Étiquette : Immoinvest

  • Le secteur de la construction montre l’exemple en matière de qualité, d’innovation et de tradition

    Le secteur de la construction montre l’exemple en matière de qualité, d’innovation et de tradition

    Selon un communiqué, Maulini SA a reçu le 27 novembre le Prix SVC Genève 2025. L’entreprise, fondée en 1910, emploie environ 270 personnes. Elle est active dans la construction de nouveaux bâtiments résidentiels, industriels et administratifs, ainsi que dans la rénovation, la transformation et l’isolation de bâtiments classés et contemporains à Genève et dans la région. Depuis dix ans, l’entreprise propose également des prestations en tant qu’entreprise générale.

    Le jury du Prix SVC a été impressionné par l’histoire de cette entreprise familiale de quatre générations ainsi que par l’engagement des équipes et de la direction. « Dans un domaine où il n’est pas facile d’ancrer l’innovation dans le quotidien, nous avons pu observer l’évolution d’une entreprise familiale résolument soucieuse de son impact et de sa pérennité », a déclaré la présidente du jury Sophie Dubuis, citée dans le communiqué. « Ce prix récompense son fort ancrage local, son esprit d’innovation et son excellence »

    C’est la troisième fois que le Swiss Venture Club(SVC) décerne le Prix SVC Genève. Plus de 700 invités issus du monde de l’économie, de la politique, de la société et des médias ont participé à la cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée dans le Bâtiment des Forces Motrices à Genève. L’objectif de la manifestation était de « mettre en lumière la diversité entrepreneuriale de la région », selon le communiqué.

    Parmi les autres finalistes figuraient l’équipementier horloger Fiedler SA à Carouge GE, le paysagiste Jacquet SA et le groupe de physiothérapie La Colline à Genève, ainsi que Pneus Claude SA à Satigny GE.

  • Percée électrochimique dans la lutte contre les sites contaminés

    Percée électrochimique dans la lutte contre les sites contaminés

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) ont réussi une percée dans la dépollution de sites contaminés par des polluants tels que le DDT et le lindane. Il s’agit de polluants organiques persistants, appelés POP. Il s’agit de produits chimiques toxiques qui ont été largement utilisés dans les années 40 à 80 du siècle dernier. Ils ne se dégradent que très lentement et se retrouvent aujourd’hui dans la chaîne alimentaire humaine et animale. L’équipe universitaire dirigée par Bill Morandi, professeur de chimie organique synthétique, vient de mettre au point un nouveau procédé électrochimique qui déshalogène complètement ces polluants environnementaux et les lie en un sel inoffensif. Les hydrocarbures organiques restants peuvent être intégrés dans l’économie circulaire et servir ainsi de matières premières précieuses pour l’industrie chimique.

    « Nous voulions résoudre l’un des plus grands problèmes environnementaux du siècle dernier. Il n’est pas question de laisser la saleté aux générations futures », déclare Alberto Garrido-Castro, spécialiste en électrochimie et ancien post-doctorant du groupe, cité dans le communiqué. L’équipe de l’EPFZ considère en effet que l’assainissement de telles pollutions anciennes dans les sols, les eaux et les décharges est l’une des grandes questions en suspens de la protection de l’environnement. La dégradation de ces produits chimiques par des procédés électrochimiques est étudiée depuis longtemps déjà. Selon le communiqué, les chercheurs de l’EPFZ ont maintenant réussi une percée décisive en utilisant le courant alternatif pour l’électrolyse. « Elle décompose les atomes d’halogène en sels inoffensifs comme le NaCl (sel de cuisine) et produit en même temps des hydrocarbures précieux », explique M. Morandi. Les hydrocarbures en question sont le benzène, le diphényléthane ou le cyclododécatriène. Des produits chimiques qui sont utilisés pour la fabrication de plastiques, de peintures ou de revêtements et qui servent donc à une économie circulaire durable.

    Une condition importante pour la mise en œuvre : le nouveau procédé peut être appliqué non seulement aux substances pures, mais aussi aux mélanges de sols contaminés, de terre ou de boue. Les chercheurs pensent à des installations mobiles qui pourraient être utilisées sur place, ce qui éviterait le transport de ces substances dangereuses. Un prototype a déjà été testé avec succès.

  • Le site du futur au nord de Bâle crée des espaces de vie et de travail

    Le site du futur au nord de Bâle crée des espaces de vie et de travail

    Le site de Klybeck, situé au coin des trois pays de Bâle, doit devenir un quartier moderne sur les rives du Rhin. Comme l’indique un communiqué, les partenaires de planification que sont le canton de Bâle-Ville, Swiss Life et Rhystadt ont initié à cet effet le projet indicatif klybeckplus, qui constitue la base du plan d’affectation.

    Le site d’une trentaine d’hectares doit devenir un quartier mixte composé d’immeubles d’habitation, de bâtiments d’exploitation et de parcs. Il est prévu de créer des logements pour 8500 personnes. Selon la planification, un tiers des logements sera mis à la disposition d’organismes d’utilité publique à loyer modéré. En outre, 7500 emplois devraient être créés. Les deux propriétaires, Swiss Life et Rhystadt, investiront 3 milliards de francs pour les transformations, selon le communiqué.

    « Le projet indicatif concrétisé, tel qu’il est maintenant disponible, offre de bonnes conditions pour réaliser l’énorme potentiel du site et créer beaucoup de valeur ajoutée, et surtout à long terme, pour la population et toute la région », déclare Christian Mutschler de Rhystadt, cité dans le communiqué. Jürgen Friedrichs de Swiss Life ajoute : « Le projet indicatif montre comment les multiples objectifs, de l’habitat à l’espace libre, peuvent être réunis tout en garantissant la faisabilité en termes de construction, d’aménagement du territoire et d’économie » Le président du gouvernement, Conradin Cramer, se dit convaincu que le projet permettra de créer « un nouveau morceau de ville attrayant pour le bien-être de la population ».

  • L’innovation pour la rénovation des bâtiments pose de nouveaux jalons en Europe

    L’innovation pour la rénovation des bâtiments pose de nouveaux jalons en Europe

    HeiQ a reçu le prix allemand du développement durable pour sa technologie Xpectra, comme l’indique un communiqué. Le revêtement est pulvérisé sur les bâtiments et réfléchit jusqu’à 74% du rayonnement thermique. Le revêtement par pulvérisation facilite notamment la mise à niveau des bâtiments existants, indique le jury: « En décernant ce prix, le jury met en avant une innovation qui montre comment des technologies efficaces en termes de matériaux peuvent simplifier et accélérer la rénovation énergétique des bâtiments et contribuer ainsi efficacement à la protection du climat »

    Au sein du groupe HeiQ de Schlier, Xpectra est pris en charge par HeiQ Xpectra GmbH, basée à Regensburg en Allemagne. HeiQ recevra le prix le 4 décembre à Düsseldorf. L’entreprise prévoit maintenant de mettre sa technologie à l’échelle en Europe, en Amérique du Nord et dans la région Asie-Pacifique. « Le prix allemand du développement durable est un exemple de réussite pour HeiQ en tant qu’innovateur de matériaux deep-tech et pour notre engagement commun en faveur de l’innovation et du développement durable », a déclaré Oliver Zech, cité dans le communiqué. Il est le président du conseil d’administration de HeiQ RAS AG, également basée à Regensburg. « Cette distinction renforce notre position sur le marché et nous ouvre de nouvelles possibilités de commercialisation commune »

    HeiQ est une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich, elle est basée au centre d’innovation et de jeunes entrepreneurs IJZ et est membre de Start Smart Schlieren.

  • Strategisches Wachstumsprogramm setzt auf Digitalisierung und Effizienz

    Strategisches Wachstumsprogramm setzt auf Digitalisierung und Effizienz

    Sika hat ein strategisches Wachstumsprogramm vorgestellt. Das weltweit operierende Unternehmen für Spezialchemie mit Sitz in Baar will mit dem Fast-Forward-Programm sowohl Investitionen als auch an anderer Stelle Einsparungen im dreistelligen Millionenbereich vornehmen, heisst es in einer Mitteilung.

    So will Sika im Bereich digitaler Transformation 120 bis 150 Millionen Franken investieren. Für effiziente Strukturanpassungen in China und anderen Märkten wird für das laufende Jahr mit einem Umfang von 80 bis 100 Millionen Franken gerechnet. Parallel zu den Investitionen will das Unternehmen in verschiedenen Bereichen jährlich 150 bis 200 Millionen Franken einsparen, mit „voller Wirkung ab 2028″. Zudem bestätigt Sika seine Strategie 2028 und damit ein angestrebtes Umsatzwachstum zwischen 3 und 6 Prozent.

    „Sika lanciert das Fast Forward-Programm aus einer Position der Stärke. Wir verzeichnen die höchste Gewinnmarge unserer Unternehmensgeschichte und machen Sika mit Fast Forward fit für die Zukunft“, wird Thomas Hasler, CEO von Sika, in der Mitteilung zitiert. „Wir investieren gezielt in Digitalisierung und Effizienz, um weltweit noch näher an unseren Kunden zu sein. Unser Ziel ist es, digitaler Spitzenreiter in unseren Märkten zu werden – als Grundlage für weiteres Wachstum und zur langfristigen Stärkung unserer hohen Profitabilität.“

  • La rénovation crée un espace moderne pour la recherche et l’enseignement à Zurich

    La rénovation crée un espace moderne pour la recherche et l’enseignement à Zurich

    La tour Careum a été officiellement inaugurée mi-novembre après environ deux ans et demi de travaux de rénovation. Selon un communiqué de la fondation Careum, responsable du projet, l’ancienne tour des sœurs de l’hôpital universitaire de Zurich(USZ) est ainsi devenue un lieu de travail et de rencontre moderne pour la formation et la santé. Cela permet de créer à Zurich, sur 17 étages, plus d’espace pour l’extension prévue dans le domaine de la médecine, est-il précisé. L’inauguration a eu lieu en présence de la directrice de l’éducation du canton de Zurich, Silvia Steiner, et de la directrice de la médecine universitaire de Zurich, Beatrice Beck Schimmer, entre autres.

    La Fondation Careum a conclu avec l’USZ un contrat de location de 40 ans avec option de prolongation. Elle dispose désormais de 6000 mètres carrés de surface utile avec la possibilité de 350 postes de travail. La fondation elle-même, qui propose des formations dans le domaine de la santé, utilisera trois des 17 étages. Les Editions Careum et le Centre Careum pour les compétences en matière de santé occuperont par exemple des locaux. Les autres surfaces sont louées à des instituts de médecine universitaire de Zurich, précise-t-on.

    « Nous élargissons ainsi notre campus et créons un espace supplémentaire pour la mise en réseau et l’inspiration entre les disciplines et les institutions. Conformément à l’objectif de notre fondation, nous utilisons le potentiel du quartier universitaire de Zurich pour continuer à promouvoir la formation et la recherche dans le domaine de la santé et contribuer aux soins de santé », a déclaré Hans Werner, président de la fondation Careum, cité dans le communiqué.

    Selon une documentation, le caractère historique a joué un rôle central dans la rénovation. Ainsi, deux étages ont été laissés dans leur état d’origine. Selon le communiqué, les spécialistes responsables de Bhend & Schlauri Architekten ont travaillé en étroite collaboration avec le service des monuments historiques de la ville de Zurich.

  • La technologie des ascenseurs renforce le développement de la destination Andermatt

    La technologie des ascenseurs renforce le développement de la destination Andermatt

    En tant que partenaire d’Andermatt Swiss Alps, le fabricant finlandais d’ascenseurs et d’escaliers roulants KONE a réalisé une centaine d’installations depuis 2011, selon un communiqué. Dans le cadre du projet de développement de Samih Sawiri pour la destination, 1,7 milliard de francs ont été investis ; des partenariats à long terme ont été mis en place. Des ascenseurs de personnes et de charges de KONE fonctionnent désormais dans des hôtels de luxe, des villas et des immeubles d’appartements sur place. L’entreprise, dont le siège suisse est à Brüttisellen, est également responsable de nouveaux escaliers mécaniques et d’un trottoir roulant à la gare d’Andermatt.

    Selon le communiqué, les ascenseurs de personnes installés sont en grande partie des modèles KONE MonoSpace 500 DX et KONE MonoSpace 700 DX, et les monte-charges sont des TranSys DX. De plus, des ascenseurs ont été fabriqués sur mesure pour l’hôtel cinq étoiles Chedi Andermatt.

    La durabilité a joué un rôle important dans tous les projets en termes d’efficacité énergétique, de récupération et de durée de vie, explique-t-on. Cela correspond non seulement à l’initiative Andermatt Responsible, mais aussi aux principes de KONE. Il est indiqué que KONE a été classé parmi les 20 entreprises les plus durables d’Europe par le magazine spécialisé « Corporate Knights » 2025.

    Selon Jan-Eric Mahnkopf d’Andermatt Swiss Alps, un projet de cette envergure et de cette durée ne peut être mené à bien qu’avec des partenariats solides et à long terme. « Avec KONE, nous avons à nos côtés un partenaire à la pointe de la technologie et en même temps flexible, qui répond de manière fiable depuis des années à nos exigences élevées en matière de qualité, de design et d’efficacité », déclare Mahnkopf, cité comme chef de projet de construction.

    Selon KONE, cette vision à long terme a l’avantage d’optimiser la planification et la logistique, d’avoir toujours suffisamment de matériel et de personnel sur place. « Les équipes collaboratives sont parfaitement rodées, on connaît les besoins et les exigences du partenaire », explique Lukas Lehmann, le directeur des ventes KONE responsable.

  • Avantages des systèmes de bâtiments intelligents

    Avantages des systèmes de bâtiments intelligents

    Concierge, standardiste et ascensoriste : trois exemples de métiers autrefois indispensables au fonctionnement des bâtiments, mais aujourd’hui largement disparus. Le contrôle d’accès, les télécommunications, les ascenseurs et bien d’autres domaines fonctionnent depuis longtemps de manière automatisée. Avec la numérisation, les immeubles évoluent de plus en plus vers des « smart buildings ». Un coup d’œil sur l’automatisation des bâtiments montre les avantages qui peuvent en résulter et les défis qui y sont liés.

    Mise en réseau des services
    Grâce à la numérisation, l’automatisation des bâtiments peut réunir en un système en réseau des services qui agissaient auparavant de manière largement autonome. Un échange de données continu et des processus optimisés augmentent le confort des utilisateurs et l’efficacité énergétique. Dans la pratique, cette approche intégrale pose toutefois encore certains défis, explique Turan Babuscu, Head of Automation chez Siemens Suisse. « La coordination entre les différents corps de métier intervient souvent trop tard dans un projet de construction » Cela concerne par exemple la définition des interfaces et la clarification des responsabilités – des sujets qui devraient être discutés le plus tôt possible dans la phase de planification. « Ce n’est que si la collaboration intégrale est clairement définie dès le départ que la numérisation peut déployer tout son potentiel », confirme Babuscu.

    Meilleure efficacité, plus de confort
    Les avantages d’une automatisation intégrée réussie des bâtiments se manifestent par exemple au niveau de l’efficacité opérationnelle. Si les données sont systématiquement collectées et analysées, il est possible de réduire la consommation d’énergie, de détecter les pannes à un stade précoce et de développer des cycles de maintenance adaptés aux besoins. Les systèmes techniques des bâtiments consomment ainsi moins d’énergie et ont une durée de vie plus longue – deux aspects intéressants pour les propriétaires et les exploitants, tant du point de vue écologique qu’économique.

    Pour que tous les corps de métier puissent être mis en réseau et coordonnés dans un système d’automatisation des bâtiments, le sujet doit être intégré dès les premières phases de la planification. (Photo : Siemens Suisse)

    Pour les utilisateurs, en revanche, l’accent est mis sur le confort accru que permet une domotique de bout en bout. Par exemple, l’adaptation de la température ambiante, de l’éclairage et de la qualité de l’air à l’utilisation, au moment de la journée et à l’occupation, de manière à obtenir un climat intérieur plus sain et plus productif.

    L’IA joue un rôle de soutien
    Dans les années à venir, l’interconnexion de différents systèmes au sein d’un bâtiment va continuer à se développer, prédit Babuscu. « Pour cela, il faut des protocoles ouverts et sécurisés comme BACnet/SC ou KNX Secure, qui permettent une communication cryptée sans obstacle entre les corps de métier et les services en nuage » Et qu’en est-il de l’intelligence artificielle (IA) ? « Elle occupe déjà une place de choix dans la domotique », explique Babuscu. « De nombreux systèmes utilisent des algorithmes d’apprentissage pour comprendre le comportement du bâtiment et l’optimiser automatiquement » Cette évolution va se poursuivre. A l’avenir, l’IA devrait prendre de plus en plus de décisions elle-même, par exemple en déterminant la meilleure stratégie d’exploitation ou le moment optimal pour la maintenance. Il est important que l’utilisation de l’IA soit transparente, compréhensible et sûre afin d’obtenir l’acceptation des parties concernées.

    Pour plus d’informations :
    https://www.swissbau.ch/de/c/vorteile-von-intelligenten-gebaeudesystemen.74100

  • Opposition à la construction : le Conseil fédéral veut être plus ferme

    Opposition à la construction : le Conseil fédéral veut être plus ferme

    Une étude commandée par l’Office fédéral du logement et l’Office fédéral du développement territorial montre que les oppositions et les recours sont la raison la plus fréquente pour laquelle les projets de construction de logements sont retardés ou même empêchés. Cela fait grimper les coûts, freine la construction et contribue à aggraver la pénurie de logements. Les cas les plus problématiques sont ceux où les recours ne servent pas à protéger les intérêts publics, mais à garantir des avantages privés ou à être utilisés comme moyen de pression. Comme par exemple lorsque de l’argent est exigé pour le retrait d’un recours

    Nouvelles règles contre les abus de droit
    La motion « Sanctionner les recours abusifs en matière de construction » vise à charger le Conseil fédéral de créer une base permettant d’obliger les opposants sans intérêt digne de protection ou avec une intention clairement abusive à payer des frais et, le cas échéant, des dommages et intérêts. Le Conseil fédéral est prêt à examiner les possibilités de sanctions existantes et à explorer dans quelle mesure il peut, sur la base de l’article 75 de la Constitution, fixer dans la loi sur l’aménagement du territoire des garde-fous concernant la légitimation à faire opposition et les conséquences des oppositions abusives. L’organisation concrète des procédures doit rester du ressort des cantons, mais s’inscrire dans un cadre légal fédéral

    Délimitation délicate et risques ouverts
    Les juristes soulignent combien il est difficile, dans la pratique, de qualifier clairement une opposition d’abusive. Des compensations financières pour le retrait d’un recours peuvent par exemple être légitimes si les voisins renoncent à la vue, à la tranquillité ou à d’autres positions. En outre, des acteurs tels que Patrimoine suisse mettent en garde contre le fait que des obstacles plus stricts et des menaces de sanctions pourraient affaiblir la protection des sites et des monuments historiques. En particulier dans les cantons sans droit de recours des associations, où les voisins font souvent office de dernière instance de protection. Le Parlement devra donc procéder à un exercice d’équilibre. Accélérer les procédures et limiter les abus, sans pour autant dévaloriser les oppositions légitimes et la participation démocratique.

  • Tous les bâtiments du monde en modèle 3D

    Tous les bâtiments du monde en modèle 3D

    Le GlobalBuildingAtlas comprend environ 2,75 milliards de modèles numériques de bâtiments, ce qui en fait la plus grande collection de données spatiales explicites sur la construction à ce jour. Il couvre tous les bâtiments pour lesquels des images satellites appropriées sont disponibles en 2019. Les modèles 3D ont une résolution spatiale de 3×3 mètres, ce qui est environ 30 fois plus fin que les ensembles de données globales précédents. L’atlas a été développé par une équipe dirigée par le professeur Xiaoxiang Zhu, titulaire de la chaire de science des données dans l’observation de la Terre à la TUM, qui combine la télédétection, l’intelligence artificielle et la recherche urbaine axée sur les données dans une approche globale

    Modèles 3D détaillés et couverture mondiale
    Sur les 2,75 milliards d’entrées, il existe des modèles LoD1-3D standardisés pour environ 2,68 milliards d’entre elles, qui représentent la forme de base et la hauteur des bâtiments dans une géométrie simplifiée. Cela permet de calculer les volumes, d’analyser les structures urbaines et de comparer les modèles d’urbanisation dans le monde entier. La couverture systématique de régions jusqu’alors sous-représentées, telles que l’Afrique, l’Amérique du Sud et les zones rurales, est particulièrement importante car elles sont désormais couvertes avec la même précision que les métropoles denses

    Outil pour la planification, le climat et le risque
    Les données permettent d’étudier les dynamiques de croissance dans les villes à croissance rapide, d’identifier les quartiers à forte densité où l’habitat est potentiellement tendu et de déterminer plus précisément les besoins en infrastructures. Les chercheurs et les administrations peuvent ainsi développer des indicateurs qui montrent où le développement des transports, des réseaux d’énergie et d’eau, des logements supplémentaires ou des mesures d’adaptation au climat sont particulièrement urgents. Parallèlement, le GlobalBuildingAtlas crée un système de référence uniforme à l’échelle mondiale qui permet d’effectuer des analyses sur l’urbanisation, la consommation d’énergie et les risques de catastrophes sur la base de données comparables.

  • Construire en circulaire avec des roseaux

    Construire en circulaire avec des roseaux

    La maison de Marina Rosa et Jacobus van Hoorne, conçue par Gilbert Berthold, architecte et assistant scientifique à la HESB, se distingue délibérément dans un lotissement de maisons individuelles au bord du lac de Neusiedl. Il combine une construction en bois conséquente avec un toit de roseaux marquant et mise ainsi sur des matières premières locales et renouvelables avec une faible empreinte écologique. Les nombreuses récompenses reçues, du prix de la maîtrise d’ouvrage de la Zentralvereinigung österreichischer Architektinnen au prix d’architecture du Burgenland en passant par le prix du nouveau venu « Häuser des Jahres », soulignent le caractère exemplaire du projet.

    Le roseau, un matériau de construction très performant
    Jacobus van Hoorne, à l’origine physicien des particules au CERN, a repris l’entreprise de son père, coupeur de roseaux et couvreur de roseaux, et l’a transformée en laboratoire d’innovation. En collaboration avec Berthold, il a mis au point une structure de toit qui répond à des exigences strictes en matière de protection contre l’incendie et qui a été approuvée par les autorités à la suite d’essais d’incendie en conditions réelles. Une étape importante pour le roseau dans les nouvelles constructions, même dans les zones densément peuplées. Les pans de toiture légèrement incurvés suivent la logique du matériau. Chaque degré d’inclinaison supplémentaire prolonge la durée de vie du toit, la construction rend visibles et lisibles les qualités du matériau naturel.

    Géométrie, matériau et espace comme une unité
    Le plan de la maison suit un parcours en forme de S, résultant de la rotation de l’espace de vie central. Le cœur est un atrium de deux étages, inondé de lumière, qui s’ouvre sur le jardin et est étroitement lié à l’espace extérieur par des terrasses. Des espaces fonctionnels organisés de manière compacte créent une marge de manœuvre pour de vastes zones de détente. L’interaction entre le toit en roseaux et la façade en chêne naturel relie le corps du bâtiment au paysage. Le toit devient l’élément déterminant de la conception et une interprétation contemporaine de l’artisanat traditionnel.

    Laboratoire réel pour les matériaux biosourcés
    Pour Gilbert Berthold, le projet a marqué le début de son indépendance et a également constitué un terrain d’essai réel pour la construction durable. La maison sert aujourd’hui à la fois de lieu de vie, d’objet d’étude et de salle d’exposition. Elle fournit des données sur l’efficacité énergétique, le climat intérieur et le comportement à long terme des matériaux de construction biosourcés. Dans le contexte de la HESB, elle s’intègre dans la recherche sur les matériaux à base de plantes tels que la paille, le lin, le chanvre ou le mycélium et montre que le roseau peut exister non seulement comme matériau isolant, mais aussi dans un rôle architectural principal.

    Symbole d’une culture de la construction régénérative
    Le projet illustre comment la construction circulaire peut être mise en œuvre dès aujourd’hui avec des ressources régionales. Il montre aux étudiants et aux professionnels que l’architecture régénérative n’est pas une vision d’avenir, mais une réalité construite. Avec le roseau comme symbole fort d’une culture de la construction qui repense la nature, la technique et la société.

  • Bassersdorf prévoit la prochaine étape de sa croissance

    Bassersdorf prévoit la prochaine étape de sa croissance

    Aujourd’hui, environ 90 personnes travaillent sur le site de Pöschen, Gmeindwisen, sur plus de 90’000 mètres carrés. Au cours des 20 prochaines années, 600 à 800 nouveaux emplois devraient y être créés, ainsi que des logements pour environ 1 200 personnes.
    Avec le changement d’affectation de toutes les parcelles, il est prévu d’accueillir 100 à 200 emplois supplémentaires et environ 300 habitants de plus. La base de ce projet est le changement de zonage en une zone résidentielle et commerciale de cinq étages avec obligation de plan d’aménagement, qui est en vigueur depuis février 2024. Le développement se fera par étapes et sur plusieurs décennies, les entreprises commerciales existantes conserveront leur place.

    Circulation, transports publics et concept « pauvre en voitures »
    La circulation a été au centre du dialogue avec la population. Les questions portaient sur le stationnement, la desserte et l’avenir de la gare routière. L’équipe de planification a souligné l’orientation claire vers les transports publics. Le quartier ne doit pas accueillir de trafic de transit, les voitures des habitants seront garées dans des parkings souterrains et aucun nouveau parking-relais n’est prévu. Malgré le développement de la zone, la route de contournement prévue reste possible. Les responsables prévoient d’attirer des habitants plus jeunes et davantage orientés vers les transports publics.

    Espaces verts, vie de quartier et échelonnement
    Les quelque 50 personnes présentes ont particulièrement apprécié les vastes espaces verts et libres, les places et les voies de communication. Le projet gagnant structure la zone en voisinages clairement identifiables, avec une barre anti-bruit le long de la Zürichstrasse, des usages orientés vers les postes de travail vers les voies ferrées et, entre les deux, des quartiers résidentiels variés. Cette structure facilite la mise en œuvre par étapes. La réalisation complète est prévue dans dix à quinze ans.

    Soutien politique et participation
    Le président de la commune Christian Pfaller et les propriétaires fonciers ont réaffirmé leur soutien au projet gagnant et à la construction à long terme d’un quartier polyvalent et durable. Comme la commune ne possède pas de terrain, elle est tributaire d’une approche coopérative avec les propriétaires. Un bâtiment scolaire n’est pas nécessaire. Il est prévu de créer une école maternelle et des structures d’accueil de jour, dans lesquelles la commune souhaite s’engager. Avec le règlement de construction et de zone 2022, le corps électoral a approuvé le principe de la transformation en zone mixte, mais a en même temps ancré une obligation de plan d’aménagement. L’événement participatif actuel fait partie de ce processus de compréhension. Les réactions sont maintenant intégrées dans le projet indicatif, qui constitue la base du plan d’aménagement public, lequel sera probablement rediscuté l’année prochaine.

  • La Suisse repense l’électromobilité

    La Suisse repense l’électromobilité

    Le principe est bien connu des smartphones. Une bobine émettrice transmet l’énergie à une bobine réceptrice par champ magnétique, sans aucune prise. Pour les voitures électriques, cela signifie qu’il suffit de se garer pour que le processus de recharge démarre automatiquement. Dans le cadre du projet pilote « INLADE », l’Empa et le fournisseur d’énergie Eniwa AG ont testé cette technologie pour la première fois dans les conditions de la vie quotidienne en Suisse. Le projet a été soutenu par l’Office fédéral de l’énergie et les cantons de Zurich et d’Argovie.

    Test pratique réussi
    Même en cas de neige, de pluie et de légères variations de stationnement, la charge inductive atteint un rendement d’environ 90 pour cent, comparable à celui d’un câble classique. AMAG et d’autres partenaires ont équipé des véhicules existants de bobines réceptrices et intégré des interfaces pour la gestion de la charge. Après des tests de sécurité approfondis, les véhicules ont reçu une autorisation individuelle pour les routes suisses. Ils comptent parmi les premières voitures électriques à usage quotidien équipées d’un système inductif.

    Stockage mobile pour la transition énergétique
    La véritable révolution réside dans le potentiel. Les voitures électriques restent immobiles en moyenne 23 heures par jour. Si elles étaient automatiquement connectées au réseau pendant ce temps, leurs batteries pourraient compenser les fluctuations du réseau électrique et stabiliser les énergies renouvelables. La charge bidirectionnelle, c’est-à-dire la réinjection d’électricité dans le réseau, fonctionne également par induction. Les véhicules sont connectés plus fréquemment, sans que les utilisateurs aient à agir activement. Chaque place de parking devient ainsi un nœud potentiel d’un système énergétique décentralisé.

    Économiquement intéressant
    La recharge intelligente permet de réduire les coûts d’électricité, en particulier lorsque la recharge est effectuée pendant la journée, lorsque les installations photovoltaïques fournissent beaucoup d’énergie au réseau. La combinaison du confort, de l’efficacité et de l’intégration au réseau fait de la recharge par induction un élément prometteur de la mobilité de demain.

  • Le marché suisse des bureaux sous pression

    Le marché suisse des bureaux sous pression

    Les surfaces de bureaux disponibles en Suisse se maintiennent à 2,12 millions de mètres carrés. Une valeur stable en surface. Mais elle cache une évolution inquiétante. Avec 425 000 mètres carrés, les ventes trimestrielles moyennes en 2025 sont nettement inférieures à celles de l’année précédente (2024 : 540 000 m²). Cela correspond à une baisse d’environ 21%. Les entreprises hésitent, prennent des décisions plus lentes ou se retirent des processus de location.

    L’emploi ne suit pas – les coûts augmentent
    La cause est la faible dynamique du marché du travail. La croissance de l’emploi dans les secteurs de bureaux typiques est passée de 0,3 pour cent, déjà maigre, en 2024 à 0,1 pour cent au troisième trimestre 2025. La situation est particulièrement dramatique dans l’industrie. Les pertes d’emplois y sont passées de moins 0,2 pour cent (2024) à moins 1,1 pour cent (2025). Les droits de douane élevés sur les importations américaines et le franc fort pèsent également sur les entreprises suisses. La réduction prévue des droits de douane pourrait y remédier, mais elle doit encore faire ses preuves.

    Maintenir les centres, la périphérie sous pression
    La polarisation spatiale sur le marché des bureaux s’accentue. Dans les cinq plus grands centres suisses, la disponibilité reste faible, à l’exception de Bâle. Les centres-villes affichent des taux moyens de 3,7% et les zones urbaines environnantes de 3,6%. En revanche, les banlieues se battent avec 9 pour cent de logements vacants. On constate un écart entre l’est et l’ouest. Les banlieues de Suisse occidentale ont connu une activité de construction nettement plus importante que la Suisse alémanique.

    Risques pour 2026
    Si les ventes de surfaces se maintiennent à ce faible niveau, le taux de vacance risque d’augmenter l’année prochaine. La stabilité d’aujourd’hui peut rapidement devenir le frein de demain si la croissance de l’emploi et la volonté d’investir des entreprises ne reviennent pas.

  • Bâle mise sur l’économie circulaire

    Bâle mise sur l’économie circulaire

    BaselCircular n’est pas une initiative de promotion classique, mais constitue la base d’un nouvel écosystème d’innovation dans la région. En tant que partenariat public-privé, l’initiative développe, en collaboration avec l’économie bâloise, des structures qui associent le savoir, la recherche et l’entrepreneuriat. L’accent est mis sur la mise en réseau des entreprises établies, des start-ups et des universités. Elles forment un système qui encourage l’innovation, partage les connaissances et rend les modèles commerciaux circulaires commercialisables – selon le principe « Enabling the Enabler ».

    Connaissance, technologie et coopération
    La création de plateformes numériques pour le partage des connaissances et la coopération constitue un champ d’action central. Des outils pratiques et des systèmes experts sont développés en collaboration avec la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse et d’autres partenaires scientifiques. Des outils basés sur l’IA sont prévus pour faciliter l’adaptation de solutions circulaires par les entreprises. L’échange personnel reste toutefois décisif, car la technologie sert ici à renforcer la collaboration humaine.

    Impulsion pour la prochaine génération
    Le réseau veut encourager les jeunes à devenir des entrepreneurs dans le domaine de l’économie circulaire. Des programmes de soutien aux créateurs d’entreprise sont développés en collaboration avec des établissements d’enseignement. Les organismes de soutien aux start-ups déjà existants sont aidés à intégrer fermement la durabilité dans leurs concours et formations.

    Façonner l’avenir
    Une enquête menée auprès des entreprises bâloises a révélé que les connaissances et les degrés de mise en œuvre de l’économie circulaire varient fortement. BaselCircular y répond par des offres sur mesure et des coopérations étroites, dans un premier temps dans les secteurs de la construction et des sciences de la vie. D’autres domaines thématiques viendront s’y ajouter à partir de 2025. C’est un signal clair que Bâle renforce activement son rôle de pôle d’innovation et poursuit résolument sa transformation vers une économie efficace dans l’utilisation des ressources.

  • Transparence en trois dimensions – comment les données géographiques peuvent aider le secteur immobilier

    Transparence en trois dimensions – comment les données géographiques peuvent aider le secteur immobilier

    La densification, l’adaptation au climat et la densité croissante de la réglementation posent de nouveaux défis au secteur immobilier. Parallèlement, les géodonnées numériques offrent une vision globale de l’espace. Avec le visualiseur 3D MapBS 3D, le cadastre RDPPF et les informations foncières, le canton de Bâle-Ville dispose d’outils numériques qui aident les propriétaires, les maîtres d’ouvrage et les investisseurs à aiguiser leur regard sur le canton et ses terrains.

    MapBS 3D – Ville et bâtiments comme jumeaux numériques
    Ce qui n’était autrefois visible que sur des plans peut aujourd’hui être expérimenté en trois dimensions dans le navigateur :

    – Bâle sous la forme d’un modèle numérique de ville en 3D avec les bâtiments
    des bâtiments, du terrain et des arbres.
    – Des vues aériennes en 3D et des vues aériennes obliques pour une vision
    vue photoréaliste du canton.
    – Les bâtiments peuvent être filtrés en fonction de leur hauteur, par exemple,
    et les données peuvent être obtenues librement et intégrées dans des applications
    être intégrées dans vos propres applications.
    – La boîte à outils permet par exemple de simuler l’ombrage au cours de l’année ou les axes de visibilité.

    Un site devient ainsi spatialement compréhensible. La question de savoir si une surélévation est réaliste, comment une nouvelle construction s’intègre dans la silhouette ou quels axes visuels sont concernés – les premières réponses sont à portée de clic.

    On voit rapidement comment un terrain s’intègre dans le contexte urbain et où se cachent les potentiels. MapBS 3D est donc un outil précieux – non seulement pour les planificateurs, mais aussi pour les décideurs.

    Le cadastre RDPPF – La sécurité juridique en un clic
    Quiconque développe ou acquiert doit savoir ce qui est en vigueur. Le cadastre RDPPF – abréviation de restrictions de droit public à la propriété foncière – regroupe les prescriptions pertinentes relatives à un terrain : zones à bâtir, zones protégées, protection contre le bruit ou les eaux, etc.

    A Bâle-Ville, le cadastre comprend actuellement plus de vingt domaines thématiques, consultables en ligne ou sous forme d’extraits PDF. Dans tous les cas, il est toujours à jour. Il est ainsi possible d’identifier les risques à un stade précoce et de vérifier efficacement le cadre juridique – un avantage à ne pas sous-estimer à une époque où les processus de planification sont complexes.

    Que peut-on faire de plus ?
    Si les thèmes RDPPF sont affichés dans MapBS 3D à l’aide de l’outil « Ajouter une couche », un espace de décision numérique est créé.

    D’autres thèmes intéressants sont également disponibles dans le WebGIS cantonal MapBS. L’outil « Informations foncières » permet d’obtenir directement des informations sur un terrain et ses bâtiments. Ces mêmes informations peuvent également être intégrées de manière automatisée dans vos propres applications grâce à une API.

    Tout cela permet de vérifier, par exemple, si une intention de construction est conforme au plan de zonage ou si le bruit rend une utilisation résidentielle éventuellement défavorable. Cela permet de clarifier les choses et d’éviter les malentendus. Les connaissances complexes deviennent ainsi spatialement visibles, et l’on identifie mieux les qualités de la situation, les risques et les marges de développement.

    Qu’est-ce qui est prévu pour l’avenir ?
    Avec twinbs, le canton de Bâle-Ville souhaite rendre les géoinformations encore plus transparentes et fiables. Le plein potentiel des données spatiales doit être mis à profit. Le service de géoinformation recueille régulièrement les réactions des utilisateurs. Si vous avez des questions sur MapBS 3D, le cadastre RDPPF ou les géodonnées en général, n’hésitez pas à les contacter directement.

  • Le secteur immobilier est un soutien pour le canton et les citoyens

    Le secteur immobilier est un soutien pour le canton et les citoyens

    Des projets de logement « innovants », durables sur les plans économique, environnemental et social, pourraient contribuer à stimuler l’économie tessinoise.

    Les conditions pour devenir propriétaire sont de plus en plus restrictives et, proportionnellement, moins de familles peuvent se permettre d’acheter un bien immobilier. Au Tessin, les familles appartenant au segment économiquement le plus faible de la population ne sont pas les seules à devoir faire face à des dépenses trop importantes pour payer le loyer et les frais annexes. Inévitablement, de nombreuses familles demandent un soutien financier à l’État. En menant une politique active en faveur des logements à loyer modéré, nous pourrions créer les conditions nécessaires pour réduire les demandes adressées à l’État.

    Les acteurs privés du secteur immobilier pourraient jouer un rôle actif et décisif dans cette direction, comme c’est déjà le cas dans d’autres régions de Suisse, apportant un bénéfice public tout en réduisant le taux de vacance à moyen terme.

    En planifiant la rénovation, l’assainissement et la transformation des bâtiments existants de manière coordonnée et prudente, nous pourrions réduire la consommation de terrains en améliorant le parc immobilier et, en même temps, avoir un meilleur impact social dans le respect de l’environnement.

    Une plus grande attention et un sens de la responsabilité individuelle envers la communauté pourraient conduire à des économies de la part de l’État, qui est actuellement sous pression pour trouver des solutions et répondre aux besoins des citoyens.

    Une meilleure prise de conscience des avantages du partage des espaces et des services entraînerait une augmentation de la qualité de vie et des économies. En optimisant les dépenses liées au logement, les familles pourraient mieux faire face à l’augmentation du coût de la vie, y compris des frais de santé.

    Parmi les nombreuses possibilités, on peut citer le développement de logements d’utilité publique (qui peuvent être des sociétés à but non lucratif, des fondations, des coopératives de logement) avec des loyers basés sur les coûts réels, en profitant du financement de l’Etat fédéral et des cautions
    Du financement fédéral et des cautions. Ces projets devraient principalement se concentrer sur la rénovation des bâtiments existants, la réalisation de projets de qualité, l’optimisation de l’espace afin de réduire, si possible, la consommation d’espace par habitant.

    Pour que les coûts de réalisation des projets de logement, comme mentionné ci-dessus, également à partir de bâtiments existants, soient faibles, il est important que le coût du terrain ne soit pas excessif. Pour être raisonnable, le coût du terrain doit représenter environ 20 %, ou 25 % dans les zones centrales, du coût total. Dans les zones urbaines, c’est souvent l’obstacle le plus important.

    Le parc immobilier du Tessin est ancien. De nombreux propriétaires n’ont pas investi dans des rénovations, même avec des taux hypothécaires bas, et lorsqu’ils décident de vendre, les exigences économiques sont trop élevées pour créer des logements à loyer abordable pour une grande partie de la population. Il ne faut pas oublier que le taux d’effort pour le logement ne doit pas dépasser 33 % du revenu d’une famille appartenant à la classe moyenne supérieure de la population. Ce taux ne devrait pas dépasser 25 % si elle se situe dans la couche sociale inférieure. Les biens immobiliers à vendre sont donc souvent achetés par des promoteurs ayant des objectifs spécifiques qui ne réalisent pas toujours des projets correspondant aux besoins ou aux possibilités économiques des familles, compte tenu du fait que les salaires sont bas par rapport au reste de la Suisse et que la population vieillit plus rapidement.

    L’instrument du droit de superficie, principalement utilisé pour les projets immobiliers commerciaux, est peu utilisé au Tessin pour les projets de logement. Pourtant, il pourrait permettre de trouver des solutions alternatives pour développer des projets « innovants ». Il pourrait être très intéressant à la fois pour le propriétaire du terrain, qui percevrait régulièrement un loyer (droit de superficie) et qui, à la fin du contrat, reviendrait décider de l’utilisation de la propriété, et pour le propriétaire du terrain, qui développerait son projet avec son propre capital en fonction de ses besoins sans avoir à trouver des fonds pour acheter la propriété, qui est peut-être située dans une zone bien desservie. Sans avoir besoin de capitaux pour acheter le terrain, beaucoup plus de familles auraient les moyens d’investir dans un logement pour y vivre.

    Au nord des Alpes, les municipalités ou d’autres acteurs des pouvoirs publics louent leur propriété en y plaçant des obligations pour que des particuliers, y compris des sociétés anonymes, investissent des capitaux dans des projets spécifiques, y compris des logements adéquats et abordables.

    D’autres pistes peuvent être explorées. La Fondation Soliterra pourrait être utile s’il s’agissait d’un projet développé par un promoteur de projets de logement à but non lucratif, en effet, son but est de promouvoir la construction de logements abordables dans toute la Suisse. Cela se fait notamment par l’achat de terrains et l’octroi de droits de superficie. La Fondation Soliterra soutient financièrement des coopératives d’habitation jeunes ou de petite taille, notamment pour l’achat de terrains avec des bâtiments existants ou pour des projets de nouvelles constructions approuvés. Mais qu’est-ce qui fait la spécificité de la Fondation Soliterra ? Le terrain peut être racheté dès que la situation financière est stable et que le capital emprunté a été suffisamment remboursé. Les coûts du droit foncier sont faibles car ils correspondent au taux d’intérêt de référence majoré d’un supplément pour les frais administratifs et d’une adaptation à l’inflation de 50 %.
    La formule est similaire à celle du fonds renouvelable du gouvernement fédéral qui, grâce aux remboursements des prêts, qui ne constituent pas un coût pour l’État puisqu’ils sont rémunérés, permet au fil du temps de disposer à nouveau de fonds pour acheter davantage de biens immobiliers et promouvoir ainsi de nouveaux projets de logement d’utilité publique.

    La restructuration du parc immobilier tessinois pour répondre aux besoins de toutes les générations pourrait offrir de nouvelles opportunités dont les bénéfices s’étendraient à la communauté. L’ensemble de la société en bénéficierait.

  • Dynamique de l’avenir économique au Tessin

    Dynamique de l’avenir économique au Tessin

    L’urbanisation de Pian Faloppia était un projet d’avenir stratégique. Des liaisons de transport modernes, un réseau électrique à haut débit et un approvisionnement en eau avancé créent un cadre optimal qui convainc en particulier les entreprises ayant des exigences en matière d’innovation. La planification spécifique du site de la communauté de communes de Balerna a été élaborée en étroite collaboration avec les propriétaires et les entrepreneurs afin de renforcer durablement l’espace urbain.

    Dynamique d’innovation et compétence en matière de réseau
    Le centre abrite des entreprises actives dans la mécanique de précision, l’industrie horlogère, la technologie solaire et la logistique avancée. L’interaction entre la recherche, l’industrie et l’entrepreneuriat est un facteur de réussite décisif. Les entreprises implantées profitent des liens avec les centres de recherche et les universités ainsi que de l’accès à une main-d’œuvre qualifiée, ce qui crée une dynamique économique performante et orientée vers l’avenir.

    Une gestion clairvoyante et des synergies
    Avec le rôle nouvellement créé d’Area Manager, Pian Faloppia mise sur un suivi actif et le développement de la qualité du site. Ce poste regroupe les structures de développement régional et assure une mise en réseau ciblée entre les entreprises, les autorités et les autres acteurs. Il en résulte des synergies qui renforcent continuellement l’espace économique et garantissent des conditions-cadres attrayantes pour l’implantation d’entreprises.

    La qualité de vie comme argument de localisation
    Le site ne convainc pas seulement par ses avantages économiques, mais aussi par sa qualité de vie élevée. La diversité des offres de loisirs et de culture ainsi que l’environnement naturel garantissent des conditions attrayantes pour les spécialistes et les cadres. Le climat tempéré et la stabilité suisse offrent une sécurité de planification supplémentaire pour les développements à long terme. Le centre de développement de Pian Faloppia est un exemple de développement régional orienté vers l’avenir dans le Tessin. L’orientation conséquente vers l’innovation durable, la mise en réseau et la synergie crée un espace économique attractif qui offre des perspectives aussi bien aux entreprises qu’au personnel qualifié.

  • L’installation d’hydrogène de Seewen est suspendue – l’évolution du marché reste décisive

    L’installation d’hydrogène de Seewen est suspendue – l’évolution du marché reste décisive

    Selon un communiqué, la société ebs Wasserstoff AG suspend son projet de production d’hydrogène sur le site de l’usine de revêtement de Seewen. Les ventes et la rentabilité ne sont actuellement pas suffisantes, explique-t-elle pour justifier sa décision. La situation du marché est toutefois observée. Si la demande devait augmenter, le projet pourrait être relancé.

    Le fournisseur d’énergie schwytzois ebs Energie AG détient 60% des parts de la société ebs Wasserstoff AG, le constructeur de routes et de génie civil A. Käppeli’s Söhne AG Schwyz 25% et le fournisseur d’énergie bâlois IWB 15%. Ensemble, ils ont déposé en 2022 une demande de permis de construire pour une installation de production à Seewen.

    Selon un relevé d’ ebs, l’installation devait produire de l’hydrogène pour jusqu’à 100 camions par jour avec une puissance de 5 à 6 mégawatts. Cela aurait suffi pour 11,1 millions de camions-kilomètres par an et aurait permis d’économiser 7,8 millions de kilogrammes de CO2. Les coûts d’investissement ont été estimés à 16,8 millions de francs.

    Une partie de l’hydrogène aurait également pu être injectée dans le réseau de gaz par la société ebs Erdgas Biogas AG. La chaleur résiduelle de l’électrolyse aurait pu être utilisée dans l’usine de revêtement.

  • La tendance positive du marché renforce le développement du portefeuille

    La tendance positive du marché renforce le développement du portefeuille

    Selon un communiqué de Swiss Life, le fonds immobilier coté en bourse Swiss Life REF (CH) ESG Swiss Properties enregistre pour l’exercice 2024/2025 un résultat global en nette hausse, à 121,5 millions de francs, contre 57,6 millions en 2023/2024. Le rendement des placements s’élève à 5,1 pour cent.

    La raison de cette évolution positive est la variation de la valeur de marché nette de ses immeubles de 2,4 pour cent. Au 30 septembre 2025, le fonds détient un total de 194 immeubles en portefeuille pour une valeur de marché de 3233 millions de francs. Seul le revenu net du fonds est en baisse, ce qui s’explique principalement par la hausse des impôts sur les bénéfices.

    La valeur nette d’inventaire (VNI) par part est passée à 116,65 francs, soit une hausse de 2,6% par rapport à l’année précédente. La distribution totale 2024/2025, qui aura lieu le 28 novembre 2025, s’élève à 2,70 francs par part (58,3 millions de francs au total), pour un résultat réalisé de 2,71 francs par part (58,5 millions de francs au total). Par rapport au cours de bourse, le rendement de la distribution est donc de 2,03 pour cent, et de 2,31 pour cent par rapport à la VNI.

    En 2024/2025, le portefeuille du fonds s’est enrichi d’un immeuble d’habitation, tandis que huit petits immeubles ont été cédés. Ces transactions ont entraîné un gain en capital net total de 6,1 millions de francs et, grâce notamment aux variations positives de la valeur de marché des immeubles, une baisse du taux d’endettement à 20,6 pour cent (2024 : 22,1 pour cent). Le rendement total s’est élevé à 14,8 pour cent au cours de la période de référence.

  • Schlieren reste Cité de l’énergie or

    Schlieren reste Cité de l’énergie or

    Schlieren a obtenu pour la deuxième fois après 2021 le titre de Cité de l’énergie Gold, comme l’indique un communiqué de la ville. La distinction a une validité de quatre ans. C ‘est un grand honneur de recevoir à nouveau le label Cité de l’énergie Gold et cela montre que nous sommes sur la bonne voie en tant que ville », a déclaré Beat Kilchenmann, conseiller municipal et chef du département Travaux, approvisionnement et installations, cité dans le communiqué.

    Le label Cité de l’énergie or sert à récompenser les objectifs particulièrement ambitieux en matière d’énergie et de protection du climat. La ville cite à cet égard les mesures concrètes qui ont été définies dans différents champs d’action dans le cadre de la stratégie « zéro net » adoptée en 2023 avec l’année cible 2040. Ces mesures ont servi de programme d’activités pour la recertification en tant que Cité de l’énergie Or. Il s’agit notamment de l’extension du réseau de chauffage urbain, de l’utilisation d’énergie renouvelable dans les immeubles de la ville et du renforcement de l’économie circulaire.

  • Le hub énergétique numérique renforce l’industrie solaire

    Le hub énergétique numérique renforce l’industrie solaire

    Le Fonds de technologie de la Confédération a accordé une garantie à Solarify. Avec l’engagement de la Fondation Abendrot, le développeur et exploitant d’installations solaires financées par essaim, dont le siège est à Wabern, peut continuer à développer son Digital Energy Hub, selon un communiqué.

    Le Digital Energy Hub de Solarify sert à la gestion intelligente et à l’optimisation des installations solaires dans un système énergétique flexible. Il vise à intégrer les installations dans un système énergétique durable et stable.

    Le modèle commercial de Solarify permet aux personnes intéressées d’investir dans l’énergie solaire sans avoir à construire et à posséder elles-mêmes des installations solaires. Une installation est réalisée dès qu’un nombre suffisant d’investisseurs a été trouvé pour le projet. Solarify s’occupe de l’entretien des installations et commercialise l’électricité produite. Tous les trois mois, les participants reçoivent une part des bénéfices de la vente de l’électricité.

  • Walensee : le projet solaire de falaise est abandonné

    Walensee : le projet solaire de falaise est abandonné

    La paroi rocheuse sur le côté nord du Walensee ne recevra pas d’installation solaire dans un avenir proche. Comme l’indiquent les partenaires du projet EKZ et SAK dans un communiqué, ils ne poursuivent pas le projet solaire Felsenstrom.

    Les fournisseurs d’électricité des cantons de Zurich, Saint-Gall et des deux Appenzell justifient leur décision d’une part par des retards dans la procédure d’autorisation. Les modifications apportées au projet suite à des oppositions nécessiteraient une nouvelle mise à l’enquête publique. D’autre part, le montage de modules librement suspendus sur la paroi raide serait difficile, coûteux et prendrait beaucoup de temps.

    Les partenaires du projet ne s’attendent donc plus à pouvoir achever le projet d’ici fin 2030. Ce serait pourtant la condition sine qua non pour qu’il puisse bénéficier des facilités et des subventions accordées dans le cadre de Solarexpress.

    L’installation devrait être construite sur le site de l’ancienne carrière Schnür. Les modules solaires, d’une surface de 44 000 mètres carrés, devaient produire environ 12 gigawattheures d’électricité par an, selon l’avis public de construction de septembre 2024.

  • Une nouvelle centrale thermique renforce l’approvisionnement énergétique de Villmergen

    Une nouvelle centrale thermique renforce l’approvisionnement énergétique de Villmergen

    Après environ deux ans de travaux et 15 millions de francs investis, le réseau de chaleur AEW de Villmergen fournit une chaleur durable aux entreprises locales, selon un communiqué. Le réseau de chaleur, qui combine la chaleur renouvelable issue du vieux bois régional et du bois utilisé en cascade avec une technique moderne de stockage et de régulation, renforce la sécurité d’approvisionnement régionale dans le cadre de la stratégie énergétique 2050, précise le communiqué.

    Au centre de la centrale thermique se trouve une chaudière à bois usagé efficace d’une puissance de 2000 kilowatts. Il est également prévu d’installer une autre chaudière à bois usagé, des pompes à chaleur et une chaudière de pointe, qui fourniront une puissance totale pouvant atteindre 10 000 kilowatts.

    Un accumulateur de chaleur moderne d’un volume de 160 000 litres assure l’efficacité de l’exploitation, tandis qu’une installation photovoltaïque d’une production annuelle de 220 mégawattheures (MWh) produit de l’électricité durable. 145 MWh de l’électricité produite sont utilisés pour l’autoconsommation de l’installation. Grâce à la technologie Power-to-Heat, l’installation transforme l’électricité excédentaire en chaleur et s’adapte ainsi aux fluctuations du système énergétique. Cela permet une utilisation particulièrement efficace de l’énergie, tout en soutenant la stabilité du réseau électrique, explique AEW.

    Une fois terminée, la centrale thermique fournira jusqu’à 14 500 MWh de chaleur par an et couvrira les besoins d’environ 700 maisons individuelles. Cela permet d’économiser environ 710 000 mètres cubes de gaz naturel et 1500 tonnes de CO2 par an, explique Daniel Wernli, responsable de la production de chaleur chez AEW.

    De la planification à l’exploitation en passant par la construction, AEW a délibérément fait appel à des entreprises de la région. La population locale sera également impliquée : au printemps 2026, AEW organisera une journée portes ouvertes dans le réseau de chaleur et expliquera comment le bois régional produit de la chaleur durable.

  • Les startups donnent l’impulsion pour un avenir énergétique durable

    Les startups donnent l’impulsion pour un avenir énergétique durable

    L’Energy Startup Day a eu lieu le 19 novembre au Kultur & Kongresshaus d’Aarau. L’événement a permis aux start-ups de se présenter et de nouer des contacts. Plusieurs conférences étaient en outre au programme. Enfin, cinq start-ups ont été récompensées par des prix.

    Borobotics AG, dont le siège se trouve au Technopark de Winterthur, a remporté le prix du jury et donc un package Energate PR & Event. L’entreprise travaille sur un nouveau type de forage géothermique destiné à être utilisé dans les zones urbaines. Le premier des deux Swissolar Awards a été décerné à SmartHelio de Prilly VD pour son logiciel basé sur l’intelligence artificielle et destiné à l’utilisation d’installations photovoltaïques. La start-up a remporté pour cela un Swissolar Marketing & Event Package. Le deuxième Swissolar Award et un Swissolar Event Package ont été décernés à Synergi Solutions d’Helsinki. Cette start-up finlandaise a développé une application permettant d’optimiser la consommation d’énergie.

    Voltiris d’Epalinges VD a remporté le prix du public et donc un Communication Package de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), Electrosuisse et Swisspower. Voltiris développe des modules pour l’agri-photovoltaïque dans les serres. Et l’Investor Award a été décerné à SensorXSolutions, qui a ainsi remporté le prix SICTIC (Swiss ICT Investor Club), qui correspond à une invitation à un événement pour investisseurs. La jeune entreprise de Sarnen a développé des systèmes intelligents pour la détection et la gestion de gaz tels que le méthane, afin de limiter l’effet de serre.

    Les organisateurs ont accueilli environ 230 participants au total. La ZHAW, Electrosuisse et Swisspower ont organisé l’événement avec le soutien de nombreux partenaires.

  • Un nouveau bâtiment pour remplacer un centre commercial obsolète

    Un nouveau bâtiment pour remplacer un centre commercial obsolète

    Une étude de faisabilité et de potentiel a révélé que le centre commercial Migros de la zone « Im Funken » à Zofingue était obsolète en termes d’utilisation et d’exploitation. Selon un communiqué de la ville de Zofingen, une conservation partielle examinée n’est pas une option, de sorte qu’une nouvelle construction de remplacement doit maintenant être planifiée. Ce nouveau bâtiment est au centre des plans d’un « quartier mixte pour les achats, l’habitat et le travail », planifié par Migros Aare, la ville de Zofingue et l’entreprise immobilière Zofimmo AG.

    L’étude ayant permis de poser un « premier jalon », il s’agit maintenant de développer des « projets viables et concrets » par le biais d’un mandat d’étude confié à plusieurs équipes. Dans une étape ultérieure, ces projets devront être garantis juridiquement par des instruments de planification communaux appropriés ou un plan d’aménagement.

    Les résultats du mandat d’étude devraient être disponibles d’ici fin 2026, et la construction pourrait débuter au plus tôt en 2029. Pendant la phase de construction éventuelle, une solution provisoire permettrait de continuer à faire des achats. Une fois les travaux terminés, des logements seraient construits sur l’actuel parking le long des voies ferrées. Des surfaces commerciales et résidentielles sont également envisagées sur la partie verte du site, en face de la vieille ville, mais le caractère vert doit être conservé.

  • La restauration remet le pont d’Eaumorte dans le paysage local

    La restauration remet le pont d’Eaumorte dans le paysage local

    L’entreprise de construction MAULINI SA, basée à Satigny, informe dans un article sur LinkedIn de l’achèvement de la restauration du pont de l’Eaumorte. Le pont entre Avully et Cartigny a été construit au milieu du 19ème siècle et est considéré comme l’un des plus anciens du canton de Genève. Les travaux ont débuté le 2 juin 2025 et se sont achevés fin octobre. Avant le début de la restauration, la commune d’Avully décrivait le pont comme étant dans un « état de destruction avancé ».

    MAULINI a réalisé l’ensemble des travaux, dont la remise en état, l’enlèvement de la végétation, la reconstitution des pierres selon l’original et l’aménagement de l’accès au pont. Selon l’entreprise, « les travaux ont consisté à refaire les joints des pierres avec du mortier d’époque, à créer une nouvelle superstructure et à installer un parapet en bois local afin de redonner au pont sa stabilité et son charme d’origine ». L’objectif de la restauration était de rendre le pont à nouveau accessible aux piétons, aux vélos et aux chevaux. Pour ce projet, MAULINI a collaboré avec le bureau d’ingénieurs EDMS du Petit-Lancy GE.

    Fondée en 1910, MAULINI SA est spécialisée dans le bâtiment et le génie civil. Cela comprend notamment des projets de construction de logements collectifs, de bâtiments industriels et administratifs, ainsi que des projets de restauration comme celui du Conservatoire de Musique de Genève. L’entreprise est l’un des cinq finalistes du Prix SVC Genève 2025, qui sera remis le 27 novembre 2025 au Bâtiment des Forces Motrices à Genève.

  • 27 ans d’engagement pour la transformation de Schlieren

    27 ans d’engagement pour la transformation de Schlieren

    Depuis 1998, soit plus de 27 ans, Albert Schweizer marque de son empreinte le développement économique de la ville de Schlieren. Durant cette période, il n’a pas seulement implanté des entreprises et organisé des espaces, mais il a également mené des dialogues entre les entreprises, la politique et l’administration. Toujours avec une philosophie claire, des réseaux et de la confiance plutôt qu’une optimisation aveugle des chiffres.

    « Schlieren a connu une croissance rapide, mais contrôlée, avec une promotion économique qui ne s’appuie pas uniquement sur les chiffres, mais sur les réseaux et la confiance », décrit parfaitement cette approche d’Albert Schweizer. Une ville industrielle classique est devenue un site technologique dynamique.

    De l’industrie à la biotechnologie
    La capacité de Schweizer à transformer systématiquement les opportunités en projets a fait la différence. Il a organisé des espaces, défait des nœuds, lancé des fêtes et créé les conditions pour que les entreprises s’installent et se développent à Schlieren. La transformation d’anciennes friches industrielles en centres de biotechnologie et de technologie médicale est particulièrement impressionnante. Un changement stratégique qui a repositionné Schlieren.

    Retraite bien méritée
    Au printemps prochain, en 2026, Albert Schweizer prendra une retraite bien méritée. Pour la ville de Schlieren, c’est la fin d’une époque, mais dont les traces demeurent – dans les réseaux qu’il a créés, dans les projets qu’il a initiés et dans la culture de la promotion économique qu’il a contribué à façonner.

    « Nous sommes fiers de la manière dont Schlieren s’est développée », déclare Markus Bärtschiger, maire de la ville, en rendant lui aussi hommage aux réalisations d’Albert Schweizer.

    Avec le départ à la retraite d’Albert Schweizer, ce n’est pas seulement un promoteur de site expérimenté qui s’en va, mais aussi l’architecte du Schlieren moderne. Sa distinction est un aboutissement mérité d’une carrière influente, qui montre que le développement durable vient des hommes – de ceux qui ne se contentent pas de gérer l’économie, mais qui construisent la confiance.

  • ImmoTable Basel – Des superclusters, de nouveaux ponts et la sortie de l’antiquité numérique

    ImmoTable Basel – Des superclusters, de nouveaux ponts et la sortie de l’antiquité numérique

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    Christof Klöpper, CEO de Basel Area Business & Innovation, a ouvert le bal. Il a dressé le portrait d’une région qui est bien plus qu’un « simple » site pharmaceutique. Certes, le supercluster des sciences de la vie reste le leader mondial, mais l’écosystème de l’innovation s’est diversifié.

    Soutenu par les trois cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et le Jura, il se focalise sur les start-ups internationales et sur un partenariat public-privé fortement impulsé par l’industrie. Le message de Klöpper était clair : la mission ne consiste pas seulement à promouvoir le site de manière classique, mais à fournir activement des infrastructures d’innovation à un écosystème en croissance constante.

    Bâle-Ville et le levier de 500 millions
    Julian Kamasa, de l’Office de l’économie et du travail, a souligné comment le canton de Bâle-Ville entend renforcer sa position de leader en matière d’innovation, en s’appuyant sur quelque 800 entreprises des sciences de la vie et de nombreuses start-ups. Au cœur de cette offensive se trouve le nouveau « paquet de sites bâlois », avec lequel le canton jouera un rôle de pionnier au niveau suisse à partir de 2025.

    Avec un budget annuel de 150 à 500 millions de francs, des investissements ciblés seront encouragés. 80 pour cent des fonds sont alloués à un fonds d’innovation qui récompense notamment les activités de recherche et de développement sur le site. Les 20 pour cent restants soutiennent des objectifs sociaux et écologiques tels que le congé parental ou les mesures de protection du climat.

    Le message clé est clair. Ceux qui font de la recherche substantielle à Bâle en profitent le plus. Grâce à ce levier financier, le canton entend consolider sa position de leader européen dans le domaine de la santé, développer des compétences tech ciblées et transformer l’économie dans le sens d’une économie circulaire. Le grand potentiel des sites de transformation urbaine joue un rôle clé dans ce processus.

    Un coup de pouce urbanistique
    Les choses se sont concrétisées lors de l’exposé de Marko Kern (CFF) et Marc Février (canton de Bâle-Ville), qui ont présenté le projet gagnant pour le nouveau pont Margarethenbrücke et l’accès aux quais. Un projet clé pour la mobilité future. Compte tenu de l’augmentation massive du nombre de passagers due à l’étape d’extension 2035 des CFF et du souhait de disposer de plus d’espace pour le tramway et les vélos, l’ancien pont doit être remplacé.

    Après une procédure de mandat d’étude, dans laquelle la halle SNCF classée monument historique représentait un défi particulier, le projet de Penzel Valier AG a convaincu. Il prévoit un pont élancé et surélevé avec une toiture verte. Celui-ci crée plus d’espace pour tous les usagers de la route et intègre un nouvel arrêt de tramway accessible au milieu du pont.

    Les avantages du projet sont multiples. Il améliore les correspondances à la gare CFF, désengorge la Centralbahnplatz, optimise les liaisons cyclistes et piétonnes entre Gundeldingen et le centre-ville et crée une nette plus-value urbanistique avec plus de 11 000 nouvelles places de stationnement pour vélos et des espaces verts supplémentaires. Les coûts, qui se chiffrent en centaines de millions d’euros, sont supportés conjointement par la Confédération et le canton, le projet étant considéré comme un exemple parfait de collaboration réussie.

    Sortir de « l’antiquité numérique« 
    Isabel Gehrer (pom+) a tendu un miroir critique au secteur. Son exposé « De l’antiquité numérique au secteur d’avenir » a montré le décalage entre la Suisse, championne du monde de l’innovation, et un secteur de la construction et de l’immobilier qui, en termes de maturité numérique, reste provocateur dans l’ »antiquité numérique ».

    Alors que la Suisse occupe à nouveau la première place du Global Innovation Index 2025 et que Bâle accueille trois des dix premiers investisseurs, Roche, Novartis et Syngenta, le secteur immobilier investit nettement moins dans l’innovation que les autres secteurs. Seul le BIM s’est véritablement imposé.

    Gehrer a fait référence au concept de « prime verte » de Bill Gates. Les solutions durables doivent devenir si efficaces qu’elles ne coûtent plus de supplément de prix. Elle a cité comme exemple de réussite l’industrie automobile, où les coûts des batteries ont baissé de 80% depuis 2010, rendant les voitures électriques accessibles au plus grand nombre.

    Sa solution s’articule autour de quatre points. Assurer l’infrastructure de recherche par une meilleure mise en réseau des universités et de l’économie, augmenter l’intensité de la recherche et du développement, mobiliser du capital-risque pour les PropTechs et pratiquer la Strategic Foresight afin d’utiliser les zones de transformation comme Klybeckplus comme espaces d’expérimentation. Son appel au secteur : « Faisons-le réel »

    Prix de l’immobilier 2026
    Pour conclure l’ImmoTable, Mara Schlumpf s’est tournée vers l’année à venir. Le prochain Real Estate Award aura lieu le 22 octobre 2026 au Trafo de Baden et réunira environ 300 décideurs du secteur. Le gala combine des remises de prix et un réseautage de haut niveau. Des projets et des entreprises exceptionnels seront récompensés dans cinq catégories, telles que la durabilité, le numérique, la commercialisation, le développement de projet et l’innovation, ainsi que la personnalité immobilière de l’année. Le groupe cible comprend les développeurs de projets, les entreprises immobilières et de construction, les investisseurs, les politiques et les médias. Pour les partenaires, le prix offre une visibilité exclusive et l’accès à un réseau de premier ordre.

    L’événement immoTable a démontré de manière éclatante que Bâle dispose du capital, de l’infrastructure et de la volonté politique nécessaires au changement. C’est maintenant au secteur immobilier lui-même d’utiliser les moyens et les espaces mis à disposition avec l’esprit d’innovation nécessaire et de faire le saut de l’antiquité numérique vers le futur.

  • Entre stabilité, protection du logement et pression de la croissance

    Entre stabilité, protection du logement et pression de la croissance

    Ambiance actuelle du secteur immobilier bâlois
    La situation de départ est ambivalente. D’une part, Bâle jouit d’une grande stabilité économique et d’une base solide dans l’économie réelle, comme le confirment les analyses de marché actuelles. D’autre part, la production de logements à proprement parler est en difficulté. En comparaison internationale, par exemple avec Paris, San Francisco ou Londres, le coût du logement est certes encore modéré par rapport aux salaires à Bâle. Mais l’ambiance est morose. La production de logements ne se porte pas bien. Ce n’est pas tant le manque d’investisseurs qui est en cause, mais plutôt la complexité des processus de planification et les obstacles que l’on rencontre chez soi.

    Défi de la protection du logement
    L’un des thèmes centraux du débat est la « protection du logement » bâloise. Cette loi, conçue à l’origine pour garantir la compatibilité sociale des rénovations et protéger les locataires, s’avère être un frein à l’investissement dans la pratique.

    Les critiques portent sur le fait que la protection du logement part d’une bonne intention, mais qu’elle réduit en fait l’offre. Si les rénovations sont rendues non rentables par des exigences excessives, elles n’ont tout simplement pas lieu. Certes, des adaptations ont déjà été apportées au règlement, par exemple pour faciliter les rénovations énergétiques, mais l’incertitude demeure. Il y a moins de nouveaux logements sur le marché, alors que l’immigration se poursuit. Cela aggrave précisément la pénurie que l’on voulait combattre. Aujourd’hui, les personnes qui cherchent un logement, que ce soit pour des raisons familiales, un changement d’emploi ou un déménagement, se heurtent à un marché asséché et à des prix élevés. La réglementation protège donc le parc immobilier existant, mais pénalise ceux qui souhaitent entrer sur le marché.

    Leçons à tirer pour les autres cantons
    En regardant au-delà des frontières, on constate que Bâle sert actuellement plus d’avertissement que de modèle en matière de réglementation. L’introduction de dispositions de protection strictes rappelle les erreurs du passé (politique de taux d’intérêt et de réglementation il y a 40 ans). La leçon à tirer pour les autres cantons est donc qu’il ne faut pas restreindre artificiellement l’offre lorsque celle-ci augmente.

    Un autre phénomène est le changement d’affectation des bureaux. Ce qui était difficilement envisageable il y a quatre ans en raison des attentes en matière de rendement devient soudainement attrayant en raison de la hausse des taux d’intérêt et de l’évolution des marchés des bureaux. Mais ces transformations ne créent généralement pas de logements à bas prix, mais plutôt des offres à prix élevés.

    Bâle dans la Suisse des 10 millions
    La Suisse s’agrandit et Bâle suit le mouvement. La ville dispose d’un énorme potentiel grâce à d’anciens sites industriels (par exemple Klybeck Plus) et à des zones de transformation. Les investisseurs seraient prêts à développer et à densifier ces zones. Mais le problème est la durée. Les processus de planification, comme celui du site de Klybeck, s’étendent sur 5 à 6 ans avant que la moindre construction ne soit possible.

    Pour une Suisse de 10 millions d’habitants, la densification vers l’intérieur n’a pas d’alternative. Des compromis doivent être trouvés, comme dans le cas de l’initiative « Cardinaux du climat ». Les terrains de plus de 30 000 m² doivent pouvoir être construits de manière plus dense, mais doivent en contrepartie répondre à des critères écologiques et sociaux stricts. Il est important de comprendre les investisseurs, en particulier les fonds de pension. Celles-ci gèrent des fonds fiduciaires pour la prévoyance vieillesse et ne peuvent pas simplement subventionner le logement de manière croisée. La sécurité de la planification est ici la monnaie la plus forte.

    Avenir et solutions
    Quel est l’avenir ? Le secteur demande avant tout une accélération et une flexibilité. Comme en Allemagne, nous devrions discuter du turbo de la planification et il faudrait des mécanismes permettant de raccourcir drastiquement les procédures d’autorisation. L’immobilier du futur doit être flexible. Ce qui est aujourd’hui un bureau doit pouvoir être demain un appartement et après-demain peut-être à nouveau un bureau ou un espace logistique. Les monostructures fragmentées ne sont plus d’actualité. La peur de la croissance doit faire place à une volonté d’aménagement. La qualité résulte d’une bonne densification interne et d’une mixité des usages, pas de l’immobilisme.

    Les moyens et le capital seraient disponibles pour atténuer la pénurie de logements à Bâle. Ce qui manque, c’est un environnement réglementaire qui permette les investissements au lieu de les décourager et un processus de planification qui suive le rythme des changements sociaux.