Catégorie : Planification / Développement

  • Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) travaillent sur la réutilisation de matériaux de construction usagés. Dans le cadre d’un cours interdisciplinaire basé sur des projets et développé par la professeure Catherine De Wolf, les futurs ingénieurs en architecture ou en informatique cherchent des moyens de recycler judicieusement les matériaux de construction afin d’économiser les ressources et de les utiliser plus longtemps.

    Ils mettent leurs connaissances en pratique lors de visites de chantiers, d’ateliers ou dans l’atelier. Les chercheurs de l’ETH passent environ 70 pour cent de leur temps sur le terrain. « Ils apprennent à démonter soigneusement des matériaux de bâtiments existants, à les documenter numériquement, à les intégrer dans de nouveaux projets et enfin à les mettre en œuvre », explique-t-on. L’expérience du démontage d’un bâtiment et de la réutilisation de ces matériaux de démolition, qui sinon finiraient à la décharge, pour de nouveaux processus de construction, montre « comment les méthodes de construction durables peuvent être mises en pratique ». Dans le cours Digital Creativity for Circular Construction, les participants travaillent en équipes sur des projets réalisables pour des commanditaires et des utilisateurs externes. Le balayage laser, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée sont utilisés pour saisir la substance des bâtiments.

    Les travaux des étudiants ont été présentés à la Kunsthalle de Zurich, à la foire d’art Art Genève et à la Biennale d’architecture de Venise, et ont été utilisés par des commanditaires et des utilisateurs externes.

  • De jeunes adultes contribuent à façonner l’avenir d’un site central

    De jeunes adultes contribuent à façonner l’avenir d’un site central

    Dans la commune d’Adelboden, les jeunes adultes peuvent participer à l’utilisation future de la zone du parking. Pour trouver des idées, la commune organise, en coopération avec l’organisation touristique Adelboden-Lenk-Kandersteg, Parkhaus AG et Hotel Adler AG, un atelier créatif au centre de loisirs et de sport Adelboden. Le 19 juin 2026, 80 jeunes adultes de moins de 35 ans sont invités à développer des propositions concrètes pour un réaménagement architectural. Les personnes intéressées peuvent s’inscrire jusqu’au 5 juin.

    Sont demandées des approches qui vont au-delà des « logiques de planification classiques », peut-on lire dans un communiqué de presse. Pour la commune, il s’agit de rendre visible l’opinion des jeunes sur l’avenir de leur environnement résidentiel. Car « ils apportent une contribution précieuse au développement à long terme du village en tant que lieu de vie agréable et lieu touristique attractif ». Avant de commander des études de faisabilité, un « large éventail d’idées » est demandé.

    Deux variantes sont activement intégrées et discutées dans le processus « transparent et démocratique » : une place panoramique avec vue sur les montagnes et un parc aquatique avec un plan de construction déjà existant. En outre, il reste de la place pour d’autres et nouveaux concepts. Les meilleures idées de projet seront visualisées de manière professionnelle, exposées au public et examinées ensuite en concertation avec la population et les acteurs touristiques.

  • Le Conseil fédéral veut accélérer la construction de logements

    Le Conseil fédéral veut accélérer la construction de logements

    Selon son communiqué, le Conseil fédéral examine des mesures visant à accélérer la construction de logements. Son rapport du 22 avril 2026 répond à cinq postulats du Conseil national et du Conseil des Etats. Il s’inscrit dans le cadre du plan d’action de la Confédération contre la pénurie de logements. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication de lui soumettre un projet de consultation d’ici fin 2026.

    L’une de ces mesures doit créer la base juridique d’un intérêt national dans la construction de logements. Une telle base juridique aurait alors par exemple la priorité sur la protection des sites ou des monuments. En outre, le Conseil fédéral fait examiner la limitation de la légitimation à recourir pour les particuliers et des griefs admissibles. En outre, les frais de procédure pour les oppositions dont il est prouvé qu’elles sont abusives pourraient être mis à la charge des opposants, notamment lorsque l’opposition a manifestement pour seul but d’empêcher ou de retarder un projet.

    Toutefois, les procédures de planification et d’autorisation de construire relèvent de la souveraineté des cantons. C’est pourquoi le Conseil fédéral ne peut que leur suggérer d’introduire une procédure d’autorisation numérique et de fixer des délais contraignants afin d’accélérer la procédure. En outre, le Conseil fédéral recommande de ne publier les demandes de permis de construire que lorsqu’elles sont complètes. Par ailleurs, il fait également remarquer que de nombreuses autorités chargées de délivrer les autorisations ne sont pas suffisamment bien équipées en termes de personnel et de compétences pour traiter des dossiers exigeants.

  • Un cap, une vision, 100 millions de francs

    Un cap, une vision, 100 millions de francs

    Le Capo San Martino compte parmi les sites lacustres les plus spectaculaires de Suisse. Cette langue de terre au sud de Paradiso, située entre deux communes, a une histoire mouvementée et était laissée à l’abandon depuis des années. Lorsque le terrain a été mis en vente, Constantin a immédiatement sauté sur l’occasion, selon ses propres dires. Ce qui était en friche depuis des années doit maintenant devenir un lieu de promenade, de séjour et de respiration.

    Ce qui est prévu
    Une centaine de lits, des chambres panoramiques, de la gastronomie, du bien-être et un spa avec vue directe sur le lac sont prévus. Le bureau luganais Mino Caggiula Architects est responsable de la conception. Pour l’architecte, il s’agit de faire revivre un morceau de paysage et d’histoire. Le début des travaux est prévu pour début 2027, l’ouverture pour le printemps 2030, si tout va bien.

    Les obstacles sont réels
    Avant qu’une pierre puisse être posée, le projet nécessite une modification du plan de zone. Celle-ci doit être approuvée par le parlement de la ville et le gouvernement cantonal. Les antécédents historiques, les questions environnementales et la perception du public sur un site aussi exposé peuvent rapidement devenir des facteurs d’influence décisifs. Constantin se montre confiant. Mais les observateurs qualifient le calendrier de très optimiste.

    Ce que le projet signifie
    Pour le Tessin, Capo San Martino est plus qu’un projet immobilier. Il relance le débat sur le site touristique haut de gamme de Lugano. Dans un marché qui mise de plus en plus sur le profil international et la qualité des expériences, les projets iconiques sont un levier possible. En même temps, la pression augmente sur toutes les parties concernées. Les images spectaculaires ne suffisent pas, il faut des concepts viables pour l’exploitation, la mise en valeur et l’acceptation politique.

    Phare ou château gonflable
    Que Capo San Martino devienne effectivement un projet phare dépend de bien plus que de 100 millions de francs. Le projet doit prouver qu’il est capable de s’intégrer dans un contexte topographique et politique exigeant. S’il y parvient, Constantin écrira effectivement un nouveau chapitre pour ce lieu et le Tessin un nouveau chapitre pour son tourisme.

  • Le Sonnenhof doit réinventer le centre de Bülach

    Le Sonnenhof doit réinventer le centre de Bülach

    Le site Sonnenhof est situé au centre, entre la Bahnhofstrasse et la Schaffhauserstrasse, et s’étend sur plus de 20’000 mètres carrés. Aujourd’hui, l’image est marquée par un centre commercial datant des années 1970, d’autres bâtiments commerciaux et résidentiels ainsi qu’une grande surface de parking scellée. C’est précisément cette structure qui doit être modifiée en profondeur.

    Il est prévu de créer une nouvelle partie du quartier à usage mixte avec un passage public, des cours et des places verdoyantes, des commerces, des restaurants et un centre culturel et de rencontre. Le centre commercial existant ne doit pas disparaître pour autant, mais être modernisé et intégré dans le nouveau tissu.

    Densification à vocation urbaine
    Le cœur du projet est constitué d’environ 240 logements locatifs de différentes catégories de prix et de différents plans. S’y ajoutent environ 12 000 mètres carrés destinés à des usages commerciaux, culturels et publics au rez-de-chaussée et sur les passages.

    Sur le plan urbanistique, le projet mise sur la densité et l’orientation. Quatre bâtiments plus hauts doivent marquer le site et lui donner une adresse clairement reconnaissable. Le plan d’aménagement prévoit une hauteur maximale de 55 mètres pour les bâtiments situés à l’angle nord-est. Cela montre à quel point le Sonnenhof se démarquera de l’échelle actuelle.

    Espace libre au lieu de l’asphalte
    Le message est particulièrement fort dans l’espace extérieur. Là où domine aujourd’hui un revêtement qui accumule la chaleur, des surfaces désétalées, des arbres, des cours et des plantations résistantes au climat amélioreront à l’avenir le microclimat. L’eau de pluie doit pouvoir s’infiltrer et s’évaporer, les toits seront végétalisés et complétés par des panneaux photovoltaïques.

    Le projet veut également se réorienter en matière de circulation. Les places de stationnement en surface sont en grande partie transférées dans le parking souterrain, tandis que les chemins et les places sont principalement orientés vers les piétons et les cyclistes. Néanmoins, environ 450 places de parking pour voitures restent prévues sur l’ensemble du site.

    La culture comme partie intégrante du développement
    Le lien entre le développement immobilier et l’utilisation publique est frappant. Avec le centre culturel et de rencontre KUBEZ prévu, il ne s’agit pas seulement de construire au Sonnenhof, mais aussi de créer un point de rencontre régional pour la culture, la formation et les loisirs. Le projet est réalisé en collaboration avec la ville de Bülach et les communes environnantes.

    C’est justement ce qui fait que le Sonnenhof est plus qu’un lotissement classique. Le site ne doit pas seulement fournir des logements, mais créer un nouveau centre qui élargit le quotidien de la ville et renforce le lien entre la gare, le centre et le quartier.

    Un long chemin vers le nouveau centre
    Le Sonnenhof est encore un projet de planification. le plan d’aménagement privé doit être déposé en 2026, l’approbation serait prévue en 2027. La première étape pourrait démarrer en 2029 et être terminée en 2031, l’achèvement total étant prévu pour 2034 selon l’état du projet.

    Cela montre la véritable dimension de tels projets. La transformation d’un site central nécessite non seulement des capitaux et une force de conception, mais aussi et surtout du temps, des procédures et une concertation politique. Si le Sonnenhof réussit, Bülach ne gagnera pas simplement de nouveaux logements. La ville gagne un nouveau morceau d’urbanité.

  • Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Par 11 voix contre 0 et 2 abstentions, la Commission de l’énergie du Conseil des Etats a adopté la modification de la loi visant à accélérer l’extension et la transformation des réseaux électriques. La commission indique ainsi clairement que le développement de l’infrastructure de réseau ne doit plus être traité politiquement comme un sujet secondaire.

    C’est plus qu’une simple étape technique. La commission souligne expressément l’importance primordiale d’un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable et exige que le cadre légal suive enfin cette importance. Le réseau électrique passe ainsi du statut d’accompagnateur à celui d’épine dorsale stratégique de la politique énergétique.

    Les lignes aériennes avant les câbles souterrains
    Sur un point central, la commission met clairement l’accent. Les lignes du réseau de transport doivent être réalisées en premier lieu sous forme de lignes aériennes. Les câbles souterrains restent l’exception et ne doivent être examinés que dans des cas particuliers. Ce principe ne doit toutefois pas s’appliquer dans les zones à bâtir.

    La priorité politique se déplace ainsi visiblement vers la rapidité et la faisabilité. En effet, plus la pesée des intérêts est complexe, plus les procédures sont longues. C’est précisément là que le projet veut intervenir et rationaliser les processus de planification.

    Plus de marge de manœuvre pour le remplacement
    Le regard porté sur le parc immobilier est particulièrement pertinent. Dans les années à venir, une grande partie de l’infrastructure de réseau atteindra la fin de sa durée de vie. Selon Swissgrid, des goulets d’étranglement structurels sont déjà perceptibles aujourd’hui et deux tiers des 6700 kilomètres du réseau de transport ont plus de 40 ans.

    Elle souhaite donc faciliter le remplacement des lignes à haute et très haute tension existantes, y compris sur les tracés existants ou directement adjacents. Ce principe doit désormais également s’appliquer à certaines parties du réseau de distribution de plus de 36 kV. C’est un signal qui a de l’effet. Toutes les extensions de réseau ne commencent pas en rase campagne. Beaucoup de choses se décident dans le remplacement plus rapide de l’existant.

    L’obstacle silencieux du tournant énergétique
    A cela s’ajoute un détail qui a un grand impact. A l’avenir, les stations de transformation seront également possibles, sous certaines conditions, en dehors de la zone à bâtir si aucun emplacement proportionné n’est trouvé à l’intérieur de la zone à bâtir. Cela montre également où le tournant énergétique reste bloqué au quotidien. Souvent pas à la stratégie, mais au terrain.

    L’intervention touche donc un point sensible. La Suisse a accéléré la production d’énergie renouvelable, mais le réseau risque de devenir un goulot d’étranglement. Si les procédures continuent à prendre des années, ce n’est pas le manque d’idées qui freinera le tournant, mais le manque de lignes.

  • 10 millions et puis

    10 millions et puis

    Le 14 juin 2026, la Suisse votera sur l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! Elle vise à maintenir à long terme la population résidente permanente en dessous de 10 millions et prévoit des mesures supplémentaires à partir de 9,5 millions. L’accent politique est mis sur l’immigration. L’effet spatial pourrait toutefois être beaucoup plus large.

    En effet, les marchés du travail ne peuvent pas être simplement stoppés aux frontières nationales. Si les entreprises continuent d’avoir besoin de main-d’œuvre qualifiée, mais que moins de personnes peuvent ou doivent vivre en Suisse, la pression sur les zones d’habitation et les zones de migration pendulaire proches de la frontière augmente. Cela ne modifie pas seulement les statistiques. Cela change des régions entières.

    Le marché du logement s’éloigne
    Le schéma est visible depuis longtemps. Dans la région lémanique, le marché du travail connaît une forte croissance, tandis que le logement reste chroniquement rare du côté suisse. Il en résulte une extension toujours plus forte de l’espace métropolitain vers la France.

    La différence de prix explique cette dynamique. Dans le canton de Genève, les loyers proposés s’élevaient dernièrement à 384 francs par mètre carré et par an, alors qu’en France, proche de la frontière, ils n’atteignaient que 190 à 260 francs selon la situation. Pour les logements en propriété, l’écart est encore plus grand. A Genève, les prix proposés sont d’environ 13 500 francs par mètre carré, alors qu’en France voisine, ils se situent entre 3 500 et 6 000 francs.

    Quand l’allègement crée de nouvelles charges
    Ce qui doit agir comme un frein pour la Suisse peut en outre attiser les régions frontalières. Plus de frontaliers signifient plus de demande de logements en dehors de la Suisse, des prix plus élevés dans les communes voisines et une pression croissante sur les écoles, les transports et les services communaux. C’est précisément ce que des voix de Haute-Savoie mettent déjà en garde.

    Du point de vue des infrastructures, ce n’est pas non plus une question secondaire. De nouvelles offres de transport comme le Léman Express ont nettement facilité les déplacements transfrontaliers et déclenché une nouvelle dynamique de développement autour des arrêts. L’espace ne croît pas moins. Il croît simplement différemment.

    Ce que cela signifie pour les sites
    Pour la politique d’implantation, c’est une vérité délicate. La croissance ne disparaît pas simplement parce qu’on veut la plafonner politiquement. Elle cherche de nouvelles voies à travers les axes de migration pendulaire, les lieux d’habitation et les espaces économiques fonctionnels.

  • 2000 emplois sur la sellette à Wettingen

    2000 emplois sur la sellette à Wettingen

    Wettingen s’est retrouvée au centre d’un choix de politique économique. Le Conseil d’Etat argovien veut adapter le plan directeur dans la zone de Tägerhardächer et créer ainsi les conditions de planification pour un éventuel campus d’Hitachi Energy.

    Le pas est grand. Car il ne s’agit pas seulement d’un projet de construction isolé. Il s’agit de savoir si l’Argovie peut conserver sa substance industrielle tout en la développant. Dans le meilleur des cas, environ 1000 emplois existants resteront dans le canton, et jusqu’à 2000 nouveaux postes pourraient être créés.

    Pourquoi justement Tägerhardächer
    Le site n’est pas choisi par hasard. Hitachi Energy examine plusieurs options pour l’extension de ses capacités et le regroupement des emplois actuels. La zone de Tägerhardächer est considérée comme une variante privilégiée.

    Du point de vue de la promotion du site, de nombreux arguments plaident en faveur de Wettingen. Le site se trouve dans la région de Zurich, Limmattal et Baden, il est bien desservi par les transports et permet une solution de campus cohérente et extensible. À cela s’ajoute la proximité d’un cluster existant d’entreprises du secteur de l’énergie. Cela augmente le rayonnement du site bien au-delà des frontières communales.

    Le prix du progrès
    Là où le développement devient possible, des conflits apparaissent. Pour le projet, 10,7 hectares de zones d’habitation devraient être définis. Cette zone se trouve aujourd’hui dans l’espace agricole et est partiellement recouverte par une ceinture d’urbanisation.

    C’est précisément ce point qui suscite des critiques. Lors de la procédure de participation, ce sont surtout la perte de terres cultivables, la réduction des surfaces d’assolement, les atteintes au cordon d’urbanisation ainsi que les questions de transport qui ont été jugées de manière critique. Le Conseil d’Etat constate néanmoins que le projet est approprié du point de vue cantonal et qu’il est coordonné dans l’espace. Parallèlement, il convient d’essayer de revaloriser les surfaces agricoles ailleurs afin de limiter les pertes.

    La région voit plus loin que l’atelier
    L’essentiel est maintenant de savoir si croissance et qualité de vie vont de pair. Car un campus de cette envergure n’a pas seulement un impact sur le marché du travail. Il modifie les flux de circulation, les zones d’habitation et les attentes en matière d’infrastructures.

    C’est pourquoi la desserte ne doit pas fonctionner uniquement pour la voiture. Les transports publics ainsi que les liaisons piétonnes et cyclistes doivent être conçus de manière à ce que la charge pour les communes voisines reste la plus faible possible. C’est plus qu’une simple musique d’accompagnement. C’est la condition pour que le dynamisme économique soit accepté au niveau régional.

    Rien n’est encore décidé
    La volonté politique est visible. Wettingen et Baden Regio soutiennent également l’adaptation du plan directeur. Mais l’entreprise n’a pas encore pris de décision définitive quant au lieu d’implantation. Si elle est défavorable à Wettingen, les décisions correspondantes deviendront caduques.

    C’est justement là que réside le véritable message de ce dossier. L’avenir ne tombe pas du ciel. Il doit être préparé au niveau de la planification, soutenu politiquement et équilibré au niveau régional. Wettingen a maintenant la possibilité de prouver précisément cela.

  • Rénovation et extension durables du complexe résidentiel

    Rénovation et extension durables du complexe résidentiel

    L’entreprise immobilière et de construction Halter, basée à Schlierem, réalise le réaménagement du site des Clochettes, dans le quartier de Champel à Genève. Dans le cadre de ce projet, Halter a été chargé par la Baloise de la rénovation énergétiquement efficace, de la transformation et de la surélévation de trois immeubles d’habitation datant des années 1970. Selon le communiqué, il est prévu de moderniser 70 logements existants au total d’ici janvier 2029 et de créer 15 nouveaux logements en ajoutant deux étages supplémentaires. Les travaux débuteront en mai et se dérouleront alors que les logements sont encore occupés.

    Dans le cadre de la rénovation, Halter renouvellera les installations techniques et révisera les façades. Il est également prévu de récupérer la chaleur et d’installer des panneaux photovoltaïques, selon la description du projet. L’objectif est d’obtenir le label Minergie pour la rénovation.

    Le projet architectural du bureau d’architectes Grenier Coretra préserve la continuité avec les bâtiments existants et s’harmonise avec le complexe résidentiel voisin. Les nouveaux appartements offriront des plans et des concepts d’espace variés, adaptés à l’habitat moderne.

    Au rez-de-chaussée des bâtiments, de nouvelles surfaces seront créées pour les résidents et les utilisations liées au quartier. Les espaces extérieurs seront en outre valorisés par des surfaces boisées afin de favoriser la qualité de vie et la biodiversité.

  • Le conseil municipal de Spreitenbach adopte une stratégie immobilière

    Le conseil municipal de Spreitenbach adopte une stratégie immobilière

    Le conseil municipal de Spreitenbach a adopté une nouvelle stratégie pour les biens immobiliers appartenant à la commune, comme il ressort d’un communiqué. La stratégie immobilière est d’une importance capitale aussi bien pour la commune des habitants que pour celle des bourgeois. La décision sert de base pour le développement à moyen et long terme des biens immobiliers en mains publiques.

    L’objectif est de gérer les portefeuilles immobiliers appartenant à la commune non plus de manière isolée en fonction des objets individuels, mais de manière globale. La commune de Spreitenbach en attend une meilleure harmonisation des besoins à long terme de la population, de l’école, de l’administration, des associations et des autres utilisateurs.

    Pour la commune de Spreitenbach, qui dispose en tant que collectivité de droit public d’un portefeuille de 69 biens immobiliers ainsi que de cinq terrains construits en droit de superficie, la nouvelle stratégie est particulièrement pertinente au vu des décisions d’investissement à venir, indique le communiqué. Dans les années à venir, l’accent sera mis entre autres sur le développement des infrastructures scolaires et sportives, la rénovation et l’extension des installations existantes, la garantie de surfaces supplémentaires pour l’administration scolaire et les structures d’accueil de jour ainsi que le développement d’un parc urbain.

    La bourgeoisie locale doit également profiter de l’approche globale. Elle gère un portefeuille de 130 biens immobiliers représentant une surface de terrain d’environ 2,77 millions de mètres carrés et une valeur d’assurance de bâtiments d’environ 13,6 millions de francs. La stratégie y fixe des priorités dans les domaines de l’habitat, du musée local, des droits de superficie dans la zone industrielle, de l’agriculture et de la forêt.

    La stratégie immobilière doit être réexaminée au moins tous les cinq ans et adaptée si nécessaire. L’horizon de planification s’étend actuellement jusqu’à l’année 2040.

  • Un progetto di ricerca promuove il riutilizzo del calcestruzzo nelle costruzioni

    Un progetto di ricerca promuove il riutilizzo del calcestruzzo nelle costruzioni

    Il Gruppo Materiali e Strutture dell ‘Institut du patrimoine construit, d’architecture, de la construction et du territoire(inPACT) della Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève(HEPIA) è alla guida del progetto di ricerca Concrete Upcycling Techniques(CUT). Il progetto, guidato dalla professoressa Maléna Bastien Masse, mira a integrare il riutilizzo delle lastre di calcestruzzo nella pratica edilizia, come si legge in un comunicato stampa. L’obiettivo è ridurre l’impronta di CO2 dell’industria. Il progetto è sostenuto dal Fondo Nazionale Svizzero per la Ricerca Scientifica(FNS) ed è realizzato in collaborazione con il Laboratorio di Xploration Strutturale del Professor Corentin Fivet presso il Politecnico Federale di Losanna(EPFL).

    Il progetto mira a preservare le lastre di cemento durante la demolizione degli edifici. Le lastre vengono segate in loco e poi analizzate dai ricercatori dell’HEPIA. L’obiettivo è scoprire se queste lastre possono essere riutilizzate. I pannelli approvati per il riutilizzo vengono poi impiegati in nuovi edifici. Il progetto sta anche studiando come unirli durante il riutilizzo. Verranno utilizzate tecniche e materiali avanzati, come il composito cementizio fibrorinforzato ad alte prestazioni (CFUP).

    « L’industria delle costruzioni ama il calcestruzzo. È un materiale indispensabile, versatile, adattabile ed economico, ma è anche estremamente dannoso per l’ambiente. Una soluzione è ovvia: il riutilizzo », si legge nel comunicato stampa. « Recuperando e riutilizzando componenti di edifici esistenti per nuovi progetti di costruzione, si riduce il consumo di calcestruzzo, con conseguente riduzione dell’impronta di CO2 »

    L’HEPIA è un’università con sede a Ginevra specializzata nell’istruzione e nella ricerca nei campi dell’ingegneria, dell’architettura e dell’ambiente, in particolare nei settori dei materiali e dell’edilizia sostenibile. L’università fa parte dell’Università di Scienze Applicate della Svizzera Occidentale(HES-SO).

  • Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) ont mené un projet commun sur l’effet des piles à combustible à hydrogène, en collaboration avec le groupe Hälg de Saint-Gall, le groupe Osterwalder, également basé à Saint-Gall, et la société zurichoise H2 Energy AG. L’expérience menée au centre Empa de Dübendorf a montré que l’énergie électrique produite par les piles à combustible pourrait soulager les réseaux électriques locaux dans les centres de quartier, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Au cœur du projet, il s’agissait de soulager la consommation d’électricité des pompes à chaleur en produisant de l’énergie électrique à partir de piles énergétiques locales de quartier au moyen de piles à combustible à hydrogène. Celle-ci est injectée dans le réseau pour faire fonctionner les pompes à chaleur et soulage ainsi le réseau. Parallèlement, l’expérience a permis de tester le transfert de températures moyennes d’environ 35 degrés Celsius vers le réseau de chaleur du bâtiment d’innovation NEST et du campus de l’Empa à Dübendorf via des échangeurs de chaleur spéciaux. Le test, qui s’est déroulé d’octobre 2023 à septembre 2025, a montré que les piles énergétiques de quartier permettaient de lisser les pics de consommation d’électricité et de réduire de 10 % le coût total des charges de pointe.

    « Nos essais ont montré que les piles à combustible peuvent efficacement équilibrer les charges de pointe électriques et thermiques dans les bâtiments. Il est ainsi devenu évident que la couverture des charges de pointe à base d’hydrogène est techniquement réalisable et qu’elle fournit des connaissances précieuses pour la gestion de systèmes énergétiques complexes », explique Binod Prasad Koirala, directeur adjoint du département de recherche Urban Energy Systems de l’Empa, cité dans le communiqué. En utilisant de l’hydrogène vert, les piles à combustible contribuent en outre à la réduction des émissions de CO2.

  • Halter achève la construction du lotissement AuPark

    Halter achève la construction du lotissement AuPark

    Selon un communiqué, la société Halter AG de Schlierem a achevé fin mars le lotissement AuPark plannmässig et l’a remis au maître d’ouvrage Swiss Life Asset Managers. Dans le cadre de ce projet, cinq immeubles d’habitation et commerciaux ont été construits avec vue sur le lac de Zurich et la presqu’île d’Au.

    Le lotissement AuPark comprend au total 300 logements, dont 111 unités en propriété par étage, selon la description du projet. S’y ajoutent des surfaces commerciales et une Coop qui doit servir de magasin de proximité pour le quartier. L’AuPark, qui porte le nom du projet, se trouve au cœur du projet et sert, avec ses vastes pelouses, de point de rencontre central et d’espace de détente pour les habitants.

    « Dans le cadre de notre prestation d’entreprise totale, le projet a été densifié de manière ciblée et le mix de logements optimisé », explique l’entreprise dans son communiqué. « Le résultat : un développement durable et commercialisable avec une qualité d’habitation élevée – également dans le segment des logements à prix modérés »

  • Un million de mètres carrés de nouveau départ pour Lugano

    Un million de mètres carrés de nouveau départ pour Lugano

    Situé au nord du centre-ville, le Nuovo Quartiere Cornaredo est développé comme une nouvelle porte d’entrée de Lugano. Le projet intercommunal, porté par Lugano en collaboration avec les communes voisines, doit réorganiser fondamentalement l’espace urbain. Habitat, services, commerce, loisirs et espace public revalorisé constituent l’épine dorsale du projet. Il ne s’agit pas d’un quartier dortoir, mais d’un nœud urbain avec des fonctions quotidiennes et un dynamisme économique.

    Là où le football et le développement urbain se rencontrent
    Parallèlement à la partie résidentielle et commerciale, le PSE comprenant le stade, le gymnase, l’administration et les parkings est construit dans la même zone. Le terrain de construction B1a comprend à lui seul environ 55 000 mètres carrés avec des utilisations mixtes, des bâtiments de différentes hauteurs ainsi que des offres commerciales et tertiaires. Le Cornaredo devient ainsi l’un des plus importants laboratoires réels pour le développement urbain au Tessin. Il est rare que des infrastructures sportives et événementielles, des bâtiments privés et des espaces publics se côtoient dans un espace aussi restreint.

    La complexité comme programme
    Le projet n’est pas un projet immobilier isolé. C’est un système de transformation dans lequel l’urbanisme, l’espace routier, les transports publics et les projets de construction privés doivent être coordonnés. Les retards, les recours et les débats politiques ne sont pas l’exception, mais font partie du processus. C’est précisément ce qui rend le projet si pertinent pour les investisseurs, les développeurs et les planificateurs. Il montre à quel point il est difficile et précieux de développer de grands sites dans des espaces topographiquement sensibles.

    Un indicateur pour le Tessin
    Pour Lugano, Cornaredo est stratégiquement central. C’est là que se décide la manière dont la ville gère la croissance. Densifiée, interconnectée et fonctionnellement diversifiée ou toujours morcelée et encombrée par le trafic. Si la mise en œuvre réussit avec une qualité de planification et une mixité d’utilisation, Cornaredo ne sera pas un quartier ordinaire, mais un projet de référence pour la prochaine phase de développement de tout le canton. Le sud de la Suisse observe attentivement ce qui est en train de naître au nord de Lugano.

    Ce qui manque encore
    La véritable pierre de touche se trouve devant Lugano, pas derrière. Assurer la qualité de la planification pendant des années, regrouper les investissements privés et publics et créer une perspective de réalisation solide. Ce sont les trois tâches à l’aune desquelles Cornaredo sera jugé. Les jalons sont posés. Les prochaines phases de développement montreront si le projet tient ses promesses.

  • Bellinzone ose une grande transformation

    Bellinzone ose une grande transformation

    Des surfaces de transformation de cette taille en centre-ville n’existent pratiquement pas en Suisse. Le site FFS au cœur de Bellinzone offre une chance que des villes comme Zurich ou Bâle n’ont plus depuis longtemps. Le nouveau quartier ne doit pas être créé en rase campagne, mais tisser la ville historique avec les alentours de la gare et de nouvelles zones de développement. La mixité des usages, la biodiversité et de vastes espaces libres sont au cœur du plan directeur.

    Le concours international a été remporté par l’équipe sa_partners, TAMassociati et Franco Giorgetta. Leur projet rompt le site industriel jusqu’ici fermé et l’organise autour de l’ »Almenda ». Un espace vert central de 6,4 hectares qui structure l’ensemble du quartier en tant que colonne vertébrale écologique et sociale. La « Cattedrale », classée monument historique, lieu de révision des locomotives depuis 1919, est conservée comme point fixe identitaire et devient le bâtiment d’ancrage du nouveau quartier.

    L’innovation au cœur du projet
    Le quartier abritera également à l’avenir le Switzerland Innovation Park Ticino. Le parc a été officiellement reconnu en novembre 2024 comme site du Switzerland Innovation Park Zurich et est soutenu par l’USI, la SUPSI, BancaStato, la chambre de commerce tessinoise ainsi que l’association patronale AITI. Dès 2032, le parc déménagera avec son siège sur une surface de 25 000 mètres carrés au sein du nouveau quartier.

    Trois centres de compétences sont déjà actifs, Swiss Drone Base à Lodrino pour la technologie des drones, un hub à Bellinzone pour les sciences de la vie et un site à Lugano pour les lifestyle tech. Avec les offres de formation postgraduée de l’USI et de la SUPSI, il en résulte un cluster d’innovation au rayonnement suprarégional. Bellinzone se positionne ainsi comme un site à mi-chemin entre l’administration, la technologie et la qualité de vie urbaine, et comme une alternative sérieuse aux grands pôles technologiques suisses.

    Revers à l’automne 2025
    La voie n’est pas libre. En octobre 2025, le tribunal administratif cantonal annule le plan d’aménagement détaillé du conseil municipal d’avril 2023. Les aspects financiers n’ont pas été suffisamment présentés, notamment les coûts d’acquisition des terrains publics et de dépollution, estimés entre 30 et 50 millions de francs. Le processus de planification doit en partie être repris depuis le début.

    Parallèlement, les travaux de construction des nouveaux ateliers de la FFS à Arbedo-Castione, un grand projet de 755 millions de francs dont la mise en service est prévue pour 2028, sont déjà en cours. Ce n’est que lorsque les Officine auront déménagé que le site sera libre. La première phase de réalisation devrait débuter au plus tôt entre 2030 et 2035, et la transformation totale devrait s’étaler sur 20 à 40 ans. La pression du temps est réelle et la complexité élevée.

    Modèle pour la Suisse centrale
    Porta del Ticino montre comment les centres de taille moyenne situés au-delà des espaces métropolitains peuvent gérer les grands sites industriels. Ne pas construire de manière monofonctionnelle, mais développer un espace de transformation urbaine avec un impact régional à long terme. Ce qui est en train de naître à Bellinzone peut servir de référence pour d’autres villes de la même taille. D’Aarau à Coire, de Schaffhouse à Sion.

    C’est dans les années à venir que se décidera si la qualité de la planification peut être assurée pendant des années, si les investissements peuvent être concentrés et si la vision peut être transformée en une perspective de réalisation solide. La véritable épreuve de vérité ne fait que commencer.

  • La ville façonne le trafic et le trafic façonne la ville

    La ville façonne le trafic et le trafic façonne la ville

    Des chercheurs de l’ETH Zurich et de l’Université du Wisconsin-Madison ont mis en relation des données de géoinformation de 30 grandes villes du monde avec des données de congestion. Pour la première fois, ils sont parvenus à démontrer non seulement des corrélations, mais aussi de véritables relations de cause à effet entre les changements urbains et la fluidité du trafic. L’étude a été publiée en avril 2026 dans la revue scientifique « Nature Communications ».

    Trois facteurs, un embouteillage
    L’équipe de chercheurs dirigée par Yatao Zhang, premier auteur, a distingué trois dimensions. La structure du réseau routier, la forme spatiale de la ville et la fonction de certaines surfaces, à savoir si l’on y habite, y fait ses courses ou y travaille. Il est surprenant de constater que le réseau routier n’est pas le seul à déterminer le flux de circulation. Une ville dispersée génère structurellement plus de trafic. La concentration d’offres de loisirs dans un quartier fait augmenter le trafic de week-end. En revanche, les zones à usage mixte, où l’habitat et le travail sont proches l’un de l’autre, raccourcissent les trajets pendulaires et réduisent le volume de trafic. « Le trafic est généré par ce que font les gens, pas seulement par l’existence de routes », résume Zhang.

    Singapour versus Zurich
    La comparaison internationale révèle de fortes différences. A Singapour, les zones résidentielles sont clairement séparées du centre de services et les modifications architecturales se répercutent directement sur les flux de pendulaires. A Zurich, ce couplage est nettement plus faible, car les logements sont répartis dans toute la ville et les trajets domicile-travail sont plus courts et plus variés. De telles différences peuvent désormais être mesurées et comparées systématiquement pour la première fois.

    Ce que cela signifie pour la planification
    Le professeur de l’EPFZ Martin Raubal, qui a supervisé l’étude, voit un grand potentiel pour la planification urbaine et des transports. La nouvelle méthode permet de faire des prévisions sur la manière dont une intervention, comme la construction d’un grand centre commercial, se répercute à moyen terme sur le trafic. Les villes pourraient ainsi mieux simuler des mesures avant de les mettre en œuvre. Pour des recommandations concrètes à Zurich ou dans d’autres villes, des analyses détaillées plus approfondies sont toutefois encore nécessaires.

    Données issues de sources ouvertes
    La base de données utilisée était principalement Open Street Map, complétée par les données d’embouteillage de Here Technologies, qui sont actualisées toutes les cinq minutes dans le monde entier. Pour la seule ville de Los Angeles, les valeurs d’embouteillage de plus de 18 000 tronçons routiers ont été prises en compte dans l’évaluation. Le fait qu’une telle étude se base sur des données géographiques accessibles au public rend l’approche reproductible et évolutive.

  • Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Le chemin a été long. La direction de l’économie publique a développé la base légale depuis 2020, la consultation a eu lieu en 2022, et en automne 2025, le Grand Conseil a approuvé la loi par 114 voix contre 59. Le 30 avril 2026, le Conseil d’État met en vigueur la loi sur la promotion économique et l’allègement des entreprises au 1er juillet 2026. Ce qui était auparavant au coup par coup a désormais une patrie légale claire.

    Ce que la loi regroupe
    La loi regroupe sous un même toit six domaines de tâches essentiels : le développement du site, le renforcement de la capacité d’innovation, l’entretien des entreprises implantées, l’implantation de nouvelles entreprises, la promotion du site et les relations économiques extérieures. Parallèlement, l’ancienne loi sur l’allégement administratif est abrogée et entièrement intégrée. C’est la fin d’une course à double sens entre deux réglementations distinctes.

    La pression qui se cache derrière
    La pénurie d’énergie, le manque de personnel qualifié, l’impôt minimum de l’OCDE et les relations non clarifiées avec l’UE mettent la place économique zurichoise sous pression. Une promotion économique ancrée dans la loi doit augmenter la capacité de réaction du canton et garantir que les mesures puissent être mises en œuvre rapidement et de manière ciblée. La loi contient également une base permettant au canton de participer rapidement à des programmes fédéraux de soutien en cas de crise.

    L’allègement des entreprises comme pièce maîtresse
    L’actuel service de coordination est revalorisé en service spécialisé dans l’allègement des entreprises. A l’avenir, il examinera systématiquement toutes les lois et ordonnances cantonales, nouvelles ou modifiées, sous l’angle de leur impact sur les entreprises. L’analyse d’impact de la réglementation a un objectif clair : des réglementations favorables aux entreprises et une exécution numérique qui permet d’économiser du temps et des efforts.

    Zurich comme modèle
    Zurich se positionne ainsi comme un canton qui ne laisse pas la compétitivité économique au hasard. La directrice de l’économie publique Carmen Walker Späh a fortement influencé la loi, c’est l’un des derniers grands projets de ses douze années de mandat. Le coup d’envoi sera donné le 1er juillet 2026, au moment où Walker Späh effectuera déjà son année de présidence du gouvernement.

  • L’approvisionnement transfrontalier en chaleur se rapproche de la réalité

    L’approvisionnement transfrontalier en chaleur se rapproche de la réalité

    L’entreprise d’approvisionnement bâloise IWB et les services municipaux de Weil am Rhein étudient les options d’un approvisionnement en chaleur commun et transfrontalier. Un test de faisabilité montre déjà la faisabilité technique d’approvisionner la ville du Land allemand de Bade-Wurtemberg avec de la chaleur provenant de Bâle à partir de mi-2028, peut-on lire dans un communiqué.

    L’étude de faisabilité est déjà en cours depuis mai 2025 et les entreprises sondent depuis mars 2026 l’intérêt éventuel des consommateurs potentiels pour un tel réseau de chaleur. La chaleur nécessaire dans la zone située entre le Rhin et l’autoroute A5 serait fournie par IWB et devrait déjà être produite à 80 pour cent de manière neutre en CO2 au moment de la livraison. Une fois les résultats disponibles pour le milieu de l’année, une décision sera prise quant à une réalisation et à d’éventuels plans d’investissement, peut-on lire dans le communiqué.

  • Projet de recherche développe un indice global de corrosion pour la construction

    Projet de recherche développe un indice global de corrosion pour la construction

    Sky-Frame de Frauenfeld et le WITG étudient ensemble la possibilité de développer un indice de corrosion global sur la base des données météorologiques et climatiques disponibles. Ce projet est soutenu par un chèque d’innovation d’Innosuisse. La somme d’encouragement de 15 000 francs maximum de l’Agence suisse pour l’innovation est un crédit pour une étude préliminaire. Elle permet de commander des idées, des études d’idées et des analyses du potentiel d’innovation et de marché à un partenaire de recherche suisse et de tester la collaboration avec celui-ci.

    Dans le projet avec Sky-Frame, le WITG apporte son expertise en matière de corrosion et d’évaluation des propriétés des matériaux. Dans un premier temps, selon un communiqué, les sites réels du projet sont reliés aux bases de données climatiques disponibles et les valeurs empiriques existantes issues de l’application sont systématiquement évaluées. Il en résulte, en tenant compte de facteurs tels que la proximité de la mer, la direction du vent et les conditions microclimatiques spécifiques au projet, une première approche scientifiquement fondée de la classification des risques.

    ce projet montre de manière exemplaire que les idées d’innovation n’ont pas besoin d’évoluer dans le domaine de la « rocketscience » pour être encouragées », explique le WITG. Au lieu de cela, elles doivent offrir à l’entreprise un avantage durable et une valeur ajoutée future, tout en comportant une composante de risque lors de la mise en œuvre et donc la possibilité d’un échec.

  • Ce projet d’infrastructure renforce l’efficacité et la sécurité des opérations aériennes

    Ce projet d’infrastructure renforce l’efficacité et la sécurité des opérations aériennes

    Le 14 avril, les travaux de construction d’une nouvelle infrastructure dédiée à l’aviation générale ont débuté dans la zone ouest de l’aéroport de Zurich. Le projet prévoit un terminal avec hangar ainsi qu’une aire de trafic dédiée. La mise en service est prévue pour le printemps 2028, comme l’indique un communiqué.

    La nouvelle installation doit pouvoir accueillir des avions de plus grande taille et offre en outre des espaces pour l’enregistrement des passagers et des bureaux. La proximité de l’héliport devrait également permettre de réduire les temps de correspondance. Des places de stationnement pour les employés et les passagers ainsi qu’un accès via une extension de la Rohrstrasse seront également aménagés.

    La société Flughafen Zürich AG investit environ 100 millions de francs dans ce projet. La nouvelle construction s’inscrit dans le cadre du développement de la zone Ouest, d’une superficie d’environ 16,8 hectares, destinée notamment à l’extension des aires de trafic, à la logistique ainsi qu’à la maintenance des avions et de l’aéroport.

    Avec ce nouveau bâtiment, l’aéroport répond à l’évolution des besoins dans le domaine de l’aviation générale. L’infrastructure existante à l’est a atteint la fin de son cycle de vie et ne peut plus répondre aux besoins en surfaces de hangars, en particulier pour les gros avions.

    De plus, le projet s’inscrit dans le cadre du réaménagement prévu à l’aéroport de Zurich. Celui-ci vise à réduire le nombre de croisements entre les pistes pour les avions à l’atterrissage et au décollage, et ainsi à renforcer la sécurité des opérations aériennes.

  • Le Tessin en bref – Opportunités, pression et dynamisme

    Le Tessin en bref – Opportunités, pression et dynamisme

    Le canton, environ 360 000 habitants, 100 communes, 2812 km² de superficie, s’est positionné comme une région proche de la recherche et de l’innovation. Dans le tableau de bord régional de l’innovation 2025 de l’UE, le Tessin occupe la 6e place parmi 241 régions européennes, juste derrière Zurich au niveau suisse. Selon BAK Economics, le PIB cantonal a augmenté de 0,6% en 2024. Pour 2025, on s’attend à une augmentation d’environ 1,1 pour cent. En janvier 2026, le taux de chômage était de 3,3 pour cent, légèrement supérieur à la moyenne suisse de 3,2 pour cent.

    Cette évolution est importante pour le secteur immobilier, car l’innovation à elle seule ne garantit pas l’attractivité du site. Ce qui est décisif, c’est de savoir si la recherche, l’esprit d’entreprise et la qualité urbaine se rejoignent sur le plan spatial. Avec l’USI, la SUPSI, le Switzerland Innovation Park Ticino et l’accélérateur Boldbrain, le canton dispose d’une solide infrastructure d’innovation. Parallèlement, le secteur de la construction et l’évolution du marché sont sous pression. La production dans le secteur de la construction a baissé de 0,2 % en décembre 2025 dans toute la Suisse, et de manière supérieure à la moyenne au Tessin. L’augmentation des coûts de construction, les incertitudes politiques et la complexité des procédures d’autorisation accentuent à moyen terme la pression sur l’offre et le calcul des projets.

    Le marché immobilier présente une image différenciée. Le taux de logements vacants a baissé au Tessin de 2,08 pour cent en 2024, à 1,92 pour cent en juin 2025, le plus fort recul de toutes les grandes régions, mais toujours presque deux fois plus élevé que la moyenne suisse de 1,0 pour cent. Dans le même temps, les loyers proposés ont baissé de 5,6 pour cent en 2024/2025 selon ReMPA. Il s’agit de la seule région de Suisse en baisse, alors que la moyenne nationale a augmenté de 2,4 pour cent.

    La structure spatiale reste un défi. Lugano avec 63’600 habitants, Bellinzona avec 45’300, Locarno avec 16’400 et Mendrisio avec 15’100 forment des sous-espaces différents avec des profils propres. A cela s’ajoutent la topographie, la rareté des surfaces et la pression démographique. L’OFS prévoit un recul de la population active de 45’000 personnes d’ici 2050. Les quelque 78’800 frontaliers soutiennent le marché du travail, mais leur nombre a légèrement baissé pour la première fois. Contre la tendance nationale de 411’000 frontaliers dans toute la Suisse. Celui qui veut investir au Tessin n’ira pas loin avec une simple analyse à distance depuis Zurich ou Bâle. Il faut des partenaires locaux, des connaissances du marché et une compréhension des sous-espaces spécifiques.

    En même temps, cette situation mixte offre un potentiel. La proximité de l’Italie du Nord, le tunnel de base du Gothard, le rôle de portail sud du corridor du Gothard et la qualité de vie élevée. Avec 85,2 ans, le Tessin présente la deuxième espérance de vie la plus élevée d’Europe et crée des conditions qui ne sont guère réunies ailleurs. Si l’on parvient à coordonner plus étroitement la stratégie d’innovation, la politique foncière, la mobilité et le développement de projets, le Tessin peut nettement renforcer sa position en tant qu’espace économique et immobilier. Il ne s’agit pas de savoir si le potentiel existe, mais de savoir avec quelle cohérence il est traduit dans la réalité.

  • BIM et jumeaux numériques les partenaires numériques des bâtiments

    BIM et jumeaux numériques les partenaires numériques des bâtiments

    Le BIM, Building Information Modeling, remplace les plans statiques 2D par un modèle de bâtiment numérique commun dans lequel l’architecture, la technique et les coûts interagissent en temps réel. Tous les éléments de construction sont saisis en tant qu’objets BIM avec les dimensions, les performances, les prix, la garantie et les informations d’entretien, de la maçonnerie à la porte, du capteur à la pompe.

    Au lieu d’envoyer des plans de part et d’autre, tous les participants travaillent dans le même modèle 3D, détectent rapidement les collisions et découvrent le bâtiment virtuellement avant que la première pelleteuse n’arrive. Cela permet de réduire les risques d’erreur, de mieux planifier les délais et de poser les bases de budgets clairs au lieu d’avenants ultérieurs.

    Du modèle BIM au Building Twin
    Le jumeau numérique est créé en cours d’exploitation à partir du modèle BIM. Le Building Twin, qui reprend jusqu’à 95 % des informations de planification et les associe aux données en direct du bâtiment. Il constitue la « Single Source of Truth » pour les surfaces, la technique et les capteurs et permet de visualiser en temps réel les performances, l’occupation et les états de confort.

    Les plateformes Building Twin basées sur le cloud permettent de surveiller virtuellement les bâtiments, de simuler des scénarios et de faire évoluer rapidement de nouvelles applications, du monitoring énergétique à la suite de services centrés sur l’utilisateur avec des analyses IA. Le plan rigide devient ainsi un système apprenant qui évolue en fonction des exigences des exploitants, des locataires et des villes.

    Création de valeur dans l’exploitation plutôt que seulement sur le chantier
    Environ 80 % des coûts du cycle de vie d’un bâtiment sont liés à l’exploitation. C’est précisément là que le BIM, en interaction avec les jumeaux numériques, déploie son plus grand levier. Les Facility Managers accèdent dans le modèle 3D aux cycles de maintenance, aux manuels d’utilisation, aux données du fabricant et de garantie, planifient les transformations avec précision et réduisent les temps d’arrêt et les déplacements.

    Les données structurées sur les produits et les données en direct permettent d’anticiper la maintenance, de regrouper les achats ou d’automatiser les réactions comme la fermeture des stores en cas d’alerte météo. Parallèlement, la base de données transparente soutient les objectifs ESG, la décarbonisation et l’économie circulaire, du suivi de l’énergie et de l’eau à la réutilisation à valeur ajoutée des matériaux lors du démantèlement.

    Des écosystèmes numériques comme modèle d’avenir
    Les jumeaux numériques relient les bâtiments, les campus et les quartiers en écosystèmes intelligents dans lesquels l’énergie, l’utilisation et la mobilité sont harmonisées. Ils fournissent des informations sur le confort, la santé, l’utilisation et les émissions et aident à piloter des stratégies « net zero », de nouveaux environnements de travail et des éléments urbains à usage mixte sur la base de données.

    Pour les propriétaires et les exploitants, la BIM et les jumeaux numériques deviennent ainsi des facteurs de différenciation sur le marché. Celui qui comprend numériquement son propre parc immobilier peut mieux prioriser les investissements, gérer les risques et prouver le « retour sur investissement » des rénovations, transformations et services. Dans un secteur tiraillé entre la pression de la décarbonisation et les attentes des utilisateurs, ils deviennent la clé pour faire passer l’immobilier du statut d’objet statique à celui d’infrastructure capable d’apprendre et d’évoluer.

  • Qui bloque paie

    Qui bloque paie

    La majorité des procédures de permis de construire en Suisse se déroulent dans des délais raisonnables. Mais il y a des dérapages qui ont des conséquences graves. Les oppositions et les recours peuvent bloquer des projets pendant des années, voire les empêcher complètement. Aujourd’hui, même les personnes qui ne sont pas directement concernées par un projet peuvent faire opposition, par exemple parce que la couleur de la façade prévue par le voisin ne leur plaît pas. C’est l’un des points faibles structurels auquel le Conseil fédéral s’attaque maintenant.

    La construction de logements devient un objectif d’État
    Le levier le plus puissant du paquet de réformes se trouve dans la loi sur l’aménagement du territoire. La construction de logements dans le cadre du développement de l’urbanisation vers l’intérieur doit y être inscrite comme intérêt national. Cela semble technique, mais a des effets concrets. Lors de la pesée des intérêts, la construction de logements aurait plus de poids que la protection des sites ou des monuments. Les projets qui échouent aujourd’hui en raison d’intérêts de protection locaux auraient ainsi de meilleures chances de se réaliser.

    Oppositions avec conséquences
    Celui qui fait opposition de manière abusive, c’est-à-dire dans le seul but de retarder un projet, devrait à l’avenir supporter les frais de procédure. Le Conseil fédéral examine la possibilité d’obliger légalement les cantons à mettre de tels frais à la charge des opposants. Parallèlement, la légitimité des particuliers à recourir devant le Tribunal fédéral devrait être limitée. En revanche, le Conseil fédéral rejette les frais forfaitaires pour les oppositions rejetées. L’accès à la protection juridique ne doit pas dépendre du porte-monnaie.

    Les limites de la Confédération
    Malgré la volonté politique, les possibilités d’intervention de la Confédération sont limitées. Les procédures d’autorisation de construire relèvent de la souveraineté des cantons. La Confédération ne peut pas prescrire de délais contraignants pour les procédures cantonales ou l’obligation d’introduire des processus d’autorisation numériques. Elle recommande aux cantons d’introduire de telles mesures sous leur propre responsabilité, car il est prouvé qu’elles ont un effet accélérateur à long terme. L’association sectorielle Bauenschweiz soutient cette orientation et demande des processus allégés tout en garantissant une qualité de planification élevée.

    Consultation
    Le rapport de réforme répond à cinq postulats du Conseil national et du Conseil des États et fait partie du plan d’action de la Confédération contre la pénurie de logements. Le DETEC est maintenant chargé d’élaborer un projet de consultation d’ici fin 2026. Des années devraient encore s’écouler avant que des modifications législatives concrètes n’entrent en vigueur.

  • Des cellules solaires qui se camouflent

    Des cellules solaires qui se camouflent

    La nature nous montre comment faire. Le papillon morpho produit l’éclat bleu intense de ses ailes non pas grâce à des pigments, mais grâce à des microstructures tridimensionnelles qui réfractent et réfléchissent la lumière. Des chercheurs du Fraunhofer ISE ont appliqué ce principe aux modules photovoltaïques. Un processus sous vide applique une structure de surface similaire sur le verre de couverture ou sur des films flexibles. Selon la finesse de la structure, on obtient ainsi des modules aux couleurs les plus diverses, du rouge brique à l’anthracite. Le résultat porte le nom de MorphoColor®.

    Motifs directement dans le module
    La nouveauté réside désormais dans la technique « ShadeCut », qui consiste à munir les films colorés d’encoches transparentes et à intégrer ainsi des motifs et des dessins complexes directement dans les modules solaires. Un laser ou un processus de découpe piloté par CAO insère le motif souhaité dans le film, qu’il s’agisse d’une structure en briques, d’une maçonnerie ou d’un logo d’entreprise. La technique fonctionne avec tous les modules photovoltaïques et solaires thermiques courants et peut être utilisée aussi bien comme film d’enrobage flexible que comme film de face arrière. Les modules colorés atteignent environ 95 pour cent de la performance d’un module comparable sans revêtement.

    La fin du dilemme de la protection des monuments
    Jusqu’à présent, le photovoltaïque intégré au bâtiment a souvent échoué en raison d’exigences esthétiques. En Suisse et en Allemagne, les bâtiments classés monuments historiques et les zones de protection des sites constituaient justement des obstacles importants. Dans plusieurs Länder allemands, la protection des monuments historiques a déjà été assouplie, à condition que la couleur des modules s’accorde avec celle de l’enveloppe du bâtiment. Les modules peuvent imiter à s’y méprendre la maçonnerie ou les tuiles et s’adapter parfaitement aux couleurs, explique le Dr Martin Heinrich, chef de groupe au Fraunhofer ISE. Une façade de démonstration en 78 nuances de couleurs a déjà été réalisée à la HSLU dans le cadre d’un projet Innosuisse dans la ville de Viscosis à Emmenbrücke.

    Le BIPV sur le point de percer
    Le marché du photovoltaïque intégré au bâtiment connaît une croissance rapide. Au niveau mondial, il est estimé à environ 85,9 milliards de dollars d’ici 2034, contre 28,3 milliards en 2026. En Suisse, depuis cette année, la procédure de déclaration des installations en façade simplifie les procédures d’autorisation, ce qui donne une nette impulsion à la demande de solutions esthétiques en façade. Les premiers modules tandem commerciaux axés sur le BIPV sont attendus en 2026 pour des marchés de niche. Fraunhofer ISE estime le potentiel total du PV sur les bâtiments à environ 1 000 GWp d’ici 2045.

    Ce qui a vu le jour en laboratoire à Fribourg arrive maintenant sur les toits et les façades via un partenaire suisse.

  • Le manque de clarté des dispositions légales freine l’économie circulaire

    Le manque de clarté des dispositions légales freine l’économie circulaire

    L’économie circulaire se heurte encore à toute une série d’obstacles. Un rapport élaboré par ecos, basé à Bâle, et Rytec, basé à Münsingen, pour le compte de la Direction des travaux publics du canton de Zurich, a recensé 71 de ces obstacles. Parmi ceux-ci, 28 découlent de dispositions légales, tandis que 43 ne surviennent qu’au moment de l’application effective des prescriptions réglementaires. Souvent, ils n’apparaissent qu’au moment de la mise en œuvre des prescriptions.

    Le secteur de la construction et de l’immobilier, avec sa forte densité réglementaire, est particulièrement touché par les obstacles réglementaires. Dans ce domaine, les critères de durabilité sont souvent trop peu contraignants ou insuffisamment pondérés. En matière de réutilisation notamment, les marges de manœuvre permettant de s’écarter des normes ne sont pas encore exploitées. Les processus s’alignent encore sur l’économie linéaire plutôt que sur l’économie circulaire.

    Dans le commerce et la logistique, il manque souvent encore les infrastructures nécessaires au retour des biens usagés et les incitations à la mise en place d’une logistique adaptée. Les initiatives de collecte privées sont freinées par des marges de manœuvre floues en matière de mise en œuvre. L’économie circulaire dans le commerce et l’industrie souffre notamment d’un manque d’incitations à la réparation et à la réutilisation.

    Le rapport classe les obstacles en quatre catégories. Les trois premières comprennent ceux dont la suppression aurait un impact important. Elles sont classées en fonction de la capacité du canton à exercer une influence sur elles. La quatrième catégorie regroupe les mesures ayant un faible impact et sur lesquelles le canton a peu de prise.

    Dans les prochaines étapes, le canton entend se concentrer sur les deux catégories d’obstacles dont la suppression aurait un impact important et sur lesquelles il dispose d’une grande marge de manœuvre. Cela concerne 33 obstacles. Les obstacles les moins pertinents ne feront pas l’objet de mesures supplémentaires.

    Le rapport s’appuie sur une enquête menée auprès de 122 personnes et sur des ateliers réunissant au total 80 participants.

  • Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    La ZHAW a mis en ligne sa plateforme dkon.ch. Celle-ci permet aux étudiants, aux spécialistes et aux personnes intéressées d’analyser, de comparer et de développer eux-mêmes des constructions de bâtiments. Selon un communiqué de la haute école, cet outil numérique leur fournit des informations sur l’impact des différentes décisions de construction sur l’environnement, les coûts et le mode de construction. Les utilisateurs peuvent démonter, tourner et réassembler des éléments de construction dans l’espace virtuel.

    Ils peuvent ainsi voir de quels matériaux se compose une construction et comment ceux-ci interagissent. Le lien avec les données d’évaluation écologique permet de comparer les variantes de manière ciblée. Selon la ZHAW, cela ouvre de nouvelles possibilités dans la planification : « Si l’on souhaite par exemple réduire l’utilisation du béton ou examiner des matériaux alternatifs, on peut comparer directement différentes solutions. Les modifications de la construction sont immédiatement visibles et leurs effets sont compréhensibles »

    Selon les informations fournies, l’une des particularités de cette plateforme réside dans l’intégration de bâtiments de référence réels. Leurs constructions, matériaux et processus de construction peuvent être analysés en détail. « Grâce à dkon.ch, il existe un lien direct entre l’enseignement et l’application », explique Andri Gerber, chef de projet et codirecteur de l’Institut de conception constructive de la ZHAW. « Le savoir n’est pas transmis de manière isolée, mais rendu tangible dans le contexte de projets de construction réels et concrets »

    La plateforme est également utile pour les spécialistes qui doivent intégrer des exigences complexes et développer des solutions durables, poursuit Gerber. C’est pourquoi dkon.ch est « un outil qui peut être utilisé aussi bien dans la formation que dans la pratique professionnelle ».

  • Le salon de la construction et de l’habitat de Wettingen suscite un vif intérêt

    Le salon de la construction et de l’habitat de Wettingen suscite un vif intérêt

    Du 16 au 19 avril, le Tägi Wettingen accueillera pour la 19e fois le plus grand salon de la construction et de l’habitat de la région, le salon « Bauen Wohnen ». Tout laisse présager un succès pour l’édition de cette année, comme l’explique le Tägi dans un communiqué. Ainsi, tous les espaces d’exposition sont complets et l’on s’attend à dépasser le nombre de visiteurs de l’année dernière, où 14 000 personnes avaient visité le salon.

    « Les espaces épuisés montrent que l’intérêt pour le salon et le site du Tägi est élevé », déclare Pascal Schelbert, directeur adjoint et responsable opérationnel du Tägi. « Pour nous, c’est une belle confirmation que notre infrastructure et notre flexibilité sont convaincantes. En même temps, c’est une motivation pour continuer à développer chaque année les événements récurrents. »

    Dans le cadre de cet événement, les visiteurs peuvent s’attendre à des conférences spécialisées, des tables rondes ainsi que des forums thématiques animés par des experts. En donnant un aperçu des tendances actuelles en matière de construction et des concepts d’habitat durables, le salon vise à la fois à inspirer et à servir de base concrète pour la prise de décision concernant les projets de construction et d’habitation. Selon le communiqué du Tägi, la date du salon est idéale, car elle marque traditionnellement le coup d’envoi de la saison printanière – une période durant laquelle un nombre particulièrement élevé de projets de construction et de rénovation sont planifiés ou lancés.

    L’organisation du salon est en outre considérée comme un exemple parlant de la multifonctionnalité du Tägi. Le centre de loisirs, de sport et d’événements peut utiliser simultanément des espaces très variés – des grandes salles d’exposition aux salles plus petites pour les conférences spécialisées, explique Pascal Schelbert.

  • Bientôt, on vivra là où les autres se garent

    Bientôt, on vivra là où les autres se garent

    Christoph Schoop n’a pas eu à chercher bien loin. L’investisseur immobilier de Baden a regardé par la fenêtre de son bureau la zone industrielle de Dättwil et a reconnu l’évidence, d’immenses toits plats, entièrement inutilisés. Sur le toit du passage de l’usine au 208 de la Mellingerstrasse, où McDonald’s, Spar et une boulangerie assurent aujourd’hui le quotidien, huit maisons dites « Wikkel » devraient voir le jour à partir du printemps 2027.

    Un nouveau monde sur le toit
    Originaire d’Amsterdam, le concept Wikkelhouse débarque en Suisse. Il s’agit d’unités d’habitation en bois compactes, livrées par camion et prêtes à être installées avec un minimum d’efforts. Chaque unité offre 30 à 35 mètres carrés, une terrasse privée et des hauteurs de plafond allant jusqu’à 3,5 mètres. L’architecte Andreas Zehnder, qui a conçu le projet pour Baden, formule clairement la valeur ajoutée. Au lieu de rajouter un étage supplémentaire, un univers d’habitation autonome est créé sur le toit.

    Bois suisse, usine uranaise
    Les maisons ne sont pas produites sur le chantier, mais dans une usine propre à Flüelen UR, sur les rives du lac des Quatre-Cantons. La matière première est du bois suisse issu d’une exploitation forestière durable. Schoop est cofondateur et promoteur de Wikkelhouse Suisse et fait avancer le concept en tant que modèle d’économie circulaire. Une unité coûte à partir de CHF 200’000 départ usine ; le transport et le montage sont en sus.

    Bon marché, ensoleillé, connecté
    Pour Baden, les loyers devraient rester bas. Une liste d’attente existe déjà, les demandes sont venues « de tous les côtés », selon Schoop, y compris de personnes intéressées en âge AVS. Et bien que la zone industrielle ne soit pas considérée comme un quartier résidentiel, le toit convainc par son ensoleillement toute la journée et sa desserte directe par les transports publics. Le bâtiment se charge lui-même de la protection contre le bruit.

    Pilote avec potentiel de mise à l’échelle
    Le projet de Dättwil est explicitement conçu comme un projet pilote. Rien que dans la zone industrielle, Schoop voit de la place pour 50 à 70 maisons Wikkel. Actuellement, la ville de Baden examine la possibilité d’obtenir un permis de construire. Si tout se déroule comme prévu, les premiers habitants emménageront au printemps 2027. Ce qui ressemble aujourd’hui à une curiosité pourrait faire école demain.

  • Densifié, interconnecté, agréable à vivre

    Densifié, interconnecté, agréable à vivre

    La Suisse compte aujourd’hui plus de 9 millions d’habitants et la population continue de croître. La pression sur le marché du logement augmente, tandis que la construction en dehors des zones à bâtir existantes est fortement limitée depuis la révision de la LAT de 2013. Les villes et les communes doivent se développer vers l’intérieur. Pourtant, selon Dita Leyh, professeur de développement urbain à l’OST, il existe mathématiquement suffisamment de réserves d’espace. Les quartiers de maisons individuelles à proximité des gares, les friches industrielles ou les zones ferroviaires inutilisées offrent un grand potentiel. Une deuxième révision de la LAT renforce encore les exigences.

    Densifier là où les TP sont forts
    Le développement vers l’intérieur est particulièrement judicieux aux nœuds de TP. « C’est précisément aux nœuds de transports publics que la densification interne est particulièrement judicieuse », explique Dita Leyh. En effet, la connexion optimale au réseau de bus et de trains permet de créer plus d’espace de vie et d’habitat, mais pas automatiquement plus de trafic. Une autre clé réside dans la réorganisation du trafic de stationnement. Des garages collectifs en bordure du quartier regroupent le trafic automobile, l’intérieur du quartier reste en grande partie sans voitures et gagne ainsi de l’espace libre pour l’homme et la nature. « Plus on densifie les constructions, plus il faut créer d’espaces libres dans la foulée », explique Leyh.

    Un mélange d’utilisations comme critère de qualité
    La densification est bien plus qu’un simple empilement de logements. Un mélange d’usages variés, de la boulangerie aux espaces verts en passant par les restaurants, anime les quartiers et crée de la valeur ajoutée. Pour que cette valeur ajoutée soit créée, il faut une planification interdisciplinaire de qualité. L’urbanisme, la planification des transports et la planification des espaces libres doivent s’asseoir ensemble à la table dès le début, souligne Leyh. Le Projet de territoire Suisse 2050 actualisé, adopté par le Conseil fédéral en mars 2026, confirme cette orientation et mise sur la coopération régionale, la qualité du paysage et la mobilité respectueuse du climat.

  • Le matériau qui pense – sans cerveau

    Le matériau qui pense – sans cerveau

    Le matériel se compose d’une chaîne d’articulations identiques, reliées par une structure élastique. Un microcontrôleur intégré mesure la position actuelle, mémorise les états passés et échange des informations avec les éléments voisins. Le comportement global résulte de l’interaction de nombreuses unités simples. Exactement comme chez les organismes simples qui réagissent à leur environnement sans cerveau complexe.

    Apprentissage par la répétition
    Des articulations individuelles sont placées dans des positions définies, les autres éléments sont déplacés progressivement vers une structure cible. En plusieurs passages, appelés « époques » dans l’expérience, les microcontrôleurs adaptent les couples de rotation. La rigidité et les interactions au sein de la structure changent. L’ »information » n’est pas externalisée dans un logiciel, mais directement stockée dans la structure physique. Le premier auteur, Yao Du, résume ainsi la situation : « Dès que le système commence à apprendre, les possibilités d’évolution semblent presque illimitées »

    Trois capacités en un seul
    Le système maîtrise trois propriétés qui étaient jusqu’à présent réservées aux systèmes biologiques. Il apprend de nouveaux modèles de réaction à des entrées définies. Il enregistre simultanément plusieurs états et passe de l’un à l’autre en fonction de l’entrée. Des travaux antérieurs du laboratoire avaient déjà montré que de telles structures pouvaient se déplacer sans commande centrale. Ce qui est nouveau, c’est la capacité d’adaptation, car le matériau choisit sa forme de mouvement en fonction du stimulus environnemental.

    Champs d’application et prochaines étapes
    L’équipe de recherche voit le plus grand potentiel dans les composants adaptatifs qui s’adaptent à des charges variables, dans la robotique logicielle sans commande centrale, ainsi que dans les systèmes destinés à des environnements non structurés comme l’exploration. À partir d’août 2026, la recherche sera développée à Amsterdam en collaboration avec le groupe « Learning Machines ». L’agenda de recherche néerlandais NWA consacre en 2026 une priorité aux matériaux capables d’apprentissage. Outre les questions techniques, l’accent sera alors mis sur le contrôle et l’utilisation sûre.

    La frontière entre matériau et machine s’estompe
    Les matériaux passifs sont remplacés par des systèmes adaptatifs dont les propriétés se modifient activement. A l’avenir, il faudra intégrer un comportement dépendant du temps et la gestion de conditions incertaines, ce que l’on appelle des scénarios stochastiques. Cela augmente la robustesse et rend la technologie apte à être utilisée dans des environnements réels. L’intelligence ne résulte pas d’une commande centrale, mais de l’interaction de nombreux éléments simples.