Étiquette : CO2-Reduktion

  • Un progetto di ricerca promuove il riutilizzo del calcestruzzo nelle costruzioni

    Un progetto di ricerca promuove il riutilizzo del calcestruzzo nelle costruzioni

    Il Gruppo Materiali e Strutture dell ‘Institut du patrimoine construit, d’architecture, de la construction et du territoire(inPACT) della Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève(HEPIA) è alla guida del progetto di ricerca Concrete Upcycling Techniques(CUT). Il progetto, guidato dalla professoressa Maléna Bastien Masse, mira a integrare il riutilizzo delle lastre di calcestruzzo nella pratica edilizia, come si legge in un comunicato stampa. L’obiettivo è ridurre l’impronta di CO2 dell’industria. Il progetto è sostenuto dal Fondo Nazionale Svizzero per la Ricerca Scientifica(FNS) ed è realizzato in collaborazione con il Laboratorio di Xploration Strutturale del Professor Corentin Fivet presso il Politecnico Federale di Losanna(EPFL).

    Il progetto mira a preservare le lastre di cemento durante la demolizione degli edifici. Le lastre vengono segate in loco e poi analizzate dai ricercatori dell’HEPIA. L’obiettivo è scoprire se queste lastre possono essere riutilizzate. I pannelli approvati per il riutilizzo vengono poi impiegati in nuovi edifici. Il progetto sta anche studiando come unirli durante il riutilizzo. Verranno utilizzate tecniche e materiali avanzati, come il composito cementizio fibrorinforzato ad alte prestazioni (CFUP).

    « L’industria delle costruzioni ama il calcestruzzo. È un materiale indispensabile, versatile, adattabile ed economico, ma è anche estremamente dannoso per l’ambiente. Una soluzione è ovvia: il riutilizzo », si legge nel comunicato stampa. « Recuperando e riutilizzando componenti di edifici esistenti per nuovi progetti di costruzione, si riduce il consumo di calcestruzzo, con conseguente riduzione dell’impronta di CO2 »

    L’HEPIA è un’università con sede a Ginevra specializzata nell’istruzione e nella ricerca nei campi dell’ingegneria, dell’architettura e dell’ambiente, in particolare nei settori dei materiali e dell’edilizia sostenibile. L’università fa parte dell’Università di Scienze Applicate della Svizzera Occidentale(HES-SO).

  • Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Les piles à combustible doivent soutenir les réseaux électriques

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) ont mené un projet commun sur l’effet des piles à combustible à hydrogène, en collaboration avec le groupe Hälg de Saint-Gall, le groupe Osterwalder, également basé à Saint-Gall, et la société zurichoise H2 Energy AG. L’expérience menée au centre Empa de Dübendorf a montré que l’énergie électrique produite par les piles à combustible pourrait soulager les réseaux électriques locaux dans les centres de quartier, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Au cœur du projet, il s’agissait de soulager la consommation d’électricité des pompes à chaleur en produisant de l’énergie électrique à partir de piles énergétiques locales de quartier au moyen de piles à combustible à hydrogène. Celle-ci est injectée dans le réseau pour faire fonctionner les pompes à chaleur et soulage ainsi le réseau. Parallèlement, l’expérience a permis de tester le transfert de températures moyennes d’environ 35 degrés Celsius vers le réseau de chaleur du bâtiment d’innovation NEST et du campus de l’Empa à Dübendorf via des échangeurs de chaleur spéciaux. Le test, qui s’est déroulé d’octobre 2023 à septembre 2025, a montré que les piles énergétiques de quartier permettaient de lisser les pics de consommation d’électricité et de réduire de 10 % le coût total des charges de pointe.

    « Nos essais ont montré que les piles à combustible peuvent efficacement équilibrer les charges de pointe électriques et thermiques dans les bâtiments. Il est ainsi devenu évident que la couverture des charges de pointe à base d’hydrogène est techniquement réalisable et qu’elle fournit des connaissances précieuses pour la gestion de systèmes énergétiques complexes », explique Binod Prasad Koirala, directeur adjoint du département de recherche Urban Energy Systems de l’Empa, cité dans le communiqué. En utilisant de l’hydrogène vert, les piles à combustible contribuent en outre à la réduction des émissions de CO2.

  • La centrale de chauffage de la gare a été convertie aux pellets de bois

    La centrale de chauffage de la gare a été convertie aux pellets de bois

    Les services industriels de Bâle(IWB) avancent dans la décarbonisation du chauffage urbain. Selon un communiqué, ils ont testé en mars les deux nouvelles chaudières de l’installation à granulés de bois de la centrale de chauffage Bahnhof. D’une puissance de 30 mégawatts, elle devrait produire environ 95 gigawattheures de chauffage à distance par an.

    Le passage du gaz naturel aux pellets de bois permet d’économiser environ 23 000 tonnes de CO2 par an. Cela correspond à une réduction de 9 pour cent de l’ensemble des émissions de CO2 dans le chauffage urbain de Bâle. « Avec la nouvelle installation de granulés de bois, IWB apporte une contribution importante à la décarbonisation du chauffage urbain et à la réalisation de l’objectif zéro net du canton de Bâle-Ville », déclare Evelyn Rubli, responsable de la division Chaleur, citée dans le communiqué.

    Les environs de la centrale de chauffage seront à l’avenir accessibles au public en tant qu’espace vert. Le service des espaces verts de la ville veut commencer son aménagement à l’automne.

    D’ici 2035, IWB souhaite que le chauffage à distance soit entièrement basé sur les rejets thermiques et les énergies renouvelables. La prochaine étape sera la conversion de la centrale de chauffage à distance Volta. IWB mise en outre à l’avenir sur de grandes pompes à chaleur. Le site envisagé est la STEP de Bâle de ProRheno.

  • Le diesel solaire devrait rendre les engins de chantier plus respectueux du climat

    Le diesel solaire devrait rendre les engins de chantier plus respectueux du climat

    L’entreprise de construction Eberhard Bau, basée à Kloten, utilisera désormais du diesel solaire produit par l’entreprise zurichoise Synhelion, spécialisée dans les technologies propres, pour faire fonctionner son parc de machines. Le contrat d’achat à long terme annoncé dans un communiqué prévoit l’utilisation de ce diesel renouvelable à partir de 2027. Selon Synhelion, son utilisation permettrait de réduire les émissions nettes de CO2 jusqu’à 100 % par rapport aux carburants fossiles. Ces carburants durables peuvent être utilisés par tous les moteurs à combustion existants.

    Eberhard Bau est le premier client de Synhelion dans le secteur de la construction, qui disposait jusqu’à présent de peu de leviers pour la défossilisation des engins de chantier et des chantiers. Jusqu’à présent, le diesel solaire était utilisé par des entreprises des secteurs de l’aviation, du transport maritime et du transport routier. Les engins de chantier sont toutefois lourds, utilisés sur des terrains non aménagés et difficiles à électrifier en raison de leur forte consommation d’énergie. Le diesel solaire offre une solution durable pour réduire les émissions de CO2 « là où il n’existait jusqu’à présent aucune alternative viable », explique Silvan Eberhard, responsable logistique chez Eberhard Unternehmungen.

    Selon ses propres informations, Synhelion exploite depuis 2024 la première usine industrielle au monde de production de carburants solaires, DAWN, qui est implantée en Allemagne. La construction de la première usine commerciale est en cours de planification et devrait être mise en service en 2027.

    Outre Eberhard Bau AG, Swiss International Air Lines, Pilatus Flugzeugwerke, l’aéroport de Zurich, AMAG Group et la compagnie de navigation du lac des Quatre-Cantons ont conclu des contrats d’achat de carburant renouvelable avec Synhelion.

  • Modernisation et mobilité des bâtiments : pourquoi nous devons nous appuyer sur l’infrastructure existante ?

    Modernisation et mobilité des bâtiments : pourquoi nous devons nous appuyer sur l’infrastructure existante ?

    Cela est particulièrement évident pour les ascenseurs et escaliers roulants vieillissants. Environ 10 millions de ces installations sont en service dans le monde, la plupart dans des centres urbains densément peuplés. Ils sont plus vulnérables aux pannes et aux risques de sécurité. Souvent, les ascenseurs vieillissants limitent également la liberté de mouvement des personnes handicapées, par exemple à cause de portes battantes difficiles à ouvrir.

    La modernisation n’est pas seulement une question de sécurité ou de confort. Elle est également l’un des instruments les plus efficaces pour réduire les émissions. Le secteur de la construction est déjà responsable d’environ 40 % des émissions de CO₂ dans le monde, un chiffre qui pourrait doubler en 25 ans si rien n’est fait. La Commission européenne estime que 85 à 95 % des bâtiments qui existeront en 2050 sont déjà en place aujourd’hui. Le remplacement de ces bâtiments n’est pas une option. La clé de la réduction des émissions de CO₂ n’est donc pas la construction de nouveaux bâtiments, mais la mise à niveau des systèmes plus anciens, mais qui fonctionnent encore.

    Pour tous ceux qui veulent garder leurs bâtiments et leurs villes vivants, la modernisation est un investissement nécessaire dans la résilience, la durabilité et le bien-être général. Aujourd’hui, des systèmes en réseau et pilotés par des données peuvent détecter l’usure, prédire les besoins de maintenance et prolonger la durée de vie des installations – rendant ainsi les villes non seulement plus sûres, mais aussi plus intelligentes et plus écologiques.

    Pour de nombreux propriétaires de bâtiments, la modernisation reste un défi. Des coûts d’investissement élevés, de longs temps d’arrêt et l’incertitude de savoir par où commencer sont des préoccupations fréquentes. Souvent, une modernisation partielle s’avère être un juste milieu raisonnable. Elle combine les avantages des nouvelles technologies avec la réutilisation de composants intacts et réduit ainsi considérablement les coûts et les interruptions de fonctionnement – sans avoir à supporter les efforts et les temps d’arrêt d’une rénovation complète. Dans le domaine des ascenseurs, cela permet d’économiser jusqu’à 90 % de CO₂ par rapport à un remplacement complet.

    On ne peut pas redessiner nos villes, mais on peut les faire évoluer. En modernisant les systèmes de mobilité qui transportent des millions de personnes chaque jour, nous créons des environnements urbains plus sûrs, plus inclusifs et plus respectueux du climat – et prêts à relever les défis des prochaines décennies.

  • La production utilise de l’aluminium quasiment exempt de CO2

    La production utilise de l’aluminium quasiment exempt de CO2

    Selon un communiqué, le fabricant de protection solaire Griesser Holding AG a utilisé 95 pour cent d’aluminium vert durable pour la production de ses gammes de volets à Nenzing en septembre. En utilisant l’aluminium vert sur son site autrichien, Griesser Holding AG économise jusqu’à 30 pour cent de CO2 par kilogramme d’aluminium et atteint un nouveau record d’émissions de CO2 de 3,3 kilogrammes par kilogramme d’aluminium produit. L’aluminium durable est composé à 65 pour cent de déchets pré-consommation et post-consommation et à 35 pour cent d’aluminium primaire, explique l’entreprise. La part d’aluminium primaire est produite en Europe à l’aide d’énergies renouvelables, ce qui entraîne des émissions de CO2 jusqu’à cinq fois inférieures à celles de la production traditionnelle.

    Le passage à l’aluminium vert a déjà commencé à Nenzing en novembre 2024. « C’est dans notre gamme de volets que nous utilisons les plus grandes quantités d’aluminium. Avec le changement de matériau à Nenzing, il nous a donc été possible d’obtenir rapidement un grand effet », déclare Urs Neuhauser, CEO du groupe Griesser, cité dans le communiqué.

    La qualité et la durabilité restent garanties chez Griesser Holding AG, indique l’entreprise. Les délais de garantie actuels s’appliquent à tous les produits Green Aluminium. Comme pour le reste de la gamme Griesser, les variantes de modèles plus verts sont également certifiées EPD (Environmental Product Declaration/déclaration environnementale de produit).

    Griesser Holding AG est spécialisée dans la fabrication de solutions de protection solaire pour fenêtres et terrasses et est, selon ses propres indications, le leader européen en matière de protection solaire esthétique et de haute qualité.

  • Un approvisionnement en chaleur respectueux du climat pour Zofingen et Oftringen

    Un approvisionnement en chaleur respectueux du climat pour Zofingen et Oftringen

    StWZ Energie AG et Primeo Energie veulent créer ensemble un approvisionnement durable en chauffage urbain dans le bas Wiggertal. Selon le communiqué, les prestataires de services énergétiques ont fondé à cet effet la société commune Fernwärme Unteres Wiggertal AG (FUWI) le 19 septembre 2025. L’objectif est de regrouper « l’infrastructure, la proximité avec les clients et la compétence énergétique » afin de développer l’approvisionnement en chaleur dans le respect du climat.

    Le nouveau réseau sera alimenté par les rejets thermiques de l’usine d’incinération des ordures ménagères erzo-KVA ainsi que par les centrales énergétiques décentralisées existantes de StWZ. Les réseaux de chaleur existants de StWZ à Zofingen et de Primeo Energie à Oftringen seront intégrés.

    À partir de l’été 2027, les premiers ménages devraient être approvisionnés en énergie thermique pauvre en CO2 à partir du nouveau réseau. Deux étapes sont prévues pour l’extension. La première phase doit débuter en 2026 à partir de l’usine d’incinération des ordures ménagères erzo-KVA et se poursuivre en direction d’Oftringen Süd et de Zofingen. La deuxième étape suivra au plus tôt en 2030 et dépendra de la nouvelle construction prévue de l’usine d’incinération des ordures ménagères. Pour cela, il faut que la population d’Oftringen approuve la mise en zone constructible d’un terrain nécessaire. Si les deux phases de construction sont mises en service, 10’000 foyers pourront être approvisionnés en chaleur et 30’000 tonnes de CO2 seront économisées.

    Michael Schneider, directeur de Primeo Wärme AG, voit dans le tournant énergétique un tournant thermique. Cette étape pose « la première pierre d’un approvisionnement en chaleur viable à long terme dans le bas Wiggertal ». « En associant des sources d’énergie régionales à une technologie moderne, nous réduisons les émissions de CO2 de manière ciblée et élargissons l’offre de chaleur fiable et décarbonisée », a déclaré Paul Marbach, directeur de StWZ Energie AG.

  • Une mission héliportée pour un approvisionnement énergétique respectueux du climat

    Une mission héliportée pour un approvisionnement énergétique respectueux du climat

    La Clinique Valmont à Montreux a été équipée par BRUGG Pipes d’un système de chauffage respectueux du climat. Il s’agit d’une pompe à chaleur air-air Siemens qui est reliée à la clinique par une conduite de chauffage à distance, explique BRUGG Pipes dans un communiqué. La puissance de chauffage de l’installation y est estimée à 321 kilowatts. Grâce à ce nouveau système de chauffage durable, la clinique, qui fait partie du Swiss Medical Network, pourra à l’avenir éviter l’émission de quelque 263 tonnes de CO2 par an.

    BRUGG Pipes a emprunté des voies inhabituelles pour la livraison de la conduite de chauffage urbain. « Comme l’espace était limité et qu’il fallait gravir une pente entre le lieu de déchargement et le lieu d’installation, nous avons utilisé un hélicoptère pour transporter les quatre tronçons pesant chacun environ 700 kilogrammes », explique René Hilty, chef de projet en planification de construction spécialisée de l’entreprise appartenant à BRUUG GROUP AG de Brugg, cité dans le communiqué. La pompe à chaleur Siemens pèse même 2,8 tonnes. Elle sera transportée le 30 septembre par un hélicoptère Super Puma.

  • NEST teste des matériaux de construction à faible teneur en CO₂

    NEST teste des matériaux de construction à faible teneur en CO₂

    Le projet « Beyond.Zero » réunit des partenaires industriels et de recherche de premier plan afin de tester des innovations dans le domaine de la construction en conditions réelles. L’accent est mis sur le développement de nouvelles technologies de matériaux présentant des émissions nettement plus faibles et un potentiel d’innovation élevé pour le secteur de la construction.

    Un élément central est le béton à teneur réduite en ciment développé par l’Empa et Omya. En remplaçant jusqu’à 70% du clinker par des minéraux naturels, il est possible de réduire sensiblement les émissions de CO₂ sans compromettre les propriétés mécaniques ou la durabilité.

    Test pratique pour une nouvelle technologie de béton
    Le matériau de construction est validé pour la première fois de manière complète dans un contexte de construction réel dans l’unité NEST. De sa mise en œuvre à sa stabilité volumétrique, en passant par sa résistance en service. « Ce n’est qu’en testant le béton dans un bâtiment réel que nous pouvons montrer que ce nouveau type de béton est non seulement convaincant sur le plan écologique, mais qu’il résiste également aux exigences de la pratique », explique Mateusz Wyrzykowski, chercheur à l’Empa. Il en résulte une base permettant de transformer plus rapidement les bétons durables en solutions commercialisables.

    L’industrie rencontre la recherche
    En tant que premier producteur mondial de minéraux industriels, Omya apporte son expertise et ses capacités de production au projet. « Le fait que nous puissions tester les matériaux de construction durables directement au NEST dans des conditions réelles accélère le transfert des innovations vers un mode de construction respectueux du climat », souligne Tanja Zimmermann, directrice de l’Empa.

    Outre le béton à teneur réduite en ciment, d’autres solutions de matériaux à teneur réduite en CO₂ et à teneur négative en CO₂ doivent être développées et testées dans le cadre du projet « Beyond.Zero ». L’objectif est de créer un système de construction qui réduise considérablement l’empreinte écologique sur l’ensemble du cycle de vie, de la fabrication à la déconstruction en passant par l’exploitation.

    Signal pour le secteur de la construction
    Avec ce projet, l’Empa et ses partenaires créent une plate-forme pratique qui donne des impulsions pionnières pour la transformation du secteur de la construction. Compte tenu de la part élevée des émissions provenant de la production de ciment et de béton dans le monde, ce projet pourrait devenir un jalon vers une construction climatiquement neutre.

  • Les nouveaux pavés réduisent les émissions de CO2 dans la construction

    Les nouveaux pavés réduisent les émissions de CO2 dans la construction

    L’entreprise de matériaux de construction CREABETON, basée dans le canton de Lucerne et filiale de Müller-Steinag Baustoff AG, a développé une nouvelle série de pavés sans ciment en collaboration avec la start-up Oxara. Comme l’indique un communiqué, les nouveaux pavés en béton développent une émission de CO2 inférieure de 30% à celle des pavés traditionnels.

    Le nouveau produit est disponible en trois variantes. Outre la version en pavés standard, il est également possible de poser des pavés perméables ou des pavés gazon. Le matériau utilise le liant Oulesse, développé par Oxara, une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), à la place du ciment traditionnel.

    « Avec ces produits, nous répondons à la demande croissante de solutions de construction respectueuses du climat », déclare Hendrix Müller, CEO du groupe Müller-Steinag, cité dans le communiqué. « Notre collaboration avec Oxara nous permet d’offrir à nos clients des alternatives plus durables – aujourd’hui, pas dans quelques années » Martin Bodmer, directeur des opérations chez Oxara, se dit convaincu que la collaboration avec CREABETON permettra de mettre à l’échelle les développements durables de son entreprise.

  • Une installation souterraine pour réduire les émissions de CO2

    Une installation souterraine pour réduire les émissions de CO2

    L ‘aéroport de Zurich AG construit une centrale énergétique souterraine, située entre le parking 6, l’hôtel Radisson Blu et l’Operation Center 1. La centrale sera équipée de pompes à chaleur et de machines frigorifiques d’une puissance totale de 12 à 15 mégawatts. À moyen terme, elle couvrira ainsi environ deux tiers des besoins en chaleur et en froid du terminal et des bâtiments environnants de la tête de l’aéroport. La mise en service est prévue pour l’automne 2027, informe la Flughafen Zürich AG dans un communiqué.

    Parallèlement, l’entreprise explore un chenal glaciaire à 300 mètres de profondeur afin d’y stocker de l’énergie thermique et de la rendre réutilisable. Un premier puits existe déjà depuis 2024, un deuxième est en cours de construction. L’exploration du chenal est soutenue par l’Office fédéral de l’énergie.

    Avec la centrale énergétique et un réseau basse température prévu, le caniveau devrait permettre d’économiser environ 6500 tonnes de CO2 par an et contribuer à réduire les émissions de CO2 de la tête de l’aéroport de 35% d’ici 2030, pour atteindre 15 900 tonnes par an. D’ici 2040, l’aéroport de Zurich AG veut réduire ses propres émissions de CO2 à zéro.

    « Sur le plan technique, notre plan de décarbonisation de l’infrastructure repose sur des systèmes innovants. La combinaison de pompes à chaleur, d’un stockage saisonnier de l’énergie dans un chenal glaciaire ou via des champs de sondes géothermiques, ainsi que d’un réseau basse température nous permet de réduire de manière significative l’impact climatique du chauffage et du refroidissement », a déclaré Guido Hüni, responsable de l’énergie et de la décarbonisation de l’aéroport de Zurich AG, cité dans le communiqué.

  • La modélisation numérique réduit le CO2 dans la production de ciment

    La modélisation numérique réduit le CO2 dans la production de ciment

    Une équipe de recherche du PSI cherche des formules qui réduisent la part de clinker, un matériau à forte émission de CO2, dans le mélange de ciment. Des alternatives au clinker sont déjà utilisées, mais ne peuvent couvrir qu’une fraction des besoins en ciment. Les chercheurs cherchent des combinaisons de matériaux disponibles en grandes quantités et permettant une production de ciment de haute qualité. Pour cela, ils utilisent une méthode de modélisation basée sur l’IA. Tout en conservant la qualité des matériaux, ils veulent améliorer l’empreinte carbone des formules, peut on lire dans un communiqué de presse. « Au lieu de tester des milliers de variantes en laboratoire, notre modèle génère en quelques secondes des propositions de recettes concrètes – comme un livre de cuisine numérique pour un ciment respectueux du climat », explique Romana Boiger, première auteure et mathématicienne, citée dans le communiqué.

    Les chercheurs utilisent pour cela des réseaux neuronaux artificiels qui remplacent la modélisation physique, gourmande en temps de calcul. Les modèles d’IA sont entraînés avec des données connues et apprennent en ajustant la pondération de leurs liens afin de prédire des relations similaires.

    Les chercheurs ont entraîné leur modèle d’IA avec le logiciel open source GEMS pour la modélisation thermodynamique. Ils l’ont utilisé pour calculer la formation de minéraux et les processus géochimiques dans différentes formules de ciment et ont combiné ces données avec des données expérimentales et des modèles mécaniques. Cela leur a permis d’estimer la qualité des matériaux de différentes formules de ciment. En outre, les chercheurs ont calculé les émissions de CO2 des formules. Le modèle d’IA a appris à partir de ces données. « En fait, nous recherchons un maximum et un minimum – nous pouvons en déduire directement la formule souhaitée », explique Boiger. Pour cela, ils utilisent des algorithmes génétiques, une autre méthode d’IA, pour identifier les recettes qui combinent les deux valeurs cibles.

    Les chercheurs ont déjà découvert des formules de ciment prometteuses, qui doivent encore être testées en laboratoire pour achever le cycle de développement.
    L’étude a été réalisée dans le cadre du projet interdisciplinaire SCENE (Swiss Centre of Excellence on Net Zero Emissions).

  • Investir en profondeur permet de réduire les coûts et d’améliorer l’impact sur le climat

    Investir en profondeur permet de réduire les coûts et d’améliorer l’impact sur le climat

    Pistor tire un premier bilan positif du premier hiver avec son nouvel accumulateur géothermique : « Cela fonctionne si bien que nous n’avons pas eu besoin de brûler une seule goutte de mazout jusqu’à présent », déclare Michael Waser, responsable de l’infrastructure de Pistor, cité dans un communiqué de l’entreprise.

    Chaque année, Pistor économise ainsi plus de 100 000 litres de mazout à son siège de Rothenburg et évite le rejet de 330 tonnes de CO2. Cette quantité est par exemple libérée par plus de 200 vols directs de Zurich à Tokyo. Waser s’attend à ce que « le stockage souterrain nous permette d’économiser de l’argent à moyen terme ».

    Pistor a investi 1 million de francs dans les travaux de construction. Il a fallu effectuer 75 forages à une profondeur de 250 mètres. Il en résulte l’un des plus grands accumulateurs géothermiques de Suisse centrale, selon l’entreprise de commerce et de services pour le secteur de la boulangerie et de la confiserie ainsi que pour la gastronomie et les établissements de soins.

    Selon M. Waser, la coopérative Pistor réagit ainsi aux souhaits de la clientèle, qui exige de plus en plus des chaînes d’approvisionnement aussi respectueuses que possible de la société et de l’environnement : « Nous y répondons » Les douze camions électriques de la flotte et les rénovations avec des matériaux durables y contribuent également.

    En outre, Pistor transporte ses plus de 27 000 produits par train d’une centrale de distribution à l’autre. Grâce à ce transport ferroviaire, 785 tonnes de CO2 supplémentaires seraient économisées chaque année.

  • La fabrication de cuisines mise sur un matériau respectueux de l’environnement

    La fabrication de cuisines mise sur un matériau respectueux de l’environnement

    Selon un article de blog, les deux entreprises Hans Kohler AG de Zurich et Suter Inox AG de Brugg s’engagent dans une voie commune et utilisent l’acier inoxydable vert pour une production de cuisines plus respectueuse de l’environnement. Celui-ci est produit avec de l’hydrogène au lieu de carbone. Selon Hans Kohler AG, il émet jusqu’à 92% de CO2 en moins que la moyenne industrielle mondiale. Le producteur des tôles d’acier inoxydable est l’entreprise finlandaise Outokumpu, basée à Helsinki.

    « La demande de produits respectueux de l’environnement et socialement responsables a considérablement augmenté ces dernières années dans divers secteurs industriels », déclare le CEO de Kohler AG, Marco Borter, cité dans le cadre du billet de blog. « L’industrie de l’acier inoxydable met elle aussi davantage l’accent sur la réduction des émissions de CO2 tout au long du processus de création de valeur. Outokumpu, qui produit nos tôles d’acier inoxydable ‘Green Steel’, est un leader mondial dans la production d’acier inoxydable » Elle souhaite produire de manière climatiquement neutre d’ici 2050.

    « Grâce à cette collaboration avec Kohler, nous pouvons proposer des solutions de cuisine de qualité, tournées vers l’avenir, fabriquées en Suisse et répondant aux normes écologiques les plus strictes », a déclaré le CEO de Suter Inox, Attila Castiglioni. « Nos plans de travail, éviers et bassins en acier inoxydable ne convainquent donc pas seulement par leur esthétique et leur fonctionnalité, mais contribuent aussi activement à la réduction des émissions de CO2. Ce partenariat crée une véritable valeur ajoutée – pour nous, nos clients et l’environnement.

  • La gestion intelligente de l’énergie optimise la consommation d’électricité dans les bâtiments

    La gestion intelligente de l’énergie optimise la consommation d’électricité dans les bâtiments

    Un algorithme de contrôle prédictif de l’Empa optimise la gestion de l’énergie dans les bâtiments de manière à garantir la sécurité de l’approvisionnement dans l’ensemble du système énergétique. Les systèmes automatisés des bâtiments communiquent directement avec les fournisseurs d’énergie et le réseau électrique.

    Selon un rapport de l’Empa, les systèmes automatisés peuvent optimiser la consommation d’électricité de telle sorte que la stabilité du réseau et la flexibilité des consommateurs soient toujours garanties. Parallèlement, les surplus d’énergie ne sont pas nécessairement stockés localement, mais injectés dans le réseau électrique lorsque cela est possible, de sorte que la demande puisse être satisfaite à tout moment.

    Lors du test pratique réalisé par l’Urban Energy Systems Lab de l’Empa dans son bâtiment expérimental NEST de Dübendorf, l’accent a été mis sur la réduction des émissions de CO2, la flexibilité de la demande en énergie et le confort des habitants. Grâce à l’algorithme de contrôle prédictif, l’équipe a réussi à optimiser la gestion de l’énergie au sein du bâtiment avec la configuration suivante : une installation photovoltaïque pour la production d’électricité, un stockage sur batterie, une pompe à chaleur et une station de recharge bidirectionnelle pour les véhicules électriques.

    Le système a permis de réduire les émissions de CO2 du bâtiment de plus de 10 %. Le bâtiment était capable de communiquer de manière anticipée la consommation et l’injection d’électricité. « L’expérience a donc montré que la disponibilité flexible des énergies renouvelables ne pose pas de problème a priori », explique l’Empa.

    Mais pour mettre en œuvre ces résultats à grande échelle, il faudrait à l’avenir numériser systématiquement les bâtiments. La technologie de la scientifique Federica Bellizio devrait être mise sur le marché par la start-up Kuafu. Pour cela, elle a récemment reçu la bourse Empa Entrepreneur Fellowship.

  • Le réseau de chaleur Berne-Wabern favorise la transition énergétique et la réduction des émissions de CO2

    Le réseau de chaleur Berne-Wabern favorise la transition énergétique et la réduction des émissions de CO2

    L’entreprise énergétique Energie Wasser Bern(ewb) et la commune de Köniz veulent contribuer à la réduction des émissions de CO2 et à la réalisation des objectifs de Köniz et de Berne en matière de politique climatique grâce au réseau énergétique Berne-Wabern, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Le conseil d’administration d’ewb a décidé de construire le réseau de chaleur Berne-Wabern le 7 mars 2025, sur la base d’un « grand intérêt » de la population révélé par un sondage. La construction des installations de production devrait commencer en 2027. La première livraison de chaleur devrait avoir lieu à partir de 2028.

    Concrètement, le concept de production de chaleur prévoit d’utiliser l’énergie de l’eau excédentaire de la station de pompage de Schönau à des fins thermiques. Les installations de production seront intégrées dans la centrale de chauffage existante de l’immeuble d’habitation Morillon à la Bondelistrasse, est-il précisé.

    Avec le contrat de collaboration qui vient d’être signé, l’approvisionnement en chaleur et en froid à Wabern passe sous la responsabilité d’ewb, qui est également responsable de la responsabilité opérationnelle et financière de la construction.

    Le réseau de chaleur peut contribuer à la transition énergétique et à la protection du climat. Ce projet énergétique durable permettra de remplacer de nombreuses installations de chauffage au mazout et au gaz à Wabern et dans les quartiers voisins de Berne. « Dans les zones densément construites, un réseau de chaleur est souvent la seule solution pour chauffer les bâtiments avec une énergie renouvelable, sans émissions de CO2 et de manière économique », a déclaré Hansueli Pestalozzi, conseiller municipal de Köniz, cité dans le communiqué.

  • Une entreprise de solutions numériques pour les bâtiments obtient la meilleure note pour la protection du climat

    Une entreprise de solutions numériques pour les bâtiments obtient la meilleure note pour la protection du climat

    KONE a obtenu la note A du Carbon Disclosure Project(CDP) pour l’excellence de sa transparence environnementale et de ses mesures de protection du climat. Le producteur mondial d’ascenseurs, d’escaliers mécaniques et de portes automatiques, dont le siège se trouve à Espoo en Finlande et la centrale suisse à Brüttisellen, fait ainsi partie des rares entreprises parmi les 25 000 évaluées à avoir obtenu la meilleure note, informe KONE dans un communiqué. En outre, CDP a attribué à l’entreprise la note A ou A- pour la douzième fois consécutive. KONE considère cela comme une confirmation de sa gestion conséquente du développement durable et de l’environnement.

    « C’est un honneur pour nous d’obtenir une place sur la prestigieuse liste A du CDP pour la protection du climat », a déclaré Kirsi Simola-Laaksonen, vice-présidente senior du développement durable et de l’environnement chez KONE, citée dans le communiqué. « Nous accélérons nos efforts pour réduire nos émissions de carbone et aider nos clients à se décarboniser » Les technologies de KONE contribuent par exemple à réduire la consommation d’énergie des ascenseurs, explique la responsable de KONE.

    En ce qui concerne ses propres opérations, KONE s’est engagé à réduire de moitié ses émissions opérationnelles (scopes 1 et 2) d’ici 2030 par rapport à 2018. Les émissions indirectes de la chaîne de valeur (scope 3) doivent être réduites de 40 pour cent sur la même période. L’année dernière, les émissions opérationnelles de KONE étaient déjà inférieures de 29 % à celles de l’année de référence 2018. Dans le même temps, les émissions du scope 3 ont été réduites de 12,8 pour cent. De plus, KONE a été « la première entreprise du secteur » à atteindre « des unités de production neutres en carbone dans le monde entier » dès l’été 2023, précise le communiqué.

  • Partenariat pour le changement climatique et l’innovation

    Partenariat pour le changement climatique et l’innovation

    L’entreprise ClimateTech Neustark, basée à Berne, a reçu un contrat à long terme de la part d’AXA Suisse pour réduire ses émissions de CO2. A partir de 2026 et jusqu’en 2030, l’entreprise devra réduire de 1800 tonnes les émissions de gaz à effet de serre grâce à ses technologies de capture et de minéralisation du dioxyde de carbone, peut-on lire dans un communiqué. Ce projet s’inscrit dans la stratégie d’AXA qui vise à réduire de 43% les émissions de dioxyde de carbone liées à ses activités entre 2019 et 2030. AXA collabore également avec la start-up germano-brésilienne InPlanet, qui devrait éliminer et stocker à long terme un total de 1950 tonnes de CO2 d’ici 2028.

    « En soutenant ces projets, nous contribuons à l’objectif zéro net tout en encourageant les technologies d’avenir et la Suisse en tant que lieu d’innovation », a déclaré Daniela Fischer, Chief Sustainability Officer chez AXA Suisse, citée dans le communiqué.

    Neustark a développé une technologie qui permet de capter le CO2 des installations de biogaz et de le stocker dans du béton de démolition. « Le partenariat avec des entreprises pionnières comme AXA Suisse, qui investissent dans l’élimination durable du CO2, nous aide à faire évoluer le secteur de l’élimination du carbone », explique Lisa Braune, responsable de l’élimination du carbone chez Neustark.

  • La construction en bois, clé de la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment

    La construction en bois, clé de la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment

    Le projet de recherche européen TIMBERHAUS a été lancé début novembre à Copenhague, informe l’Empa dans un communiqué. Il est l’un des 19 partenaires issus de dix pays au total qui participent à ce projet financé par l’UE et le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation pour promouvoir la construction en bois en Europe. En l’espace de quatre ans, il s’agit de développer des technologies et des constructions innovantes en bois qui permettront de réduire considérablement les émissions de CO2 dans le secteur de la construction.

    Le secteur de la construction produit 40% des émissions de CO2 dans le monde, écrit l’Empa. L’utilisation du bois pourrait y remédier. Actuellement, les ressources forestières européennes, composées pour moitié de feuillus, ne sont utilisées que de manière « très inefficace » et limitées à quelques espèces de conifères pour la construction, explique le coordinateur du projet Anders Kjellow de l’Institut technologique danois. « Avec TIMBERHAUS, nous essayons de relever ce défi afin d’augmenter l’utilisation durable du bois dans la construction »

    L’Empa contribue au projet avec des prototypes innovants créés à l’aide d’outils numériques tels que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. « Les prototypes serviront d’exemples pratiques de la manière dont nous pouvons utiliser efficacement un plus large éventail de ressources en bois », a déclaré Mark Schubert, chercheur à l’Empa, cité dans le communiqué. « Notre objectif est de fournir au secteur de la construction des produits réalisables et performants qui répondent aux normes de construction actuelles tout en promouvant les principes de l’économie circulaire et en soutenant les objectifs climatiques européens »

  • Lancement du projet de recherche européen TIMBERHAUS pour la promotion de la construction en bois

    Lancement du projet de recherche européen TIMBERHAUS pour la promotion de la construction en bois

    Le projet de recherche européen TIMBERHAUS a été lancé début novembre à Copenhague, informe l’Empa dans un communiqué. Il est l’un des 19 partenaires issus de dix pays au total qui participent à ce projet financé par l’UE et le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation pour promouvoir la construction en bois en Europe. En l’espace de quatre ans, il s’agit de développer des technologies et des constructions innovantes en bois qui permettront de réduire considérablement les émissions de CO2 dans le secteur de la construction.

    Le secteur de la construction produit 40% des émissions de CO2 dans le monde, écrit l’Empa. L’utilisation du bois pourrait y remédier. Actuellement, les ressources forestières européennes, composées pour moitié de feuillus, ne sont utilisées que de manière « très inefficace » et limitées à quelques espèces de conifères pour la construction, explique le coordinateur du projet Anders Kjellow de l’Institut technologique danois. « Avec TIMBERHAUS, nous essayons de relever ce défi afin d’augmenter l’utilisation durable du bois dans la construction »

    L’Empa contribue au projet avec des prototypes innovants créés à l’aide d’outils numériques tels que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. « Les prototypes serviront d’exemples pratiques de la manière dont nous pouvons utiliser efficacement un plus large éventail de ressources en bois », a déclaré Mark Schubert, chercheur à l’Empa, cité dans le communiqué. « Notre objectif est de fournir au secteur de la construction des produits réalisables et performants qui répondent aux normes de construction actuelles tout en promouvant les principes de l’économie circulaire et en soutenant les objectifs climatiques européens »

  • Le programme argovien de promotion de l’énergie limité jusqu’en 2026

    Le programme argovien de promotion de l’énergie limité jusqu’en 2026

    Le programme argovien de promotion de l’énergie sera poursuivi jusqu’en 2026 avec un crédit brut de 97,2 millions de francs. Cette décision du Grand Conseil, adoptée par 89 voix contre 47, s’écarte de la proposition initiale du Conseil d’Etat. Le gouvernement avait prévu une prolongation jusqu’en 2028 et un budget total de 176,5 millions de francs. La période plus courte a été choisie en raison d’éventuelles mesures d’économie de la Confédération, qui pourraient rendre le cofinancement cantonal plus difficile.

    Controverse sur les subventions
    Alors que le PS, le centre, le PVL et les Verts ont salué l’augmentation du crédit, le PRD et l’UDC se sont montrés sceptiques. Le PRD a demandé un budget de 88,25 millions de francs, qui couvrirait la moitié des coûts totaux initialement proposés pour quatre ans. L’UDC a rejeté le programme dans son principe et critiqué l’intervention de l’État.

    Points forts du programme
    Le programme d’encouragement soutient des mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique et à réduire les émissions de CO₂. Sont notamment encouragés :

    • Les améliorations de l’enveloppe des bâtiments
    • Le chauffage au bois et les pompes à chaleur
    • Raccordements à des réseaux de chaleur
    • Installations solaires thermiques
    • Projets de développement de réseaux de chaleur

    Des fonds sont en outre disponibles pour des projets pilotes. Selon le message cantonal, les programmes précédents ont montré que l’efficacité énergétique a pu être augmentée et les émissions de CO₂ réduites de manière significative.

    Financement par les taxes sur le CO₂
    La majeure partie des fonds d’encouragement provient de contributions fédérales, dont l’affectation partielle du CO₂ et le programme d’impulsion de la Confédération. Le canton lui-même prend en charge environ 25 % du coût total.

    Perspectives pour les propriétaires
    La limitation à deux ans soulève des questions sur la planification à long terme. Les propriétaires fonciers et les maîtres d’ouvrage ont souligné la nécessité d’une continuité dans les programmes d’aide afin d’encourager les investissements dans les technologies de construction durables.

    Le programme de promotion de l’énergie du canton d’Argovie reste un instrument important pour la réduction des émissions de CO₂ et l’augmentation de l’efficacité énergétique. Cependant, sa durée limitée à 2026 reflète les incertitudes sur le financement fédéral et pose des défis de planification pour l’avenir.

  • Le secteur immobilier face à un changement semé d’embûches

    Le secteur immobilier face à un changement semé d’embûches

    Avec une prise de conscience croissante des risques climatiques, la pression sur le secteur immobilier pour trouver des solutions augmente. Selon la dernière enquête C-Change, 93% des investisseurs interrogés prennent en compte les risques liés au climat dans leurs décisions. Cette tendance reflète l’engagement croissant à ne pas seulement percevoir les exigences de la politique climatique, mais à les intégrer activement dans la stratégie de l’entreprise.

    Manque de données et de connaissances
    Malgré des évolutions positives, des obstacles apparaissent dans la mise en œuvre des mesures de décarbonisation. Selon l’enquête, 61% des entreprises manquent de connaissances approfondies et de données qualitatives pour prendre les bonnes mesures de réduction des émissions de CO2. Aleksandra Smith-Kozlowska de l’ULI souligne la nécessité d’un transfert systématique des connaissances et d’une meilleure disponibilité de données de qualité.

    Les risques de transition sur les stratégies d’investissement
    L’enquête montre que les risques de transition influencent de plus en plus la stratégie des investisseurs. 94% des entreprises interrogées déclarent que ces risques influencent leurs décisions en matière de portefeuille. Certes, 51 pour cent réalisent des investissements dans des biens présentant ces risques et 30 pour cent se voient contraints de se séparer des biens concernés. Le coût de la mise à niveau et le risque de perte d’actifs sont au centre des préoccupations.

    Un outil de réduction des risques
    L’enquête met en évidence l’intérêt croissant pour la taxe carbone en tant qu’outil stratégique de décarbonisation. 21% des entreprises ont volontairement mis en place des mécanismes internes d’évaluation du carbone au cours des 12 derniers mois. Environ 71% utilisent un prix fictif par tonne de CO2 pour intégrer les coûts potentiels des émissions dans la planification commerciale

    Obstacles à l’immobilier durable
    En dépit des progrès, des préoccupations en matière de compétitivité freinent jusqu’à présent l’adoption de la taxe carbone à l’échelle du secteur. Les facteurs critiques sont le manque de cohérence des données, le manque de soutien des parties prenantes et l’incertitude quant à l’impact sur les résultats financiers et les stratégies opérationnelles.

    Comme mesures, l’ULI appelle à une plus grande sensibilisation et à l’introduction de directives claires. Les récentes publications de l’ULI, dont « Accelerating Accountability : The Case for Carbon Pricing » et « Universal Principles for Carbon Pricing in the Real Estate Sector », visent à aider le secteur à faire de la tarification du carbone une partie intégrante de la chaîne de valeur et à promouvoir ainsi des objectifs de durabilité à long terme.

  • Volets en aluminium vert

    Volets en aluminium vert

    Le fabricant de protection solaire Griesser, basé à Aadorf, fabriquera à l’avenir des volets en aluminium vert sur son site autrichien de Nenzing. Comme l’indique un communiqué, le matériau utilisé sera composé à 65% de déchets de processus et de consommation et à 35% d’aluminium primaire. Ce dernier sera produit en Europe par des producteurs utilisant des énergies renouvelables. En utilisant l’aluminium vert dans la production de volets battants, Griesser entend réduire considérablement son empreinte carbone.

    « Les volets battants présentent de très grandes quantités de production au sein de la gamme de volets », explique Urs Neuhauser, CEO du groupe Griesser, cité dans le communiqué. « Avec 53% des vantaux, le modèle A est le modèle qui arrive en tête. Nous souhaitons clairement donner la priorité à l’impact, c’est pourquoi nous avons décidé de commencer par ces produits »

    Avec le passage à l’aluminium vert, 160 tonnes de ce matériau seront désormais utilisées chaque année pour la production de volets à Nenzing. Parallèlement, Griesser réduit ses émissions de CO2 de 300 tonnes. Cela correspond à 35 pour cent des émissions de la gamme de volets. L’entreprise assure que l’utilisation du nouveau matériau ne présente aucun inconvénient en termes de stabilité et de qualité. Les promesses de garantie de six ans sont maintenues, précise le communiqué. Selon Neuhauser, l’ensemble de la gamme de volets devrait passer à la production avec Green Aluminium d’ici fin 2025.

  • Zoug adopte des objectifs énergétiques durables

    Zoug adopte des objectifs énergétiques durables

    Les besoins énergétiques du canton de Zoug s’élèvent à près de 3000 gigawattheures par an, les bâtiments et la mobilité en constituant la plus grande partie. La nouvelle stratégie énergétique et climatique (EKS) du Conseil d’Etat vise à réduire la consommation d’énergie et à miser davantage sur les énergies renouvelables. Parallèlement, le gouvernement souhaite renforcer la sécurité de l’approvisionnement dans le canton et réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050. En fixant des objectifs intermédiaires clairs jusqu’en 2030, le gouvernement concrétise la voie à suivre pour atteindre ces objectifs ambitieux.

    Investissements dans l’électricité solaire et le stockage de l’énergie
    L’augmentation de la production d’électricité solaire dans le canton est un élément central de la stratégie. Parallèlement, des investissements dans des technologies innovantes de stockage de l’énergie, comme l’hydrogène, sont prévus. « En collaborant étroitement avec les entreprises et les scientifiques, nous voulons concevoir l’infrastructure énergétique du futur », explique le directeur des travaux publics Florian Weber. Les bâtiments du canton doivent également servir de plus en plus de producteurs d’énergie et devenir ainsi une plaque tournante de l’énergie.

    Durabilité dans l’agriculture et technologies à émissions négatives
    Dans le cadre du projet de durabilité KERB, le canton mise sur des mesures dans l’agriculture pour réduire les émissions de CO2. Les forêts et les marais jouent un rôle central dans la séquestration du CO2. Pour les émissions inévitables, le canton mise sur les technologies à émission négative, qui visent à éliminer durablement le CO2 de l’atmosphère. Une étude doit déterminer le potentiel de ces technologies dans le canton.

    Adaptation au changement climatique
    Outre la réduction des émissions, le canton de Zoug se prépare également aux effets du changement climatique. Une stratégie cantonale de gestion des risques naturels vise à minimiser les risques liés au climat, tels que la chaleur et les parasites envahissants. Parallèlement, des investissements sont réalisés dans des revêtements routiers adaptés au climat et dans la gestion durable des forêts afin de garantir à la fois la protection et les espaces de détente.

  • Les bâtiments comme puits de carbone

    Les bâtiments comme puits de carbone

    Le secteur de la construction est considéré comme l’un des plus gros émetteurs de CO2 au monde. Mais des projets comme « Beyond Zero » et l’initiative « Mining the Atmosphere » pourraient changer la donne. L’objectif est non seulement de réduire le gaz à effet de serre nocif, mais aussi de le capturer activement dans les matériaux de construction. Ces matériaux, testés dans la nouvelle unité NEST, pourraient révolutionner le béton et les matériaux d’isolation et avoir le potentiel de rendre le secteur de la construction climatiquement neutre, voire négatif en termes de CO2.

    Technologie testée sur le terrain
    Nathalie Casas de l’Empa explique que les « technologies à émissions négatives » (NET) sont la clé pour atteindre les objectifs climatiques : « Nous devons éliminer l’excès de CO2 de l’atmosphère pour atteindre l’objectif de 1,5 degré. Les NET, qui fonctionnent déjà en laboratoire et sont maintenant appliquées dans la construction, nous y aident » Casas souligne l’urgence d’agir, car les émissions continuent d’augmenter.

    La durabilité dans le secteur de la construction
    Corinne Reimann d’Implenia voit dans les NET une grande opportunité pour le secteur de la construction : « Les nouveaux matériaux nous permettent enfin de faire des progrès décisifs en matière de durabilité. Le secteur dispose ici d’un énorme levier, mais aussi de défis. Le prix et l’acceptation seront déterminants » Reimann insiste sur le fait que la fonctionnalité et la rentabilité des nouveaux matériaux doivent être garanties afin de permettre une utilisation à grande échelle.

    La contribution des architectes et des planificateurs
    Christoph Kellenberger, cofondateur d’OOS, considère l’implication précoce des architectes et des planificateurs comme un facteur décisif : « Grâce à nos connaissances, nous pouvons participer au développement des bons matériaux de construction dès le début et les intégrer dans la pratique de la construction. En outre, nous devons faire connaître au secteur le potentiel des matériaux qui stockent le CO2 et montrer les effets qu’ils permettent d’obtenir » Pour Kellenberger, la clé du succès réside dans une transmission transparente des connaissances et des solutions pratiques.

    Cadre politique et responsabilité sociale
    Outre l’innovation technologique, le secteur de la construction exige également un cadre politique et économique. Selon Casas et Kellenberger, une vérité des coûts claire est nécessaire pour encourager l’utilisation à grande échelle des NET. Les émissions de CO2 doivent être tarifées de manière équitable et des subventions pourraient aider à compenser les coûts initiaux plus élevés des nouveaux matériaux. « La transformation ne réussira que si tout le monde va dans le même sens – les politiques, les entreprises et la société », a déclaré Casas.

    Le projet « Beyond Zero » montre qu’il est possible de transformer les bâtiments en puits de carbone. Mais pour cela, il faut non seulement des solutions technologiques, mais aussi la volonté des responsables politiques, économiques et sociaux de s’engager dans de nouvelles voies. Le secteur de la construction a l’opportunité de passer du statut de l’un des plus gros émetteurs de CO2 à celui de pionnier de la transition climatique – et le potentiel pour y parvenir existe déjà.

  • L’investissement dans le ciment à faible émission de carbone favorise la mise sur le marché

    L’investissement dans le ciment à faible émission de carbone favorise la mise sur le marché

    Holcim participe financièrement à la mise à l’échelle et au lancement rapide sur le marché du ciment à faible teneur en carbone de Sublime Systems. L’investissement de l’entreprise zougoise, l’un des plus grands producteurs de matériaux de construction au monde, fait avancer la construction de la première usine de production commerciale de Sublime. Pour cela, la start-up avait déjà reçu 87 millions de dollars du ministère américain de l’énergie en mars.

    Selon un communiqué de Holcim, l’équipe de Sublime Systems a développé une « technologie unique » de décarbonisation du ciment qui couvre l’ensemble du processus de production, de l’utilisation d’électricité propre aux matières premières sans carbone. « Nous sommes enthousiasmés par le potentiel de cette technologie et nous sommes impatients de la commercialiser ensemble à grande échelle », a déclaré le directeur du développement durable de Holcim, Nollaig Forrest, cité dans le communiqué.

    Holcim s’est assuré une grande partie du Sublime Cement produit sur place par le biais d’un accord d’achat ferme. Les deux partenaires ont mis en place une équipe de projet spécifique pour développer ensemble d’autres installations.

    « Dans l’industrie du ciment, la taille est tout », a déclaré Leah Ellis, PDG et cofondatrice de Sublime Systems. « En combinant la technologie de Sublime avec les activités mondiales avancées de Holcim, de la fabrication et de la logistique à la distribution commerciale, nous pouvons ensemble augmenter notre impact »

    La société exploite actuellement une usine pilote d’une capacité de production allant jusqu’à 250 tonnes par an à son siège de Somerville, dans le Massachusetts, et développe sa première usine commerciale d’une capacité de 30 000 tonnes par an, qui devrait ouvrir dès 2026 dans la ville de Holyoke, également située dans le Massachusetts.

  • Le Programme Bâtiments pour la rénovation énergétique enregistre une demande record

    Le Programme Bâtiments pour la rénovation énergétique enregistre une demande record

    Le Programme Bâtiments de la Confédération et des cantons a connu une année record. Selon un communiqué de presse, des subventions d’un montant de 528 millions de francs ont été versées en 2023. Il s’agit du montant le plus élevé depuis l’introduction du programme en 2010 et d’une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente.

    Les mesures subventionnées ont permis de réduire la consommation d’énergie des bâtiments de 11,2 milliards de kilowattheures et les émissions de CO2 de 3,4 millions de tonnes sur toute leur durée de vie, est-il précisé.

    Les raisons de la demande accrue sont les thèmes de la sécurité de l’approvisionnement énergétique et des économies d’énergie, qui sont toujours aussi présents dans l’esprit du public. Suite à l’augmentation des coûts de l’énergie, les cantons ont augmenté leurs budgets d’encouragement et parfois leurs subventions, créant ainsi des incitations dans le secteur de la rénovation.

    Il est également précisé qu’en plus des versements, les engagements de subventions pour des mesures énergétiques qui seront mises en œuvre et versées au cours des cinq prochaines années ont presque atteint, avec 587 millions de francs, leur valeur maximale de 2022, soit 592 millions de francs.

    La majeure partie de cette somme a été consacrée à des projets de rénovation des installations techniques des bâtiments. Les francs d’encouragement devraient être utilisés pour le remplacement de 26 500 chauffages au cours des prochaines années. Un montant de 114 millions de francs serait prévu pour les rénovations de systèmes.

    Outre les objectifs climatiques, le Programme Bâtiments a eu un effet positif sur l’emploi et la création de valeur. il a permis de générer 3000 équivalents temps plein et 150 millions de francs de valeur ajoutée supplémentaire dans le pays.

  • Nouvelle publication spécialisée: «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables»

    Nouvelle publication spécialisée: «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables»

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    La Suisse souhaite atteindre zéro émission nette d’ici à 2050. Pour y parvenir, elle doit donc remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Toutefois, le rendement des installations dépend des conditions météorologiques, de l’heure de la journée et de la saison. Pour concilier l’offre et la demande, il faut donc recourir à des solutions de stockage, qui améliorent par ailleurs le bilan carbone puisque l’on a moins besoin de mazout et de gaz pour couvrir les pics de charge.

    Stockage de l’électricité: les batteries permettent plus de flexibilité
    Les accumulateurs peuvent stocker provisoirement et localement l’énergie solaire excédentaire pour ensuite alimenter les consommateurs et les consommatrices dans leur ménage, les voitures électriques ou les pompes à chaleur. Cela augmente considérablement l’autoconsommation et, de fait, la rentabilité des installations photovoltaïques. Outre les exploitants, le stockage profite également au réseau électrique. Ainsi, en cas de surproduction, il n’est pas nécessaire par exemple de déconnecter une installation solaire en raison d’une menace de surcharge du réseau. À l’inverse, si la demande est supérieure à l’offre, les pics de charge peuvent être couverts grâce à l’énergie stockée localement, ce qui stabilise le réseau et réduit les coûts. La batterie lithium-ion fait aujourd’hui office de stockage d’électricité standard, les alternatives comme les batteries sodium-ion ou les batteries au sodium ne s’étant pas encore établies. Il en va de même pour la charge bidirectionnelle, qui utilise la batterie d’un véhicule électrique comme système de stockage d’électricité local.

    Accumulateurs de chaleur: sondes géothermiques et réservoirs
    Transformer l’énergie solaire en énergie thermique constitue une alternative au stockage des excédents de l’énergie solaire. La chaleur est ainsi stockée pendant des semaines voire des mois, afin d’être réutilisée pour le chauffage et l’eau chaude en cas de besoin. Les accumulateurs de chaleur viennent ainsi compléter les systèmes de chauffage renouvelables comme les pompes à chaleur ou les réseaux thermiques. Certains types d’accumulateurs peuvent également servir de puits de chaleur en été, afin de refroidir les bâtiments en consommant peu d’énergie. Les plus répandus en Suisse sont les accumulateurs de chaleur à sondes géothermiques et les accumulateurs thermiques à réservoir. Les accumulateurs de glace, quant à eux, constituent une variante intéressante, car moins encombrante.

    Hydrogène et méthane: le stockage saisonnier
    L’énergie solaire excédentaire peut également être stockée de manière saisonnière en étant transformée en un gaz neutre en CO2 comme l’hydrogène ou le méthane («Power-to-Gas»). En cas de besoin, le gaz peut servir à produire de la chaleur ou de l’électricité, ou faire office de carburant pour les véhicules. L’hydrogène est produit par l’électrolyse de l’eau, le rendement de cette transformation pouvant atteindre 80%. Une transformation ultérieure en méthane présente l’avantage que celui-ci peut être injecté dans le réseau de gaz naturel et ne nécessite pas d’infrastructure séparée. Bien qu’il dépende des procédés utilisés, le rendement global se situe aujourd’hui entre 50 et 70% dans le meilleur des cas et n’est pas encore rentable.

    Retrouvez des informations plus détaillées ainsi que des exemples tirés de la pratique dans la nouvelle publication spécialisée d’ewz «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables».

  • Innovation écologique dans la construction

    Innovation écologique dans la construction

    Griesser passe à un aluminium encore plus durable. Jusqu’à présent, le développeur international d’installations de protection solaire pour les bâtiments d’Aadorf utilisait de l’aluminium composé à 64 pour cent de matière première primaire et à 36 pour cent d’aluminium recyclé, informe Griesser dans un communiqué. Désormais, Griesser utilise de l’aluminium qui n’est plus composé qu’à 35 pour cent de matière première primaire. Les 65 pour cent restants sont obtenus à partir de la ferraille ou des déchets de consommation générés lors du processus de fabrication de l’aluminium.

    « Notre vision du climat prévoit une décarbonisation complète d’ici 2050 », déclare Urs Neuhauser, CEO de Griesser, cité dans le communiqué. « C’est dans le domaine des matériaux, l’aluminium, que nous avons le plus grand levier pour réduire fortement notre empreinte carbone » L’aluminium utilisé jusqu’à présent par Griesser présentait une empreinte d’environ 4,7 kilogrammes de CO2 par kilogramme d’aluminium produit. En passant à l’aluminium encore plus durable, cette valeur sera réduite de 30 pour cent pour atteindre 3,3 kilogrammes de CO2 par kilogramme d’aluminium. Le communiqué mentionne une moyenne européenne de 6,7 kilogrammes et une moyenne mondiale de 16,7 kilogrammes comme valeurs de référence.

    Pour réduire son empreinte, Griesser travaille avec deux fournisseurs européens. Ils proposent de l’aluminium certifié à faible teneur en carbone. Outre l’utilisation d’aluminium recyclé, l’aluminium est produit en Europe avec de l’énergie provenant de sources renouvelables et des technologies modernes, explique Griesser. Par rapport à la production traditionnelle, le processus de production présente ainsi des émissions de CO2 « jusqu’à cinq fois inférieures ».

  • Zug Estates place son troisième Green Bond

    Zug Estates place son troisième Green Bond

    Zug Estates Holding AG a franchi une nouvelle étape importante dans sa stratégie financière durable. Après le lancement réussi d’obligations vertes en 2019 et la conversion complète de son portefeuille d’obligations en obligations vertes en 2022, la société a maintenant placé une nouvelle obligation verte de 100 millions de CHF. L’émission, qui sera libérée le 30 septembre 2024, dispose d’un coupon de 1,65% et d’une échéance de sept ans. Cela porte à environ 45% la part des obligations non garanties par rapport à l’ensemble des financements portant intérêt.

    Plus de flexibilité pour les investissements durables
    En prévision de l’émission, Zug Estates a étendu son cadre d’obligations vertes existant en un cadre de financement vert. Cette nouveauté permet à l’entreprise d’accéder à d’autres instruments financiers verts en plus des obligations vertes. Zug Estates étend ainsi sa flexibilité en matière de financement de projets durables et envoie un signal fort pour l’avenir de l’investissement vert.

    En vertu des nouveaux critères de sélection stricts, les bâtiments et les sites sont classés verts s’ils émettent moins de 1 kg d’équivalent CO2 par m² de surface de référence énergétique ou s’ils disposent de certificats de durabilité renommés tels que BREEAM, DGNB/SGNI, SNBS ou Minergie. Malgré ces exigences, 95% de l’ensemble du portefeuille de Zug Estates peut être classé comme immeuble vert, ce qui témoigne de la stratégie cohérente de l’entreprise en matière de durabilité écologique.

    Le Suurstoffi Modèle d’immobilier durable
    Une grande partie des immeubles verts de Zug Estates se trouve sur le site du Suurstoffi. Cette zone de développement ultramoderne, exploitée pratiquement sans émissions de CO2, a également été attribuée aux obligations vertes existantes ainsi qu’à celle qui vient d’être lancée. Au 30 juin 2024, la valeur de marché des immeubles Suurstoffi affectés aux Green Bonds s’élèvera à 418,4 millions de CHF. Ce site est un exemple remarquable de la mise en œuvre des stratégies de développement durable de Zoug Estates et pose de nouveaux jalons dans le domaine de la construction et de l’exploitation durables de biens immobiliers.

    Confirmation par des agences de notation internationales
    Zug Estates obtient pour son Green Finance Framework une haute reconnaissance de la part d’ISS Corporate Solutions, l’une des principales agences de recherche et de notation ESG au monde. Cette Second Party Opinion (SPO) renforce la confiance des investisseurs dans la stratégie de durabilité de l’entreprise. En outre, Zug Estates a été classé « C  » et a obtenu le statut « Prime » par ISS (International Shareholder Services) le 23 août 2024. Cela souligne l’importance que Zug Estates accorde à la durabilité environnementale, sociale et de gouvernance.

    Placement réussi du Green Bond
    Le placement du nouveau Green Bond de Zug Estates a suscité un grand intérêt de la part des investisseurs institutionnels. Ceux-ci apprécient notamment le fait que les fonds soient directement investis dans des biens immobiliers qui répondent aux exigences de durabilité les plus élevées et qui sont déjà exploités presque entièrement sans émissions de CO2. UBS SA et la Banque Cantonale de Bâle ont agi en tant que joint lead manager de l’émission. L’admission au négoce à la SIX Swiss Exchange a été demandée, ce qui renforce encore l’attractivité du Green Bond.

    La durabilité comme stratégie d’avenir
    Avec le placement de son troisième Green Bond et l’extension de son Green Finance Framework, Zug Estates prouve une fois de plus son rôle de leader dans le domaine du financement immobilier durable. L’entreprise montre comment une orientation écologique cohérente peut non seulement augmenter la valeur du portefeuille, mais aussi contribuer de manière significative à la réduction des émissions de CO2 et à la promotion du développement durable. Zug Estates établit ainsi un nouveau standard pour l’ensemble du secteur immobilier.