Étiquette : Energieeffizienz

  • le prix « Best of Research 2024 » est décerné à Lisa Pantenburg

    le prix « Best of Research 2024 » est décerné à Lisa Pantenburg

    Le prix « Best of Research 2024 » du Swiss Real Estate Institute est considéré comme l’une des distinctions les plus importantes dans le domaine de la recherche immobilière. Lisa Pantenburg a convaincu le jury avec son mémoire de fin d’études consacré à la décarbonisation du parc immobilier suisse. La remise du prix a eu lieu dans le cadre du colloque du Swiss Real Estate Institute à la HWZ à Zurich, où les meilleurs travaux scientifiques de l’année ont été présentés.

    Focus sur les objectifs climatiques et la rénovation des bâtiments
    Le travail primé analyse les défis et les opportunités liés à la décarbonisation du parc immobilier. L’objectif est de montrer comment la Suisse peut atteindre l’objectif net zéro d’ici 2050. L’accent est mis sur les propriétaires de maisons individuelles à usage personnel et d’immeubles locatifs, qui doivent être motivés de manière ciblée pour mettre en œuvre des rénovations énergétiques.

    Projet exemplaire en tant que pionnier de la transition énergétique
    Une maison individuelle à Zurich, qui a été modernisée grâce à des mesures énergétiques globales, fournit un exemple clair des possibilités de rénovation des bâtiments. L’installation d’une pompe à chaleur et d’un système photovoltaïque ainsi que l’amélioration de l’enveloppe du bâtiment ont permis de réaliser une économie d’énergie annuelle de plus de 30%. Ce projet illustre le potentiel des rénovations durables, qui contribuent de manière significative à la réalisation des objectifs climatiques.

    Recherche pour un avenir durable
    Avec son travail, Lisa Pantenburg ne fournit pas seulement des connaissances théoriques, mais aussi des recommandations d’action orientées vers la pratique. Elle met en lumière les aspects sociaux, légaux et économiques nécessaires pour augmenter le taux de rénovation en Suisse. Ces résultats montrent comment la recherche peut apporter une contribution importante au développement durable du secteur immobilier.

    Le prix de Lisa Pantenburg souligne l’importance de l’excellence du travail scientifique et met en évidence la façon dont une pensée innovante peut relever les défis de la transition énergétique.

  • Nouvelles initiatives pour une numérisation et une économie durables

    Nouvelles initiatives pour une numérisation et une économie durables

    SMG Swiss Marketplace Group a présenté un nouveau manifeste de durabilité. Selon un communiqué, ce document vise à souligner l’engagement de l’entreprise en faveur de pratiques commerciales durables. Le manifeste contient quatre piliers centraux qui doivent décrire le futur cadre d’action de SMG.

    Ceux-ci incluent l’intégrité par une bonne gouvernance et la transparence, la protection de l’avenir numérique par une cybersécurité et une protection des données avancées, l’autonomisation des employés par la promotion d’un environnement de travail inclusif et un engagement positif par des initiatives environnementales et sociales.

    Dans le cadre de sa nouvelle stratégie de développement durable, SMG s’engage dans plusieurs initiatives, notamment la promotion de l’électromobilité, la réduction des émissions de dioxyde de carbone dans différents secteurs d’activité et l’amélioration de l’efficacité énergétique de ses centres de données.

    L’entreprise considère sa place de marché en ligne Ricardo comme un exemple important. « Depuis 25 ans, Ricardo offre une véritable alternative pour une consommation responsable », déclare Christoph Tonini, CEO de SMG, cité dans le communiqué. « Grâce à son approche circulaire qui favorise la réutilisation des produits, Ricardo est un moteur central de la consommation durable en Suisse. La durabilité fait partie de notre ADN depuis le début et nous sommes déterminés à étendre cette approche à l’ensemble de notre groupe »

    SMG Swiss Marketplace Group regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière. Celles-ci se focalisent notamment sur l’immobilier, l’automobile et la finance.

  • Le programme argovien de promotion de l’énergie limité jusqu’en 2026

    Le programme argovien de promotion de l’énergie limité jusqu’en 2026

    Le programme argovien de promotion de l’énergie sera poursuivi jusqu’en 2026 avec un crédit brut de 97,2 millions de francs. Cette décision du Grand Conseil, adoptée par 89 voix contre 47, s’écarte de la proposition initiale du Conseil d’Etat. Le gouvernement avait prévu une prolongation jusqu’en 2028 et un budget total de 176,5 millions de francs. La période plus courte a été choisie en raison d’éventuelles mesures d’économie de la Confédération, qui pourraient rendre le cofinancement cantonal plus difficile.

    Controverse sur les subventions
    Alors que le PS, le centre, le PVL et les Verts ont salué l’augmentation du crédit, le PRD et l’UDC se sont montrés sceptiques. Le PRD a demandé un budget de 88,25 millions de francs, qui couvrirait la moitié des coûts totaux initialement proposés pour quatre ans. L’UDC a rejeté le programme dans son principe et critiqué l’intervention de l’État.

    Points forts du programme
    Le programme d’encouragement soutient des mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique et à réduire les émissions de CO₂. Sont notamment encouragés :

    • Les améliorations de l’enveloppe des bâtiments
    • Le chauffage au bois et les pompes à chaleur
    • Raccordements à des réseaux de chaleur
    • Installations solaires thermiques
    • Projets de développement de réseaux de chaleur

    Des fonds sont en outre disponibles pour des projets pilotes. Selon le message cantonal, les programmes précédents ont montré que l’efficacité énergétique a pu être augmentée et les émissions de CO₂ réduites de manière significative.

    Financement par les taxes sur le CO₂
    La majeure partie des fonds d’encouragement provient de contributions fédérales, dont l’affectation partielle du CO₂ et le programme d’impulsion de la Confédération. Le canton lui-même prend en charge environ 25 % du coût total.

    Perspectives pour les propriétaires
    La limitation à deux ans soulève des questions sur la planification à long terme. Les propriétaires fonciers et les maîtres d’ouvrage ont souligné la nécessité d’une continuité dans les programmes d’aide afin d’encourager les investissements dans les technologies de construction durables.

    Le programme de promotion de l’énergie du canton d’Argovie reste un instrument important pour la réduction des émissions de CO₂ et l’augmentation de l’efficacité énergétique. Cependant, sa durée limitée à 2026 reflète les incertitudes sur le financement fédéral et pose des défis de planification pour l’avenir.

  • Les entreprises Strüby reçoivent le premier certificat pour un site Minergie réalisé

    Les entreprises Strüby reçoivent le premier certificat pour un site Minergie réalisé

    L’efficacité énergétique, l’autosuffisance énergétique et la protection contre la chaleur sont actuellement de grands thèmes et deviendront encore plus centraux à l’avenir. Depuis 2023, ce n’est pas seulement une maison individuelle qui peut être certifiée Minergie, mais un site entier, ce qui permet d’intégrer davantage l’environnement dans la planification des projets de construction de logements. Le 2 septembre 2024, le « Fischermätteli » à Burgdorf BE a reçu de Minergie le premier certificat définitif de site à l’échelle de la Suisse et a ainsi atteint un nouveau niveau dans la construction durable.

    Un label aux exigences élevées
    Le nouveau standard global Minergie-Areal est soutenu par l’association Minergie, les cantons, l’économie et l’Office fédéral de l’énergie. Le site Minergie se caractérise par une très faible consommation d’énergie, des émissions de gaz à effet de serre minimisées lors de la construction et de l’exploitation, ainsi qu’une autosuffisance maximale en énergies renouvelables. Les bâtiments présentent une protection contre la chaleur supérieure à la moyenne ainsi qu’un renouvellement d’air contrôlé. L’aménagement des espaces extérieurs augmente la résilience climatique et la qualité de séjour, par exemple grâce à des plantations et des ombrages appropriés. Le site Minergie incite également à une mobilité respectueuse du climat.

    Plus de 6600 m3 de bois suisse
    Le projet résidentiel Fischermätteli a été achevé avec succès par Strüby Unternehmungen à l’automne 2023, après environ trois ans et demi de travaux. Les dix immeubles d’habitation avec un total de 168 appartements en copropriété ont été construits sur une ancienne zone industrielle à Burgdorf BE. La construction a été réalisée avec plus de 6600 m3 de bois suisse, ce qui fait du « Fischermätteli » le plus grand projet de Suisse alliant le standard Minergie-A-ECO et le bois suisse.

    Aménagement environnemental adapté au climat
    L’énergie utilisée sur l’ensemble du site provient à 100% de sources renouvelables : l’électricité provient des installations photovoltaïques sur les toits des bâtiments, la chaleur pour le chauffage et l’eau chaude provient d’une centrale de chauffage alimentée par des pellets suisses. Le concept de mobilité finement maillé mise sur l’électromobilité, le covoiturage, les vélos et les transports publics. Un espace de co-working encourage le télétravail et réduit ainsi indirectement la congestion du trafic. En outre, l’aménagement de l’environnement selon le principe de la ville éponge assure un refroidissement naturel et efficace en été et fait du « Fischermätteli » un haut lieu de la biodiversité grâce aux innombrables plantes indigènes.

    Le succès grâce à un concept global respectueux du climat
    Pius Kneubühler, Managing Director Real Estate Development & Construction chez Strüby Unternehmungen, peut confirmer que le concept global respectueux du climat au sens du standard Minergie Areal est payant non seulement pour les habitants, mais aussi pour l’investisseur. « Le succès s’est déjà manifesté lors de la commercialisation des appartements en copropriété. La demande a été si réjouissante que tous les appartements ont pu être vendus avant la fin de la construction »

  • Une nouvelle technologie permet d’économiser de l’électricité et d’améliorer l’infrastructure énergétique

    Une nouvelle technologie permet d’économiser de l’électricité et d’améliorer l’infrastructure énergétique

    Des chercheurs de la HSLU travaillent sur une alternative peu coûteuse aux systèmes de gestion de l’énergie. Des espaces de données doivent prendre en charge l’échange sécurisé de données entre les bâtiments et l’approvisionnement en énergie, explique la HSLU dans un communiqué. L’équipe, dirigée par Christoph Imboden à l’Institut d’innovation et de gestion technologique de la HSLU, travaille en collaboration avec le Centre d’innovation technologique neuchâtelois (CSEM ) et le secteur privé, et bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’énergie via le programme SuisseEnergie.

    Selon les estimations des chercheurs, le potentiel d’économie des data rooms peut atteindre 5,32 térawattheures d’électricité par an. « L’utilisation d’un grand nombre de points de mesure différents permet d’améliorer l’efficacité énergétique, la flexibilité et l’utilisation de l’infrastructure énergétique », explique Imboden, cité dans le communiqué. En même temps, contrairement aux systèmes de gestion de l’énergie, les espaces de données ne nécessitent pas de matériel supplémentaire. Les données n’ont pas non plus besoin d’être stockées de manière centralisée. « Cela entraîne d’importantes économies de coûts, une dynamisation du marché et également une réduction de la quantité de données à transférer et à stocker », estime Imboden.

    Un premier espace de données mis en place par les chercheurs dans le secteur de l’énergie répond déjà également aux exigences de la protection des données. Mais pour une mise en œuvre à grande échelle, la technologie doit encore être développée et adaptée aux besoins spécifiques de la Suisse.

  • Les diplômés de l’OST prédisent le rendement solaire

    Les diplômés de l’OST prédisent le rendement solaire

    Deux diplômés du CAS Energie digital de l’OST – Ostschweizer Fachhochschule ont développé un nouvel outil qui permet de prédire avec précision les rendements énergétiques des installations photovoltaïques (PV). Selon un communiqué de l’OST, il permet en outre de gérer les données des installations de manière simple et intuitive et de les visualiser clairement. Cela permettrait aux entreprises comme aux particuliers d’augmenter l’efficacité et la rentabilité de leurs installations.

    Il est « extrêmement important », notamment pour les fournisseurs d’énergie, de savoir quand telle installation produit telle quantité, explique Lukas Loser, l’un des deux responsables. En effet, cela a notamment une influence sur l’utilisation des centrales et les horaires de production. Cette connaissance sert donc à la stabilité du réseau et constitue une base importante pour les activités commerciales. « Plus on peut prévoir avec précision le portefeuille d’une installation photovoltaïque, plus les processus mentionnés peuvent être exécutés de manière optimale. Une bonne prévision aide donc aussi bien les producteurs d’électricité que les clients finaux d’un point de vue financier »

    Il en va de même pour les particuliers, ajoute Dimitri Gysin. En collaboration avec Loser, il a développé cet outil dans le cadre d’un travail de projet. « Grâce à des prévisions précises, il est possible de planifier l’utilisation d’appareils dont la consommation d’énergie est plus élevée ou de charger la voiture électrique quand il y a beaucoup d’énergie disponible »

    Tous deux estiment que des améliorations sont encore possibles en ce qui concerne la précision et la diversité des données météorologiques utilisées. Il est bien possible, selon l’OST, que l’outil de prévision soit prochainement développé par d’autres étudiants dans le cadre d’un travail de licence ou de master.

  • Progrès et perspectives de la stratégie climatique cantonale

    Progrès et perspectives de la stratégie climatique cantonale

    Parmi les réussites, on peut citer l’introduction d’une directive d’achat de véhicules sans CO2 dans l’administration cantonale et la création d’une base juridique pour le soutien financier des mesures de protection contre les inondations. Deux mesures qui ont été achevées, tandis que 47 autres sont en cours de mise en œuvre. Les nouveaux véhicules de l’administration doivent désormais disposer d’un système de propulsion sans CO2, ce qui constitue un pas important vers une administration plus respectueuse du climat. En outre, la loi sur la gestion de l’eau a jeté les bases d’un soutien aux projets de protection contre les inondations, qui sont essentiels pour l’adaptation au changement climatique.

    Les relations publiques, clé de la sensibilisation
    Un autre aspect central de la stratégie climatique est la sensibilisation du public. Chaque année, une « promenade climatique » est organisée sur un thème en rapport avec le climat afin de présenter des projets aux citoyens. Cette année, l’accent a été mis sur la rénovation énergétique d’un immeuble d’habitation, dont l’efficacité est passée de la classe G à la classe B. Cela montre comment des mesures de rénovation efficaces peuvent contribuer à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2.

    Défis des combustibles fossiles et des énergies renouvelables
    Les derniers chiffres sur le climat montrent que la part des chauffages au fioul dans les bâtiments résidentiels et tertiaires a diminué de 5 %, tandis que la part des pompes à chaleur a augmenté d’autant sur la même période. Néanmoins, la part des chauffages au gaz naturel reste inchangée, ce qui va à l’encontre des objectifs de la politique climatique. Pour atteindre l’objectif d’un approvisionnement énergétique respectueux du climat, il faut accélérer le passage des combustibles fossiles aux énergies renouvelables.
    Un point positif est que la production d’électricité à partir d’installations photovoltaïques a plus que doublé dans le canton depuis 2015. Cela montre que l’utilisation des énergies renouvelables progresse, même si des efforts considérables restent nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques fixés.

    Potentiel d’amélioration dans l’administration cantonale
    L’administration cantonale s’est fixé pour objectif d’être un modèle en matière de protection du climat. Malgré les premiers progrès, il apparaît que la consommation d’énergie pour le chauffage et l’eau chaude dans les bâtiments cantonaux n’a pu être réduite que de 2 %. Plus de la moitié de l’énergie thermique continue d’être produite à partir de combustibles fossiles. Les émissions de CO2 provenant de la combustion de ces combustibles sont restées quasiment inchangées depuis 2016, ce qui indique qu’il faut prendre des mesures supplémentaires.

    Adaptations des exigences énergétiques et étapes futures
    Le Conseil d’Etat a mis en consultation des mesures rapidement réalisables afin de renforcer l’utilisation des énergies renouvelables. Elles concernent notamment le remplacement des systèmes de chauffage et la production d’électricité propre dans les nouveaux bâtiments. Un exemple est la prescription selon laquelle, dans les bâtiments appartenant au canton, un système utilisant des énergies renouvelables doit toujours être utilisé à l’avenir lors du remplacement du chauffage.
    Dans l’ensemble, il apparaît que le canton de Schaffhouse est sur la bonne voie, mais que des mesures ciblées sont encore nécessaires pour accélérer le changement vers un avenir climatiquement neutre.

  • Processus durables grâce à l’analyse Pinch et au stockage de la chaleur

    Processus durables grâce à l’analyse Pinch et au stockage de la chaleur

    La Haute école de Lucerne(HSLU) a développé le logiciel PinCH, qui permet de concevoir des processus industriels plus efficaces sur le plan énergétique et plus économiques. Selon un communiqué de la haute école, la dernière version PinCH 4.0 permet également d’intégrer des accumulateurs de chaleur à circuit ouvert. Une analyse Pinch permet de montrer systématiquement comment les flux d’énergie thermique doivent être couplés pour atteindre une efficacité énergétique élevée avec un coût total minimal (composé des coûts d’investissement et d’exploitation).

    PinCH 4.0 a déjà été utilisé pour analyser les flux de production du fabricant de produits alimentaires HACO à Gümligen BE. L’analyse a montré que l’utilisation de vapeur d’eau chaude nécessaire au traitement des processus pouvait être réduite de moitié avec un accumulateur de chaleur en circuit ouvert.

    « Lorsque des flux de processus, comme l’eau de brassage dans une brasserie ou l’eau de processus chez HACO AG, sont directement utilisés comme moyen de stockage, il est possible d’économiser des échangeurs de chaleur et des circuits intermédiaires », explique Donald Olsen, chef de projet PinCH Software Development à la HSLU, cité dans le communiqué. « Un tel système de stockage en circuit ouvert augmente le potentiel d’économie d’énergie, simplifie le système et réduit ainsi les coûts énergétiques et d’investissement »

  • Pleins feux sur la technologie solaire pour l’agriculture

    Pleins feux sur la technologie solaire pour l’agriculture

    L’entreprise énergétique internationale Eaton et le spécialiste de l’agrivoltaïque Insolight, également basé à Lausanne, ont conclu un accord de collaboration stratégique visant à optimiser l’utilisation de l’énergie solaire dans l’agriculture. Selon un communiqué, il s’agit de combiner l’expérience d’Eaton en matière de gestion intelligente de l’énergie avec les technologies solaires d’Insolight. Il s’agit notamment d’examiner si les installations photovoltaïques d’Insolight peuvent être couplées aux systèmes de stockage sur batterie (BESS) et à l’infrastructure de recharge pour véhicules électriques d’Eaton. Dans ce cadre, Insolight prévoit d’installer plus de 100 projets d’une puissance de 300 mégawatts crête d’ici 2026. De son côté, Eaton veut soutenir les projets avec un savoir-faire technique et des formations produits.

    Les deux entreprises entendent également aider les agriculteurs concernés à intégrer, mettre en service et entretenir en permanence de nouveaux systèmes d’énergie durable. Les installations agrivoltaïques d’Insolight ne produisent pas seulement de l’électricité qui peut être utilisée dans les exploitations agricoles, mais elles offrent également une protection des plantations contre le vent, la grêle et les fortes pluies.

    « Cette collaboration avec Eaton représente une étape importante dans notre volonté de mettre sur le marché des solutions agrivoltaïques innovantes », a déclaré Luiggino Torrigiani, directeur du marketing et des partenariats chez Insolight, cité dans le communiqué. « Le partenariat avec Insolight nous permet d’étendre nos capacités au secteur de l’agrivoltaïsme, où l’efficacité énergétique peut avoir un impact réel en plus de la productivité agricole », ajoute Anne Lillywhite, vice-présidente senior et directrice générale de la transition énergétique, du numérique et des services chez Eaton.

  • L’aérodrome militaire d’Alpnach va être agrandi

    L’aérodrome militaire d’Alpnach va être agrandi

    Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports(DDPS) fait construire un nouveau garage pour véhicules et un atelier multifonctionnel sur l’aérodrome militaire d’Alpnach. Le DDPS investit au total 18 millions de francs dans ce projet. Le 21 août, le premier coup de pioche a été donné dans le cadre des travaux de construction prévus jusqu’au début 2026, informe le DDPS dans un communiqué. Selon ce dernier, environ deux tiers des contrats ont été attribués à des entreprises de Suisse centrale.

    La halle pour véhicules à un étage couvrira près de 2000 mètres carrés et sera construite dans la partie est de la base aérienne. Il abritera à l’avenir des véhicules spéciaux et du matériel d’intervention. L’énergie thermique du nouveau bâtiment sera fournie par des pieux énergétiques.

    Le nouvel atelier est une extension d’un hall existant dans la partie ouest de l’aérodrome. C’est là que seront entretenus à l’avenir les gros véhicules spéciaux. Le nouveau bâtiment d’environ 1400 mètres carrés accueillera un atelier, un garage et une station de lavage. Il abritera également des bureaux, des vestiaires et des locaux annexes pour le matériel d’exploitation. L’extension sera alimentée en énergie thermique par le chauffage urbain de la corporation d’Alpnach.

    Les deux constructions seront réalisées « selon des normes écologiques élevées », écrit le DDPS. Il est notamment prévu de construire des façades en lamelles de bois. Des panneaux photovoltaïques installés sur les deux toits devraient produire un total d’environ 324 mégawattheures d’électricité par an.

  • Le Programme Bâtiments pour la rénovation énergétique enregistre une demande record

    Le Programme Bâtiments pour la rénovation énergétique enregistre une demande record

    Le Programme Bâtiments de la Confédération et des cantons a connu une année record. Selon un communiqué de presse, des subventions d’un montant de 528 millions de francs ont été versées en 2023. Il s’agit du montant le plus élevé depuis l’introduction du programme en 2010 et d’une augmentation de 25% par rapport à l’année précédente.

    Les mesures subventionnées ont permis de réduire la consommation d’énergie des bâtiments de 11,2 milliards de kilowattheures et les émissions de CO2 de 3,4 millions de tonnes sur toute leur durée de vie, est-il précisé.

    Les raisons de la demande accrue sont les thèmes de la sécurité de l’approvisionnement énergétique et des économies d’énergie, qui sont toujours aussi présents dans l’esprit du public. Suite à l’augmentation des coûts de l’énergie, les cantons ont augmenté leurs budgets d’encouragement et parfois leurs subventions, créant ainsi des incitations dans le secteur de la rénovation.

    Il est également précisé qu’en plus des versements, les engagements de subventions pour des mesures énergétiques qui seront mises en œuvre et versées au cours des cinq prochaines années ont presque atteint, avec 587 millions de francs, leur valeur maximale de 2022, soit 592 millions de francs.

    La majeure partie de cette somme a été consacrée à des projets de rénovation des installations techniques des bâtiments. Les francs d’encouragement devraient être utilisés pour le remplacement de 26 500 chauffages au cours des prochaines années. Un montant de 114 millions de francs serait prévu pour les rénovations de systèmes.

    Outre les objectifs climatiques, le Programme Bâtiments a eu un effet positif sur l’emploi et la création de valeur. il a permis de générer 3000 équivalents temps plein et 150 millions de francs de valeur ajoutée supplémentaire dans le pays.

  • Une étude révèle des opportunités pour les façades végétalisées et les panneaux solaires

    Une étude révèle des opportunités pour les façades végétalisées et les panneaux solaires

    Dans le cadre du projet GreenPV, une équipe de recherche de la Haute école de Lucerne a développé des solutions innovantes pour la conception des façades de bâtiments. L’objectif était d’explorer le potentiel des installations photovoltaïques (PV) et de la végétalisation pour faire face aux défis croissants posés par le réchauffement climatique. Une brochure spécialement conçue pour les concepteurs et les maîtres d’ouvrage résume les conclusions et les recommandations du projet.

    L’importance de ces recherches est évidente si l’on considère les prévisions du National Center for Climate Services : La température moyenne annuelle en Suisse pourrait augmenter jusqu’à 5,4 degrés d’ici la fin du 21e siècle. Cela augmentera non seulement considérablement les besoins en énergie, notamment pour le refroidissement, mais aura également un impact sur le confort dans les bâtiments. Les installations photovoltaïques peuvent fournir de l’énergie au moment où elle est le plus nécessaire, c’est-à-dire lorsque le rayonnement solaire est intense. Parallèlement, les façades végétalisées offrent une alternative judicieuse dans les zones urbaines où les nouveaux espaces verts sont rares.

    Les façades, un potentiel inexploité
    « Alors que les avantages des systèmes photovoltaïques et de la végétalisation sont déjà de plus en plus utilisés sur les toits, les façades restent largement inexploitées jusqu’à présent », explique le Dr Silvia Domingo, chercheur à la HSLU. Pourtant, les façades offrent une excellente opportunité de production d’énergie et de végétalisation sans occuper de surface supplémentaire. Les installations photovoltaïques sur les façades sud s’avèrent particulièrement efficaces pendant la saison froide, car elles peuvent exploiter au mieux l’angle d’inclinaison bas du soleil.

    Cependant, l’étude montre également qu’il existe des obstacles à l’adoption plus large de ces technologies. Il s’agit notamment des défis financiers, du manque de directives et des inquiétudes concernant la sécurité incendie. Ces facteurs sont souvent source d’incertitude pour les maîtres d’ouvrage. Pour y remédier, l’équipe de recherche a rédigé une brochure contenant des recommandations pratiques pour l’application de systèmes photovoltaïques et de végétalisation sur les façades.

    Aspects visuels et synergies fonctionnelles
    Un autre obstacle identifié par le Dr Domingo est la perception esthétique des panneaux solaires sur les façades des bâtiments. Les panneaux solaires noirs ne correspondent souvent pas à l’idée visuelle que s’en font les maîtres d’ouvrage. Mais la recherche montre qu’à l’avenir, des panneaux solaires de différentes couleurs et textures pourraient être disponibles, sans perte significative d’efficacité.

    Outre les installations photovoltaïques, les façades végétalisées offrent de nombreux avantages qui vont bien au-delà de l’effet de refroidissement. Elles contribuent à la biodiversité, améliorent la qualité de l’air, réduisent la propagation du son et favorisent la rétention des eaux de pluie. Ces avantages sont particulièrement importants dans les zones urbaines denses, où ils peuvent améliorer considérablement la qualité de vie.

    La combinaison de la végétalisation et des installations PV
    L’étude de la HSLU montre que la végétalisation et les installations PV sur les façades peuvent souvent être bien combinées afin d’exploiter les synergies. Alors que les installations PV sur les zones de façade non ombragées et plus hautes assurent une production d’énergie maximale, les surfaces végétalisées déploient leur effet de refroidissement et d’absorption du bruit dans les zones proches du sol. Cette combinaison contribue à un climat de quartier plus agréable et à une production d’électricité respectueuse du climat.

    Achèvement du projet GreenPV
    Le projet GreenPV, qui a débuté en décembre 2021 et s’est poursuivi jusqu’à la mi-2024, a été financé par un large réseau de soutiens, dont l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) et plusieurs fondations. L’équipe du projet, dirigée par Gianrico Settembrini, a tiré de précieux enseignements qui ont été consignés dans une brochure désormais à la disposition des planificateurs, des constructeurs et des personnes intéressées.

    Avec les résultats du projet GreenPV, la HSLU apporte une contribution importante au développement durable dans le domaine de la construction et montre comment la végétalisation et les panneaux solaires peuvent être combinés sur les façades pour répondre efficacement aux défis du changement climatique.

  • Ouverture de l’unité NEST « STEP2

    Ouverture de l’unité NEST « STEP2

    Le 29 août 2024, le dernier module de bâtiment « STEP2 » a été officiellement inauguré dans le bâtiment de recherche et d’innovation NEST de l’Empa. Ce module de deux étages, situé au sud-est de NEST, réunit un grand nombre d’innovations qui visent toutes à réduire de manière significative la consommation de matériaux et d’énergie dans l’industrie du bâtiment et à promouvoir des méthodes de construction économes en ressources.

    En Suisse, le secteur de la construction est responsable de la majeure partie de la consommation de matières premières, de la production de déchets et d’un tiers des émissions de CO2. Avec le bâtiment NEST, l’Empa poursuit, en collaboration avec plus de 150 partenaires, l’objectif de développer de nouvelles technologies et de nouveaux matériaux jusqu’à ce qu’ils soient prêts à être commercialisés. L’unité « STEP2 » est le dernier exemple en date de la transformation de cette vision en réalité.

    De l’escalier numérique à la façade adaptative
    En entrant dans l’unité « STEP2 », on remarque immédiatement le plafond nervuré innovant en filigrane. Développé par une équipe interdisciplinaire, il permet des portées allant jusqu’à 14 mètres, idéales pour la construction de bureaux et d’immeubles de grande hauteur. Grâce à des méthodes de planification numériques et à des coffrages imprimés en 3D, le coût des matériaux a pu être réduit de 40 % sans faire de compromis sur la stabilité. Le plafond remplit également des fonctions importantes en matière d’acoustique des locaux et de masse d’accumulation thermique.

    L’escalier en béton incurvé « Cadenza », qui constitue le cœur du bâtiment, est une autre prouesse technologique. Il a été réalisé à l’aide de conceptions assistées par ordinateur et de technologies d’impression 3D, ce qui a permis une construction extrêmement efficace en termes de matériaux. Cet escalier illustre parfaitement comment les technologies de fabrication numérique peuvent contribuer à des solutions de conception innovantes et durables dans le domaine de la construction.

    Concept énergétique global et matériaux innovants
    L’unité « STEP2 » s’appuie sur un concept intégré d’énergie et de confort, développé en collaboration avec des ingénieurs de premier plan. La nouvelle façade double peau, dotée d’une technologie d’ombrage moderne et d’une ventilation naturelle contrôlée, joue un rôle central dans l’efficacité énergétique du bâtiment. Cette façade sert également de plateforme d’essai afin de pouvoir intégrer facilement de nouvelles technologies à l’avenir.

    STEP2″ mise également sur l’innovation et la durabilité en ce qui concerne les matériaux utilisés. Ainsi, les panneaux muraux et de sol ont été fabriqués à partir de déchets recyclés tels que des fibres de denim, des gobelets en carton et du marc de café. Ces matériaux réduisent non seulement le besoin de nouvelles matières premières, mais contribuent également à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    Co-création et commercialisation
    Le développement de l’unité « STEP2 » s’est fait dans le cadre d’une approche de co-création, où tous les partenaires impliqués ont travaillé en étroite collaboration dès le début. Cette approche a permis de développer des solutions commercialisables qui ont un réel avenir dans l’industrie de la construction. Pour BASF, partenaire principal du projet, « STEP2 » offre l’environnement idéal pour traduire son savoir-faire chimique en solutions de construction concrètes et durables.

    « STEP2 » est plus qu’un simple module de bâtiment – c’est un environnement d’innovation réel qui montre comment la recherche et l’industrie peuvent collaborer avec succès pour amener les technologies durables à la maturité commerciale. L’unité servira à l’avenir de lieu de travail et d’atelier d’innovation pour réaliser de nouvelles avancées dans le domaine de la construction durable.

  • Une clé pour lutter contre la pénurie de logements dans la ville de Zurich

    Une clé pour lutter contre la pénurie de logements dans la ville de Zurich

    La pénurie de logements dans la ville de Zurich est alarmante. Avec un taux de vacance de seulement 0,06%, il existe un besoin massif de nouveaux logements. Une initiative interpartis s’attaque précisément à ce problème et demande l’adaptation des règles de construction afin de pouvoir surélever les bâtiments existants sur l’ensemble du territoire. Cette mesure pourrait contribuer à créer rapidement des logements supplémentaires et à contrer l’énorme pression sur le marché du logement zurichois.

    La construction en bois, une solution idéale pour les surélévations
    En raison de son faible poids, la construction en bois se prête particulièrement bien aux surélévations. Par rapport aux matériaux de construction massifs, le bois permet d’agrandir des bâtiments existants sans imposer de contraintes importantes aux structures sous-jacentes. Il est même possible de réaliser des surélévations de plusieurs étages sans qu’il soit nécessaire de procéder à des renforcements statiques importants. De plus, le bois marque des points grâce à ses excellentes propriétés énergétiques, ce qui permet de réaliser des économies significatives sur les coûts de chauffage.

    Synergie entre gain d’espace et efficacité énergétique
    Les surélévations offrent non seulement un espace de vie supplémentaire, mais aussi la possibilité de rénover l’ensemble de l’enveloppe du bâtiment et d’en optimiser l’efficacité énergétique. Cela améliore l’efficacité énergétique de l’ensemble du bâtiment, ce qui se traduit par une réduction des coûts d’exploitation à long terme. Le nouvel espace créé, généralement de grande qualité et donc facile à louer, contribue à amortir l’investissement dans la surélévation et la rénovation énergétique.

    L’initiative bénéficie d’un large soutien
    L’initiative « Davantage de logements par surélévation – compatible avec le développement durable du quartier » a déjà reçu un large soutien. Plus de 4000 signatures ont été déposées avant même la fin du délai de collecte, ce qui souligne le grand intérêt de la population pour cette solution. La mise en œuvre de cette initiative pourrait constituer une étape importante pour lutter efficacement contre la pénurie de logements à Zurich tout en encourageant les pratiques de construction durable.

  • Constructions hybrides en bois, béton et acier

    Constructions hybrides en bois, béton et acier

    Intégration et technologies d’assemblage
    L’un des principaux défis des constructions hybrides réside dans l’intégration de différents matériaux. L’assemblage du bois et du béton nécessite l’utilisation d’éléments de liaison spécifiques pour tenir compte des différentes propriétés des matériaux, comme la sensibilité du bois à l’humidité.

    Développer la compréhension des éléments de construction à structure mixte
    Les éléments de construction hybrides associent deux matériaux ou plus, soigneusement sélectionnés pour leurs propriétés spécifiques. Un exemple est la combinaison du béton, qui peut supporter des forces de compression, et de l’acier, qui est responsable des forces de traction. Cette combinaison permet de créer des constructions innovantes qui ne seraient pas réalisables avec les différents matériaux seuls.

    Applications dans le domaine des éléments de construction préfabriqués
    Dans le domaine de la construction préfabriquée, les méthodes de construction hybrides sont notamment utilisées pour la production d’éléments de construction volumineux et lourds. Dans ce cas, les éléments de construction sont d’abord fabriqués séparément, puis assemblés ultérieurement pour former un ensemble. Cette approche permet une conception plus flexible et simplifie le transport et l’assemblage.

    Combinaisons révolutionnaires pour les plafonds
    Les constructions innovantes de plafonds avec une section en sandwich utilisent des technologies hybrides pour produire des éléments de construction à la fois robustes et légers. Cette technologie de pointe permet d’intégrer des systèmes d’installation et contribue à l’efficacité énergétique du bâtiment.

    Association du bois et du béton
    L’association du bois et du béton dans les plafonds permet de combiner les points forts des deux matériaux et de compenser leurs faiblesses. Le bois peut jouer un rôle porteur, tandis que le béton est utilisé pour l’isolation acoustique et l’intégration de systèmes de chauffage ou de refroidissement.

    Des progrès innovants pour l’avenir
    Le développement des méthodes de construction hybrides vise à permettre des techniques de construction plus performantes, moins coûteuses et plus respectueuses de l’environnement. Cela implique d’améliorer les méthodes de fabrication, d’augmenter la capacité de charge et d’accélérer le processus de construction. Dans l’ensemble, les constructions hybrides représentent une approche tournée vers l’avenir dans le domaine de la construction, qui combine les avantages de différents matériaux pour créer des structures efficaces, durables et esthétiques.

  • Projet pilote pour la réduction de la demande d’énergie dans la technologie du bâtiment

    Projet pilote pour la réduction de la demande d’énergie dans la technologie du bâtiment

    L’intelligence artificielle pourrait contribuer à réduire la consommation d’énergie dans le secteur de la gestion technique des bâtiments. Selon un communiqué, Hälg AG, société basée dans la région du lac de Constance à Saint-Gall et active dans le domaine de la technique du bâtiment, a lancé un projet pilote pour la technologie logicielle basée sur l’IA R8 Digital Operator du fabricant R8 Technologies.

    Les tests doivent permettre de déterminer le potentiel d’économie d’énergie du système de contrôle des bâtiments sur des installations appartenant au groupe au siège social à Saint-Gall. Le logiciel utilise des algorithmes développés à l’aide de l’IA, « qui surveillent les besoins des différentes pièces du bâtiment et les optimisent automatiquement », indique le communiqué.

    Le fabricant, dont le siège social est en Estonie, promet des commandes efficaces et durables pour les installations domotiques. Par rapport aux systèmes d’automatisation des bâtiments traditionnels, les adaptations se déroulent, selon le communiqué, « simultanément grâce au contrôle intelligent, proactif et prédictif, et assurent des optimisations automatiques des installations techniques des bâtiments ».

    La phase de test s’étendra sur un an à un an et demi et prendra en compte les données des quatre saisons. C’est la durée de la période de réglage de R8. Dès que les résultats seront disponibles, Hälg décidera s’il est possible de poursuivre la collaboration avec R8 en tant que distributeur exclusif de la solution en Suisse.

  • Une entreprise s’assure 3 millions de francs pour le stockage d’énergie par air comprimé

    Une entreprise s’assure 3 millions de francs pour le stockage d’énergie par air comprimé

    Green-Y Energy AG a conclu avec succès un tour de financement de 3 millions de francs suisses sous la direction du fonds suisse Global Impact Fund AG. Avec ce capital supplémentaire, l’entreprise spécialisée dans le stockage d’énergie par air comprimé, dont le siège est à Hasle près de Berthoud, entend continuer à optimiser sa nouvelle technologie de stockage et à accélérer la commercialisation de ses installations, a déclaré son CEO Rafik Barhoumi, cité dans un communiqué de presse. La solution est considérée comme particulièrement durable, car elle stocke l’électricité photovoltaïque à l’aide d’air comprimé et permet en outre de fournir de la chaleur et du froid dans les bâtiments et les processus.

    Après une phase de développement de quatre ans, une installation pilote d’une capacité totale de 100 kilowattheures a été lancée avec succès en 2023, est-il précisé. Elle permet d’optimiser l’autoconsommation dans les zones commerciales. Dans les immeubles d’habitation et de bureaux, le système pourrait soutenir le chauffage des locaux, la production d’eau chaude et le refroidissement. Les entreprises industrielles peuvent utiliser la chaleur et le froid générés dans les processus de production.

    L’installation est « économiquement et écologiquement judicieuse lorsque le stockage de l’énergie électrique est combiné à l’utilisation de la chaleur ou du froid. C’est pourquoi les accumulateurs à air comprimé sont particulièrement adaptés aux quartiers, aux grands immeubles de bureaux et à l’industrie », explique Christian Ochsenbein, expert en technologies de stockage et directeur du Swiss Battery Technology Center.

  • Un nouvel immeuble commercial doté d’une technologie énergétique innovante

    Un nouvel immeuble commercial doté d’une technologie énergétique innovante

    Immatica AG a obtenu début 2024 le permis de construire pour un bâtiment commercial sur le site de Matica AG à Kaltenbach, dont elle fait partie. Matica AG est spécialisée dans la fabrication d’accumulateurs à haute efficacité énergétique et dans la construction de réservoirs spéciaux. Le nouveau bâtiment de 1500 mètres carrés sera loué à partir de début 2025 par Post AG, l’ancien site de Stein am Rhein SH étant devenu trop petit, peut-on lire dans un communiqué.

    Le toit plat sera équipé d’une installation photovoltaïque (PV) de 1000 mètres carrés. Une nouvelle technologie de stockage devrait également permettre d’alimenter le bâtiment en énergie solaire en hiver. Grâce à une pompe à chaleur à sorption (SWP), le potentiel de l’énergie solaire peut être stocké aussi longtemps que nécessaire par un processus chimique. Le processus d’inversion produit de la chaleur qui peut être utilisée pour le chauffage en hiver. La SWP résout plusieurs défis de la transition énergétique : Du point de vue de l’exploitant de l’installation, elle augmente le taux d’utilisation propre de l’installation photovoltaïque et amortit ainsi mieux les fluctuations des prix de l’énergie, peut-on lire dans le communiqué. En outre, elle contribue à réduire les fluctuations saisonnières du réseau électrique. Elle soulage ainsi le réseau et réduit l’extension nécessaire du réseau. L’utilisation de l’installation photovoltaïque d’une puissance annuelle d’environ 215 kilowatts-crête permettrait d’économiser 33 tonnes de CO2 par an.

    D’ici 2030, Post AG souhaite que toutes ses lettres soient livrées sans impact sur le climat. L’électricité générée par l’installation photovoltaïque devrait alimenter toutes les installations électriques du bâtiment ainsi que l’infrastructure de recharge électrique pour les véhicules électriques. La SWP de Kaltenbach est la deuxième installation pilote mise en œuvre par Matica AG en collaboration avec la Haute école de Lucerne et Helbling Technik AG. En été 2024, une première installation commencera à fonctionner dans le centre de collecte des carcasses d’animaux de la ville de Frauenfeld.

  • Rénovation durable des infrastructures dans le canton de Vaud

    Rénovation durable des infrastructures dans le canton de Vaud

    Le groupe Hilcona, basé à Schaan, veut investir dans le renouvellement de l’infrastructure de son site d’Orbe dans le canton de Vaud. Comme l’indique un communiqué de presse, il est prévu de remplacer les tuyauteries, les machines frigorifiques et les compresseurs d’air. La reconstruction sera effectuée de manière à ce qu’à la fin des travaux, la chaleur résiduelle des machines frigorifiques soit utilisée pour la production d’eau chaude dans l’entreprise. L’eau chaude est utilisée pour les travaux de nettoyage quotidiens chez Hilcona. Selon l’entreprise, la nouvelle production d’eau chaude permet d’économiser deux tiers de la quantité de gaz naturel nécessaire. En conséquence, les émissions de CO2 sont également réduites.

    « La révision de cette machine frigorifique est une nouvelle étape importante sur notre chemin vers plus de durabilité », déclare Lionel Monteiro du département d’ingénierie d’Hilcona à Orbe, cité dans le communiqué. « L’empreinte carbone de l’ensemble de l’entreprise peut être encore réduite grâce à l’utilisation de la chaleur résiduelle », ajoute Andrea Gerber, responsable du développement durable du groupe Hilcona.

  • SAK et NORM s’associent pour améliorer l’efficacité énergétique

    SAK et NORM s’associent pour améliorer l’efficacité énergétique

    Gallisch-Appenzellische Kraftwerke AG(SAK) a conclu un partenariat avec Norm Technologies(NORM) de Zurich. NORM détermine l’efficacité énergétique des bâtiments ainsi que leurs émissions de CO2 et les possibilités de rénovation. NORM a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du bâtiment.

    « Ce partenariat avec NORM est conforme à notre engagement de promouvoir des solutions innovantes qui aident nos clients à améliorer leur efficacité énergétique et à contribuer activement à la protection de l’environnement », a déclaré Philipp Inderbitzin, responsable des solutions énergétiques à la SAK, cité dans un communiqué. Grâce à cette collaboration, SAK peut proposer à ses clients une analyse énergétique globale de leurs biens immobiliers.

    La première étape de l’analyse se fait numériquement et gratuitement via le site Internet de SAK. Dans un deuxième temps, des experts en énergie effectuent une analyse plus approfondie et indiquent les possibilités d’un plan de rénovation individuel. L’expertise de NORM permet à la SAK d’atteindre son objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2040, ce qui soutient les objectifs de la loi suisse sur le climat et l’innovation, peut-on lire dans le communiqué. En contrepartie, « la collaboration avec un partenaire établi comme la SAK nous permet de faire un pas de plus vers notre vision de la décarbonisation du secteur immobilier », déclare le fondateur de NORM, Gian Reto à Porta.

  • NEST sert d’installation pilote à un projet européen

    NEST sert d’installation pilote à un projet européen

    Le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) fait partie du consortium international du projet derecherche HorizonEurope HEATWISE, qui vient d’être lancé pour une durée de trois ans. Il s’agit, dans les bâtiments dotés d’une importante infrastructure informatique, d’intégrer complètement la chaleur résiduelle de ces systèmes dans la gestion technique du bâtiment.

    « L’objectif est d’atteindre le principe du zéro déchet », explique Binod Koirala du Urban Energy Systems Lab de l’Empa dans un communiqué de presse. « Cela signifie que nous voulons récupérer autant que possible toute la chaleur perdue et l’intégrer dans le système de chauffage des bâtiments » Dans ce cadre, l’équipe de l’Empa a pour mission, dans un premier temps, d’identifier le potentiel de gains de chaleur dans le bâtiment de recherche NEST de l’Empa. Il s’agit de prendre en compte non seulement la chaleur dégagée par le centre de microcalcul situé dans son sous-sol et par les ordinateurs dans les bureaux, mais aussi l’influence des personnes présentes sur la température ambiante.

    A partir des données ainsi obtenues, les chercheurs souhaitent élaborer des algorithmes de contrôle prédictifs qui couplent la gestion énergétique de l’infrastructure informatique avec la gestion technique du bâtiment. Ils seront ensuite installés dans trois autres installations pilotes en plus du NEST : dans des bâtiments de l’université danoise d’Aalborg, dans une usine automobile en Turquie et dans un centre de recherche et de développement informatique en Pologne.

    Au NEST, le refroidissement par air du centre de données est complété par le nouveau système de refroidissement liquide sur puce développé par ZutaCore, partenaire israélien du projet. La chaleur ainsi récupérée, qui peut atteindre 70 degrés, permet par exemple d’alimenter les douches du bâtiment.

  • Guide pour un aménagement du territoire durable en Suisse

    Guide pour un aménagement du territoire durable en Suisse

    La conception traditionnelle des périphéries comme étant des zones rurales ou montagneuses éloignées est remise en question dans la dernière analyse du Conseil de l’aménagement du territoire. En élargissant sa compréhension des périphéries, y compris des espaces urbains et suburbains, le Conseil recommande une approche adaptée de ces régions diversifiées afin d’exploiter durablement leur potentiel de développement.

    Ce rapport, publié tous les quatre ans, éclaire les évolutions territoriales de Neuchâtel et propose une évaluation de la mise en œuvre de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire et du plan directeur cantonal de 2019, en mettant l’accent sur le développement interne, la coordination de la mobilité et le développement qualitatif des espaces de vie. En outre, la protection du climat, la biodiversité, la préservation des terres agricoles et l’efficacité énergétique sont prises en compte.

    Points clés et recommandations d’action

    1. Définition et compréhension des périphéries – Le rapport encourage à concevoir les périphéries comme des espaces dynamiques qui peuvent présenter des caractéristiques à la fois urbaines et rurales. Ces zones ne sont pas seulement définies par leur situation géographique, mais aussi par des facteurs socio-économiques.
    2. Dialogue et connaissances – Les échanges directs avec les représentants des différentes périphéries ont permis au Conseil de recueillir des informations précieuses. Ces interactions ont révélé que la vision traditionnelle des zones périphériques comme étant défavorisées et laissées pour compte ne correspond pas à la réalité.
    3. Périphéries vivantes – Le rapport présente l’idée des « Périphéries vivantes » comme des lieux d’engagement et d’innovation où les gens développent des solutions aux défis sociaux et économiques.
    4. Défis et opportunités – Malgré des défis spécifiques tels que l’absence d’une masse critique d’acteurs ou des pressions pour s’adapter, les périphéries offrent des opportunités uniques pour le développement durable et l’innovation.
    5. Recommandations pour l’avenir – Afin de promouvoir les périphéries en tant qu’espaces vivants et résilients, la Confédération, les cantons et les communes devraient promouvoir des approches innovantes en matière de logement, de mobilité, d’économie, de tourisme et d’énergie. L’accent est mis sur un développement durable fort qui donne la priorité à une biosphère saine et à un environnement non pollué.

    Le rapport ROR incite à repenser l’aménagement du territoire et souligne l’importance d’une réflexion transversale et de stratégies à valeur ajoutée. Il invite la Confédération, les cantons et les communes à œuvrer ensemble pour des périphéries vivantes qui servent d’impulsion à une société durable et inclusive.
    Vous trouverez la documentation sur : https://regiosuisse.ch/sites/default/files/2024-02/Lebendige_Peripherien.pdf

  • Toiture solaire pliante : une étape importante pour Appenzell Rhodes-Intérieures

    Toiture solaire pliante : une étape importante pour Appenzell Rhodes-Intérieures

    Lors de la récente journée portes ouvertes de la station d’épuration des eaux usées (STEP) d’Appenzell Rhodes-Intérieures, le dernier projet – un ingénieux toit solaire pliant – a attiré environ 200 visiteurs intéressés. Cette installation innovante démontre l’alliance de l’efficacité énergétique et de la protection de l’environnement en couvrant 80% des besoins énergétiques de la STEP et en minimisant la formation d’algues dans les bassins d’épuration.

    Ruedi Ulmann, le maître d’ouvrage du projet, a souligné dans son discours l’importance du projet pour la stratégie régionale en matière d’énergie et de climat et a mis en avant le soutien du Grand Conseil. Le toit solaire pliant, dont la construction permet à la fois d’optimiser l’exploitation technique et de réduire l’impact environnemental, a été béni par le prêtre de la paroisse Lukas Hidber.

    Le toit solaire pliant impressionne par sa construction légère, qui permet un accès illimité à l’installation et la protège des intempéries grâce à un logiciel de commande intelligent. L’allongement de la durée de vie des modules qui en résulte et la réduction de la croissance des algues entraînent une baisse des coûts d’exploitation. L’utilisation innovante des technologies solaires et de biogaz à la STEP d’Appenzell Rhodes-Intérieures est un exemple d’avenir de l’utilisation efficace des énergies renouvelables dans les installations municipales.

  • Grande affluence d’exposants pour BAU 2025

    Grande affluence d’exposants pour BAU 2025

    L’année dernière a eu lieu la quatorzième série d’appels d’offres concurrentiels visant à améliorer l’efficacité énergétique dans différents secteurs. Avec l’approbation de 77 nouveaux projets financés à hauteur de 17,9 millions de francs suisses, 2023 a établi un nouveau standard dans l’histoire de cette initiative. Cette évolution se reflète également dans le nombre total de demandes de projets soumises, qui a atteint 126, soit une augmentation d’environ 30% par rapport à l’année précédente. Une procédure d’approbation simplifiée et accélérée, mise en place fin 2021, a largement contribué à cette augmentation.

    Le soutien total en 2023 s’est élevé à 33 millions de francs, répartis entre huit programmes et 77 projets, avec un rapport coût/bénéfice de 3,1 centimes par kWh, frais d’exécution compris. Les économies d’énergie permises par ces initiatives sont estimées à environ 62 gigawattheures par an. Cela correspond à la consommation d’environ 14.000 ménages suisses et souligne le potentiel de ces mesures pour réduire la consommation d’énergie.

    L’éventail des projets soutenus va du renouvellement des installations commerciales de cuisine et de réfrigération à l’optimisation des processus de production par le remplacement des entraînements électriques dans l’industrie. Cela montre l’étendue des approches d’amélioration de l’efficacité énergétique couvertes par les appels d’offres.

    Pour 2024, une série spéciale de soumissions pour des projets avec des coûts d’investissement plus élevés sera poursuivie afin d’encourager les grands investissements ciblés dans l’efficacité énergétique. Les demandes de projets peuvent être soumises en continu et de manière entièrement numérique, avec des délais spécifiques pour les grands projets dont le volume de financement est supérieur à deux millions et inférieur ou égal à six millions de francs.

    Ces développements illustrent l’importance croissante des mesures d’efficacité énergétique dans l’économie suisse et le rôle des appels d’offres concurrentiels en tant qu’instrument central de promotion de ces efforts. L’adaptation et l’extension continues du programme signalent un engagement fort en faveur de la réduction de la consommation d’énergie et du soutien des objectifs de durabilité dans la gestion immobilière et au-delà.

  • Lancement du concours pour l' »Aerogel Architecture Award 2024

    Lancement du concours pour l’ »Aerogel Architecture Award 2024

    La quatrième édition de l’ »Aerogel Architecture Award » recherche des exemples inspirants d’utilisation de l’aérogel dans l’architecture et la construction. Le concours, qui se déroule dans les catégories « Solutions réalisées » et « Projets d’étudiants », offre une plate-forme unique pour présenter et récompenser des idées et des projets innovants. Un jury d’experts sélectionnera parmi toutes les soumissions les finalistes qui concourront pour l’ »Aerogel Architecture Award 2024″ lors d’un événement qui se tiendra le 12 juillet 2024 sur le campus de l’Empa à Dübendorf.

    Peuvent participer les bureaux d’architectes et d’ingénieurs civils ayant des projets de rénovation, de réhabilitation ou de construction. De même, les étudiants en architecture et en génie civil sont invités à soumettre leurs projets et leurs propositions d’utilisation de l’aérogel. Tous les projets seront évalués dans le cadre d’un processus de sélection qui se déroulera en anglais. Les projets de rénovation réalisés pour des bâtiments classés, améliorés à l’aide de matériaux isolants en aérogel, seront particulièrement recommandés.

    La cérémonie de remise des prix, qui aura lieu le 12 juillet 2024 dans le bâtiment NEST sur le campus de l’Empa à Dübendorf, sera retransmise en direct au public. Les projets gagnants recevront non seulement une reconnaissance et une attention publique, mais seront également publiés dans des revues internationales et sur des plateformes en ligne.

    Les personnes intéressées sont invitées à soumettre leurs projets sous la forme d’un fichier ZIP ou RAR avant la date limite de soumission. Les soumissions doivent inclure un poster PDF au format A1, des images JPEG du projet, des détails sur l’utilisation de l’isolation par aérogel et un formulaire d’inscription avec une description détaillée du projet. En participant au concours, les participants acceptent que leur projet soit publié et confirment qu’ils respectent les droits sur les images, les graphiques et les dessins de leurs soumissions.

  • « Green Deal pour les Grisons » Nouvelle construction de la base de transport de Coire

    « Green Deal pour les Grisons » Nouvelle construction de la base de transport de Coire

    Le projet gagnant, baptisé « FAR », a été développé par l’équipe de planification générale Comamala Ismail Architectes et Andreas Lütscher Baumanagement AG. Il se distingue par son design architectural attrayant, mais aussi par sa durabilité et sa fonctionnalité.

    La construction sert de modèle dans le cadre du « Green Deal pour les Grisons » et fixe de nouveaux critères de référence pour la construction durable. Il est conçu comme un bâtiment répondant à la norme Minergie-A-Eco avec un objectif de zéro net. Le bâtiment intègre notamment des panneaux photovoltaïques et met l’accent sur des méthodes de construction efficaces sur le plan énergétique et respectueuses de l’environnement. Les principes de durabilité s’appliquent à l’ensemble du cycle de vie du bâtiment, de la phase de conception à la déconstruction.

    Le nouveau site de Coire Sud est stratégiquement situé à l’entrée de l’autoroute A13. Cela permet à la police cantonale d’agir rapidement et efficacement dans la région allant de Maienfeld à Viamala. Grâce à la fréquence élevée du trafic dans la région de Coire, le site offre des conditions optimales pour un travail efficace de police de la circulation.

    La consolidation des bases actuelles de Coire et de Thusis contribue à une meilleure répartition des ressources et à l’efficacité des moyens d’intervention de la police.

    Outre l’efficacité énergétique, le projet met l’accent sur d’autres aspects de la durabilité, tels que l’efficacité des ressources, l’économie circulaire et un microclimat adapté. Le bâtiment contribue ainsi à la préservation des ressources environnementales et favorise en outre la biodiversité.

    Dans l’ensemble, la base de transport prévue représente un projet ambitieux qui pose de nouveaux jalons dans de nombreux domaines, de la conception au design en passant par la durabilité et la fonctionnalité.

  • Le Parlement s’accorde sur le développement des énergies renouvelables

    Le Parlement s’accorde sur le développement des énergies renouvelables

    Le 26 septembre, le Conseil national a ouvert la voie à un accord avec le Conseil des Etats sur la loi fédérale sur la sécurité de l’approvisionnement en électricité grâce aux énergies renouvelables. Le décret dit « manteau énergétique » fixe des objectifs contraignants pour le développement des énergies renouvelables et prolonge des instruments de promotion jusqu’ici limités dans le temps. L’accent est mis sur la sécurité de l’approvisionnement en électricité après l’abandon du nucléaire, et notamment sur l’approvisionnement en électricité en hiver.

    En dernier lieu, Kurt Egger (GP/TG) a ouvert la voie à un accord. Selon le procès-verbal du Conseil national, il a retiré une proposition de la minorité qui aurait imposé la construction d’installations photovoltaïques sur les nouveaux parkings de 500 mètres carrés ou plus à partir de 2030. M. Egger a également regretté que la nouvelle loi n’impose l’obligation d’installer des panneaux solaires dans les nouvelles constructions qu’à partir d’une surface de 300 mètres carrés.

    Auparavant, le Conseil des Etats avait fait des concessions à la Chambre haute. Ainsi, la réduction du débit résiduel des centrales hydroélectriques ne peut être autorisée qu’en cas de menace de pénurie d’électricité. La Chambre haute a également approuvé la proposition du Conseil national d’introduire un marché pour les mesures d’efficacité énergétique.

    Le conseiller fédéral Albert Rösti a remercié les deux chambres pour leur capacité à trouver un compromis. Il espère que le Parlement a ainsi obtenu une « satisfaction moyenne » de toutes les parties. Selon lui, la loi permettra à la Suisse de produire 3 à 5 térawattheures supplémentaires d’électricité en hiver au cours des cinq à dix prochaines années. « Nous serons alors à nouveau du côté de la sécurité », a déclaré Rösti. Mais pour cela, il faut de nouveaux projets hydroélectriques, notamment au Grimsel, au Trift et au Gorner, ainsi que des installations solaires alpines.

    La nouvelle loi fédérale devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2025. Mais le débat politique se poursuit. Kurt Egger a ainsi indiqué que les Verts allaient lancer leur initiative solaire pour rendre obligatoire l’installation de panneaux solaires sur les toits et les façades des nouveaux bâtiments.

  • Regio Energie Solothurn décernera deux prix en 2023

    Regio Energie Solothurn décernera deux prix en 2023

    Dans le cadre de son forum annuel sur l’énergie,Regio Energie Solothurn n’a pas décerné comme d’habitude un seul prix pour l’efficacité énergétique, la protection du climat et la durabilité. Cette année, selon un communiqué, deux organisations ont été récompensées à la place : l’association Restessbar Solothurn et la fondation Discherheim Solothurn.

    L’association Restessbar sauve des aliments. Depuis 2017, ses membres collectent bénévolement auprès d’entreprises partenaires des fruits, des légumes, des pâtisseries et des boissons qui auraient autrement fini à la poubelle. Ils sont ensuite triés et distribués à environ 300 personnes lors de douze tournées par semaine. Environ 26 tonnes de nourriture encore consommable sont ainsi sauvées de l’élimination chaque année. En outre, l’association mène un travail d’information contre le gaspillage alimentaire et soutient les élèves dans l’élaboration d’un livre de cuisine.

    Au Discherheim, « on veille à ce que tout ce que l’on fait ait un effet aussi durable que possible », explique Regio Energie Solothurn. Sur les trois sites de la fondation, qui propose des logements et des emplois à des personnes handicapées, cela s’applique également à l’efficacité énergétique et à la préservation des ressources, tant pour la conversion de la source de chauffage que pour la flotte de six véhicules à la propulsion électrique. L’électricité utilisée provient d’une installation photovoltaïque interne. En outre, le biotope, les haies, la prairie naturelle, les hôtels à insectes et les nichoirs à oiseaux contribuent à la biodiversité.

  • Une gestion intelligente des bâtiments grâce à l’innovation partagée

    Une gestion intelligente des bâtiments grâce à l’innovation partagée

    L’immobilier doit aujourd’hui répondre à de nombreuses exigences. En tant que principaux responsables des émissions de CO2 dans notre pays, ils jouent un rôle central dans la politique climatique et énergétique de la Suisse. Les exigences en matière d’utilisation économique et efficace de l’énergie dans les bâtiments sont donc très élevées. En contrepartie, les utilisateurs sont de plus en plus exigeants en matière de sécurité et de confort, tout en réduisant la complexité de l’application. L’une des composantes de la solution à ces exigences parfois contradictoires réside dans la mise en réseau numérique des capteurs et des appareils dans les bâtiments.

    Des partenariats précieux en tant que moteurs de l’innovation
    La coopération avec le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) à Dübendorf s’avère être un partenariat extrêmement précieux et fructueux dans la perspective du développement de bâtiments intelligents et durables. Dans le bâtiment modulaire de recherche et d’innovation NEST, l’Empa développe et teste des technologies, des systèmes et des matériaux en collaboration avec des partenaires issus de la recherche, de l’économie et du secteur public.

    Dans le cadre de l’unité HiLo (« High Performance – Low Emissions ») du NEST, Bouygues Energies & Services a fourni des composants HVAC préfabriqués. Grâce à la modélisation des informations du bâtiment (BIM), une planification de l’usine et du montage, y compris les indications du fabricant, a été créée, permettant de commander les matériaux directement à partir du modèle. Dans l’unité NEST « Sprint », l’Empa a mis en œuvre avec succès la construction circulaire et l’exploitation minière urbaine. Des espaces de bureaux flexibles ont pu être créés en très peu de temps à partir de matériaux et d’éléments de construction réutilisés, tout en préservant les ressources.

    Dans le domaine du contrôle prédictif (« predictive control »), les algorithmes d’apprentissage permettent de réaliser des économies d’énergie considérables par rapport aux algorithmes de contrôle conventionnels basés sur des règles, tout en améliorant le confort et la convivialité des systèmes de construction.

  • The Circle : le plus grand bâtiment Minergie de Suisse certifié

    The Circle : le plus grand bâtiment Minergie de Suisse certifié

    La certification Minergie et LEED fait partie intégrante de la planification et de la construction au Cercle depuis 12 ans. En présence de Christian Appert, CEO Amstein + Walthert AG, Martin Kull, CEO et propriétaire HRS Real Estate AG, Daniel Scheifele, Chief Real Estate Officer, Flughafen Zürich AG, Giorgio Engeli, Head Real Estate Portfolio Management Switzerland, Swiss Life Asset Managers , et Stefan Feldmann, Head The Circle, Flughafen Zürich AG, l'équipe autour de The Circle a célébré le lundi 27 juin 2022, l'objectif qu'ils ont maintenant atteint.

    Beau, fonctionnel, optimisé pour le climat
    Avec une bonne surface de référence énergétique de 200 000 m 2 , le cercle représentait 6 % de la surface certifiée Minergie l'année de la certification provisoire, mais n'était qu'un bâtiment parmi environ 1 900. Cela montre la taille et l'importance de ce bâtiment extraordinaire dans le contexte suisse. Le Circle est le plus grand bâtiment certifié Minergie de Suisse. Selon le conseiller gouvernemental Marc Mächler, le certificat Minergie signifie qu'en plus de toutes les autres exigences et utilisations, le bâtiment est également optimisé pour le climat. Optimisé pour le climat signifie « que ce bâtiment n'accélère pas le changement climatique et qu'il utilise les ressources avec précaution. Il est efficace et fonctionne presque entièrement avec des énergies renouvelables au lieu d'énergies fossiles.  

    Grâce à une coopération intensive entre l'organisme de certification Minergie et les responsables du cercle, les exigences élevées du label de qualité Minergie pour l'enveloppe du bâtiment et la ventilation ont également pu être satisfaites. Andreas Meyer Primavesi, directeur général de Minergie, se réjouit que le résultat profite finalement à tout le monde : « Surtout avec les prix actuels de l'énergie, chaque kilowattheure d'énergie économisé en vaut la peine – non seulement pour le climat, mais aussi financièrement ».

    Vers un avenir énergétique net zéro
    Avec le premier label de construction suisse Minergie, plus de 12 millions de tonnes de CO 2 et 67 millions de mégawattheures d'énergie ont été économisés depuis 1998 grâce à plus de 53 000 bâtiments Minergie par rapport aux exigences légales minimales. Minergie certifie environ 3 millions de m 2 de surface de référence énergétique par an. En étroite coordination avec les cantons, Minergie montre toujours la voie et est donc pionnière dans les lois cantonales sur l'énergie. Cette interaction a fonctionné depuis le début et se poursuit avec succès. Minergie étudie actuellement de très près l'énergie utilisée et les émissions de gaz à effet de serre dans la construction d'un bâtiment. Et deuxièmement, Minergie s'efforce d'améliorer la phase d'exploitation : De nombreuses données numérisées du bâtiment sont utilisées pour mesurer les flux d'énergie pendant l'exploitation afin de procéder ensuite, si nécessaire, à une optimisation opérationnelle sur la base de la surveillance. Depuis des années, le fonctionnement sans énergie fossile – même avec la modernisation – Minergie tend de plus en plus vers le net zéro. La norme Minergie-A-ECO se rapproche le plus du bâtiment net zéro suisse.