Auteur/autrice : immovestuser

  • Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Parmi les cantons présentant les plus grands risques démographiques figurent le Tessin, Berne, Neuchâtel, le Jura, Appenzell Rhodes-Extérieures, Nidwald, Obwald, les Grisons, Glaris et Schaffhouse. Ils réunissent environ 23 pour cent du volume total des hypothèques en Suisse et sont donc tout sauf des régions périphériques. En même temps, elles sont structurellement moins bien équipées pour affronter l’avenir.

    Le cœur du problème réside dans la structure d’âge. La croissance démographique se joue surtout dans les groupes de plus de 65 ans. Des personnes qui déménagent rarement et qui ne demandent guère d’espace de logement supplémentaire. Parallèlement, le nombre d’actifs, c’est-à-dire les ménages qui acquièrent typiquement un logement ou qui concluent de nouveaux baux, diminue. Il en résulte une baisse de la demande, une plus grande patience lors de la vente et des baisses de prix croissantes. Ce phénomène est particulièrement sensible sur les marchés où l’on trouve beaucoup de maisons individuelles et d’objets de vacances, comme dans certaines régions du Tessin, des Grisons ou du Jura.

    La démographie bat l’imagination en matière de prix
    L’étude esquisse un marché qui devrait se différencier nettement au cours des 20 prochaines années. Alors que les propriétaires des cantons concernés s’attendent encore en de nombreux endroits à une poursuite de la hausse des prix, la démographie dessine une autre image. Si peu de jeunes ménages prennent la relève et que l’immigration reste faible, la poussée de la demande qui justifie les évaluations actuelles fera défaut.

    Pour les propriétaires, cela signifie une durée de détention plus longue, des risques de vente plus élevés et, selon la situation, des baisses de prix plus marquées. Les maisons individuelles anciennes situées dans des communes périphériques, qui ne répondent plus aux attentes des nouvelles générations d’acheteurs en termes d’énergie et de qualité, sont particulièrement exposées. Là où une offre importante arrive simultanément sur le marché, par exemple à la suite d’une succession, la pression sur les prix peut rapidement augmenter.

    Les cantons en plein essor comme contrepoids
    De l’autre côté, on trouve les cantons en pleine croissance que sont Zurich, Vaud, Lucerne, Genève, Thurgovie, Argovie, Saint-Gall, le Valais, Fribourg, Zoug et Bâle-Ville. Selon l’analyse, ils devraient absorber près de 86 pour cent de la future croissance démographique. Les deux tiers du volume des hypothèques se concentrent déjà dans ces cantons, et la tendance est à la hausse.

    L’immigration y rencontre le dynamisme économique, des centres urbains et des marchés du travail forts. Pour le marché immobilier, cela signifie une demande toujours élevée, des prix qui ont tendance à rester stables, voire à augmenter, et des risques structurels moindres, malgré la numérisation, le retournement des taux d’intérêt et l’augmentation des réglementations. La polarisation entre cantons « perdants » et « gagnants » devrait donc encore s’accentuer.

    Conséquences pour les banques et les investisseurs
    Pour les banques, les assurances et les caisses de pension, la perspective démographique est plus qu’une note en bas de page. Jusqu’à présent, les risques régionaux ne sont pas suffisamment représentés dans de nombreux portefeuilles. Les établissements régionaux qui se concentrent fortement sur leur canton d’origine sont particulièrement exposés à des risques accrus dans les régions en déclin. Surtout lorsqu’une grande partie du portefeuille est constituée de maisons individuelles situées à la campagne.

    Ce ne sont pas seulement la situation, l’état et la capacité financière qui comptent, mais aussi la question de savoir combien d’acheteurs potentiels seront encore sur place dans 10, 15 ou 20 ans. Si l’on veut gérer les hypothèques et les placements immobiliers à long terme, il faut systématiquement penser ensemble la démographie, la demande de logements et la structure économique locale.

    Ce que les propriétaires peuvent faire maintenant
    Pour les propriétaires des cantons concernés, il vaut la peine de jeter un regard lucide sur leur propre bien, comme l’emplacement, le groupe cible, l’état énergétique, une éventuelle réaffectation. Ceux qui gèrent activement, modernisent et réfléchissent à temps à des alternatives, ont un net avantage sur ceux qui espèrent seulement que les prix continueront à augmenter.

    Le marché ne bascule pas partout. Dans de nombreuses villes des cantons « perdants », les logements resteront rares, tandis que les zones rurales seront soumises à une pression plus forte. La précision avec laquelle les acteurs du marché comprennent les différences au sein d’un même canton et la rapidité avec laquelle ils adaptent leurs stratégies à la nouvelle réalité démographique seront décisives.

  • Élections municipales zurichoises 2026

    Élections municipales zurichoises 2026

    Avec le jeu « Built&Rent » du SVIT Zurich, découvrez la politique en jouant !
    Dans la ville de Zurich, le premier tour des élections aura lieu le 8 mars 2026. En vue de cette élection importante dans la plus grande commune de notre canton (dont les effets dépassent les frontières cantonales), le SVIT Zurich recommande sept candidats à l’élection. Ils sont membres des commissions spécialisées HBD/SE (département des bâtiments, développement urbain) et FD (département des finances) ou occupent des postes importants dans leur parti. Sont également pris en compte les nouveaux venus qui ne siègent pas encore au conseil municipal.

    Les sept candidats partagent toutefois un intérêt commun : Faire avancer une politique libérale en matière de logement et d’immobilier pour Zurich, qui relève rapidement et efficacement les défis actuels sur le marché du logement.

    Le jeu « Built&Rent » permet de se rendre compte de la pression à laquelle sont soumis les professionnels de l’immobilier – et de la manière dont les décisions politiques influencent le secteur. Il est possible de gagner de superbes prix pédagogiques et matériels. De nombreux bons Apple à des participations gratuites à des stages et des cours du SVIT Zurich. La participation est gratuite pour tous. Il n’est pas nécessaire d’être membre du SVIT. L’éducation politique devient ainsi une expérience interactive ! On y joue comme à « Tetris ».
    (Durée du jeu : du 28 janvier au 15 février 2026)

    Lien du concours : https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/politik

  • Le site de l’hôpital de Sursee : de nouvelles perspectives à partir de 2034

    Le site de l’hôpital de Sursee : de nouvelles perspectives à partir de 2034

    La construction du nouveau LUKS Sursee et du centre de soins Seeblick sur la Schwyzermatt à Schenkon libère un terrain d’environ 47’000 mètres carrés à la Spitalstrasse à Sursee. Environ sept terrains de football, une situation centrale, une bonne desserte et une vue jusqu’aux Alpes. Là où se trouvent encore aujourd’hui des bâtiments hospitaliers, un nouvel élément urbain pourra voir le jour à partir de 2034, qui marquera Sursee à long terme. Le canton de Lucerne est le principal propriétaire du site, les surfaces adjacentes appartiennent également au canton et en partie à la ville et sont intégrées dans la planification.

    Le LUKS Sursee, vieux de presque 50 ans, ne répond plus aux exigences d’une exploitation hospitalière moderne. Avec la décision du Conseil d’État de réaliser un nouvel hôpital et un centre de soins à Schenkon d’ici 2033, l’infrastructure de santé se déplace et ouvre à Sursee un potentiel de développement urbanistique d’une valeur rare.

    Habiter, vivre, se rencontrer
    Le canton de Lucerne et la ville de Sursee poursuivent un objectif commun, celui d’un quartier à usage mixte et vivant, alliant habitat, services et qualité de vie. Une planification test à partir de 2026 permettra de déterminer quelles utilisations et structures d’aménagement sont possibles et judicieuses sur le site. Les résultats serviront de base au changement de zonage, aux concours d’architecture et aux premières étapes de construction qui devraient démarrer après le départ de l’hôpital et de l’établissement de soins, avec l’ambition d’éviter autant que possible les locaux vacants.

    Il est d’ores et déjà clair que le site se prête particulièrement bien à une utilisation résidentielle, pour les familles, les couples, les célibataires et les seniors. En complément, on peut imaginer des services, des commerces et des restaurants qui donneront vie au quartier. L’objectif est de créer un environnement socialement mixte avec un mélange de logements de haut standing et de logements à prix modérés, qui renforce Sursee en tant que lieu de résidence et crée en même temps de nouvelles offres pour les différentes phases de la vie.

    Sursee en pleine croissance
    Sursee connaît une croissance dynamique et, avec un taux de logements vacants de 0,26%, le marché du logement est extrêmement tendu. La nouvelle offre sur le site de l’hôpital doit contribuer à réduire la pression et à créer une qualité de logement supplémentaire dans une situation centrale. La proximité de la vieille ville, la desserte existante par les transports et la vue sur le lac font de ce site un lieu clé pour le développement futur de la ville.

    C’est une chance de former un nouveau quartier à l’identité forte. Le site peut donner des impulsions pour le développement économique de la région, permettre la création de nouveaux emplois dans le secteur des services et continuer à profiler Sursee comme centre régional.

    Développement du quartier en tant que tâche commune
    La planification du site de l’hôpital est délibérément conçue comme un processus ouvert. Dès le printemps 2026, des ateliers sont prévus avec la population du quartier et différents groupes d’intérêt. Les besoins, les idées et les attentes doivent être intégrés à un stade précoce afin de créer un quartier non seulement convaincant du point de vue de la planification, mais également soutenu par la population.

    L’assemblée communale décidera de la modification nécessaire du plan de zone partiel. Il est donc clair que l’avenir du site de l’hôpital ne sera pas dessiné en vase clos, mais dans le cadre d’un processus transparent qui associe planification spécialisée et perspectives locales.

    Un nouvel élément urbain avec une histoire et un avenir
    A long terme, un espace de vie et d’habitat diversifié, avec des espaces verts, des aires de jeux et de détente, pourrait voir le jour là où l’hôpital fonctionne encore aujourd’hui. Des lieux de rencontre en plein air, des trajets courts et une bonne connexion avec la structure urbaine existante devraient faire de ce site une partie intégrante de Sursee.

    Le canton de Lucerne veut exploiter de manière ciblée le potentiel de cette situation privilégiée avec vue sur le lac et utilisation historique. Dès 2034, l’occasion se présente de réaliser un quartier qui respecte l’histoire du site tout en apportant des réponses aux besoins en matière d’habitat et de vie des décennies à venir. Un nouveau chapitre pour le site de l’hôpital et pour Sursee.

  • Penser circulairement, réimprimer le bois

    Penser circulairement, réimprimer le bois

    Des directives plus strictes concernant l’utilisation énergétique du bois usagé ont pour conséquence que de grandes quantités de déchets de bois ne peuvent plus être simplement brûlées, mais restent utilisables comme matériau. Le département « Experimentelles und Digitales Entwerfen und Konstruieren » (conception et construction expérimentales et numériques) de l’université de Kassel développe, en collaboration avec Buro Happold, un procédé d’impression 3D qui transforme les particules de bois résiduel en éléments de mur porteurs. Le projet est soutenu dans le cadre du programme « Zukunft Bau » de l’Institut fédéral de recherche sur la construction, les villes et l’espace.

    l’accent est mis sur un matériau d’impression biosourcé composé de particules de bois usagé broyées, provenant principalement de flux de matières secondaires de l’industrie du bois, c’est-à-dire de bois post-consommation. Des partenaires industriels préparent le matériau et le mélangent à des liants biogènes pour obtenir une masse pâteuse qui peut être extrudée par des robots.

    composants légers issus de l’imprimante 3D
    Le résultat se distingue clairement de l’impression 3D en béton connue. La masse de particules de bois et de liant est appliquée par couches à l’échelle 1:1 et forme des éléments de construction légers mais solides. Des structures murales planes sont possibles, tout comme des géométries librement courbées, qui peuvent être adaptées avec précision sur le plan constructif et architectural.

    la phase actuelle du projet Rafa 2.0 s’étend sur 18 mois et se base sur le projet précédent Rafa, dans le cadre duquel les chercheurs ont étudié de manière fondamentale l’aptitude des particules de bois usagé à la fabrication additive. Les formules des matériaux sont maintenant affinées, le processus d’extrusion optimisé et les éléments de construction testés dans des conditions de laboratoire, avec pour objectif un processus de fabrication numérique de bout en bout jusqu’au prototype à l’échelle réelle.

    portant, résistant au feu et circulaire
    Pour que le concept soit viable dans la pratique, les éléments imprimés doivent faire plus que simplement montrer leur forme. Il faut une capacité portante, une rigidité et un comportement au feu qui correspondent aux exigences de l’aménagement intérieur. Les partenaires du projet voient un premier champ d’application dans les systèmes de cloisons modulaires qui peuvent être facilement montés, démontés et réutilisés ailleurs.

    ce principe s’inscrit dans les approches circulaires de la construction, dans lesquelles les éléments de construction ne sont pas éliminés à la fin de leur cycle de vie, mais transférés vers de nouvelles utilisations. Les éléments de construction peuvent être déconstruits sans être triés, car on renonce aux composants contenant des substances nocives. Une condition préalable pour des cycles de matériaux fermés dans la construction en bois.

    la planification numérique, une technologie clé
    La planification numérique joue un rôle central. Buro Happold est responsable de la conception informatique et de la planification de la structure et utilise des simulations pour prévoir le comportement structurel des éléments de construction. Les géométries sont optimisées de manière à ce que le matériau ne soit utilisé que là où il est nécessaire d’un point de vue statique – l’efficacité des ressources devient une tâche de conception.

    « Nous faisons des déchets une opportunité, le bois récupéré devient des éléments de construction performants grâce au design numérique et à la fabrication additive », explique Shibo Ren de Buro Happold pour décrire l’approche. Fini la consommation linéaire, place à une pratique de construction circulaire, basée sur les données, qui associe étroitement la robotique, l’ingénierie et la conception.

    perspectives pour la pratique
    À court terme, le procédé vise à utiliser moins de matériaux et à réduire les émissions par rapport aux technologies d’impression 3D basées sur le béton. A long terme, il pourrait ouvrir de nouveaux marchés pour les constructions additives biosourcées. En particulier là où la légèreté, la déconstruction et la liberté architecturale sont requises.

    la mise à l’échelle, les normes et l’acceptation dans la pratique de la construction détermineront si l’approche s’impose économiquement et à quelle vitesse. D’un point de vue technique, le projet montre déjà que la construction circulaire ne commence pas seulement par le recyclage, mais aussi par la conception. C’est là que les matériaux, les processus et les cycles de vie sont repensés.

  • ABB encaisse et Oerlikon construit

    ABB encaisse et Oerlikon construit

    ABB vend un terrain d’environ 7000 mètres carrés près de la gare de Zurich-Oerlikon à la société de services immobiliers Pensimo. La vente génère au premier trimestre 2026 un bénéfice de cession opérationnel d’environ 290 millions de francs avant impôts. ABB n’a plus besoin de ce terrain comme réserve foncière stratégique et permet ainsi le développement du quartier de Neu-Oerlikon.

    Environ 500 logements sont prévus sur le terrain, ainsi qu’une tour et des surfaces commerciales. L’ancienne zone industrielle doit se transformer dans les prochaines années en un quartier à usage mixte avec des logements, des services, des emplois ainsi que des offres culturelles et commerciales. En raison du prix élevé des terrains, il faut s’attendre à des loyers plutôt élevés. Tout au plus peut-on envisager de louer certains logements à prix coûtant, par exemple dans le cadre d’un développement de zone densifié.

    Nouveau siège d’ABB à Oerlikon
    Parallèlement à la vente du terrain, ABB renforce sa présence à Oerlikon. Le groupe prévoit de construire un nouveau siège social à proximité immédiate, dans lequel quelque 500 collaborateurs devraient emménager en 2031. Le projet comprend un bâtiment existant rénové et classé monument historique et un nouveau bâtiment de six étages en bois composite, conçu par le bureau Christ & Gantenbein.

    Avec une surface brute de plancher d’environ 10 800 mètres carrés, des environnements de travail modernes seront créés, y compris un auditorium, un salon et une cafétéria, un foyer et un espace d’exposition ainsi que des espaces de détente et de fitness. Le volume d’investissement est d’environ 80 millions de francs. Le CEO d’ABB, Morten Wierod, souligne ainsi son attachement à la Suisse et à la ville de Zurich. La présidente de la ville Corine Mauch parle d’un futur quartier encore plus « coloré et vivant » autour de la gare d’Oerlikon.

    Fort dernier trimestre 2025
    Sur le plan opérationnel, ABB a nettement progressé au dernier trimestre 2025. Le chiffre d’affaires comparable a augmenté de 9% pour atteindre 9,05 milliards de dollars US. Les entrées de commandes ont été particulièrement dynamiques : sur une base comparable, elles ont augmenté de 32 pour cent pour atteindre 10,32 milliards de dollars US, dépassant ainsi pour la première fois la barre des 10 milliards en un trimestre.

    La marge opérationnelle EBITA s’est améliorée, passant de 16,6 à 17,6 %, et le bénéfice net ajusté a augmenté de 29 % pour atteindre 1,27 milliard de dollars. Sur l’ensemble de l’année 2025, le bénéfice net est passé à 4,73 milliards de dollars, soit environ 20 pour cent de plus que l’année précédente. Le dividende doit être augmenté de 0,90 à 0,94 franc par action ; en même temps, ABB annonce un nouveau programme de rachat d’actions.

    Perspectives et nouveau programme de rachat
    Pour le premier trimestre 2026, ABB prévoit une croissance comparable du chiffre d’affaires de 7 à 10 pour cent ainsi qu’une nouvelle hausse de la marge. Pour l’ensemble de l’année, le management table sur une croissance de 6 à 9 pour cent et sur une rentabilité légèrement plus élevée. Les analystes estiment que l’activité des centres de calcul et le secteur de l’électrification sont des moteurs importants, les commandes y ayant augmenté d’environ un tiers.

    De plus, ABB lance un nouveau programme de rachat d’actions d’un volume pouvant atteindre 2 milliards de dollars US, qui doit durer jusqu’au 27 janvier 2027. Un programme précédent allant jusqu’à 1,5 milliard de dollars US est arrivé à échéance. Cela renforce l’attractivité de l’action et signale la confiance dans sa propre capacité bénéficiaire.

    L’action ABB à un niveau record
    En bourse, les chiffres et les perspectives ont été récompensés par des hausses de cours. L’action ABB a augmenté de 8,46 pour cent à 66,38 francs, le nouveau record absolu étant de 67,22 francs. La forte entrée de commandes, l’amélioration de la marge, l’augmentation du dividende et le programme de rachat d’actions plus important ont clairement dépassé les attentes auparavant prudentes.

    Pour le site de Zurich-Oerlikon, la combinaison de la vente du terrain, de la construction du nouveau siège du groupe et du développement prévu du quartier implique un net changement structurel. D’un site industriel, on passe à un quartier d’habitation et de travail dense et urbain, avec des investissements élevés, mais aussi la perspective d’une nouvelle hausse des loyers.

  • La formation universitaire répond aux nouvelles exigences dans le domaine de la construction

    La formation universitaire répond aux nouvelles exigences dans le domaine de la construction

    La Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) va mettre en place un nouveau cursus de master au sein de son département Architecture, design et génie civil à Winterthour. Selon un communiqué, le MSc Systèmes intégrés de construction et d’énergie (IBE) doit permettre aux futurs ingénieurs civils de mettre en pratique des projets de construction durables et respectueux du climat.

    Le cursus s’étend sur cinq semestres et transmet des compétences clés en matière de technique du bâtiment, d’énergie et de durabilité, ainsi que des compétences transversales en architecture et en génie civil. Il prépare les diplômés à des activités dans la planification, le conseil et la mise en œuvre de projets de construction durables dans des bureaux d’architectes, des sociétés d’ingénierie, des cabinets de conseil ou des institutions publiques.

    « Les exigences en matière de planification et de mise en œuvre se sont considérablement accrues », déclare Beat Waeber, architecte et directeur du département Enseignement du département Architecture, Design et Génie civil de la ZHAW, cité dans le communiqué. « Il faut des spécialistes capables de penser de manière interdisciplinaire, de structurer la coopération et d’assumer des responsabilités aux interfaces. Avec le MSc IBE, nous ancrons cette qualification de manière ciblée dans le portefeuille de formation du département.»

  • Hochschulausbildung reagiert auf neue Anforderungen im Bau

    Die Zürcher Hochschule für Angewandte Wissenschaften (ZHAW) wird an ihrem Departement Architektur, Gestaltung und Bauingenieurwesen in Winterthur einen neuen Master-Studiengang einrichten. Wie es in einer Mitteilung heisst, soll der MSc Integrierte Bau- und Energiesysteme (IBE) künftige Bauingenieure befähigen, nachhaltige und klimaverträgliche Bauprojekte in die Praxis umzusetzen.

    Der Studiengang umfasst fünf Semester und vermittelt Kernkompetenzen in Gebäudetechnik, Energie- und Nachhaltigkeitsexpertise sowie Schnittstellenkompetenzen in Architektur und Bauingenieurwesen. Das Studium bereitet die Absolvierenden auf Tätigkeiten in der Planung, Beratung und Umsetzung nachhaltiger Bauprojekte in Architekturbüros, Ingenieurunternehmen, Beratungsfirmen oder öffentlichen Institutionen vor.

    „Die Anforderungen an Planung und Umsetzung haben sich massiv erweitert“, wird Beat Waeber, Architekt und Leiter Abteilung Lehre am Departement Architektur, Gestaltung und Bauingenieurwesen der ZHAW, in der Mitteilung zitiert. „Es braucht Fachpersonen, die disziplinübergreifend denken, Zusammenarbeit strukturieren und Verantwortung an den Schnittstellen übernehmen können. Diese Qualifikation verankern wir mit dem MSc IBE gezielt im Ausbildungsportfolio des Departements.“

  • Tour d’habitation Rankstrasse

    Tour d’habitation Rankstrasse

    Afin d’utiliser de manière optimale et durable l’espace restreint de la Rankstrasse, le programme de construction de logements bâlois « 1000  » s’est appuyé sur un concours d’architecture anonyme largement diffusé. 78 équipes ont manifesté leur intérêt et 15 projets sélectionnés se sont disputés la meilleure solution. Le jury d’experts a finalement été convaincu par « Miranda » du studio zurichois DIA, Haller Ingenieure et Hefti Hess Martignoni.

    La durabilité intégrée à l’architecture et au tissu social
    Le bâtiment de 88 mètres de haut abrite plus de 100 nouveaux logements locatifs selon le modèle « Mietvertrag Plus », avantageux et soumis à des règles de revenu et d’occupation. La caractéristique la plus remarquable est le concept de voisinage innovant. Trois étages sont reliés verticalement, ce qui crée des zones de rencontre pour des groupes de locataires très divers. Les logements sont conçus de manière compacte et fonctionnelle, permettent une utilisation économe de l’espace et répondent à des exigences élevées en matière d’écologie et de rentabilité. Des espaces extérieurs verdoyants, des espaces favorisant la communauté et un mode de construction ménageant les ressources soulignent l’exigence de durabilité. La ville s’engage ainsi de manière offensive en faveur d’une croissance urbaine responsable et socialement inclusive.

    Une nouvelle référence pour l’habitat en périphérie de la ville
    Avec « Miranda », Bâle-Ville lance un développement à la périphérie est de la ville. La tour marque un début marquant pour les futurs développements de quartier et donne un signe architectural d’ouverture. La construction débutera au plus tôt en 2028, et sera précédée d’un plan d’aménagement et d’une information publique. L’orientation vers la communauté, la mixité, la durabilité et la qualité architecturale positionne le projet comme une référence en matière de construction urbaine moderne en Suisse.

  • Développement du site Roche à Bâle

    Développement du site Roche à Bâle

    La première phase de développement du site de Roche s’est achevée fin 2023, une nouvelle étape va maintenant commencer. D’ici 2030, l’une des plus importantes infrastructures de recherche d’Europe verra le jour sur le site nord. Le projet central est le bâtiment 12, un bâtiment de recherche et de développement de 72 mètres de haut pouvant accueillir environ 450 chercheurs. Le nouveau bâtiment remplace l’infrastructure obsolète et crée des conditions optimales pour développer de nouvelles substances actives, de la recherche fondamentale à la production. Avec un volume d’investissement d’environ 500 millions de francs, le bâtiment 12 deviendra l’interface centrale entre la recherche et le développement clinique.

    Parallèlement, l’Institute of Human Biology du bâtiment 92 sera transformé en un nouveau centre de recherche biologique sur les modèles. Environ 100 millions de francs sont consacrés à la modernisation et à la transformation. L’objectif est de relier la recherche académique et industrielle afin de rendre les modèles cellulaires humains complexes utilisables pour le développement de médicaments.

    La production fait également l’objet d’une rénovation fondamentale. Les bâtiments 50 et 51 abriteront d’ici 2028 des installations ultramodernes pour le développement et la commercialisation de substances actives synthétiques. La construction modulaire, la commande numérique et l’efficacité énergétique élevée marquent ici le début d’une nouvelle ère d’innovations en matière de processus pharmaceutiques. Le cadre d’investissement de ces projets est d’environ 570 millions de francs.

    Développement urbain durable sur le site sud
    Parallèlement à la recherche sur le côté nord, Roche poursuit sur le Südareal une stratégie de développement durable à long terme. Le site au bord du Rhin sera réaménagé en étroite concertation avec les autorités politiques bâloises. Le plan d’aménagement révisé prévoit de vastes espaces verts, une mise en réseau écologique le long des rives du Rhin ainsi qu’une intégration dans le parc de la Solitude. Les anciennes structures des bâtiments seront progressivement déconstruites et les matériaux de construction réutilisés selon le principe de l’économie circulaire.

    Le canton de Bâle-Ville accompagne activement ce processus. Le Conseil d’État et le Grand Conseil soutiennent l’approche visant à revaloriser le site sud sur le plan urbanistique, sans pour autant prévoir de passages publics ou d’expropriations. Le site reste ainsi à la disposition de l’entreprise, mais s’ouvre en perspective par le biais de liaisons paysagères et de nouveaux concepts d’espaces libres.

    Un signal pour le site suisse
    Depuis 2015, Roche a investi environ huit milliards de francs dans ses sites suisses, et plus de 33 milliards dans la recherche et le développement au niveau national. Rien qu’à Bâle, d’autres installations pour la recherche, la production et l’infrastructure verront le jour d’ici 2029, notamment une nouvelle centrale thermique et frigorifique souterraine pour assurer l’approvisionnement de l’ensemble du site. Les travaux de construction sur les sites nord et sud sont emblématiques d’un développement du site tourné vers l’avenir et respectueux des ressources, qui allie économie, ville et science.

    Les prochaines années seront marquées par des phases de construction intensives, des ajustements urbanistiques et des innovations technologiques. Avec le développement progressif du site, Roche ne renforce pas seulement le site pharmaceutique de Bâle, mais donne un signal fort de son attachement à long terme à la Suisse, en tant que lieu de recherche de pointe, d’architecture durable et de conception urbaine d’avenir.

  • Une nouvelle construction industrielle mise sur les technologies énergétiques et électriques modernes

    Une nouvelle construction industrielle mise sur les technologies énergétiques et électriques modernes

    La société Schlieremer Maneth Stiefel AG, qui possède une succursale à Pratteln, s’est chargée de la conception et de la construction des installations électriques d’un nouvel entrepôt à rayonnages hauts pour la brasserie Feldschlösschen, selon un communiqué. Le bâtiment de 30 mètres de haut doit être construit à proximité immédiate de l’autoroute à Rheinfelden. La société Feldschlösschen AG, qui appartient au groupe Carlsberg, souhaite, grâce à cette nouvelle construction, augmenter la densité interne et créer de nouvelles surfaces de stockage, informel’entreprise.

    Outre les installations d’éclairage, de basse tension et de courant faible, Maneth Stiefel construira également l’infrastructure réseau, y compris les postes de transformation et les installations de distribution principales dans le domaine de la moyenne tension, les installations de secours et de sécurité, ainsi qu’une installation photovoltaïque.

    Les deux entreprises soulignent que ce nouveau bâtiment constitue une étape importante pour le développement du site de Rheinfelden. Feldschlösschen est le plus grand employeur de la ville. Les travaux de construction ont été planifiés en étroite collaboration avec la population locale et seront également réalisés dans le respect des règles de protection des monuments historiques. Feldschlösschen fêtera son 150e anniversaire en 2026.

  • Le financement participatif favorise le développement d’une énergie solaire flexible

    Le financement participatif favorise le développement d’une énergie solaire flexible

    La société Solarify GmbH continue d’élargir son offre destinée aux investisseurs privés dans le domaine de la transition énergétique. Selon un communiqué, l’entreprise basée à Wabern propose désormais un financement participatif dans une nouvelle génération de centrales solaires reliées à des batteries de stockage. Celles-ci permettent de fournir l’électricité solaire de manière différée.

    Solarify.ch réagit ainsi à une modification de la rémunération de l’électricité solaire. À l’avenir, les tarifs de rachat seront calculés sur une base horaire. De plus, les prix du marché seront redéfinis chaque trimestre. Les accumulateurs permettent de réagir de manière flexible aux prix lors de la livraison.

    L’entreprise utilise déjà des installations solaires avec des batteries de stockage, par exemple sur le centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Tannental dans la commune de Muri près de Berne et sur le toit de Condecta AG à Berne.

    « Avec cette nouvelle génération, nous pouvons exploiter les installations solaires de manière utile pour le réseau et le système », déclare le PDG Roger Langenegger dans le communiqué. « Au lieu de solliciter les réseaux à midi, l’électricité est consommée localement ou vendue de manière ciblée aux moments où la demande est plus forte. »

    Solarify.ch permet aux particuliers d’investir dans la transition énergétique. Fondée en 2016, l’entreprise a réalisé 160 projets solaires dans toute la Suisse et investi 26 millions de francs.

  • La recherche et la pratique se rapprochent sur le marché immobilier

    La recherche et la pratique se rapprochent sur le marché immobilier

    Le groupe ERNE, basé à Laufenburg, et SwissREI décernent conjointement le prix « ERNE Swiss Master – Meilleur travail scientifique dans le domaine immobilier 2026 ». Les équipes de recherche nominées, issues de neuf hautes écoles suisses, présenteront leurs travaux le 5 novembre 2026 lors du congrès Best of Research à la Haute école d’économie de Zurich (HWZ).

    Le prix récompense la contribution qui allie fondement scientifique et pertinence pratique élevée et qui donne des impulsions concrètes pour le développement du secteur immobilier. Dans le cadre d’une procédure transparente, le public spécialisé issu de la pratique immobilière désigne le lauréat, selon un communiqué.

    « Par notre engagement, nous encourageons la recherche pratique, renforçons les échanges entre la science et la pratique immobilière appliquée et contribuons au développement durable de notre secteur », déclare Giuseppe Santagada, PDG du groupe ERNE.

    Le congrès Best of Research est considéré comme l’un des événements phares de la recherche appliquée dans le domaine immobilier en Suisse. Il est organisé par le Swiss Real Estate Institute, une fondation de la HWZ, et l’Association suisse de l’économie immobilière (SVIT). Le groupe ERNE est un prestataire de services dans le domaine de la construction et de l’immobilier, présent en Suisse, en Allemagne et au Luxembourg. L’entreprise mise sur un haut degré d’autoproduction tout au long de la chaîne de valeur de la construction et s’engage fortement en faveur de l’économie circulaire.

  • Réorganisation de la direction sur le marché des cuisines et de la ventilation

    Réorganisation de la direction sur le marché des cuisines et de la ventilation

    La poursuite de l’intégration de WESCO AG, basée à Wettingen, dans le groupe Franke, dont le siège est à Aarburg, entraîne une réorganisation de la direction : Gregory Oswald reviendra chez Franke Home Solutions le 1er février 2026 en tant que directeur général pour le marché DACH. En tant que directeur de cette division du groupe Franke, M. Oswald sera désormais responsable à la fois de la marque Franke et des marques WESCO berbel et Wesco – « une base importante pour une collaboration plus étroite, tandis que les marques continueront à opérer de manière indépendante sur le marché », indique un communiqué.

    La division Home Solutions de Franke est un fournisseur mondial de systèmes et de solutions intelligents pour les cuisines privées. Avec 4200 employés dans plus de 30 pays, elle réalise un chiffre d’affaires net de 932 millions de francs suisses. Âgé de 45 ans, Gregory Oswald a déjà dirigé cette division de 2022 à 2024. Il a ensuite pris la direction du groupe WESCO, qui a été racheté par Franke en septembre 2024. Fondé en 1962, le groupe WESCO a son siège à Wettingen. Cette entreprise familiale est spécialisée dans les hottes aspirantes et les systèmes de ventilation.

    Corrado Mura, PDG par intérim et président de Franke Home Solutions, explique que « la connaissance approfondie du marché DACH ainsi que de la gestion des produits et des marques acquise par Gregory Oswald à des postes clés au sein de Franke Home Solutions » est déterminante pour le développement futur de l’entreprise. « Sa longue expérience nous aidera à regrouper de manière optimale nos compétences et à poursuivre notre croissance de manière durable. »

  • Le transport aérien entre croissance et coûts climatiques

    Le transport aérien entre croissance et coûts climatiques

    En 2024, l’aviation civile aura généré une valeur ajoutée directe de 9,8 milliards de francs en Suisse. Ce chiffre comprend les entreprises implantées dans les aéroports et leurs fournisseurs. C’est ce que révèle un rapport élaboré par INFRAS AG pour le compte de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Avec 68 %, plus des deux tiers de la valeur ajoutée directe reviennent à l’aéroport de Zurich et au complexe immobilier voisin The Circle. Genève suit avec 19 %, Bâle avec 12 %.

    La valeur ajoutée totale, qui inclut également les retombées indirectes, par exemple via le tourisme en Suisse, s’élève à 24,8 milliards de francs.

    L’aviation civile est également un moteur pour l’emploi. Elle permet directement l’emploi de 49 100 équivalents temps plein, et même 150 200 équivalents temps plein au total.

    Grâce à son aéroport, la région de Zurich est la région la plus accessible d’Europe. La Suisse du Nord-Ouest occupe la sixième place, notamment grâce à l’aéroport de Bâle, et la région lémanique la septième place, grâce à l’aéroport de Genève. Les autres régions du pays figurent également parmi les 15 régions les plus accessibles parmi les 284 régions étudiées en Europe.

    Le rapport estime les coûts externes de l’aviation civile à 6,1 milliards de francs, dont 4,6 milliards sont liés au climat et 1,1 milliard aux processus en amont et en aval.

  • Comment l’intelligence artificielle sécurise le processus de construction

    Comment l’intelligence artificielle sécurise le processus de construction

    Selon un communiqué, l’assistant e-mail IA de Benetics devrait contribuer à éviter l’une des sources d’erreurs les plus coûteuses dans le quotidien du secteur de la construction : les erreurs d’exécution dues à des plans obsolètes. Cet assistant a été développé par Benetics AG. Fondée en 2022, cette entreprise de logiciels zurichoise le présentera comme une nouveauté mondiale à partir du 20 janvier au salon Swissbau de Bâle.

    Après l’assistant vocal pour l’artisanat de 2024, également basé sur l’intelligence artificielle (IA), « l’assistant e-mail IA est la deuxième nouveauté mondiale de Benetics AI », déclare le PDG Ferdinand Metzler. « Cela nous rapproche encore un peu plus de notre vision : moins de tâches administratives chronophages, plus d’attention portée à ce qui fait la force de l’artisanat : le travail productif. »

    L’assistant e-mail reconnaît les PDF de plans de construction dans les pièces jointes des e-mails entrants et les compare aux plans existants dans tous les projets en cours. Il avertit automatiquement lorsqu’un nouveau plan a été reçu. Et d’un simple clic, il s’assure que plus personne ne travaille sur l’ancien plan.

    L’assistant IA est directement intégré à Microsoft Outlook et peut être intégré à d’autres systèmes tels que SharePoint ou d’autres solutions DMS et CDE. L’API ouverte de Benetics AI et les nouveaux connecteurs sur Make.com et Zapier permettent, selon les informations fournies, des intégrations flexibles. « Cela crée pour la première fois un flux numérique continu jusqu’à l’installateur sur le chantier », indique le communiqué.

    « L’intégration à Outlook apporte encore plus de structure au processus de construction », explique Bledar Beqiri. Il est responsable du montage dans la construction d’installations chez Rosenmund Haustechnik AG, à Bâle, et utilisateur de l’assistant e-mail IA. « Les nouvelles versions des plans parviennent plus rapidement et sans détours à nos équipes. Cela réduit les sources d’erreurs et donne à nos chefs de projet plus de sécurité dans l’exécution. »

  • Trois décennies d’ingénierie sous le signe du bois et du recyclage

    Trois décennies d’ingénierie sous le signe du bois et du recyclage

    La société PIRMIN JUNG Schweiz AG fête ses 30 ans. Elle a été fondée en 1996 par Pirmin Jung, charpentier de formation, en tant que bureau d’études et d’ingénierie spécialisé dans la construction bois. Comme l’indique un communiqué publié à l’occasion de l’anniversaire de l’entreprise, cette entreprise individuelle est aujourd’hui devenue une « PME dotée d’une gestion complète des connaissances, de postes de travail modernes et d’une structure organisationnelle agile ».

    Afin de fidéliser ses collaborateurs expérimentés, de nouveaux sites ont été créés au fil du temps, « non pas dans les centres », comme le souligne l’entreprise, « mais dans des endroits bien desservis par les transports, agréables à vivre pour les collaborateurs et proches de leur domicile ». Aujourd’hui, plus de 150 personnes réparties sur sept sites en Suisse et en Allemagne s’occupent de la conception de structures porteuses, de la protection contre les incendies, de la physique du bâtiment, de la planification durable et de la construction circulaire.

    Selon les informations disponibles, les projets de PIRMIN JUNG ont souvent été « ceux qui ont marqué la construction en bois et qui sont encore aujourd’hui considérés comme des projets phares. De nouvelles solutions ont été développées, qui sont aujourd’hui considérées comme la norme dans la construction en bois ». L’entreprise cite comme exemples le parc aquatique Aquabasilea à Pratteln (BL), l’immeuble C13 de sept étages à Berlin, la tour BF1 de 60 mètres à Rotkreuz (ZG) et le centre événementiel Knies Zauberhut à Rapperswil-Jona (SG).

    Récemment, le nouveau siège social de l’entreprise à Sursee, la Haus des Holzes, s’est ajouté à la liste en tant que projet de développement et de démonstration pour la conception et la construction numériques, respectueuses du climat et recyclables, tout comme la conception du nouveau Dock A de l’aéroport de Zurich, qui sera construit à partir de 2030. Le jury du Prix SVC Zentralschweiz 2023, remporté par PIRMIN JUNG, s’est déclaré « particulièrement impressionné par le projet de construction novateur Haus des Holzes, qui incarne la vision de l’entreprise pour la construction en bois du futur ».

    Une utilisation consciente des ressources a toujours été profondément ancrée dans les valeurs de l’entreprise, selon Pirmin Jung. « La demande en matière de construction respectueuse du climat et recyclable va augmenter et nous voulons également jouer un rôle majeur dans ce domaine. »

  • Nouveau quartier résidentiel axé sur les familles et la création d’un circuit économique local

    Nouveau quartier résidentiel axé sur les familles et la création d’un circuit économique local

    Selon un communiqué, le jury du canton de Bâle-Ville a décidé que le projet des deux bureaux d’architectes Clauss Kahl Merz Atelier für Architektur Städtebau et Truwant Rodet, tous deux basés à Bâle, serait réalisé. Le complexe résidentiel prévu au Riehenring 120, sur l’ancien site du hall 3 du parc des expositions, comprendra 170 appartements à prix abordable.

    Actuellement, le hall 3 du parc des expositions est utilisé par les transports publics bâlois (BVB) comme garage pour les bus électriques. Cette utilisation temporaire prendra fin en 2028. Le canton souhaite ensuite transformer ce site central en un espace de vie et d’habitation dynamique d’ici 2031. Il est principalement prévu de construire de grands appartements adaptés aux familles et une petite partie de petits appartements. En outre, un double jardin d’enfants, une structure d’accueil de jour, des locaux commerciaux et 200 places de parking pour les locataires et les autres personnes du quartier sont prévus.

    Le projet lauréat a convaincu le jury « par sa qualité de vie et d’habitat élevée et par sa contribution aux quartiers environnants ». Le parking sera en partie construit en surface. Cela créera deux espaces extérieurs supplémentaires sur le toit pour les locataires, qui pourront également être utilisés comme jardins potagers.

    Selon le canton, cela permettra également de construire de manière plus économe en ressources : comme il sera moins nécessaire de creuser profondément dans le sol, « il n’y aura pas besoin de procéder à des excavations énergivores et moins de matériaux de construction seront utilisés. De plus, le projet mise globalement sur une construction respectueuse de l’environnement, en réutilisant divers éléments de construction provenant du hall 3 du parc des expositions existant et de l’ancien garage BVB Rank. »

  • Les investissements dans les infrastructures prennent de l’ampleur en Europe

    Les investissements dans les infrastructures prennent de l’ampleur en Europe

    L’entreprise de construction Impleniaremporte d’importants projets d’infrastructure en Allemagne et en Norvège, comme l’indique un communiqué. Le contrat comprend le nouveau pont sur la Peene à Wolgast, la reconstruction du pont sur le Main à Marktbreit, la première phase de construction du tunnel Riederwald à Francfort-sur-le-Main et la construction du nouveau pont Lågen en Norvège.

    Pour le nouveau pont sur la Peene à Wolgast, Implenia dirige un consortium avec DSD Brückenbau, Victor Buyck Steel Construction et Stahl Technologie Niesky. Ce pont à haubans d’environ 1,4 kilomètre de long reliera à l’avenir l’autoroute A20 à l’île d’Usedom. Avec une hauteur libre de 42 mètres et des pylônes de 70 mètres, il compte parmi les plus grands ponts de ce type en Europe. Les travaux ont débuté en décembre 2025 et devraient se poursuivre jusqu’en 2030.

    Implenia est le chef de file technique d’un consortium avec Plauen Stahl Technologie pour la construction du nouveau pont sur le Main à Marktbreit sur l’autoroute A7. Le nouveau pont sera construit selon la méthode de construction par poussage en continu et sera un pont à caissons composites en acier d’environ 925 mètres de long et 31 mètres de large. La construction se déroule sans interruption du trafic et s’achèvera vers 2033. La construction du nouveau tunnel Riederwald à Francfort-sur-le-Main vient compléter les nouveaux contrats en Allemagne. Dans le cadre d’un consortium avec Wayss & Freytag Ingenieurbau et Bickhardt Bau, Implenia réalise l’élément central du raccordement entre deux tronçons autoroutiers importants. Le tunnel, long d’environ 1,1 kilomètre, sera construit selon la méthode à ciel ouvert. Les travaux ont commencé en 2025 et dureront environ trois ans.

    En Norvège, Implenia construit le pont Lågen sur la nouvelle autoroute E6 Roterud-Storhove pour le compte du groupe AF. Ce pont à quatre voies en béton de 552 mètres de long enjambe la rivière Lågen au nord de Lillehammer. Des exigences environnementales strictes visant à protéger les oiseaux nicheurs, les zones de reproduction et la biodiversité minimisent l’impact sur cette zone deltaïque sensible.

  • Nouvel équilibre des forces dans les solutions d’aménagement modulaires

    Nouvel équilibre des forces dans les solutions d’aménagement modulaires

    Selon un communiqué, le groupe Condecta reprend du groupe allemand ALHO, basé à Friesenhagen, l’ensemble du parc suisse de location FAGSI ainsi que toutes les activités associées en Suisse. Cette reprise inclut également le site de Wikon, dans le canton de Lucerne. L’entreprise de Winterthour reprend ainsi l’ensemble du parc suisse de conteneurs de location FAGSI. FAGSI est une marque du groupe ALHO spécialisée dans la vente et la location de bâtiments modulaires et temporaires pour les villes, les communes et l’industrie, en particulier les bureaux, les écoles, les crèches et les logements temporaires haut de gamme.

    Le site de Wikon dispose d’une surface de production et de stockage d’environ 12 000 mètres carrés ainsi que d’une flotte de location de 1 150 conteneurs FAGSI. Il est prévu de le transformer en centre de compétence pour les solutions d’espace mobiles haut de gamme. Selon Condecta, « cela permettra de créer les bases nécessaires pour réaliser efficacement des projets plus importants et plus complexes à partir d’une source unique, ce qui représente une valeur ajoutée évidente pour les clients des secteurs de l’industrie, de l’administration, de l’éducation et de la santé ». Selon les informations disponibles, les relations avec les clients existants, les projets en cours et les contrats de location seront poursuivis sans interruption. Les interlocuteurs et les processus resteront également les mêmes.

    « La reprise des activités suisses de FAGSI est une étape importante pour le développement de Condecta », déclare Olivier W. Annaheim, PDG de Condecta. « Nous renforçons notre activité principale, élargissons notre offre haut de gamme et investissons de manière ciblée dans des compétences supplémentaires. Le site de Wikon jouera un rôle central dans le développement de la qualité, de la performance et de la fiabilité des livraisons en Suisse. »

  • Le secteur de l’électricité met en garde contre une baisse de la sécurité de l’approvisionnement électrique

    Le secteur de l’électricité met en garde contre une baisse de la sécurité de l’approvisionnement électrique

    Selon un communiqué, l’Association des entreprises électriques suisses (AES) a présenté pour la première fois l’indice suisse d’approvisionnement en électricité. Cet indice évalue l’approvisionnement en électricité de la Suisse à 82 points pour 2035 et à seulement 69 points pour 2050.

    L’indice évalue l’approvisionnement en électricité dans cinq catégories. La demande d’électricité par habitant continuera d’augmenter, principalement en raison de la mobilité électrique et des centres de données ; pour 2050, l’indice donne 86 points. Le développement des énergies renouvelables est trop lent, en particulier pour l’approvisionnement en hiver. Les installations solaires sur les toits ne suffisent pas à cet effet, et les projets de production d’énergie éolienne et hydraulique sont retardés ou interrompus. L’indice attribue 83 points à cet aspect pour 2050. La flexibilité du système électrique n’est même évaluée qu’à 52 points pour 2050. L’objectif fédéral pour le développement du stockage saisonnier sera largement manqué. L’augmentation de la production d’électricité obtient 63 points. La suppression de l’énergie nucléaire domestique à partir de 2040 augmentera la demande. Le développement des réseaux n’est évalué qu’à 57 points.

    Dans son communiqué, l’AES souligne que les importations ne peuvent pas être augmentées à volonté et n’offrent aucune sécurité en cas de pénurie. « La Suisse se trouve à un tournant décisif : sans décisions résolues en matière de politique énergétique, sans investissements concrets dans de nouvelles capacités de production et sans accélération significative des procédures d’autorisation, nous mettons en péril notre sécurité d’approvisionnement », déclare Martin Schwab, président de l’AES, dans le communiqué.

  • La technique du bâtiment dépasse les frontières régionales

    La technique du bâtiment dépasse les frontières régionales

    Le groupe Burkhalter, prestataire global de services dans les domaines du chauffage, du froid, de la ventilation, de la climatisation, du sanitaire et de l’électrotechnique, annonce dans uncommuniquéle rachat de BZ-Dépannage Sàrl. L’entreprise de Lonay est spécialisée dans les installations sanitaires, le chauffage, la maintenance et les réparations. Elle a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires annuel de 2,7 millions de francs.

    Avec l’acquisition de BZ-Dépannage Sàrl, le groupe Burkhalter fait son entrée sur le marché de la technique du bâtiment en Suisse romande. Dans le cadre de la stratégie du groupe visant à gagner de nouvelles parts de marché, d’autres entreprises de technique du bâtiment devraient être acquises à l’avenir, selon le communiqué. BZ-Dépannage Sàrl continuera à fonctionner comme une société indépendante du groupe Burkhalter Holding AG, sur son site actuel et sous la direction actuelle de Nicolas Barraud. Tous les employés seront repris.

    Au 31 décembre 2024, le groupe Burkhalter, dont le siège est à Zurich, employait au total 5323 collaborateurs, dont 983 apprentis, répartis dans 84 sociétés du groupe sur 166 sites en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein. Burkhalter Holding AG est cotée à la SIX Swiss Exchange.

  • La stratégie de plateforme renforce les compétences dans les domaines de la construction et de l’environnement

    La stratégie de plateforme renforce les compétences dans les domaines de la construction et de l’environnement

    La société TIC Holding Schweiz AG, dont le siège se trouve à Baar, a racheté HSE Conseils, basée à Laténa. Selon un communiqué, son directeur général, Marc Dutoit, restera en fonction. TIC Holding est une plateforme de construction et de technologie financée par Winterberg Investment X et gérée par Winterberg Advisory GmbH, basée à Munich.

    HSE Conseils est le spécialiste leader dans les secteurs de l’industrie, des matériaux de construction, de la construction, de l’environnement et de la sécurité au travail dans le canton de Neuchâtel et sur six autres sites dans les cantons de Vaud, Valais, Genève, Fribourg et Jura, poursuit le communiqué. Elle propose une gamme complète de services aux entreprises de construction, aux responsables immobiliers, aux planificateurs, aux entreprises et aux institutions publiques. Cela comprend le diagnostic et l’analyse des polluants accrédités par le Service d’accréditation suisse (SAS) (notamment l’amiante, les polychlorobiphényles et le plomb), la gestion de l’environnement et des déchets, les concepts de sécurité et de santé ainsi que les mesures de la qualité de l’air intérieur. Son domaine d’activité comprend également des conseils en matière de sécurité, ainsi que des formations et des conseils sur la sécurité dans la construction, de l’évaluation des risques au concept d’assainissement.

    « Avec HSE, nous couvrons désormais les secteurs de l’industrie, des matériaux de construction, de la construction, de l’environnement et de la sécurité au travail », déclare Ralph Nowak, membre du conseil d’administration de TIC Holding Suisse et partenaire chez Winterberg, dans le communiqué. « Il s’agit d’une étape importante pour le développement de notre TIC Holding Suisse – les trois plateformes soulignent notre position de groupe indépendant leader dans ces domaines dans toute la Suisse. » Marc Dutoit mise sur une forte croissance pour HSE Conseils grâce à cette fusion et sur de nombreuses synergies avec les autres membres du groupe. « Notre structure, l’ensemble de l’équipe et tous les interlocuteurs de nos clients restent inchangés et nous continuons à fournir une qualité et une fiabilité maximales », déclare M. Dutoit.

  • Développement commun pour le domaine d’activité Silbern

    Développement commun pour le domaine d’activité Silbern

    Selon un communiqué publié le 14 janvier 2026, des représentants de la politique, de l’économie, de Regiowerk et de la protection de la nature ont lancé l’alliance Zukunft Silbern. Ensemble, les membres de l’alliance souhaitent développer la zone de travail de Silbern pour en faire un site économique durable, facilement accessible et écologiquement responsable.

    La base conceptuelle de cette coopération novatrice a été élaborée pendant deux ans par les groupes d’intérêt Regiowerk fürs Limmattal (Limeco),Natur- und Vogelschutzverein Dietikon, IG Silbern, la ville de Dietikon et le canton de Zurich dans le cadre d’un processus de médiation dirigé par le Dr Joris Van Wezemael, privat-docent. Il est sociologue de l’architecture et enseigne à l’Institut pour le développement spatial et paysager de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Ses contributions scientifiques ont permis de faire évoluer les concepts de prise de décision collective en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

    Avant la création de l’alliance, les différents groupes d’intérêt étaient d’accord dans leur analyse : la zone de Silbern est certes un site important pour la production, le commerce et les achats. Mais sur le plan urbanistique et spatial, elle n’a guère évolué depuis de nombreuses années et n’a pas exploité tout son potentiel. L’alliance souhaite désormais développer la région de manière à offrir aux entreprises des conditions attractives, à améliorer l’accessibilité et à renforcer les espaces naturels et les habitats.

    Selon les informations disponibles, les partenaires ont développé une meilleure compréhension mutuelle et un respect réciproque au cours du processus qui a conduit à la création de l’alliance Zukunft Silbern. « Cela a permis de jeter les bases nécessaires à la réussite des projets et à la promotion de Silbern dans son ensemble », indique le communiqué.

  • Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Le baromètre immobilier de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) a analysé les tendances et les comportements en matière de logement sur le marché immobilier zurichois pour le quatrième trimestre 2025, comme l’indique un communiqué. Le baromètre montre que les seniors ne quittent généralement leur maison individuelle (EFH) de leur plein gré qu’à un âge très avancé – et continuent souvent à vivre dans des logements spacieux.

    Les transferts de propriété ont lieu tardivement : en règle générale, la probabilité de vendre une maison n’augmente de manière significative qu’à partir de 85 ans. L’âge moyen des propriétaires actuels de maisons individuelles est de 62 ans. Les déménagements à un âge avancé concernent généralement des couples, seuls 22 % d’entre eux touchant des ménages composés d’une seule personne. 44 % des personnes qui quittent leur maison individuelle restent ensuite dans la même commune.

    Les anciens propriétaires de maisons individuelles déménagent certes dans des logements plus petits, mais ils ne vivent pas pour autant à l’étroit. Plus de 60 % des 60-70 ans emménagent dans des appartements de quatre pièces ou plus. Plus le déménagement est tardif, plus la réduction de la surface habitable est importante, mais celle-ci reste souvent généreuse. « Le désir de réduire son espace de vie à un âge avancé est surestimé. Pour parler franchement, personne ne veut se retrouver soudainement à se marcher dessus dans un petit appartement. C’est du moins ce que pourraient ressentir ceux qui sont habitués à vivre dans une maison individuelle spacieuse », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB.

    Selon le baromètre, les prix de l’immobilier résidentiel ont continué d’augmenter dans le canton de Zurich. Dans la région de Land, les prix ont augmenté de 4,2 %, contre seulement 2,3 % dans la région de Regio. À l’échelle nationale, les loyers ont augmenté de 2,3 % en 2025, contre seulement 2,2 % dans la ville de Zurich. La croissance des loyers urbains est donc exceptionnellement inférieure à la moyenne suisse.

    Pour 2026, la ZKB prévoit une nouvelle hausse des prix de l’immobilier. Les conditions de financement favorables ont stimulé la demande, tandis que l’offre n’a pas augmenté de manière significative, explique M. Kubli.

  • Nidwald regroupe ses forces de feu bleu

    Nidwald regroupe ses forces de feu bleu

    Le site de 33’000 mètres carrés de la Kreuzstrasse est aujourd’hui entièrement construit. De nombreux bâtiments présentent un besoin de rénovation considérable, notamment les bâtiments de la police cantonale et de la prison. A cela s’ajoutent des défauts d’exploitation tels que l’absence de voies d’évacuation ou une séparation insuffisante entre les accès publics et les entrées du personnel.

    Sur la base d’une étude largement étayée, le Conseil d’État a décidé de réorganiser entièrement le site et de le couvrir de nouvelles constructions de remplacement. L’objectif est de créer un centre de compétences moderne en matière de sécurité qui améliore les processus fonctionnels, augmente la sécurité et est plus économique à long terme que des rénovations ponctuelles.

    Organisations à feu bleu regroupées
    Aujourd’hui, le site abrite la police, la prison, le centre de sécurité routière, l’inspection des routes, l’office de la justice et le ministère public. En raison de sa situation centrale, on étudie la possibilité de transférer à la Kreuzstrasse des organisations à lumière bleue supplémentaires, notamment les pompiers de base et les services de secours. Il s’agit ainsi de créer un site avec des trajets courts, des processus coordonnés et des compétences claires.

    Une planification test réalisée a montré que ce regroupement sur le site existant est réaliste. Elle confirme que les exigences spatiales des utilisations actuelles et des organisations supplémentaires peuvent être mises en œuvre sur la surface, sans obérer les possibilités de développement du site.

    Prison en vue des besoins futurs
    Dans le cadre de la planification test, l’orientation future de la prison cantonale a également été analysée en profondeur. La demande de places de détention en Suisse est élevée, notamment pour les détenus nécessitant des soins dans le cadre de l’exécution des peines et mesures. Dans ce contexte, Nidwald examine comment dimensionner et orienter fonctionnellement la nouvelle offre carcérale pour qu’elle réponde à long terme aux besoins.

    Plan d’aménagement et projet indicatif
    Le Landrat a approuvé un crédit de planification de 1,63 million de francs pour le plan d’aménagement et le projet indicatif. La planification se poursuit avec un cercle d’utilisateurs clairement défini, à savoir la police cantonale, le service de sauvetage, le corps de sapeurs-pompiers, l’Office de la justice, le Ministère public, la prison, l’Inspection des routes, le centre de sécurité routière et certaines unités administratives.

    Le plan d’aménagement doit créer un cadre juridiquement contraignant pour les prochaines étapes de planification. Il détermine quelles utilisations sont autorisées à quel endroit, comment la desserte, les espaces libres et la classification urbanistique doivent être aménagés et quelles étapes sont possibles.

    Adaptations dans la procédure et projets partiels ouverts
    Dans un premier temps, plusieurs équipes de planificateurs ont participé au mandat d’étude pour le plan d’aménagement et le projet indicatif. Au cours de l’année 2025, il est toutefois apparu que la desserte par un aménagement modéré du giratoire existant ne suffirait pas au vu des nouvelles prévisions de trafic. Parallèlement, une nouvelle option pour le centre de sécurité routière est entrée en jeu. Obwald prévoit de construire un nouveau bâtiment à Sarnen et des synergies d’un site utilisé en commun avec des halls de contrôle et des pistes d’essai sont à l’étude.

    Afin de pouvoir réagir de manière plus flexible à ces changements, il a été décidé de mettre fin au mandat d’étude sous sa forme actuelle et de poursuivre le projet indicatif uniquement avec une équipe de planification. En octobre 2025, le Landrat a en outre exigé une plus grande sécurité de planification, notamment pour les deux projets partiels « centre de sécurité routière » et « prison », avant que le plan d’aménagement et le projet indicatif ne soient définitivement achevés.

    Prochaines étapes et calendrier
    Le plan d’aménagement s’étendra sur les trois communes d’implantation de Stans, Buochs et Oberdorf. Les assemblées communales correspondantes ou les votes aux urnes pour la prise de décision sont prévus, selon l’état actuel, pour l’année 2027.

    Les premières demandes de crédit pour les concours d’architecture des différents bâtiments du centre de compétences de sécurité sont attendues au plus tôt à partir de 2028. D’ici là, il s’agit de clarifier les questions en suspens concernant la viabilisation, l’orientation de la prison et le centre de sécurité routière.

  • Les réseaux mobiles doivent recevoir une alimentation de secours

    Les réseaux mobiles doivent recevoir une alimentation de secours

    Le Conseil fédéral renforce les exigences en matière de sécurité en cas de panne des réseaux de téléphonie mobile. A l’avenir, les opérateurs devront installer une alimentation électrique de secours sur les sites et antennes importants afin de maintenir l’exploitation pendant au moins quatre heures en cas de coupure de courant.

    La sécurité de la population est au centre des préoccupations. Les appels d’urgence, la téléphonie classique et l’accès à Internet doivent fonctionner même en cas de panne du réseau électrique régulier. Les programmes radio diffusés par Internet en tant que canal d’information en situation de crise en font également expressément partie.

    Echelonnement jusqu’en 2034
    Les nouvelles directives ne s’appliquent pas de la même manière à tous les services et pas immédiatement. A partir de 2031, les appels d’urgence devront être possibles pendant au moins quatre heures. D’autres services de téléphonie mobile, comme le trafic général de données, ne devront être sécurisés sur cette période qu’à partir de 2034.

    Afin de ne pas surcharger les réseaux en cas de pénurie, les opérateurs bénéficient en outre d’une marge de manœuvre claire. Ils pourront limiter la transmission de vidéos et de programmes TV afin de garantir des capacités pour des services prioritaires tels que les appels d’urgence, les liaisons vocales et les offres d’information centralisées.

    Compromis après les critiques du secteur
    A l’origine, le Conseil fédéral prévoyait des exigences nettement plus strictes. Les réseaux de téléphonie mobile auraient dû rester stables même en cas de pannes de courant pouvant durer jusqu’à trois jours et de déconnexions répétées. Lors de la consultation, les entreprises de télécommunication et les associations économiques ont critiqué ces directives, les jugeant difficilement applicables et trop coûteuses.

    Dans le cadre d’un dialogue dirigé par le conseiller fédéral Albert Rösti, les opérateurs de téléphonie mobile et l’administration se sont mis d’accord sur la solution qui vient d’être adoptée. Elle augmente le niveau de protection des réseaux sans surcharger le secteur avec des scénarios maximaux et se situe dans le cadre de ce que demandent également d’autres pays européens.

    Examen d’un durcissement plus poussé
    La révision partielle de l’ordonnance sur les services de télécommunication ne clôt pas encore le débat sur la sécurité de l’approvisionnement. Dans une deuxième étape, le département compétent examine dans quelle mesure un durcissement plus poussé des réseaux est réalisable pour des scénarios tels que des pénuries d’électricité ou des pannes de plusieurs jours.

    Plusieurs départements fédéraux collaborent à cet effet, notamment l’économie, la formation et la recherche ainsi que la défense, la protection de la population et les sports. D’ici fin 2027 au plus tard, il sera possible de déterminer si des mesures supplémentaires sont nécessaires et, le cas échéant, de quelle manière, afin que la Suisse reste approvisionnée en services de téléphonie mobile de la manière la plus fiable possible, même dans des situations extraordinaires.

  • Gagner en qualité, alléger les procédures

    Gagner en qualité, alléger les procédures

    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire, l’utilisation mesurée du sol est considérée comme un garde-fou, mais dans la pratique, les procédures restent souvent lentes et lourdes. Les intérêts s’affrontent, les compétences ne sont pas toujours claires et les oppositions peuvent bloquer des projets pendant des années.

    Si l’on veut faire avancer le développement interne, il faut donc commencer plus tôt. Les porteurs de projet, les planificateurs, les autorités, les politiques et les personnes chargées de la mise en œuvre devraient entamer un dialogue structuré avant même la demande de permis de construire. Cela permet de clarifier les conflits, de définir la qualité et d’orienter dès le départ la procédure vers un objectif réaliste.

    Cinq facteurs pour de meilleures procédures
    Des représentants de la Confédération, des cantons, des communes et du secteur de la construction ont identifié cinq facteurs de réussite dans le cadre d’un dialogue de plusieurs années. Il faut de l’attitude, un dialogue précoce et structuré, des compétences claires, l’acceptation et l’utilité quotidienne des projets ainsi qu’une intégration stratégique propre.

    Ce qui fait souvent défaut, ce n’est pas tant le savoir technique que l’application conséquente au quotidien. La fiabilité entre les acteurs, la volonté de mettre en œuvre et des outils qui aident à piloter de manière pragmatique des procédures complexes. Des outils de travail correspondants ont été présentés lors de la Swissbau en janvier 2026 et mis ensuite à disposition en ligne. Comme soutien concret pour « rendre la construction plus simple ».

    Contribution du secteur de la construction
    Le secteur de la construction s’implique activement dans la recherche de solutions. Par exemple dans le cadre du plan d’action contre la pénurie de logements du conseiller fédéral Guy Parmelin et sur la base d’études de l’ARE et de l’OFL. Ce travail a débouché sur un concept de procédure d’autorisation de construire en deux phases. L’utilisation et l’architecture sont d’abord clarifiées, puis viennent les aspects techniques et les normes.

    Ce modèle doit être accompagné d’une numérisation conséquente tout au long du processus. L’objectif est d’augmenter la sécurité de la planification, d’éviter les boucles, de clarifier les interfaces et de réduire ainsi aussi bien la durée de la procédure que la charge de travail pour tous les participants. Le concept se veut une base de discussion et rend le point de vue du secteur tangible pour les autorités, les politiques et le public.

    ISOS, protection des sites et autonomie des communes
    La gestion de l’ISOS et de la protection des monuments et des sites constitue un autre point fort. Lors des dialogues au niveau fédéral, il a été établi que les cantons et les communes peuvent s’écarter des objectifs de conservation de l’ISOS dans l’accomplissement de leurs propres tâches, par exemple pour la construction de logements, si des intérêts prépondérants sont en jeu. Cela renforce la marge de manœuvre communale et facilite les arbitrages sur place.

    Une adaptation de l’ordonnance est prévue d’ici l’automne 2026 afin de concentrer l’application directe de l’ISOS sur les cas réellement pertinents pour le site. En parallèle, on examine comment une nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les cantons pourrait faire évoluer la pratique. Un postulat de commission du Conseil national allant dans ce sens a été transmis. Le secteur de la construction accompagne étroitement ce processus et demande que la protection et le développement trouvent un équilibre viable.

    Procédures d’autorisation rapides, numériques et de qualité
    Le cap est fixé, le secteur s’engage pour des procédures d’autorisation de construire allégées, numériques et plus rapides, en mettant clairement l’accent sur des procédures en deux étapes, des outils de travail pratiques et une coopération fiable.

    Car le développement vers l’intérieur de la Suisse ne réussira que si tous les acteurs tirent à la même corde. Avec des processus transparents, des compétences claires et des projets qui convainquent tant par leur qualité que par la création de l’espace de vie et de travail dont nous avons urgemment besoin.

  • Plus d’espace habitable grâce au système

    Plus d’espace habitable grâce au système

    Le secteur de la construction et de l’immobilier est sous pression. Les coûts de construction augmentent, la main-d’œuvre qualifiée fait défaut, la population continue de croître et les objectifs climatiques fixent des limites claires aux émissions de CO₂. La construction en série concentre les réponses à ces défis.

    Grâce à la préfabrication industrielle et aux processus standardisés, les temps de construction sont réduits, les processus sont plus prévisibles et les projets plus rentables. Le chantier devient un lieu de montage, avec moins de bruit, moins de nuisances pour le voisinage et une meilleure qualité d’exécution.

    Ce qui caractérise la construction en série
    La construction en série considère le bâtiment comme un produit et non comme un prototype unique. Un système est développé de manière intensive, réfléchi et utilisé dans de nombreux projets. Les éléments sont en grande partie créés en usine et montés sur place. Cela permet des coûts précis et une amélioration constante grâce à l’expérience acquise. Les zones problématiques classiques telles que les raccords, les ponts thermiques et acoustiques peuvent être atténuées de manière ciblée.

    Du préfabriqué au « momentTesla« 
    Les méthodes de construction en série ont une histoire, des premiers systèmes en bois des années 1920 aux lotissements en préfabriqué de l’Est, en passant par les « bâtiments Göhner » en Suisse. Si l’efficacité était élevée, la qualité de la conception l’était souvent moins et l’image en souffre encore aujourd’hui.

    Actuellement, le sujet connaît une nouvelle vague. Les systèmes hybrides combinent des modules spatiaux et des éléments 2D, offrent une plus grande flexibilité pour les différentes parcelles et réglementations et font à nouveau intervenir davantage l’architecture et l’urbanisme. Des projets comme le « Woodie » à Hambourg, orienté vers les étudiants, montrent que la construction en série et la qualité architecturale ne s’excluent pas nécessairement.

    Les points forts : Temps, coûts, qualité, climat
    Les systèmes en série réduisent les temps de construction et augmentent la sécurité des coûts. Comme les éléments de construction et les détails sont standardisés, le budget et les délais peuvent être fixés tôt et de manière fiable.

    Parallèlement, la production industrielle ouvre de nouvelles perspectives en matière de durabilité. Les directives relatives à la réduction des émissions de CO₂, au choix des matériaux et à l’efficacité énergétique peuvent être inscrites de manière cohérente dans le système. Grâce à des passeports de matériaux et des plateformes, les composants installés sont documentés et donc visibles en tant que ressources pour des transformations ou des démantèlements ultérieurs.

    L’acceptation décide de l’avenir
    Le grand défi est la perception. Dans l’esprit de beaucoup, la construction en série est synonyme d’architecture monotone et de quartiers sociaux à problèmes. Tant que les projets actuels ne convaincront que partiellement sur le plan de la conception, ce scepticisme persistera.

    Pour être largement acceptés, les bâtiments doivent offrir plus que de l’efficacité. De bons plans, une qualité de séjour élevée, des espaces extérieurs différenciés et une intégration soignée dans l’espace urbain. La standardisation doit être comprise comme une base sur laquelle la diversité peut se développer.

    La construction en série peut devenir un élément central du tournant de la construction, plus rapide, plus planifiable, plus respectueux des ressources et pensé de manière circulaire. Les conditions techniques sont réunies, tout comme les projets pilotes réussis.

    La question de savoir si cette approche connaîtra son « moment Tesla » dépend maintenant de la capacité du secteur et des villes à associer des processus industriels à une qualité d’habitat et d’aménagement élevée, et à montrer ainsi que la répétition n’est pas synonyme d’uniformité, mais peut constituer la base de quartiers diversifiés et porteurs d’avenir.

  • Choix des matériaux contre la chaleur urbaine

    Choix des matériaux contre la chaleur urbaine

    La Suisse se dirige vers des étés plus chauds, davantage de jours de canicule et des événements météorologiques extrêmes plus fréquents. Les villes et les zones densément peuplées, en particulier, se réchauffent plus que leurs environs et se refroidissent plus lentement la nuit, c’est le fameux effet d’îlot de chaleur. Il est directement lié au mode de construction : un scellement dense, des surfaces sombres et des structures massives emmagasinent la chaleur et ne la restituent qu’avec un certain retard.

    Comme les bâtiments et les infrastructures restent en place pendant des décennies, les matériaux utilisés aujourd’hui façonnent le microclimat de demain. Le choix des matériaux devient donc une décision stratégique. Il influence non seulement les besoins énergétiques et le confort dans le bâtiment, mais aussi la santé et la qualité de séjour dans l’espace public.

    Ce que la nouvelle édition apporte
    C’est là qu’intervient la deuxième édition élargie du catalogue de matériaux. L’ouvrage de référence de l’Office fédéral du logement montre comment différents matériaux de construction influencent la température extérieure et quelle contribution ils apportent à un climat urbain thermorésistant.

    Le catalogue compare les matériaux courants utilisés à l’extérieur tels que les revêtements de sol, les façades et, depuis peu, les toitures et les végétalisations à l’état sec et humide. Outre l’effet sur la température ambiante, il tient compte de propriétés supplémentaires telles que la réflexion du rayonnement solaire, la durée de vie et, pour les revêtements, la capacité d’infiltration. Il en résulte une image globale qui réunit les aspects thermiques, fonctionnels et de gestion de l’eau.

    Méthode actualisée, résultats comparables
    La nouvelle édition se base sur des simulations effectuées par la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse pour le compte de l’Office fédéral de l’énergie et de l’OFL. Les matériaux déjà présents dans la première édition ont également été recalculés à l’aide d’un logiciel de simulation amélioré.

    Ainsi, tous les résultats sont basés sur une même méthodologie et peuvent être directement comparés entre eux. Pour les planificateurs, cela signifie qu’ils peuvent comparer les variantes sur le plan qualitatif et quantitatif et mieux justifier leurs décisions vis-à-vis des mandants et des autorités.

    Outil pour la planification et la mise en œuvre
    Le catalogue de matériaux est conçu comme un ouvrage de référence orienté vers la pratique pour les nouvelles constructions et les rénovations dans les zones densément bâties. Il aide les planificateurs spécialisés et les maîtres d’ouvrage à intégrer très tôt dans leurs processus l’effet du choix des matériaux sur le développement de la chaleur, de l’idée de projet à la planification détaillée.

    En combinaison avec d’autres instruments pour un développement urbain adapté au climat, le catalogue devient un élément de base pour des quartiers résistants à la chaleur. Il aide à éclaircir les surfaces de manière ciblée, à utiliser la capacité d’évaporation, à améliorer l’infiltration et donc à rendre le climat urbain plus résistant au changement climatique, étape par étape.

  • Des startups qui bouleversent la construction

    Des startups qui bouleversent la construction

    Tobias Hofmeier (Swissbau) et Moritz Kistenmacher (Startup Academy) ont offert le cadre permettant aux jeunes entreprises d’obtenir une visibilité, un accès à des partenaires et un environnement professionnel. Dans le Village de l’innovation du Swissbau Lab, les startups représentaient près de la moitié des quelque 70 partenaires. Un signal clair de l’importance que revêt l’innovation entrepreneuriale pour Swissbau.

    Pour Swissbau, les startups ne sont pas un phénomène marginal, mais une pièce maîtresse de son programme d’innovation. Sous la devise « donner ensemble de nouvelles impulsions », il s’agissait de relever ensemble des défis tels que les objectifs climatiques, l’efficacité des ressources, la pression sur la productivité et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Ces thèmes sont centraux et l’innovation est la clé qui permet aux startups de continuer à apporter du rythme et du courage pour des approches radicalement nouvelles.

    Dans le cadre du Challenge, la Startup Academy Suisse a accompagné de manière particulièrement étroite les jeunes entreprises du secteur de la construction et de l’immobilier. Certaines startups qui, il y a quelques années encore, pitchaient dans l’Innovation Lab, sont aujourd’hui présentes sur le salon avec des stands plus grands. C’est précisément cette évolution, du prototype précoce à l’acteur établi du marché, que le Challenge met en route et dont les effets se font sentir bien au-delà des dates du salon.

    La politique et la promotion économique comme vent arrière
    L’importance a été soulignée par le mot de bienvenue du conseiller d’Etat Kaspar Sutter, chef du Département de l’économie, des affaires sociales et de l’environnement du canton de Bâle-Ville. Le canton a parrainé le Swissbau et, avec Basel Circular, il aide les entreprises à passer à des modèles d’affaires qui fonctionnent en circuit fermé. Il était logique que le Circular Award soit décerné ici pour la première fois et cela montre clairement que l’économie circulaire et les objectifs climatiques sont aujourd’hui au cœur de la politique de construction.

    Sutter a souligné à quel point le site de Bâle est axé sur la promotion de l’innovation, avec des programmes qui soutiennent concrètement les entreprises et les branches. Son message a des répercussions au-delà de la Swissbau. Les start-up sont essentielles à tout écosystème économique ; sans elles, les nouveaux domaines technologiques ne seraient guère envisageables. Une situation comparable se dessine dans le secteur de la construction. Ce n’est qu’avec l’arrivée de nouveaux acteurs aux idées neuves que le secteur pourra maîtriser les changements technologiques et réglementaires.

    Le canton de Bâle-Campagne mise lui aussi délibérément sur l’innovation avec sa promotion économique. Thomas Kübler, directeur de la promotion économique de Bâle-Campagne, a parlé lors de la finale de conditions-cadres qui doivent faciliter la croissance et la mise à l’échelle des start-up. Le partenariat répété lors du Swissbau Startup Challenge montre que l’on ne se contente pas de tisser des réseaux ponctuels, mais que l’on construit des écosystèmes à long terme. Une base dont le secteur profite également après le salon.

    La construction est essentielle pour l’économie suisse, mais elle génère de fortes émissions de CO₂ et de grandes quantités de déchets. Bâle-Ville poursuit un objectif ambitieux de zéro net en 2037. De tels objectifs augmentent durablement la pression et la demande de solutions telles que celles présentées par les finalistes et développées dans des projets et des applications pilotes.

    Six finalistes, six réponses au tournant de la construction
    Les six startups Aconitum Swiss, Benetics, Impact Build, Moduvo, Planlabs et Talpa Inspection ont participé à la finale. Elles représentaient différents leviers de transformation, de l’optimisation numérique des processus à la communication de chantier repensée, en passant par les matériaux circulaires.

    Leur approche a en commun d’améliorer concrètement les pratiques de la construction et de l’immobilier et d’obtenir moins de gaspillage, plus d’efficacité et de meilleures données. Les idées présentées sur la scène du Swissbau Lab, ne sont pas des visions dans le vide, mais des solutions qui peuvent être intégrées dès aujourd’hui dans les projets, les chantiers et les bureaux d’études et qui y déploient leurs effets.

    Des intérieurs sans plastique
    Aconitum Swiss a développé un matériau biologique en collagène polymère qui se passe de plastique et permet ainsi de réduire l’énergie, les ressources et les déchets. L’objectif est de fournir des solutions durablement plus saines pour l’homme et l’environnement. La fondatrice, Dr Vlada Snus, va plus loin et utilise du cuir recyclé ainsi que des matériaux de construction upcyclés tels que du béton concassé, du sable, du verre recyclé et de vieilles tuiles pour produire des panneaux acoustiques poreux. Ces panneaux améliorent l’acoustique des pièces, filtrent les polluants atmosphériques, les virus et les bactéries et contribuent à la régulation de la température et de l’humidité. Le système est recyclable, réduit la consommation de plastique et est déjà utilisé dans les affaires B2B en Suisse, en Europe et au Moyen-Orient – avec un potentiel de diffusion plus large.

    Communication sur le chantier sans paperasserie
    Benetics s’est attaqué à un thème récurrent sur les chantiers, la communication et la documentation. Au lieu d’une planche à pince, de plans sur papier, de notes et d’un historique chaotique des discussions, la startup mise sur une plate-forme basée sur le cloud avec une application pour smartphone. Le responsable donne ses instructions sur son téléphone portable, une IA structure automatiquement les informations et classe une tâche claire dans le système sous tâche, responsabilité, délai, étapes nécessaires, photos.

    C’est un avantage, surtout dans un secteur à caractère international. Les collaborateurs reçoivent leurs tâches dans leur propre langue. La charge administrative diminue, les erreurs dues à des malentendus sont réduites et les données sont intégrées proprement dans les systèmes existants. Cela a déjà été démontré dans les cas d’application présentés et à l’avenir, encore plus de chantiers pourront profiter du fait que les personnes sur place se concentrent à nouveau davantage sur ce qui compte, la construction.

    Robotique et matériaux terreux
    Impact Build repense les éléments de construction à partir de la base des matériaux. La start-up de l’ETH veut fabriquer des éléments de mur sans coffrages classiques, avec une fabrication robotisée et des ressources locales. Le procédé « Impact Printing » projette à grande vitesse des masses denses de matériaux d’excavation et de gravats les unes sur les autres, de sorte que les couches se lient sur toute leur surface et donnent naissance à des éléments porteurs.

    Les éléments ainsi produits peuvent être découpés, détaillés, revêtus et combinés de manière modulaire. Ils régulent l’humidité et la température, sont naturellement résistants au feu et efficaces sur le plan acoustique, et ce avec des coûts de matériel, de travail et de transport plus faibles. Avec le Circular Award derrière lui, Impact Build renforce maintenant sa position pour amener les usines robotisées mobiles à proximité des chantiers, réduire les émissions et déployer progressivement le modèle à l’échelle internationale.

    Murs intérieurs en circuit
    Moduvo a pris pour cible le mur en plâtre en tant que produit jetable. L’objectif est de rendre les cloisons intérieures recyclables sans pour autant bouleverser complètement la pratique. La startup a développé des systèmes de cloisons préfabriquées à base de bois qui peuvent être montées rapidement et transformées ou réutilisées tout aussi facilement. Idéal pour les bureaux dont les plans changent souvent. Le système est complété par un système modulaire à ossature bois qui peut être mis en œuvre de manière similaire à la construction sèche classique. Les artisans n’ont pas besoin d’apprendre des techniques totalement nouvelles et pourtant, les règles du jeu changent fondamentalement avec moins de déchets, moins d’énergie grise, de meilleurs coûts de cycle de vie. La startup est ainsi bien positionnée pour réagir aux directives actuelles et futures en matière d’économie circulaire et de protection du climat et pour rendre les constructions neuves et existantes aptes à répondre aux exigences futures.

    Techniques du bâtiment sur simple pression d’un bouton
    Planlabs est intervenu là où beaucoup de temps de planification et de matériel sont engagés, comme pour les techniques du bâtiment. La plateforme basée sur le cloud automatise la planification de la ventilation, du chauffage/refroidissement et de l’électricité. Toutes les installations sont prises en compte simultanément avec des composants réels du fabricant, des normes locales, un dimensionnement automatique et un contrôle des collisions. L’objectif est de réduire le surdimensionnement, d’améliorer la coordination des systèmes et de réduire considérablement le temps de planification. Il est possible d’envisager rapidement des variantes et de définir plus précisément les objectifs de durabilité. Ce qui a été présenté en finale donne aux planificateurs plus de liberté pour le travail conceptuel et la qualité et crée la base pour que les projets futurs soient planifiés de manière plus robuste, plus efficace en termes de ressources et mieux documentés.

    Système d’alerte précoce pour les dommages dus à la corrosion
    Talpa Inspection développe une nouvelle sonde d’inspection qui permet de détecter rapidement les dommages dus à la corrosion sur les ouvrages en béton avant qu’ils ne deviennent des problèmes de sécurité. L’équipe spin-off de l’ETH Zurich remplace les mesures ponctuelles sur site et les protocoles papier coûteux par un procédé numérique. La sonde saisit systématiquement des données d’état qui sont visualisées dans un Digital Twin 3D de l’ouvrage. Le risque de corrosion peut ainsi être localisé avec précision dans l’espace et les exploitants d’infrastructures savent où et quand intervenir pour rénover les ponts et autres ouvrages de manière ciblée et prolonger leur durée de vie. En remportant le Swissbau Startup Challenge, Talpa Inspection a reçu un coup de pouce supplémentaire pour mettre cette technologie plus largement en pratique.

    Countdown 2030
    Countdown 2030 est un regroupement de professionnels du secteur de la construction autour des startups. La « Reduction Roadmap Switzerland » est au cœur de cette démarche. Elle déduit d’un budget global de CO₂ des contingents nationaux et sectoriels qui doivent être déclinés jusqu’au niveau communal. Les communes peuvent ainsi orienter les projets de construction et le développement local de manière ciblée en fonction du budget climatique. Le Danemark sert de modèle. Dans ce pays, des obligations contraignantes en matière d’écobilan et des objectifs de réduction ambitieux ont déjà conduit à des innovations, des substitutions de matériaux et des changements d’affectation. Le message du Swissbau Lab est que sans contingents de CO₂ clairs, une réglementation raisonnable et l’interaction entre la politique, l’administration et le marché, le tournant de la construction ne réussira pas. Mais avec eux, de nouvelles marges de manœuvre s’ouvrent pour les solutions qui ont précisément été présentées en finale.

    Circular Award Le circuit comme leitmotiv
    Avec le Circular Award, powered by Basel Circular, un prix a été décerné pour la première fois à Swissbau, spécialement pour les modèles d’entreprise qui fonctionnent en circuit fermé. Basel Circular, un partenariat du canton de Bâle-Ville et d’autres institutions de promotion, aide les entreprises à passer de modèles linéaires à des modèles circulaires.

    Lors de la finale, la directrice de projet Stefanie Sendes a clairement indiqué que le secteur de la construction était responsable de la plus grande partie des déchets produits en Suisse. Sa remarque reste d’actualité : l’économie circulaire est bien plus que le recyclage. La réutilisation, la réparabilité, les produits modulaires et la suffisance tout au long de la chaîne de création de valeur sont des éléments décisifs, et c’est précisément là qu’interviennent de nombreuses startups présentées.

    Les gagnants 2026
    Le Circular Award a été décerné à Impact Build, une distinction qui souligne le potentiel des composants fabriqués de manière robotique à partir de matériaux recyclés. Ici, la préservation des ressources, l’évolutivité industrielle et la qualité de la conception se rencontrent directement et créent une base pour les projets concrets des prochaines années.

    Dans le Swissbau Startup Challenge lui-même, les places trois, deux et une ont été attribuées. Impact Build s’est assuré la troisième place, Benetics a atteint la deuxième place avec sa communication de chantier basée sur l’IA et Talpa Inspection a remporté la finale en tant que vainqueur principal. Cet ordre reste un instantané, mais la véritable course commence maintenant, lorsque les solutions font leurs preuves sur le marché.

    Au final, le Swissbau Startup Challenge s’est révélé être bien plus qu’une scène pour les pitchs. Il a fonctionné comme un laboratoire pour le tournant de la construction et comme un point de rencontre entre les startups, les entreprises établies, la politique et l’administration. Le fait que le secteur de la construction soit le gagnant n’est pas seulement valable si l’on regarde rétrospectivement les journées du salon, mais surtout si les innovations présentées trouvent maintenant leur chemin dans le quotidien des planificateurs, des exécutants et des exploitants.