remplace pas les décisions politiques. Limiter les oppositions, harmoniser les procédures ou raccourcir les délais reste une question de pouvoir, pas une question de logiciel.

    Coûts, avantages et risques
    Pour les administrations, le passage aux procédures numériques est un tour de force. Les nouvelles applications spécialisées, les interfaces, les formations et la gestion du changement coûtent du temps et de l’argent. Les petites communes, en particulier, sont tributaires de plateformes cantonales et de solutions communes pour supporter la charge.

    En contrepartie, il y a des effets tangibles. Moins d’interruption d’un processus, moins de saisies multiples, des processus plus rapides. Les effets indirects sont encore plus importants. Chaque semaine d’autorisation raccourcie réduit les coûts de projet et de financement, augmente la prévisibilité et rend un site plus attrayant. En même temps, le traitement des données reste sensible. La transparence, la protection des données et l’acceptation doivent être équilibrées proprement.

    De l’e-dossier à l’examen intelligent
    La numérisation des permis de construire n’en est qu’à ses débuts. À court terme, il s’agit d’introduire des plateformes cantonales sur l’ensemble du territoire, d’éliminer les ruptures de médias et de gérer les demandes de permis de construire de manière numérique de bout en bout. Parallèlement, les attentes augmentent. Les planificateurs veulent des interfaces numériques, les investisseurs des délais fiables, les communes davantage de possibilités de contrôle.

    À moyen terme, les contrôles automatisés de plausibilité et de régularité, l’intégration des données de planification et de construction ainsi que l’assistance assistée par l’IA seront au centre de l’attention. Ils peuvent accélérer les procédures, forcer la standardisation et orienter les ressources vers les cas où il faut vraiment prendre des décisions politiques ou techniques. La question de savoir si le permis de construire en Suisse passera du statut de frein à celui d’avantage stratégique pour la place économique se décidera en fonction de la cohérence avec laquelle la politique et l’administration piloteront ce changement et de leur volonté de bousculer les règles, les rôles et les routines.

  • Zurich reste la première ville intelligente au monde

    Zurich reste la première ville intelligente au monde

    Zurich occupe également la première place dans la septième édition de l’IMD Smart City Index. Oslo occupe la deuxième place, devant Genève qui, selon un communiqué, se classe également en troisième position cette année. Lausanne a gagné trois places par rapport à 2025 et se classe désormais 7e. Pour établir cet indice, le World Competitiveness Center (WCC) de l’IMD Business School a interrogé des citoyens dans 148 villes au total.

    Comme le montre l’indice, les citoyens évaluent la qualité de leur ville notamment en fonction de sa transparence politique et des possibilités de participation qui leur sont offertes. La « smartness » ne concerne donc pas seulement l’introduction des technologies les plus récentes, mais aussi une perception plus forte d’une bonne gouvernance urbaine et de la mise en place de services numériques. Les villes dans lesquelles les habitants ont le sentiment d’être écoutés obtiennent de bien meilleurs résultats, indique le communiqué.

    « Les centres urbains les plus avancés, où les citoyens se sentent le plus heureux, ne sont pas nécessairement ceux qui se distinguent par des horizons urbains utopiques, des réseaux de capteurs visibles ou une simple sophistication technologique », déclare Arturo Bris, directeur du WCC, dans le communiqué. « Elles se distinguent par leur capacité à coordonner efficacement les structures administratives, les priorités en matière de durabilité, les décisions d’investissement public et, ce qui est peut-être le plus important, la confiance des citoyens. »

    Derrière Zurich, Oslo et Genève, Londres, Copenhague et Dubaï occupent les places quatre à six. Derrière Lausanne, Canberra, Singapour et Abu Dhabi complètent le top 10.

  • Ce projet de construction renforce le pôle de recherche dans l’Oberland bernois

    Ce projet de construction renforce le pôle de recherche dans l’Oberland bernois

    Le coût de la construction du nouveau bâtiment de l’Empa sur le terrain B5 du site de Thoune Nord s’élève à 47 millions de francs. Selon un communiqué, une solution de financement est désormais sur la table. Le projet sera ainsi financé par une société de développement du site qui sera créée et à laquelle participeront quatre partenaires, indique la ville de Thoune dans un communiqué.

    Conformément à la proposition, la ville de Thoune accorde un prêt sans intérêt de 16 millions de francs, garanti par un gage immobilier. Elle accorde également une garantie pour un prêt pour lequel le canton de Berne a émis une déclaration d’intention dans le cadre de la Nouvelle politique régionale, d’un montant de 10 millions de francs. L’Empa investit 16 millions de francs dans les laboratoires et la centrale technique. La société Halter AG, en tant que partenaire de développement du site, apporte une contribution de 5 millions de francs. La société de développement du site doit être cédée à des investisseurs une fois le projet achevé.

    Le conseil municipal de Thoune se prononcera sur la proposition désormais disponible lors de sa séance du 30 avril. Le permis de construire pour la première étape sur le site B5 a déjà été délivré. Le début des travaux est prévu pour le printemps 2027, l’achèvement pour fin 2029.

    « La ville de Thoune porte un grand intérêt à la réalisation de ce nouveau bâtiment », déclare le maire Raphael Lanz dans le communiqué. « L’Empa garantit à long terme des emplois hautement qualifiés dans la recherche et le développement, génère de la valeur ajoutée régionale et renforce Thoune en tant que pôle technologique et d’innovation au sein du canton de Berne. »

    L’Empa est présente à Thoune depuis 1994 avec un site de recherche. Elle y mène des recherches dans le domaine des hautes technologies et des matériaux.

    Un nouveau quartier voit le jour à Thoune Nord. Outre le premier projet concret sur le terrain à bâtir B5, la future station de RER Thoune Nord joue un rôle central. Le potentiel total du site de Thoune Nord représente environ 6 500 emplois.

  • Une nouvelle fondation pour faire avancer les PME

    Une nouvelle fondation pour faire avancer les PME

    Dans les classements nationaux sur la compétitivité, Lucerne obtient de bons résultats. Mais en ce qui concerne la force d’innovation, le canton occupe le bas du classement. Ne pas combler ce retard, c’est s’exposer à des pertes à long terme dans la concurrence entre les sites. Ce constat est à l’origine du projet de fondation Luzern Innovation et du crédit spécial que le Conseil d’État propose maintenant.

    La fondation comme pivot
    La nouvelle fondation ne doit pas créer de structure parallèle, mais coordonner les organisations partenaires existantes et mieux mettre en réseau leurs offres. L’accent est mis sur les entreprises dans les premières phases de développement. C’est-à-dire là où les besoins sont les plus importants et les ressources les plus limitées. Outre la coordination, la fondation peut également cofinancer des projets de mise en œuvre concrets tels que des études de faisabilité. Le conseil de fondation doit être composé d’au moins cinq membres, un contrat de prestations sur quatre ans assure la sécurité de la planification.

    24 millions avec une affectation claire
    Sur les 24 millions de francs demandés, un million sera versé au capital de la fondation. Les 23 millions de francs restants sont destinés aux prestations de la fondation pour les années 2026 à 2029. Lucerne se positionne ainsi comme un canton qui n’attend pas le soutien de la Confédération, mais qui agit lui-même. En complément des programmes nationaux comme ceux d’Innosuisse, qui soutiennent l’innovation des PME dans toute la Suisse.

    Partie d’une restructuration plus large
    La fondation est intégrée dans le paquet plus large de promotion du site du canton. En janvier 2026, le Grand Conseil a adopté un train de mesures d’environ 300 millions de francs par an. Ceci en réaction à l’imposition minimale de l’OCDE, qui affaiblit les avantages fiscaux existants. La contribution lucernoise à l’innovation comprend à elle seule 110 à 160 millions de francs par an pour les entreprises qui investissent dans la recherche et le développement. La Fondation Lucerne Innovation n’est donc pas une mesure isolée, mais fait partie d’une offensive coordonnée.

    Votation populaire en septembre
    La loi supérieure sur la promotion économique a déjà été approuvée par le Grand Conseil. Le dernier mot revient toutefois aux électeurs. Le vote est prévu pour septembre 2026, l’entrée en vigueur pour octobre 2026. La fondation peut toutefois déjà être créée sur la base des bases juridiques actuellement en vigueur. Le coup d’envoi ne doit pas attendre le vote populaire.

  • La « Lernfabrik » réinvente les liens entre l’industrie, la recherche et la formation

    La « Lernfabrik » réinvente les liens entre l’industrie, la recherche et la formation

    L’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) prévoit de créer l’ETH Learning Factory Zug au sein du Tech Cluster Zug, un pôle industriel et d’innovation de la société Metall Zug AG. Selon un communiqué, cette « usine d’apprentissage » permettra à l’avenir à des étudiants, à des apprentis issus de la formation professionnelle ainsi qu’à des experts issus de la recherche et du monde professionnel de travailler ensemble sur des problématiques concrètes issues de l’industrie et de la société.

    Le projet est soutenu par l’ETH, le canton et la ville de Zoug, ainsi que par neuf entreprises implantées à Zoug. La Learning Factory se concentre sur des thèmes tels que l’automatisation et la numérisation de l’industrie, les systèmes durables et l’apprentissage numérique. Environ 20 postes à temps plein sont prévus sur place pour l’exploitation, l’enseignement et la recherche. Le nouvel environnement d’apprentissage et de travail comprendra des ateliers modernes, des espaces d’apprentissage numériques et des zones de rencontre pour la collaboration interdisciplinaire.

    La première étape est prévue pour une durée de dix ans et coûtera au total environ 110 millions de francs. Le canton de Zoug prévoit de participer au financement à hauteur de 55 millions de francs, la ville de Zoug à hauteur de 27,5 millions de francs. D’autres contributions proviennent de partenaires économiques ainsi que de prestations de l’ETH.

    Des décisions politiques doivent encore être prises avant la mise en œuvre. Outre les décisions du Grand Conseil cantonal et du Grand Conseil communal, un référendum est prévu dans la ville de Zoug. En cas d’approbation, les travaux de transformation pourraient débuter en 2027, la mise en service étant prévue pour 2029.

  • 47 millions pour un nouveau cœur dans l’Oberland bernois

    47 millions pour un nouveau cœur dans l’Oberland bernois

    Le projet global coûte 47 millions de francs. Le financement est assuré par une nouvelle société de développement du site à créer, à laquelle participent quatre partenaires. La ville de Thoune accorde un prêt sans intérêt de 16 millions garanti par un gage immobilier et se porte en outre garante d’un prêt cantonal de 10 millions de francs dans le cadre de la nouvelle politique régionale. L’Empa elle-même investit 16 millions dans les laboratoires et la centrale technique, tandis que Halter AG, en tant que partenaire de développement, apporte une contribution de 5 millions. Une fois le projet terminé, la société sera transférée à des investisseurs.

    Le permis de construire est disponible
    La voie n’était pas libre. Des oppositions ont retardé la procédure d’environ un an. Le permis de construire pour l’îlot B5 à Thoune Nord est désormais disponible, le début des travaux est fixé au printemps 2027 et leur achèvement à la fin 2029. Le parlement de la ville se prononcera sur le prêt le 30 avril 2026. Pour que le calendrier tienne, il faut un oui clair.

    L’Empa à Thoune depuis 1994
    Le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche fait de la recherche dans le domaine de la haute technologie et des matériaux à Thoune depuis 1994. Le nouveau bâtiment n’est pas une délocalisation, mais une extension. Le maire de la ville, Raphael Lanz, résume bien la situation. L’Empa assure à long terme des emplois hautement qualifiés dans la recherche et le développement, génère une valeur ajoutée régionale et renforce Thoune en tant que site technologique et d’innovation dans le canton de Berne.

    Du site de la caserne au quartier urbain
    Thoune Nord est le plus grand projet de développement urbain de l’Oberland bernois. Sur ce site de 60 hectares, des entreprises de recherche, des entreprises et des logements prennent le relais de l’utilisation militaire. 6’500 emplois devraient être créés à long terme, environ 2’300 y sont déjà installés aujourd’hui. Un nouvel arrêt du RER Thoune Nord est inscrit dans l’étape d’aménagement 2035 du Parlement fédéral et doit relier directement le quartier au trafic longue distance.

    Halter comme levier
    Ce n’est pas un hasard si Halter AG, partenaire de développement de l’îlot B5, s’engage dans le projet à hauteur de 5 millions de francs. L’entreprise a remporté le concours de projet en 2022 avec Bauart Architekten et Balliana Schubert Landschaftsarchitekten. La composition montre le concept. Le capital privé et les pouvoirs publics tirent ensemble, le site partage le risque parce qu’il participe à la réflexion sur le rendement.

    Ce qui compte maintenant
    Le 30 avril est la date qui décide de tout. Si le parlement de la ville approuve le prêt, la planification peut commencer. Si le crédit échoue, c’est tout le calendrier qui vacille. Pour Thoune Nord, ce serait un revers, pour l’Empa une question de site. La ville a déjà fait sa part du travail. C’est maintenant au Parlement de trancher.

  • L’agenda numérique relie les événements dans la vallée de la Limmat

    L’agenda numérique relie les événements dans la vallée de la Limmat

    La société Limmatstadt AG a lancé, en collaboration avec les communes et les associations économiques de la vallée de la Limmat, un agenda numérique commun des manifestations. Les manifestations économiques, culturelles, sportives, associatives et communales sont enregistrées de manière centralisée, puis diffusées automatiquement sur différents canaux et regroupées sur le site Internet de Limmatstadt. Selon un communiqué, cette initiative vise à accroître la visibilité de la région, à exploiter les synergies, à réduire les charges administratives et à renforcer et développer la vallée de la Limmat en tant qu’espace économique et lieu de vie.

    « Grâce à l’agenda numérique des événements, nous mettons en avant tout ce que la vallée de la Limmat a à offrir, tout en renforçant la coopération dans la région », explique Stephanie Kiener, directrice générale de Limmatstadt, dans le communiqué.

    L’agenda repose sur la plateforme guidle. Les organisateurs enregistrent leurs événements une seule fois de manière centralisée. Ceux-ci apparaissent ensuite dans l’agenda régional et, selon la connexion, sur les pages des communes concernées et des plateformes partenaires et médiatiques. Cette solution garantit ainsi transparence et visibilité et permet de simplifier les processus et d’utiliser efficacement les ressources sans chevauchements.

    L’agenda numérique des événements a été soutenu et financé par les communes d’Aesch, Dietikon, Geroldswil, Oetwil an der Limmat, Oberengstringen, Schlieren, Spreitenbach, Uitikon, Unterengstringen, Urdorf et Weiningen, ainsi que par les associations économiques Industrie- und Handelsverein Dietikon et Wirtschaftskammer Schlieren.

    « Grâce au nouvel agenda numérique des manifestations, la vallée de la Limmat se rapproche encore davantage – visible, connectée et forte ensemble », indique le communiqué.

  • La Confédération mène une consultation sur la promotion économique

    La Confédération mène une consultation sur la promotion économique

    Le Conseil fédéral a ouvert pour la première fois une consultation sur le message relatif à la promotion économique. Selon un communiqué, celle-ci devrait durer jusqu’au 1er juin 2026. Le Conseil fédéral soumet au Parlement cinq décisions de financement pour les années 2028 à 2031, pour un montant total de 392,21 millions de francs. La promotion économique doit s’appuyer sur les instruments suivants : politique en faveur des PME, politique du tourisme, politique régionale, promotion des exportations et promotion économique.

    La promotion économique se concentrera sur trois axes prioritaires : alléger la charge administrative des PME grâce à la numérisation, faciliter l’accès des PME aux marchés internationaux et enfin renforcer l’économie des régions. Entre autres, l’extension de la plateforme EasyGov.swiss permettra d’élargir le marché des services numériques de la Confédération et des cantons. En ce qui concerne les marchés internationaux, la Confédération soutient les entreprises orientées vers l’exportation en leur fournissant des informations, des conseils et des assurances contre les risques à l’exportation. Dans le domaine de la promotion économique régionale, la Confédération soutient les destinations touristiques ainsi que les projets économiques dans les zones rurales, les régions de montagne et les régions frontalières.

    Malgré un budget élevé, la planification prévoit une baisse de 5,2 % par rapport à la période précédente, compte tenu des paiements spéciaux liés à la Covid et à la relance ainsi que du paquet d’allègements 2027.

  • L’aménagement du territoire est enseigné de manière pratique

    L’aménagement du territoire est enseigné de manière pratique

    Les responsables de la planification de Baden Regio ont lancé à l’automne 2025 un projet d’aménagement du territoire avec les élèves de l’école cantonale de Wettingen. Selon un communiqué, les planificateurs ont conçu trois blocs de cours dans le cadre de la matière principale « sciences humaines et sociales ». Ils ont présenté des méthodes de travail et des outils de planification et expliqué les possibilités de participation de la population.

    Dans le cadre de projets pratiques, les élèves ont analysé l’environnement proche de leur école, puis élaboré des propositions pour l’aménagement de la partie ouest de la péninsule du monastère. Au cours d’autres leçons, les jeunes ont étudié avec leurs enseignants différents concepts d’habitat, les besoins en matière de logement et leur influence sur le développement urbain. L’accent a été mis sur les aspects sociaux.

    « L’approche pratique et le savoir-faire approfondi des intervenants de Baden Regio ont ouvert de nouvelles perspectives précieuses aux élèves et aux enseignants », déclare Oliver Schneider, professeur au lycée cantonal de Wettingen, dans le communiqué. « Grâce à l’interaction vivante entre les bases théoriques et leur application directe à un exemple concret, le thème de l’aménagement du territoire a été présenté de manière tangible et claire. Cela a éveillé la curiosité, favorisé la réflexion en réseau et encouragé les élèves à regarder au-delà des frontières habituelles. »

    Les participants de Baden Regio et le corps enseignant ont constaté que la cohabitation entre les personnes était particulièrement importante pour les élèves.

  • La voie est libre pour Wil West

    La voie est libre pour Wil West

    Au deuxième essai, les électeurs de Saint-Gall disent oui à Wil West. La décision est serrée, mais suffisamment claire pour assurer la sécurité de la planification. Le vote montre que la région veut se développer. De manière groupée, planifiable et concertée, au-delà des frontières cantonales.

    Avec la vente du terrain, Saint-Gall cède un ancien domaine de l’hôpital psychiatrique de Wil au canton de Thurgovie. La zone économique sera à l’avenir entièrement située sur le sol thurgovien, mais restera dans la zone d’influence directe de la Regio Will. Il en résulte une situation de départ plus claire pour les investissements, les infrastructures et les stratégies d’implantation à long terme.

    Concentration plutôt que mitage
    Wil West représente un modèle qui occupe de nombreuses régions, permet une croissance économique sans continuer à miter le paysage. Au lieu de multiplier les zones industrielles à la périphérie des villes, le site regroupera à l’avenir les entreprises, les services et les emplois productifs dans un endroit bien desservi par les transports.

    Il ne s’agit pas d’un site industriel quelconque, mais d’un lieu de travail moderne. L’objectif est de créer des entreprises de haute qualité qui apportent de la valeur ajoutée et des emplois qualifiés sans consommer trop de surface. Le potentiel de développement de la région est ainsi exploité. Pour l’aménagement du territoire, le projet est donc aussi un instrument permettant de canaliser la croissance plutôt que de la laisser au hasard.

    L’infrastructure comme moteur de développement
    L’impact de Wil West est particulièrement fort par le biais de l’infrastructure. Avec le projet, la Confédération, les cantons et la région associent l’extension de l’autoroute, les transports publics ainsi que les liaisons piétonnes et cyclables. Le raccordement autoroutier prévu à l’A1 et une meilleure desserte en train et en bus rendent le site attractif pour les entreprises tout en désengorgeant les centres-villes existants.

    La durabilité comme facteur d’implantation
    La première version de Wil West a échoué en raison de préoccupations telles que la perte de terres cultivables, le trafic et l’impact écologique. Dans la variante remaniée, la durabilité joue un rôle nettement plus visible. Des modes de construction plus denses, une utilisation plus soigneuse des surfaces et davantage d’espaces verts et libres doivent permettre de réduire l’empreinte écologique.
    Pour les entreprises qui souhaitent s’implanter, cela devient justement un facteur de localisation. De plus en plus d’entreprises choisissent leur site en tenant compte de la consommation d’énergie et de surface, de l’accessibilité sans voiture et d’un environnement attrayant pour les collaborateurs.
    Wil West a la possibilité d’établir un nouveau standard pour les zones de travail si l’assurance qualité, l’échelonnement et les critères d’implantation sont appliqués de manière conséquente.

    Saisir les opportunités, gérer les attentes
    Avec le oui au projet, les attentes augmentent également. La politique et l’administration doivent prendre de la vitesse, sans pour autant tomber dans la précipitation. La région a besoin de lignes directrices claires : quelles branches doivent venir ? Quelle est la densité souhaitée ? Comment gérer le développement sur plusieurs décennies sans changer de stratégie à chaque changement de conjoncture ?