Catégorie : Durabilité

  • Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) travaillent sur la réutilisation de matériaux de construction usagés. Dans le cadre d’un cours interdisciplinaire basé sur des projets et développé par la professeure Catherine De Wolf, les futurs ingénieurs en architecture ou en informatique cherchent des moyens de recycler judicieusement les matériaux de construction afin d’économiser les ressources et de les utiliser plus longtemps.

    Ils mettent leurs connaissances en pratique lors de visites de chantiers, d’ateliers ou dans l’atelier. Les chercheurs de l’ETH passent environ 70 pour cent de leur temps sur le terrain. « Ils apprennent à démonter soigneusement des matériaux de bâtiments existants, à les documenter numériquement, à les intégrer dans de nouveaux projets et enfin à les mettre en œuvre », explique-t-on. L’expérience du démontage d’un bâtiment et de la réutilisation de ces matériaux de démolition, qui sinon finiraient à la décharge, pour de nouveaux processus de construction, montre « comment les méthodes de construction durables peuvent être mises en pratique ». Dans le cours Digital Creativity for Circular Construction, les participants travaillent en équipes sur des projets réalisables pour des commanditaires et des utilisateurs externes. Le balayage laser, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée sont utilisés pour saisir la substance des bâtiments.

    Les travaux des étudiants ont été présentés à la Kunsthalle de Zurich, à la foire d’art Art Genève et à la Biennale d’architecture de Venise, et ont été utilisés par des commanditaires et des utilisateurs externes.

  • Les énergies renouvelables restent sur la voie de la croissance malgré des conditions de marché difficiles

    Les énergies renouvelables restent sur la voie de la croissance malgré des conditions de marché difficiles

    Aventron a publié ses chiffres clés financiers pour l’exercice 2025. Au total, le producteur d’électricité à partir d’énergies renouvelables a produit environ 1,3 milliard de kilowattheures d’électricité, soit environ 15% de moins que l’année précédente (2024 : 1,498 milliard de kilowattheures). Les raisons invoquées par aventron sont des conditions météorologiques historiquement faibles ainsi qu’une forte volatilité des prix pouvant aller jusqu’à des prix de l’électricité négatifs.

    Malgré la baisse de la production, le résultat reste « solide », selon un communiqué. Le produit net s’est élevé à 120,5 millions de francs (2024 : 134,9 millions de francs), la marge de l’EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) a été d’environ 21%. Le résultat annuel après impôts a atteint 10,3 millions de francs.

    En 2025, aventron a poursuivi sa stratégie de diversification avec les technologies solaire, éolienne et hydraulique et a continué à développer son portefeuille. En Suisse, la construction des projets photovoltaïques alpins Sedrun Solar (Grisons) et APV Sidenplangg (Uri) a été lancée. En Italie, la mise en œuvre de la centrale solaire Lazio 01 de 25 mégawatts a commencé, tandis que deux parcs éoliens sont en cours de construction en France et en Allemagne. Au total, l’entreprise a investi 67 millions de francs. A la fin de l’année, le portefeuille comprenait une puissance totale consolidée de 819 mégawatts (année précédente : 797 MW) en exploitation ou en construction.

    À moyen terme, aventron veut se concentrer davantage sur une commercialisation réussie de l’électricité ainsi que sur le développement de systèmes de gestion et de surveillance des données. L’objectif reste la constitution d’un portefeuille d’une puissance totale de 1000 mégawatts. L’entreprise, dont le siège est à Münchenstein, exploite et développe des centrales électriques dans les domaines de l’énergie hydraulique, solaire et éolienne en Suisse et dans certains pays européens.

  • La boucherie régionale mise sur la durabilité et les courtes distances de transport

    La boucherie régionale mise sur la durabilité et les courtes distances de transport

    La Metzgerhuus Stadt und Land AG de Füllinsdorf travaille presque à pleine capacité. Selon son directeur Raffael Jenzer, la petite boucherie régionale traite déjà chaque semaine environ 30 bovins, 30 veaux, 70 porcs et 20 moutons. Les distances de transport sont courtes : les animaux proviennent de plus de 300 exploitations agricoles de la région de Bâle. La viande est utilisée par 13 bouchers de la région ainsi que par plus de 125 exploitations agricoles pratiquant la vente directe.

    La Metzgerhuus, ouverte en juin 2025, comprend également un magasin en libre-service accessible tous les jours. Il propose 500 produits de fournisseurs régionaux. En outre, le Metzgerstübli a déjà accueilli près de 80 événements, avec plus de 1000 visiteurs. Les premiers cours de cuisine ont également déjà démarré avec succès.

    Le bâtiment de la boucherie est lui-même une centrale électrique. Grâce à sa façade solaire, ses modules solaires sur le toit, sa récupération de chaleur et sa forte isolation, il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Elle est donc certifiée Minergie A.

    La petite boucherie régionale a été fondée par cinq familles de bouchers de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville, l’association des maîtres bouchers des deux Bâle et la coopérative des bouchers bâlois et de la ferme, qui ont réuni un capital de 4 millions de francs. Ils voulaient que le bétail de la région ne soit plus conduit sur le Plateau pour être abattu.

    Les deux Bâle ont soutenu le projet à hauteur de 2,5 millions de francs dans le cadre du projet de développement régional « Genuss aus Stadt und Land » (PRE). 120 prêteurs ont soutenu la Metzgerhuus avec près d’un million de francs au total. Les personnes qui souhaitent aujourd’hui encore soutenir financièrement la Metzgerhuus peuvent acheter des « bons d’achat solaires » : Pour 1000 francs, les personnes intéressées peuvent participer à des modules solaires ; le produit est remboursé en bons d’achat de viande.

  • Une étude montre une forte création de valeur régionale par les entreprises énergétiques

    Une étude montre une forte création de valeur régionale par les entreprises énergétiques

    Repower a demandé à Hanser Consulting d’étudier la valeur ajoutée du fournisseur d’énergie grison par rapport aux entreprises énergétiques situées hors du canton. Dans son étude, l’entreprise de conseil chiffre la valeur ajoutée supplémentaire du groupe Repower pour le canton à environ 144 millions de francs pour l’année 2024. Selon son communiqué, Repower a présenté les résultats au Grand Conseil grison dans le cadre d’une séance d’information le 23 avril 2026.

    Hanser Consulting résume les principales conclusions comme suit : Premièrement, en raison du siège principal du groupe Repower dans les Grisons, plus du double de la valeur ajoutée par kilowattheure d’électricité produite à partir de l’énergie hydraulique des Grisons reste dans les Grisons par rapport aux entreprises situées hors du canton. Il en résulterait deuxièmement « de multiples autres avantages » pour l’économie grisonne, notamment en ce qui concerne la diversité du marché du travail, les recettes fiscales pour le canton et les communes ainsi que la prise en compte des entreprises locales de sous-traitance pour les activités du siège.

    « Dans le contexte de la stratégie grisonne en matière d’énergie hydraulique et des retours à domicile prévus dans les années à venir, la question de savoir comment organiser l’utilisation de l’énergie hydraulique à long terme et où se trouve la création de valeur qui y est liée gagne en importance », écrit Repower. « L’étude entend fournir une base de discussion objective à ce sujet » Comme le souligne Repower, l’entreprise a certes payé l’étude et mis à disposition les bases nécessaires, mais elle n’a exercé aucune influence sur la méthodologie ou les résultats.

    Repower emploie environ 500 personnes dans les Grisons et opère sur toute la chaîne de création de valeur, de la production au négoce en passant par le réseau et l’approvisionnement. Les principaux actionnaires sont les entreprises d’électricité du canton de Zurich (38,49 pour cent), le canton des Grisons (27 pour cent) et le fonds Clean Energy Infrastructure Switzerland d’UBS (23,04 pour cent).

  • Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Par 11 voix contre 0 et 2 abstentions, la Commission de l’énergie du Conseil des Etats a adopté la modification de la loi visant à accélérer l’extension et la transformation des réseaux électriques. La commission indique ainsi clairement que le développement de l’infrastructure de réseau ne doit plus être traité politiquement comme un sujet secondaire.

    C’est plus qu’une simple étape technique. La commission souligne expressément l’importance primordiale d’un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable et exige que le cadre légal suive enfin cette importance. Le réseau électrique passe ainsi du statut d’accompagnateur à celui d’épine dorsale stratégique de la politique énergétique.

    Les lignes aériennes avant les câbles souterrains
    Sur un point central, la commission met clairement l’accent. Les lignes du réseau de transport doivent être réalisées en premier lieu sous forme de lignes aériennes. Les câbles souterrains restent l’exception et ne doivent être examinés que dans des cas particuliers. Ce principe ne doit toutefois pas s’appliquer dans les zones à bâtir.

    La priorité politique se déplace ainsi visiblement vers la rapidité et la faisabilité. En effet, plus la pesée des intérêts est complexe, plus les procédures sont longues. C’est précisément là que le projet veut intervenir et rationaliser les processus de planification.

    Plus de marge de manœuvre pour le remplacement
    Le regard porté sur le parc immobilier est particulièrement pertinent. Dans les années à venir, une grande partie de l’infrastructure de réseau atteindra la fin de sa durée de vie. Selon Swissgrid, des goulets d’étranglement structurels sont déjà perceptibles aujourd’hui et deux tiers des 6700 kilomètres du réseau de transport ont plus de 40 ans.

    Elle souhaite donc faciliter le remplacement des lignes à haute et très haute tension existantes, y compris sur les tracés existants ou directement adjacents. Ce principe doit désormais également s’appliquer à certaines parties du réseau de distribution de plus de 36 kV. C’est un signal qui a de l’effet. Toutes les extensions de réseau ne commencent pas en rase campagne. Beaucoup de choses se décident dans le remplacement plus rapide de l’existant.

    L’obstacle silencieux du tournant énergétique
    A cela s’ajoute un détail qui a un grand impact. A l’avenir, les stations de transformation seront également possibles, sous certaines conditions, en dehors de la zone à bâtir si aucun emplacement proportionné n’est trouvé à l’intérieur de la zone à bâtir. Cela montre également où le tournant énergétique reste bloqué au quotidien. Souvent pas à la stratégie, mais au terrain.

    L’intervention touche donc un point sensible. La Suisse a accéléré la production d’énergie renouvelable, mais le réseau risque de devenir un goulot d’étranglement. Si les procédures continuent à prendre des années, ce n’est pas le manque d’idées qui freinera le tournant, mais le manque de lignes.

  • Rénovation et extension durables du complexe résidentiel

    Rénovation et extension durables du complexe résidentiel

    L’entreprise immobilière et de construction Halter, basée à Schlierem, réalise le réaménagement du site des Clochettes, dans le quartier de Champel à Genève. Dans le cadre de ce projet, Halter a été chargé par la Baloise de la rénovation énergétiquement efficace, de la transformation et de la surélévation de trois immeubles d’habitation datant des années 1970. Selon le communiqué, il est prévu de moderniser 70 logements existants au total d’ici janvier 2029 et de créer 15 nouveaux logements en ajoutant deux étages supplémentaires. Les travaux débuteront en mai et se dérouleront alors que les logements sont encore occupés.

    Dans le cadre de la rénovation, Halter renouvellera les installations techniques et révisera les façades. Il est également prévu de récupérer la chaleur et d’installer des panneaux photovoltaïques, selon la description du projet. L’objectif est d’obtenir le label Minergie pour la rénovation.

    Le projet architectural du bureau d’architectes Grenier Coretra préserve la continuité avec les bâtiments existants et s’harmonise avec le complexe résidentiel voisin. Les nouveaux appartements offriront des plans et des concepts d’espace variés, adaptés à l’habitat moderne.

    Au rez-de-chaussée des bâtiments, de nouvelles surfaces seront créées pour les résidents et les utilisations liées au quartier. Les espaces extérieurs seront en outre valorisés par des surfaces boisées afin de favoriser la qualité de vie et la biodiversité.

  • Un progetto di ricerca promuove il riutilizzo del calcestruzzo nelle costruzioni

    Un progetto di ricerca promuove il riutilizzo del calcestruzzo nelle costruzioni

    Il Gruppo Materiali e Strutture dell ‘Institut du patrimoine construit, d’architecture, de la construction et du territoire(inPACT) della Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève(HEPIA) è alla guida del progetto di ricerca Concrete Upcycling Techniques(CUT). Il progetto, guidato dalla professoressa Maléna Bastien Masse, mira a integrare il riutilizzo delle lastre di calcestruzzo nella pratica edilizia, come si legge in un comunicato stampa. L’obiettivo è ridurre l’impronta di CO2 dell’industria. Il progetto è sostenuto dal Fondo Nazionale Svizzero per la Ricerca Scientifica(FNS) ed è realizzato in collaborazione con il Laboratorio di Xploration Strutturale del Professor Corentin Fivet presso il Politecnico Federale di Losanna(EPFL).

    Il progetto mira a preservare le lastre di cemento durante la demolizione degli edifici. Le lastre vengono segate in loco e poi analizzate dai ricercatori dell’HEPIA. L’obiettivo è scoprire se queste lastre possono essere riutilizzate. I pannelli approvati per il riutilizzo vengono poi impiegati in nuovi edifici. Il progetto sta anche studiando come unirli durante il riutilizzo. Verranno utilizzate tecniche e materiali avanzati, come il composito cementizio fibrorinforzato ad alte prestazioni (CFUP).

    « L’industria delle costruzioni ama il calcestruzzo. È un materiale indispensabile, versatile, adattabile ed economico, ma è anche estremamente dannoso per l’ambiente. Una soluzione è ovvia: il riutilizzo », si legge nel comunicato stampa. « Recuperando e riutilizzando componenti di edifici esistenti per nuovi progetti di costruzione, si riduce il consumo di calcestruzzo, con conseguente riduzione dell’impronta di CO2 »

    L’HEPIA è un’università con sede a Ginevra specializzata nell’istruzione e nella ricerca nei campi dell’ingegneria, dell’architettura e dell’ambiente, in particolare nei settori dei materiali e dell’edilizia sostenibile. L’università fa parte dell’Università di Scienze Applicate della Svizzera Occidentale(HES-SO).

  • Une acquisition qui renforce la position sur le marché européen de l’énergie

    Une acquisition qui renforce la position sur le marché européen de l’énergie

    Dans un communiqué, FMB a annoncé le rachat de l’entreprise énergétique française Volterres SAS. Volterres SAS exploite un réseau de plus de 100 installations solaires, éoliennes et hydroélectriques et permet la traçabilité des flux d’électricité en temps réel. Volterres fournit chaque année plus de 2 térawattheures d’électricité à des entreprises et des institutions publiques.

    Cette acquisition s’inscrit parfaitement dans la stratégie française actuelle de FMB. L’entreprise avait déjà développé ses activités dans le pays, notamment par le biais d’un contrat d’optimisation de 200 mégawatts de capacité de batterie. En outre, FMB commercialise en France de nombreux projets éoliens, solaires et de batteries de tiers et gère une production annuelle renouvelable de plus d’un térawatt. Avec Volterres, FMB couvre désormais l’ensemble de la chaîne de valeur de l’économie énergétique.

    D’un point de vue stratégique, cette acquisition constitue une étape importante au sein de Solutions 2030, précise le communiqué. Avec cette orientation, BKW se concentre sur les secteurs d’activité Energy Solutions, Power Grid et Infrastructure & Buildings et se positionne tout au long de la chaîne de création de valeur du tournant énergétique. L’objectif est d’atteindre un EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) de plus d’un milliard de francs d’ici 2030. Selon lui, la France joue un rôle clé dans ce processus.

    « La France est un marché stratégiquement important pour nous. Avec l’intégration de Volterres, nous renforçons notre position non seulement là-bas, mais aussi sur l’ensemble du marché européen, et nous continuons à développer notre portefeuille de solutions énergétiques flexibles », a déclaré Stefan Sewckow, Executive Vice President Energy Markets.

    FMB, dont le siège est à Berne, est une entreprise internationale active dans le domaine de l’énergie et des infrastructures. Sa gamme de prestations s’étend de l’ingénierie et du conseil à la construction et à l’exploitation de réseaux d’énergie et d’approvisionnement, en passant par la technique du bâtiment.

  • Changement de direction dans le secteur de l’énergie d’un grand fournisseur d’énergie

    Changement de direction dans le secteur de l’énergie d’un grand fournisseur d’énergie

    Au premier trimestre 2026, la fondation de placement Vertina a investi un total de 74,3 millions de francs dans quatre nouveaux projets de construction. Le capital frais provient de l’augmentation de capital du quatrième trimestre 2025, indique-t-elle dans un communiqué.

    Les projets de construction se trouvent sur des immeubles à Oberglatt ZH, Kloten ZH, Seon AG et Zurich. Ces sites sélectionnés se caractérisent par une bonne connexion aux infrastructures ainsi que par un environnement de marché solide, précise le communiqué. Une fois les travaux terminés, la valeur de marché des quatre biens s’élèvera à 131 millions de francs. La valeur du portefeuille global du groupe de placement Vertina Logement passe ainsi à 350 millions de francs.

    Au total, le portefeuille immobilier de Vertina se compose de 13 immeubles dont l’état d’avancement des travaux est variable. Le début de la construction de quatre autres projets est prévu pour l’exercice en cours. Pour ce faire, Vertina va, comme elle l’a annoncé récemment, lever au deuxième trimestre de nouveaux capitaux pour un montant compris entre 60 et 80 millions de francs.

  • Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) ont mené un projet commun sur l’effet des piles à combustible à hydrogène, en collaboration avec le groupe Hälg de Saint-Gall, le groupe Osterwalder, également basé à Saint-Gall, et la société zurichoise H2 Energy AG. L’expérience menée au centre Empa de Dübendorf a montré que l’énergie électrique produite par les piles à combustible pourrait soulager les réseaux électriques locaux dans les centres de quartier, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Au cœur du projet, il s’agissait de soulager la consommation d’électricité des pompes à chaleur en produisant de l’énergie électrique à partir de piles énergétiques locales de quartier au moyen de piles à combustible à hydrogène. Celle-ci est injectée dans le réseau pour faire fonctionner les pompes à chaleur et soulage ainsi le réseau. Parallèlement, l’expérience a permis de tester le transfert de températures moyennes d’environ 35 degrés Celsius vers le réseau de chaleur du bâtiment d’innovation NEST et du campus de l’Empa à Dübendorf via des échangeurs de chaleur spéciaux. Le test, qui s’est déroulé d’octobre 2023 à septembre 2025, a montré que les piles énergétiques de quartier permettaient de lisser les pics de consommation d’électricité et de réduire de 10 % le coût total des charges de pointe.

    « Nos essais ont montré que les piles à combustible peuvent efficacement équilibrer les charges de pointe électriques et thermiques dans les bâtiments. Il est ainsi devenu évident que la couverture des charges de pointe à base d’hydrogène est techniquement réalisable et qu’elle fournit des connaissances précieuses pour la gestion de systèmes énergétiques complexes », explique Binod Prasad Koirala, directeur adjoint du département de recherche Urban Energy Systems de l’Empa, cité dans le communiqué. En utilisant de l’hydrogène vert, les piles à combustible contribuent en outre à la réduction des émissions de CO2.

  • Le canton de Berne prévoit un grand bâtiment dans le Seeland bernois

    Le canton de Berne prévoit un grand bâtiment dans le Seeland bernois

    L’Office de la circulation routière et de la navigation a son siège principal au Schermenweg à Berne depuis des décennies. Les bâtiments qui s’y trouvent présentent des défauts statiques et sont dans un état tel qu’il est impossible de les rénover totalement sans interrompre l’activité. A cela s’ajoute un deuxième site à Ostermundigen, où le canton paie un loyer annuel de plus d’un million de francs.

    Déménager trois fois ou construire une fois
    La décision a été prise en faveur d’une nouvelle construction. Les trois sites seront supprimés et les quelque 400 collaborateurs seront regroupés en un seul lieu. Le nouveau bâtiment sur la Buechlimatt à Münchenbuchsee offre de la place pour les bureaux, les centres de contrôle et l’ensemble des activités clients sur une seule surface de terrain. Homologations de véhicules, examens de conduite, procédures administratives : tout est réuni sous un même toit, pour la première fois depuis des décennies.

    Un concours, un vainqueur, une construction en bois
    en 2021, le canton a lancé un concours de projets ouvert. Trente équipes ont présenté des projets et l’équipe de planificateurs zurichois composée de Studiomori Architektur et de KNTXT Architekten a convaincu le jury. Leur projet porte le nom programmatique « Un pour tous ». Il mise sur une construction en bois nécessitant peu d’entretien, qui s’intègre de manière organique dans la périphérie rurale du village de Münchenbuchsee. Il ne s’agit pas d’une déclaration en béton et en verre, mais d’un bâtiment qui rend visible la stratégie climatique du canton de Berne. Le bois en tant que matériau de construction réduit le bilan CO2 sur l’ensemble du cycle de vie.

    La politique décide
    En avril 2026, le gouvernement bernois a demandé le crédit d’engagement de 132,9 millions de francs au Grand Conseil. Le fait que le montant ait augmenté depuis la phase de concours de 2021, passant d’environ 104 millions de francs à l’époque à 132,9 millions, devrait soulever des questions au Parlement. Le renchérissement de la construction et les exigences accrues en matière de planification sont considérés comme les principales raisons. Si l’on compare les coûts de location et les retards d’assainissement, on obtient un résultat économique clair en faveur de la nouvelle construction.

    Emménagement au plus tôt en 2031
    Si les débats parlementaires se déroulent comme prévu, la mise à l’enquête aura lieu mi-2026 et les travaux débuteront en 2028. La mise en service est prévue entre 2030 et 2031. Pour Münchenbuchsee, cela signifie un nouveau centre de travail avec plusieurs centaines d’employés à la périphérie du village. Pour le canton de Berne, cela signifie la fin d’une longue restructuration administrative. Et pour le secteur suisse de la construction, le projet est exemplaire d’une tendance qui prendra de l’ampleur en 2026. Des bâtiments publics en bois, construits pour la prochaine génération.

  • 11. Mai où la Suisse franchit ses frontières

    11. Mai où la Suisse franchit ses frontières

    Depuis le premier relevé de l’empreinte écologique en 1961, l’Overshoot Day suisse s’est avancé de plus de sept mois, passant de fin décembre à mi-mai. Si l’ensemble de la population mondiale vivait comme la Suisse, il faudrait les ressources de 2,8 Terres en 2026. L’empreinte écologique de la Suisse est de 4,15 hectares globaux par personne, la biocapacité disponible est d’à peine 1,48 hectare. L’écart se creuse.

    Le logement, un moteur sous-estimé
    Le logement est l’un des plus forts moteurs de l’empreinte écologique suisse, avec la mobilité, l’alimentation et les biens importés. Entre 1990 et 2021, la surface habitable en Suisse a augmenté de 54 pour cent, alors que la population n’a augmenté que de 31 pour cent. Dans ce contexte, les changements de comportement individuels ne peuvent générer qu’environ 20 pour cent des économies. Les grands leviers se trouvent ailleurs.

    Les bâtiments comme entrepôts de matières premières
    Le secteur du bâtiment est à l’origine de plus de 40 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Outre l’énergie d’exploitation (chauffage, refroidissement, électricité), c’est surtout l’énergie grise qui détermine la taille réelle de l’empreinte d’un bâtiment. Elle comprend l’ensemble de l’énergie, de l’extraction des matières premières à la démolition en passant par la transformation. Tant que la démolition sera moins chère que le recyclage, le potentiel de l’économie circulaire restera inexploité.

    La réglementation se resserre
    Le cadre législatif se densifie. La loi sur le climat et l’innovation est en vigueur depuis janvier 2025 et crée des incitations à la promotion du remplacement des systèmes de chauffage fossiles et des mesures d’efficacité énergétique. Les MoPEC 2025, adoptés en août 2025, définissent pour la première fois des valeurs limites pour l’énergie grise dans les nouvelles constructions et augmentent les exigences pour le photovoltaïque et les systèmes de chauffage renouvelables. Ils ne seront toutefois contraignants que lorsque les cantons les intégreront dans leurs lois sur l’énergie.

    Un changement de système plutôt qu’une politique symbolique
    Le message de l’Overshoot Day est clair, les petites adaptations ne suffisent pas. Ce qu’il faut, ce sont des solutions évolutives dans les domaines de l’énergie, de la mobilité, de la gestion des matériaux et du développement des sites. Le secteur de la construction et de l’immobilier, en tant que secteur transversal, peut avoir un impact dans tous ces domaines si les données sont saisies avec précision, les matériaux documentés et les processus circulaires standardisés. Les bâtiments comme entrepôts de matières premières plutôt que comme fournisseurs de décharges, telle est la direction à prendre.

  • Le bois suisse doit devenir obligatoire

    Le bois suisse doit devenir obligatoire

    Les forêts suisses produisent chaque année 10,4 millions de mètres cubes de bois, dont 5 millions seulement sont consommés. Mais au total, 10 millions de mètres cubes de bois finissent sur les chantiers suisses. Le reste provient de l’étranger, car il est nettement moins cher. Un potentiel de ressources qui reste en friche alors que la demande existe.

    Ce que demande le Conseil national
    Le conseiller national Daniel Ruch (PLR/VD), entrepreneur forestier vaudois de profession, a déposé une motion visant à modifier la loi sur les forêts. A l’avenir, du bois suisse devrait être utilisé dans les constructions subventionnées par des fonds fédéraux, sans que cela n’entraîne de coûts supplémentaires pour les maîtres d’ouvrage. Le Conseil national a accepté la motion, la balle est maintenant dans le camp du Conseil des Etats.

    Le Conseil fédéral freine
    Le conseiller fédéral Martin Pfister, qui représentait le ministre de l’environnement Albert Rösti, convalescent, lors des débats, s’est opposé à un subventionnement direct. La Confédération encourage déjà le bois durable dans ses propres constructions et installations. Il existe une base légale à cet effet depuis la révision de la loi sur les forêts de 2017. Compte tenu des finances fédérales tendues, il n’y a pas de marge de manœuvre pour de nouvelles subventions, et il faut éviter les distorsions de concurrence.

    Pas de nouveau thème, mais une nouvelle pression
    En 2021 déjà, le Conseil national avait adopté une motion similaire sur la chaîne de création de valeur complète de l’économie du bois par 151 voix contre 29, également contre la volonté du Conseil fédéral. Certains cantons comme Thurgovie et Zoug ont déjà intégré la promotion du bois dans leur législation au niveau cantonal. La pression pour agir s’accroît.

    Les enjeux
    Le bois est le seul matériau de construction entièrement renouvelable de Suisse. En l’utilisant de manière conséquente, on renforce la création de valeur régionale, on réduit les émissions dues au transport et on protège la forêt du vieillissement. Que le Conseil des Etats soutienne ou freine la motion, cela déterminera si cette logique sera enfin ancrée dans la loi.

  • Un bus électrique marque une nouvelle étape dans les transports régionaux

    Un bus électrique marque une nouvelle étape dans les transports régionaux

    La société STI Bus AG, dont le siège se trouve à Thoune, a mis en service son premier bus électrique. Selon un communiqué, celui-ci circule à Grindelwald depuis le 15 avril.

    L’entreprise a préparé son personnel de manière intensive à cette transition vers la mobilité électrique. Le personnel a été formé aux principes techniques, aux systèmes haute tension et à la conduite économe en énergie des bus électriques. Ces formations se poursuivent en continu.

    STI Bus AG prévoit de mettre en service trois autres bus électriques à Grindelwald et deux à Thoune avant la fin de l’année. D’ici novembre, tous les sites STI seront également équipés pour la recharge en dépôt. L’année prochaine, 16 bus électriques supplémentaires suivront. D’ici 2036, l’ensemble de la flotte, qui compte plus de 100 véhicules de ligne, devrait être électrifiée.

    « Le premier bus électrique est une étape importante, mais surtout une promesse », déclare Jürg Lehmann, directeur général de STI Service AG et chef de projet E-mobilité, dans le communiqué. L’entreprise s’engage auprès de ses collaborateurs, de ses passagers et de la région à « développer la mobilité de manière responsable ».

    Selon Patrick Fankhauser, le passage à la mobilité électrique montre comment l’entreprise souhaite façonner la mobilité du futur. « La mobilité électrique est un investissement conscient dans l’environnement et dans la qualité de vie de notre région pour les générations actuelles et futures », déclare le directeur de STI Holding AG.

  • La modernisation de la station d’épuration renforce la protection des eaux et l’efficacité énergétique

    La modernisation de la station d’épuration renforce la protection des eaux et l’efficacité énergétique

    La rénovation et l’extension de la station d’épuration de Bâle sont achevées. La station d’épuration a été officiellement inaugurée le 17 avril. L’une des infrastructures les plus importantes de la région a fait l’objet d’une modernisation et d’un agrandissement en profondeur depuis 2019, sans interruption de son activité. Elle compte désormais parmi les installations les plus modernes de ce type en Europe. Le week-end des 18 et 19 avril, la population pourra s’en rendre compte lors des journées portes ouvertes.

    Selon un communiqué du canton de Bâle-Ville, l’objectif du projet était d’améliorer considérablement les performances d’épuration, d’adapter l’installation aux exigences futures et d’apporter une contribution à long terme à la protection des eaux. Elle est désormais à la pointe de la technologie et garantit un fonctionnement conforme à la législation pour plusieurs décennies. Elle est conçue pour une capacité suffisante jusqu’en 2050, soit 520 000 habitants. Elle peut en outre accueillir les eaux usées industrielles pré-épurées de l’ARA Chemie.

    Grâce à cette modernisation, la STEP de Bâle est désormais également équipée pour la dégradation de l’azote et dispose d’un niveau de traitement permettant de réduire les micropolluants. Elle est complétée par une installation de digestion des boues et des installations photovoltaïques. De plus, la fermentation des boues d’épuration permet de produire du biogaz et de fournir davantage de chaleur résiduelle au réseau de chauffage urbain.

    L’ARA Basel est exploitée par la société Prorheno AG. Les parlements des deux Bâle ont approuvé un budget de 325,1 millions de francs pour la rénovation de l’installation. Le décompte final n’est pas encore disponible.

  • L’approvisionnement transfrontalier en chaleur se rapproche de la réalité

    L’approvisionnement transfrontalier en chaleur se rapproche de la réalité

    L’entreprise d’approvisionnement bâloise IWB et les services municipaux de Weil am Rhein étudient les options d’un approvisionnement en chaleur commun et transfrontalier. Un test de faisabilité montre déjà la faisabilité technique d’approvisionner la ville du Land allemand de Bade-Wurtemberg avec de la chaleur provenant de Bâle à partir de mi-2028, peut-on lire dans un communiqué.

    L’étude de faisabilité est déjà en cours depuis mai 2025 et les entreprises sondent depuis mars 2026 l’intérêt éventuel des consommateurs potentiels pour un tel réseau de chaleur. La chaleur nécessaire dans la zone située entre le Rhin et l’autoroute A5 serait fournie par IWB et devrait déjà être produite à 80 pour cent de manière neutre en CO2 au moment de la livraison. Une fois les résultats disponibles pour le milieu de l’année, une décision sera prise quant à une réalisation et à d’éventuels plans d’investissement, peut-on lire dans le communiqué.

  • Projet de recherche développe un indice global de corrosion pour la construction

    Projet de recherche développe un indice global de corrosion pour la construction

    Sky-Frame de Frauenfeld et le WITG étudient ensemble la possibilité de développer un indice de corrosion global sur la base des données météorologiques et climatiques disponibles. Ce projet est soutenu par un chèque d’innovation d’Innosuisse. La somme d’encouragement de 15 000 francs maximum de l’Agence suisse pour l’innovation est un crédit pour une étude préliminaire. Elle permet de commander des idées, des études d’idées et des analyses du potentiel d’innovation et de marché à un partenaire de recherche suisse et de tester la collaboration avec celui-ci.

    Dans le projet avec Sky-Frame, le WITG apporte son expertise en matière de corrosion et d’évaluation des propriétés des matériaux. Dans un premier temps, selon un communiqué, les sites réels du projet sont reliés aux bases de données climatiques disponibles et les valeurs empiriques existantes issues de l’application sont systématiquement évaluées. Il en résulte, en tenant compte de facteurs tels que la proximité de la mer, la direction du vent et les conditions microclimatiques spécifiques au projet, une première approche scientifiquement fondée de la classification des risques.

    ce projet montre de manière exemplaire que les idées d’innovation n’ont pas besoin d’évoluer dans le domaine de la « rocketscience » pour être encouragées », explique le WITG. Au lieu de cela, elles doivent offrir à l’entreprise un avantage durable et une valeur ajoutée future, tout en comportant une composante de risque lors de la mise en œuvre et donc la possibilité d’un échec.

  • Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    A partir de 2029, de nouvelles valeurs limites pour les émissions de gaz à effet de serre et des directives sur l’énergie grise dans la construction seront applicables en Suisse. Fixées par la révision des modèles de prescriptions des cantons dans le domaine de l’énergie. La pression sur le secteur de la construction augmente. Si l’on n’investit pas aujourd’hui dans de nouveaux processus et matériaux, on risque demain de devoir procéder à des adaptations coûteuses sous la pression du temps. Le canton de Fribourg l’a reconnu et agit en amont. Dès 2023, il a adopté une feuille de route sur l’économie circulaire qui fait des changements structurels dans la construction une priorité.

    Innovation tout au long de la chaîne de valeur
    Le thème de l’appel à projets de cette année est « Repenser la construction, vers des systèmes circulaires et éco-conçus ». Sont recherchés des projets qui réduisent l’empreinte écologique des bâtiments dès la phase de conception, grâce à des matériaux biosourcés locaux, des systèmes de construction déconstructibles ou des outils numériques de suivi des matériaux. La Charte suisse de la construction circulaire, soutenue par douze organisations leaders du secteur de la construction et de l’immobilier, formule clairement l’objectif : « D’ici 2030, la part des matières premières primaires non renouvelables doit être réduite à 50 pour cent de la masse totale »

    La collaboration comme condition
    Les combattants solitaires n’ont ici aucune chance. Chaque projet soumis doit réunir au moins trois entreprises, dont la majorité doit avoir son siège dans le canton de Fribourg. Des partenaires académiques comme l’Ecole d’ingénieurs et d’architectes EIA-FR peuvent être consultés afin d’assurer le transfert de connaissances et la reproductibilité des solutions. Nicolas Huet d’INNOSQUARE souligne que pour relever les défis de la circularité, l’innovation doit être partagée.

    Financement avec responsabilité propre
    Le financement NPR couvre au maximum 65 pour cent du budget total, le reste étant à la charge des entreprises participantes, 10 pour cent en espèces et 25 pour cent sous forme de contribution propre. Cette structure n’est pas un obstacle, c’est un programme. Elle garantit que seuls les projets que les entreprises soutiennent réellement sont soumis. Alain Lunghi, directeur adjoint de la WIF, considère l’anticipation comme une clé décisive de la compétitivité des entreprises fribourgeoises.

    Déposer maintenant
    Les projets peuvent être déposés individuellement ou en consortium via www.promfr.ch/de/nrp. L’appel est porté par la Promotion économique WIF, la Chambre de commerce et d’industrie Fribourg, l’EIA-FR ainsi que la plateforme d’innovation INNOSQUARE. Le délai est fixé au 9 septembre 2026. Ceux qui considèrent le tournant de la construction comme une opportunité ont encore le temps d’agir.

  • Des cellules solaires qui se camouflent

    Des cellules solaires qui se camouflent

    La nature nous montre comment faire. Le papillon morpho produit l’éclat bleu intense de ses ailes non pas grâce à des pigments, mais grâce à des microstructures tridimensionnelles qui réfractent et réfléchissent la lumière. Des chercheurs du Fraunhofer ISE ont appliqué ce principe aux modules photovoltaïques. Un processus sous vide applique une structure de surface similaire sur le verre de couverture ou sur des films flexibles. Selon la finesse de la structure, on obtient ainsi des modules aux couleurs les plus diverses, du rouge brique à l’anthracite. Le résultat porte le nom de MorphoColor®.

    Motifs directement dans le module
    La nouveauté réside désormais dans la technique « ShadeCut », qui consiste à munir les films colorés d’encoches transparentes et à intégrer ainsi des motifs et des dessins complexes directement dans les modules solaires. Un laser ou un processus de découpe piloté par CAO insère le motif souhaité dans le film, qu’il s’agisse d’une structure en briques, d’une maçonnerie ou d’un logo d’entreprise. La technique fonctionne avec tous les modules photovoltaïques et solaires thermiques courants et peut être utilisée aussi bien comme film d’enrobage flexible que comme film de face arrière. Les modules colorés atteignent environ 95 pour cent de la performance d’un module comparable sans revêtement.

    La fin du dilemme de la protection des monuments
    Jusqu’à présent, le photovoltaïque intégré au bâtiment a souvent échoué en raison d’exigences esthétiques. En Suisse et en Allemagne, les bâtiments classés monuments historiques et les zones de protection des sites constituaient justement des obstacles importants. Dans plusieurs Länder allemands, la protection des monuments historiques a déjà été assouplie, à condition que la couleur des modules s’accorde avec celle de l’enveloppe du bâtiment. Les modules peuvent imiter à s’y méprendre la maçonnerie ou les tuiles et s’adapter parfaitement aux couleurs, explique le Dr Martin Heinrich, chef de groupe au Fraunhofer ISE. Une façade de démonstration en 78 nuances de couleurs a déjà été réalisée à la HSLU dans le cadre d’un projet Innosuisse dans la ville de Viscosis à Emmenbrücke.

    Le BIPV sur le point de percer
    Le marché du photovoltaïque intégré au bâtiment connaît une croissance rapide. Au niveau mondial, il est estimé à environ 85,9 milliards de dollars d’ici 2034, contre 28,3 milliards en 2026. En Suisse, depuis cette année, la procédure de déclaration des installations en façade simplifie les procédures d’autorisation, ce qui donne une nette impulsion à la demande de solutions esthétiques en façade. Les premiers modules tandem commerciaux axés sur le BIPV sont attendus en 2026 pour des marchés de niche. Fraunhofer ISE estime le potentiel total du PV sur les bâtiments à environ 1 000 GWp d’ici 2045.

    Ce qui a vu le jour en laboratoire à Fribourg arrive maintenant sur les toits et les façades via un partenaire suisse.

  • 300 logements sont remis en état – personne ne doit déménager

    300 logements sont remis en état – personne ne doit déménager

    Construit en trois étapes entre 1974 et 1990, l’ »Untere Bühl » marque jusqu’à aujourd’hui l’ancien centre d’Oberwinterthur. Le site est considéré comme digne de protection, certains bâtiments se trouvent encore en grande partie dans leur état d’origine. Une partie d’entre eux a déjà été rénovée en 2015, les autres sont en train de rattraper cette étape. La demande de permis de construire a été approuvée, le début des travaux est prévu pour début 2027.

    Personne ne doit quitter le terrain
    Ce qui caractérise le projet, c’est sa cohérence sociale. En tant que gestionnaire d’actifs de la fondation de placement AXA, BNP Paribas a conçu la rénovation dès le départ de manière à ce que tous les locataires puissent rester dans leur logement. Les locataires ont été impliqués très tôt, avec des ateliers sur l’espace extérieur et l’aménagement inclus. « Nos locataires font partie intégrante de la cité depuis des années », explique Pascal Messmer, Asset Manager chez BNP Paribas. Cette attitude se retrouve dans l’ensemble du projet.

    Des extensions qui ne s’imposent pas
    Pour l’extension, AXA fait appel aux architectes bernath widmer, qui sont sortis vainqueurs d’une planification test coopérative. Les annexes et les nouveaux bâtiments sont majoritairement construits en bois et reprennent délibérément le caractère des bâtiments existants. Environ 80 appartements de 1 à 3 pièces sans seuil seront créés. Un complément aux appartements existants, aujourd’hui majoritairement grands. Des ateliers d’habitation, des espaces communs et une surface commerciale sont prévus au rez-de-chaussée.

    Le parc reste et devient plus vivant
    L’espace extérieur semblable à un parc avec des jardins communautaires, des aires de jeux et le jardin d’enfants de 1977 est conservé. Le bureau d’architecture paysagère ghiggi paesaggi reprend le concept d’espace libre initial de Fred Eicher et le développe. De nouvelles plantations et des toitures végétalisées renforcent la biodiversité et créent un habitat pour les petits animaux et les insectes. Une végétalisation partielle est prévue sur les toits des nouveaux bâtiments. Le pavillon central sera à l’avenir utilisé par le public, par exemple comme crèche.

    Par étapes vers l’avenir
    La mise en œuvre se fera par étapes jusqu’en 2028 probablement. Son objectif est un portefeuille immobilier avec zéro émission nette d’ici 2050. Winterthour ne gagne pas seulement un parc immobilier rénové, mais aussi 80 nouveaux logements dans un quartier qui a grandi et qui sait qui il est.

  • Umwelt Arena présente une nouvelle exposition sur le micro-habitat

    Umwelt Arena présente une nouvelle exposition sur le micro-habitat

    Selon une annonce, l’Umwelt Arena de Spreitenbach présente un concept d’habitat précurseur avec la nouvelle exposition « Micro-appartement – 50 m2 pour 4 personnes ». L’habitat durable et abordable est l’un des grands défis de notre époque, poursuit le communiqué. L’Umwelt Arena montre par un exemple concret que l’aménagement intelligent du territoire, la multifonctionnalité et la construction énergétiquement efficace ne sont pas des visions d’avenir, mais une réalité.

    Les visiteurs découvrent la genèse du projet, les solutions mises en œuvre et l’impact des micro-logements sur la durabilité, poursuit le communiqué. L’appartement témoin montre comment créer de l’espace pour une famille de quatre personnes sur une surface d’environ 50 mètres carrés, et ce sans perte de confort. Grâce à la planification de l’espace et à l’ameublement multifonctionnel, le salon peut être transformé en chambre à coucher en appuyant sur un bouton et la chambre des enfants peut être transformée en bureau ou en salle de jeux si nécessaire.

    L’appartement témoin, construit à l’échelle 1:1, peut être visité dans le cadre de courtes visites guidées. Elles ont lieu deux fois par jour à 14 heures et à 15h30.

    Des visites guidées peuvent être réservées sur demande pour les entreprises, les associations et les écoles, indique-t-on à l’Umwelt Arena. Le thème du micro-habitat peut être choisi comme point fort des deux visites guidées « Durabilité au quotidien » et « Construire et moderniser ».

  • Décarbonisation à grande échelle grâce au développement du chauffage urbain à Zurich

    Décarbonisation à grande échelle grâce au développement du chauffage urbain à Zurich

    La ville de Zurich veut réduire ses émissions nettes de CO2 à zéro d’ici 2040. Pour atteindre cet objectif, les réseaux thermiques et un réseau de chauffage urbain doivent être considérablement développés. Comme l’indique un communiqué, le conseil municipal propose aux électeurs un nouveau crédit-cadre de 2,26 milliards de francs. Ce crédit intègre les moyens des crédits déjà décidés en 2021 et 2022, à hauteur de 330 millions de francs et 573 millions de francs.

    Les nouveaux crédits doivent tenir compte à la fois de l’augmentation des besoins financiers pour l’extension des réseaux thermiques et de leur degré d’écologisation. Actuellement, 70 pour cent de l’énergie des réseaux existants est produite sans utiliser de combustibles fossiles, l’objectif étant d’atteindre 100 pour cent.

    « Nous voulons doubler la partie de la ville alimentée par le chauffage urbain d’ici 2040 pour atteindre environ 60 pour cent de la zone d’habitation. Il s’agit d’un projet intergénérationnel qui implique un développement important des infrastructures. Cela nécessite de gros investissements », explique le conseiller municipal Michael Baumer, chef du département des services industriels, cité dans le communiqué.

    L’ensemble du projet de réorganisation de l’approvisionnement en chaleur de la ville, y compris le regroupement de tous les réseaux thermiques sur le territoire de la ville, doit être réalisé sous l’égide de la centrale électrique de la ville de Zurich(ewz).

  • De nouvelles brochures encouragent l’utilisation du bois bernois

    De nouvelles brochures encouragent l’utilisation du bois bernois

    La plate-forme cantonale de l’économie bernoise de la forêt et du bois, Lignum Holzwirtschaft Bern, a pour objectif de sensibiliser à la forêt et de promouvoir la demande de bois indigène. Afin de permettre aux autorités et aux administrations d’exploiter durablement la forêt, l’association des propriétaires forestiers bernois, l’Association des scieries bernoises, Holzbau Schweiz section Berne et Oberland bernois, l’Association des maîtres menuisiers Berne et Oberland bernois et Energie-bois canton de Berne ont publié une série de brochures sous le titre « Wald und Holz Kompass ». Ces documents pratiques ont été élaborés avec le soutien de la Wyss Academy for Nature, informe Lignum Holzwirtschaft Bern dans un communiqué.

    La série « Wald und Holz Kompass » est divisée en une brochure générale et trois brochures thématiques. La brochure générale s’intitule « Wald und Holz Kompass für Berner Regionen ». Les trois brochures thématiques traitent du bois régional dans les bâtiments publics, des structures efficaces de l’économie forestière et des incitations financières pour garantir certains services forestiers. Toutes les brochures peuvent être téléchargées sur le site lignumbern.ch/wald-holz-kompass/.

    Le mandat pour Lignum Holzwirtschaft Bern est géré par Volkswirtschaft Berner Oberland.

  • Un matériau à base d’algues bleues stocke le CO2 sur les façades des bâtiments

    Un matériau à base d’algues bleues stocke le CO2 sur les façades des bâtiments

    Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(ETH) créent un matériau organique qui extrait le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Selon un communiqué, ce matériau de construction imprimable en 3D devrait contribuer à l’avenir à réduire l’empreinte climatique des bâtiments et des infrastructures. A l’intérieur, des algues bleues photosynthétiques, appelées cyanobactéries, se développent et forment de la biomasse et des minéraux solides contenant du carbone, fixant ainsi deux fois le dioxyde de carbone.

    Une équipe de recherche interdisciplinaire dirigée par Mark Tibbitt, professeur d’ingénierie macromoléculaire à l’ETH Zurich, a réussi à intégrer de manière stable les bactéries photosynthétiques dans un gel imprimable. Ce nouveau matériau peut être formé à volonté par impression 3D et n’a besoin pour sa croissance que de la lumière du soleil et d’eau de mer artificielle contenant des nutriments facilement disponibles, en plus du CO2, peut-on lire dans le communiqué.

    « En tant que matériau de construction, il pourrait à l’avenir aider à stocker le CO2 directement dans les bâtiments », explique Tibbitt, cité dans le communiqué. Dans ce contexte, ce nouveau matériau absorbe beaucoup plus de CO2 qu’il n’en fixe par sa croissance. « Cela est dû au fait que le matériau peut stocker le carbone non seulement dans la biomasse, mais aussi sous forme de minéraux – une propriété particulière des algues bleues », explique Tibbitt.

    L’objectif des chercheurs est d’utiliser à l’avenir ce matériau comme revêtement pour les façades, puis de fixer le dioxyde de carbone tout au long du cycle de vie d’un bâtiment. L’équipe a fait ses premières expériences à la Biennale de Venise et à la Triennale de Milan. Le projet a ainsi pu passer de l’échelle du laboratoire à celle de l’architecture. Les résultats ont été publiés dans la revue « Nature Communications ».

  • Les platanes rafraîchissent les villes même en cas de chaleur extrême

    Les platanes rafraîchissent les villes même en cas de chaleur extrême

    Même par une chaleur extrême de plus de 39 degrés, les platanes évaporent de l’eau et refroidissent leur environnement. C’est ce qu’a révélé une étude de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage(WSL), basé à Birmensdorf, et de l’École polytechnique fédérale de Lausanne(EPFL). Selon un communiqué, l’étude a été menée au printemps et à l’été 2023 à Lancy, dans le canton de Genève. Celui-ci a connu deux vagues de chaleur atteignant près de 40 degrés durant la période de mesure.

    Les chercheurs ont mesuré le flux de sève sur huit troncs de platanes. Celui-ci permet de tirer des conclusions sur la quantité d’eau évaporée et donc sur la capacité de refroidissement des arbres. Le flux d’eau a augmenté malgré la chaleur croissante et l’air sec. Les chercheurs supposent que des réserves d’eau profondes dans le sol ont permis l’augmentation du flux d’eau.

    L’étude réfute l’hypothèse selon laquelle les arbres ferment les pores de leurs feuilles à partir d’une température de 30 à 35 degrés afin d’éviter la perte d’eau, ce qui signifie que l’effet de refroidissement est perdu. Les modèles utilisés jusqu’à présent pour déterminer la répartition future de la chaleur dans les villes seraient donc inexacts, peut-on lire dans le communiqué.

    La persistance de l’effet de refroidissement des platanes est une bonne nouvelle pour le climat urbain. « Les jours où la température dépasse 30 degrés Celsius sont de plus en plus fréquents », explique le Dr Christoph Bachofen, responsable de l’étude.

    « De toute évidence, nous n’avons pas encore complètement compris comment les arbres réagissent aux conditions extrêmes », poursuit Bachofen. Les chercheurs souhaitent à l’avenir mesurer le comportement de transpiration d’autres arbres urbains en cas de chaleur extrême. Ils espèrent ainsi découvrir quelles espèces d’arbres gèrent la chaleur et remplissent au mieux leur fonction de refroidissement dans les villes.

  • Swiss PV Circle crée les bases de la réutilisation des modules solaires

    Swiss PV Circle crée les bases de la réutilisation des modules solaires

    Environ la moitié des modules photovoltaïques qui finissent actuellement dans le flux de déchets sont en principe encore fonctionnels. Le projet Swiss PV Circle adonc développéau cours de l’année et demie écoulée des instruments pratiques, des bases techniques, des analyses de marché et des recommandations politiques afin de promouvoir la réutilisation des modules photovoltaïques, comme l’indique un communiqué. Le projet est mené par SENS eRecycling, Swissolar et la Haute école spécialisée bernoise.

    Les recommandations politiques se concentrent sur des incitations financières, telles qu’une contribution de réutilisation analogue aux contributions de recyclage existantes. En outre, des possibilités d’harmonisation telles qu’un système de label et de certification à l’échelle nationale sont demandées afin de rendre la qualité visible et d’instaurer la confiance dans les modules d’occasion. Des pratiques d’autorisation harmonisées au niveau national pour le traitement des modules usagés et des collectes de données systématiques lors de l’installation et du démontage d’installations solaires permettent de lever d’autres obstacles, peut-on lire dans le communiqué.

    Des outils pratiques tels qu’un prototype de plateforme avec un modèle de données sous-jacent permettent d’évaluer à temps la stratégie de recyclage appropriée pour les modules usagés. Le projet a calculé un retour de 23 000 à 90 000 tonnes de modules photovoltaïques usagés d’ici 2050.

    L’analyse de marché du projet a révélé que la rentabilité économique des modules réutilisés est encore limitée en raison du faible prix des modules neufs. Actuellement, les modules usagés sont principalement utilisés dans des applications à petite échelle. Pour obtenir une acceptation plus large, il faut donc des prix attractifs, une qualité contrôlée et une puissance résiduelle élevée des modules.

    Le projet Swiss PV Circle vise à réduire les quantités de déchets à l’avenir en augmentant la seconde utilisation des modules. Pour ce faire, SENS eRecycling, Swissolar et la Haute école spécialisée bernoise collaborent avec des partenaires de l’industrie photovoltaïque suisse.

  • Le manque de clarté des dispositions légales freine l’économie circulaire

    Le manque de clarté des dispositions légales freine l’économie circulaire

    L’économie circulaire se heurte encore à toute une série d’obstacles. Un rapport élaboré par ecos, basé à Bâle, et Rytec, basé à Münsingen, pour le compte de la Direction des travaux publics du canton de Zurich, a recensé 71 de ces obstacles. Parmi ceux-ci, 28 découlent de dispositions légales, tandis que 43 ne surviennent qu’au moment de l’application effective des prescriptions réglementaires. Souvent, ils n’apparaissent qu’au moment de la mise en œuvre des prescriptions.

    Le secteur de la construction et de l’immobilier, avec sa forte densité réglementaire, est particulièrement touché par les obstacles réglementaires. Dans ce domaine, les critères de durabilité sont souvent trop peu contraignants ou insuffisamment pondérés. En matière de réutilisation notamment, les marges de manœuvre permettant de s’écarter des normes ne sont pas encore exploitées. Les processus s’alignent encore sur l’économie linéaire plutôt que sur l’économie circulaire.

    Dans le commerce et la logistique, il manque souvent encore les infrastructures nécessaires au retour des biens usagés et les incitations à la mise en place d’une logistique adaptée. Les initiatives de collecte privées sont freinées par des marges de manœuvre floues en matière de mise en œuvre. L’économie circulaire dans le commerce et l’industrie souffre notamment d’un manque d’incitations à la réparation et à la réutilisation.

    Le rapport classe les obstacles en quatre catégories. Les trois premières comprennent ceux dont la suppression aurait un impact important. Elles sont classées en fonction de la capacité du canton à exercer une influence sur elles. La quatrième catégorie regroupe les mesures ayant un faible impact et sur lesquelles le canton a peu de prise.

    Dans les prochaines étapes, le canton entend se concentrer sur les deux catégories d’obstacles dont la suppression aurait un impact important et sur lesquelles il dispose d’une grande marge de manœuvre. Cela concerne 33 obstacles. Les obstacles les moins pertinents ne feront pas l’objet de mesures supplémentaires.

    Le rapport s’appuie sur une enquête menée auprès de 122 personnes et sur des ateliers réunissant au total 80 participants.

  • Ce projet d’innovation marque le point de départ d’une nouvelle ère pour le secteur du bâtiment

    Ce projet d’innovation marque le point de départ d’une nouvelle ère pour le secteur du bâtiment

    La BioHaus am Waldsee, située dans l’État américain du Minnesota, fête ses 20 ans. Cette maison, située sur le campus Waldsee des Concordia Language Villages, est le premier bâtiment jamais certifié « maison passive » aux États-Unis par l’Institut allemand de la maison passive. Le projet avait alors été réalisé par Stephan Tanner et son équipe de la société Integrale Planung GmbH (Intep), basée à Zurich. Il a également marqué le point de départ de TANNER Building Products et de ses entreprises apparentées, indique un communiqué.

    La BioHaus se distingue par des matériaux et des technologies tels que des fenêtres et des portes certifiées « maison passive », des systèmes de ventilation haute performance, des éléments de protection solaire extérieurs et des panneaux isolants sous vide, qui avaient été importés d’Europe aux États-Unis pour ce projet. Elle a été construite à une époque où la norme « maison passive » était encore largement méconnue en Amérique du Nord et où les matériaux, les technologies et le savoir-faire technique nécessaires faisaient défaut sur place.

    Le projet a été soutenu par la Fondation fédérale allemande pour l’environnement et visait à démontrer que les technologies environnementales de pointe pouvaient également connaître le succès à l’étranger. « La BioHaus n’a pas seulement prouvé que les maisons passives pouvaient fonctionner en Amérique. Elle a également contribué à ce que d’autres puissent suivre cet exemple », indique le communiqué.

    Le projet a également donné naissance à l’entreprise de Stephan Tanner, TANNER Building Products. Basée à Watertown, dans le Minnesota, cette entreprise a démarré en 2006 sous le nom de Peak Building Products et a fourni les matériaux de pointe pour la BioHaus. « Ce qui a commencé par une nécessité – l’importation de composants que personne d’autre ne possédait – a donné naissance à tout un secteur », explique l’entreprise dans le communiqué.

  • Nouvel établissement de soins augmente les capacités dans un quartier urbain

    Nouvel établissement de soins augmente les capacités dans un quartier urbain

    La société Schlierem Halter AG a livré un nouveau domicile pour les personnes nécessitant des soins dans le quartier Wyler de Berne. La maison de soins gérée par Domicil Berne en tant que locataire général met à disposition 112 nouvelles chambres de soins, peut-on lire dans un communiqué sur LinkedIn.

    Chaque chambre est équipée d’une salle d’eau et d’un balcon. L’établissement dispose en outre de salles de séjour et d’exploitation ainsi que d’espaces accessibles au public. Les collaborateurs ont bénéficié d’un environnement de travail moderne avec des conditions-cadres optimales. L’installation terminée a été remise fin mars à la fondation de placement Swiss Life.

    Comme le précise le communiqué, un autre contrat a été conclu avec Domicil Immobilien AG pour la construction d’une maison de retraite médicalisée de 75 chambres, d’un service de démence et d’un restaurant.

  • Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    La ZHAW a mis en ligne sa plateforme dkon.ch. Celle-ci permet aux étudiants, aux spécialistes et aux personnes intéressées d’analyser, de comparer et de développer eux-mêmes des constructions de bâtiments. Selon un communiqué de la haute école, cet outil numérique leur fournit des informations sur l’impact des différentes décisions de construction sur l’environnement, les coûts et le mode de construction. Les utilisateurs peuvent démonter, tourner et réassembler des éléments de construction dans l’espace virtuel.

    Ils peuvent ainsi voir de quels matériaux se compose une construction et comment ceux-ci interagissent. Le lien avec les données d’évaluation écologique permet de comparer les variantes de manière ciblée. Selon la ZHAW, cela ouvre de nouvelles possibilités dans la planification : « Si l’on souhaite par exemple réduire l’utilisation du béton ou examiner des matériaux alternatifs, on peut comparer directement différentes solutions. Les modifications de la construction sont immédiatement visibles et leurs effets sont compréhensibles »

    Selon les informations fournies, l’une des particularités de cette plateforme réside dans l’intégration de bâtiments de référence réels. Leurs constructions, matériaux et processus de construction peuvent être analysés en détail. « Grâce à dkon.ch, il existe un lien direct entre l’enseignement et l’application », explique Andri Gerber, chef de projet et codirecteur de l’Institut de conception constructive de la ZHAW. « Le savoir n’est pas transmis de manière isolée, mais rendu tangible dans le contexte de projets de construction réels et concrets »

    La plateforme est également utile pour les spécialistes qui doivent intégrer des exigences complexes et développer des solutions durables, poursuit Gerber. C’est pourquoi dkon.ch est « un outil qui peut être utilisé aussi bien dans la formation que dans la pratique professionnelle ».