Catégorie : Entreprise

  • Le modèle d’abonnement apporte des solutions d’aménagement flexibles aux entreprises

    Le modèle d’abonnement apporte des solutions d’aménagement flexibles aux entreprises

    Skollektiv GmbH propose sur le nouveau site Internet Settility.ch sa solution d’aménagement sur le modèle de l’abonnement. Sous ce nom, le réseau créatif bernois met à disposition des pièces de mobilier à usage temporaire qui, de la conception à l’utilisation en passant par la reprise et la réutilisation des matériaux, sont systématiquement conçues selon les principes de l’économie circulaire. « Settility permet aux entreprises et aux institutions d’aménager des lieux de qualité, alors que dans de nombreux secteurs, l’horizon de planification à long terme fait défaut », peut-on lire dans un communiqué.

    Selon les indications, le design de Settility permet une liberté d’aménagement maximale, car tous les éléments sont compatibles entre eux. En outre, tous les modules sont mobiles et multifonctionnels, ce qui permet de transformer à peu de frais un lobby en lieu de réunion, une zone de travail en salle d’atelier ou un environnement de restauration en espace d’exposition et de vente.

    Au cours des cinq premières années, les frais d’abonnement annuels diminuent progressivement. À partir de la sixième année, seul un petit forfait annuel d’utilisation est dû. « Notre modèle d’abonnement est également extrêmement flexible en ce qui concerne la durée d’utilisation », explique le cofondateur Reto Waser, également responsable du concept et de la mise en œuvre. « De deux jours à plusieurs années, tout est possible et économiquement raisonnable » En outre, les clients bénéficient chaque année de conseils scénographiques. La maintenance technique des modules est également comprise dans les frais d’abonnement.

    L’un des premiers clients de Skollektiv a été la Bluefactory à Fribourg, qui loue des espaces modulables à des acteurs économiques et scientifiques. Son manager pour Hospitality & Services, Fabio Burri, explique pourquoi son entreprise a opté pour une installation Settility : « Bluefactory va se développer continuellement dans les années à venir. C’est pourquoi nous apprécions la flexibilité et le service que nous offre Settility »

  • Une double récompense pour la qualité de la gestion immobilière

    Une double récompense pour la qualité de la gestion immobilière

    Le CIFI, Centre d’information et de formation pour l’immobilier SA, a décerné les IAZI-Awards de cette année lors du 21e IAZI Real Estate Investment Event à Zurich. A cette occasion, la fondation collective Rivora, dont le siège est à Winterthour, a reçu, selon un communiqué, les distinctions de Best Residential Properties 2026, comme en 2025, et de Best Pension Fund, pour la première fois.

    « Nous sommes très heureux de cette double distinction, qui est le résultat d’une stratégie claire et d’une collaboration solide », a déclaré Amet Bekiri, directeur général de Rivora Sammelstiftung, cité dans le communiqué. « Elle confirme notre engagement continu en faveur d’une action responsable et d’une qualité durable – pour le bien de nos assurés »

    Rivora est un partenaire de longue date de la société Auwiesen Immobilien AG. L’entreprise immobilière, dont le siège est à Winterthour, accompagne Rivora dans la gestion de son portefeuille de placements directs dans l’immobilier. « La double distinction du prestigieux IAZI-Award est une confirmation extraordinaire de notre travail commun et de longue date », déclare Christof Schmid, directeur d’Auwiesen Immobilien AG, cité dans le communiqué. « Nous élaborons avec la fondation collective Rivora une stratégie de placement et d’investissement adaptée à ses besoins et sommes responsables de sa mise en œuvre »

    En tant que caisse de pension sans lien d’intérêt, Rivora propose aux entreprises et à leurs collaborateurs des solutions de prévoyance sur mesure. Auwiesen Immobilien AG gère, principalement en Suisse alémanique, des portefeuilles immobiliers d’une valeur de plus de 4,5 milliards de francs.

  • Les énergies renouvelables restent sur la voie de la croissance malgré des conditions de marché difficiles

    Les énergies renouvelables restent sur la voie de la croissance malgré des conditions de marché difficiles

    Aventron a publié ses chiffres clés financiers pour l’exercice 2025. Au total, le producteur d’électricité à partir d’énergies renouvelables a produit environ 1,3 milliard de kilowattheures d’électricité, soit environ 15% de moins que l’année précédente (2024 : 1,498 milliard de kilowattheures). Les raisons invoquées par aventron sont des conditions météorologiques historiquement faibles ainsi qu’une forte volatilité des prix pouvant aller jusqu’à des prix de l’électricité négatifs.

    Malgré la baisse de la production, le résultat reste « solide », selon un communiqué. Le produit net s’est élevé à 120,5 millions de francs (2024 : 134,9 millions de francs), la marge de l’EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) a été d’environ 21%. Le résultat annuel après impôts a atteint 10,3 millions de francs.

    En 2025, aventron a poursuivi sa stratégie de diversification avec les technologies solaire, éolienne et hydraulique et a continué à développer son portefeuille. En Suisse, la construction des projets photovoltaïques alpins Sedrun Solar (Grisons) et APV Sidenplangg (Uri) a été lancée. En Italie, la mise en œuvre de la centrale solaire Lazio 01 de 25 mégawatts a commencé, tandis que deux parcs éoliens sont en cours de construction en France et en Allemagne. Au total, l’entreprise a investi 67 millions de francs. A la fin de l’année, le portefeuille comprenait une puissance totale consolidée de 819 mégawatts (année précédente : 797 MW) en exploitation ou en construction.

    À moyen terme, aventron veut se concentrer davantage sur une commercialisation réussie de l’électricité ainsi que sur le développement de systèmes de gestion et de surveillance des données. L’objectif reste la constitution d’un portefeuille d’une puissance totale de 1000 mégawatts. L’entreprise, dont le siège est à Münchenstein, exploite et développe des centrales électriques dans les domaines de l’énergie hydraulique, solaire et éolienne en Suisse et dans certains pays européens.

  • La boucherie régionale mise sur la durabilité et les courtes distances de transport

    La boucherie régionale mise sur la durabilité et les courtes distances de transport

    La Metzgerhuus Stadt und Land AG de Füllinsdorf travaille presque à pleine capacité. Selon son directeur Raffael Jenzer, la petite boucherie régionale traite déjà chaque semaine environ 30 bovins, 30 veaux, 70 porcs et 20 moutons. Les distances de transport sont courtes : les animaux proviennent de plus de 300 exploitations agricoles de la région de Bâle. La viande est utilisée par 13 bouchers de la région ainsi que par plus de 125 exploitations agricoles pratiquant la vente directe.

    La Metzgerhuus, ouverte en juin 2025, comprend également un magasin en libre-service accessible tous les jours. Il propose 500 produits de fournisseurs régionaux. En outre, le Metzgerstübli a déjà accueilli près de 80 événements, avec plus de 1000 visiteurs. Les premiers cours de cuisine ont également déjà démarré avec succès.

    Le bâtiment de la boucherie est lui-même une centrale électrique. Grâce à sa façade solaire, ses modules solaires sur le toit, sa récupération de chaleur et sa forte isolation, il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. Elle est donc certifiée Minergie A.

    La petite boucherie régionale a été fondée par cinq familles de bouchers de Bâle-Campagne et de Bâle-Ville, l’association des maîtres bouchers des deux Bâle et la coopérative des bouchers bâlois et de la ferme, qui ont réuni un capital de 4 millions de francs. Ils voulaient que le bétail de la région ne soit plus conduit sur le Plateau pour être abattu.

    Les deux Bâle ont soutenu le projet à hauteur de 2,5 millions de francs dans le cadre du projet de développement régional « Genuss aus Stadt und Land » (PRE). 120 prêteurs ont soutenu la Metzgerhuus avec près d’un million de francs au total. Les personnes qui souhaitent aujourd’hui encore soutenir financièrement la Metzgerhuus peuvent acheter des « bons d’achat solaires » : Pour 1000 francs, les personnes intéressées peuvent participer à des modules solaires ; le produit est remboursé en bons d’achat de viande.

  • Une étude montre une forte création de valeur régionale par les entreprises énergétiques

    Une étude montre une forte création de valeur régionale par les entreprises énergétiques

    Repower a demandé à Hanser Consulting d’étudier la valeur ajoutée du fournisseur d’énergie grison par rapport aux entreprises énergétiques situées hors du canton. Dans son étude, l’entreprise de conseil chiffre la valeur ajoutée supplémentaire du groupe Repower pour le canton à environ 144 millions de francs pour l’année 2024. Selon son communiqué, Repower a présenté les résultats au Grand Conseil grison dans le cadre d’une séance d’information le 23 avril 2026.

    Hanser Consulting résume les principales conclusions comme suit : Premièrement, en raison du siège principal du groupe Repower dans les Grisons, plus du double de la valeur ajoutée par kilowattheure d’électricité produite à partir de l’énergie hydraulique des Grisons reste dans les Grisons par rapport aux entreprises situées hors du canton. Il en résulterait deuxièmement « de multiples autres avantages » pour l’économie grisonne, notamment en ce qui concerne la diversité du marché du travail, les recettes fiscales pour le canton et les communes ainsi que la prise en compte des entreprises locales de sous-traitance pour les activités du siège.

    « Dans le contexte de la stratégie grisonne en matière d’énergie hydraulique et des retours à domicile prévus dans les années à venir, la question de savoir comment organiser l’utilisation de l’énergie hydraulique à long terme et où se trouve la création de valeur qui y est liée gagne en importance », écrit Repower. « L’étude entend fournir une base de discussion objective à ce sujet » Comme le souligne Repower, l’entreprise a certes payé l’étude et mis à disposition les bases nécessaires, mais elle n’a exercé aucune influence sur la méthodologie ou les résultats.

    Repower emploie environ 500 personnes dans les Grisons et opère sur toute la chaîne de création de valeur, de la production au négoce en passant par le réseau et l’approvisionnement. Les principaux actionnaires sont les entreprises d’électricité du canton de Zurich (38,49 pour cent), le canton des Grisons (27 pour cent) et le fonds Clean Energy Infrastructure Switzerland d’UBS (23,04 pour cent).

  • Lucerne pousse Zoug du trône fiscal

    Lucerne pousse Zoug du trône fiscal

    Lucerne abaisse le taux d’imposition effectif des entreprises de 11,91 à 11,66 pour cent en 2026 et dépasse ainsi Zoug, qui se situe désormais à 11,71 pour cent. Selon PwC, Lucerne est ainsi pour la première fois le canton suisse où l’impôt sur les sociétés est le plus bas.

    La différence est minime, le message n’en est que plus grand. Dans la concurrence fiscale, ce n’est pas seulement le montant absolu qui compte, mais aussi l’effet symbolique. Celui qui est en tête envoie un signal clair aux entreprises mobiles et aux investisseurs.

    La Suisse reste en mouvement
    Huit cantons baissent légèrement leurs impôts sur les entreprises, quatre les augmentent au minimum. Dans l’ensemble, la comparaison fiscale 2026 montre donc un pays qui reste actif dans la concurrence internationale et qui ne se contente pas de gérer son attractivité.

    Il est frappant de constater que l’introduction de l’impôt minimum de l’OCDE en 2024 n’a jusqu’à présent guère modifié les taux d’imposition cantonaux. PwC parle d’une attitude plutôt attentiste face aux nouvelles conditions cadres mondiales. C’est précisément pour cette raison que la concurrence intra-suisse gagne encore en importance.

    Zurich et Berne sous pression
    A l’autre bout de l’échelle, on trouve Berne et Zurich. Selon PwC, Berne affiche un taux effectif de 20,54 pour cent, tandis que Zurich se situe encore à 19,47 pour cent malgré une légère baisse. Les deux cantons comptent donc toujours parmi les sites les plus chers fiscalement pour les entreprises en Suisse.

    C’est délicat du point de vue de la localisation. En effet, une qualité économique élevée, une bonne accessibilité et des marchés du travail forts ne suffisent pas toujours lorsque la différence fiscale est presque deux fois plus élevée qu’à Lucerne. Le facteur fiscal reste un levier dur dans la concurrence pour les nouvelles implantations et les expansions.

    Plus qu’un classement fiscal
    Selon PwC, la Suisse centrale affirme son rôle d’espace particulièrement attractif pour les entreprises. En comparaison internationale, Lucerne et Zoug se classent au bas de l’échelle en matière de charge fiscale ; dans l’UE, seule la Hongrie impose les entreprises encore plus faiblement que Lucerne.

    On voit ainsi clairement de quoi il s’agit vraiment. Non pas d’une simple erreur de chiffres entre deux cantons, mais du positionnement stratégique d’espaces économiques entiers. Lucerne s’est placée en tête en faisant un petit pas. Dans la concurrence entre sites, c’est précisément ce qui peut faire la différence.

  • Zurich renforce son profil d’innovation

    Zurich renforce son profil d’innovation

    Le canton de Zurich est l’une des régions économiques les plus fortes d’Europe. Mais même un site de pointe est mis sous pression lorsque la main-d’œuvre qualifiée fait défaut, que les coûts de développement augmentent et que la concurrence mondiale se durcit.

    C’est précisément là que le Conseil d’État intervient. Il ne veut pas charger le site d’innovation avec des actions isolées, mais le renforcer avec des conditions-cadres fiables. Cette voie zurichoise doit permettre d’associer plus étroitement la recherche, l’entrepreneuriat et l’application.

    Cinq champs avec effet de levier
    Pour les années 2027 à 2030, le Conseil d’État définit cinq priorités. Les semi-conducteurs, l’espace, les technologies environnementales, la santé et le capital-risque. Ce choix n’est pas le fruit du hasard. Ces cinq domaines associent le dynamisme technologique à de réelles opportunités de croissance.

    En même temps, ils montrent où Zurich pense. Non pas en termes de tendances à court terme, mais dans des domaines où la force industrielle, la compétence en matière de recherche et les nouveaux marchés se superposent. C’est ce qui rend la stratégie pertinente en termes de politique économique.

    Du laboratoire au marché
    L’accent mis sur la mise en œuvre est particulièrement intéressant. L’innovation doit passer plus rapidement à l’application. C’est précisément là que de nombreux sites de recherche forts sont en perte de vitesse.

    Dans le domaine des semi-conducteurs, il s’agit d’accéder à la conception de puces, aux salles blanches et au transfert de technologie. Dans l’espace, Zurich veut faciliter le développement et la mise à l’échelle de nouvelles applications. Dans le domaine de la santé, les solutions numériques doivent être testées, validées et transférées plus rapidement dans les établissements. L’ambition est claire. Ne pas se contenter d’inventer, mais aussi d’appliquer.

    La durabilité devient un facteur d’implantation
    Le regard porté sur les technologies environnementales est également passionnant. La mobilité durable et la construction en circuit fermé ne sont pas seulement considérées comme des tâches écologiques, mais aussi comme des opportunités économiques.

    C’est un signal important. En pensant à la fois à la sécurité de l’approvisionnement, aux objectifs climatiques et à la qualité du site, on fait passer la durabilité de la niche au centre de la politique du site. Pour Zurich en particulier, cela peut donner naissance à un nouveau profil au rayonnement international.

    Le capital décide avec
    Les entreprises innovantes ont besoin de plus que de bonnes idées. Dans la phase de croissance, elles ont besoin de capital qui leur permette de changer d’échelle. C’est pourquoi la stratégie s’appuie également sur le capital-risque.

    Pour la première étape, le Conseil d’Etat demande un crédit-cadre de 23 millions de francs. Ce montant n’est pas énorme. Mais il marque une décision politique d’orientation. Zurich ne veut pas seulement gérer sa force d’innovation, mais la traduire de manière ciblée en création de valeur et d’emplois.

  • 2000 emplois sur la sellette à Wettingen

    2000 emplois sur la sellette à Wettingen

    Wettingen s’est retrouvée au centre d’un choix de politique économique. Le Conseil d’Etat argovien veut adapter le plan directeur dans la zone de Tägerhardächer et créer ainsi les conditions de planification pour un éventuel campus d’Hitachi Energy.

    Le pas est grand. Car il ne s’agit pas seulement d’un projet de construction isolé. Il s’agit de savoir si l’Argovie peut conserver sa substance industrielle tout en la développant. Dans le meilleur des cas, environ 1000 emplois existants resteront dans le canton, et jusqu’à 2000 nouveaux postes pourraient être créés.

    Pourquoi justement Tägerhardächer
    Le site n’est pas choisi par hasard. Hitachi Energy examine plusieurs options pour l’extension de ses capacités et le regroupement des emplois actuels. La zone de Tägerhardächer est considérée comme une variante privilégiée.

    Du point de vue de la promotion du site, de nombreux arguments plaident en faveur de Wettingen. Le site se trouve dans la région de Zurich, Limmattal et Baden, il est bien desservi par les transports et permet une solution de campus cohérente et extensible. À cela s’ajoute la proximité d’un cluster existant d’entreprises du secteur de l’énergie. Cela augmente le rayonnement du site bien au-delà des frontières communales.

    Le prix du progrès
    Là où le développement devient possible, des conflits apparaissent. Pour le projet, 10,7 hectares de zones d’habitation devraient être définis. Cette zone se trouve aujourd’hui dans l’espace agricole et est partiellement recouverte par une ceinture d’urbanisation.

    C’est précisément ce point qui suscite des critiques. Lors de la procédure de participation, ce sont surtout la perte de terres cultivables, la réduction des surfaces d’assolement, les atteintes au cordon d’urbanisation ainsi que les questions de transport qui ont été jugées de manière critique. Le Conseil d’Etat constate néanmoins que le projet est approprié du point de vue cantonal et qu’il est coordonné dans l’espace. Parallèlement, il convient d’essayer de revaloriser les surfaces agricoles ailleurs afin de limiter les pertes.

    La région voit plus loin que l’atelier
    L’essentiel est maintenant de savoir si croissance et qualité de vie vont de pair. Car un campus de cette envergure n’a pas seulement un impact sur le marché du travail. Il modifie les flux de circulation, les zones d’habitation et les attentes en matière d’infrastructures.

    C’est pourquoi la desserte ne doit pas fonctionner uniquement pour la voiture. Les transports publics ainsi que les liaisons piétonnes et cyclistes doivent être conçus de manière à ce que la charge pour les communes voisines reste la plus faible possible. C’est plus qu’une simple musique d’accompagnement. C’est la condition pour que le dynamisme économique soit accepté au niveau régional.

    Rien n’est encore décidé
    La volonté politique est visible. Wettingen et Baden Regio soutiennent également l’adaptation du plan directeur. Mais l’entreprise n’a pas encore pris de décision définitive quant au lieu d’implantation. Si elle est défavorable à Wettingen, les décisions correspondantes deviendront caduques.

    C’est justement là que réside le véritable message de ce dossier. L’avenir ne tombe pas du ciel. Il doit être préparé au niveau de la planification, soutenu politiquement et équilibré au niveau régional. Wettingen a maintenant la possibilité de prouver précisément cela.

  • La montée silencieuse au sud du Gothard

    La montée silencieuse au sud du Gothard

    Le tableau de bord régional de l’innovation 2025 de l’UE confirme le statut de « leader de l’innovation » du Tessin. Seul Zurich obtient un meilleur résultat en Suisse. Derrière ce rang se cachent des moteurs mesurables. Les hautes écoles USI et SUPSI constituent l’épine dorsale académique, complétée par des instituts comme l’IDSIA pour l’intelligence artificielle et le centre national de calcul haute performance. Parallèlement, les PME du canton investissent plus que la moyenne dans la recherche et le développement.

    Trois centres de compétences, un parc
    Le Switzerland Innovation Park Ticino regroupe les forces sur trois sites. Le Swiss Drone Base Camp à l’aéroport de la Riviera teste la technologie des drones dans l’espace aérien réel. A Lugano, le Lifestyle Tech Competence Center fait avancer la numérisation de la mode, de l’alimentation et du bien-être. À Bellinzone, le Life Sciences Competence Center fait de la recherche en biomédecine et en oncologie. À partir de 2032, le parc déménagera dans le Nuovo Quartiere Officine, une zone de développement urbain de 120 000 mètres carrés au cœur de la capitale cantonale.

    Lugano mise sur l’infrastructure numérique
    La ville de Lugano a choisi sa propre voie dans le domaine de la cryptographie. Plus de 400 entreprises acceptent déjà les moyens de paiement numériques et plus de 100 entreprises de fintech et de blockchain s’y sont installées. En mars 2026, la phase II a été lancée en collaboration avec l’entreprise Tether. Cinq millions de francs seront investis d’ici 2030 dans la résilience numérique, les écosystèmes d’IA et l’infrastructure urbaine décentralisée. Lugano se positionne ainsi comme la troisième plus grande place financière de Suisse avec une ambition technologique.

    60 millions de francs et un signal clair
    Le Grand Conseil a donné un signal clair fin 2023. Une ligne de crédit de 60 millions de francs assure la promotion de l’innovation, la coopération en matière de recherche et la politique économique régionale jusqu’en 2027. 25 millions sont directement affectés à l’innovation et aux synergies de recherche. La Fondazione Agire, agence d’innovation du canton depuis plus de 10 ans, accompagne chaque année 20 idées de start-up via son accélérateur Boldbrain et coache les PME dans leur numérisation.

    Ce que le secteur immobilier doit en tirer
    La promotion économique ne déploie toute sa valeur que lorsqu’elle dépasse les documents stratégiques. Le Tessin est confronté à la tâche de développer la disponibilité des surfaces, la sécurité des procédures et la qualité urbaine au même rythme que ses projets d’innovation. Pour les investisseurs, cela signifie une région en plein essor avec un potentiel élevé et en même temps un besoin de patience. Ceux qui ont aujourd’hui le sud de la Suisse sur leur radar trouveront un site qui veut livrer et qui a les moyens de le faire.

  • Un changement de propriétaire pour accélérer la croissance sur le marché de la géothermie

    Un changement de propriétaire pour accélérer la croissance sur le marché de la géothermie

    Selon un communiqué, la société d’investissement Dundee AG a repris la société Bohrfix Erdsonden AG. Avec environ 240’000 mètres de forage par an et 1150 forages dans le monde entier, l’entreprise est considérée comme l’un des fournisseurs indépendants de forages de sondes géothermiques les plus établis et les plus performants en Suisse.

    Avec l’arrivée du nouveau propriétaire, la structure de direction de l’entreprise de forage est légèrement modifiée. Dès à présent, Hans Rosenberger, président du conseil d’administration de Dundee AG, est président du conseil d’administration de Bohrfix Erdsonden AG. Sur le plan opérationnel, celle-ci continuera d’être dirigée par Sascha Jordi. Jordi est maître foreur depuis 1998 et travaille depuis juin 2025 comme chef de projet chez Bohrfix Erdsonden AG. Vinzenz Schönenberger reste directeur commercial et délégué du conseil d’administration. Malgré la modification de la structure de direction, tous les collaborateurs actuels seront repris. Pour les clients et les donneurs d’ordre, rien ne change sur le plan opérationnel.

    « En reprenant Bohrfix Erdsonden AG, nous investissons dans une entreprise bénéficiant d’une excellente position sur le marché, d’une équipe expérimentée et d’un fort potentiel de croissance dans le domaine de la géothermie et des énergies renouvelables. Nous nous réjouissons de ce partenariat passionnant », a déclaré Hans Rosenberger.

    Le contexte de cette reprise est la décision de l’ancien propriétaire Alban Berisha de se concentrer entièrement sur le développement de son portefeuille d’investissements et de biens immobiliers. Le nouveau propriétaire prévoit de continuer à développer la position de leader du marché de Bohrfix Erdsonden AG et d’investir en outre à l’avenir dans la croissance, la technique et le personnel.

  • Une acquisition qui renforce la position sur le marché européen de l’énergie

    Une acquisition qui renforce la position sur le marché européen de l’énergie

    Dans un communiqué, FMB a annoncé le rachat de l’entreprise énergétique française Volterres SAS. Volterres SAS exploite un réseau de plus de 100 installations solaires, éoliennes et hydroélectriques et permet la traçabilité des flux d’électricité en temps réel. Volterres fournit chaque année plus de 2 térawattheures d’électricité à des entreprises et des institutions publiques.

    Cette acquisition s’inscrit parfaitement dans la stratégie française actuelle de FMB. L’entreprise avait déjà développé ses activités dans le pays, notamment par le biais d’un contrat d’optimisation de 200 mégawatts de capacité de batterie. En outre, FMB commercialise en France de nombreux projets éoliens, solaires et de batteries de tiers et gère une production annuelle renouvelable de plus d’un térawatt. Avec Volterres, FMB couvre désormais l’ensemble de la chaîne de valeur de l’économie énergétique.

    D’un point de vue stratégique, cette acquisition constitue une étape importante au sein de Solutions 2030, précise le communiqué. Avec cette orientation, BKW se concentre sur les secteurs d’activité Energy Solutions, Power Grid et Infrastructure & Buildings et se positionne tout au long de la chaîne de création de valeur du tournant énergétique. L’objectif est d’atteindre un EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) de plus d’un milliard de francs d’ici 2030. Selon lui, la France joue un rôle clé dans ce processus.

    « La France est un marché stratégiquement important pour nous. Avec l’intégration de Volterres, nous renforçons notre position non seulement là-bas, mais aussi sur l’ensemble du marché européen, et nous continuons à développer notre portefeuille de solutions énergétiques flexibles », a déclaré Stefan Sewckow, Executive Vice President Energy Markets.

    FMB, dont le siège est à Berne, est une entreprise internationale active dans le domaine de l’énergie et des infrastructures. Sa gamme de prestations s’étend de l’ingénierie et du conseil à la construction et à l’exploitation de réseaux d’énergie et d’approvisionnement, en passant par la technique du bâtiment.

  • Une nouvelle filiale renforce la présence en Asie centrale

    Une nouvelle filiale renforce la présence en Asie centrale

    Sika étend sa présence en Asie centrale avec une nouvelle filiale à Bichkek au Kirghizistan. Selon un communiqué, l’objectif de cette nouvelle filiale est d’accroître la proximité avec les clients dans la région et d’améliorer l’accès au marché régional pour l’entreprise.

    L’expansion au Kirghizstan s’explique notamment par les perspectives économiques positives de cette ancienne république soviétique. Selon les prévisions, le produit intérieur brut devrait croître de 7 pour cent par an jusqu’en 2030, indique le communiqué. Les moteurs de croissance dans le secteur de la construction sont par exemple des projets de construction industrielle à grande échelle ainsi que des investissements dans les infrastructures et l’énergie, qui soulignent encore l’importance stratégique de l’Asie centrale pour Sika.

    « Avec l’organisation locale au Kirghizistan, nous complétons nos activités existantes au Kazakhstan et en Ouzbékistan et renforçons ainsi notre réseau régional en Asie centrale. Cela crée une base pour le développement ciblé de notre position sur le marché dans la région et pour la poursuite de notre croissance », a déclaré Christoph Ganz, directeur régional EMEA chez Sika.

    Le groupe de chimie du bâtiment Sika se concentre sur le développement et la production de systèmes et de produits pour le collage, l’étanchéité, l’amortissement, le renforcement et la protection dans le bâtiment et l’industrie. Avec l’ouverture du site kirghize, l’entreprise étend son réseau mondial à 103 sociétés nationales. En 2025, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 11,20 milliards de francs.

  • Les investissements renforcent les capacités de production dans le secteur des technologies médicales

    Les investissements renforcent les capacités de production dans le secteur des technologies médicales

    L’entreprise de technologie médicale Ypsomed, basée à Burgdorf, a investi 25 millions de francs dans la transformation et dans un nouveau parc de machines-outils à Soleure. Afin de répondre à la demande croissante de systèmes d’injection dans le monde entier et d’offrir à ses clients la meilleure qualité possible, Ypsomed veut considérablement étendre sa position et sa capacité de fabrication d’outils de moulage par injection, indique-t-elle dans un communiqué. Sur le site de Soleure, l’entreprise veut se concentrer sur la conception et la fabrication d’outils d’injection plastique pour les stylos et les auto-injecteurs.

    La mise en service de l’atelier d’outillage marque le début de la mise en œuvre d’un paquet d’investissements de 200 millions de francs suisses pour le développement du site. Dans les mois à venir, deux nouvelles installations d’assemblage à haut volume doivent être inaugurées avec les installations de moulage par injection correspondantes pour les auto-injecteurs. De plus, l’entreprise annonce pour le site de Soleure un entrepôt à hauts rayonnages entièrement automatisé d’ici fin 2027. Parallèlement, un centre de conférences (Ypsomed Forum) doit y être construit, avec de la place pour environ 300 invités. « L’investissement dans le nouvel atelier d’outillage à Soleure est un engagement clair en faveur du développement de nos sites en Suisse », déclare Simon Michel, CEO d’Ypsomed, cité dans le communiqué.

    L’entreprise veut également poursuivre sa croissance à l’international afin de consolider sa position sur le marché de la technologie médicale et de répondre à la demande croissante de systèmes d’injection pour l’automédication. en 2025, Ypsomed avait mis en service sa première usine propre à Changzhou, en Chine, et lancé l’extension du site de production de Schwerin (Allemagne). Actuellement, un nouveau site est en cours de construction à Holly Springs, dans l’État américain de Caroline du Nord.

    L’investissement servirait également à doubler le personnel dans ce domaine. Le nombre actuel de 35 collaborateurs, plus les apprentis, devrait passer à 100 collaborateurs et apprentis.

  • Une distinction qui récompense une performance solide dans le secteur des hypothèques

    Une distinction qui récompense une performance solide dans le secteur des hypothèques

    Swisschange Financial Services AG, une boutique financière réglementée par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA), a remporté le Baloise Broker Award 2026. Le prix, décerné par la Baloise Bank AG de Soleure, est attribué sur la base des paramètres suivants : demandes soumises, taux de conclusion, volume de financement et portefeuille d’hypothèques.

    Quatre demandes hypothécaires sur cinq soumises par Swisschange aboutissent à une conclusion positive. Selon le communiqué, l’intermédiaire hypothécaire atteint ce taux de réussite élevé grâce à une préparation minutieuse des dossiers. Swisschange commence ainsi bien avant la première offre bancaire par une analyse structurée de la situation de financement ainsi que par la sélection du partenaire de financement approprié.

    « Cette distinction confirme ce que nous vivons depuis des années : Une véritable représentation des acheteurs est payante de manière mesurable – pour nos clients et en comparaison avec le marché », déclare Lester Steinger, CEO et fondateur de Swsschange.

    Swisschange se considère comme un pionnier de la représentation indépendante des acheteurs sur le marché immobilier suisse. Depuis 2003, l’entreprise accompagne les clients privés et les entrepreneurs dans leurs décisions en matière d’immobilier, de financement et de patrimoine.

  • Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Le chemin a été long. La direction de l’économie publique a développé la base légale depuis 2020, la consultation a eu lieu en 2022, et en automne 2025, le Grand Conseil a approuvé la loi par 114 voix contre 59. Le 30 avril 2026, le Conseil d’État met en vigueur la loi sur la promotion économique et l’allègement des entreprises au 1er juillet 2026. Ce qui était auparavant au coup par coup a désormais une patrie légale claire.

    Ce que la loi regroupe
    La loi regroupe sous un même toit six domaines de tâches essentiels : le développement du site, le renforcement de la capacité d’innovation, l’entretien des entreprises implantées, l’implantation de nouvelles entreprises, la promotion du site et les relations économiques extérieures. Parallèlement, l’ancienne loi sur l’allégement administratif est abrogée et entièrement intégrée. C’est la fin d’une course à double sens entre deux réglementations distinctes.

    La pression qui se cache derrière
    La pénurie d’énergie, le manque de personnel qualifié, l’impôt minimum de l’OCDE et les relations non clarifiées avec l’UE mettent la place économique zurichoise sous pression. Une promotion économique ancrée dans la loi doit augmenter la capacité de réaction du canton et garantir que les mesures puissent être mises en œuvre rapidement et de manière ciblée. La loi contient également une base permettant au canton de participer rapidement à des programmes fédéraux de soutien en cas de crise.

    L’allègement des entreprises comme pièce maîtresse
    L’actuel service de coordination est revalorisé en service spécialisé dans l’allègement des entreprises. A l’avenir, il examinera systématiquement toutes les lois et ordonnances cantonales, nouvelles ou modifiées, sous l’angle de leur impact sur les entreprises. L’analyse d’impact de la réglementation a un objectif clair : des réglementations favorables aux entreprises et une exécution numérique qui permet d’économiser du temps et des efforts.

    Zurich comme modèle
    Zurich se positionne ainsi comme un canton qui ne laisse pas la compétitivité économique au hasard. La directrice de l’économie publique Carmen Walker Späh a fortement influencé la loi, c’est l’un des derniers grands projets de ses douze années de mandat. Le coup d’envoi sera donné le 1er juillet 2026, au moment où Walker Späh effectuera déjà son année de présidence du gouvernement.

  • Une coopérative énergétique renforce son image de marque et augmente ses investissements

    Une coopérative énergétique renforce son image de marque et augmente ses investissements

    La transition d’EBM vers Primeo Energie est désormais définitivement achevée : lors de leur assemblée générale ordinaire du 15 avril 2026, les délégués ont décidé de changer le nom d’EBM en Primeo Energie Genossenschaft. L’entreprise opère déjà sous la marque Primeo Energie depuis 2019. Selon un communiqué, ce changement de nom vise à rendre la marque ombrelle visible à l’avenir dans le nom de la coopérative et à éviter tout malentendu.

    Auparavant, les délégués avaient approuvé les comptes annuels et le rapport de gestion du groupe Primeo Energie. Le résultat opérationnel (EBIT) avait atteint 127 millions de francs en 2025. L’année précédente, il s’élevait à 124 millions de francs. Au cours de la même période, le bénéfice est passé de 91 à 109 millions de francs. Au total, Primeo Energie a investi 187 millions de francs dans les infrastructures énergétiques. Cette année, ce montant devrait passer à 220 millions de francs.

    La contribution au fonds pour l’énergie a été doublée, passant de 2 à 4 millions de francs. 3,1 millions de francs provenant du fonds ont été alloués à des demandes de subventions, principalement pour des raccordements à des réseaux de chauffage à distance. Désormais, la conversion des installations photovoltaïques avec injection directe vers l’autoconsommation est également soutenue. L’entreprise, organisée en coopérative, s’attend donc à une augmentation des demandes. 500 000 francs supplémentaires ont été mis à disposition pour des subventions à des institutions d’utilité publique.

    Gilbert Fuchs et Carmen Gerber-Balmelli ont été reconduits au conseil d’administration pour un nouveau mandat allant jusqu’en 2030. Thomas Ernst a été élu pour la première fois au sein de cet organe. Urs Grütter, vice-président de longue date, a fait ses adieux.

  • Les appartements en propriété restent demandés même en cas d’offre record

    Les appartements en propriété restent demandés même en cas d’offre record

    La dernière Online Home Market Analysis d’ImmoScout24, en collaboration avec l’Association suisse des propriétaires fonciers et le Swiss Real Estate Institute, analyse les annonces pour les appartements en propriété en 2025. Selon un communiqué, un nouveau record est atteint avec environ 101’000 objets annoncés – le plus élevé depuis le début de l’enquête en 2016. Parallèlement, la croissance de l’offre s’est nettement ralentie. Parallèlement, la durée moyenne des annonces se raccourcit de huit jours pour atteindre 84 jours, ce qui indique que la demande de logements en propriété est à nouveau en hausse par rapport à l’année précédente.

    L’étude cite notamment comme raison le changement de l’environnement des taux d’intérêt : la baisse des coûts de financement et l’octroi parfois facilité d’hypothèques augmentent l’attractivité de la propriété du logement par rapport aux objets locatifs. De plus, le besoin d’une situation de logement assurée à long terme gagne à nouveau en importance.

    « Le fait que les appartements en propriété se vendent à nouveau plus rapidement malgré l’offre importante est un signe clair. Les Suisses veulent vivre entre leurs quatre murs. Il est réjouissant de constater que le rêve de devenir propriétaire est toujours réalisable pour de nombreuses personnes », déclare Markus Meier, directeur de l’Association suisse des propriétaires fonciers.

    L’évolution est également homogène au niveau régional : Dans toutes les grandes régions, la durée d’annonce se raccourcit par rapport à 2024. Les appartements en propriété continuent à se vendre particulièrement vite en Suisse centrale (61 jours), à Zurich (64 jours) ainsi que dans la région de Genève (65 jours). L’évolution de la demande est particulièrement dynamique au Tessin, où la durée d’annonce se raccourcit nettement de 22 % alors que l’offre d’annonces augmente fortement ( 10 %).

    ImmoScout24 est une place de marché immobilière en ligne gérée par SMG Swiss Marketplace Group. Les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière sont réunies au sein de SMG Swiss Marketplace Group AG.

  • Du groupe de construction à la tête des chemins de fer

    Du groupe de construction à la tête des chemins de fer

    Après douze ans au conseil d’administration, dont dix en tant que présidente, Monika Ribar laisse derrière elle une institution qui a changé. C’est la limitation des mandats qui a mis fin à son engagement, pas la volonté. Avec elle, le vice-président Pierre-Alain Urech, Georg Kasperkovitz et Clara Millard Dereudre quittent l’organe.

    Un reconverti avec système
    André Wyss est né en 1967, après un apprentissage de chimiste, il a suivi des études d’économie en cours d’emploi et s’est perfectionné à la Harvard Business School. Avant de rejoindre Implenia en 2018 en tant que CEO, il était responsable de quelque 40 000 collaborateurs chez Novartis. Il apporte ainsi à son nouveau poste 40 ans d’expérience de direction dans les secteurs de la construction, de l’immobilier et de l’industrie pharmaceutique. Depuis août 2024, il est déjà membre du conseil d’administration des CFF, la transmission s’est donc faite en bon ordre.

    La construction rencontre le rail
    Ce qui, à première vue, semble être un changement de carrière inhabituel, prend tout son sens lorsqu’on y regarde de plus près. Les CFF ne sont pas seulement l’exploitant ferroviaire, ils sont aussi l’un des plus grands propriétaires immobiliers de Suisse. Wyss connaît de première main les projets d’infrastructure complexes, la réalisation durable des travaux et les conditions politiques en Suisse. C’est précisément pour cette raison que le Conseil fédéral a vu en lui le candidat idéal.

    Un cap stable, de nouvelles impulsions
    Wyss a clairement communiqué ce qu’il souhaitait : continuer à développer les CFF en tant qu’épine dorsale moderne et durable de la Suisse, en mettant l’accent sur la stabilité et l’innovation. De leur côté, les CFF poursuivent l’objectif d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2030. Wyss et la nouvelle composition du conseil d’administration vont précisément dans ce sens.

    Quatre nouveaux venus renforcent l’organe
    Parallèlement à Wyss, quatre nouveaux membres ont été élus au conseil d’administration : Anna Barbara Remund, Dino Cauzza, Dominique Pierre Locher et Maria-Antonella Bino. Ils doivent compléter l’organe sur le plan technique et apporter de nouvelles impulsions, sans pour autant abandonner le cap. La constitution du conseil d’administration a eu lieu directement après l’assemblée générale à Berne.

  • L’hybride est la nouvelle normalité

    L’hybride est la nouvelle normalité

    77 pour cent des entreprises suisses misent aujourd’hui sur des modèles de travail hybrides. C’est plus de deux fois plus qu’avant la pandémie. En Allemagne, 79 pour cent des entreprises proposent un travail hybride, la part des employés travaillant à domicile oscille de manière stable entre 23 et 24 pour cent. Parallèlement, l’analyse des offres d’emploi, un sismographe fiable pour les décisions à moyen terme des entreprises, montre que le travail hybride est constamment communiqué comme modèle de travail depuis 2023 dans environ 20 pour cent des offres allemandes et 15 pour cent des offres suisses.

    Recalibrage, pas capitulation
    Oui, le temps moyen de travail à domicile a légèrement baissé. En Suisse, il est passé de 1,36 à 1,15 jour par semaine, en Allemagne de 1,0 à 0,85 jour. Ceux qui y voient la fin de la flexibilisation lisent mal les données. Seuls 4 à 5 pour cent des entreprises allemandes envisagent de supprimer complètement le home office. 74 pour cent prévoient de conserver des modèles hybrides, 11 pour cent veulent même étendre la flexibilité. Ajuster la pensée entrepreneuriale, elle ne revient pas en arrière.

    Repenser le bureau
    La vraie question n’est pas de savoir combien de jours une personne passe au bureau. Elle est de savoir pourquoi quelqu’un doit venir au bureau. 75% des collaborateurs considèrent le bureau comme un meilleur endroit pour les échanges sociaux, 58% pour le réseautage et la gestion de carrière, 49% pour l’interaction créative. Le bureau se transforme d’un lieu obligatoire en un point de contact pour ce qui ne fonctionne pas à distance. CBRE parle du « bureau en tant qu’attracteur », un lieu qui doit offrir une valeur ajoutée tangible pour justifier le déplacement. À l’échelle mondiale, le taux d’occupation des bureaux s’est entre-temps redressé pour atteindre 53 %, le niveau le plus élevé depuis mars 2020.

    Ce que les entreprises doivent faire maintenant
    Les données sont claires, les champs d’action aussi. 72 pour cent des entreprises interrogées se sont fixé pour objectif d’améliorer l’utilisation de l’espace de bureau. 66 pour cent veulent améliorer durablement l’expérience au bureau. En d’autres termes, des surfaces qui permettent la collaboration au lieu de l’empêcher. Des concepts qui organisent judicieusement les journées d’équipe et une culture d’entreprise qui ne force pas la présence, mais la rend attrayante. Si l’on considère le bureau comme un simple problème de coûts, on passe à côté de la véritable question stratégique. Quelle valeur crée-t-il pour l’homme et l’organisation ?

    La flexibilité comme facteur concurrentiel
    Le travail hybride est depuis longtemps plus qu’un sujet RH. C’est un facteur dans la lutte pour le personnel qualifié. Les entreprises qui vivent la flexibilité de manière crédible ont un avantage mesurable en matière de recrutement. L’étude ISG sur l’avenir du lieu de travail en Suisse montre que l’expérience de l’employé est devenue un levier central, de la collaboration à la disponibilité des locaux en passant par l’onboarding. Le travail hybride est la nouvelle norme et celui qui l’organise maintenant de manière stratégique se positionne comme l’employeur du futur.

  • Zurich se réinvente

    Zurich se réinvente

    La conseillère d’Etat Carmen Walker Späh l’a dit ouvertement, de nombreuses bonnes idées ne parviennent jamais à être commercialisées. Ce n’est pas la créativité qui manque, mais le bon soutien au bon moment. C’est pourquoi le canton de Zurich a franchi le pas cette année et s’est associé au programme international « MIT REAP ». L’objectif est d’orienter le financement de manière plus ciblée, de mettre en réseau plus étroitement les acteurs et de promouvoir systématiquement le changement d’échelle. Car Zurich s’est déjà établie comme un hotspot dans les domaines de l’IA, de la robotique, des sciences de la vie et de la nouvelle économie spatiale. Il s’agit maintenant d’assurer cette avance.

    Sans les gens, rien ne va plus
    Markus Müller, co-directeur de la promotion économique, a résumé la situation en citant l’entrepreneur en technologie médicale Andy Rihs : « Ohni Lüt gaht nüt » Le capital seul ne construit pas l’avenir. Ce qui fait la force de Zurich, c’est sa capacité à associer de nouvelles idées au bon savoir-faire et aux capacités adéquates. Zurich doit jouer un rôle de leader dans la nouvelle économie de l’espace. Car selon Müller, l’innovation est ce qui transforme un « bon » en « leader » à long terme.

    On ne pense pas l’avenir tout seul
    La futurologue Martina Kühne a donné trois impulsions aux invités. Penser plus loin que demain, développer des images d’avenir au pluriel et construire l’avenir ensemble. Chaque image d’avenir est comme un appareil de gymnastique sur lequel on peut se défouler intellectuellement. Celui qui le fait peut développer des idées pour un avenir possible et souhaitable. Car l’avenir, selon Kühne, n’arrive pas tout seul.

    La collaboration comme catalyseur
    La spin-off de l’ETH Sevensense montre comment cette théorie se traduit dans la pratique. en 2021, la jeune start-up a convaincu ABB avec sa technologie de vision 3D pour robots autonomes. Aujourd’hui, près de 80% des robots autonomes vendus par ABB proviennent de Sevensense. Une preuve de l’efficacité de l’interaction entre un capital établi et un esprit inventif frais.

    Des organes dans l’espace, des muscles en laboratoire
    « Prometheus Life Technologies » est encore plus audacieuse. La start-up utilise l’apesanteur dans l’espace pour faire pousser des organes en trois dimensions. Cela a été rendu possible par un programme de vol parabolique dans le parc d’innovation, en étroite collaboration avec le Center for Space and Aviation de l’université de Zurich. Muvon, qui travaille en collaboration avec la ZHAW sur une méthode automatisée de régénération musculaire à l’aide de cellules autologues, n’est pas moins ambitieux. Si elle parvient à passer à l’échelle, elle pourrait permettre de traiter l’incontinence d’effort, qui touche une part importante des femmes de plus de 40 ans en Europe.

    Une plate-forme qui innove elle-même
    Samuel Mösle, co-directeur de la promotion économique, a tracé une ligne claire lors de la discussion finale. Les trois start-ups présentées évoluent aux frontières de l’avenir imaginable. La plateforme d’innovation sera à l’avenir plus interactive et plus connectée avec le soutien de l’intelligence artificielle. Après cinq ans, l’initiative est arrivée à la fin de sa propre phase de démarrage. La conclusion de Samuel Mösle est précise : « Il n’y a pas que de l’innovation sur le site, il y a aussi de l’innovation dedans »

  • Plus d’IA ne résout pas les problèmes de données

    Plus d’IA ne résout pas les problèmes de données

    L’erreur commence par l’investissement
    C’est un schéma familier : une entreprise reconnaît le potentiel de l’intelligence artificielle, passe en revue les solutions, choisit un outil – et se lance. L’attente : la nouvelle technologie élimine d’une manière ou d’une autre les problèmes de données existants. La réalité : Elle ne le fait pas. Elle les rend plus visibles.

    Ce n’est pas un hasard. C’est la conséquence d’un mauvais ordre.

    Les données sont collectées – mais pas rendues utilisables
    Dans la plupart des entreprises immobilières, il existe des données. Données sur les objets, données sur les locataires, indicateurs d’exploitation, historiques d’entretien – elles existent. Le problème n’est pas leur absence, mais leur constitution. Elles sont dispersées dans les systèmes, gérées de manière incohérente, définies de manière contradictoire ou ne peuvent tout simplement pas être reliées entre elles. Pour le même indicateur, il existe parfois trois versions différentes – dans trois systèmes différents.

    Dans ces conditions, celui qui met en place un modèle d’IA n’obtient pas de réponses. Il obtient des sorties qui renforcent les imprécisions existantes – de manière automatisée et à grande vitesse. L’IA reconnaît des modèles dans les données. Si les données sont incohérentes, le modèle apprend de l’incohérence. Si elles sont incomplètes, il opère sur une base lacunaire.

    Une nouvelle couche de complexité
    Ce qui se produit dans la pratique n’est pas un gain d’efficacité. C’est une nouvelle couche de complexité : des résultats d’IA auxquels personne ne fait confiance. Des départements spécialisés qui vérifient manuellement les résultats. Des projets qui s’enlisent. Beaucoup d’efforts, peu d’effets, une frustration croissante.

    Fatal : de nombreuses entreprises réagissent en mettant à jour leurs outils. Le cycle recommence.

    Un Data Hub n’est pas un outil – c’est une structure
    La solution ne réside pas dans de meilleurs modèles. Elle réside dans une décision structurelle : la création d’une base de données commune et harmonisée. Un hub de données n’est pas un système supplémentaire qui s’ajoute à l’environnement informatique existant. C’est tout le contraire : il remplace la fragmentation par une disponibilité centrale. Il intègre des sources de données distribuées, élimine les silos et les incohérences et crée la base pour des applications d’intelligence artificielle évolutives et des rapports automatisés.

    L’important n’est pas de savoir où se trouvent les données. Ce qui compte, c’est la manière dont elles deviennent utilisables : définies de manière uniforme, avec une assurance qualité, accessibles pour différents cas d’application. Ce n’est que sur cette base que l’IA peut faire ce qu’elle promet.

    La qualité des données n’est pas un travail préparatoire – c’est une tâche permanente
    Même avec un Data Hub, un défi central subsiste : La qualité des données n’est pas un projet de nettoyage unique avant la mise en service. C’est un processus continu. Si l’on considère la qualité des données comme un avant-projet, on constatera après le lancement que le véritable problème ne fait que commencer.

    La base de données est complétée par un catalogue de données : Il documente de manière transparente quelles données existent, d’où elles proviennent et quel est leur degré de fiabilité. Il crée le langage commun qui relie les départements spécialisés et la technologie – et redonne le contrôle à l’organisation.

    Dans le webinaire : de la base de données à l’IA évolutive
    Nous montrons comment les entreprises immobilières peuvent aborder concrètement cette transformation – de l’architecture des données à l’utilisation productive de l’IA en passant par l’assurance qualité – dans notre webinaire gratuit « L’architecture IA optimale : comment le hub de données, la qualité des données et le catalogue de données font la différence ». Avec des aperçus pratiques, des solutions concrètes et du temps pour vos questions.

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  • Cette acquisition rend les projets d’aménagement intérieur plus efficaces et plus axés sur la région

    Cette acquisition rend les projets d’aménagement intérieur plus efficaces et plus axés sur la région

    La société Obrist interior AG, basée à Lucerne, a annoncé dans un communiqué le rachat de la société américaine Display Craft Manufacturing Co., située à Baltimore, dans l’État du Maryland. Cette acquisition permet d’accroître la capacité de production destinée au marché nord-américain.

    La fabrication sur place rendra la gestion des projets plus durable et plus efficace, indique l’entreprise spécialisée dans l’aménagement haut de gamme de magasins et d’intérieurs. Cela se traduira par une réduction des trajets de transport et de fret, une logistique et un emballage simplifiés, ainsi que des délais de réalisation plus courts. L’extension de l’activité commerciale aux États-Unis est une réponse à la forte demande des marques de luxe et haut de gamme, très présentes sur ce marché, qui exigent des délais de livraison courts, des temps de réaction rapides et une collaboration étroite avec des partenaires de production locaux.

    La direction opérationnelle est assurée par Corrado Tona, PDG d’Obrist interior America Inc. : « Nous gagnons une équipe locale solide, élargissons notre expertise en matière de fabrication et nous rapprochons encore davantage de nos clients. Cela renforce notre compétitivité et nous permet de servir de manière encore plus ciblée le marché américain, que nous avons activement développé ces dernières années », déclare-t-il. Selon le propriétaire Stefan Slamanig, la présence actuelle aux États-Unis sera renforcée et le nom d’Obrist consolidé tout au long de la chaîne de valeur.

    Display Craft Manufacturing Co. est depuis plus de 75 ans un fournisseur de présentoirs de vente au détail et de solutions pour l’aménagement de magasins et l’aménagement intérieur. L’entreprise de production compte 40 collaborateurs qui seront intégrés « dans l’univers des valeurs et de la qualité d’Obrist interior ».

    Cette acquisition s’accompagne d’une augmentation des capacités, associée à une moindre dépendance vis-à-vis des fournisseurs externes, à une plus grande flexibilité, à une optimisation des coûts et à une résilience stratégique accrue. Les solutions pour les clients ainsi que les projets peuvent être réalisés de manière plus efficace sur le plan économique et écologique. Le nouveau site de production offre en outre des perspectives pour les collaborateurs des sites suisses.

  • La force du franc pèse sur les résultats trimestriels malgré des gains de parts de marché

    La force du franc pèse sur les résultats trimestriels malgré des gains de parts de marché

    Le groupe de produits chimiques pour la construction Sika publie ses résultats financiers pour le premier trimestre 2026 dans un communiqué. Le groupe a enregistré au premier trimestre un chiffre d’affaires de 2,49 milliards de francs, ce qui correspond à une croissance de 0,9 % en monnaies locales et à un recul de 7 % en francs. Selon l’entreprise, ce recul en francs s’explique par la vigueur du franc suisse par rapport aux monnaies asiatiques et au dollar.

    Les gains de parts de marché dans toutes les régions ont été le principal moteur de la croissance en monnaies locales, malgré un marché mondial de la construction morose. Dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), Sika a enregistré au premier trimestre une hausse de son chiffre d’affaires en monnaies locales de 3,6 % (contre 0,7 % l’année précédente) Dans la région Amériques, Sika a enregistré une légère baisse de son chiffre d’affaires de 0,8 % en monnaies locales. Alors qu’aux États-Unis, les incertitudes économiques ont pesé sur l’activité de construction, la demande dans le secteur des centres de données a connu une croissance à deux chiffres, indique Sika. Le Canada a affiché une évolution positive et l’Amérique latine a également poursuivi la reprise des marchés de la construction. Dans la région Asie-Pacifique, le chiffre d’affaires a reculé de 2,2 % en monnaies locales. La faiblesse persistante du secteur de la construction en Chine, avec des baisses à deux chiffres, a pesé particulièrement sur les résultats. Des contributions positives sont venues principalement de l’Inde, de l’Asie du Sud-Est ainsi que du secteur Automotive & Industry.

    Au premier trimestre, l’acquisition finalisée du fabricant de mortier Finja (Suède) ainsi que l’annonce de l’acquisition du fabricant d’adhésifs Akkim (Turquie) ont contribué à l’augmentation de la part de marché. Avec de nouvelles usines aux États-Unis, en Tanzanie, en Argentine, en Colombie et au Bangladesh, Sika renforce également ses capacités de production.

    Sika a confirmé son orientation stratégique et table pour l’ensemble de l’année 2026 sur une croissance du chiffre d’affaires de 1 à 4 % en monnaies locales ainsi que sur une marge EBITDA de 19,5 à 20 %.

  • Le groupe spécialisé dans les techniques du bâtiment améliore ses résultats et poursuit sa croissance

    Le groupe spécialisé dans les techniques du bâtiment améliore ses résultats et poursuit sa croissance

    Selon un communiqué, le groupe Burkhalter a clôturé l’exercice 2025 avec un « excellent résultat ». Tous les indicateurs clés ont une nouvelle fois progressé par rapport à l’année précédente. Le fournisseur de solutions techniques pour le bâtiment a enregistré une croissance de son chiffre d’affaires de 1,8 % à 1,2 milliard de francs, ainsi qu’une hausse de son EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) de 6 % à 73,8 millions de francs et un résultat consolidé de 61,3 millions de francs (année précédente : 57,2 millions de francs, soit une hausse de 7,3 %). Le bénéfice par action a atteint 5,78 francs, soit une hausse de 7,2 % par rapport à l’année précédente. Fort de cette évolution positive, le conseil d’administration propose à l’assemblée générale une augmentation du dividende à 5,20 francs par action.

    Cette croissance s’explique par une demande toujours forte en services de technique du bâtiment ainsi que par des gains d’efficacité résultant de l’optimisation et de la numérisation des processus. Des acquisitions ciblées ont également contribué à cette évolution positive. En 2025, le groupe a racheté Mathieu Ingenieure AG à Viège (VS) ainsi que Gattiker Elektro GmbH à Uster (ZH). Quatre autres acquisitions ont suivi début 2026 : BZ-Dépannage Sàrl à Lonay (VD), Enplan AG à Herisau (AR), Elektro Gasser AG à Lalden (VS) et Caotec SA à Brusio (GR). Le groupe Burkhalter renforce ainsi sa présence régionale, élargit ses compétences et accroît ses parts de marché, selon l’entreprise. La stratégie d’acquisition reste un élément central de la croissance.

    L’entreprise se montre confiante pour l’exercice 2026. Stimulée par les programmes de soutien publics et une activité de construction toujours soutenue, la demande en solutions de technique du bâtiment efficaces sur le plan énergétique reste forte. Le groupe prévoit de pouvoir augmenter modérément son bénéfice par action pour l’exercice 2026 également.

  • Une start-up PropTech fait avancer la numérisation de la gestion immobilière

    Une start-up PropTech fait avancer la numérisation de la gestion immobilière

    Selon un communiqué, Bewy reçoit 150 000 francs de subventions de la part de Venture Kick. Cette start-up proptech zurichoise développe une solution logicielle d’intelligence artificielle (IA) destinée à la gestion immobilière, qui optimise l’efficacité des processus et offre un meilleur service tant aux propriétaires qu’aux locataires.

    Le communiqué indique que cette initiative s’inscrit dans un contexte d’inefficacité généralisée de la gestion immobilière dans la région DACH. Une mauvaise communication, un entretien négligé, des coûts imprévus ainsi qu’un service locatif insuffisant entraînent ainsi souvent un mécontentement chez les propriétaires et les locataires. Bewy apporte une solution grâce à des processus internes automatisés, une communication améliorée et une transparence en temps réel. Cela devrait permettre de réduire les coûts de gestion jusqu’à 30 % et d’améliorer considérablement l’expérience utilisateur. Ces nouveaux fonds serviront à poursuivre le développement de la plateforme et à accélérer son expansion en Suisse. Pour son expansion, Bewy suit une stratégie de fusions-acquisitions (M&A) visant à racheter des agences de gestion immobilière de petite et moyenne taille sans solution de succession.

    « En tant que programme de start-up leader en Suisse, Venture Kick est un accélérateur important pour Bewy. Le processus de financement est simple et efficace, tout en ouvrant l’accès à un réseau précieux et en renforçant la crédibilité », déclare le cofondateur Luca Serratore dans le communiqué.

    Actuellement, Bewy est présente à Zoug, Zurich, en Argovie et à Lucerne, et gère une vingtaine de clients, parmi lesquels des particuliers, des family offices individuels ainsi que des sociétés immobilières telles que Swiss Prime Site. L’équipe fondatrice, composée de Luca Serratore, Marcandrea Hunkeler, Gilles Baumann et Katrin Leuppi, réunit une expérience dans les domaines des start-ups, du conseil et de l’immobilier. Venture Kick, qui soutient les start-ups, est une initiative de la Kick Foundation for Innovation & Entrepreneurship et est financée par un consortium du secteur privé.

  • Modernisation d’un centre d’exploitation sécurise les capacités à long terme

    Modernisation d’un centre d’exploitation sécurise les capacités à long terme

    Migros Suisse orientale a entamé la reconstruction et la modernisation de sa centrale d’exploitation à Gossau. Comme il ressort d’un communiqué, la direction de Migros Suisse orientale a l’intention, grâce à cette reconstruction, de rendre le bâtiment « apte à l’exploitation et à l’expansion des 40 prochaines années », selon Sandro Feltscher, responsable de la direction Logistique et Informatique de Migros Suisse orientale.

    Les travaux porteront essentiellement sur le bâtiment C de la centrale d’exploitation. Celui-ci sert depuis 1979 à la production et à la distribution de produits carnés et de charcuterie ainsi qu’à la préparation et à l’expédition de denrées alimentaires réfrigérées. Dans une première phase de construction, un bâtiment complémentaire avec des places d’amarrage supplémentaires pour les véhicules de livraison sera érigé sur le côté sud. L’année prochaine, des places de stationnement pour les remorques et des places de parking pour les collaborateurs seront rénovées. En 2028 et 2029, de nouveaux locaux modernes seront construits pour les collaborateurs. Parallèlement à l’ensemble des mesures de construction, les lignes de refroidissement pour la préparation des commandes seront remplacées par des lignes modernes. La fin des travaux de construction est prévue pour 2030.

    « Le plus grand défi du projet de construction est le remplacement des installations et l’assainissement de la production sans interruption de l’activité. Même pendant le remplacement, nos supermarchés et restaurants ont besoin de livraisons quotidiennes de produits laitiers, de viande et d’autres marchandises réfrigérées », explique-t-on chez Feltscher.

  • Fournisseur d’énergie enregistre un recul des résultats malgré une hausse des investissements

    Fournisseur d’énergie enregistre un recul des résultats malgré une hausse des investissements

    Selon un communiqué,Repower a réalisé en 2025 une prestation globale de 1986 millions de francs. C’est 20 pour cent de moins que l’année précédente. Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts a baissé de 24 pour cent à 133 millions de francs, le bénéfice du groupe de 27 pour cent à 101 millions. Les activités internationales de négoce d’énergie ont apporté la plus grande contribution au résultat, est-il précisé dans le communiqué. Parallèlement, le fournisseur d’énergie grison a augmenté ses investissements de 80 pour cent pour atteindre 142 millions. La part des fonds propres est passée de 53 à 59 pour cent.

    Les faibles précipitations du printemps 2025 pèsent notamment sur le résultat de Repower. Les parcs éoliens en Italie et en Allemagne ont également enregistré un léger recul. La centrale à gaz à cycle combiné de Teverola est restée longtemps en panne. Seule la production solaire a nettement augmenté en 2025. Au total, Repower a produit 2147 gigawattheures d’électricité en 2025, selon le communiqué. L’année précédente, ce chiffre s’élevait à 2639 gigawattheures.

    En 2023, Repower avait réalisé un très bon résultat de 371 millions et un bénéfice de 300 millions de francs. L’entreprise parle également d’un très bon résultat annuel pour 2025. Celui-ci a été supérieur à la moyenne à long terme. L’entreprise s’attend également à un bon résultat pour 2026.

  • Le nouveau directeur de service est chargé de poursuivre le développement stratégique des secteurs de l’économie et de l’emploi

    Le nouveau directeur de service est chargé de poursuivre le développement stratégique des secteurs de l’économie et de l’emploi

    Selon un communiqué, le gouvernement du canton de Saint-Gall a nommé Daniel Müller au poste de nouveau directeur de l’Office de l’économie et du travail à compter du 1er mai. Il succède à Karin Jung, qui dirigeait cet office depuis 2018 et a annoncé sa démission au début de l’année. M. Müller assure actuellement l’intérim.

    Âgé de 50 ans, il travaille pour le canton depuis 2018. Jusqu’à présent, il était responsable de la promotion économique. Cet électronicien audio-vidéo et technicien en informatique a suivi des études de gestion d’entreprise à l’OST– Haute école spécialisée de Suisse orientale. Avant de rejoindre le Département de l’économie, il a notamment travaillé pour l’Université de Saint-Gall.

  • Le nouveau directeur doit poursuivre le développement stratégique du fournisseur d’énergie

    Le nouveau directeur doit poursuivre le développement stratégique du fournisseur d’énergie

    Le conseil d’administration de Regio Energie Solothurn a nommé Martin Bucher au poste de directeur, le confirmant ainsi dans ses fonctions. M. Bucher avait déjà pris la direction opérationnelle du fournisseur régional d’énergie en juillet 2025 et a dirigé l’entreprise avec succès, indique un communiqué. C’est notamment grâce à sa grande expertise technique, à sa vision stratégique claire ainsi qu’à son style de direction inclusif et axé sur les objectifs que M. Bucher a su convaincre lors d’un processus de sélection en plusieurs étapes comptant plus de 100 candidats.

    Avant de rejoindre Regio Energie Solothurn l’année dernière, M. Bucher a acquis une longue expérience de direction dans les secteurs de l’énergie et de la finance, notamment au sein d’entreprises d’approvisionnement en énergie et dans le conseil en gestion d’entreprise. Le nouveau directeur allie ainsi un savoir-faire technique, réglementaire et économique qui lui permettra de développer Regio Energie Solothurn de manière durable, précise le communiqué.

    Regio Energie Solothurn approvisionne la ville de Soleure et les communes environnantes en électricité, gaz, chauffage urbain et eau. Cette entreprise de droit public est détenue à 100 % par la ville de Soleure. La maire Stefanie Ingold en est, de par ses fonctions, la présidente du conseil d’administration.

  • Contrôler tôt, échouer à bon compte

    Contrôler tôt, échouer à bon compte

    SSbD est un cadre d’innovation holistique de l’Union européenne. Les nouveaux produits chimiques, matériaux, produits et technologies doivent être développés dès le départ de manière à ce qu’ils soient sûrs pour l’homme et l’environnement – et ce tout au long de leur cycle de vie. Derrière cela se cache un principe clair : identifier les risques à un stade précoce et les corriger à moindre coût, plutôt que de réagir tardivement et à grands frais. L’UE l’appelle à juste titre « fail early and fail cheap ».

    64 pour cent de concordance avec le droit européen
    Dans le cadre du projet européen IRISS, l’Empa a examiné 15 règlements européens centraux qui sont pertinents pour l’industrie européenne tout au long de la chaîne de création de valeur. Parmi elles, les ordonnances sur les produits chimiques, les piles et les emballages ainsi que la directive-cadre sur les déchets. 64 % de ces exigences réglementaires sont déjà couvertes par le cadre SSbD. « Dans de nombreux cas, la SSbD exige précisément les données et les évaluations dont les entreprises auront de toute façon besoin plus tard pour la conformité réglementaire », explique l’auteur de l’étude Akshat Sudheshwar de l’Empa.

    Les PFAS, un exemple à suivre
    Les risques des substances chimiques dites éternelles, les PFAS, ont été reconnus lors de leur introduction, mais ignorés pendant des décennies. Aujourd’hui, ils s’accumulent dans les organismes, ne sont pas dégradables dans l’environnement et entraînent des coûts énormes. Une approche SSbD aurait permis d’aborder ces risques à un stade précoce. Cet exemple montre les enjeux lorsque les entreprises ne prévoient la sécurité et la durabilité qu’après coup.

    Des dépenses supplémentaires qui se justifient
    SSbD augmente les dépenses dans la phase précoce de développement, Sudheshwar le reconnaît également. Investir tôt permet d’éviter des coûts ultérieurs dus à des interdictions de produits, des obligations d’assainissement ou des adaptations au marché. Le critère de réussite central pour les entreprises est la capacité à penser très tôt ensemble sécurité et durabilité et à développer l’expertise nécessaire dans les deux domaines.

    Limites et nécessité d’une action politique
    Des données fiables, des informations toxicologiques et des méthodes robustes font jusqu’à présent défaut. Le cadre SSbD reconnaît explicitement cette lacune et est adaptable. Au niveau politique, l’étude recommande des incitations pour les entreprises et des allègements réglementaires ainsi que des extensions de brevets ou des avantages économiques pourraient faciliter le démarrage. À long terme, la SSbD devrait être plus souvent intégrée dans les règlements de l’UE, pas nécessairement comme une obligation, mais comme une orientation stratégique.