Auteur/autrice : immovestuser

  • La mensuration officielle suisse se dote d’une nouvelle stratégie jusqu’en 2040

    La mensuration officielle suisse se dote d’une nouvelle stratégie jusqu’en 2040

    Les institutions participant à la mensuration officielle en Suisse ont défini une nouvelle orientation stratégique jusqu’en 2040. Selon un communiqué de l’Office fédéral de topographie swisstopo, la Confédération, les cantons, les communes et les institutions chargées de la mise à jour des données placent les utilisateurs au centre du système. Swisstopo coordonnera la mise en œuvre de la nouvelle stratégie.

    Selon les informations fournies, celle-ci vise à garantir « une mensuration officielle plus transparente, plus moderne et plus facile à utiliser pour l’ensemble de la société ». Cela permettrait de garantir la sécurité juridique, notamment dans le cadre de décisions ayant trait à l’espace. En outre, le nouveau système devrait garantir et améliorer à l’avenir la protection des droits de propriété par le registre foncier ainsi que le soutien à l’innovation et à une planification fondée.

    La vision stratégique prévoit également l’intégration de nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle et la modélisation tridimensionnelle. Les vues en 3D peuvent ainsi remplacer les plans de répartition en deux dimensions dans le cas de la propriété par étages. Les restrictions de hauteur peuvent également être prises en compte de manière plus fiable, par exemple en ce qui concerne les droits de passage ou de transit.

    En outre, ces technologies permettent également de documenter des faits passés. Cela peut être déterminant en cas de litige ou pour évaluer la situation juridique. « Ainsi, selon swisstopo, la nouvelle vision vise à faciliter l’échange de connaissances et l’utilisation des données par toutes les parties concernées : citoyens, géomètres, spécialistes des SIG, administrations publiques, entreprises et instituts de recherche ». Le terme SIG désigne les systèmes d’information géographique.

  • Bâle devient le site de construction du futur

    Bâle devient le site de construction du futur

    Lorsque les portes de Swissbau 2026 s’ouvriront demain, la Foire de Bâle se transformera en un centre vibrant du secteur de la construction et de l’immobilier. 592 exposants et partenaires présenteront des produits, des systèmes et des idées pour une construction durable et une vie moderne.

    C’est avec le projet phare Globus Basel, exemple de rénovation durable, que le conseiller aux États et président de l’association faîtière Construction Suisse Hans Wicki ouvre le salon. Accompagnée de représentantes de la politique et de l’économie, la branche démontre comment compétence professionnelle, objectifs climatiques et pratique de la construction peuvent être associés.

    Vivre l’artisanat en direct
    Dans le hall 1.0, un véritable objet de construction est au centre de l’attention. Une maison d’habitation de deux étages se construit sous les yeux des visiteurs. Plus de 15 entreprises artisanales montrent leur savoir-faire, du constructeur bois au solariste, du carreleur au plâtrier. Le projet rend tangible ce que signifie la culture du bâtiment au quotidien.

    Juste à côté, une coopération avec l’Association suisse des entrepreneurs plâtriers-peintres (ASEPP) met de la couleur dans le jeu. Des structures d’enduit décoratives, des formations en direct de deux champions suisses et l’exposition « Prix suisse pour l’enduit et la couleur » – une place de marché pleine d’idées et de dynamisme.

    Partager le savoir, façonner le changement
    Les plates-formes Swissbau Focus et Swissbau Lab créent un espace de dialogue. Des spécialistes y discutent de l’économie circulaire, de l’adaptation au climat et du changement numérique dans le processus de construction. Des intervenants de haut niveau et des exemples pratiques fournissent des pistes de réflexion et montrent comment l’avenir peut être mis en œuvre concrètement.

    Que ce soit dans le cadre de forums spécialisés ou de discussions directes, le transfert de connaissances reste le cœur du salon. Toutes les manifestations sont comprises dans le prix d’entrée. Un plus indéniable pour le public professionnel.

    Des espaces pour l’inspiration
    Les amateurs de design et les professionnels de l’aménagement intérieur trouveront de nouvelles impulsions dans l’univers des tendances de l’aménagement intérieur (hall 1.2). Les innovations en matière de salle de bains, de surfaces, de lumière et de matériaux se combinent pour créer un univers d’expérience atmosphérique. Comme le Swissbau Focus, la halle reste ouverte le samedi et offre ainsi un espace de rencontre au-delà de la semaine de travail.

    L’avenir en ligne de mire
    Swissbau 2026 est plus qu’un salon. Elle est une vitrine du progrès, un laboratoire de solutions et un lieu où la branche et la société travaillent ensemble à la construction de demain.

  • Une start-up valaisanne fait avancer la planification du chauffage urbain en Europe

    Une start-up valaisanne fait avancer la planification du chauffage urbain en Europe

    Les solutions logicielles de la start-up valaisanne Urbio, qui aide les fournisseurs d’énergie à passer à l’énergie propre et facilite la création de plans énergétiques et de réseaux de chauffage urbain, seront désormais disponibles partout en Europe. La start-up a déjà soutenu plus de 200 projets en Suisse, en Allemagne, en France et en Belgique.

    Selon un communiqué, cette expansion européenne s’explique par le potentiel considérable du chauffage urbain. Le chauffage urbain pourrait ainsi couvrir 50 % des besoins thermiques totaux de l’Europe à partir de sources renouvelables, alors que cette part n’est actuellement que de 10 %, voire moins dans certaines grandes économies. Sébastien Cajot, PDG d’Urbio, identifie les obstacles : « Nous constatons toujours les mêmes faiblesses lors des premières phases de planification : l’incertitude est grande, les données fiables sont rares et le financement est difficile. Il en résulte que les énergies fossiles restent la solution standard pour la plupart des propriétaires immobiliers. » C’est là qu’Urbio intervient, explique le PDG : « Collecter des données, les analyser et dimensionner les infrastructures énergétiques : avec Urbio, ce processus est numérisé dans une seule application. Grâce à la conception générative, nos algorithmes proposent les solutions les mieux adaptées en fonction des besoins énergétiques préalablement définis. La solution comprend actuellement la planification énergétique pour certaines zones, des études de faisabilité pour le chauffage urbain et l’intégration directe avec des outils tiers tels que des sites web ou des CRM. »

    Dès à présent, les acteurs du secteur peuvent créer leur compte sur urb.io et découvrir des exemples de projets déjà réalisés. La première application du projet de la solution logicielle est gratuite.

  • Du matériau à la stratégie – la pensée circulaire dans le secteur de la construction

    Du matériau à la stratégie – la pensée circulaire dans le secteur de la construction

    Cette année, Swissbau met l’accent sur l’économie circulaire et les matériaux, l’un des sept thèmes principaux abordés par les participants. Avec un total de 35 conférences, tables rondes, événements thématiques et solutions pratiques, il s’agit du thème le plus représenté après la numérisation et la collaboration, qui compte 38 événements, lors du salon leader du secteur suisse de la construction et de l’immobilier. Au total, les contenus proposés s’articulent autour de sept thèmes principaux.

    Swissbau 2026 se tiendra du 20 au 23 janvier à Bâle sous la devise « Donner ensemble de nouvelles impulsions ». Le 24 janvier, le nouvel espace tendance sera encore ouvert dans le hall 1.2 du parc des expositions.

    Le programme, dont le thème principal est l’économie circulaire et les matériaux, débutera le mardi 20 janvier avec l’événement thématique « Plus rapide, moins cher, plus durable : la modularisation et la préfabrication améliorent les projets de construction ». Parmi les intervenants figurent Konrad Graser de la Haute école des sciences appliquées de Zurich, Fabian Franke d’ERNE Holzbau, Marc Beermann, fondateur et PDG de MOD, et Tom Van Mele de VAULTED.

    La session plénière « Construire sans matériaux – Que faut-il pour une conception circulaire ? » est prévue le mercredi 21 janvier. Au cours de cette session, des intervenants de la Haute école de Lucerne montreront, à l’aide d’exemples concrets, comment les matériaux existants peuvent être transférés vers d’autres cycles d’utilisation grâce à de nouvelles méthodes. Des contributions seront également apportées par la Basler Bauteilbörse, la Bau-Teilen GmbH et la Flumroc AG.

    Une discussion pratique mettra en lumière les aspects techniques et architecturaux du bois en tant que matériau, tandis qu’une autre abordera les possibilités et les limites de l’économie circulaire à l’exemple des bâtiments de laboratoire. Le podium abordera la question de savoir si le béton peut devenir « le facteur décisif de la transition dans le secteur de la construction ». L’événement principal aura lieu le jeudi 22 janvier et portera sur le thème « L’économie circulaire concrètement – Comment pouvons-nous résoudre ensemble les conflits d’objectifs ? ».

  • Plus de flexibilité dans la formation hôtelière à Thoune

    Plus de flexibilité dans la formation hôtelière à Thoune

    L’école hôtelière de Thoune introduira un modèle hybride d’hôtel-école à partir de l’année scolaire 2026/27. Les élèves pourront alors choisir de suivre la formation à l’hôtel-école avec ou sans hébergement. Selon un communiqué, cette mesure vise à offrir plus de flexibilité.

    L’école réagit ainsi à « l’évolution des besoins des élèves et des entreprises ainsi qu’aux nouvelles conditions économiques ». En effet, pour certains élèves, passer la nuit à l’hôtel-école représente un défi financier.

    Afin de rendre les deux modèles possibles, les horaires de cours, les cours interentreprises et l’organisation de la vie scolaire quotidienne seront adaptés en conséquence. L’école de gestion hôtelière et gastronomique orientée vers la pratique en Suisse souhaite ainsi « préserver ce qui a fait ses preuves tout en explorant de nouvelles voies » et « garantir l’attractivité du modèle scolaire par blocs à long terme ».

    Comme le souligne l’école hôtelière de Thoune, les deux variantes garantissent la même qualité de formation, le même encadrement et la même structure. Le modèle hybride de l’hôtel-école s’applique aux trois professions enseignées – communication hôtelière HOKO, spécialiste en économie hôtelière FAHH/PAHH et spécialiste en restauration REFA/REAN – et à toutes les années de formation.

  • Commande d’éclairage intelligente pour des bâtiments et des villes durables

    Commande d’éclairage intelligente pour des bâtiments et des villes durables

    Esave a développé deux nouvelles solutions de commande pour des concepts d’éclairage durables. Celles-ci sont notamment destinées à garantir des conditions d’éclairage optimales dans les espaces publics et les bâtiments, indique le fournisseur de solutions d’éclairage intelligentes basé à Coire dans un communiqué. Les drivers DT8 TC pour la lumière blanche et DT8 RGB pour la lumière colorée prennent tous deux en charge la norme d’éclairage professionnelle DALI (Digital Addressable Lighting Interface), qui permet de gérer plusieurs luminaires de manière coordonnée. Ils se distinguent par leur simplicité d’installation, leur grande précision de commande, leur efficacité énergétique et leur adaptabilité. Le DT8 permettrait de réduire considérablement les coûts d’exploitation. Esave présentera ces deux systèmes de commande du 13 au 15 janvier dans le cadre du SWISS Pavilion au World Future Energy Summit (WFES) 2026 à Abu Dhabi.

    « Avec DT8 TC et RGB, esave rend l’éclairage intelligent. Les bâtiments et les espaces publics peuvent désormais adapter de manière dynamique la couleur et la luminosité au confort, à l’efficacité et à l’ambiance, grâce à une commande centralisée et une technologie intelligente haute performance », explique Rico Kramer, PDG d’esave.

    DT8 TC est destiné à des applications architecturales, industrielles et publiques et offre une lumière blanche dynamique et gradable. Selon la description, le système est idéal pour un éclairage centré sur l’humain, dans lequel la luminosité et la température de couleur sont adaptées de manière dynamique au biorythme naturel de l’être humain. Cela permet de favoriser le bien-être, la concentration et la santé.

    DT8 RGB permet un éclairage multicolore avec un spectre élargi et des couleurs plus profondes. Esave vise ici des applications décoratives et d’ambiance. On peut citer comme exemples les installations dans le domaine de l’événementiel ou de l’art.

    L’entreprise est aujourd’hui présente dans le monde entier et a été fondée, selon son site Internet, par trois amis, Rico Kramer, Hanno Baumgartner et Daniel Jörimann. En Suisse, environ 20 employés travaillent pour esave dans les domaines du développement, de la production, du support, de la distribution ou de la formation. La production est entièrement réalisée en Suisse, où une grande importance est accordée à la durabilité.

  • Les apprentis d’IWB recyclent les lampadaires dans leur propre start-up

    Les apprentis d’IWB recyclent les lampadaires dans leur propre start-up

    Un groupe d’apprentis de l’IWB transforme d’anciens lampadaires Metro 45 en lampadaires haut de gamme. Les croquis ont donné naissance à un prototype, et les dix premières lampes ont désormais été fabriquées. L’équipe a bénéficié du soutien de collaborateurs expérimentés. Selon un communiqué de l’IWB, environ 2400 anciens lampadaires sont adaptés à une seconde utilisation. Pour mener à bien leur projet, les apprentis ont créé leur propre start-up. Parmi eux, on trouve un commercial, une informaticienne d’entreprise, un spécialiste du transport routier, un électricien de réseau et un métallurgiste.

    Dans une vidéo publiée avec le communiqué, l’un d’entre eux déclare qu’il est « passionnant de travailler avec d’autres apprentis, cela crée des liens ». Un collègue trouve « cool que nous puissions assumer autant de responsabilités et qu’ils nous fassent confiance pour prendre les bonnes décisions ». Il est certes « difficile de devoir prendre toutes les décisions soi-même », précise un autre collègue. « Mais d’une certaine manière, c’est aussi amusant, surtout quand on voit le produit final du prototype et qu’on sait à quoi ressemblait le croquis à l’origine. »

    La responsable du projet, Saskia Damann, explique l’objectif de l’IWB : « Nous voulons que nos élèves acquièrent le plus de connaissances possible, par exemple dans des domaines tels que l’esprit d’entreprise, la pensée circulaire ou la responsabilité personnelle. Ce sont des compétences dont ils auront besoin pour leur avenir. »

    Ce qui n’était au départ qu’une idée, selon un autre communiqué de l’IWB, « prend lentement forme et montre ce qu’il est possible de réaliser lorsque les élèves prennent leurs responsabilités et travaillent ensemble de manière interdisciplinaire ». En tant que partenaire, le fabricant et distributeur de lampes bâlois Regent Lighting a permis de franchir une étape décisive. Il a effectué les contrôles de sécurité et de qualité. La planification de la deuxième phase de production est actuellement en cours.

  • Le canton du Jura actualise son inventaire des friches industrielles susceptibles d’être réhabilitées

    Le canton du Jura actualise son inventaire des friches industrielles susceptibles d’être réhabilitées

    Le canton du Jura s’engage en faveur de la revitalisation de ses friches industrielles. Dans le cadre du projetSwissRenov, il a désormais actualisé le registre cantonal des friches industrielles pouvant faire l’objet d’une réhabilitation, selon un communiqué. Cette première étape vise à fournir des informations actuelles et qualifiées aux entreprises et aux investisseurs à la recherche de surfaces commerciales ou intéressés par la réhabilitation et la modernisation d’installations industrielles.

    Au cours d’une première phase du projet en 2019, environ 90 friches industrielles ont été recensées, dont environ la moitié ont été réhabilitées à ce jour. Trente autres friches viennent désormais s’y ajouter. La carte actualisée, qui peut être consultée en ligne, recense actuellement 70 sites industriels. 60 % d’entre eux se trouvent dans le district de Porrentruy, 36 % dans le district de Delèmont et le reste dans les districts des Franches-Montagnes et de Moutier. Dans la phase actuelle, le projet SwissRenov dans le Jura devrait être achevé d’ici 2028.

    Le projet SwissRenov est dirigé par la Haute École Arc en collaboration avec le service cantonal de l’aménagement du territoireet mené parCreapole SAà Delémont. Il est soutenu par la Confédération via leprogramme phare Innosuisse et parCleantechAlps, promoteur des technologies propres en Suisse romande.

    Ce projet unique en Suisse vise à promouvoir la rénovation et la remise en état des bâtiments industriels selon les principes de l’économie circulaire, selon le communiqué.

  • Un projet permet de redécouvrir les obstacles quotidiens en ville

    Un projet permet de redécouvrir les obstacles quotidiens en ville

    La Haute école de Lucerne, le collectif de recherche Correctiv.Schweiz – la branche suisse de l’organisation de recherche à but non lucratif allemande Correctiv – et le magazine en ligne de Suisse centrale zentralplus.ch ont testé les obstacles quotidiens rencontrés par les personnes handicapées dans la vie urbaine.Selon un communiqué de presse, le projet « Achtung Barriere ! » (Attention, barrières !) vise à faire découvrir à d’autres personnes la vie quotidienne en ville des personnes atteintes de neurodivergence et à montrer comment elles perçoivent leur environnement.

    Dans un premier temps, une visite virtuelle de la ville a été développée. L’application numérique permet de comprendre « à quel point il est difficile pour une personne malvoyante de traverser une rue et combien cela peut être stressant ». Dans un deuxième temps, des expériences immersives de réalité mixte (RM) sont utilisées, qui permettent de « s’immerger dans la scène » à l’aide de lunettes RM spéciales et d’écouteurs, comme l’explique Tobias Matter, chercheur en design spécialisé dans la réalité augmentée et mixte. Cela permet par exemple de ressentir la surstimulation multisensorielle provoquée par « le bruit, le mouvement et la situation chaotique d’un chantier » sur une personne autiste.

    Les habitants de Lucerne apportent également leur contribution au projet de recherche financé par la Fondation Gebert Rüf. Sur la plateforme de recherche CrowdNewsroom.org, qui appartient à Correctiv, le public peut signaler les obstacles rencontrés.

    Selon Pascal Ruedin, responsable de projets au service des travaux publics, « presque à chaque coin de rue, différentes perspectives, attentes et expériences se rencontrent ». En tant qu’interlocutrice du projet, la ville poursuit l’objectif de « mettre en commun » les différentes perceptions. Les résultats doivent fournir aux décideurs politiques une base leur permettant de « mieux comprendre les impacts spatiaux » lors de futures décisions d’urbanisme.

  • Une nouvelle direction accompagne la mise en place de l’arène multifonctionnelle

    Une nouvelle direction accompagne la mise en place de l’arène multifonctionnelle

    Selon un communiqué, la Pilatus Arena, située dans le quartier Mattenhof de Kriens, s’est déjà imposée depuis son ouverture en octobre 2025 comme une plateforme performante et multifonctionnelle pour les sports en salle et les événements. À la fin de l’exercice, les deux initiateurs du projet, Toni Bucher et Nick Christen, ont quitté leurs fonctions au sein du conseil d’administration. Markus Mettler, président du conseil d’administration de Schlieremer Halter AG et de Pilatus Arena Sports & Events AG, a remplacé Toni Bucher en tant que nouveau président du conseil d’administration de Pilatus Arena AG. La construction de la Pilatus Tower, située à proximité de l’arène, devrait également s’achever à l’automne 2026.

    « Nous remercions Toni Bucher et Nick Christen pour leur formidable engagement en faveur du sport et de Pilatus Arena AG », a déclaré Markus Mettler dans le communiqué. « Tous deux ont joué un rôle décisif dans l’avancement du projet depuis 2007. » L’arène a été développée et réalisée par Halter et est exploitée depuis son ouverture par Pilatus Arena Sports & Events AG. Halter AG est également l’actionnaire majoritaire de Pilatus Arena AG, avec une participation de 70 %.

    En 2025, plusieurs événements sportifs ont déjà eu lieu dans la nouvelle arène. Parmi les moments forts, citons le premier match international de l’équipe nationale suisse de handball, les matchs du Swiss Central Basketball en Ligue nationale B et la finale de la Mobiliar Handball Cup masculine.

    « L’impatience était grande avant la première Final4 Cup dans la nouvelle PILATUS ARENA, et elle a été comblée à tous égards », a déclaré Andreas Campi, président du comité d’organisation de la Final4. « L’ambiance était exaltante, le format a convaincu. »

  • Un nouvel investisseur mise sur la continuité et une perspective à long terme

    Un nouvel investisseur mise sur la continuité et une perspective à long terme

    L’hôtel Bernerhof Gstaad a de nouveaux propriétaires. Brigitte et Thomas Frei ont cédé leur participation majoritaire dans la société Hotel Berner AG au gestionnaire de fortune RMG THE RISK MANAGEMEMT GROUP (SUISSE) SA de Genève et à la société d’investissement et de participation Holdingstone SA de Zoug, selon un communiqué. Le prix de vente n’a pas été divulgué.

    En trois décennies, le couple Frei a fait du Bernerhof un hôtel gastronomique réputé. Il dispose de 46 chambres et suites de différentes catégories et de quatre restaurants primés. « Après toutes ces années passées à la tête du Bernerhof, nous sommes heureux de transmettre cet héritage vivant à un groupe animé par une vision positive et ambitieuse pour le Bernerhof et pour Gstaad », ont déclaré les époux Frei. Ils se réjouissent tout particulièrement que François Grohens ait pris la direction opérationnelle début décembre.

    Âgé de 55 ans, François Grohens a déjà travaillé au Bernerhof de 2002 à 2011, avant de rejoindre le Park Gstaad. Il y a occupé le poste de directeur pendant les six dernières années. Après avoir travaillé aux États-Unis et sur des bateaux de croisière, le Français s’est installé en Suisse en 1997, puis à Gstaad en 2000. Selon les informations disponibles, son objectif est de « préserver le Bernerhof comme un lieu chaleureux et familier pour les habitués, tout en séduisant de nouveaux clients par la qualité du service, des restaurants et l’atmosphère animée ».

    Jean-Guillaume Pieyre, fondateur et PDG de RMG, remercie Brigitte et Thomas Frei « pour la confiance qu’ils nous accordent ». Avec Emmanuel Kilchenmann, vice-président de Holdingstone, il souhaite faire avancer un projet « qui respecte Gstaad et sa région et partage la vision d’un centre villageois animé tout au long de l’année ».

  • Le prix de l’énergie met un point final avec des signaux clairs pour l’avenir

    Le prix de l’énergie met un point final avec des signaux clairs pour l’avenir

    La société PensimoFondsleitung AG, dont le siège est à Zurich, prévoit une augmentation de capital de 150 à 200 millions de francs pour le premier trimestre 2026 pour sa divisionSwissinvest Real Estate Fund (Swissinvest). Selon un communiqué, ces nouveaux capitaux serviront à rembourser des dettes dans le cadre de l’acquisition de deux biens immobiliers dans la zone urbaine de Zurich.

    Il s’agit d’un immeuble résidentiel et commercial situé dans le quartier central de Zurich-Wiedikon et d’un immeuble de bureaux situé à Zurich-Oerlikon. L’immeuble du quartier de Wiedikon comprend 53 appartements, des surfaces commerciales, des bureaux et des entrepôts, ainsi qu’un parking souterrain d’environ 190 places. La surface locative d’environ 12 500 mètres carrés génère un revenu locatif annuel théorique de 4,4 millions de francs. Le volume d’investissement s’élève à 134 millions de francs.

    Swissinvest a acquis une part de copropriété de 50,1 % dans l’immeuble situé à Oerlikon. L’immeuble de bureaux de 25 500 mètres carrés génère un revenu locatif annuel de 7,4 millions de francs, dont 3,7 millions reviennent à Swissinvest. Selon le communiqué, l’immeuble présente un potentiel de conversion en logements.

    Le volume d’investissement s’élève à 210 millions de francs au total, avec un revenu locatif théorique de 8,1 millions de francs. Pour l’exercice 2025/26, un revenu supplémentaire de 5 millions de francs par rapport à l’année précédente est prévu. Le rapport semestriel du Swissinvest Real Estate Fund sera publié le 27 février 2026.

  • Une contribution financière ouvre la voie à la création d’un centre national pour l’association

    Une contribution financière ouvre la voie à la création d’un centre national pour l’association

    La ville de Thoune prévoit de participer à la réalisation du Swiss Football Home, qui doit voir le jour sous la forme d’un campus de football de l’ASF à Thoune Sud. Selon un communiquéde la ville, la contribution d’investissement de 4 millions de francs s’inscrit dans le cadre d’un concept de financement global qui comprend, outre l’autofinancement de l’ASF, des fonds de la Confédération, du canton de Berne et des financements tiers. Les 4 millions de francs à fonds perdu seront utilisés pour les coûts de construction, les installations extérieures et la planification du projet. Le conseil municipal se prononcera sur le crédit lors de sa séance du 16 janvier. Cette participation financière de la ville est soumise à différentes conditions, notamment la garantie et la viabilité du financement global du Swiss Football Home et la fixation des contributions cantonales.

    Le Swiss Football Home servira à l’avenir de nouveau centre pour l’Association suisse de football et comprendra des bâtiments ainsi que plusieurs terrains de football. Environ 150 employés travailleront à l’avenir sur le campus, qui fera partie du pôle sportif et de loisirs de Thoune Sud. Selon le communiqué, le Swiss Football Home aura un impact fiscal positif à long terme sur la ville de Thoune et la promotion économique de la région. La création de 150 emplois et le regroupement des équipes nationales constituent notamment une opportunité unique pour le site.

    D’autres projets sportifs privés ont déjà été lancés dans le pôle Thun Süd, tels qu’un centre de sports de raquette en salle et en plein air, une installation d’escalade et de bloc et une salle de sports de balle. La ville explique que la large utilisation sportive du site, situé à proximité immédiate de la Stockhorn Arena du FC Thun, apporte de nombreuses synergies. « Les retombées économiques à long terme pour la ville de Thoune grâce à l’implantation du Swiss Football Home dépasseront largement l’investissement initial », a déclaré le maire Raphael Lanz.

  • Une solution moderne pour les halls soutient les processus de recyclage spécialisés

    Une solution moderne pour les halls soutient les processus de recyclage spécialisés

    La société Bieri Tenta AG, fabricant de solutions en tissu plat basé à Grosswangen, a annoncé dans un communiqué l’achèvement réussi d’un projet d’entrepôt sur le site de Susten. Le client était la société BOWA Recycling AG, spécialisée dans le recyclage des sols contaminés et filiale de Theler AG, basée à Raron (VS). Selon le communiqué, l’entrepôt est parfaitement adapté aux exigences d’une entreprise de recyclage moderne et constitue déjà le deuxième projet sur lequel les deux entreprises collaborent. En 2019, Bieri avait déjà réalisé un entrepôt de 2700 mètres carrés pour BOWA Recycling AG.

    À Susten, il s’agit d’un entrepôt à pignon d’une superficie de près de 3000 mètres carrés. L’entrepôt est équipé de six portes roulantes Bieri (5 x 5 mètres) et de six portes de secours, qui garantissent un fonctionnement sans heurts et une sécurité élevée dans le quotidien de l’entreprise. Pendant les six semaines de montage, Bieri a utilisé une grue mobile pour soulever les pièces en acier pesant jusqu’à 13 tonnes jusqu’à leur destination. Le toit et la couverture du hall à membrane sont constitués d’une bâche de 59 mètres sur 61, pesant environ 3,6 tonnes. La membrane est adaptée à l’installation d’un système photovoltaïque, ce qui permet au client de produire de l’énergie durable directement sur place.

    La société BOWA Recycling AG, donneur d’ordre, est une filiale de Theler AG et exploite une installation de lavage des sols à Loèche-Susten, mais également, depuis 2024, une installation de traitement thermique. Selon ses propres informations, l’entreprise atteint des taux de recyclage allant jusqu’à 99 % pour les matériaux contaminés.

    Le groupe Bieri est un fabricant de solutions textiles techniques, notamment pour l’industrie, la construction, les transports, l’architecture et l’événementiel. L’entreprise se compose de Bieri Tenta AG, basée à Grosswangen, et de Bieri Zeltaplan GmbH, basée à Leipzig, en Allemagne.

  • Le triage automatisé des appels soulage les centres de service client lors d’événements majeurs

    Le triage automatisé des appels soulage les centres de service client lors d’événements majeurs

    Spitchet Adnovum, deux entreprises basées à Zurich, ont lancé un robot vocal assisté par intelligence artificielle (IA). Selon un communiqué, le programme Berna vise à simplifier la déclaration de sinistres auprès de l’Assurance immobilière Berne (AIB).

    Le chatbot vocal IA doit permettre un service client rapide lors du triage des appels et de l’enregistrement des sinistres. Le programme est capable de distinguer et de reconnaître différents dialectes suisses et de convertir le texte parlé en allemand standard. Berna est également capable de prendre plusieurs centaines d’appels simultanément, selon le communiqué. Sur demande, le programme met également les appelants en relation avec un spécialiste humain.

    Cette nouvelle solution peut s’avérer particulièrement utile en cas de sinistres majeurs. Ainsi, lors des intempéries d’août 2024 dans l’Oberland bernois, plus de 3000 appels ont été reçus en très peu de temps. Aux dommages déjà subis se sont ajoutés des délais d’attente parfois très longs. « Pour nous, il était essentiel que les sinistrés ne soient pas encore plus pénalisés lors d’un sinistre majeur lorsqu’ils déclarent leur sinistre », explique Corinne Fleury, responsable de l’innovation chez GVB, dans le communiqué. « L’objectif était de soulager notre centre de service à la clientèle et nos services spécialisés, même lors d’événements majeurs, grâce à une solution automatisée et flexible, et d’éviter les temps d’attente. La solution mise au point par Spitch et Adnovum permet également de créer automatiquement des dossiers de sinistres précis, sur la base de dialogues guidés et de la saisie structurée des informations fournies par les clients, qui serviront de base au traitement ultérieur par des spécialistes. »

  • La reprise du réseau donne un nouvel élan à l’approvisionnement énergétique local

    La reprise du réseau donne un nouvel élan à l’approvisionnement énergétique local

    Selon un communiqué, Turgi change de gestionnaire de réseau électrique. À compter du 1er janvier 2026, Regionalwerke AG Baden (RWB) reprendra le réseau électrique de Turgi. L’ancien gestionnaire AEW Energie AG (AEW) cessera alors la fourniture d’électricité et le service clientèle. Le nouveau interlocuteur pour toutes les questions relatives à l’approvisionnement en électricité sera alors le fournisseur régional RWB.

    La reprise de l’approvisionnement en eau a pu être effectuée plus tôt, car celui-ci relevait de la responsabilité de la commune. Le réseau électrique, en revanche, appartient à AEW et sera transféré à RWB début 2026, comme l’explique Adrian Fuchs, responsable de l’approvisionnement en électricité et membre de la direction de RWB. Avec cette mesure, RWB souligne son « rôle régional » et offre un approvisionnement en électricité fiable, sûr et durable à la population. De plus, les coûts d’électricité pour les nouveaux clients devraient être moins élevés. Par rapport à l’année précédente, cela représente une économie de 10 % pour une consommation annuelle moyenne de 4500 kilowattheures par ménage.

    Le changement de gestionnaire de réseau est lié aux rénovations et à l’extension prévues du réseau électrique dans le cadre de la fusion de Turgi avec la ville de Baden début 2024. Selon le communiqué, 2000 compteurs électriques seront remplacés par des systèmes de mesure intelligents à partir de mi-2026. Les plans à moyen terme prévoient une connexion des réseaux électriques de Baden et de Turgi afin de renforcer la sécurité d’approvisionnement.

  • Watt d’Or dernière édition d’un prix de l’énergie

    Watt d’Or dernière édition d’un prix de l’énergie

    L’Office fédéral de l’énergie a décerné le Watt d’Or pour la dix-neuvième et dernière fois le 8 janvier 2026. Le prix était décerné depuis 2007 en tant que label de qualité non doté pour l’excellence énergétique. L’objectif était de rendre visibles les performances exceptionnelles dans le domaine de l’énergie et d’inciter l’économie, la politique et le public à adopter des technologies énergétiques innovantes. Pour l’édition 2026, 55 candidatures ont été reçues et 17 projets ont été retenus pour la phase finale, parmi lesquels le jury, présidé par la conseillère nationale Susanne Vincenz-Stauffacher, a sélectionné les quatre projets gagnants.

    Gaznat Innovation Lab « GreenGas« 
    Dans la catégorie Technologies énergétiques, c’est l’Innovation Lab de Gaznat à Aigle, où l’entreprise de distribution de gaz teste, en collaboration avec l’EPFL et des start-up, des technologies de couplage sectoriel, de décarbonisation et de stockage saisonnier à l’échelle industrielle, qui remporte le prix. Sur le site d’Aigle, le concept GreenGas réunit notamment le CCF, le photovoltaïque, le power-to-gas (électrolyse), le stockage d’hydrogène, la capture du CO₂, la méthanisation et le réseau gazier réel de Gaznat, jetant ainsi un pont entre la recherche et l’application industrielle.

    Endigo avec une façade PV alpine
    Dans la catégorie des énergies renouvelables, endigo Holding AG de Fiesch est récompensée pour avoir réalisé une installation solaire alpine en façade au nouveau siège de l’entreprise dans la vallée de Conches. La construction légère en bois avec façade à lamelles allie la qualité architecturale à une solution PV qui utilise le potentiel de lumière et de réflexion alpin existant et symbolise l’orientation énergétique d’endigo, ancrée dans la région, proche de la nature et orientée vers l’avenir.

    Tracteur électrique de Rigitrac
    Le prix de la mobilité énergétiquement efficace a été décerné à Rigitrac Traktorenbau AG de Küssnacht am Rigi pour son tracteur électrique SKE 40 e-direct, le premier tracteur électrique prêt pour la production en série avec une homologation européenne. Le véhicule est exempt d’émissions, silencieux, maniable et particulièrement efficace sur le plan énergétique, ce qui le rend idéal pour les applications où les gaz d’échappement et le bruit ne sont pas souhaités. Par exemple dans l’entretien communal, dans les tunnels maraîchers ou lors de manifestations sportives en salle.

    Bâtiment et espace
    Dans la catégorie Bâtiment et espace, c’est le site Hobelwerk à Oberwinterthur, développé par la coopérative de construction « mehr als wohnen », Lemon Consult AG et le Low-Tech Lab avec d’autres partenaires, qui a été récompensé. Ce quartier convainc par sa construction en bois, l’utilisation de matériaux réutilisables, des systèmes énergétiques intelligents, un concept de ventilation innovant, une architecture orientée sur le climat et la diversité sociale. Il est considéré comme un modèle de construction de logements d’utilité publique tournée vers l’avenir en Suisse.

  • La deep-tech suisse au CES 2026

    La deep-tech suisse au CES 2026

    BTRY présente une nouvelle catégorie de batteries lithium-ion à l’état solide ultrafines, conçues pour des applications présentant des exigences extrêmes en termes de hauteur, de sécurité et de vitesse de charge. Les cellules sont disponibles à partir d’une épaisseur d’environ 0,1 millimètre, peuvent être entièrement rechargées en une minute environ et fonctionnent de manière stable même à des températures allant jusqu’à environ 150 degrés Celsius.

    Grâce à l’architecture All Solid State, elles ne nécessitent pas d’électrolyte liquide, ce qui réduit le risque d’incendie et permet une charge très rapide sans condensateurs tampons supplémentaires. Les marchés cibles sont les petits appareils en réseau tels que les étiquettes intelligentes, les capteurs sans fil, les wearables et les applications médico-techniques, pour lesquels les batteries conventionnelles sont souvent trop volumineuses ou trop lentes.

    Refroidissement silencieux pour ordinateurs haute performance
    Ionic Wind présente au CES un Lenovo ThinkPad T14 qui n’est pas refroidi par un ventilateur, mais par une technologie de vent ionique à l’état solide. Au lieu de ventilateurs mécaniques, des champs électriques génèrent un flux d’air dirigé qui évacue la chaleur, sans pièces mobiles et pratiquement sans bruit.

    Cette technologie fait de l’air un paramètre de conception contrôlable électriquement et ouvre des espaces de conception pour les ordinateurs portables, les appareils Edge-AI et l’électronique compacte, dans lesquels les ventilateurs classiques atteignent leurs limites. Outre la réduction du bruit, Ionic Wind promet une plus grande fiabilité, car les composants mécaniques sensibles à l’usure sont supprimés.

    Cellules solaires imprimées en pérovskite
    Perovskia Solar poursuit sa présence au CES et présente des cellules solaires imprimées par jet d’encre à base de matériaux pérovskite. Ces cellules peuvent être produites sur mesure et intégrées dans une multitude d’appareils et de capteurs électroniques – par exemple dans des petits appareils, des wearables ou des capteurs IoT autonomes.

    Les cellules solaires en pérovskite se distinguent par un rendement élevé, des coûts de fabrication réduits et une grande liberté de conception. L’entreprise démontre comment la production d’énergie peut être intégrée directement dans les surfaces des appareils, ce qui soulage les batteries et permet de nouvelles applications autonomes en énergie.

    Importance pour l’Empa et la Suisse en tant que site de production de matériel informatique
    La présence commune de BTRY, Ionic Wind et Perovskia Solar au CES montre que l’Empa ne se contente pas de faire de la recherche fondamentale, mais qu’il produit de plus en plus de start-up deep-tech qui évoluent sur les marchés mondiaux. Les projets s’adressent à des domaines dans lesquels les améliorations incrémentales atteignent leurs limites, comme la technologie des batteries, le refroidissement électronique et le photovoltaïque.

    L’Empa et la Suisse se profilent ainsi comme un site pour les innovations matérielles qui débouchent directement sur des applications industrielles. Les start-up associent l’excellence scientifique à la visibilité internationale, à la validation par les clients et aux ambitions de croissance globale, déplaçant ainsi le centre de gravité de la « recherche en laboratoire » vers les « produits sur la scène mondiale ».

  • Champ d’expérimentation de la vie urbaine coopérative

    Champ d’expérimentation de la vie urbaine coopérative

    En tant que plateforme d’innovation et d’apprentissage, « mehr als wohnen » considère le Hobelwerk non seulement comme un lotissement, mais aussi comme un laboratoire réel pour les nouvelles formes d’habitat, les modèles de participation et la gouvernance coopérative. Pour les spécialistes de la planification, de la construction de logements et du développement urbain, le quartier offre un matériel d’illustration pour les questions centrales du développement urbain futur. Il s’agit notamment de savoir combien de communauté le quotidien peut réellement supporter et comment organiser les usages mixtes de manière à ce qu’ils fonctionnent de manière robuste à long terme. On y découvre également comment un quartier peut être à la fois socialement ouvert, écologiquement ambitieux et économiquement viable.

    La raboterie se trouve sur l’ancien site de la menuiserie Kälin & Co. AG, à proximité immédiate de la gare d’Oberwinterthur, et donc dans une zone bien desservie, autrefois marquée par l’industrie. Le maître d’ouvrage est la coopérative de construction mehr als wohnen, qui a réalisé son deuxième grand projet après le Hunziker Areal et a développé le site en deux étapes entre 2018 et 2023.

    cinq nouveaux bâtiments et plusieurs bâtiments existants réaffectés ont été construits sur environ 16 000 m², soit un total d’environ 158 logements plus des espaces commerciaux et communautaires. Le lotissement est considéré comme un modèle de développement urbain durable sur le plan social, écologique et économique et a été récompensé à plusieurs reprises par des prix d’architecture et d’énergie.

    urbanisme, architecture et mixité d’utilisation
    Les différents corps de bâtiment, dont de longues barres le long des voies, une maison à cour, un bâtiment parallélépipédique et une petite tour d’habitation, créent un quartier de petite taille avec des cours, des ruelles, des aires de jeux et des jardins. Plusieurs bureaux, dont pool Architekten, Ramser Schmid, Pascal Flammer, Baubüro in situ et Studio Vulkan, assurent la diversité dans les détails tout en conservant une figure globale claire.

    le mix d’utilisation va des appartements classiques de 1,5 à 6,5 pièces aux ateliers d’habitation pour les créateurs culturels, en passant par les appartements en grappe et les micro-colocations, sans oublier les surfaces commerciales de différentes tailles, dont certaines à prix avantageux. Au rez-de-chaussée se trouvent entre autres une crèche, une boulangerie, un co-working, des ateliers, des laveries, des salles communes et des espaces communs qui fonctionnent comme un « salon » élargi de la cité.

    concepts d’habitat et organisation de la vie quotidienne
    La coopérative combine des formes d’habitat établies et expérimentales telles que le micro-covoiturage pour une ou deux personnes avec des cuisines et des espaces communs, de vastes appartements groupés pour des colocations, des appartements familiaux de taille classique ainsi que des projets d’habitat inclusif, par exemple avec des organisations partenaires comme jawohn. L’offre de logements est complétée par des chambres d’hôtes, des appartements d’accueil et des chambres à louer de manière flexible.

    le terrain commun joue un rôle central avec des coursives, des terrasses sur le toit, des salles communes et la place couverte de la raboterie qui facilitent les rencontres informelles et l’utilisation partagée. Les habitants participent activement à la conception du quartier dans le cadre de groupes de quartier et de formats de participation, un élément clé de l’ADN de « mehr als wohnen ».

    existence, espace libre et identité
    L’ancienne halle de rabotage et la Z-Halle ont été conservées, transformées en douceur et forment aujourd’hui le centre avec une place couverte pour les marchés, les fêtes, les manifestations culturelles et de quartier. Le passé industriel reste ainsi présent en tant que couche spatiale et narrative et confère au site une identité claire.

    l’aménagement de l’espace libre avec des jardins potagers, des chemins en gravier, des aires de jeux et la végétalisation des cours et des façades vise une grande qualité de séjour, la réduction de la chaleur et la biodiversité. Une desserte pauvre en voitures et une station de mobilité avec des vélos et des remorques renforcent le quotidien sans voiture personnelle.

    durabilité, gouvernance et caractère éducatif
    Le projet mise sur une construction efficace sur le plan énergétique, des matériaux robustes et durables et une réutilisation ciblée des éléments de construction, le tout combiné à une faible consommation de ressources et de surface par habitant. Pour cela, la raboterie a reçu plusieurs distinctions, notamment celle d’être l’un des meilleurs projets de construction neuve de Suisse et celle d’avoir été conçue pour être économe en énergie et en ressources.

  • Les cantons stoppent la libéralisation de la protection contre les incendies

    Les cantons stoppent la libéralisation de la protection contre les incendies

    Les prescriptions de protection incendie AEAI de 2015, actuellement en vigueur, constituent le cadre obligatoire pour la protection incendie architecturale et technique dans toute la Suisse. Elles sont mises en œuvre par les cantons et les communes. Une révision totale était prévue pour 2026/2027. Sur mandat des cantons, l’AEAI a élaboré un projet d’environ 500 pages qui, sous le titre de projet « BSV 2026 », a fait l’objet d’une consultation technique depuis septembre 2025.

    L’objectif était d’élaborer un cadre réglementaire plus moderne, davantage axé sur la proportionnalité, la déréglementation et l’optimisation des coûts et des bénéfices. L’approche consistait à définir des objectifs de protection clairs, à simplifier les procédures de vérification et à accroître la responsabilité individuelle tout au long du cycle de vie d’un bâtiment.

    Les assouplissements prévus en point de mire
    Ce sont surtout les assouplissements ponctuels qui ont fait l’objet de discussions critiques. Le projet prévoyait, dans certains scénarios d’utilisation, des longueurs de voies d’évacuation autorisées plus longues et des exigences simplifiées pour les éléments de construction combustibles. En outre, les contrôles obligatoires devaient être partiellement réduits au profit d’une plus grande autodéclaration et d’une plus grande responsabilité des propriétaires.

    Combien de suppressions de normes un système dont la mission principale est la protection des vies humaines peut-il supporter ? Les critiques ont mis en garde contre le fait que les prétendus gains d’efficacité pourraient être payés au prix fort en cas d’urgence.

    Arrêt de marche après l’incendie
    L’incendie catastrophique survenu en Valais dans la nuit de la Saint-Sylvestre a brusquement modifié le débat. L’organe intercantonal pour les obstacles techniques au commerce, en tant que mandataire politique du projet, a décrété début janvier 2026 un arrêt de marche dans les efforts de libéralisation.

    La consultation technique sera certes formellement clôturée le 11 janvier, mais l’ensemble du projet de réforme sera réévalué sur le fond. Les enseignements sûrs tirés des études en cours sur l’incendie doivent être discutés tant sur le plan technique que politique et intégrés explicitement dans les travaux ultérieurs.

    Critique de « plus de marché, moins d’État« 
    Avant l’incendie, les spécialistes et les médias avaient déjà exprimé leur scepticisme quant à l’orientation de la révision. L’orientation « dérégulation, plus de responsabilité individuelle, moins de contrôles » a été interprétée comme un risque d’affaiblir la sécurité au profit de la réduction des coûts, de la flexibilité et de l’accélération des projets.

    La situation est particulièrement délicate dans les cantons sans assurance cantonale des bâtiments, comme le Valais, où les structures de prévention et de contrôle sont moins denses. L’inquiétude y a grandi, car des voies d’évacuation plus longues, davantage d’éléments de construction inflammables et une surveillance réduite pourraient au final signifier des risques plus élevés de dommages majeurs et de victimes.

    Quelle est la suite du projet OFAS 2026 ?
    La consultation sur le projet technique est en cours d’évaluation et, parallèlement, l’IOTH et l’AEAI élaborent une nouvelle feuille de route pour le projet « OFAS 2026 ». Officiellement, tout est ouvert, des précisions ciblées au renforcement de certaines exigences en passant par une plus grande uniformisation.

    Parallèlement, un autre débat prend de l’ampleur. De nombreux acteurs exigent des contrôles et des normes minimales plus uniformes dans toute la Suisse, car la mise en œuvre actuelle des contrôles de protection incendie varie fortement d’un canton à l’autre. L’arrêt de la marche ne marque donc pas la fin de la réforme, mais un tournant. On s’éloigne de la pure dérégulation pour s’orienter vers une politique de protection incendie qui rend les leçons de Crans-Montana visibles et contraignantes.

  • Une méga-fusion qui donne le ton

    Une méga-fusion qui donne le ton

    Glencore et Rio Tinto ont confirmé être en pourparlers préliminaires sur une éventuelle combinaison de « certaines ou de toutes » leurs activités. Le marché considère comme probable un accord « all share », structuré sous forme de « court-sanctioned scheme of arrangement », dans lequel Rio Tinto reprendrait Glencore dans son intégralité

    Selon le droit britannique des OPA, Rio Tinto a jusqu’au 5 février 2026, à 17 heures, heure de Londres, pour publier une « firm intention to make an offer » ou pour mettre fin aux discussions. Il s’agit du délai classique « put up or shut up ». Les deux entreprises soulignent expressément qu’il n’y a aucune certitude qu’une offre formelle ou même qu’un accord soit conclu

    Structure possible de l’accord et logique stratégique
    On discute d’une méga-fusion avec une valeur d’entreprise combinée nettement supérieure à 200 milliards de dollars US. Elle créerait l’un des plus grands groupes miniers et de matières premières au monde avec plus de 200 000 collaborateurs. L’éventail va d’une acquisition totale à des transactions partielles, par exemple en se concentrant sur les mines de cuivre de Glencore et d’autres métaux de la transition énergétique

    Les activités charbonnières de Glencore et son vaste portefeuille de négoce constituent le point crucial. Rio Tinto s’est retiré du charbon et ne devrait pas être très intéressé par un retour durable. Les scénarios vont d’une reprise temporaire suivie d’une scission, en passant par des spin-offs, jusqu’à un accord dans lequel seuls des actifs sélectionnés, comme le cuivre, sont intégrés à Rio Tinto

    Le cuivre comme moteur
    Stratégiquement, il s’agit d’accéder à des matières premières pour la décarbonisation et la numérisation. Les deux groupes disposent d’importantes réserves de cuivre. Ensemble, ils deviendraient un fournisseur dominant d’un métal indispensable à l’extension des réseaux, à l’e-mobilité, aux énergies renouvelables et aux centres de calcul à forte consommation d’énergie

    Les analystes indiquent que la demande en cuivre pourrait augmenter d’environ 50 pour cent d’ici 2040, alors que l’offre est parfois à la traîne. Un environnement qui récompense la taille, la force du capital et la profondeur des pipelines. Une fusion permettrait de poursuivre la consolidation dans le secteur minier mondial et de renforcer le pouvoir de marché de quelques poids lourds

    Importance pour Zoug et la place minière suisse
    Glencore, dont le siège est à Baar, est l’un des principaux groupes de matières premières et contribuables de Suisse, avec environ 1000 collaborateurs travaillant dans la région de Zoug. En cas de cession d’actions, le groupe serait probablement intégré dans une structure globale Rio-Tinto, mais les détails concernant le siège, la cotation, la gouvernance et les fonctions à Zoug ne sont pas encore définis

  • Développement de la direction stratégique avec Daniel Kuster

    Développement de la direction stratégique avec Daniel Kuster

    Avec l’élection prévue de Daniel Kuster, Property One renforce de manière ciblée le pilotage stratégique et l’orientation à long terme du groupe. En collaboration avec l’ensemble du conseil d’administration, Kuster devra marquer de son empreinte le développement du groupe et accompagner étroitement la mise en œuvre d’initiatives stratégiques centrales.

    La collaboration va au-delà d’un mandat classique de conseil d’administration. En échange direct avec la direction et l’organisation, il participera à l’affinement du concept, au développement de l’organisation et à la mise en œuvre de l’agenda de croissance. L’élection est soumise à l’approbation de la FINMA.

    Expérience tout au long de la création de valeur immobilière
    Daniel Kuster apporte plus de vingt ans d’expérience de direction dans des fonctions dirigeantes, des conseils d’administration et des organes de placement, notamment en tant que CEO de Fundamenta Group (Suisse) SA pendant de nombreuses années et en tant que directeur d’une fondation de placement immobilier. Sa carrière englobe donc à la fois la gestion opérationnelle et l’expérience institutionnelle du marché des capitaux dans le domaine de l’immobilier.

    Aujourd’hui, il est actif en tant que membre indépendant du conseil d’administration, du conseil de fondation et sparring-partner stratégique et accompagne les entreprises dans les questions de gouvernance, le développement de stratégies et la structuration de modèles commerciaux. Cette combinaison de connaissance du marché, de compétence en matière de gouvernance et de perspective d’investisseur correspond au positionnement orienté vers la croissance de Property One.

    Valeur ajoutée pour le développement
    Le groupe ne veut pas seulement continuer à développer ses plateformes, ses produits et ses projets, mais aussi les faire passer au prochain niveau de développement sur le plan stratégique et organisationnel. L’expérience de Kuster en matière de gestion d’entreprise, de gouvernance et de structuration de modèles commerciaux doit aider à équilibrer la croissance, le professionnalisme et la culture d’entreprise basée sur des valeurs.

    Son implication étroite dans le conseil d’administration et les discussions opérationnelles crée la base nécessaire pour traduire les ambitions stratégiques en structures robustes, en processus décisionnels clairs et en modèles d’entreprise évolutifs. L’entreprise renforce ainsi sa position de groupe immobilier et d’investissement à l’esprit d’entreprise et à la vision à long terme.

  • Sunrise rationalise ses structures

    Sunrise rationalise ses structures

    La suppression prévue fait partie d’un « développement organisationnel » par lequel Sunrise veut réduire les niveaux hiérarchiques, raccourcir les voies de décision et rendre les processus plus efficaces, grâce à l’utilisation de nouvelles technologies. De nombreuses fonctions d’encadrement seraient notamment concernées. Les collaborateurs du shop en contact direct avec la clientèle et les apprentis devraient être largement épargnés.

    pour les licenciements inévitables, un plan social sera mis en place, qui tiendra compte de l’âge et des années de service, prévoira un programme de replacement et comprendra un fonds pour des mesures individuelles de transition et de qualification. Les collaborateurs de 58 ans et plus bénéficient de contrats à durée déterminée jusqu’à 62 ans et Sunrise soutient les retraites anticipées à partir de 62 ans. Les collaborateurs plus jeunes doivent être réintégrés le plus rapidement possible sur le marché du travail.

    des coupes répétées qui touchent durement le personnel
    Pour les collaborateurs, la nouvelle est un nouveau choc. En 2024 déjà, Sunrise avait supprimé 166 postes dans le cadre de l’intégration d’UPC après une procédure de consultation.

    dans la procédure de consultation en cours, le syndicat Syndicom demande que des alternatives soient sérieusement étudiées et que l’on renonce à une nouvelle suppression de postes. La décision concernant les licenciements effectifs est attendue à la fin de la procédure. Elles devraient être prononcées en février et mars 2026.

    la guerre des prix oblige à l’efficacité
    Le marché suisse des télécommunications est très concurrentiel et de nombreux nouveaux fournisseurs sont apparus depuis la libéralisation, alors qu’il n’y a pas eu de consolidation du marché. Parallèlement, la clientèle est de plus en plus sensible aux prix, les actions de rabais et les promotions réduisent les marges et imposent une discipline rigoureuse en matière de coûts.

    dans ce contexte, les fournisseurs tentent de se profiler avec des tarifs avantageux, des offres groupées et une qualité de service, tout en investissant massivement dans les réseaux, la fibre optique et la 5G. Les programmes structurels comme ceux de Sunrise ne sont donc pas seulement des manœuvres de gestion, mais l’expression d’un marché dans lequel l’efficacité devient une question de survie.

  • Les logements rétrécissent à nouveau

    Les logements rétrécissent à nouveau

    Les ménages deviennent plus petits, les logements restent grands. Depuis les années 1960, la taille moyenne des ménages est tombée à environ deux personnes, la part des ménages d’une personne est aujourd’hui d’environ 41 pour cent, et dans les grandes villes, elle représente parfois la moitié de tous les ménages. Parallèlement, le grand appartement de plusieurs pièces domine dans le parc immobilier existant, une inadaptation structurelle qui met la construction neuve sous pression.

    a cela s’ajoutent la pression sur les prix et la localisation ainsi que la forte augmentation des coûts du sol, de la construction et de l’énergie. Cela rend les grands logements inabordables pour beaucoup, alors que les investisseurs obtiennent des revenus plus élevés au mètre carré avec des unités plus petites. Les modèles d’urbanisme misent sur la densification plutôt que sur la maison individuelle, la part des nouveaux logements construits dans des immeubles collectifs a augmenté.

    conséquences techniques pour la planification et la construction
    Des logements plus petits ne signifient pas moins de planification, mais plus de complexité dans un espace plus restreint. Des densités de bâtiment plus élevées, des portées plus importantes et une répartition plus fine des charges sollicitent la planification de la structure porteuse. Les installations techniques doivent desservir davantage d’unités d’habitation par bâtiment, avec des exigences plus élevées en matière d’insonorisation, de ventilation, d’acheminement des conduites et de logistique des compteurs.

    en matière de protection contre l’incendie, les voies de fuite, les compartiments coupe-feu et les concepts de sauvetage deviennent plus exigeants, car la densification et la mixité des usages augmentent. Parallèlement, la pression s’accroît sur les plans flexibles qui peuvent être divisés, regroupés ou réaffectés, de l’appartement pour célibataire à l’appartement familial et inversement.

    transformation plutôt que tabula rasa
    La construction neuve ne peut à elle seule remédier au déséquilibre structurel entre la taille des ménages et celle des logements. La majeure partie du parc immobilier existant date de l’époque d’autres modèles de logement et de famille. La démolition et le remplacement ne seraient justifiables ni sur le plan économique ni sur le plan écologique.

    l’attention se porte donc sur le parc existant. La division de grands appartements, les constructions complémentaires dans la cour, les surélévations ou la réaffectation de surfaces de bureaux deviennent des tâches d’ingénierie essentielles. Sur le plan technique, cela signifie des interventions au niveau de la statique et de la protection contre les incendies, la mise à niveau des installations techniques du bâtiment en cours d’exploitation et un travail de précision sur l’objet habité.

    la surface, un levier sous-estimé
    Le message principal des évaluations, le chauffage, l’isolation et la technique d’installation sont déterminants pour les besoins énergétiques. Dans ce contexte, la surface habitable chauffée par personne est déterminante. Celui qui vit dans moins de mètres carrés réduit automatiquement la charge de chauffage, l’utilisation de matériaux et l’énergie d’exploitation nécessaire

    Des logements plus petits et plus efficaces sur le plan énergétique deviennent ainsi une double clé. Ils conviennent mieux aux ménages de plus en plus petits et réduisent sensiblement la consommation d’énergie du secteur du bâtiment. Le downsizing a un effet plus immédiat que de nombreuses mesures techniques isolées, à condition que les plans restent vivables, adaptables et socialement mixtes.

  • Zurich renforce l’avenir énergétique avec l’obligation d’utiliser le solaire et de stocker l’énergie

    Zurich renforce l’avenir énergétique avec l’obligation d’utiliser le solaire et de stocker l’énergie

    La plus grande centrale électrique inutilisée se trouve sur les toits de Zurich. Environ 6 térawattheures d’électricité solaire seraient possibles chaque année, soit près des deux tiers des besoins en électricité du canton. Le Conseil d’État veut exploiter ce potentiel. A l’avenir, tous les toits appropriés de plus de 300 mètres carrés devront être entièrement recouverts d’installations solaires. Les nouveaux bâtiments sont soumis à cette obligation dès leur construction, les bâtiments existants lors du remplacement de leur toiture.

    Zurich mise ainsi de manière ciblée sur des structures éprouvées. L’énergie solaire est produite localement, peut être mise en œuvre rapidement et ne rencontre guère de résistance. Elle renforce l’auto-approvisionnement, notamment lorsque l’électricité excédentaire produite en été peut être stockée.

    Le stockage comme pont vers l’hiver
    Le chemin vers un approvisionnement hivernal sûr passe par le stockage. Les trois quarts de l’électricité solaire sont produits durant le semestre d’été. Un excédent qui doit pouvoir être utilisé à long terme à l’avenir. Le Conseil d’État veut obliger les exploitants de réseau à promouvoir le stockage à long terme de manière technologiquement neutre.

    Une taxe modérée de 0,5 centime maximum par kilowattheure doit alimenter le fonds de promotion, géré par l’EKZ. Pour les ménages et les entreprises, cela signifie une augmentation des coûts de l’électricité d’environ deux pour cent. Les cas de rigueur protègent les entreprises à forte consommation d’électricité.

    Une loi mesurée
    Lorsque les installations ne sont pas rentables, qu’il existe des difficultés financières ou que le raccordement au réseau fait défaut, des exceptions restent possibles et l’obligation ne s’applique pas. Les intérêts de protection du paysage et des sites sont également pris en compte.

    Zurich donne ainsi un signal pragmatique. Au lieu d’espérer de grands projets dans les Alpes ou des parcs éoliens, le potentiel local est exploité. La combinaison de la production solaire sur l’ensemble du territoire et d’une stratégie de stockage constitue l’épine dorsale d’un avenir énergétique sûr et renouvelable dans le canton.

  • L’interdisciplinarité, clé de l’innovation dans la construction

    L’interdisciplinarité, clé de l’innovation dans la construction

    Les études réunissent des étudiants en architecture, en ingénierie, en technique du bâtiment, en géomatique, en informatique et en gestion du développement durable. Cette diversité ouvre de nouvelles perspectives, mais exige également ouverture d’esprit et volonté d’apprendre. Des modes de pensée, des langages techniques et des priorités différents doivent être réunis dans un objectif commun. L’attitude est décisive. Celui qui est prêt à écouter, à apprendre les uns des autres et à établir la confiance crée un espace pour une véritable innovation.

    La communication comme fondement
    Sans communication précise, même la meilleure technique échoue. Un terme comme « modèle » peut déjà être compris de manière totalement différente selon la discipline. Dans cette formation, les étudiants apprennent à aborder consciemment ces différences, à développer un vocabulaire commun et à éviter les malentendus. Des plateformes de collaboration comme Miro ou des espaces de données basés sur des modèles soutiennent le processus, mais ne remplacent pas les échanges personnels. Ce n’est qu’en combinant intelligemment le langage, la visualisation et les outils numériques que l’on parvient à une compréhension commune.

    La structure crée la confiance
    Des rôles transparents, des responsabilités claires et des processus compréhensibles constituent l’épine dorsale d’équipes performantes. Ils empêchent le travail en double, encouragent l’initiative personnelle et donnent de la sécurité pour que les équipes puissent prendre des responsabilités. Les études entraînent cette attitude dans des projets proches de la pratique, dans lesquels les étudiants prennent des responsabilités, donnent un feedback et réfléchissent. Ainsi, la confiance grandit, condition préalable à une flexibilité productive.

    Penser au-delà des limites de la discipline
    L’interdisciplinarité implique d’adopter de nouvelles perspectives au-delà de son propre champ d’action. C’est ainsi que naissent des espaces d’apprentissage dans lesquels le savoir-faire technique, les méthodes numériques et la gestion de projet s’imbriquent. Les étudiants apprennent à prendre des décisions basées sur des données, à intégrer des objectifs durables et à prendre en compte l’être humain dans le processus.

    Cette combinaison d’attitude, de structure et de communication fait de la diversité une force et de la collaboration interdisciplinaire le moteur de l’innovation dans la planification et la construction numériques.

  • Bâle entre réglementation et réalité

    Bâle entre réglementation et réalité

    Les récentes interventions politiques, en particulier l’initiative sur la protection du logement qui entrera en vigueur en mai 2022, ont secoué le secteur. La loi sur la protection de l’habitat protège l’existant et devient ainsi un frein à la rénovation. De nombreux propriétaires se demandent si cela vaut encore la peine de faire ce qui serait économiquement et écologiquement raisonnable Les discussions actuelles dans le secteur immobilier local montrent que le réalisme domine, que l’optimisme est rare et que l’incertitude est largement répandue. La politique a tout de même reconnu la problématique et procédé aux premières adaptations. Le 1er novembre 2025, l’ordonnance relative à la loi sur la protection du logement a été adaptée et des corrections ont été apportées. L’adaptation de l’ordonnance est un pas dans la bonne direction. Mais pas beaucoup plus. Pour que les rénovations, les assainissements et donc les investissements reprennent, il faut une adaptation au niveau de la loi.

    Parallèlement, on peut constater que le marché du logement bâlois reste robuste. La demande de logements de qualité ne faiblit pas, les taux de vacance restent faibles (même s’ils sont moins bas que dans d’autres villes) et l’attractivité du site dans le triangle des trois pays, avec le secteur pharmaceutique et des sciences de la vie ancré localement, reste élevée. Mais la périphérie ne dort pas non plus, les interventions réglementaires à Bâle favorisent un transfert insidieux des investissements vers les cantons voisins et au-delà. Cela ne concerne pas seulement les investisseurs, mais aussi l’industrie locale, qui doit chercher ses contrats en dehors de Bâle-Ville. Dans ce contexte, les prix vacillent par endroits. Ce n’est pas une tendance saine, mais un signal d’alarme.

    Les exigences en matière de conformité ESG et d’efficacité énergétique ne cessent d’augmenter et, avec elles, la pression sur les coûts. Ceux qui construisent ou rénovent aujourd’hui doivent non seulement faire leurs comptes, mais aussi se justifier auprès des banques, des autorités et d’un public de plus en plus critique.

    À court terme, la recherche de stabilité et de sécurité de planification domine. A moyen terme, l’accent est mis sur la rénovation énergétique du parc existant, notamment du point de vue ESG.

    A long terme, le marché immobilier bâlois devra être jugé sur sa capacité à trouver un nouvel équilibre entre réglementation, durabilité et rentabilité. Nous restons confiants, portés par la conviction que la qualité, l’esprit d’innovation et la force régionale perdurent même en période difficile.

    Fabian Halmer,
    Président du SVIT des deux Bâle
  • La région de Bâle demande une mise en œuvre rapide de la ligne diamétrale

    La région de Bâle demande une mise en œuvre rapide de la ligne diamétrale

    La liaison ferroviaire souterraine entre la gare CFF et la gare badoise à Bâle est indispensable pour l’extension du réseau express régional dans la région des trois frontières. C’est ce qu’écrivent les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ainsi que la Chambre de commerce des deux Bâle (HKBB) dans une déclaration. Ils demandent la mise en œuvre rapide de cette ligne diamétrale, qui rendra superflues les manœuvres actuelles des trains dans les deux gares. En contrepartie, ils voient un potentiel de réduction dans d’autres extensions ferroviaires à Bâle.

    Les deux cantons et la Chambre de commerce se réfèrent notamment à Ulrich Weidmann, qui a qualifié la nouvelle liaison d’incontestable et de nécessaire pour le réseau RER. Le professeur de l’École polytechnique fédérale de Zurich avait rédigé l’expertise « Verkehr 2045 » (Transports 2045 ). Sur cette base, le Conseil fédéral avait décidé en octobre de déprioriser la gare souterraine de Bâle CFF et la ligne diamétrale.

    « La ligne diamétrale représente un bond en avant pour l’offre de RER dans la région », déclare la conseillère d’État Esther Keller dans le communiqué. Elle « peut, selon nous, être réalisée dans les 20 à 30 prochaines années », ajoute la cheffe du département des constructions et des transports de Bâle.

    Martin Dätwyler souligne l’importance de cette ligne pour éliminer les goulets d’étranglement sur les routes. « Grâce à la réalisation rapide de la ligne diamétrale, nous parviendrons à préparer les deux modes de transport – route et rail – pour l’avenir », déclare le directeur de la HKBB. « Cela renforcera non seulement la région économique de Bâle, mais aussi l’économie suisse dans son ensemble, et sera essentiel pour l’approvisionnement du pays. »

    Le conseiller d’État Isaac Reber souligne également l’importance de ce projet pour l’ensemble du pays. « La région est la porte d’entrée de la Suisse », déclare le chef du département de la construction et de la protection de l’environnement de Bâle-Campagne. « Sans la construction de la ligne diamétrale, la région deviendra un goulot d’étranglement. Nous ne pouvons pas nous le permettre, et la Suisse non plus. »

  • Une technologie énergétique innovante relie les excédents estivaux à la chaleur hivernale

    Une technologie énergétique innovante relie les excédents estivaux à la chaleur hivernale

    Selon un communiqué, la société Matica AG, basée à Wagenhausen, et la Haute école de Lucerne ont fondé la société SeasON Energy AG. Celle-ci a pour objectif d’industrialiser et de commercialiser la technologie de la pompe à chaleur à sorption SeasON. Cette technologie a été développée conjointement par les deux partenaires au cours des trois dernières années. Elle stocke l’énergie renouvelable excédentaire en été grâce à un procédé thermochimique et fournit de l’énergie de chauffage en hiver sans presque aucune consommation d’électricité supplémentaire.

    « La création de la spin-off SeasON Energy AG marque une nouvelle étape importante dans le développement de cette technologie d’avenir et sa commercialisation », déclare Marc Lüthi, PDG de Matica. Il prendra la direction opérationnelle de la start-up Greentech basée à Zurich.

    « La première installation pilote, en service depuis un an dans le centre de collecte des cadavres d’animaux à Frauenfeld, a démontré l’efficacité de cette technologie », explique Benjamin Fumey, membre du conseil d’administration de SeasON Energy et directeur du groupe de recherche CC Thermische Energiesysteme und Verfahrenstechnik (Systèmes énergétiques thermiques et génie des procédés) à l’Institut de génie mécanique et énergétique de la Haute école de Lucerne – Technique & Architecture.

    Une deuxième installation pilote se trouve au centre de distribution postale de Kaltenbach (TG) et une troisième dans un immeuble résidentiel de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne. Au cours des 12 à 18 prochains mois, SeasON Energy prévoit de réaliser une douzaine d’autres projets pilotes. L’objectif est de démontrer la performance et la rentabilité de la technologie.

    En 2025, le projet SeasON a remporté le Prix Watt d’OR et le Greenovation Award. SeasON a également été l’un des trois finalistes duSwiss Technology Award dans la catégorie « Innovation industrielle ».

  • Le changement à la tête de l’entreprise donne un nouvel élan au site économique

    Le changement à la tête de l’entreprise donne un nouvel élan au site économique

    Selon un communiqué, le conseil de fondation de la Promotion économique de Lucernea nommé Patrik Wermelinger au poste de directeur. Âgé de 54 ans et originaire de Lucerne, il succède à Ivan Buck qui, après huit ans à ce poste, se consacrera désormais à sa propre entreprise dans le domaine de la gestion des relations. Titulaire d’un diplôme en gestion d’entreprise et d’un Executive MBA, Patrik Wermelinger a déjà occupé le poste de responsable de la promotion du site et du marketing au sein de la Promotion économique de Lucerne de 2006 à 2016. Depuis 2016, il est Chief Investment Promotion Officer et membre de la direction de Switzerland Global Enterprise.

    Selon le communiqué, ses dix années d’expérience dans le domaine de la promotion économique, sa connaissance et son réseau dans la région de Lucerne ainsi que son savoir-faire en matière de besoins des entreprises étrangères font de lui le candidat idéal. « Patrik Wermelinger séduit non seulement par sa grande compétence professionnelle et sa vaste expérience internationale, mais aussi par son attitude digne de confiance et profitable », déclare Erwin Steiger, président du conseil de fondation. Ivan Buck restera directeur par intérim jusqu’à fin février 2026 au sein de la Promotion économique de Lucerne. Andreas Zettel prendra ensuite la relève en tant que directeur adjoint par intérim jusqu’à l’entrée en fonction de Patrik Wermelinger le 1er juin 2026.

    La Promotion économique de Lucerne est le point de contact central pour les entreprises implantées dans la région économique et résidentielle de Lucerne. Son portefeuille de services comprend la promotion du site, l’implantation, le développement des entreprises, la promotion des start-ups ainsi que l’extension et l’entretien du réseau avec le canton, les communes et l’économie.