Catégorie : Durabilité

  • Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    La ZHAW a mis en ligne sa plateforme dkon.ch. Celle-ci permet aux étudiants, aux spécialistes et aux personnes intéressées d’analyser, de comparer et de développer eux-mêmes des constructions de bâtiments. Selon un communiqué de la haute école, cet outil numérique leur fournit des informations sur l’impact des différentes décisions de construction sur l’environnement, les coûts et le mode de construction. Les utilisateurs peuvent démonter, tourner et réassembler des éléments de construction dans l’espace virtuel.

    Ils peuvent ainsi voir de quels matériaux se compose une construction et comment ceux-ci interagissent. Le lien avec les données d’évaluation écologique permet de comparer les variantes de manière ciblée. Selon la ZHAW, cela ouvre de nouvelles possibilités dans la planification : « Si l’on souhaite par exemple réduire l’utilisation du béton ou examiner des matériaux alternatifs, on peut comparer directement différentes solutions. Les modifications de la construction sont immédiatement visibles et leurs effets sont compréhensibles »

    Selon les informations fournies, l’une des particularités de cette plateforme réside dans l’intégration de bâtiments de référence réels. Leurs constructions, matériaux et processus de construction peuvent être analysés en détail. « Grâce à dkon.ch, il existe un lien direct entre l’enseignement et l’application », explique Andri Gerber, chef de projet et codirecteur de l’Institut de conception constructive de la ZHAW. « Le savoir n’est pas transmis de manière isolée, mais rendu tangible dans le contexte de projets de construction réels et concrets »

    La plateforme est également utile pour les spécialistes qui doivent intégrer des exigences complexes et développer des solutions durables, poursuit Gerber. C’est pourquoi dkon.ch est « un outil qui peut être utilisé aussi bien dans la formation que dans la pratique professionnelle ».

  • Le salon de la construction et de l’habitat de Wettingen suscite un vif intérêt

    Le salon de la construction et de l’habitat de Wettingen suscite un vif intérêt

    Du 16 au 19 avril, le Tägi Wettingen accueillera pour la 19e fois le plus grand salon de la construction et de l’habitat de la région, le salon « Bauen Wohnen ». Tout laisse présager un succès pour l’édition de cette année, comme l’explique le Tägi dans un communiqué. Ainsi, tous les espaces d’exposition sont complets et l’on s’attend à dépasser le nombre de visiteurs de l’année dernière, où 14 000 personnes avaient visité le salon.

    « Les espaces épuisés montrent que l’intérêt pour le salon et le site du Tägi est élevé », déclare Pascal Schelbert, directeur adjoint et responsable opérationnel du Tägi. « Pour nous, c’est une belle confirmation que notre infrastructure et notre flexibilité sont convaincantes. En même temps, c’est une motivation pour continuer à développer chaque année les événements récurrents. »

    Dans le cadre de cet événement, les visiteurs peuvent s’attendre à des conférences spécialisées, des tables rondes ainsi que des forums thématiques animés par des experts. En donnant un aperçu des tendances actuelles en matière de construction et des concepts d’habitat durables, le salon vise à la fois à inspirer et à servir de base concrète pour la prise de décision concernant les projets de construction et d’habitation. Selon le communiqué du Tägi, la date du salon est idéale, car elle marque traditionnellement le coup d’envoi de la saison printanière – une période durant laquelle un nombre particulièrement élevé de projets de construction et de rénovation sont planifiés ou lancés.

    L’organisation du salon est en outre considérée comme un exemple parlant de la multifonctionnalité du Tägi. Le centre de loisirs, de sport et d’événements peut utiliser simultanément des espaces très variés – des grandes salles d’exposition aux salles plus petites pour les conférences spécialisées, explique Pascal Schelbert.

  • Bientôt, on vivra là où les autres se garent

    Bientôt, on vivra là où les autres se garent

    Christoph Schoop n’a pas eu à chercher bien loin. L’investisseur immobilier de Baden a regardé par la fenêtre de son bureau la zone industrielle de Dättwil et a reconnu l’évidence, d’immenses toits plats, entièrement inutilisés. Sur le toit du passage de l’usine au 208 de la Mellingerstrasse, où McDonald’s, Spar et une boulangerie assurent aujourd’hui le quotidien, huit maisons dites « Wikkel » devraient voir le jour à partir du printemps 2027.

    Un nouveau monde sur le toit
    Originaire d’Amsterdam, le concept Wikkelhouse débarque en Suisse. Il s’agit d’unités d’habitation en bois compactes, livrées par camion et prêtes à être installées avec un minimum d’efforts. Chaque unité offre 30 à 35 mètres carrés, une terrasse privée et des hauteurs de plafond allant jusqu’à 3,5 mètres. L’architecte Andreas Zehnder, qui a conçu le projet pour Baden, formule clairement la valeur ajoutée. Au lieu de rajouter un étage supplémentaire, un univers d’habitation autonome est créé sur le toit.

    Bois suisse, usine uranaise
    Les maisons ne sont pas produites sur le chantier, mais dans une usine propre à Flüelen UR, sur les rives du lac des Quatre-Cantons. La matière première est du bois suisse issu d’une exploitation forestière durable. Schoop est cofondateur et promoteur de Wikkelhouse Suisse et fait avancer le concept en tant que modèle d’économie circulaire. Une unité coûte à partir de CHF 200’000 départ usine ; le transport et le montage sont en sus.

    Bon marché, ensoleillé, connecté
    Pour Baden, les loyers devraient rester bas. Une liste d’attente existe déjà, les demandes sont venues « de tous les côtés », selon Schoop, y compris de personnes intéressées en âge AVS. Et bien que la zone industrielle ne soit pas considérée comme un quartier résidentiel, le toit convainc par son ensoleillement toute la journée et sa desserte directe par les transports publics. Le bâtiment se charge lui-même de la protection contre le bruit.

    Pilote avec potentiel de mise à l’échelle
    Le projet de Dättwil est explicitement conçu comme un projet pilote. Rien que dans la zone industrielle, Schoop voit de la place pour 50 à 70 maisons Wikkel. Actuellement, la ville de Baden examine la possibilité d’obtenir un permis de construire. Si tout se déroule comme prévu, les premiers habitants emménageront au printemps 2027. Ce qui ressemble aujourd’hui à une curiosité pourrait faire école demain.

  • Densifié, interconnecté, agréable à vivre

    Densifié, interconnecté, agréable à vivre

    La Suisse compte aujourd’hui plus de 9 millions d’habitants et la population continue de croître. La pression sur le marché du logement augmente, tandis que la construction en dehors des zones à bâtir existantes est fortement limitée depuis la révision de la LAT de 2013. Les villes et les communes doivent se développer vers l’intérieur. Pourtant, selon Dita Leyh, professeur de développement urbain à l’OST, il existe mathématiquement suffisamment de réserves d’espace. Les quartiers de maisons individuelles à proximité des gares, les friches industrielles ou les zones ferroviaires inutilisées offrent un grand potentiel. Une deuxième révision de la LAT renforce encore les exigences.

    Densifier là où les TP sont forts
    Le développement vers l’intérieur est particulièrement judicieux aux nœuds de TP. « C’est précisément aux nœuds de transports publics que la densification interne est particulièrement judicieuse », explique Dita Leyh. En effet, la connexion optimale au réseau de bus et de trains permet de créer plus d’espace de vie et d’habitat, mais pas automatiquement plus de trafic. Une autre clé réside dans la réorganisation du trafic de stationnement. Des garages collectifs en bordure du quartier regroupent le trafic automobile, l’intérieur du quartier reste en grande partie sans voitures et gagne ainsi de l’espace libre pour l’homme et la nature. « Plus on densifie les constructions, plus il faut créer d’espaces libres dans la foulée », explique Leyh.

    Un mélange d’utilisations comme critère de qualité
    La densification est bien plus qu’un simple empilement de logements. Un mélange d’usages variés, de la boulangerie aux espaces verts en passant par les restaurants, anime les quartiers et crée de la valeur ajoutée. Pour que cette valeur ajoutée soit créée, il faut une planification interdisciplinaire de qualité. L’urbanisme, la planification des transports et la planification des espaces libres doivent s’asseoir ensemble à la table dès le début, souligne Leyh. Le Projet de territoire Suisse 2050 actualisé, adopté par le Conseil fédéral en mars 2026, confirme cette orientation et mise sur la coopération régionale, la qualité du paysage et la mobilité respectueuse du climat.

  • 270 raisons de choisir Stans

    270 raisons de choisir Stans

    La société de construction de logements d’utilité publique Logis Suisse SA prévoit de construire un nouveau lotissement à l’ouest de Stans. Sur un terrain de 12’700 m² que la société a déjà acquis en 2015, environ 270 logements à loyer modéré, environ 1’000 m² de surface commerciale ainsi que deux espaces communs seront construits d’ici 2032. Le mandat d’étude, auquel sept équipes de planificateurs généraux ont participé en 2025, a été remporté par Studio Sintzel de Zurich et Uniola AG.

    Deux maisons, huit cours
    Le projet, désigné en interne comme « Acht Höfe für Stans », s’appuie sur deux bâtiments de sept étages. Malgré leur volume, ils apparaissent à l’extérieur comme des maisons ponctuelles disposées de manière lâche. Les éléments de tête se réfèrent aux bâtiments existants et structurent les façades des rues avec des zones de jardin. Des cours ouvertes avec des passages structurent l’espace extérieur et offrent des vues sur les montagnes environnantes. Un contrepoids de qualité à la situation autoroutière voisine. Un ancien bâtiment existant au centre du quartier est conservé et servira à l’avenir de point de rencontre social.

    Quartier mixte avec des trajets courts
    Le site se trouve en face du centre commercial Länderpark, le long d’une route à plusieurs voies et à proximité immédiate de l’autoroute. Des pistes cyclables et des chemins piétonniers doivent néanmoins bien relier le nouveau quartier à Stans et Stansstad. Avec 0,8 place de stationnement par logement, Logis Suisse se situe en dessous des standards habituels, un engagement clair en faveur de la mobilité durable. Le mélange de logements va des appartements compacts de 1,5 pièce pour les célibataires et les personnes âgées aux vastes appartements de 5,5 pièces pour les familles et les communautés d’habitation. Au rez-de-chaussée, des appartements-ateliers, des structures d’accueil et des surfaces commerciales animent le quartier.

    Construit en ménageant les ressources
    Le maître d’ouvrage s’est fixé comme objectif un projet exemplaire en matière d’écologie, d’espace social et de rentabilité. La structure porteuse est conçue de manière à économiser les matériaux, les plans sont compacts et une installation photovoltaïque sur les toits couvre une grande partie des besoins en électricité sur place. Un parking souterrain d’un étage minimise l’excavation du sol. Le début de la construction est prévu pour 2030, l’achèvement pour 2032.

  • Contrôler tôt, échouer à bon compte

    Contrôler tôt, échouer à bon compte

    SSbD est un cadre d’innovation holistique de l’Union européenne. Les nouveaux produits chimiques, matériaux, produits et technologies doivent être développés dès le départ de manière à ce qu’ils soient sûrs pour l’homme et l’environnement – et ce tout au long de leur cycle de vie. Derrière cela se cache un principe clair : identifier les risques à un stade précoce et les corriger à moindre coût, plutôt que de réagir tardivement et à grands frais. L’UE l’appelle à juste titre « fail early and fail cheap ».

    64 pour cent de concordance avec le droit européen
    Dans le cadre du projet européen IRISS, l’Empa a examiné 15 règlements européens centraux qui sont pertinents pour l’industrie européenne tout au long de la chaîne de création de valeur. Parmi elles, les ordonnances sur les produits chimiques, les piles et les emballages ainsi que la directive-cadre sur les déchets. 64 % de ces exigences réglementaires sont déjà couvertes par le cadre SSbD. « Dans de nombreux cas, la SSbD exige précisément les données et les évaluations dont les entreprises auront de toute façon besoin plus tard pour la conformité réglementaire », explique l’auteur de l’étude Akshat Sudheshwar de l’Empa.

    Les PFAS, un exemple à suivre
    Les risques des substances chimiques dites éternelles, les PFAS, ont été reconnus lors de leur introduction, mais ignorés pendant des décennies. Aujourd’hui, ils s’accumulent dans les organismes, ne sont pas dégradables dans l’environnement et entraînent des coûts énormes. Une approche SSbD aurait permis d’aborder ces risques à un stade précoce. Cet exemple montre les enjeux lorsque les entreprises ne prévoient la sécurité et la durabilité qu’après coup.

    Des dépenses supplémentaires qui se justifient
    SSbD augmente les dépenses dans la phase précoce de développement, Sudheshwar le reconnaît également. Investir tôt permet d’éviter des coûts ultérieurs dus à des interdictions de produits, des obligations d’assainissement ou des adaptations au marché. Le critère de réussite central pour les entreprises est la capacité à penser très tôt ensemble sécurité et durabilité et à développer l’expertise nécessaire dans les deux domaines.

    Limites et nécessité d’une action politique
    Des données fiables, des informations toxicologiques et des méthodes robustes font jusqu’à présent défaut. Le cadre SSbD reconnaît explicitement cette lacune et est adaptable. Au niveau politique, l’étude recommande des incitations pour les entreprises et des allègements réglementaires ainsi que des extensions de brevets ou des avantages économiques pourraient faciliter le démarrage. À long terme, la SSbD devrait être plus souvent intégrée dans les règlements de l’UE, pas nécessairement comme une obligation, mais comme une orientation stratégique.

  • La pose de la première pierre marque le coup d’envoi d’un nouveau quartier résidentiel à Baden

    La pose de la première pierre marque le coup d’envoi d’un nouveau quartier résidentiel à Baden

    Les cinq premières premières pierres ont été posées sur le site de Brisgi, marquant ainsi le coup d’envoi officiel d’une phase de construction qui durera environ trois ans. Selon un communiqué de la ville de Baden, environ 220 logements durables et abordables vont voir le jour sur ce site. La pose symbolique de la première pierre a été effectuée par le maire de Baden, Markus Schneider, en présence de représentants des promoteurs immobiliers d’utilité publique, de la fondation pour le logement de Baden, de Logis Suisse AG et de la coopérative de construction et d’habitation Graphis, ainsi que de membres du quartier.

    « Ces cinq pierres proviennent des déblais et symbolisent les valeurs fondamentales du futur site Brisgi : ensemble, nous construisons l’avenir avec des logements durables et abordables », explique la ville de Baden dans son communiqué.

    D’ici 2028, des logements abordables et des offres flexibles destinés aux personnes seules, aux couples et aux familles doivent voir le jour sur le site. De plus, la vie en communauté sera enrichie par des ateliers, des espaces verts, une place de quartier et une aire de jeux.

    Le projet sera construit selon la norme Construction durable Suisse (SNBS). « Le site mise sur une construction hybride, les énergies renouvelables, la biodiversité et une faible imperméabilisation », indique le communiqué. « Le projet démontre ainsi que haute qualité de construction, durabilité et logements abordables vont de pair. »

  • Le Smart Building devient un facteur de localisation

    Le Smart Building devient un facteur de localisation

    Les bâtiments intelligents deviennent un facteur d’implantation lorsqu’ils rendent tout d’abord la performance ESG visible et gérable. Grâce aux capteurs, à l’automatisation et à l’exploitation basée sur les données, il est possible d’optimiser de manière mesurable la consommation d’énergie et de ressources, les émissions de CO², le climat intérieur et l’efficacité des surfaces et de prouver ces chiffres clés pour la finance verte, les notations et la réglementation. Des projets phares tels que The Edge à Amsterdam, Taipei 101, Roche Bâle ou The Crystal à Londres montrent comment la technologie Smart Building est associée à des indicateurs de durabilité et à des certifications clairs et déploie ainsi ses effets au-delà de l’objet individuel.

    Le smart building comme aimant à talents
    Les bâtiments intelligents transforment l’environnement de travail et d’innovation. Les bâtiments centrés sur l’utilisateur, avec une qualité d’air élevée, une lumière naturelle abondante, des surfaces flexibles, des applications et des services, deviennent un facteur magnétique pour les talents et pour les entreprises qui exigent des environnements de travail modernes et sains. Dans de tels bâtiments intelligents, la technologie fusionne avec la qualité du lieu de travail. Des paramètres de confort personnalisables à la gestion intelligente des surfaces, elle renforce directement la marque employeur et l’attractivité d’un site pour les entreprises à forte intensité de connaissances et de technologies.

    Du bâtiment individuel au campus en réseau
    La stratégie de site et de campus se caractérise par des bâtiments intelligents. Dans les quartiers et les structures de campus, les données de nombreux bâtiments intelligents sont agrégées. Il en résulte des réseaux contrôlables d’énergie, de mobilité et d’utilisation qui positionnent une ville ou une région comme un site performant et durable, bien au-delà de l’objet individuel. Le débat se déplace ainsi. Les bâtiments intelligents ne sont plus seulement une mise à niveau technique, mais un levier stratégique pour rendre les sites viables, résistants à la réglementation et compétitifs au niveau international.

    © Edge

    The Edge à Amsterdam est considéré comme un prototype d’immeuble de bureaux intelligent, dans lequel l’architecture, la technique et les données ont été pensées dès le départ comme un système numérique. Sur près de 40’000 mètres carrés, une infrastructure IoT extrêmement dense avec environ 28’000 entrées et sorties met en réseau des capteurs, des lampes LED avec leur propre adresse IP, l’automatisation du bâtiment et une application Workplace. Les collaborateurs réservent leurs postes de travail sur la base de leurs activités dans le modèle 3D, reçoivent des profils d’éclairage et de confort personnalisés et travaillent dans des surfaces très flexibles et orientées vers la lumière du jour. Grâce à une enveloppe efficace, à la géothermie, à de grandes surfaces photovoltaïques, à l’utilisation de l’eau de pluie et à la mobilité électrique, The Edge présente un bilan énergétique positif et réduit les émissions de CO² de plusieurs dizaines de millions de kilogrammes sur dix ans. Les données d’utilisation, de confort et d’énergie collectées en permanence constituent la base d’une maintenance prédictive, d’une optimisation du nettoyage et des surfaces et rendent la performance ESG mesurable et contrôlable en cours d’exploitation, au lieu de se contenter de la rapporter. En tant qu’objet BREEAM avec un statut de benchmark international, The Edge montre comment un seul Smart Building peut marquer le monde du travail et le profil d’Amsterdam en tant qu’espace économique innovant et durable.
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    Taipei 101 à Taipei montre comment une super tour emblématique peut être transformée en un immeuble de grande hauteur vert et « sain » grâce à la technologie du Smart Building. Un système intégré de gestion du bâtiment et de l’énergie surveille et contrôle l’éclairage, le CVC, les pompes et les ascenseurs, complété par des analyses basées sur le cloud pour améliorer l’efficacité. Une double façade, un rétrofit LED, un traitement de l’air optimisé ainsi que des robinets à faible consommation d’eau, la récupération de l’eau de pluie et un système d’eau de refroidissement amélioré réduisent considérablement la consommation d’énergie et d’eau. Le Green-Retrofit a fait de Taipei 101 une pionnière LEED Platinum dans le parc immobilier. en 2025, la tour a de nouveau atteint le niveau LEED v5 O M Platinum avec le score maximal ainsi que le niveau WELL v2 Core Platinum. Sur plusieurs années, quelque 160 millions de kWh d’électricité ont ainsi pu être économisés, tout en améliorant considérablement la qualité de l’air, le confort et la santé des utilisateurs. Un projet phare mondial en ESG pour les bâtiments existants.
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    © F. Hoffmann-La Roche AG

    Roche Campus Basel/Kaiseraugst poursuit sur le campus de Bâle/Kaiseraugst une stratégie de smart building et de smart campus, dans laquelle une dorsale IoT continue relie les bâtiments existants et les nouveaux bâtiments. Les capteurs, l’automatisation des bâtiments et les plateformes de données sont utilisés de manière à ce que l’efficacité énergétique, l’expérience utilisateur et l’optimisation de l’exploitation convergent vers une infrastructure numérique évolutive. Les cas d’application concrets sont la mesure de l’occupation et de la présence, la navigation intérieure, les plans d’étage géoréférencés et les flux logistiques ou matériels intelligents. De grands bâtiments neufs comme le bâtiment 2, BSN8/11 et le centre pRED servent de supports dans lesquels les capteurs, l’automatisation et l’architecture des données sont intégrés dès le début. Le campus devient ainsi un levier ESG stratégique. La surveillance de l’énergie, l’optimisation des surfaces et de l’exploitation soutiennent la décarbonisation, les environnements de travail centrés sur l’utilisateur améliorent l’orientation et la qualité du service. Une gestion cohérente des données et du cycle de vie crée la transparence pour le FM et la gouvernance. Ainsi, Roche renforce en même temps le site des sciences de la vie de Bâle avec des bâtiments de référence visibles au niveau international et une logique de durabilité clairement systémique.
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    © ArchDaily

    The Crystal à Londres est un projet phare de smart building compact, mais développé de manière cohérente, avec un lien ESG clair. Construit en 2012 dans les Royal Docks pour Siemens comme centre d’exposition et de conférence, il couvre environ 6 300 mètres carrés et est considéré comme l’un des bâtiments les plus durables au monde avec LEED Platinum et BREEAM Outstanding. Entièrement vitré, ce bâtiment de deux étages combine un concept all-electric sans combustibles fossiles avec une façade en verre finement ajustée et un système de gestion de bâtiment intégré. Le photovoltaïque sur le toit, les sondes géothermiques avec pompes à chaleur, l’éclairage LED, le traitement de l’eau de pluie et de l’eau noire ainsi que la robinetterie efficace en eau réduisent considérablement la consommation d’énergie et d’eau. Le BMS met en réseau le chauffage, le refroidissement, la ventilation, l’éclairage et la sécurité, adapte le fonctionnement en temps réel à l’occupation et aux conditions météorologiques et permet de mesurer, de benchmarker et d’ajuster finement tous les systèmes. Il en résulte un bâtiment presque auto-optimisant qui sert également de lieu d’apprentissage accessible au public pour la durabilité urbaine et qui, grâce à une représentation transparente des performances, est devenu un cas de référence international pour l’architecture intelligente orientée ESG.
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  • Les solutions intelligentes pour l’entretien des plantes font leur apparition dans les magasins physiques

    Les solutions intelligentes pour l’entretien des plantes font leur apparition dans les magasins physiques

    La start-up Ecotec bernoise Boum AG et l’enseigne de bricolage et de jardinage Hornbach ont annoncé un partenariat dans un communiqué. Dans le cadre de cet accord, le système intelligent d’arrosage Boum Core sera disponible dès ce printemps dans certaines succursales suisses.

    Boum Core est un système d’entretien des plantes entièrement automatique et alimenté par l’énergie solaire, qui arrose les plantes de manière autonome pendant plusieurs semaines. Grâce à une application dédiée, les utilisateurs peuvent consulter le niveau d’eau à tout moment. La start-up Ecotec mise résolument sur la durabilité : par rapport aux solutions traditionnelles, le système Boum réduit la consommation d’eau jusqu’à 40 % et fait également office de collecteur d’eau de pluie pour une réutilisation efficace de l’eau.

    Ce partenariat présente des avantages pour les deux entreprises. Pour Hornbach, il marque l’entrée dans un nouveau segment de produits innovants. « Avec le système d’entretien des plantes Boum Core, nous pouvons compléter notre gamme avec un produit unique. Nous sommes convaincus que cette innovation nous permettra de répondre aux besoins de nos clients en matière de solutions durables et intelligentes offrant une réelle valeur ajoutée », déclare Sorin Nasture, responsable de la gamme de matériel de jardinage chez Hornbach, dans le communiqué.

    Pour Boum, la disponibilité dans les magasins physiques va être renforcée. Dans une prochaine étape, l’entreprise vise une expansion en Europe. « Nous avons longtemps travaillé pour arriver à ce moment. Nous sommes très heureux de ce partenariat et voyons en Hornbach le partenaire idéal pour faire découvrir Boum au grand public », déclare le Dr Ludwig Auer, fondateur de Boum AG.

    Boum AG, une spin-off de l’Université de Berne, s’est fixé pour objectif de permettre à chacun de cultiver et d’apprécier des plantes avec succès, grâce à la combinaison de la technologie et de l’écologie.

  • Un nouveau concept d’espaces verts améliore la qualité de vie et favorise la biodiversité

    Un nouveau concept d’espaces verts améliore la qualité de vie et favorise la biodiversité

    Selon un communiqué, le conseil municipal de Spreitenbach a adopté le concept d’espaces libres. Celui-ci établit un cadre contraignant pour les autorités en vue du développement futur des espaces libres dans la zone urbanisée de la commune. L’objectif est de garantir et d’améliorer la qualité et l’utilisation des espaces libres et des espaces verts.

    Parmi les objectifs du concept figurent le renforcement de l’identité des quartiers, la promotion de la biodiversité et le renforcement de la résilience climatique selon le principe de la « ville-éponge » : l’eau de pluie s’écoulant doit pouvoir être absorbée autant que possible localement.

    Le concept comprend également un catalogue de 21 mesures concrètes. Parmi les premières mesures figurent la planification et la mise en œuvre du Neumattpark, le développement du site de la Ziegelei, mais aussi la création d’espaces libres temporaires. Des mesures immédiates visent à améliorer la qualité de vie, tandis qu’une meilleure signalisation permettra de mettre en évidence les liaisons piétonnes. D’ici fin 2026, les responsabilités doivent être clarifiées, les priorités fixées et les premières mesures préparées.

    L’assemblée communale a approuvé le 28 novembre 2023 le crédit d’engagement de 170 000 francs destiné au concept d’espaces libres. Une équipe de planification interdisciplinaire a ensuite élaboré le concept avec un groupe d’accompagnement bénéficiant d’un large soutien.

  • Une start-up fait progresser la mise à l’échelle des solutions de transformation du CO₂ en matières premières

    Une start-up fait progresser la mise à l’échelle des solutions de transformation du CO₂ en matières premières

    La start-up DeltaSpark, basée à Zurich, a reçu un financement de 150 000 francs de la part de Venture Kick. L’entreprise compte utiliser ces nouveaux capitaux pour développer sa technologie et son procédé de captage du dioxyde de carbone, selon un communiqué publié par l’organisme de soutien aux start-ups basé à Schlieren.

    Ce procédé utilise un processus électrocatalytique pour traiter un mélange de dioxyde de carbone absorbé et de minéraux ajoutés, de manière à produire de l’hydrogène, de l’oxygène et de l’acide sulfurique vert. Une grande partie du CO2 reste liée aux minéraux, qui peuvent ensuite servir de matériaux de construction.

    DeltaSpark, une spin-off de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), propose cette technologie sous forme de service auprès de grands émetteurs tels que les cimenteries ou les usines d’incinération des déchets. Les 150 000 francs désormais financés serviront à accélérer les projets pilotes payants et à préparer un prochain tour de financement d’amorçage.

    « Venture Kick est bien plus qu’un simple financement », déclare Luc Bondaz, PDG de DeltaSpark, dans le communiqué. « Grâce à un accompagnement ciblé, le programme nous a aidés à affiner notre business plan pour nos segments de clientèle cibles. Cela nous a permis de mieux comprendre les besoins de nos clients, de préciser notre proposition de valeur et de développer une stratégie de commercialisation claire. »

  • L’électricité hivernale provenant des Alpes affiche un rendement supérieur à la moyenne

    L’électricité hivernale provenant des Alpes affiche un rendement supérieur à la moyenne

    La centrale solaire Madrisa Solar a produit environ 1,5 gigawattheure d’électricité au cours du premier semestre hivernal, d’octobre à mars. La production a ainsi dépassé les attentes, comme l’indique Repower AG dans un communiqué. Au cours de ce premier hiver d’exploitation, quelque 3 600 panneaux solaires étaient en service, ce qui correspond à environ 20 % de la capacité totale prévue.

    La centrale, qui a été la première centrale solaire alpine de Suisse à injecter de l’électricité dans le réseau, est située au-dessus de Klosters, à environ 2 000 mètres d’altitude, et est spécialement conçue pour la production d’électricité en hiver. Après la première chute de neige, la production a augmenté d’environ 15 % grâce à l’effet dit « albédo ». Les modules bifaciaux exploitent en effet également la lumière réfléchie par la couche de neige.

    L’électricité produite est notamment utilisée directement pour l’exploitation des remontées mécaniques de Klosters-Madrisa. En combinaison avec les installations existantes, la production d’énergie du premier hiver a dépassé les besoins liés à l’exploitation de la saison hivernale. Avec sa production actuelle, Madrisa Solar dépasse largement le seuil minimum de 500 kilowattheures par kilowatt de puissance installée exigé dans le cadre du programme national « Solarexpress ».

    La deuxième phase de construction devrait débuter début mai. Une fois celle-ci achevée, environ 70 % de l’installation devraient être raccordés au réseau. La mise en service complète est prévue d’ici fin 2027. Le maître d’ouvrage de cette installation alpine est Madrisa Solar AG, dont Repower, les services électriques du canton de Zurich (EKZ) et la commune de Klosters sont actionnaires.

  • Un investissement soutient l’expansion des infrastructures énergétiques décentralisées

    Un investissement soutient l’expansion des infrastructures énergétiques décentralisées

    Youdera Group SA s’assure un investissement stratégique de la part d’Amundi Energy Transition. Selon un communiqué, les fonds serviront à soutenir la prochaine phase de croissance de l’entreprise ainsi qu’un plan de mise en œuvre d’environ 150 millions d’euros pour des infrastructures énergétiques décentralisées dans les secteurs commerciaux et industriels européens.

    Youdera propose aux entreprises une gestion de l’énergie qui prend en charge la planification et le développement, le financement, la construction et l’exploitation d’installations énergétiques. L’objectif est de réduire la dépendance vis-à-vis du réseau électrique, de rendre les coûts énergétiques plus prévisibles et de promouvoir l’électrification. L’offre comprend des installations photovoltaïques, des accumulateurs à batterie, des rénovations de l’enveloppe des bâtiments, des pompes à chaleur ainsi que d’autres mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique.

    L’investissement réalisé par Amundi Energy Transition, une filiale du gestionnaire d’actifs français Amundi S.A., offre la possibilité de faire évoluer le modèle à l’échelle européenne, selon Pedro Miranda, CEO et cofondateur de Youdera. « Dans un monde plus volatil, les entreprises européennes doivent agir avec détermination pour rester compétitives »

    Fondée en 2015, Youdera a son siège à Ecublens et son site principal à l’EPFL Innovation Park à Lausanne. Ses principaux marchés sont la Suisse, l’Espagne et le Portugal, mais l’entreprise estime qu’il existe un potentiel de croissance supplémentaire en Europe. « Alors que les clients commerciaux et industriels recherchent des solutions énergétiques plus résilientes et plus rentables, nous sommes convaincus que Youdera est bien positionnée pour répondre à cette demande croissante du marché », a déclaré Claire Chabrier, responsable des investissements directs – marchés privés chez Amundi.

  • La centrale de chauffage de la gare a été convertie aux pellets de bois

    La centrale de chauffage de la gare a été convertie aux pellets de bois

    Les services industriels de Bâle(IWB) avancent dans la décarbonisation du chauffage urbain. Selon un communiqué, ils ont testé en mars les deux nouvelles chaudières de l’installation à granulés de bois de la centrale de chauffage Bahnhof. D’une puissance de 30 mégawatts, elle devrait produire environ 95 gigawattheures de chauffage à distance par an.

    Le passage du gaz naturel aux pellets de bois permet d’économiser environ 23 000 tonnes de CO2 par an. Cela correspond à une réduction de 9 pour cent de l’ensemble des émissions de CO2 dans le chauffage urbain de Bâle. « Avec la nouvelle installation de granulés de bois, IWB apporte une contribution importante à la décarbonisation du chauffage urbain et à la réalisation de l’objectif zéro net du canton de Bâle-Ville », déclare Evelyn Rubli, responsable de la division Chaleur, citée dans le communiqué.

    Les environs de la centrale de chauffage seront à l’avenir accessibles au public en tant qu’espace vert. Le service des espaces verts de la ville veut commencer son aménagement à l’automne.

    D’ici 2035, IWB souhaite que le chauffage à distance soit entièrement basé sur les rejets thermiques et les énergies renouvelables. La prochaine étape sera la conversion de la centrale de chauffage à distance Volta. IWB mise en outre à l’avenir sur de grandes pompes à chaleur. Le site envisagé est la STEP de Bâle de ProRheno.

  • Certificat DGNB pour la déconstruction en Suisse

    Certificat DGNB pour la déconstruction en Suisse

    La tour de silo à céréales de 1939 a été démolie, mais son béton n’a pas été éliminé. Dans la centrale à béton toute proche, le matériau a été traité selon une formule spécialement développée à cet effet et réutilisé à 75-95 pour cent dans le nouveau bâtiment en tant que matériau recyclé. Environ 60 pour cent du nouveau bâtiment sont constitués de l’ancienne tour. Le maître d’ouvrage est la société Gutgrün AG de Coire, qui a délibérément renoncé aux bénéfices à court terme afin de mettre en œuvre le concept de durabilité de manière cohérente.

    52 appartements, trois certificats
    Le projet comprend 37 appartements de location sur onze étages dans la nouvelle tour d’habitation ainsi que 15 lofts dans le bâtiment historique rénové du moulin. Les architectes du bureau Ritter Schumacher ont répertorié tous les matériaux utilisés dans un passeport des ressources du bâtiment. Une approche prévoyante qui rend les futurs cycles de vie transparents dès aujourd’hui. Le projet a été récompensé pour cette performance par trois certificats DGNB. DGNB Platine pour la déconstruction, DGNB Or pour la nouvelle construction de la tour et DGNB Or pour la rénovation de l’ancien bâtiment.

    La protection incendie réinventée
    La façade photovoltaïque de 30 mètres de haut pose un problème aux réglementations traditionnelles en matière de protection incendie. Elles exigent des cloisonnements à chaque étage pour éviter que le feu ne saute d’un étage à l’autre. Cela aurait interrompu la façade et réduit sensiblement son efficacité.

    La surface PV n’est interrompue nulle part par des fenêtres et est continue du sol au toit. Les planificateurs spécialisés, les entreprises exécutantes et l’assurance ont développé ensemble une solution sur mesure. Le feu n’atteint pas la façade de l’intérieur et ne pénètre pas dans les appartements depuis la façade.

    Une alliance plutôt qu’un conflit
    Le projet a été construit selon le modèle de l’alliance. Le maître d’ouvrage, les planificateurs et les entreprises exécutantes se sont assis ensemble à la table dès le début. Les problèmes issus de la pratique de la construction ont ainsi été directement intégrés dans la planification. L’attitude de base était la confiance et l’équité plutôt que la simple couverture des risques. Un détail témoigne également de l’esprit non conventionnel : les graffitis qui ornaient le bâtiment désaffecté ont été conservés comme éléments de décoration dans la cage d’escalier.

    Un signal pour le secteur
    Le projet de transformation n’a fait l’objet d’aucune opposition. C’est exceptionnel pour un projet de construction de cette ampleur. Le moulin de Grüsch montre que la construction circulaire fonctionne aussi dans une région périphérique et que la durabilité n’est pas en contradiction avec la viabilité économique.

  • Le bois qui se protège

    Le bois qui se protège

    Des millions de tonnes de sciure sont produites chaque année dans le monde. La plus grande partie est brûlée, le CO2 lié au bois retourne dans l’atmosphère. C’est précisément là qu’intervient l’équipe de recherche du doctorant Ronny Kürsteiner, sous la direction d’Ingo Bungert, professeur de matériaux à base de bois à l’EPF de Zurich. L’objectif est de garder la sciure plus longtemps dans le cycle des matériaux.

    L’astuce avec le noyau de pastèque
    Le liant est la struvite, un phosphate d’ammonium et de magnésium cristallin aux propriétés ignifuges connues. Le problème jusqu’à présent était que la struvite se liait mal à la sciure de bois en raison de son comportement de cristallisation. Les chercheurs ont trouvé la solution dans une enzyme extraite de graines de pastèque. Cette enzyme contrôle la cristallisation de manière à ce que de gros cristaux de struvite se forment et remplissent les espaces vides entre les particules de sciure, les liant solidement entre elles. Le matériau compressé est ensuite séché à température ambiante.

    Trois fois plus longtemps que le bois d’épicéa
    Les tests d’incendie réalisés à l’école polytechnique de Turin parlent d’eux-mêmes. Dans un calorimètre à cône, une méthode d’essai standardisée pour l’action de la chaleur, du bois d’épicéa non traité a pris feu après environ 15 secondes. Le composite struvite-sciure a mis plus de trois fois plus de temps. Une fois en feu, le matériau forme rapidement une couche protectrice de matière inorganique et de carbone qui freine la propagation. De plus, la struvite libère de la vapeur d’eau et de l’ammoniaque sous l’effet de la chaleur, ce qui a un effet refroidissant et prive le feu d’oxygène.

    Plus léger que le ciment, meilleur pour le climat
    Les panneaux de particules traditionnels liés au ciment, aujourd’hui très répandus dans l’aménagement intérieur, sont composés de 60 à 70 % de ciment en poids. Ils sont lourds et nuisent au climat lors de leur fabrication. Les nouveaux panneaux de sciure de struvite se contentent de 40 pour cent de liant. Ils sont plus légers, ont un bilan climatique nettement meilleur et n’atterrissent pas dans les décharges spéciales après la démolition.

    Recyclables et utilisables comme engrais
    Le composite peut être décomposé en ses composants. Mécaniquement dans le broyeur, puis chauffé à un peu plus de 100 degrés, ce qui libère de l’ammoniaque et permet de tamiser la sciure. Le matériau minéral de base, la newberyite, tombe sous forme solide et peut être à nouveau transformé en struvite. Si l’on ne recycle pas le matériau, on peut l’utiliser comme engrais à long terme. La struvite libère lentement et de manière contrôlée le phosphore, l’azote et le magnésium dans le sol.

    La station d’épuration comme source de matière première
    Un autre cycle se dessine. La struvite est produite en grande quantité comme sous-produit indésirable dans les stations d’épuration, où elle bouche les tuyaux et doit être éliminée à grands frais. « Nous pourrions utiliser ces dépôts comme matériau de base pour notre matériau de construction », explique Kürsteiner. Le fait que le matériau s’impose sur le marché dépend en premier lieu du coût du liant. Un problème qui pourrait être résolu grâce à cette source.

  • Plus de bonus, mais une obligation

    Plus de bonus, mais une obligation

    Du label ESG à la réalité stratégique
    La durabilité dans le secteur immobilier a connu ses années bruyantes. Après avoir acquis un certain prestige en tant que critère de différenciation, elle a entre-temps plutôt pris place comme thème stratégique central sous la forme de critères ESG. Mais c’est précisément pour cette raison que le sujet risque de devenir silencieux entre les obligations de reporting et les affaires courantes. Ce qui devient la norme disparaît des feux de la rampe. Mais la routine n’est pas un bouclier. Surtout pas dans un secteur qui pense certes en décennies, mais qui prend souvent des décisions en années.

    Car si la durabilité est souvent considérée comme un devoir accompli, les défis structurels demeurent. L’immobilier pense en cycles de 30, 40 ans ou plus. Le zéro net d’ici 2050 n’est donc pas une vision lointaine, mais un horizon de planification bien réel. Cela signifie également qu’une grande partie des immeubles existants actuels ne pourront être remis en état correctement qu’une seule fois ou totalement rénovés.

    L’incertitude comme nouvelle réalité de la planification
    La situation géopolitique actuelle, la volatilité des marchés et le manque de clarté des conditions-cadres rendent actuellement difficile l’établissement de trajectoires d’atténuation du climat fiables. Dans la pratique, cela conduit souvent à ce que les décisions soient reportées ou réduites à la solution la plus avantageuse à court terme. Or, si l’on s’en tient à une pensée linéaire, on se limite soi-même à long terme. Les feuilles de route pour la protection du climat, l’énergie grise, les coûts du cycle de vie et les risques climatiques doivent faire partie intégrante de toute décision afin d’atteindre la neutralité climatique de manière économiquement viable. Et ce, non pas un jour, mais maintenant.

    Dans la pratique, on constate que les détenteurs de stocks pensent la durabilité de manière de plus en plus différenciée. Outre les approches classiques de la RSE, une approche clairement orientée sur les risques s’établit. L’accent est mis sur des données fiables concernant l’état, la consommation et les émissions ainsi que sur des profils de risque spécifiques aux bâtiments, qui sont intégrés dans la stratégie de portefeuille en tant que paramètres de gestion. La durabilité devient ainsi un facteur de décision stratégique, au-delà du reporting. Le site, en particulier, devient un élément central : Les biens immobiliers doivent non seulement être efficaces, mais aussi résilients face à la chaleur, à l’eau, aux événements extrêmes et aux tensions sociales. Ceux qui évaluent ces risques de manière systématique peuvent les gérer de manière ciblée. Tous les autres réagissent plus tard aux conséquences.

  • Un nouveau partenariat stimule l’innovation dans le domaine des accumulateurs de chaleur

    Un nouveau partenariat stimule l’innovation dans le domaine des accumulateurs de chaleur

    Cowa Thermal Solutions a annoncé son partenariat mondial avec Innova. Dans ce cadre, la société italienne Innova, basée près de Turin, intégrera la technologie de stockage thermique de Cowa, basée sur les matériaux à changement de phase (Phase Change Material, PCM), dans ses propres systèmes de pompes à chaleur. Comme l’indique un communiqué de la spin-off de la Haute école de Lucerne, fondée en 2019 et implantée au Technopark de Lucerne, cette collaboration permet de « proposer une nouvelle génération de solutions alliant design compact, confort élevé et technologie durable ».

    Selon les informations fournies, cette coopération s’appuie sur des validations et des évaluations techniques qui ont confirmé l’adéquation du PCM de Cowa pour les systèmes de pompes à chaleur d’Innova. D’après Cowa, les tests ont démontré la haute performance et l’efficacité de la solution intégrée.

    Innova est quant à elle responsable de la conception, du développement et de la fabrication des systèmes. L’entreprise piémontaise est spécialisée dans les solutions modernes de chauffage, de refroidissement, d’eau chaude et de qualité de l’air intérieur, et aide sa clientèle mondiale à remplacer les systèmes de chauffage fossiles par des alternatives durables.

  • Winterthur mise sur l’énergie solaire produite localement

    Winterthur mise sur l’énergie solaire produite localement

    Depuis le début de l’année, il est possible à Winterthur de vendre son électricité solaire à son voisinage. Pour cela, il faut inscrire son installation solaire auprès d’une communauté d’électricité locale (LEG) gérée par les services municipaux de Winterthur. À l’heure actuelle, les services municipaux proposent déjà 155 LEG sur l’ensemble du territoire, comme l’indique l’administration municipale de Winterthur dans un communiqué. Ainsi, environ sept ménages sur dix à Winterthur ont la possibilité de s’approvisionner en électricité solaire produite dans leur quartier.

    Sur les 155 LEG existantes, 535 des 2 500 installations photovoltaïques installées dans la zone urbaine sont actuellement enregistrées. Les personnes souhaitant enregistrer leur propre installation ou s’approvisionner en électricité auprès d’une LEG peuvent le faire sur la plateforme leghub.ch. La création de sa propre LEG est également possible via cette plateforme.

    La Confédération encourage l’achat d’électricité solaire produite dans le voisinage en accordant une réduction sur la composante « utilisation du réseau » du prix de l’électricité. Le prix de l’électricité solaire des LEG est ainsi jusqu’à 15 % inférieur au prix normal de l’électricité. Dans le communiqué, le chef du département des services techniques de Winterthour, Stefan Fritschi, souligne un autre avantage des communautés d’électricité : « Les LEG permettent également aux locataires et aux propriétaires qui ne disposent pas de leur propre installation d’accéder à de l’électricité solaire produite localement ».

  • La ville de Bienne estime être en bonne voie pour atteindre ses objectifs climatiques malgré les obstacles

    La ville de Bienne estime être en bonne voie pour atteindre ses objectifs climatiques malgré les obstacles

    Face au réchauffement climatique croissant, la ville de Bienne met en œuvre depuis 2020 une stratégie climatique globale. À l’époque, le Parlement avait adopté le règlement climatique correspondant. Aujourd’hui, la ville dresse pour la première fois le bilan des développements intervenus jusqu’à présent dans un rapport – avec un retard d’environ deux ans dû à des problèmes de données.

    La conclusion principale de la Direction des travaux, de l’énergie et de l’environnement est la suivante : Bienne est globalement en bonne voie pour atteindre ses objectifs. Les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de manière continue ces dernières années et se situent actuellement légèrement en dessous de la trajectoire de réduction fixée dans le règlement climatique. Selon le suivi des émissions, celles-ci s’élevaient en 2023 à environ 174 000 tonnes d’équivalent CO2, soit une baisse d’environ 34 % par rapport à 2010. Dans le même temps, la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie a atteint 39 %.

    Pour l’avenir, il est toutefois souligné que la poursuite de la réduction sera plus difficile. Des défis particuliers se posent dans le domaine des bâtiments urbains ainsi que dans les secteurs des transports et du chauffage.

    De plus, les émissions liées aux transports et au chauffage ne diminuent que lentement. La part des véhicules électriques, qui s’élève à 13 %, devrait augmenter. Par ailleurs, de nombreux systèmes de chauffage fossiles continuent d’être installés, ce qui, en raison de leur longue durée de vie, compromet la réalisation de la neutralité climatique d’ici 2050.

    Dans ce contexte, la ville souligne le rôle central de la population : ce n’est que grâce à son engagement actif et au recours aux aides et aux services de conseil existants que les objectifs climatiques pourront être atteints, tel est le message.

  • Zurich Soft Robotics réalise la façade Solskin du bâtiment KELLER Diamant

    Zurich Soft Robotics réalise la façade Solskin du bâtiment KELLER Diamant

    La société Zurich Soft Robotics GmbH a mis en œuvre sa technologie Solskin sur le bâtiment KELLER Diamant de la société KELLER Pressure AG à Winterthur, réalisant ainsi son plus grand projet de façade à ce jour. Au total, environ 3 500 modules mobiles ont été installés, qui s’orientent en fonction de la position du soleil. Comme l’écrit Zurich Soft Robotics dans un article de blog, cela permet d’augmenter la production d’énergie jusqu’à 40 % par rapport aux solutions statiques standard. Parallèlement, Solskin assure un ombrage efficace tout en préservant l’apport de lumière naturelle.

    Le projet de Winterthur a été motivé par un fort ensoleillement sur la façade sud et, par conséquent, par des besoins de refroidissement accrus dans le bâtiment. La façade adaptative vise à réduire la consommation d’énergie tout en améliorant les conditions de travail.

    L’installation s’est déroulée de manière modulaire et relativement rapide : les différentes unités ont pu être montées en moins d’une heure. Avec ce projet, l’entreprise démontre que cette technologie peut également être mise en œuvre à l’échelle industrielle.

    La société Zurich Soft Robotics GmbH a été fondée en 2022 en tant que spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) et a son siège au Technopark de Zurich.

  • Réorientation stratégique axée sur l’énergie et la technologie

    Réorientation stratégique axée sur l’énergie et la technologie

    FMB annonce un changement au sein de sa direction du groupe : Le 1er avril prochain, Margarita Aleksieva succédera à Philipp Hänggi à la tête du secteur d’activité Energy Production, informe l’entreprise d’approvisionnement en énergie bernoise dans un communiqué. Parallèlement, Aleksieva fera son entrée à la direction du groupe FMB. Actuellement, la responsable désignée du secteur d’activité est à la tête de l’unité opérationnelle Eolien & Solaire de FMB.

    « La production d’énergie renouvelable me tient particulièrement à cœur », déclare Aleksieva, citée dans le communiqué. « Je me réjouis d’autant plus de pouvoir participer activement à la transition énergétique au sein de la direction du groupe FMB » Avant de rejoindre FMB, Aleksieva a occupé, selon le communiqué, « différents postes de direction dans des entreprises énergétiques internationales », dont Alpiq.

    Philipp Hänggi, qui a rejoint FMB en 2014, se retire de la direction du groupe après avoir dirigé pendant six ans le secteur d’activité Energy Production. Il souhaite se concentrer à l’avenir sur des tâches stratégiques, notamment dans le domaine de l’énergie nucléaire et de la gestion des déchets radioactifs, et se consacrer « davantage à des thèmes liés à l’intelligence artificielle », précise le communiqué. Durant son activité au sein de la direction du groupe, Hänggi s’était déjà engagé dans la conception et l’utilisation de l’intelligence artificielle au sein de FMB.

  • L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    Dans le cadre d’une méta-analyse des faits, l’institut Fraunhofer ISI a analysé 774 affirmations individuelles et les a condensées en 77 affirmations clés. Il n’en est pas résulté un nouveau document d’opinion, mais une synthèse de l’état actuel des connaissances. Le résultat est nuancé, mais sans équivoque sur les points essentiels. L’auteur principal, Nils Bittner, le résume ainsi : l’hydrogène peut avoir un impact énorme là où il n’existe pas d’alternatives équivalentes. Là où de telles alternatives existent, son utilisation coûte de précieuses ressources et du temps.

    Le goulot d’étranglement de l’efficacité
    Le problème fondamental réside dans la physique. L’hydrogène vert est produit par électrolyse. Selon le procédé, il faut environ 50 à 60 kWh d’électricité par kilogramme. La compression, le transport et la reconversion consomment encore plus d’énergie. Au final, il ne reste souvent qu’une fraction des kilowattheures utilisés au départ. Les pompes à chaleur et les véhicules à batterie utilisent donc la même électricité de manière beaucoup plus efficace.

    Là où H₂ reste indispensable
    Malgré tout, il existe des domaines où l’hydrogène n’a pas d’alternative valable. L’industrie sidérurgique en a besoin pour réduire le minerai de fer, l’industrie chimique comme matière première pour l’ammoniac et le méthanol. L’aviation, la navigation et le transport lourd ne peuvent guère être électrifiés directement. L’hydrogène est ici le moyen de choix. Il n’existe pas non plus actuellement d’alternative comparable pour le stockage saisonnier d’énergie à long terme, sur plusieurs semaines ou mois. En Suisse, cette évaluation coïncide avec la stratégie de la Confédération en matière d’hydrogène, qui prévoit H₂ en premier lieu pour la chaleur industrielle à haute température et les secteurs des transports difficilement décarbonisables.

    Le problème de l’œuf et de la poule freine la montée en puissance
    Une économie de l’hydrogène qui fonctionne a besoin d’infrastructures, comme des pipelines, des réservoirs en caverne, des installations d’électrolyse. Mais les entreprises n’investissent que lorsque l’approvisionnement est assuré et les exploitants de réseaux ne construisent que lorsque la demande est suffisante. Ce problème de la poule et de l’œuf ralentit considérablement le démarrage du marché. C’est pourquoi le Fraunhofer ISI recommande de se concentrer sur les clusters industriels plutôt que de construire un réseau couvrant tout le territoire jusque dans les zones résidentielles.

    Les importations ne résolvent le problème qu’à moitié
    L’Allemagne devra importer jusqu’à 80 pour cent de ses besoins en hydrogène. Le transport sur de grandes distances nécessite généralement une transformation en ammoniac ou en hydrogène liquide, avec des pertes d’énergie supplémentaires. Au lieu de dépendances fossiles, de nouvelles chaînes d’approvisionnement mondiales voient ainsi le jour. La Suisse ne deviendra pas non plus autosuffisante en hydrogène. Les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont adopté pour la première fois en février 2026 une stratégie commune pour l’hydrogène et calculent pour 2050 un besoin de 0,4 à 3,4 pour cent du besoin énergétique total, concentré sur l’industrie et le trafic lourd.

  • Cinq pierres, 220 logements, un avenir

    Cinq pierres, 220 logements, un avenir

    Le Brisgi a des racines. Dans les années 1940, le site abritait un bidonville pour jusqu’à 1500 collaborateurs du groupe industriel BBC de l’époque. Beaucoup d’entre eux étaient des travailleurs immigrés avec leurs familles. Dans les années 1960, une tour et deux immeubles ont suivi, qui existent encore aujourd’hui et sont soigneusement intégrés dans le nouveau lotissement. Ce qui était autrefois un quartier d’habitation ouvrier devient désormais un élément urbain moderne.

    Trois promoteurs, un objectif
    Derrière le projet se trouvent trois organisations d’utilité publique qui développent ensemble le site de 6,5 hectares : la fondation pour la construction de logements de Baden, Logis Suisse SA et la coopérative de construction et d’habitation Graphis. Chacune prend en charge l’une des trois constructions et l’aménage sous sa propre responsabilité. Les loyers sont calculés de manière à couvrir les frais. Le profit n’est pas l’objectif, l’habitat abordable oui.

    Bois, béton et soleil
    Neuf bâtiments de cinq à six étages, des coursives, des cours intérieures végétalisées et une place centrale de quartier caractérisent le futur Brisgi. La construction hybride combine le bois et le béton. Le béton uniquement là où il est vraiment nécessaire. Des installations solaires produisent de l’électricité sur environ la moitié des toits, et le site sera raccordé au réseau de chauffage urbain des Regionalwerke Baden. L’objectif est d’obtenir le certificat or du standard Construction durable Suisse.

    Des valeurs gravées dans la pierre
    Cinq pierres, trouvées lors du creusement de la fouille et gravées par un tailleur de pierre, représentent l’identité du lotissement. Les points communs, l’avenir, la durabilité, la possibilité de payer et l’habitat. Le maire Markus Schneider, qui portait la pierre portant l’inscription « Avenir », a résumé après 14 ans de travail de planification : « Maintenant, le quartier animé de Kappi sera encore plus animé. Un quartier dans le quartier est en train de naître ici » Les cinq pierres seront à l’avenir intégrées de manière bien visible dans le lotissement.

    Etapes importantes dans le calendrier
    Après des années d’oppositions et un processus de planification depuis 2012, les choses prennent maintenant leur envol. Le permis de construire pour les trois bâtiments de la cour a été délivré en avril 2025, le début des travaux a eu lieu comme prévu à l’automne 2025. La location débutera au second semestre 2027 et l’emménagement est prévu pour le premier semestre 2028. Les architectes concepteurs sont le bureau Meier Leder Architekten de Baden et le bureau Müller Sigrist de Zurich, dont le projet « Kandalama » a été désigné vainqueur en 2016.

  • La plus grande installation solaire du canton de Zurich entre en service

    La plus grande installation solaire du canton de Zurich entre en service

    Selon EKZ, la plus grande installation solaire du canton de Zurich a été mise en service sur les toits du centre logistique Embraport. Sur une surface de toiture d’environ 20 000 mètres carrés, 9 500 panneaux solaires produisent de l’électricité depuis la mi-mars, avec une puissance totale pouvant atteindre 4,5 mégawatts, indique EKZ dans un communiqué. L’installation devrait produire environ 4 gigawattheures d’électricité solaire par an.

    « Nous sommes fiers d’avoir transformé en quelques mois seulement ces toitures inutilisées en la plus grande installation solaire du canton de Zurich », déclare Paul Sidler, responsable des énergies renouvelables chez EKZ, dans le communiqué. « Nous renforçons ainsi la sécurité d’approvisionnement grâce à une électricité locale et durable. » EKZ a réalisé cette installation dans le cadre de son modèle de contrat solaire. À ce titre, la société zurichoise Freilager AG, propriétaire et exploitante de l’Embraport, met simplement à disposition les toitures. EKZ est responsable de la planification, du financement, de la construction, de l’exploitation et de l’entretien.

    Environ la moitié de l’électricité solaire produite à l’Embraport sera directement consommée au sein même du centre logistique. « Nos locataires bénéficient d’une énergie sans CO2 qu’ils peuvent se procurer à des conditions attractives et qui leur permet de rendre leurs activités plus durables », explique Jean-Claude Maissen, PDG de Zürcher Freilager AG, dans le communiqué. L’autre moitié sera proposée par EKZ à ses propres clients.

    L’installation devrait en outre être agrandie dès cette année. EKZ prévoit d’installer des modules supplémentaires d’une capacité totale d’environ 1 mégawatt sur les bâtiments actuellement en construction sur le site. Une grande batterie d’une capacité de 2 mégawattheures est également prévue.

  • Aargau Verkehr mise sur sa propre production d’électricité pour ses bus électriques

    Aargau Verkehr mise sur sa propre production d’électricité pour ses bus électriques

    La société Aargau Verkehr AG (AVA) a installé, en collaboration avec le prestataire de services énergétiques AEW Energie AG (AEW), une installation photovoltaïque sur le site du dépôt de bus de Fahrwangen. Selon un communiqué, l’installation a été mise en service en mars. À partir d’octobre, elle devrait fonctionner à plein régime et produire elle-même une partie de l’électricité nécessaire à la recharge des bus électriques qui y seront stationnés à l’avenir.

    L’investissement dans l’installation solaire elle-même s’élève à environ 100 000 francs. Le raccordement électrique et le raccordement au réseau pour l’installation solaire et l’infrastructure de recharge coûtent 60 000 francs supplémentaires.

    « Cette installation constitue une étape importante vers l’autosuffisance énergétique », déclare Mathias Grünenfelder dans le communiqué. « Même si nous n’utiliserons pleinement l’électricité solaire qu’avec les nouveaux véhicules à partir de 2026, la décision était claire : les besoins en électricité augmentent – et nous voulons les couvrir de la manière la plus durable possible », explique le directeur général adjoint et responsable des grands projets chez Aargau Verkehr AG.

  • Le lac de Zurich devrait alimenter en chaleur le campus universitaire

    Le lac de Zurich devrait alimenter en chaleur le campus universitaire

    Energie 360° mettra en place le réseau énergétique du campus universitaire. À partir de 2037, l’hôpital universitaire de Zurich, l’université de Zurich, l’École polytechnique fédérale de Zurich ainsi que la gare de Zurich Stadelhofen seront chauffés et climatisés grâce à l’énergie provenant du lac de Zurich, indique le fournisseur d’énergie zurichois dans un communiqué. Selon ce dernier, Energie 360° investit environ 40 millions de francs dans ce réseau énergétique.

    Le projet prévoit la construction d’une centrale d’eau du lac dans la zone de Tiefenbrunnen. Le début des travaux de la centrale est prévu pour l’été 2034. De là, l’eau du lac sera acheminée vers la gare de Zurich Stadelhofen et le campus universitaire via le deuxième tunnel du Riesbach des CFF, actuellement en projet. L’eau s’écoulera ensuite dans la Limmat.

    « Le lac, en tant que source d’énergie, sert à la climatisation et au chauffage respectueux du climat dans le quartier universitaire », déclare Romeo Deplazes, PDG d’Energie 360°, dans le communiqué. « Nous apportons ainsi une contribution importante à la transition de la ville de Zurich des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. »

  • Le développement du chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Baden et Ennetbaden

    Le développement du chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Baden et Ennetbaden

    Selon un communiqué, la société Regionalwerke AG Baden s’apprête à développer son réseau de chauffage urbain. Les travaux de construction devraient débuter dans les mois à venir. Grâce à un raccordement ciblé entre la Sonnenbergstrasse, la Postplatz et la Schlösslistrasse, une nouvelle étape vers un approvisionnement en chaleur respectueux du climat sera franchie. Le fournisseur d’énergie et la commune souhaitent remplacer progressivement les énergies fossiles et améliorer durablement l’efficacité énergétique, renforçant ainsi les infrastructures locales et rendant Ennetbaden plus attractive en tant que lieu de vie tourné vers l’avenir.

    Le raccordement de la commune se fera en deux phases de construction. La première phase est prévue du 20 avril au 7 juin et concerne le pont Schiefe Brücke et les têtes de pont à Baden et Ennetbaden. La deuxième phase, prévue du 8 juin au 31 octobre, s’étendra le long de la Sonnenbergstrasse. Pendant la durée des travaux, des modifications temporaires de la circulation et des déviations pour les bus sont à prévoir.

    La commune d’Ennetbaden, la société Regionalwerke AG Baden, les transports publics régionaux de Baden-Wettingen ainsi que les services spécialisés de la ville de Baden et du canton d’Argovie ont collaboré à la planification des travaux et du plan de circulation. La fourniture de chaleur devrait débuter l’hiver prochain.

  • Un projet de chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Adligenswil

    Un projet de chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Adligenswil

    Le 17 mars, EBL Energie Rigi a donné le coup d’envoi de la première phase de construction du réseau de chauffage urbain élargi. Une nouvelle conduite principale reliera à l’avenir la centrale énergétique de Haltikon au réseau de chauffage urbain existant à Adligenswil (LU). Elle permettra de remplacer la centrale de chauffage obsolète d’Adligenswil. L’EBL Energie Rigi pose ainsi les bases d’un approvisionnement en chaleur renouvelable et fiable à long terme dans la région, indique un communiqué. Parallèlement, cela permettra de répondre à la demande croissante de nouveaux raccordements au réseau de chauffage urbain à Adligenswil et de garantir la sécurité d’approvisionnement pour tous les clients à long terme. Selon le calendrier actuel, la durée des travaux est d’environ deux ans.

    La vice-présidente du conseil communal, Felicitas Marbach, ainsi que des membres du conseil d’administration d’EBL Fernwärme Rigi AG ont notamment participé au coup d’envoi des travaux. « Le coup d’envoi donné aujourd’hui est bien plus que le début d’un projet de construction : c’est un signe tangible d’un avenir énergétique commun. Avec la nouvelle conduite principale entre Haltikon et Adligenswil, nous posons les bases d’un approvisionnement en chaleur fiable, renouvelable et ancré dans la région », a déclaré Philipp Zgraggen, directeur général d’EBL Energie Rigi, selon le communiqué.

    EBL Energie Rigi regroupe les compétences de trois filiales de l’EBL (coopérative Elektra Baselland), dont le siège est à Liestal : EBL Fernwärme Rigi AG alimente Küssnacht am Rigi, Greppen et Adligenswil en chauffage urbain neutre en CO2. EBL Energiezentrum Rigi AG produit de l’électricité et de la chaleur à partir de bois usagé et de résidus de bois régionaux. EBL Pellets Rigi AG fabrique des granulés de bois à partir de résidus de bois régionaux.

  • Le marché suisse du stockage par batterie connaît une croissance rapide

    Le marché suisse du stockage par batterie connaît une croissance rapide

    Le déploiement des systèmes de stockage par batterie s’accélère. C’est ce qui ressort du rapport «Batteriemonitor 2026» publié par Swissolar. Selon ce rapport, 896 systèmes de stockage étaient installés en Suisse à la fin de l’année 2024. L’association professionnelle pour l’énergie solaire estime que 555 systèmes supplémentaires ont été raccordés au réseau en 2025. Ainsi, 1 451 systèmes de stockage devraient déjà être raccordés au réseau à la fin de l’année 2025.

    Pour l’année en cours, Swissolar table même sur un doublement des installations, avec 1 010 nouveaux systèmes de stockage. Le nombre total de systèmes installés passerait ainsi à 2 461.

    Actuellement, c’est notamment la capacité de stockage en aval du point de raccordement au réseau qui augmente, c’est-à-dire chez les ménages et dans les exploitations agricoles et les entreprises commerciales. Celle-ci devrait atteindre 2,5 gigawattheures d’ici fin 2026. Fin 2025, elle n’était encore que de 1,5 gigawattheure.

    L’expansion des systèmes de stockage par batterie au sein du réseau électrique s’accélère également. Les entreprises ont d’ores et déjà annoncé une expansion de plus de 4 gigawattheures d’ici 2030.

    Matthias Egli souligne l’importance de cette évolution pour la transition énergétique. « Les systèmes de stockage par batterie apportent une contribution importante à un système électrique à forte part d’énergies renouvelables », déclare le directeur général de Swissolar dans le communiqué consacré au Batteriemonitor. « Ils permettent d’utiliser efficacement l’électricité solaire, de soulager les réseaux électriques et de réduire les coûts globaux. »