La société immobilière Naef Holding SA a lancé son programme de formation en interne, Naef Acedémie. Comme Naef l’indique dans une publication LinkedIn, ce programme de six mois vise à former la prochaine génération de professionnels de l’immobilier. La première promotion du programme débutera à l’automne. Les personnes intéressées peuvent dès à présent postuler via Jobup.
Dirigée par des experts de Naef, la Naef Académie combine des travaux pratiques et des modules théoriques. Parmi les objectifs du programme figurent l’initiation des étudiants aux métiers importants du secteur immobilier, le soutien des changements de carrière et des premières expériences professionnelles ainsi que le recrutement de talents de divers instituts. Le programme comprend, entre autres, des introductions aux services de Naef tels que la gestion, le développement de copropriétés et la comptabilité, un suivi individuel et des coachings personnalisés.
Naef est déjà implantée dans les plus grandes villes francophones de Suisse et est active dans tous les domaines de l’immobilier. Grâce à ses filiales, Naef propose également divers services dans les domaines de l’évaluation immobilière, de la construction et de la gestion de projets architecturaux.
Genève est considérée comme un symbole de la coopération internationale. 36’000 emplois dans les organisations internationales, environ 250’000 nuitées par an et une forte empreinte locale. Ces chiffres illustrent la pertinence de la présence internationale. Mais les tensions géopolitiques et le retrait potentiel de grands acteurs comme les Etats-Unis mettent ce système sous pression.
Les conséquences sont des coupes budgétaires, des changements structurels et des questions de localisation qui vont bien au-delà de l’échiquier politique. Les marchés immobiliers, les prestataires de services locaux et le développement urbain sont également directement touchés. Ce qui était considéré comme stable jusqu’à présent doit désormais être repensé.
Quand la demande est redistribuée Les employés internationaux caractérisent le marché du logement de Genève avec environ 9 500 unités occupées, une forte propension à payer et une focalisation sur les grands appartements meublés. Une diminution de seulement 20 % des employés pourrait augmenter sensiblement le taux d’offre. Mais le taux de vacance ne devrait guère augmenter. La situation tendue en matière de logement fait que les logements qui se libèrent sont rapidement occupés par des ménages locaux.
L’évolution de la composition de l’offre, en particulier dans le segment des prix élevés, sera déterminante. Le marché pourrait sembler plus détendu à court terme, mais à moyen terme, il pourrait connaître un décalage dans la dynamique des loyers.
Stabilité à l‘épreuve Environ 650 000 m² de bureaux sont aujourd’hui occupés par des organisations internationales. Une baisse de 20 % porterait le taux de vacance à plus de 10 %, avec un impact particulièrement marqué au Grand-Saconnex, à Pregny-Chambésy et dans la zone du Jardin des Nations. Un retrait complet laisserait plus de 140 000 m² de surfaces vacantes, une dimension équivalente à environ deux fois le projet PAV.
Bien que le marché se soit montré robuste jusqu’à présent, la baisse de la demande internationale pourrait accentuer les déséquilibres existants. Des stratégies différenciées pour une utilisation flexible et centrée sur l’utilisateur sont nécessaires.
Une dépendance visible et vulnérable Chaque année, Genève accueille environ 2 500 conférences. Le tourisme qui y est associé soutient une grande partie du marché hôtelier. La suppression de ces événements pourrait réduire le taux d’occupation des hôtels jusqu’à 10 %. Avec des effets domino sur les fournisseurs, la gastronomie et la réputation internationale de la ville.
Ce domaine en particulier montre à quel point les intérêts économiques, urbanistiques et diplomatiques sont étroitement liés et combien ce carrefour est vulnérable.
Du danger à l’opportunité Le retrait éventuel d’organisations internationales n’est pas une crise isolée, mais l’expression d’un changement structurel mondial. Le défi pour Genève est de considérer la résilience non seulement comme une résistance, mais aussi comme un changement.
Stratégies d’avenir pour Genève Un écosystème unique d’organisations internationales, une qualité de vie élevée et une stabilité institutionnelle continuent de plaider en faveur de Genève. Parallèlement, il convient de répondre de manière stratégique à des défis tels que la rareté des sols, le prix élevé des terrains et le coût élevé de la vie.
Poursuivre la transformation avec deux leviers Développer de nouveaux modèles commerciaux en diversifiant les financements et les services, les formats hybrides, les plateformes numériques et les partenariats ancrés localement.
Utiliser l’immobilier de manière intelligente et flexible Repenser les espaces sous-utilisés de manière modulaire, centrée sur l’utilisateur et adaptable. La condition préalable est non seulement l’agilité spatiale, mais aussi organisationnelle.
Utiliser de manière ciblée les synergies dans l’espace Passer des bureaux classiques à des lieux de savoir, de rencontre et d’innovation. Les infrastructures de conférence, d’hôtellerie et de coworking devraient être planifiées et utilisées de manière plus intégrée.
Assouplir la planification Le développement urbain doit être réactif et adaptable. Avec des concepts visionnaires qui permettent la réversibilité et l’orientation des utilisateurs, plutôt que des directives rigides.
Jacques Mauron tire les conséquences de la restructuration stratégique de Groupe E et démissionne de son poste de directeur général. Selon un communiqué, le conseil d’administration a nommé Alain Sapin, directeur de l’énergie électrique du fournisseur d’énergie fribourgeois, directeur général ad interim. Mauron travaillait chez Groupe E depuis 2004, et en était le directeur général depuis novembre 2019.
Groupe E avait indiqué en avril qu’il souhaitait revoir ses activités dans le domaine du photovoltaïque et des pompes à chaleur dans son canton et dans d’autres parties de la Suisse romande. L’entreprise réagissait ainsi à une baisse continue des ventes dans ce domaine depuis 2023. Elle souhaite maintenant adapter la structure de la direction Technique et Infrastructure afin de donner plus d’autonomie à chacune de ses filiales.
Ce remaniement stratégique s’accompagne d’une réduction des effectifs. En avril, l’entreprise prévoyait encore le licenciement de 188 des 2600 collaborateurs. En mai, le nombre de licenciements a pu être réduit à 168 après une consultation avec les partenaires sociaux.
L’ancien chef de la direction technique et des infrastructures, Michel Beaud, a entre-temps quitté Groupe E. Sa succession est désormais assurée par intérim par Johann Ruffieux, directeur des achats et du commerce.
H2 Bois accueille un nouvel actionnaire minoritaire. En janvier 2025, le fournisseur d’énergie vaudois Romande Energie entrera au capital à hauteur de 33,7%, selon un communiqué. Le Groupe Corbat, basé à Vendlincourt (JU) et actif dans la filière bois, détiendra alors 50,3% de l’entreprise qu’ils ont créée en 2021, et la société de conseil Planair Vision SA, basée à La Sagne (NE), 16%.
H2 Bois prévoit de construire une usine de production d’hydrogène à partir de déchets de bois en 2025 et de la mettre en service en 2026. La production génère également du biochar, qui peut stocker durablement une partie du CO2 contenu dans le bois. Lors de l’extension complète prévue pour 2030, il sera ainsi possible de produire un total de 450 tonnes d’hydrogène propre à partir de 14 000 tonnes de bois et de déchets de bois et de stocker 2500 tonnes de CO2 par an. H2 Bois utilise une technologie développée par la société française Haffner Energy.
L’hydrogène est transporté par un gazoduc de 1,5 km jusqu’à une zone industrielle du village. Là, il est utilisé par des entreprises industrielles et pour la mobilité via une station-service. Le biochar est utilisé dans l’agriculture.
Pour Romande Energie, cette participation constitue un pas en avant vers une Suisse romande décarbonée. « Cette participation nous permet de collaborer à un projet audacieux, pionnier en Suisse dans l’utilisation d’une technologie innovante à émission négative », déclare Jérémie Brillet, responsable de l’hydrogène chez Romande Energie, cité dans le communiqué.
Benjamin Corbat, directeur général du Groupe Corbat, se félicite de la participation de Romande Energie. « Nous nous réjouissons de démarrer la production, mais aussi d’ouvrir de nouvelles voies dans l’utilisation locale du bois »
L’EPFL et le fournisseur de gaz romand Gaznat ont signé un accord-cadre pour développer leur collaboration, selon un communiqué. Celui-ci prévoit trois appels d’offres pour des projets de recherche et développement susceptibles de contribuer de manière significative à un approvisionnement en gaz propre. Le premier appel d’offres est prévu pour début 2025.
Les projets gagnants seront sélectionnés par un conseil scientifique composé de quatre représentants de chaque partie. Il s’agit notamment de Gilles Verdan, CEO de Gaznat, Wendy Lee Queen et Yasmine Calisesi de l’Energy Center de l’EPFL, ainsi que d’Edouard Bugnion, vice-président de l’EPFL. Un gestionnaire de programme coordonnera les appels d’offres et assurera le suivi des projets sélectionnés.
L’EPFL et Gaznat ont déjà cofinancé 17 projets dans le cadre de trois appels d’offres. Gaznat a ouvert son laboratoire d’innovation à Aigle en 2023.
Gaznat, dont le siège est à Lausanne, achète et transporte du gaz pour des entreprises partenaires en Suisse romande. L’entreprise souhaite que son offre soit climatiquement neutre d’ici 2050. « Grâce à notre collaboration en matière de recherche et développement avec l’EPFL, nous nous rapprochons de notre objectif de neutralité climatique et pouvons décarboniser notre industrie », ont déclaré René Bautz, président du conseil d’administration de Gaznat, et Gilles Verdan, CEO, cités dans le communiqué.
L’agglomération genevoise est confrontée à la tâche complexe de gérer efficacement l’espace disponible tout en faisant face à une croissance démographique continue. La transition écologique nécessite une approche innovante qui tienne compte des spécificités géographiques et d’accessibilité des régions afin de gérer au mieux les effets de la croissance démographique.
Dans toutes les régions concernées, les mesures doivent être adaptées avec précision aux conditions locales et soutenues par la population dans son ensemble afin de respecter les engagements environnementaux. Ces mesures sont adaptables et peuvent être transférées d’une région à l’autre grâce à un dialogue continu.
C’est dans ce contexte que les cantons de Genève et de Vaud, en collaboration avec le Pôle métropolitain Genevois français, ont pris l’initiative de lancer une démarche de transition écologique sous le nom de «Vision territoriale transfrontalière 2050». Cette vaste démarche exploratoire vise à redéfinir l’aménagement du territoire et à l’adapter aux défis écologiques. L’aménagement du territoire joue un rôle central dans le développement de la région pour répondre aux besoins des 400 000 personnes supplémentaires attendues d’ici 2050. Cela représente un défi, en particulier compte tenu de l’espace limité à Genève et de la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Des stratégies sont actuellement en cours d’élaboration à Genève pour faire face à cette augmentation tout en maintenant un cadre de vie de qualité et durable. Les objectifs de ces stratégies comprennent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation au changement climatique et la protection de la biodiversité.
Le projet «Vision Territoriale Transfrontalière 2050» a déjà donné lieu à une feuille de route participative qui a été adoptée par le Conseil d’État fin 2021. Basée sur l’état d’urgence climatique, le plan climat cantonal et la charte «Grand Genève en transition» de 2022, cette feuille de route définit les étapes et les méthodes des travaux préparatoires qui seront intégrés dans les prochains documents d’aménagement du territoire.
Cette approche axée sur le projet et la pratique implique fortement les acteurs locaux, notamment les communes et les associations, et favorise un ancrage local profond qui facilite la mise en œuvre ultérieure. Les scénarios spatiaux développés par des équipes transdisciplinaires permettent d’élaborer progressivement une vision commune. La pertinence de cette vision est évaluée localement dans le cadre de groupes de discussion et, si elle est concluante, elle peut être mise en œuvre à plus grande échelle. Cette approche itérative conduit à un développement dynamique des concepts territoriaux, qui sont continuellement affinés et adaptés aux besoins régionaux. Ainsi, la vision globale donne naissance à un projet de territoire cohérent et commun qui renforce les identités locales.
La version finale de la vision territoriale transfrontalière 2050 devrait être disponible cet été 2024. D’ores et déjà, un bilan intermédiaire permet de tirer les premières conclusions et de dessiner les contours de la vision. Dans les stratégies d’aménagement du territoire, des concepts tels que le «plafond écologique» et le «fondement social», inspirés de la théorie du donut de Kate Raworth, sont centraux. Ce changement de perspective place le monde vivant et ses écosystèmes au premier plan de la planification. D’autres aspects, tels que la densification et le réaménagement des espaces urbains, favorisent les trajets courts et l’utilisation efficace des ressources, ce qui, au final, réduit le besoin de mobilité et contribue à un développement urbain durable.
Cette approche globale et spécifique à la région garantit que le Grand Genève joue un rôle de premier plan dans l’aménagement durable du territoire, non seulement en tant que partie de la Suisse, mais aussi dans un contexte européen plus large. La Vision 2050 transfrontalière apporte ainsi une contribution décisive à l’adaptation et à l’amélioration continues du projet de territoire suisse.
Le canton de Genève connaît une augmentation continue du nombre de travailleurs frontaliers qui résident en France et se rendent à Genève pour travailler. Entre le premier trimestre 2021 et le premier trimestre 2024, le nombre de ces frontaliers a augmenté de 33.000 pour atteindre un total de 399.000. Cette évolution a été favorisée par le Léman Express et la libéralisation des règles du travail à domicile en 2023.
Part croissante des frontaliers sur le marché du travail Le nombre de frontaliers français travaillant dans la région lémanique a augmenté de 26% au cours des trois dernières années. La part des frontaliers dans l’emploi est passée de 13,2% au premier trimestre 2021 à 14,9% au premier trimestre 2024, en raison d’un marché du travail en plein essor, de la pénurie de logements à Genève et du coût plus attractif du logement en France, pays frontalier.
Impact du Léman Express L’ouverture du Léman Express en 2020 a considérablement facilité les déplacements transfrontaliers en réduisant le temps de trajet entre Annemasse et la gare centrale de Genève d’environ 40%. Désormais, 70.000 navetteurs utilisent quotidiennement le Léman Express, qui représente une part de marché de 43%. Cela a entraîné un boom de la construction autour des nouvelles gares et un attrait accru pour les frontaliers.
Marché du logement à Genève et dans les régions frontalières Genève est confrontée à une grave pénurie de logements depuis plusieurs années. Le taux de logements vacants n’était que de 0,4 % en 2023, tandis que le taux d’offre de logements locatifs est passé de 5,3 % à 4,2 % entre 2021 et 2023. En comparaison, le coût du logement en France, pays frontalier, est nettement plus bas, ce qui incite de nombreux travailleurs à s’y installer. Cependant, cela a également entraîné une hausse des prix dans ces régions.
Développements futurs et défis La tendance à la croissance de la population dans la partie française de l’aire métropolitaine de Genève devrait se poursuivre. De 2024 à 2030, la population du canton de Genève devrait croître de 1% par an, tandis que les arrondissements français limitrophes devraient dépasser ce chiffre. Cela continue de poser des défis en termes d’infrastructures et de marché du logement des deux côtés de la frontière.
La région lémanique doit relever le défi de concilier le dynamisme du marché du travail et l’augmentation du nombre de travailleurs frontaliers avec la pénurie de logements existante. Des solutions de transport innovantes telles que le Léman Express et la libéralisation des règles de travail à domicile jouent un rôle central, mais nécessitent également des stratégies à long terme pour répondre à la problématique du marché du logement et au développement durable de toute la région.
Les initiateurs du parc éolien bi-cantonal des Quatre Bornes ont remporté une nouvelle victoire d’étape. Selon un communiqué, le Tribunal fédéral a rejeté le recours des opposants à une répétition de la votation sur le parc éolien de Sonvilier.
La commune de Sonvilier pourra donc voter à nouveau sur le plan de quartier le 22 septembre. Celui-ci est assimilé à un permis de construire pour le parc éolien. Le 27 septembre 2020, les électeurs de Sonvilier avaient refusé le parc éolien à une courte majorité de 289 non contre 285 oui. Une initiative communale lancée en décembre 2021 demandait une nouvelle votation.
En août 2023, le Tribunal cantonal neuchâtelois avait rejeté un recours contre les éoliennes prévues dans la partie neuchâteloise du parc éolien, sur la commune de Val de Ruz.
Le parc éolien des Quatre Bornes est planifié par les deux communes ainsi que par 23 agriculteurs et autres personnes. Groupe E investit dans le projet via sa filiale greenwatt. Les premières mesures de vent ont été effectuées en 2006. Le parc éolien devrait produire 63 millions de kilowattheures par an avec trois éoliennes à Val de Ruz et six à Sonvilier.
L’étude présentée par Isabelle Moret, cheffe du Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine (DEIEP), montre des résultats encourageants sur le potentiel photovoltaïque des toits et façades des bâtiments cantonaux vaudois. En présence de Pierre de Almeida, directeur général de l’immobilier et du patrimoine, et de Camille Orthlieb, responsable de la construction durable à la DGIP, il est apparu que l’administration cantonale pouvait atteindre une autonomie électrique d’ici 2035 en produisant l’équivalent de 23 GWh d’électricité par an.
Vaste installation photovoltaïque Depuis le début des années 2000, près de 19.800 m² de panneaux solaires ont été installés sur les toits des bâtiments de l’administration cantonale. D’ici 2035, cette surface sera portée à environ 100.000 m². Tous les nouveaux bâtiments seront équipés de panneaux photovoltaïques, de sorte qu’ils produisent autant, voire plus, d’énergie qu’ils n’en consomment. Parallèlement, un programme de rénovation des bâtiments prévoit de réduire la consommation d’électricité d’environ 30 % grâce à l’optimisation énergétique.
Responsabilité et exemplarité Isabelle Moret souligne l’importance de ces mesures : « Grâce aux efforts de nos équipes pour développer massivement les installations photovoltaïques, nous devrions atteindre l’autonomie électrique en 2035. L’État de Vaud montre ainsi sa responsabilité face aux enjeux du développement durable et sert d’exemple en matière de consommation d’énergie dans le secteur immobilier »
Financement et coordination du projet Plus de 18 millions de francs sont alloués à la réalisation de ce projet pour financer à la fois le développement des installations solaires et la réduction de la consommation d’électricité. Sa mise en œuvre nécessite une étroite collaboration entre la Direction générale de l’immobilier et du patrimoine (DGIP), le Service des monuments historiques, la Direction de l’énergie (DGE-DIREN) et la Direction des ressources et du patrimoine naturel (DGE-DIRNA).
Perspectives futures En plus de l’administration cantonale, l’Université de Lausanne (UNIL) et le Centre hospitalier universitaire de Lausanne (CHUV) évaluent également leur potentiel photovoltaïque afin d’augmenter leur indépendance énergétique. Ces mesures soulignent l’engagement du canton de Vaud à faire progresser la transition énergétique et à atteindre des objectifs de durabilité à long terme.
En 2023, la Promotion économique vaudoise a soutenu financièrement 733 projets d’entreprises. Le soutien à l’internationalisation a augmenté de près de 20%, tandis que le soutien au secteur des cleantech a progressé de 23,7%, illustrant l’importance croissante de l’innovation dans le domaine de l’énergie et du climat. Le nombre d’implantations d’entreprises étrangères est resté stable, avec 28 nouvelles implantations.
Réseau et partenariats Isabelle Moret, cheffe du Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine (DEIEP), souligne l’importance d’un réseau fort : « En 2023, plus d’un millier d’entreprises et de porteurs de projets ont bénéficié des mesures de soutien du gouvernement vaudois, notamment dans les domaines de l’innovation et du développement durable » Ces mesures ont permis de soutenir 3722 emplois.
Forte croissance du secteur medtech Les start-up vaudoises ont levé 444 millions de francs, dont 29 figurent dans le top 100 des meilleures start-up de Suisse. Le secteur des medtechs est particulièrement remarquable : 52% des investissements suisses dans les technologies médicales sont allés à des start-ups vaudoises.
Attractivité pour les entreprises étrangères Innovaud, l’agence de promotion de l’innovation et des investissements étrangers, a soutenu l’implantation de 28 nouvelles entreprises dans le canton de Vaud. Le secteur des sciences de la vie a été particulièrement présent, puisqu’il a représenté plus d’un tiers des nouvelles implantations.
Promotion de la recherche et du développement Les parcs d’innovation du canton de Vaud accueillaient 661 entreprises et 8326 emplois fin 2023. Le nouveau campus unlimitrust et l’extension du parc d’innovation de l’EPFL avec le projet Ecotope sont des exemples de croissance et de soutien à la recherche et au développement.
Soutien du Fonds de promotion de l’innovation Le Fonds de promotion de l’innovation a été doté de 50 millions de francs supplémentaires en 2023. Ce fonds soutient la Fondation pour l’innovation technologique (FIT) et différents programmes tels que Tech4Trust, le principal programme d’accélération de la Trust Valley pour les start-ups, et FIT Impact pour les jeunes projets d’entrepreneuriat d’impact.
La durabilité au cœur des préoccupations La durabilité joue un rôle central dans le programme de législature 2022-2027. Le crédit-cadre « Tourisme 4 saisons », d’un montant de 50 millions de francs, vise à améliorer la qualité et la durabilité des infrastructures touristiques. en 2023, 84 projets ont été soutenus pour un total de près de 4 millions de francs afin d’aider les entreprises dans leur transition vers la durabilité.
Un écosystème économique fort Le SPEI a également soutenu des organisations comme Innovaud, qui a accompagné 328 entreprises et contribué à la création de 31 nouvelles entreprises. Genilem, spécialisé dans le diagnostic de projets et le conseil en entrepreneuriat, a soutenu 24 entreprises. La Fondation pour l’innovation technologique (FIT) a octroyé plus de 4 millions de francs sous forme de bourses et de prêts à des start-ups.
Promotion économique régionale et promotion territoriale Les agences régionales de promotion économique ont soutenu 712 entreprises et fourni plus de 1000 services. Vaud Promotion a encouragé 165 producteurs locaux à labelliser leurs produits avec le label VAUD CERTIFIES D’ICI. L’attractivité touristique a augmenté de 8,6%, la plupart des visiteurs venant de Suisse, de France et des Etats-Unis.
Ces mesures et partenariats d’envergure soulignent le succès de la stratégie de promotion économique vaudoise, qui mise sur la durabilité, l’innovation et des réseaux solides.
La Fondation pour le Développement des Arts et de la Culture de Vernier a confié à HRS la construction de deux bâtiments à Vernier. Le contrat d’entreprise totale correspondant a déjà été signé, informe dans un communiqué le prestataire de services immobiliers dont le siège est à Frauenfeld. Aucune information n’est donnée sur l’ampleur financière de ce grand projet dédié aux arts de la scène.
Le premier bâtiment doit servir de centre culturel. Il comprendra une salle de spectacle de 492 places assises et 920 places debout, explique HRS. Dans le second bâtiment, 220 logements sont prévus pour les étudiants. Les deux bâtiments seront reliés par une passerelle piétonne.
Le complexe sera complété par un hôtel, un espace de co-working, une brasserie et un service de restauration. Ils sont destinés à « enrichir l’offre du site et à en faire un lieu de vie dynamique », écrit HRS. Le communiqué ne communique pas de calendrier pour la mise en œuvre du projet.
La stratégie de densification de cette zone, qui couvre 55% de la surface constructible de la commune, propose de poursuivre le développement du quartier de Maisons-Neuves, le long de la route de Thonon, par un changement de zonage, en y implantant une diversité de logements et de services. 45% du territoire étant en zone agricole et l’environnement naturel étant fortement représenté, cette stratégie de densification permet de préserver et de valoriser ces espaces et le patrimoine communal. La qualité de vie de la population étant au centre des préoccupations, une attention particulière sera portée au développement des espaces publics. L’amélioration du réseau de mobilité douce permettra en outre de faciliter l’accès à ces espaces de vie ainsi qu’aux communes voisines. Cette vision du développement de la zone villas est en accord avec le plan directeur cantonal 2030.
Le premier congrès suisse sur l’hydrogène s’est tenu le 28 mars à Yverdon-les-Bains. L’événement a réuni des entrepreneurs, des spécialistes du monde scientifique et économique ainsi que des décideurs politiques. La diversité des intervenants a permis d’aborder le sujet sous de nombreux aspects. Organisé en collaboration avec Planair, CleanTech Alps et le réseau H2 de Suisse occidentale, le premier congrès suisse sur l’hydrogène a été un véritable succès.
L’hydrogène n’est pas la panacée pour résoudre tous les problèmes énergétiques de la Suisse, mais il offre de nombreuses possibilités. Le premier congrès suisse sur l’hydrogène a donné lieu à des échanges fructueux et à une forte collaboration. Cela montre l’importance du sujet pour la Suisse, et tous les participants sont prêts à travailler ensemble pour renforcer la compétitivité du pays et construire un avenir énergétique durable.
Ce qu’il faut retenir de cette journée Les représentants des secteurs de l’énergie, du gaz et de l’industrie, les entrepreneurs et les hommes politiques sont unanimes : la Suisse doit absolument être connectée au réseau européen. Il est crucial que notre pays ne rate pas cette occasion.
Un autre point important est la demande d’une stratégie claire et de conditions-cadres appropriées de la part de la Confédération pour faire avancer le marché.
Malgré les défis opérationnels existants, le congrès a permis de tirer des bilans positifs de projets en cours tels que Green Gaz à Aigle et Hydrospider. Les participants ont eu un aperçu du développement de projets d’hydrogène tels que H2 Bois, Gruyère Hydrogène Power et Prhysm.
De plus, aeesuisse a présenté son positionnement sur l’hydrogène avec la publication de la brochure « 10 points sur l’hydrogène ».
Une passion qui dépasse nos frontières L’hydrogène est plus que jamais un sujet d’actualité. Il fait bouger les spécialistes et les politiques au-delà des frontières de la Suisse. En Europe, les discussions sur ses opportunités et ses risques s’accélèrent et battent leur plein. La Suisse et son pool de compétences ont un rôle clé à jouer dans ce contexte. « Nous assistons actuellement à un fort engouement pour l’hydrogène, avec de grandes annonces au niveau international. La Suisse est à la pointe de l’innovation dans de nombreux domaines, comme la compression ou le stockage. Nous devons donc renforcer notre position de leader et ne pas nous laisser dépasser par nos concurrents européens », explique Laurent Scacchi Directeur pour la Suisse romande d’aeesuisse.
La start-up Freesuns SA de Colombier, spécialisée dans les tuiles solaires innovantes, annonce une augmentation de capital de 1 million de francs. Selon le communiqué de presse, celle-ci comprend un investissement stratégique de PHIDA Groupe, dont le siège est à Renens. Selon lui, cette collaboration ouvre de nouvelles perspectives pour l’avenir des énergies renouvelables en Suisse romande. L’entreprise familiale PHIDA Groupe à Renens regroupe, selon ses propres termes, 20 sociétés dans quatre secteurs d’activité : Construction, Événements, Services et Investissements.
Freesuns croit en un monde dans lequel la production d’énergie est durable, respectueuse de l’environnement et esthétique, peut-on lire sur le site Internet de l’entreprise. C’est pourquoi Freesuns a développé une série de tuiles solaires spéciales qui permettent une couverture maximale des cellules photovoltaïques pour chaque forme et style de toit. À ce jour, environ 130 toits ont été couverts de cette manière en Suisse.
« Cette injection de capital va nous permettre de développer notre activité, de repousser les limites du photovoltaïque intégré au bâtiment et de nous rapprocher de notre vision : Des tuiles solaires sur chaque toit », déclare Deborah Learoyd, directrice générale de Freesuns, citée dans un article de startupticker.ch. La start-up entend utiliser le capital pour poursuivre la recherche et le développement dans le domaine des solutions logicielles et matérielles et étendre ses ventes à de nouveaux marchés.
« Nous sommes très heureux de collaborer avec Freesuns dans sa mission de révolutionner les matériaux de toiture avec de magnifiques tuiles solaires. Cela nous permettra d’offrir à nos clients les dernières technologies en matière de tuiles solaires et de maintenir notre position de leader sur le marché de l’enveloppe du bâtiment en Suisse romande », a déclaré Bastien Sauve, PDG de PHIDA Groupe, cité dans le communiqué.
Monsieur Simonot, les propriétaires du projet CôtéGare ont réfléchi très tôt à l’optimisation de cette entreprise: pourquoi?
Simonot : La construction pose les bases d’une exploitation efficace. Si l’on considère que la durée d’exploitation est 20 à 50 fois plus longue que la durée de construction, on comprend mieux l’importance de se concentrer très tôt sur un environnement aussi efficace que possible dans l’exploitation. Cela est d’autant plus marqué par l’augmentation des installations technologiques sur les bâtiments, telles que celles liées à la mise en œuvre de nouveaux concepts d’utilisation et aux exigences de durabilité, entre autres.
Mme Moser et M. Stäuble: pom+ et Allthings ont notamment été chargés d’accompagner le projet dans les phases de planification et de construction. Quels objectifs ont-ils poursuivis?
Stäuble : pom+ a été chargé de la planification générale de l’exploitation du site pendant toutes les phases du cycle de vie du bâtiment. Notre objectif est de concevoir une exploitation durable et économique. Outre la conception de l’exploitation intégrant tous les processus pertinents, ont également été réalisées les conditions générales d’exploitation et les exigences, le développement organisationnel, le calcul des coûts du cycle de vie ainsi que le sourcing des ressources nécessaires à l’exploitation. Dans le contexte de la numérisation et en collaboration avec Allthings, nous avons veillé à ce que les exigences imposées par chaque solution soient harmonisées avec le propriétaire et le futur exploitant sur la base des différents cas d’utilisation opérationnels et des processus d’exploitation.
Moser : Les grands sites de construction se caractérisent aujourd’hui par l’intégration d’un grand nombre de composants numériques et intelligents. À CôtéGare, 13 solutions techniques sont utilisées, par exemple une solution numérique pour la gestion du parking, des boîtes à colis accessibles numériquement ou un système de réservation pour les espaces communs doté d’un système d’accès et de paiement numérique adapté. Le défi pour le propriétaire et le futur exploitant réside ainsi dans la quantité des solutions mises en place. En effet, celles-ci doivent fonctionner ensemble et sans faille sur le long terme. Si l’on ne relie pas ces systèmes, un exploitant doit par exemple procéder à des adaptations dans 13 systèmes différents à chaque changement de locataire ou, pire encore, adapter manuellement le matériel correspondant sur place. Allthings a été chargé de s’assurer, lors de la phase de planification, que tous les groupes de technologies fonctionnent ensemble sans problème et non pas comme des solutions isolées et indépendantes.
Monsieur Simonot, quels ont été les principaux enseignements de ces travaux pour le projet CôtéGare?
Simonot : La contribution de pom+ était nécessaire pour mettre en œuvre de manière proactive le concept FM du projet: si l’on n’investit pas dans le FM anticipatif adapté à la planification et à la construction (FM-A), on risque finalement d’être contraints d’apporter des corrections lors de la mise en service et de l’exploitation, ce qui représente x fois les coûts de conception. De plus, la plateforme d’Allthings intégrera également de nombreux composants techniques, tels que les boîtes à colis, des barrières de parking, des systèmes de verrouillage ou des systèmes de production d’énergie. Cela permettra aux habitants, aux commerces et aux utilisateurs d’accéder facilement à tous les services et à toutes les infrastructures de ce nouveau quartier, et cela simplifie énormément les opérations de gestion. Allthings a également accompagné l’entrepreneur total en offrant le soutien nécessaire à la planification et à la mise en œuvre: cela a été très utile. Les appels d’offres correspondants peuvent ainsi être orientés dès le début vers une interaction sans faille. La communication très fréquente entre pom+, Allthings, HRS et les maîtres d’ouvrage s’est révélée très fructueuse pour CôtéGare.
Mme Moser et M. Stäuble: pouvez-vous quantifier l’apport financier que représente un accompagnement de projet de construction pendant la planification et la construction, dans une perspective FM et numérique?
Moser / Allthings : D’une manière générale, nous estimons qu’il est possible d’économiser environ 30% des dépenses lorsque les systèmes sont interconnectés en continu. Mais cela n’est possible que si cette interopérabilité est une exigée dès l’appel d’offres. Le gain se traduit par une véritable efficacité au niveau de l’exploitation sur 20 à 50 ans, car il n’est pas nécessaire, par exemple, d’insérer ou de supprimer des données de base dans chaque système à chaque changement de locataire, ou de rechercher et d’assembler manuellement des données d’utilisation via Excel. Mais ce qui est au moins tout aussi important, c’est l’importante réduction des désagréments et des risques d’épuisement professionnel engendrée par des systèmes qui fonctionnent parfaitement ensemble dès la mise en service et durant toute l’exploitation.
Stäuble / pom+ : La prise en compte précoce des exigences d’exploitation en tant que partie des exigences des utilisateurs (idéalement dès le lancement de la SIA 32) sur la base de l’utilisation ultérieure, de l’organisation de l’exploitation et de ses processus garantit par exemple que la coordination spatiale (p. ex. pour des trajets logistiques courts), la matérialisation (p. ex. peu d’entretien, facile à entretenir) et les installations techniques (p. ex. installation de circulation en façade) sont planifiées et commandées de manière optimale afin d’être aussi rentables que possible sur l’ensemble du cycle de vie. Outre les exigences FM-A conventionnelles, les exigences orientées vers l’avenir en matière d’exploitation assistée par des systèmes occupent une place de plus en plus centrale Selon l’objectif poursuivi (p. ex. processus d’exploitation efficaces, augmentation du confort d’utilisation, accès à de nouveaux services), les exigences doivent reposer sur des cas d’utilisation ou des processus d’exploitation, il convient de coordonner les différents corps de métier pour répondre aux exigences et de s’assurer d’une interopérabilité aussi élevée que possible entre les systèmes afin de réaliser des gains d’efficacité durables.
Monsieur Simonot, quelle est la suite désormais?
Simonot : Nous nous réjouissons de l’inauguration de notre nouveau quartier dans le courant de l’année 2024. À CôtéGare, nous offrirons à nos locataires un logement moderne où ils pourront profiter facilement et efficacement de la numérisation. Pour nous, la prochaine étape importante est l’implémentation progressive des processus et de la plateforme Allthings ainsi que la mise en service du site, pour laquelle nous nous sommes bien préparés avec HRS, pom+ et Allthings.
Sur la personne Brigitte Moser a rejoint Allthings dès sa création. Aujourd’hui, elle dirige toutes les équipes qui aident les clients à utiliser la plateforme d’orchestration Allthings en fonction de leurs besoins et de leurs biens: ces équipes rassemblent des experts en transformation numérique, une équipe Customer Success, et des spécialistes de l’implémentation. Elle est en outre responsable de l’ensemble du secteur des produits du point de vue commercial. Brigitte Moser a étudié la sinologie, ce qui lui permet encore aujourd’hui de traduire les exigences des clients en logiciels adaptés, et inversement.
Sur la personne: Florent Simonot travaille au sein du département Development & Construction Management de Pensimo Management AG en tant que chef de projet / représentant du maître d’ouvrage pour la Suisse romande. Il a suivi des études d’ingénieur à Paris et à Dresde, ainsi qu’une formation continue Master of Advanced Studies in Real Estate (CUREM) à l’Université de Zurich. Il a travaillé pendant 10 ans au sein d’entreprises totales et générales en tant que chef de projet global, puis s’est spécialisé dans le pilotage des différentes phases de grands projets immobiliers du point de vue du propriétaire.
Sur la personne: Marco Stäuble occupe le poste de Head of Service Unit Facility Management chez pom+ et, dans le cadre de ses fonctions, est responsable de la Suisse romande. En tant qu’architecte diplômé, il a accompagné de nombreux projets de construction complexes et apporte une perspective multi-rôle dans ses mandats de conseil. En plus de ses qualifications spécialisées dans l’immobilier, son expérience acquise lors de ses études de théologie et de sa carrière de créateur de dessins animés lui confère une vision globale et un sens visuel. Ce bagage lui permet d’orchestrer et d’accompagner la planification et la réalisation de projets exigeants à travers toutes les phases SIA.
Le plan directeur de la commune de Satigny prévoit un développement de la gare et un réaménagement du site. Sur une surface de 1,2 hectare, des logements à des prix raisonnables, des commerces, des bureaux ainsi que de nouveaux espaces publics verront le jour à l’horizon 2026. Le nouveau quartier de la gare est appelé à devenir le centre névralgique du village, avec une large offre de services. Ce projet répondra ainsi aux attentes de la population de la plus grande commune viticole genevoise.
Le périmètre est délimité par la route de la Gare de Satigny à l’ouest, la route de Pré-Gentil au nord, des surfaces agricoles à l’est et des bâtiments de logements au sud. Les voies ferroviaires de l’axe Genève – La Plaine traversent le secteur concerné de part et d’autre. Le Park&Ride existant sera intégré au nouveau projet.
La faisabilité du projet a fait l’objet d’une étude préalable qui s’est avérée concluante. Le nouveau quartier comprendra 80 unités de logement, dont expressément des logements destinés aux personnes âgées. Viendront s’ajouter des bureaux, des commerces de proximité et des services médicaux. Le concept prévoit une maison intergénérationnelle – les jeunes familles auront aussi un accès privilégié à une partie des logements. La proximité de la gare rendra la voiture inutile.
S’agissant des bâtiments, les CFF indiquent aller encore au-delà des normes habituelles appliquées en Suisse en matière de durabilité. Sur le plan architectural et paysager, le nouveau quartier se fondra harmonieusement dans le village. L’accent sera aussi mis sur la mobilité douce: le site sera aménagé de manière à permettre à un maximum d’habitants des diverses parties du village de gagner la gare facilement à pied, en vélo ou en transports publics.
Le plan localisé de quartier de Saint-Mathieu a été adopté fin février 2019. Ce plan constitue la première étape du grand-projet de Bernex: une expansion urbaine qui prendra progressivement corps au cours des prochaines années, en phase avec les nouvelles infrastructures de mobilité. Dans les communes de Bernex et de Confignon, sur près de 120 hectares, ce sont ainsi environ 2800 logements et 2550 places de travail au total qui doivent voir le jour dans les régions de Bernex Est et Vailly Sud. Le plan directeur cantonal prévoit de faire de Bernex, d’ici 2030, un centre régional fort de 5700 nouveaux logements et 5700 emplois.
Le projet de Saint-Mathieu, dont l’achèvement est prévu pour 2026, sera délimité par la route de Chancy au sud, par la route de Pré-Marais à l’ouest et au nord, et par le chemin de Saint-Mathieu à l’est. Le projet table sur 380 logements répartis dans dix bâtiments de cinq étages chacun, qui s’intègreront harmonieusement dans la physionomie des lieux. Ainsi, on prendra soin d’éviter les angles abrupts ou les formes cubique. Les toits seront végétalisés et/ou équipés de panneaux solaires. C’est le bureau genevois Sylla Widmann Architectes qui a remporté le concours d’architecture lancé.
Parallèlement aux constructions, une crèche de 90 places, des appartements avec encadrement pour personnes âgées, divers commerces de proximité et une maison de la santé sont prévus. Des espaces verts publics prendront leur quartier avec la place St. Mathieu et un autre square à l’entrée du quartier, le Square des Marronniers. Le développement de la mobilité douce sera aussi au programme, avec l’extension des chemins piétonniers et des pistes cyclables ainsi que le réaménagement de la route de Pré-Marais. La construction du nouveau quartier est en cours depuis début 2020. Deux tiers des appartements seront proposés à la location, un tiers à la vente. Les logements seront réservés en priorité aux habitants de la ville. Les travaux d’extension de la ligne du tram 14 ont cours actuellement, en vue d’un prolongement jusqu’au terminus de Vailly. Le nouveau tracé doit entrer en service en même temps qu’arriveront les premiers habitants en 2021. Afin de modérer le trafic sur la route de Chancy, une nouvelle route de liaison sera construite entre la route d’Aire-la-Ville et la voie de contournement. Cette route, baptisée Boulevard des Abarois, doit également ouvrir en 2021. Une voie parallèle arborée sera créée pour la circulation des piétons et des cyclistes.
A l’avenir, il ne manquera plus qu’une gare CFF à la ville – peut-être qu’un prolongement du Léman-Express pourrait être discuté un jour. Quoiqu’il en soit, une chose est claire: l’ancienne petite ville devient un nouveau centre régional, conçu d’après le standard du label Cité de l’Energie Gold. Ainsi, l’éclairage public sera lui aussi conçu dans un souci d’efficacité énergétique, et la pollution lumineuse minimisée pour le bien des animaux et insectes nocturnes.
Le projet «Saint-Mathieu» en quelques chiffres:
Réalisation: 2020-2023 Propriétaire: Opalys SA Architecte: Sylla Widmann Architectes associés: Baud & Früh Atelier d’architecture SA Gestion de la construction: Architekt SA Ingénieur civil: Ingeni SA Architecte paysagiste: Oxalis
Distant de deux kilomètres à peine du centre-ville de Genève, le complexe «Alto Pont-Rouge» sortira de terre entre 2020 et 2023 autour de la gare de Lancy-Pont-Rouge, pour le compte de Swiss Prime Site. Quelque 132 millions de francs sont investis pour réaliser ce grand ensemble d’une surface utile de 35 000 mètres carrés. L’immeuble doit accueillir, sur 15 étages, des bureaux ainsi que des petites surfaces pour des commerces alimentaires et des restaurants. Trois niveaux de parking souterrain viendront compléter l’immeuble de bureaux.
Le projet à l’œuvre sur le secteur B3 parachève le complexe administratif et commercial Pont-Rouge du Grand-Lancy. Implenia est d’ores et déjà responsable, en tant qu’entreprise totale, des trois bâtiments sur les parcelles B1, B4 et B5.
Le bâtiment au design élégant avec ses façades en verre a été conçu par le bureau d’architecte genevois Brodbeck Roulet Architectes Associés. Le patio baigné de lumière est le point central du bâtiment. Le projet fait la part belle à la durabilité: Alto Pont-Rouge sera, a minima, certifié SNBS Gold. L’ensemble bénéficiera d’un accès direct au Léman Express, à l’autoroute et à la gare de Lancy-Pont-Rouge. Pour réaliser ce projet, Implenia mise sur la technologie BIM et la «lean construction». L’équipe compétente a déjà coopéré pour les trois premiers bâtiments sur ce terrain.
Le projet «Alto Pont-Rouge» en quelques chiffres:
Propriétaire: Swiss Prime Site Architecte: Brodbeck Roulet Architectes AssociésEntreprise totale: Implenia Réalisation: 2020-2023 Volume d’investissement: 132 millions de francs
À seulement deux kilomètres du cœur de Genève, non loin de l’aéroport international, le nouveau quartier de l’Etang s’étendra sur près de 11 hectares. 1000 unités de logement pour 2500 habitants verront le jour sur six îlots. De plus, 2500 places de travail seront créées.
La société Urban Project SA est responsable de la planification et de l’exécution du projet, qui représente une future surface brute de plancher d’environ 250 000 m². Les 7 îlots de 26 immeubles au total doivent s’intégrer harmonieusement dans le contexte urbain existant et dans l’environnement naturel.
Le long de l’autoroute verront ainsi le jour des bureaux, un hôtel, des appart’ hôtels, des logements étudiants et des commerces. Une zone «cœur de quartier», située près du parc des Tritons, consistera en trois îlots de logements et un bâtiment administratif. A proximité des voies ferrées se dressera un îlot artisanal et industriel, dont les futurs bâtiments serviront d’écran contre les nuisances visuelles et sonores. Enfin, un groupe scolaire et des équipements publics sont également prévus.
Le quartier utilisera exclusivement les énergies renouvelables et sera rattaché au réseau GeniLac qui est alimenté avec l’eau du lac Léman. Le projet est certifié «Site 2000 watts». Il promeut aussi une mobilité douce: piétons et cyclistes auront accès à un vaste réseau de chemins correspondants et à une passerelle pour piétons les acheminant à la gare du Léman Express. La ligne de bus 23 et les lignes de tram 14 et 18 seront également toutes proches. Les voitures seront stationnées en sous-sol, avec des places de parking partagées par les habitants et les actifs.
C’est l’architecte Dominique Perrault qui a élaboré le projet pour le compte de la société Urban Project SA. En tant qu’entreprise totale, Implenia réalise depuis 2018 déjà 270 logements locatifs sur l’îlot E et s’est vu confier la réalisation de cinq autres bâtiments à vocation commerciale sur l’îlot A.
Le projet en quelques chiffres:
2500 places de travail 1700 places de parking mutualisées 1100 logements connectés 580 logements locatifs 230 logements étudiants 100 logements seniors Propriétaire: PCM Opérateur Urbain SA Maître d’ouvrage: PG Promotors SA, représenté par Urban Project SA Auteur du plan directeur: Dominique Perrault Architecture Autres architectes associés: Favre & Guth SA AAG+ Atelier d›Architectes Grivel & Cie SA Groupe H Architecture & Ingénierie SA JBMNJBMN Architectes DPA Architectes Réalisation: 2017-2023
Sur une surface de plancher brute de 12 000 m² se dressera à l’horizon 2024 le plus grand hôtel de La Chaux-de-Fonds – qui sera complété par des logements, un restaurant et des infrastructures de coworking. La parcelle est située directement sur la place de la gare de La Chaux-de-Fonds. Ce réaménagement, qui doit permettre à l’espace public de gagner en attractivité, établira une nouvelle liaison avec le quartier «Le Corbusier».
Le concours d’architecture privé a été remporté par le bureau de design Gotham (Berne) et GLS Architekten (Bienne). Leur projet, baptisé «Charles» en référence à Charles-Edouard Jeanneret-Gris dit Le Corbusier, a su convaincre avec son imposant bâtiment de 21,3 mètres de haut. Sur sept étages, il abritera un hôtel de 74 chambres, un restaurant avec terrasse sur la place de la gare ainsi qu’un espace de coworking. Par ailleurs, 65 appartements sont prévus – dont certains avec encadrement pour personnes âgées, ainsi que 17 mini-appartements (coliving). Un parking souterrain de 117 places est également prévu.
Le projet présentera une identité forte sur la place, tout en interagissant harmonieusement avec les autres bâtiments, estime la ville. Le grand hall d’entrée sur deux étages sera revêtu de bois. En hommage à la ville horlogère de La Chaux-de-Fonds, il sera muni d’un affichage intégré de l’heure. Les travaux de construction doivent commencer en 2021/22.
Né à La Chaux-de-Fonds, le Suisse Le Corbusier est considéré comme l’un des architectes les plus influents du 20ème siècle. Bon nombre de ses ouvrages ont été classés Patrimoine mondial de l’Unesco. Si l’architecte séparait rigoureusement l’habitat et le travail , ces affectations mixtes mêlant habitat et travail ont le vent en poupe aujourd’hui. Le projet Charles tient compte de cet aspect, puisque les espaces sont conçus pour permettre une utilisation flexible. On pourrait par exemple transformer une partie des appartements en chambres d’hôtel sans qu’il soit besoin d’intervenir dans la construction.
Les architectes Nik Liechti (GLS Architekten) et Jost Kutter (Gotham Design Studio) ont étudié entre 1988 et 1994 à l’EPF Zurich, avant de se retrouver par hasard des années plus tard à Hong-Kong. C’est ensuite qu’est né le projet commun «Charles». Jost Kutter a déjà marqué de son empreinte de nombreux bâtiments de santé, des projets d’urbanisme dans l’Himalaya indien ou l’extension de l’aéroport de Vienne. Nik Liechti a réalisé, entre autres, la Tissot Arena avec un stade de hockey sur glace, de football et de curling ainsi qu’un centre commercial à Bienne. Il a également été l’un des architectes majeurs de la planification de l’Arteplage de Bienne, l’un des quatre lieux d’exposition de l’Exposition nationale suisse EXPO.02.
Données clés du projet
Maître d’ouvrage: Cronos Finance SA, Arco Real Estate Properties SA Entreprise générale: Sareg SAG Architectes: GLS Architekten AG et Gotham design studio AG Surface de la parcelle: 3 151 m² Hauteur du bâtiment: 21,30 m Etages: 7 plus un attique Volume du bâtiment: 51 000 m3 Utilisations: Hôtel 74 chambres, restaurant au rez-de-chaussée 188 m² avec terrasse extérieure sur la place de la gare, coworking 455 m², commerces 2 000 m² – surfaces de magasins au rez-de-chaussée, bureaux et cabinets médicaux au 1er étage, logements de seniors avec services, 65 appartements, 17 chambres de coliving. Dépôt de la demande de permis de construire: printemps 2021 Début des travaux: 2021/ 22 Achèvement des travaux: prévu pour 2023
Les Jeunes-Rives doivent devenir le poumon vert de Neuchâtel: un parc de 70 000 mètres carrés est prévu sur l’ancien site de l’Expo.02. Il fera le trait d’union entre le lac et le cœur de la cité situé à quelques minutes à pied seulement. La ville de Neuchâtel tient beaucoup au réaménagement du bord du lac, 18 ans après l’Exposition nationale. C’est le bureau Frundgallina de Neuchâtel qui a remporté le concours d’architecture.
Le réaménagement doit se faire en deux étapes: une première étape sera consacrée à l’assainissement de la ligne côtière, de 2021 à 2023. Il est prévu à cet égard d’agrandir la plage, pour lui faire atteindre environ 150 mètres de long. Diverses douches extérieures et plusieurs bâtiments comme un restaurant, un café-bain et des vestiaires ainsi qu’un local à bateaux ne manqueront pas d’attirer les visiteurs. Le restaurant offrira 60 places. Sur le toit, il y aura deux terrasses abritées pouvant accueillir 120 personnes. Le pan de toiture sud du restaurant sera équipé de panneaux photovoltaïques. A l’autre extrémité, le café-bain construit sur pilotis proposera 24 places assises.
Le projet prévoit également une grande place de jeux, ainsi que des infrastructures dédiées aux loisirs, au sport et aux manifestations culturelles. Coté bain, on trouvera – en plus des vestiaires – des équipements sanitaires, un sauna au rez-de-chaussée ainsi qu’un second sauna avec une salle de repos sous les combles. Deux terrains de beach volley, plusieurs tables de ping-pong et divers appareils de fitness, adaptés à tous les niveaux, feront le bonheur des amateurs de sport.
Le café-bain et son ponton sur le lac.
Des plateformes en bois seront disposées sur les pelouses au centre du parc, auxquelles viendront s’ajouter deux espaces «pique-nique» avec tables et bancs ainsi que des grils fixes. Enfin, 3 fontaines à boire seront implantées sur tout le site.
Dans le cadre d’une deuxième étape, le parking de 300 places de stationnement doit être démantelé et remplacé par un grand espace vert. Tous les espaces verts du parc seront équipés d’un système d’arrosage automatique, dont l’eau proviendra du lac via un système de pompage situé dans le bâtiment des vestiaires.
Le projet «Bella Vista» doit voir le jour à l’horizon 2024, sur l’ancien site de l’usine Metalor, Avenue du Vignoble à Neuchâtel. Répartis sur sept immeubles, 286 appartements et 800 mètres carrés de surfaces commerciales sont prévus. Jusqu’à 500 habitants viendront s’y installer. C’est le bureau d’architecte CCHE qui a remporté le concours d’architecture lancé.
Les immeubles de quatre étages chacun utiliseront les énergies renouvelables et répondront aux derniers critères Minergie. Les appartements doivent attirer aussi bien des familles que des couples, des personnes célibataires ainsi que des retraités. Ils offriront une vue sur le lac et sur les Alpes. Il est prévu que quelque 20% des logements soient des appartements avec encadrement pour personnes âgées. Les places de parc et les locaux techniques seront implantés au sous-sol.
Les bâtiments existants doivent être d’abord désamiantés, une opération supervisée par le service de l’environnement du canton de Neuchâtel. Les travaux de démolition sont à achever d’ici le printemps 2021. Avec la reconversion des quelque 15 000 mètres carrés de la friche industrielle en une zone résidentielle durable, l’objectif de densification est atteint.
Les plans de l’«Ensemble Gouttes d’or» dans le quartier Monruz Sud à Neuchâtel sont disponibles depuis longtemps: ils prévoient la création de 160 logements. Réparti sur six bâtiments, l’ensemble doit attirer des étudiants, des familles ainsi que des seniors. Jusqu’à présent, la mise en œuvre du projet s’était toujours heurtée à de nouvelles oppositions. Mais la situation est à présent débloquée: selon la ville de Neuchâtel, le plan de quartier peut entrer en force dorénavant. Il permet de définir les règles d’urbanisme et de construction de la future zone résidentielle.
Si le permis de construire est accordé, le premier coup de pioche devrait être donné en 2023, pour un achèvement des travaux prévu en 2026. La ville de Neuchâtel, les coopératives Arc-en-Ciel et Les Rocailles ainsi que Alfen, une société anonyme fondée par la Fédération des étudiants neuchâtelois, portent le projet. Les parties prenantes ont d’ores et déjà défini une charte d’aménagement.
Sur le plan stratégique, Monruz est un secteur important pour la croissance de Neuchâtel et de la région. Projet innovant, l’«Ensemble Gouttes d’or» prévoit, sur une surface de plus de 20 000 mètres carrés, la construction de logements, l’aménagement d’espaces verts, l’ouverture au public de la partie sud du parc de la villa Perret ainsi que la création d’une nouvelle plage au bord du lac.
Les logements doivent être proposés à la location par les coopératives pour au moins la moitié d’entre eux. Pour les autres 50 pour cent, ce sont des appartements en propriété qui sont prévus. 4000 mètres carrés de la surface brute de plancher à bâtir sont attribués à la coopérative Arc-en-Ciel. La coopérative proposera des logements avec encadrement pour personnes âgées et/ou à mobilité réduite et des logements en location à prix coûtant.
L’ensemble prendra place entre l’Hôtel Palafitte, construit sur pilotis en 2002 à l’occasion de l’Exposition nationale suisse, et la route cantonale. De plus, un réseau dédié à la mobilité douce sera aménagé, lequel reliera la plage de Monruz au Laténium.
L’«Ensemble Gouttes d’or» a vocation à favoriser la cohésion sociale entre les différentes générations, via la création de divers espaces communs, de zones potagères, de commerces et de cafés. La prochaine étape consiste à présent à élaborer un avant-projet basé sur les principes de la charte d’aménagement.
Situé aux portes de la ville de Chavannes-près-Renens et à proximité immédiate de la ville de Lausanne, le quartier Horizons est en train de voir le jour. Il s’agit d’un nouvel espace d’habitation mixte qui réunit des logements, des bureaux et des commerces en location et qui s’intègre parfaitement dans cette zone en pleine mutation.
30 ans de réflexion Au début des années 1990, la famille Demaurex acquiert des terrains au lieu-dit «En Dorigny», dans la commune de Chavannes-près-Renens, qui jouxte Lausanne. Dix ans plus tard, un plan directeur fixe les lignes directrices de la zone de développement. La phase de réalisation a permis de mettre à profit 30 ans de réflexion entre les différents groupes d’intérêts, les propriétaires et la commune de Chavannes-près-Renens.
Tout près de la ville Conçu aujourd’hui pour répondre aux défis de demain et offrir un cadre de vie aussi agréable qu’accessible, ce nouveau quartier se positionne comme l’un des projets les plus ambitieux et innovants de l’Ouest lausannois. Tout proche de la ville et du très dynamique campus universitaire, à un jet de pierre du lac et bientôt doté d’une large offre de commerces et de services, le quartier Horizons est parfaitement desservi par les transports pour une mobilité facilitée. Plus qu’un quartier, une véritable ville dans la ville !
Concept « FOSSIL FREE » d’Horizons Horizons se compose de 8 bâtiments construits dans une optique de développement durable, jouxte une vaste promenade piétonne et bénéficie d’un immense parc avec des équipements de loisirs. Largement arborisé, l’aménagement extérieur du quartier s’intègre parfaitement dans son environnement et a été développé en collaboration avec la commune de Chavannes-près-Renens afin de refléter une identité commune. En outre, le quartier s’engage à être un lieu d’habitation durable. Les bâtiments A, B et D sont certifiés par le label Greenproperty GOLD et respectent le standard MINERGIE® ainsi que les critères d’exclusion MINERGIE-ECO. Les bâtiments du secteur C suivent le concept «FOSSIL FREE» et excluent l’origine fossile de leur consommation d’énergie. La livraison du projet Quartier Horizons, est attendue en 2024 par le bureau d’architectes Pezzoli & Associés architectes SA et l’architecte paysagiste MAP Monnier Architecture du Paysage SA!
PROPRIÉTAIRE : Credit Suisse Fondation de placement / CSA Real Estate Switzerland (bat A, B et D) Demaurex & Cie SA (Chauve-souris C)
ARCHITECTE : Pezzoli & Associates, Architectes SA
L’AGRICULTURE : Monnier Architecture du paysage SA
La gare de Lausanne doit gérer de front plusieurs problèmes: les quais sont trop courts pour accueillir les trains de 400 mètres de long, et aussi trop étroits. Aux heures de pointe, les zones d’accès aux trains sont saturées. C’est la raison pour laquelle la gare fait l’objet à présent d’une rénovation complète.
Selon les CFF, il est prévu d’élargir et de rallonger les quais pour atteindre 420 mètres vers l’ouest, de supprimer une voie de passage au profit de l’élargissement des quais et des accès, et de construire trois nouveaux passages sous-voies de 17 à 19 mètres de large. Les accès aux trains et les espaces publics doivent être améliorés. L’ambition est que la gare s’intègre parfaitement dans le paysage urbain. D’ici 2030, la gare de Lausanne doit devenir un hub multimodal, permettant de passer confortablement d’un moyen de transport à l’autre, comme la voiture, le vélo, le bus, le train et le métro.
Le permis de construire a été octroyé en 2019. Le quai 5 doit être rénové en premier, suivi des quais 4 et 1. Ce sera ensuite au tour du quai 2, qui permettra la circulation des trains de 400 mètres de long. Enfin, le quai 3 viendra boucler la boucle, au même titre que les nouveaux passages sous-voies au centre et à l’ouest et la mise en service de la ligne de métro m2. La nouvelle partie de la gare située sous la place de la gare doit être opérationnelle en 2029. Le passage sous-voies à l’est et la ligne de métro m3 sont prévus pour 2030. D’ici là, la fréquence des trains devra avoir doublé, et les nouveaux quais assureront la circulation de trains grandes lignes plus longs, avec plus de places assises entre Genève et la Suisse orientale. Dans 10 ans, la gare de Lausanne pourra ainsi accueillir, dans des conditions de confort et de sécurité optimales, les 100 000 voyageurs par jour qui sont attendus.
Les coûts s’élèvent à quelque 1,3 milliard de francs. Ils sont répartis entre la Confédération (programme «Développement de l’infrastructure ferroviaire»), le canton de Vaud, la ville de Lausanne et CFF Immobilier. La Confédération assume la part du lion avec 900 millions de francs, qui a reçu l’aval du peuple en 2014.
Selon l’Office fédéral des transports (OFT), la transformation complète de la gare de Lausanne constitue l’un des plus grands volets du projet global Léman 2030. Celui-ci comprend plusieurs projets de construction le long de la ligne Lausanne-Genève, ayant pour vocation d’augmenter les capacités et l’offre sur cet axe et au-delà.
Faits
Volume d’investissement: 1,3 milliard de francs Réalisation: 2019-2030
Lors du premier coup de pioche, la Confédération, les cantons de Vaud et de Genève, la ville de Lausanne et les CFF ont célébré ensemble. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga s’est également réjouie que les travaux d’extension puissent commencer, comme l’ont fait savoir les CFF. Dans le projet prévu de longue date, il est prévu d’élargir les quais afin de garantir la répartition et la sécurité des voyageurs. Pour que les trains de 400 mètres de long puissent s’arrêter dans la gare, les quais doivent être allongés. Les trains longs accueillent davantage de voyageurs ferroviaires et c’est pourquoi les accès aux quais doivent également être entièrement reconstruits. Trois passages souterrains nettement plus larges sont désormais prévus. On s’attend à une augmentation de la fréquentation de d’ici 2030 avec jusqu’à 200’000 passagers.
Les correspondances avec les lignes de métro seront également optimisées. La nouvelle place de la gare et la rue du Simplon doivent être réorganisées. Une autre liaison pour les voyageurs peut être atteinte par le sous-sol : Elle relie la gare de Lausanne directement aux stations des lignes de métro «m2» et «m3».
Pour les CFF, l’extension de la gare de Lausanne est le nœud ferroviaire le plus important de Suisse romande et est essentielle pour l’interaction du système ferroviaire de toute la Suisse entre St-Gall et Genève, indiquent les CFF.
La ville de Lausanne a l’opportunité de réaménager cet espace public et la mobilité autour de la gare et prévoit de faire de cette place un endroit où la vie pulse. . Les acteurs sont certains que cet aménagement répondra aux besoins.
La BCV est un partenaire essentiel de l’économie vaudoise. Quelle est votre appréciation générale de la santé de l’économie vaudoise? L’économie vaudoise est saine, dynamique et résiliente. Elle s’est notamment montée robuste lors des diverses crises traversées depuis le début du siècle: crise financière, franc fort, Covid-19. Après un rebond en 2021, la croissance est en train de ralentir en raison de l’affaiblissement de la conjoncture mondiale, lié notamment à l’inflation, au resserrement des politiques monétaires et aux difficultés d’approvisionnement.
Quels sont les défis particuliers des entreprises que vous accompagnez? Energie, main d’œuvre, environnement, succession? Dans un tissu économique très diversifié, les défis varient d’une entreprise à l’autre. Sur la durée, la RSE ou la succession pour certaines PME en font partie. Par rapport à la conjoncture, un sondage réalisé à la fin du printemps auprès des PME vaudoises montrait que leurs cinq préoccupations principales étaient la situation géopolitique mondiale, les perturbations des chaînes d’approvisionnement, l’inflation, l’évolution des prix de l’énergie et les difficultés de recrutement.
Quels sont les atouts spécifiques du canton? L’économie vaudoise est très diversifiée et active dans de nombreuses branches à haute valeur ajoutée: pharma, horlogerie, instruments de précision ou medtech, par exemple. De plus, l’économie domestique est robuste. Le canton abrite aussi un riche tissu de startups, qui bénéficient de la proximité de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Enfin, les finances publiques sont saines et le chômage est bas.
Quel est votre avis sur le marché immobilier (résidentiel et commercial) dans le canton? A l’image de l’économe cantonale, il est robuste. Sur le marché résidentiel, la demande reste forte en raison de la croissance démographique. La dynamique des prix devrait cependant ralentir avec la hausse des taux d’intérêt. Sur le marché commercial, le repli de la croissance et la digitalisation devraient contribuer à modérer la demande.
Jean-Pascal Baechler responsable de l’Observatoire BCV de l’économie vaudoise
Dominique Perritaz, vous avez été impliqué dès le début de ce projet d’envergure. Quels ont été les défis principaux ? Les défis sont de deux natures principales, contractuelles et techniques. Pour la partie contractuelle, il faut comprendre que les surfaces vendues sont réparties sur 23 propriétaires, ce qui complexifie le processus décisionnel. Pour l’aspect technique, nous parlons de 300 sondes de chacune 300 m. de profondeur. Les immeubles descendent jusqu’au 4ème sous-sol, à – 20m, il s’agissait donc de débuter par les sondes pour ne pas les abîmer avec les travaux ultérieurs. La coordination entre tous les intervenants était primordiale, sachant que le chantier a duré plus de 6 ans.
Comment peut-on expliquer la solution retenue ? C’est une solution unique combinant les sondes géothermiques pour le chaud et le froid, la récupération des eaux usées de la commune. Ces solutions fonctionnent été comme hiver. Cela permet l’intégration dans une réflexion globale de développement durable dans un environnement urbain, avec de la flexibilité pour être combinée par exemple avec du solaire. Le site de Pont-Rouge présente des caractéristiques géothermiques et géologiques qui sont indispensables à l’utilisation de la chaleur du sol (perméabilité aux capteurs d’énergie, stabilité, pas trop de roches dures et pas de sources ou de nappes phréatiques). Dans d’autres quartiers, c’est par exemple l’eau du lac qui sera utilisée.
Quels arguments parlent pour cette solution ? D’une part, cela s’inscrit dans les exigences des autorités pour un concept énergétique territorial prévoyant au minimum 80% d’énergie renouvelables. Cette solution fait partie de la transition énergétique, dont on parle depuis longtemps mais qui est devenue de plus en plus urgente. En ce qui concerne les coûts, les investissements sont plus élevés, mais sur le long terme, les coûts de maintenance et de consommation lissent la différence. L’important est la transparence dans le tarif, qui se répartira sur un montant fixe concernant l’investissement et un montant variable lié à la consommation.
Quelles sont les prochaines étapes ? La partie de Pont-Rouge 1 est terminée, Pont-Rouge 2 est en développement. La même solution y sera appliquée et la réserve d’énergie qui s’en dégagera pourra être utilisée pour un autre quartier. Nous voyons beaucoup de potentiel dans le développement et de la digitalisation, qui contribuera à optimiser la consommation par le biais d’un monitoring précis.A l’avenir, il sera indispensable de combiner à la fois les économies d’énergie et les sources alternatives et complémentaires, telles que le photovoltaïque, l’éolien, l’hydraulique ou encore le biogaz.
Cher Monsieur, la question usuelle en cette période d’instabilité: comment allez-vous? Bien merci malgré les circonstances.
Qui est HRS et quel est votre rôle chez HRS ? HRS, en mains 100% suisse, acquière, développe, conseil et construit depuis plus de 60 ans en Suisse, 22 ans en Suisse romande, ce qui en fait un des leaders du secteur. Au sein de HRS, j’ai la responsabilité du développement immobilier en Suisse romande lequel regroupe l’acquisition de foncier, le développement des projets jusqu’au permis de construire et la vente de ceux-ci aux privés pour les projets en lot PPE ou aux investisseurs institutionnels, fond immobilier etc pour les projets en location. Mon team participe également aux concours d’investisseurs. Je suis également membre de la direction générale avec César Vuadens lequel est responsable des appels d’offre en entreprise Totale et de la réalisation pour la Suisse romande. Avec l’appui d’une équipe dirigeante qui comptabilise plusieurs dizaines d’années de fidélité, HRS couvre ainsi tous les processus de planification et réalisation des projets immobiliers.
Quel est l’impact de l’instabilité actuelle sur l’organisation de votre travail et pour le développement de projets ? L’organisation de notre société plutôt horizontale permet d’être extrêmement agile et flexible pour nous adapter à des changements bientôt mensuels voir hebdomadaires. Dans le cadre des développements de nouveau plan d’affectations voir des demande de permis, nous devons faire face à une législation et des règlements en constante mutation et des retards conséquents dus à la multitude de nouvelles procédures.
Et sur la construction ? L’impact financier des mesures de protection « COVID » passé, et depuis le conflit en Ukraine, ce sont la hausse des matières premières, les retards de livraison de ces dernières et la hausse du prix de l’énergie qui ont eu des répercussions financières et temporelles lesquelles n’ont que partiellement été prise en charge par nos clients. Nous avons actuellement beaucoup de discussions sur les termes et conditions contractuelles dans le cadre des nouveaux projets.
Quels sont les grands projets d’HRS en cours en Suisse romande ? Après la fin des travaux du terminal Est de l’aéroport à Genève nous avons eu la chance de nous voir confier la réalisation du campus Pictet qui monopolise une grosse partie de nos ressources sur Genève. Les chantiers « l’hôpital des enfants » à Lausanne, « Côté Gare » à Bussigny, « Cours de Gare » à Sion ainsi que dernièrement le quartier de l’Orée sont actuellement les projets en cours de réalisation les plus importants. D’autres projets d’une certaine importance sont en développement, tels que le « Centre sportif et de loisir de la Gruyère » à Bulle, « Le Terraillet » également à Bulle ou l’hôtel « Radisson » à Vernier.
Projetons-nous dans le futur: comment voyez-vous le développement du marché immobilier en Suisse romande d’une part en termes économiques (évolution de la demande pour le logement, les bureaux, les immeubles affectés à de la logistique, le commercial) ? Les tendances qui ont émergées après la crise COVID se confirmeront à l’avenir à savoir que le logement évoluera avec un espace dédié au « Home Office », de même les espaces extérieurs devront être plus généreux. La demande pour les bureaux est en baisse et il faudra proposer d’autres affectations, intermédiaires ou définitives, pour ces surfaces. Une concertation avec les autorités sera nécessaire, trop de surfaces de bureaux sont planifiées dans les différents plans de quartier et plan d’affectation et ne trouverons pas preneur. Parallèlement, la demande pour des centres logistiques et halles de stockage dédiés à l’e-commerce est en hausse mais représente somme toute un volume assez marginal. Le commerce de 1ère nécessité quant à lui se rapproche du consommateur, de ce fait il sera de plus en plus rare de voir s’édifier de grands centres commerciaux en périphérie des villes. Les maîtres mots des différents projets seront l’autonomie énergétique ainsi que « la flexibilité », celle-là même qui permettra différentes utilisations sans pour autant devoir investir de trop gros montants. Le marché de la rénovation a également un bel avenir, notamment la rénovation énergétique compte tenu des enjeux et objectifs climatiques à l’horizon 2030 et 2050.
Y a-t-il encore du potentiel pour des grands projets malgré un envir-onnement législatif de plus en plus restrictif (durée des permis, LAT) ? Je pense que oui, plusieurs sites proches des importantes voies de transport sont aujourd’hui propices à divers développements immobiliers incluant des espaces verts. On pense notamment à recouvrir les axes routiers ou ferroviaires traversant les grandes villes, transformer les friches urbaines etc… Les projets pourraient également prendre de la hauteur au lieu de s’étaler au sol.
Le marché immobilier doit cependant faire face à plusieurs changements législatifs et excès démocratiques lesquels ralentissent les procédures d’autorisation. Début 2019, nous avons créé avec différents développeurs immobiliers, L’ADIV (Association des développeurs immobiliers vaudois) laquelle œuvre à plus de concertation entre les autorités et les développeurs immobiliers, notamment lors des modifications des outils législatifs et tente d’être un accélérateur de projet.
Comment analysez-vous le marché de l’investissement ? la crise a-t-elle modifié l’appétit des investisseurs ? Au vue de la situation mondiale actuelle plus qu’incertaine et face à une inflation certes, relativement contenue en Suisse, Le placement immobilier, malgré l’augmentation des taux, reste attractif. De même en ces temps incertains, la pierre reste toujours et encore une valeur refuge. Les projets se verdissent néanmoins de plus en plus et la durabilité reste au centre des préoccupations. Les développeurs immobiliers que nous sommes doivent proposer des solutions innovantes, écologiques, économiques et pérennes. Du côté des investisseurs, on relèvera que l’intérêt reste important, cependant dans le contexte extrêmement incertain que nous vivons, la prise de décision prend beaucoup plus de temps. Merci Monsieur Müller et bonne suite d’activité
Sur la personne Thierry Müller est né en 1970 à la Chaux-de-Fonds, marié et père de 2 enfants. Il a une formation de base de dessinateur-architecte, puis de chef de chantier et de projet, complétée par de nombreuses formations continues. Depuis la fin des années 90, il est actif comme chef de chantier, puis chef de projet, avec des fonctions de conduite auprès de diverses entreprises à Zürich, Genève et Lausanne. Engagé en 2004 chez HRS, il assure le développement immobilier pour la Suisse romande depuis 2008 et est membre de la direction générale depuis 2010. Il joue un rôle actif auprès de nombreuses organisations, notamment l’association des développeurs immobiliers vaudois (ADIV), dont il est membre fondateur et vice-président.
Madame Renggli, vous dirigez une association jouant un rôle essentiel pour la promotion du Canton de Vaud. Quelle est votre appréciation de la santé économique actuelle du Canton? En dépit de la nouvelle crise qui touche les ménages et l’économie, on peut dire que le canton continue à faire preuve d’un dynamisme réjouissant, les indicateurs économiques tels que le PIB et l’emploi sont en croissance depuis de nombreuses années. Le tissu économique diversifié et nos entreprises vaudoises, résilientes et innovantes, sont une des clefs du succès. Cependant, si l’on a pu parler de « miracle vaudois », il faut garder à l’esprit que rien n’est acquis et que toute croissance s’accompagne de questions relatives à la mobilité, à la durabilité, à la transition énergétique entre autres.
Sur quels axes de développement dirigez-vous particulièrement vos efforts? Pour nos objectifs stratégiques, j’aimerais mentionner trois axes en particulier : en premier lieu, la promotion de l’innovation, ensuite la durabilité et en troisième lieu, la diversification du tissu économique sur des secteurs en croissance. Le cadre légal nous permet d’intervenir avec des outils variés, dont la politique d’appui au développement économique (PADE). A court-terme, nous intégrons aussi des réflexions en relation avec la crise énergétiques actuelles, mais la mission première de Vaud Promotion est de coordonner les activités des acteurs économiques et touristiques des différentes régions afin qu’ensemble on soit plus visibles, plus forts, plus compétitifs
Notre revue s’intéresse aux grand développements immobiliers, nombreux sur le canton. Lequel vous marque plus particulièrement? Je trouve la transformation de la Gare de Lausanne particulièrement intéressante, dans la direction d’un centre de vie, grâce à la mixité des affectations. Le canton met en outre d’importants moyens financiers pour l’assainissement énergétique des bâtiments.
Lorsque des entreprises s’intéressent à une implantation dans le Canton, quels atouts mettez-vous en avant? Les atouts sont nombreux, mais je crois que c’est leur combinaison qui convainc les entreprises. Se trouver au cœur de l’Europe, à proximité de grandes écoles, garantissant l’accès à une main d’œuvre qualifiée, un savoir-faire industriel performant, un écosystème d’innovation parmi les plus attractifs de la planète, la sécurité, la stabilité, une qualité de vie remarquable, tout cela contribue à notre attractivité.
Et les défis pour l’avenir? Les défis sont nombreux, sans précédent. Il faudra réussir notre transition énergétique et numérique, lutter contre la pénurie de main-d’oeuvre et trouver le bon équilibre de croissance. Notre place n’est jamais acquise et totous les acteurs travaillent d’arrache-pied pour maintenir notre compétitivité et nos atouts.
Sur la personne: Florence Renggli est directrice générale de l’Association Vaud Promotion
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